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Thaqhata (Yatiyawinaka)

Comment les 7 Sages du Conseil constitutionnel ont refusé de se faire doubler
Derrière l'invalidation de la révision constitutionnelle portée par la majorité parlementaire de PASTEF se cache un enjeu majeur passé sous silence : le refus des Sages de statuer sur leur propre avenir en mettant fin à leurs fonctions par la création d'une Cour constitutionnelle. Au-delà des débats strictement juridiques suscités par cette révision constitutionnelle, une interrogation institutionnelle mérite d'être soulevée : comment les membres actuels du Conseil constitutionnel pourraient-ils valider une réforme entraînant la disparition de l'institution dont ils sont eux-mêmes membres ? Il est évident que, si cette révision constitutionnelle était adoptée, l'actuel Conseil constitutionnel serait remplacé par une Cour constitutionnelle. Et ce changement de dénomination, à première vue symbolique, aurait entraîné des modifications loin d'être anodines. Alors que l'actuel Conseil constitutionnel est composé de sept membres, la Cour constitutionnelle, fruit de la réforme, devrait comprendre neuf membres : un président, un vice-président et sept juges. Le président de la République devrait ainsi nommer les membres de la Cour, dont trois sur une liste de cinq personnalités proposée par le président de l'Assemblée nationale, contre deux sur une liste de quatre dans le dispositif actuel. Naturellement, en déclarant conforme la loi de révision, les membres actuels du Conseil constitutionnel valideraient un texte qui mettrait fin à leur propre institution et, par conséquent, à leurs fonctions. Rien ne garantit, en effet, qu'ils seraient reconduits au sein de la nouvelle Cour constitutionnelle. Certains pourraient être renommés, mais une grande partie d'entre eux pourrait tout aussi bien être écartée au profit de nouveaux membres. Cette situation est singulière. Dans une certaine mesure, les juges seraient amenés à approuver une réforme organisant leur propre remplacement. Un véritable « hara-kiri institutionnel » s'ils avaient validé la disparition de leur institution. Par ailleurs, il faut noter que, ces dernières années, les Sages ont démontré, à travers leurs décisions, leur capacité à s'affranchir des considérations politiques et à faire prévaloir le droit, notamment lors de la crise institutionnelle ayant conduit à l'annulation du report de l'élection présidentielle sous la présidence de Macky Sall. La juridiction avait déclaré contraire à la Constitution la loi adoptée le 5 février par l'Assemblée nationale, repoussant l'élection présidentielle de dix mois et maintenant le président Macky Sall à son poste jusqu'à la prise de fonctions de son successeur. Le Conseil constitutionnel à l'épreuve de Sonko. Le Conseil avait également annulé le décret pris par le chef de l'État qui, de facto, modifiait le calendrier électoral, trois semaines seulement avant l'échéance. Non sans constater l'impossibilité d'organiser l'élection présidentielle à la date initialement prévue du 25 février, compte tenu du retard pris par le processus. Il avait également invité les autorités compétentes à organiser le scrutin dans les meilleurs délais. De même, la juridiction constitutionnelle n'a pas tremblé en invalidant, le mercredi 23 avril 2025, une loi portée par la majorité parlementaire de PASTEF révisant l'amnistie votée sous l'ancien président Macky Sall. Elle l'a jugée « contraire à la Constitution », tout en indiquant que les crimes présumés commis sous l'ancien dirigeant sont « imprescriptibles » et peuvent être jugés. Tout cela montre que cette institution a progressivement affirmé son autorité dans l'équilibre des pouvoirs. Mais, avec l'invalidation de la réforme constitutionnelle initiée par PASTEF, elle s'apprête à vivre un tournant majeur. En effet, Ousmane Sonko et ses partisans ne laisseront pas les membres de cette institution en paix. En rencontrant, le week-end dernier à Touba, le leader des Patriotes ne les a pas ménagés. Ousmane Sonko a soutenu que la décision du Conseil constitutionnel revient à dire que les députés ne peuvent voter une loi que si le président de la République le souhaite. « C'est grave. Or, la Constitution ne le prévoit pas. Cette interprétation est inacceptable », a déploré Ousmane Sonko. Non sans appeler le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, à se préparer à saisir plus fréquemment les Sages, puisque de nombreuses lois seront prochainement soumises au vote. « Il n'existe, à ma connaissance, aucun pays au monde où l'on considère que l'Assemblée nationale ne peut voter des lois sans l'accord préalable du président de la République. Ils ont violé la loi et outrepassé leurs prérogatives. Tant que je serai président de l'Assemblée nationale, je n'accepterai pas qu'un vote soit bloqué sur proposition de celui qui représente le gouvernement », a indiqué, dimanche dernier, Ousmane Sonko lors d'une réunion à Touba.
2026-07-15 07:30:29

Mission parlementaire sur les universités publiques
Mission parlementaire sur les universités publiques La Mission d'information parlementaire chargée d'examiner la situation d'instabilité dans les universités publiques sénégalaises a poursuivi ses travaux, lundi, avec l'audition du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé. Les députés ont interrogé le ministre sur la gestion sécuritaire des tensions observées ces dernières années dans les campus universitaires. Les échanges ont notamment porté sur les conditions d'intervention des forces de défense et de sécurité, les dispositifs de maintien de l'ordre, la protection des personnes et des infrastructures universitaires ainsi que le respect des franchises universitaires. Les discussions ont également abordé les mécanismes de prévention des crises et les mesures mises en œuvre pour anticiper les violences. Les parlementaires se sont intéressés à la coordination entre les autorités administratives, les responsables universitaires et les services de sécurité, ainsi qu'aux stratégies de désescalade susceptibles de limiter les affrontements sur les campus. Cette audition s'inscrit dans le cadre des travaux de la Mission d'information parlementaire, mise en place pour établir un état des lieux des facteurs d'instabilité dans les universités publiques. Les députés entendent analyser les responsabilités des différents acteurs, relever les insuffisances des dispositifs de prévention et de gestion des crises et formuler des recommandations destinées à renforcer la sécurité des campus tout en préservant les libertés académiques et le fonctionnement normal des établissements d'enseignement supérieur. Section: social
2026-07-15 07:27:29

POLLUTION PERSISTANTE À SANDIARA : Les habitants disent étouffer
POLLUTION PERSISTANTE À SANDIARA Les habitants disent étouffer À Sandiara, l'air est redevenu irrespirable et la colère ne retombe pas. Malgré une grande mobilisation qui a réuni les habitants de la commune et des villages environnants contre les odeurs nauséabondes et toxiques attribuées à la zone industrielle, la situation n'a pas changé. C'est l'alerte que lance le "Mouvement pour l'intérêt de Sandiara" qui lance un appel aux autorités sanitaires et environnementales. Le constat dressé par le "Mouvement pour l'intérêt de Sandiara" est sans appel. Les populations n'arrivent toujours pas à respirer un air pur. Après la grande mobilisation qui a réuni les habitants de la commune et des villages environnants, la production des usines de la zone industrielle avait été suspendue pendant deux jours, vendredi et samedi. Durant ces 48 heures, les habitants affirment avoir enfin pu respirer normalement. Cette parenthèse est présentée comme la preuve directe de la responsabilité industrielle dans la pollution qui asphyxie la commune. Mais, avec la reprise des activités, l'air est redevenu irrespirable. Dans son communiqué, le "Mouvement pour l'intérêt de Sandiara" évoque aussi des conséquences sanitaires graves. Il cite le cas d'une surveillante venue pour le Bac au Lycée de Sandiara, établissement situé presque en face des usines, qui aurait fait une fausse couche, de retour chez elle, à cause de la forte pollution. 1 Un appel solennel au sommet de l'État et aux ONG Face à ce qu'il décrit comme une urgence vitale, le Mouvement pour l'intérêt de Sandiara lance deux appels. Au Président de la République, il demande d'intervenir pour sauver les populations avant que l'irréparable ne se produise. Aux ONG nationales et internationales, il demande de venir au secours de Sandiara et de se saisir du dossier environnemental et sanitaire. Le mot d'ordre reste pacifique. Le mouvement insiste : "Nous ne voulons pas de violence, nous voulons juste respirer." Il revient aussi sur l'interdiction de la marche prévue par les populations. Pour le mouvement, cette décision n’est pas administrative mais politique. Il y voit la main d'acteurs politiques soucieux de préserver leurs intérêts et leur image, au détriment du droit d'expression du peuple. La réponse est claire. Le mouvement dit NON à cette interdiction et affirme qu'il continuera à se mobiliser jusqu'à obtenir gain de cause. Le "Mouvement pour l'intérêt de Sandiara" de rappeler le mot d’ordre de son combat : « pour le droit à la vie, pour le droit à un environnement sain ». Pape Mbar Faye Section: social
2026-07-12 02:31:57

Thiès : quatre individus déférés dans une affaire mêlant actes contre nature, prostitution en ligne, drogues,transmission volontaire du VIH et cyberescroquerie
La Sûreté urbaine du Commissariat central de Thiès a déféré au parquet, ce vendredi 10 juillet 2026, quatre individus poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, actes contre nature, prostitution en ligne, détention et usage de stupéfiants, transmission volontaire du VIH, mise en danger de la vie d’autrui, usurpation d’identité et escroquerie. L’affaire a débuté le samedi 4 juillet 2026, à la suite de l’exploitation d’un renseignement faisant état d’un groupe d’individus réunis dans un studio situé à Nguinth. Une opération menée par les éléments de la Sûreté urbaine a conduit à l’interpellation de quatre suspects. Deux individus prennent la fuite par le balcon Selon les éléments communiqués, six personnes se trouvaient dans la chambre louée par l’un des mis en cause au moment de l’intervention policière. À l’arrivée des forces de l’ordre, deux individus ont réussi à échapper au dispositif en sautant par le balcon. Les quatre autres ont été interpellés et conduits dans les locaux de la Sûreté urbaine pour les besoins de l’enquête. Drogues présumées et matériel saisis dans le studio La fouille des lieux a permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs objets et produits qui ont été versés au dossier. Il s’agit notamment d’un tube de gel lubrifiant entamé, d’un cornet de chanvre indien, d’une bouteille transformée en pipe artisanale, d’un fourneau à chicha ainsi que d’une canette contenant des résidus d’une substance présentée comme du « Sousse ». Des mégots contenant une substance désignée comme de la « MD » ont également été retrouvés sur place. Des auditions qui élargissent l’enquête Après notification de leur droit à l’assistance d’un conseil, les mis en cause ont été entendus par les enquêteurs. Selon la police, certains ont reconnu entretenir des relations entre eux. Le principal suspect aurait également indiqué que plusieurs membres du groupe se connaissaient et entretenaient régulièrement des rapports. Les auditions ont aussi permis d’établir des liens présumés entre certains suspects et les deux individus ayant réussi à prendre la fuite. Les recherches se poursuivent afin de les identifier et de les interpeller. Un système présumé de prostitution et d’escroquerie en ligne L’enquête a également mis au jour une activité présumée de prostitution et d’escroquerie sur les réseaux sociaux. Selon les éléments recueillis, l’un des mis en cause se faisait passer pour une femme sur Instagram afin d’entrer en contact avec des internautes. Les échanges se poursuivaient ensuite sur WhatsApp, où des appels vidéo à caractère sexuel étaient proposés contre paiement. Pour tromper ses interlocuteurs, le suspect aurait utilisé un second téléphone afin de diffuser une vidéo de femme préalablement téléchargée sur Internet. Entendu sur ces faits, il aurait reconnu les pratiques liées à la cyberescroquerie, tout en contestant certaines autres accusations portées contre lui. Deux cas de VIH révélés au cours de la procédure Dans le cadre des investigations, des examens médicaux ont été effectués sur réquisition des services de police. Le principal mis en cause a déclaré avoir appris sa séropositivité en 2015 et suivre depuis cette date un traitement antirétroviral. Les examens ont également révélé qu’un autre suspect était porteur du VIH sans avoir connaissance de son statut. Selon les éléments de l’enquête, ce dernier aurait entretenu des rapports non protégés avec plusieurs partenaires. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances précises des faits et d’établir les responsabilités individuelles concernant les accusations de transmission volontaire du VIH et de mise en danger de la vie d’autrui. Les quatre suspects présentés au procureur Au terme de leur garde à vue, les quatre individus ont été déférés devant le procureur de la République le 10 juillet 2026. Ils sont poursuivis, chacun selon son degré d’implication présumé, pour association de malfaiteurs, actes contre nature, prostitution en ligne, détention et usage de drogues, transmission volontaire du VIH, mise en danger de la vie d’autrui, usurpation d’identité et escroquerie. www.dakaractu.com
2026-07-10 23:23:00

Doudou Ka lance le PGS et défend une politique fondée sur « la vérité » plutôt que les slogans
Le fondateur du Parti pour le Grand Sénégal (PGS), Doudou Ka, a présenté les grandes lignes de son projet politique lors d'une rencontre avec les membres fondateurs. Il y défend une « grammaire politique de vérité », critique les discours souverainistes qu'il juge déconnectés des réalités et expose une vision structurée autour des priorités de l'État, du développement et du rayonnement du Sénégal. Le fondateur du Parti pour le Grand Sénégal (PGS), Doudou Ka, a dévoilé les fondements idéologiques de sa nouvelle formation politique lors d'une rencontre avec les compagnons fondateurs. À cette occasion, il a appelé à une rupture avec les promesses irréalistes et les discours politiques qu'il estime déconnectés des réalités du pays. Selon lui, le Sénégal traverse une crise du discours politique, marquée par une utilisation excessive de concepts comme la souveraineté, sans que les moyens nécessaires à leur mise en œuvre ne soient réunis. « Nous devons sortir des slogans pour entrer dans une culture du résultat », a-t-il défendu en présentant ce qu'il appelle une « grammaire politique de vérité ». Une doctrine articulée autour de trois piliers Le projet du PGS repose sur une architecture en trois niveaux. Le premier, baptisé « Les Fondations », regroupe les fonctions essentielles de l'État : la justice, la sécurité, les frontières, les finances publiques et la souveraineté territoriale. Le deuxième niveau concerne les « Maîtrises », divisées entre les priorités immédiates — alimentation, eau, santé, énergie, climat, protection sociale et écologie — et les secteurs stratégiques à développer sur le moyen terme, notamment l'industrie, le numérique, les infrastructures, l'administration, l'investissement et la démographie. Enfin, le troisième pilier, celui des « Ambitions », porte sur le rayonnement du Sénégal à travers la diplomatie, la culture, le tourisme religieux, le sport, la diaspora et le leadership régional. Pour Doudou Ka, il est impossible de prétendre bâtir une puissance nationale sans avoir auparavant consolidé les bases économiques et sociales du pays. Identité nationale et sécurité Le président du PGS a également insisté sur les valeurs religieuses et culturelles du Sénégal, qu'il considère comme un élément constitutif de l'identité nationale. Évoquant les défis sécuritaires de la sous-région, il a plaidé pour une vigilance permanente et a qualifié la Casamance de « blessure la plus profonde » du Sénégal, appelant à renforcer les politiques de développement, de désenclavement et de réconciliation. Un appel à la discipline S'adressant aux membres fondateurs de son parti, Doudou Ka a fixé trois principes de fonctionnement : la discipline dans la parole, la rigueur dans la méthode et la solidarité dans l'action. Le Parti pour le Grand Sénégal entend désormais préparer son lancement officiel autour de son slogan : « Bâtir un plus Grand Sénégal », accompagné de sa devise en wolof : « Doggu ngir Kawël Sénégal ». Avec Setal.net, le meilleur reste à venir
2026-07-09 19:18:00

Décès d'Abdoulaye Ba : l'Intersyndicale du COUD réagit après l'interpellation de ses agents
L'Intersyndicale du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) a pris connaissance de l'interpellation d’agents du COUD, désormais placés sous contrôle judiciaire dans le cadre de l'enquête relative au décès tragique de l'étudiant Abdoulaye BA, survenu lors des événements du 09 février 2026 au campus social. Face à cette situation, l'Intersyndicale tient à exprimer sa profonde compassion à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu'à l'ensemble de la communauté universitaire. La perte d'une vie humaine constitue une tragédie qui interpelle tous les acteurs de l'université. L'Intersyndicale souhaite également porter à la connaissance de l'opinion nationale et internationale qu'il n'existe aucune animosité entre les agents du COUD et les étudiants. Bien au contraire, les travailleurs du COUD ont pour mission première d'assurer le bien-être, l'accompagnement et les meilleures conditions de vie des étudiants. Les relations entre les agents et les étudiants ont toujours été fondées sur le respect mutuel et le sens du service public. Toutefois, l'Intersyndicale déplore que le COUD et ses agents soient aujourd'hui présentés comme les principaux responsables de faits dont les circonstances restent à être pleinement établies par la justice. L'Intersyndicale rappelle avec fermeté que le COUD ne saurait être érigé en bouc émissaire d'événements dont les responsabilités doivent être déterminées de manière impartiale et objective. La recherche de la vérité ne peut s'accommoder de conclusions hâtives ni de désignations arbitraires de responsables. En conséquence, l'Intersyndicale apporte son soutien aux agents concernés, tout en réaffirmant son entière disponibilité afin que la vérité soit établie et que justice soit rendue. Enfin, elle appelle l'ensemble des acteurs de la communauté universitaire, les organisations estudiantines, les partenaires sociaux et les autorités publiques à privilégier l'apaisement, le dialogue et le respect des institutions, dans l'intérêt supérieur de l'université sénégalaise. Fait à Dakar, le 09 juillet 2026 L'Intersyndicale du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar Avec Setal.net, le meilleur reste à venir
2026-07-09 19:13:00

FORA'ESS 2026 : L'Afrique veut faire de l'économie sociale un véritable moteur de développement
FORA'ESS 2026 L'Afrique veut faire de l'économie sociale un véritable moteur de développement Après l'étape de Yaoundé, place à l'action. Réunis à Dakar pour la deuxième édition du Forum africain de l'économie sociale et solidaire (Fora'ESS), responsables politiques, experts et partenaires internationaux veulent désormais traduire en actes les ambitions affichées autour d'un secteur considéré comme un levier de création d'emplois, de cohésion sociale et de développement territorial. Derrière les déclarations d'intention, les États africains sont appelés à engager des réformes pour donner enfin à l'économie sociale et solidaire une place dans leurs politiques publiques. Ce n'est plus l'heure des plaidoyers. Deux ans après la première édition organisée à Yaoundé, les promoteurs du Forum africain de l'économie sociale et solidaire (Fora'ESS) veulent passer à une nouvelle étape : faire de l'économie sociale et solidaire (ESS) un véritable instrument des politiques de développement en Afrique. C'est le message qui a dominé, ce mardi, la cérémonie d'ouverture de la deuxième édition du forum à Dakar. Pendant quatre jours, plus de 1 500 participants venus de 30 pays – ministres, représentants d'organisations internationales, chercheurs, entrepreneurs sociaux, coopératives, mutuelles et partenaires techniques – réfléchiront aux moyens d'accélérer la transformation économique du continent à partir d'un modèle fondé sur la solidarité, l'inclusion et la valorisation des ressources locales. Car, pour les organisateurs, l'urgence est réelle. Malgré des années de croissance économique dans plusieurs pays africains, le chômage des jeunes demeure massif, les inégalités se creusent et les territoires ruraux peinent à capter les fruits du développement. Les modèles économiques classiques, largement orientés vers les seuls indicateurs macroéconomiques, montrent leurs limites. L'économie sociale et solidaire est ainsi présentée comme une réponse susceptible de replacer les populations au cœur de la création de richesse. Mais les intervenants en conviennent : le principal obstacle n'est plus l'absence de reconnaissance politique. Il réside désormais dans la faible prise en compte de l'ESS dans les politiques publiques. Longtemps cantonnée aux coopératives, mutuelles ou organisations communautaires, l'économie sociale et solidaire reste encore peu visible dans les budgets publics, les mécanismes de financement, les statistiques nationales ou les stratégies de développement. Une situation que les participants au forum souhaitent désormais inverser. L'ambition est de faire de ce secteur un pilier des politiques d'emploi, d'industrialisation, d'agriculture, de développement territorial et de lutte contre les inégalités. Autrement dit, ne plus considérer l'ESS comme un simple dispositif d'accompagnement social, mais comme une composante à part entière de l'économie. Pour y parvenir, plusieurs priorités reviennent dans l'ensemble des interventions : l'adoption de cadres juridiques harmonisés entre les pays africains, la mise en place de dispositifs de financement adaptés, le développement de politiques publiques participatives ainsi que la production de statistiques spécifiques permettant de mesurer le poids réel du secteur. Autre chantier annoncé : la création d'un Observatoire africain de l'économie sociale et solidaire. Cet outil devrait permettre de suivre les innovations sociales, d'évaluer les politiques publiques et de produire des données fiables, aujourd'hui largement insuffisantes à l'échelle continentale. Au-delà des aspects techniques, les organisateurs défendent également une vision politique de l'économie sociale et solidaire. Selon eux, le continent ne peut plus se contenter d'adapter des modèles de développement conçus ailleurs. L'Afrique doit construire sa propre trajectoire économique en s'appuyant sur ses valeurs historiques de solidarité, de partage et de coopération. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a ainsi rappelé que ces principes trouvent leurs racines dans l'histoire africaine, évoquant notamment la Charte du Mandé ou encore la Charte de la Révolution torodo. Pour lui, ces références témoignent de l'ancienneté des mécanismes de solidarité sur le continent, bien avant l'apparition des concepts contemporains de développement durable. L'objectif affiché est désormais de transformer cette culture de solidarité en véritable puissance économique, capable de créer des emplois, de renforcer les territoires et d'assurer une croissance plus inclusive. Le Sénégal veut montrer l'exemple Le choix de Dakar pour accueillir cette deuxième édition n'est pas anodin. Le gouvernement sénégalais entend faire de l'économie sociale et solidaire l'un des leviers de sa stratégie de transformation économique. Inscrite dans l'Agenda Sénégal 2050, l'ESS est également au cœur de l'année 2026, décrétée « Année de l'emploi et de l'économie sociale et solidaire » par le président Bassirou Diomaye Faye. À travers cette orientation, les autorités ambitionnent de favoriser la création d'emplois décents, de renforcer les coopératives productives, de soutenir les initiatives locales et de mieux structurer les territoires. Le Sénégal espère également entraîner d'autres pays dans la mise en œuvre de la stratégie décennale de l'Union africaine consacrée à l'économie sociale et solidaire. Si les États sont appelés à revoir leurs politiques publiques, les partenaires internationaux sont, eux aussi, invités à accompagner cette mutation. Présente à Dakar, l'Union européenne a réaffirmé son soutien au développement de l'économie sociale et solidaire, notamment à travers des programmes d'appui à l'entrepreneuriat, à la formation, au financement des jeunes entreprises et à l'autonomisation économique des femmes. Son ambassadeur au Sénégal, Jean-Marc Pisani, a rappelé que les initiatives locales ne pourront changer d'échelle sans un meilleur accès au financement, aux marchés, aux technologies et aux compétences. Il a également souligné que l'intégration économique du continent, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), constituait un levier essentiel pour renforcer la compétitivité des entreprises africaines. Au-delà des discours, c'est désormais sur les conclusions du forum que les regards se tournent. La présence à Dakar de nombreux ministres africains en charge de l'économie sociale et solidaire traduit une volonté politique de renforcer la coopération continentale sur ces questions. Les organisateurs espèrent que cette édition permettra de franchir un cap, avec des engagements précis sur l'harmonisation des cadres juridiques, la création de l'Observatoire africain de l'ESS et l'accélération de la mise en œuvre de la stratégie décennale adoptée par l'Union africaine. Car l'enjeu dépasse largement le seul secteur de l'économie sociale et solidaire. Il s'agit, pour les États africains, de démontrer qu'un autre modèle de développement, fondé sur l'inclusion, les territoires et les solidarités locales, peut contribuer à répondre aux défis de l'emploi, de la pauvreté et des inégalités. Section: economie
2026-07-08 17:16:22

Altercation avec les joueurs, filles de joie, alcools... : Les révélations de Bamba Ba, chargé du marketing de la FSF
Le chargé du marketing de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), Bamba Ba , est sorti de son silence pour répondre aux nombreuses critiques visant la gestion commerciale, marketing et logistique de la sélection sénégalaise durant la Coupe du monde de football 2026 . Cette prise de parole intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par l’élimination des Lions face à la Belgique , les débats autour du versement des primes ainsi que les révélations sur les difficultés rencontrées par la délégation sénégalaise lors de son séjour aux États-Unis. Réponse aux critiques sur la gestion Face aux accusations portant sur une préparation jugée insuffisante et sur la rareté des maillots officiels Puma réclamés par les supporters, Bamba Ba a évoqué des contraintes liées à la distribution, tout en défendant le travail accompli par son département sur le plan commercial. Concernant les dysfonctionnements signalés dans l’hébergement de l’équipe à Raleigh et dans le New Jersey , le responsable fédéral a estimé que la responsabilité directe de la FSF ne pouvait être engagée. Selon lui, ces aspects relevaient principalement des prestataires et intermédiaires locaux désignés par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) dans le cadre de l’organisation du tournoi. La FSF promet des évaluations après le Mondial Cette intervention médiatique, effectuée à la veille du retour de la délégation sénégalaise à l’ Aéroport International Blaise Diagne , avait pour objectif de répondre aux interrogations et d’apaiser les critiques suscitées par la campagne des Lions. Bamba Ba a assuré que la fédération entendait tirer les enseignements de cette participation au Mondial 2026. Il a notamment annoncé des évaluations portant sur les contrats de sponsoring, les droits dérivés ainsi que les différentes prestations de services liées à l’accompagnement de l’équipe nationale durant la compétition.
2026-07-07 15:58:28

ÉLIM. MONDIAL 2027 - DEUXIÈME FENÊTRE (1ER TOUR) Les Lions assurent le carton plein
ÉLIM. MONDIAL 2027 - DEUXIÈME FENÊTRE (1ER TOUR) Les Lions assurent le carton plein Le premier tour des éliminatoires, zone Afrique, de la Coupe du monde 2027 de basket masculin s’est achevé ce week-end. Le Sénégal a bouclé la deuxième fenêtre avec une belle victoire contre la RD Congo, son troisième succès consécutif. Mission accomplie pour Ngagne DeSagana Diop et ses hommes. Les Lions ont réussi le carton plein lors de la deuxième fenêtre du premier tour des éliminatoires, zone Afrique, de la Coupe du monde 2027. Ils ont bouclé leur série de trois victoires consécutives en dominant largement la République démocratique du Congo (RDC), ce dimanche, sur le score de 63-89. Le début de partie a été plutôt équilibré entre les deux équipes, chacune ayant remporté un quart-temps, avec un léger avantage d’un point pour les Congolais à la mi-temps (44-43). Au retour des vestiaires, les Sénégalais ont haussé leur niveau de jeu, avec une défense plus rugueuse et une attaque tranchante. L’adversaire n’a pas su suivre la cadence. Les joueurs de DeSagana ont pris le large au troisième quart-temps (22-8). Avec 13 points d’avance, ils ont pu aborder la suite du match avec plus de sérénité. Le dernier acte a été un récital pour les Lions. Ils ont conclu leur victoire par une démonstration offensive, creusant l’écart à 26 points (63-89). Le Sénégal a entamé cette dernière fenêtre du premier tour par une victoire décisive face à la Côte d’Ivoire (72-85), jeudi dernier, au stadium Marius Ndiaye. Ce résultat compte double pour la bande à Brancou Badio : une revanche sur les Éléphants et un ticket qualificatif pour le second et dernier tour des éliminatoires. Le match contre Madagascar a été une occasion pour les Sénégalais de faire le show devant leur public. Les hommes de DeSagana se sont promenés face à une modeste équipe malgache (101-59). Ils ont mené la rencontre de bout en bout, remportant les quatre quart-temps, avec un écart de 42 points. Grâce à ses trois victoires, l’équipe du Sénégal a terminé à la tête du groupe B, avec cinq victoires et une défaite. Brancou Badio, la locomotive Contrairement à la première fenêtre, l’équipe sénégalaise est restée concentrée du début à la fin du tournoi. Les joueurs ont rendu une copie reluisante, avec un jeu collectif plus huilé. Comme on pouvait s’y attendre, Brancou Badio a été le grand maître d’œuvre de ce résultat. Le champion d’Espagne avec Valence a été rayonnant sur tous les fronts. Dépositaire du jeu des Lions, il a permis à son équipe de dérouler face à des adversaires parfois coriaces. Il a délivré 28 passes décisives, soit 5,6 passes par match. Il est de loin le meilleur marqueur du Sénégal, avec 101 points en cinq matchs (20,2 points par match). Il a également été le meilleur tireur à distance, avec 23 tirs réussis sur 49 tentatives. Ibrahima Faye Fall est le deuxième meilleur marqueur (80 points), suivi de Jean-Jacques Boissy (64 points). Fall s’est également montré très précieux au rebond. Il a capté 41 rebonds, devant Brancou Badio (35 rebonds) et Ibou Badji (34 rebonds, 38 points). À la fin de la rencontre, le sélectionneur national a tiré un bilan positif du parcours de son équipe dans ce premier tour. « C’est un bilan positif, parce qu'on a gagné les trois matchs. C'était l'objectif quand on a commencé. On a perdu un match la fois passée. Mais je suis vraiment content de mon équipe, parce qu'on s'est entraînés pendant 10 à 12 jours, et tu vois la différence », s’est réjoui Ngagne DeSagana Diop. Il a également salué le changement d’attitude de ses joueurs par rapport à la première fenêtre, au mois de février dernier. « Parfois, la nature humaine peut prendre le dessus. Je pense que c'est ce qui s'est passé dans la première partie. On n'était pas prêts à jouer. On pensait qu'on allait juste sortir, tirer le ballon et gagner facilement. On a eu une piqûre de rappel, mais je suis toujours fier de l'équipe. Surtout dans la deuxième partie, on a réussi à tenir l’autre équipe (RDC) à seulement 19 points. Cela nous a permis de produire une bonne défense. » Le Sénégal retrouve le Mali, l’Égypte et l’Angola au second tour Le second tour des éliminatoires débutera le mois prochain. Le Sénégal (11 points), la Côte d’Ivoire (11 points) et la RD Congo (8 points) affronteront l’Égypte (9 points), le Mali (11 points) et l’Angola (10 points) dans le groupe F. Les deux équipes classées en tête du groupe se qualifieront directement pour la Coupe du monde 2027, au Qatar. La troisième disputera le dernier ticket avec l’autre troisième de la poule E. Les deux équipes seront départagées en fonction des résultats obtenus dans leurs groupes respectifs. Les Lions retrouveront le Mali dans un derby ouest-africain et l’Égypte, qu’ils avaient affrontée lors de l’Afrobasket 2025. Les Aigles avaient éliminé les Sénégalais en demi-finales (88-80), en Angola. Le Sénégal s’était imposé en phase de groupes (80-70), après sa défaite face à l’Égypte (91-77), quelques jours auparavant. L’Angola est le tenant du titre de l’Afrobasket, grâce à sa victoire en finale contre le Mali (70-43). L’opposition sera d’un cran au-dessus par rapport au premier tour. Selon le coach, l’état physique des joueurs et la préparation seront déterminants pour les prochaines échéances. « Maintenant, on avance vers la prochaine étape. Il y aura de meilleures équipes. On a juste à s'assurer d’être prêts pour ces trois matchs. J'ai parlé avec eux (les joueurs) ce matin. Je leur ai dit qu'il faut qu'ils restent en bonne forme physique pour qu'on soit prêts à gagner ces trois matchs-là. Parce qu'on sait que ce sera plus difficile de gagner. Il y aura deux équipes qui étaient finalistes de l’Afrobasket 2025, l’Angola et le Mali, dans notre groupe. Ce ne sera pas facile du tout », a insisté DeSagana Diop. LOUIS GEORGES DIATTA Section: sport
2026-07-07 15:57:31

Nomination : El Malick Ndiaye devient le premier vice-président de l’AFP
La capitale camerounaise, Yaoundé, accueille du 7 au 12 juillet 2026 la 51e session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), un rendez-vous majeur qui réunit les représentants des parlements de l’espace francophone autour des grands enjeux politiques, institutionnels et de développement. Le Sénégal prend part à ces assises à travers une délégation conduite par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, qui assure également la présidence de la section sénégalaise de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Cette session sera marquée par l’entérinement officiel de l’élection de Malick Ndiaye au poste de premier vice-président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Une consécration qui traduit, selon l’Assemblée nationale du Sénégal, la confiance accordée au parlement sénégalais ainsi que la reconnaissance du rôle de plus en plus affirmé du pays dans la diplomatie parlementaire au sein de l’espace francophone. Au cours des travaux, El Malick Ndiaye prendra part aux différentes réunions statutaires ainsi qu’aux rencontres de haut niveau qui réuniront les présidents d’assemblées parlementaires, les parlementaires des États membres et les partenaires institutionnels de l’APF. Les échanges porteront sur plusieurs questions majeures touchant à l’avenir de la Francophonie parlementaire. Les participants débattront notamment du renforcement de la démocratie, de la consolidation de la coopération interparlementaire, de la promotion de la paix, de la bonne gouvernance ainsi que des stratégies en faveur du développement durable au sein des pays membres.
2026-07-07 15:53:57

Audience avec le président de la République: les Maires de la Coalition Diomaye Président dénoncent une tentative de manipulation de l'opinion...
Dans un communiqué rendu public, les maires de la coalition Diomaye Président ont déclaré avoir " pris connaissance avec étonnement des déclarations de certains responsables de l'Alliance pour la République (APR) visant à remettre en cause l'engagement des maires ayant participé à l'audience accordée par Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, Président de la République". " Nous rejetons avec la plus grande fermeté ces accusations sans fondement. Elles ne peuvent masquer la réalité politique qui s'est exprimée lors de cette rencontre historique. Les maires présents ont participé librement, en toute responsabilité et en parfaite connaissance de leur engagement. Personne n'a été enrôlé contre son gré. Les élus locaux sont des responsables politiques majeurs, investis par leurs populations, et leur liberté de choix mérite le respect". Selon eux, " cette audience restera gravée dans les mémoires. Pendant plusieurs heures, le Président de la République a échangé directement avec les maires dans un climat de confiance, d'écoute et de respect mutuel. Au terme de cette rencontre, il a pris le temps de saluer et de parler personnellement à chaque maire afin d'échanger individuellement avec lui. Ce geste de considération exceptionnelle a profondément marqué les élus présents. À cette occasion, de nombreux maires ont réaffirmé leur volonté d'accompagner le Président de la République dans la mise en œuvre de son projet pour le Sénégal et de poursuivre cet engagement dans la durée, ont-ils fait savoir. Les exécutifs territoriaux ont mis en garde contre toute tentative de déstabilisation. " Nous rappelons également que de nombreux maires étaient présents à la rencontre des élus organisée le 2 juillet au CICAD. L'audience du 3 juillet avec Son Excellence le Président de la République concernait les maires de la Coalition Diomaye Président ayant répondu à cette invitation. Par ailleurs, plusieurs maires qui soutiennent le Président de la République n'ont pu être présents en raison de contraintes liées à leurs responsabilités ou à d'autres obligations. Leur absence ne saurait être interprétée comme un manque d'engagement. Les tentatives de sabotage, de désinformation ou de remise en cause de l'engagement des élus ne changeront en rien cette dynamique. Les populations jugeront sur les actes, les réalisations et la sincérité des engagements". In fine, ils ont invité " les responsables de l'APR à respecter le libre choix des élus locaux. Les maires appartiennent d'abord aux populations qui les ont élus et demeurent libres de leurs engagements politiques". www.dakaractu.com
2026-07-06 06:05:00

Trump rencontrera Zelensky et al-Charaa en marge du sommet de l’Otan
La Maison-Blanche a annoncé dimanche que le président américain Donald Trump rencontrera ses homologues ukrainien, Volodymyr Zelensky, et syrien, Ahmad al-Charaa, en marge du sommet de l’OTAN à Ankara la semaine prochaine. “Mercredi après-midi, le président Trump participera à des entretiens bilatéraux avec le président ukrainien Zelensky et le président syrien, M. al-Charaa”, a déclaré Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison Blanche, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes. “Le président va le rencontrer évidemment dans le but de discuter de la manière dont nous pouvons mettre fin à la guerre. C’est pour lui une priorité de longue date”, a souligné un haut responsable américain au sujet des entretiens entre MM. Trump et Zelensky. Le président américain discutera ensuite avec le président russe Vladimir Poutine, a ajouté ce haut responsable sous le couvert de l’anonymat. MM. Poutine et Zelensky se sont tous deux entretenus avec Donald Trump samedi par téléphone à l’occasion des 250 ans des États-Unis. Refus de Damas d’attaquer le Hezbollah Quant au président syrien, reçu à la Maison-Blanche en novembre, il a démenti en juin vouloir intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah chiite pro-iranien, en conflit avec Israël, comme l’avait suggéré Donald Trump. “Nous recherchons des canaux économiques entre le Liban et la Syrie et non des canaux militaires”, avait affirmé Ahmad al-Charaa. Le protocole d’accord signé le 17 juin entre les États-Unis et l’Iran a permis l’entrée en vigueur d’un fragile cessez-le-feu au Liban à partir du 21 juin, avant la signature le 26 juin d’un accord-cadre entre le Liban et Israël en vue d’une “paix durable”. www.dakaractu.com
2026-07-06 06:01:00

Mali: les combats ont repris dans la localité stratégique d'Anéfis
Au Mali, après les attaques coordonnées du samedi 4 juillet contre plusieurs localités maliennes, les combats ont repris, ce dimanche 5 juillet, dans la localité d'Anéfis, dans le nord, entre l’armée malienne – soutenue par les mercenaires russes – et la coalition jihadiste affiliée à al-Qaïda et les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA). Ce dimanche a été marqué par une série d'embuscades et des affrontements. Ce dimanche 5 juillet, les rebelles contrôlaient toujours la ville d'Anéfis, localité stratégique située dans le grand nord, et ils tiennent toujours des prisonniers de l’armée régulière. Entre-temps, les troupes régulières et leurs alliés russes d'Africa Corps sont retranchés dans le camp militaire de cette localité stratégique. D’après nos informations, des hélicoptères de l’armée, venus secourir les blessés dans le camp militaire et probablement apporter du ravitaillement, n’ont pas pu atterrir et ont essuyé des tirs tôt dans la journée. On entendait toujours des coups de feu à Anéfis à la mi-journée de ce dimanche. Une source au sein de l’armée régulière nous a confié que « tout est mis en œuvre pour contrôler la situation sur place ». Les rebelles, de leur côté, affirment que l’objectif est le même : « prendre le contrôle du territoire et chasser la junte du pouvoir. » Les rebelles tendent une embuscade On assiste en fait à la bataille pour le contrôle de la localité stratégique d’Anéfis qui devrait se poursuivre ce lundi. Cette localité est située à une centaine de kilomètres de la ville de Kidal, fief des rebelles. Prendre Anéfis, c'est renforcer leur position. Alors que pour l'armée régulière et les Russes, garder le contrôle de cette localité, c'est affaiblir les rebelles. Mais un autre affrontement terrestre a eu lieu un peu plus au sud, à environ 140 kilomètres de la ville de Gao. Les rebelles ont tendu une embuscade à un renfort de troupes régulières qui tentaient ce dimanche de se rendre à Anéfis. Violent accrochage, véhicules brûlés, un hélicoptère détruit... le convoi, du moins ce qui restait du convoi de l'armée malienne, a été obligé de rebrousser chemin avec de nombreux blessés. Tension autour de Gao À Gao, principale ville du nord du Mali, les habitants ont été réveillés, ce dimanche, par des détonations. Les restes d’un drone d’attaque ont été retrouvés, peu après, dans un champ. Il y aurait eu au moins un blessé civil. Il n’y a pas de revendications. La tension autour de la ville est tout de même palpable, d’après les témoins. Au centre et au sud du Mali , ce dimanche, il n’y a pas eu de combats, d’après nos informations. Cependant, à Bamako, la capitale, dans la nuit de samedi à ce dimanche, des témoins ont vu quand même arriver un convoi de matériel militaire, venant probablement d’un pays voisin. Le gouvernement malien n'a pas encore réagi sur les événements de ce dimanche. C'est un peu une surprise, parce que samedi, il y a eu dans la matinée au moins deux communiqués officiels triomphants d'ailleurs et le silence de la junte de ce dimanche est diversement commenté à Bamako. www.dakaractu.com
2026-07-06 05:59:00

A quelques jours de son combat, le lutteur Coly FAYE 2 arreté dans une affaire de drogue
e lutteur Bassirou FALL, plus connu sous le nom de Coly FAYE 2, a été interpellé par les éléments de la Brigade territoriale de Thiaroye dans le cadre d’une enquête portant sur une affaire présumée de détention et d’usage de drogue. Son combat contre Petit Lô, prévu le 12 juillet, pourrait être compromis. Les faits sont intervenus à la suite d’un renseignement faisant état d’un trafic de drogue présumé dans le quartier Touba Thiaroye. Les gendarmes ont alors effectué une descente au domicile du pensionnaire de l’écurie Thiaroye-sur-Mer. Au cours de la perquisition, quelques grammes de chanvre indien auraient été découverts et saisis par les enquêteurs. Entendu sur cette découverte, Bassirou FALL a contesté en être le propriétaire. Il a expliqué que la substance pourrait appartenir à des personnes ayant fréquenté son domicile dans le cadre des préparatifs de son prochain combat. À l’issue des premières investigations et après avis du procureur de la République, le lutteur a été placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête, des chefs présumés de détention et d’usage de drogue. Cette procédure judiciaire intervient à quelques jours seulement de son affrontement très attendu contre Petit LO, programmé le 12 juillet. L’évolution du dossier pourrait avoir des conséquences sur la tenue de cette affiche de lutte. seneweb
2026-07-05 04:41:00

Rencontre des maire avec Diomaye: L’APR accuse la coalition présidentielle d’avoir enrôlé des maires sans leur accord
Une nouvelle ligne de fracture est tracée entre l’APR et la Coalition Diomaye Président. Deux jours après la rencontre très médiatisée des maires acquis à la coalition Diomaye Président, l’Alliance Pour la République (APR) constate une mise en scène. Ce qui met le feu aux poudres, c’est un chiffre des 306. Autant de maires que la coalition présidentielle revendique dans ses rangs. Un total que la Chambre des Élus de l’APR juge invérifiable, faute de toute liste sérieuse capable d’en attester. Pour le parti de l’ancien président Macky Sall, il s’agit d’une majorité de papier, gonflée pour donner le vertige à l’opposition. Selon l’APR, plusieurs édiles auraient été piégés. En effet, convaincus de répondre à une convocation présidentielle classique, ils se seraient retrouvés, sans l’avoir demandé, érigés en membres fondateurs d’un parti et pressentis comme candidats aux prochaines élections locales. Du jamais-vu, dénonce les Élus de l’APR, qui parle d’une confiscation pure et simple de la représentation territoriale. Par ailleurs, l’APR estime éclaboussée par ce tour de force. Le chef de l’État aurait été, selon elle, instrumentalisé à son insu dans une opération de communication qui le dépasse. La Chambre des Élus lance ainsi un appel aux maires concernés de briser le silence et de dire publiquement s’ils se reconnaissent, ou non, dans cette liste. Un test grandeur nature qui pourrait, dans les jours à venir, fragiliser ou au contraire conforter les 306 noms avancés par le camp présidentiel. www.dakaractu.com
2026-07-05 03:38:00

Coalition Diomaye Président : vers la création d’un parti politique autour du chef de l’État
Le Président Bassirou Diomaye Faye a reçu, au Palais de la République, 306 maires membres de la Coalition Diomaye Président, venus des 14 régions du Sénégal. Une rencontre de quatre heures au cours de laquelle le chef de l’État a annoncé sa volonté d’aller vers la création d’un parti politique pour structurer davantage les forces qui l’accompagnent. Une rencontre politique au Palais La Coalition Diomaye Président a annoncé, dans un communiqué daté du 3 juillet 2025, que le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience aux maires membres de ladite coalition. Selon le communiqué, cette rencontre s’est tenue au Palais de la République et a réuni 306 maires venus des 14 régions du Sénégal. Pendant quatre heures d’échanges qualifiés d’« intenses et constructifs », les élus locaux ont échangé avec le chef de l’État sur les orientations politiques et les ambitions de développement du pays. Les maires affichent leur soutien au chef de l’État Au cours de cette audience, les maires membres de la Coalition Diomaye Président ont salué la vision du Président Bassirou Diomaye Faye ainsi que ses ambitions pour le Sénégal. Ils ont également exprimé leur adhésion au projet de transformation systémique porté par le chef de l’État. D’après la coalition, les élus locaux ont particulièrement apprécié les orientations en faveur de l’équité territoriale, avec la volonté de placer chaque commune au cœur du développement national. Vers une unité politique plus structurée L’un des points majeurs de cette rencontre reste l’annonce faite par le Président Bassirou Diomaye Faye concernant la création d’un parti politique. Selon le communiqué, le chef de l’État a fait part de sa volonté d’aller vers une unité plus organique des forces politiques qui l’accompagnent. Pour matérialiser cette ambition, il a instruit le superviseur général de la Coalition Diomaye Président de mettre en place un comité de réflexion. Ce comité aura pour mission de préparer, dans les meilleurs délais, les éléments nécessaires à la mise en place de cette nouvelle formation politique. Une coalition qui parle de tournant historique La Coalition Diomaye Président dit exprimer sa gratitude au chef de l’État pour sa disponibilité, son écoute et sa volonté de travailler étroitement avec les territoires. Elle a également remercié les maires présents, estimant que leur mobilisation traduit un engagement fort pour la réussite du quinquennat du Président Bassirou Diomaye Faye. Dans son communiqué, la coalition magnifie enfin la qualité des échanges entre l’Exécutif et les élus locaux. Elle réaffirme son unité autour du chef de l’État et considère la création annoncée du parti politique comme un tournant majeur en direction des prochaines échéances électorales. www.dakaractu.com
2026-07-04 01:12:00

Mondial: Mané-Doku, le Sénégal et la Belgique attendent leur artificier
Le Sénégalais Sadio Mané et le Belge Jérémy Doku, deux armes fatales de leur sélection, n'ont pas vraiment été létales au Mondial-2026 et doivent recharger rapidement avant de s'affronter en 16e de finale, mercredi à Seattle. A 24 ans, l'attaquant de Manchester City (45 sélections 7 buts) était très attendu par les Diables Rouges après une belle saison en Premier League. Mais, victime d'une infection respiratoire, Doku a d'abord disputé un match sans panache contre l'Égypte (1-1). Il a ensuite été absent contre l'Iran (0-0), ayant rejoint sa femme à Londres où elle a donné naissance à un petit garçon. Cet aller-retour express, autorisé par sa fédération, a suscité une controverse quand le défenseur norvégien Leo Ostigard est resté avec ses coéquipiers aux Etats-Unis et a assisté à l'accouchement de sa femme en FaceTime. Puis Doku a été titulaire contre la Nouvelle-Zélande mais a été remplacé à l'heure de jeu lors de la large victoire des Diables Rouges (5-1). La presse nationale espère désormais que le joueur de Manchester City, enfin débarrassé de ses ennuis de santé, pourra montrer son vrai visage face au Sénégal . De dix ans son aîné, Sadio Mané dispute son dernier grand tournoi international avec les Lions de la Terranga, après avoir remporté sur le terrain le titre de champion d'Afrique en janvier, puis en avoir été dépossédé au profit du Maroc. L'ancien attaquant de Liverpool, parti à Al-Nassr où il a été couronné champion d'Arabie saoudite cette saison avec Cristiano Ronaldo, a été titulaire mais n'a pas marqué lors des trois matches de groupes contre la France (défaite 3-1), la Norvège (défaite 3-2) et l'Irak (victoire 5-0). - "Un exemple" - Il a toutefois pesé sur le jeu, avec notamment une passe décisive pour Ismaïla Sarr contre les Norvégiens. Et le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw, lui garde toute sa confiance: "il fait des choses extraordinaires, il est là pour le collectif, il a un impact, c'est le leader technique de cette équipe il nous aide aussi défensivement", a-t-il souligné après le match contre l'Irak. Mané, devenu en juin le quatrième meilleur buteur africain du XXIe siècle, "est un exemple pour le football africain et mondial. On sait comment il est impliqué dans cette équipe et qu'il va tout donner", a-t-il ajouté. Les Lions, qui ont aussi connu des polémiques extra-sportives depuis résolues, devraient être privés contre la Belgique du gardien Edouard Mendy, blessé et remplacé contre l'Irak par le portier du Havre Mory Diaw. La prestation du capitaine Kalidou Koulibaly sera aussi scrutée après deux erreurs ayant amené un but contre la Norvège. Côté belge, Romelu Lukaku s'est satisfait lundi d'un statut de remplaçant qui l'a vu marquer un but contre les All Whites. "Je m'entraîne, je bosse et je suis content d'être ici", a-t-il dit après être devenu le meilleur buteur belge en Coupe du monde, devant Marc Wilmots. Le sélectionneur Rudi Garcia a rendu hommage à ses cadres - Leandro Trossard, Lukaku et Kevin De Bruyne - très critiqués après le match contre l'Iran. "Je n'ai pas accepté qu'on les traite de +has been+ et ils ont répondu", a-t-il lancé. Outre Lukaku, De Bruyne a marqué un but et délivré une passe décisive alors que Trossard a inscrit un doublé contre la Nouvelle-Zélande.
2026-06-30 21:43:44

IRRECEVABILITÉ DE LA PROPOSITION : Les avertissements de Me Moussa Sarr
IRRECEVABILITÉ DE LA PROPOSITION Les avertissements de Me Moussa Sarr Selon le représentant du gouvernement, l’Exécutif reconnaît certes le droit d’initiative des députés, mais il est contraint de soulever l’irrecevabilité constitutionnelle de la proposition. « L’article 82, alinéa 2, de la Constitution est sans ambiguïté. Les propositions et amendements formulés par les députés ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence la création ou l’aggravation d’une charge publique, à moins qu’ils ne soient assortis de recettes compensatrices », a averti Me Moussa Sarr. Ces recettes, selon lui, doivent être proposées, discutées et adoptées concomitamment à l’amendement et permettre une compensation intégrale des charges nouvelles. « En effet, toute mission nouvelle implique nécessairement une augmentation des charges. Or, certaines dispositions de la proposition contreviennent manifestement à cette exigence », indique le garde des Sceaux, qui vise notamment les articles 29 et 30 nouveaux instituant un organe unique de gestion des élections, en l’occurrence la Ceni. Il a également visé les articles 89, 90 et 93, qui attribuent à la Cour constitutionnelle des compétences plus larges, entraînant un accroissement de ses besoins en ressources humaines, matérielles et budgétaires. Par ailleurs, le ministre a déploré des révisions constitutionnelles majeures qui, selon lui, altèrent les équilibres fondamentaux de notre régime. Il a notamment cité la rationalisation de la motion de censure, la limitation du droit de dissolution, la modification des compétences de la Cour constitutionnelle et l’articulation entre la Charte fondamentale et les engagements internationaux du Sénégal. « Élargir la faculté d’user de la motion de censure dix fois durant une législature, tout en ne prévoyant qu’un seul droit de dissolution durant tout le mandat du Président, revient à rompre l’équilibre traditionnel entre les mécanismes de mise en jeu de la responsabilité gouvernementale et les prérogatives reconnues au pouvoir exécutif », regrette le ministre de la Justice. Comme pour tendre la perche à la majorité parlementaire, Me Moussa Sarr a suggéré de voter le texte initial sans les amendements du Parlement. Il a invoqué, à cet effet, le vote bloqué, qui impose de ne pas modifier le texte présenté par le gouvernement. « Ce mécanisme du vote bloqué est un instrument de rationalisation du parlementarisme, expressément consacré par notre Constitution pour garantir la cohérence des textes et l’efficacité de l’action gouvernementale. Il appartient au gouvernement seul d’en apprécier l’opportunité. Et le gouvernement a décidé de s’en prévaloir dans le seul intérêt de la stabilité de nos institutions et de la fidélité à notre pacte constitutionnel. Cette demande est de droit. Dès lors que le gouvernement la formule, l’Assemblée est tenue de s’y conformer. » Le président de l’Assemblée nationale a toutefois rejeté cette demande, soutenant que le vote bloqué ne peut être invoqué que lorsque le texte émane du gouvernement. « Le vote bloqué ne s’applique qu’en matière de projet de loi. Il ne s’applique pas en matière de proposition de loi. Le gouvernement ne peut s’en prévaloir pour exiger que le texte soit voté dans la forme dans laquelle il a été présenté au président de la République », se défend le chef de la majorité MOBILISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE Un vote sous haute tension Hier, la société civile et plusieurs partis politiques se sont fortement mobilisés pour dire non à cette réforme, qu’ils considèrent comme une forfaiture. Plusieurs responsables, dont Thierno Bocoum, Babacar Ba et Abdou Karim Guèye, ont été interpellés avant d’être libérés plus tard. Réunis autour du mouvement Aar Sunu République, ils exigent une approche plus inclusive pour modifier la Charte fondamentale. Le président de l’Assemblée nationale a d’ailleurs réagi à ces revendications. Pour lui, « une majorité, elle s’exerce ». « À quoi sert un système démocratique qui permet à tout citoyen d’aller à la conquête du suffrage universel, d’obtenir une majorité parlementaire et de pouvoir exercer le pouvoir constituant dérivé, si ce pouvoir devait être exercé par d’autres citoyens non investis d’une quelconque légitimité, sous le couvert de la société civile ou de partis politiques ? Le dialogue est important, mais il n’est pas institutionnel », fustige le président de Pastef. Pour lui, un dialogue a certes été organisé, mais contre son gré. « Ce dialogue, le Président l’avait souhaité. J’étais de ceux qui lui avaient dit que le Sénégal n’a pas besoin d’un dialogue politique ; nous avons besoin d’un dialogue sur l’économie. Le Président a tenu à organiser un dialogue politique et Pastef y a participé, comme d’autres acteurs. Il n’y a pratiquement pas une seule disposition de cette réforme qui n’ait été consacrée par ce dialogue. S’il y en a, c’est à la limite une ou deux. Parler de dialogue, c’est faire de la diversion », charge Sonko, qui accuse Diomaye d’avoir tripatouillé le texte initial. La Constitution, soutient le président de l’Assemblée nationale, n’appartient pas à Bassirou Diomaye Diakhar Faye. « Au nom de quoi une seule personne peut-elle se donner la latitude de faire un tri entre les dispositions qui lui conviennent et celles qui ne lui conviennent pas ? C’est inadmissible », s’emporte-t-il, assurant que Pastef veillera à ce que rien ne bouge dans le pays. MOR AMAR Section: politique
2026-06-30 21:43:18

Bac 2026 : deux candidats exclus pour usage de téléphones en philosophie
La session 2026 du baccalauréat a débuté sous le signe de la vigilance au centre d’examen de l’école des Pères piaristes de Thiaroye. Deux candidats ont été interpellés ce mardi 30 juin après avoir été surpris en train d’utiliser des téléphones portables durant l’épreuve de philosophie, selon des informations de Seneweb. D’après la même source, les faits se sont produits en fin de matinée alors que les candidats composaient sur la première épreuve écrite de l’examen. Les surveillants ont surpris M. Ngom, inscrit sous le numéro de table 32756, et O. Bomou,, portant le numéro 32704, en possession de téléphones portables qu’ils utilisaient pour composer, en violation du règlement. Procédure disciplinaire engagée Alerté, le président du centre d’examen a immédiatement engagé la procédure disciplinaire prévue en collaboration avec l’Office du baccalauréat. Les deux candidats ont été exclus définitivement de la session 2026 et leurs téléphones ont été saisis afin de servir de pièces à conviction. L’affaire a ensuite pris une tournure judiciaire. Aux environs de 12 heures, le président du centre a saisi le commissariat d’arrondissement de Thiaroye. Des policiers se sont rendus sur place pour interpeller les deux candidats, qui ont été conduits au commissariat où une enquête a été ouverte.
2026-06-30 21:41:11

MONDIAL 2026 : La Belgique est déjà effrayée par le Sénégal
MONDIAL 2026 La Belgique est déjà effrayée par le Sénégal Qualifié de justesse pour les 16es de finale de Coupe du Monde, le Sénégal défiera donc la Belgique ce mercredi. Une opposition qui ne rassure pas dans le plat pays. Disons qu’en terminant première de son groupe, la Belgique aurait sans doute aimé s’éviter de tomber sur un finaliste de la dernière Coupe d’Afrique des Nations dès les 16es de finale. Mais les aléas de la phase de poule ont relégué le Sénégal à la troisième place derrière la France et la Norvège, aboutissant à ce scénario. L’avenir des hommes de Pape Thiaw a longtemps été incertain dans la compétition jusqu’à cette victoire 5-0 face à l’Irak lors de la dernière journée, soignant leur différence de buts. Le Sénégal est donc la seule nation comptant trois points à se qualifier parmi les meilleurs troisièmes, laissant l’Iran, la Corée du Sud et l’Ecosse sur le carreau. Aujourd’hui, c’est une nouvelle compétition qui commence pour les Lions de la Téranga, et elle débutera avec un choc face à la Belgique de Rudi Garcia, ce mercredi (22h00), à Seattle. Le vainqueur défiera le gagnant du seizième entre les Etats-Unis et la Bosnie-Herzégovine. Le Sénégal considéré comme un adversaire redoutable Côté belge, tirer le Sénégal à ce stade de la compétition n’est pas perçu comme une bonne nouvelle, bien au contraire. «Le Sénégal est un adversaire que la Belgique n’a encore jamais rencontré et qui n’est pas vraiment un cadeau sur papier, écrit la RTBF. Le Sénégal est l’une des meilleures nations africaines de ces dernières années. En janvier dernier, les Lions de la Téranga ont remporté la Coupe d’Afrique des Nations avant de se voir amputer de ce titre rétroactivement en faveur du Maroc.» La DH ajoute : «cette Coupe du monde dégage décidément un parfum d’inédit pour les Diables. Eux qui n’avaient pas encore affronté ni l’Iran, ni la Nouvelle-Zélande vont découvrir un troisième adversaire. Qui promet d’être plus mordant : le Sénégal.» Un adversaire jugé aussi redoutable par La Libre : «le Sénégal ne sera pas un adversaire facile pour les Diables: les Lions de la Teranga ont remporté sur le terrain la dernière Coupe d’Afrique des Nations en battant le Maroc 1-0 au bout d’une finale chaotique avant de se voir infliger un forfait par le Jury d’appel de la Confédération africaine.» Ce face-à-face s’annonce plein de promesses. FOOTMERCATO.NET Section: sport
2026-06-29 20:15:26

Mondial 2026 : Les Lions quittent le New Jersey pour Seattle avant le choc face à la Belgique
L’équipe nationale de football du Sénégal a quitté lundi peu après 16h30 (12h30 heure locale) son camp de base dans le New Jersey pour Seattle, où elle doit affronter la Belgique, mercredi, pour le compte des seizièmes de finale de la Coupe du Monde, ont constaté les envoyés spéciaux de l’APS. ‎ ‎Après plus de deux semaines au Hyatt Regency de New Brunswick, les Lions vont ériger une nouvelle Tanière à Seattle. ‎ ‎À leur départ de leur camp de base, quelques journalistes et des supporters étaient présents. ‎Les joueurs et les membres du staff technique ont embarqué dans un bus pour l’aéroport. Les autres membres de la délégation ont été ventilés dans des véhicules mis à leur disposition par la FIFA. ‎Les Lions vont quitter vers 18h30 l’aéroport de Newark pour Seattle. ‎La durée de leur voyage est de plus six heures de vol. Absence d'Edouard Mendy ‎Le portier Edouard Mendy est le seul absent du voyage. Il avait rejoint son club Al Ahli d’Arabie Saoudite, pour des examens approfondis après sa blessure face à la Norvège lors de la deuxième journée. ‎ ‎‎La rencontre entre les Lions du Sénégal et les Diables Rouges de la Belgique, prévue mercredi à 20 heures (13 heures locales) au Lumen Field Stadium de Seattle, sera la première confrontation entre les deux équipes. ‎ ‎Le Sénégal a terminé troisième du groupe I, derrière la France et la Norvège, deux équipes contre lesquelles les Lions se sont inclinés, respectivement 3-1 et 3-2. ‎ ‎Le large succès contre l’Irak (5-0) a permis aux Lions de finir dans le lot des huit meilleurs troisièmes. ‎ ‎Ils ont du coup hérité des Diables Rouges, premiers de leur groupe G après une victoire sur la Nouvelle-Zélande, un match nul face à l'Égypte et l’Iran. ‎ ‎‎Une séance d’entraînement est programmée mardi à la veille de la rencontre contre la Belgique. ‎ ‎La délégation sénégalaise va prolonger son séjour à Seattle, en cas de qualification pour les huitièmes de finale. Source : APS
2026-06-29 20:14:30

Ousmane Sonko déballe sur Diomaye: « S’il y’a tripatouillage, cela vient du président de la République ! La constitution ne lui appartient pas »
À l’issue de l’adoption de la proposition de révision constitutionnelle par l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a retracé l’ensemble du processus ayant conduit à cette réforme, avant de pointer directement la responsabilité du chef de l’État dans les controverses ayant entouré le texte. « S’il y a eu tripatouillage, il vient du président de la République. Il a pris le texte pour regarder ce qui l’arrangeait et ce qui ne l’arrangeait pas. La Constitution n’appartient pas à Bassirou Diomaye Faye », a-t-il lancé. Le président de l’Assemblée nationale a illustré son propos en évoquant certaines dispositions qu’il reproche au chef de l’État d’avoir écartées, citant notamment la déclaration de patrimoine à la fin du mandat et l’interdiction pour le président de la République de présider un parti. Il s’est ensuite interrogé sur la légitimité d’une telle démarche : « Au nom de quoi une seule personne peut-elle faire le tri entre les dispositions qui lui conviennent et celles qui ne lui conviennent pas ? Cela est inadmissible », a-t-il martelé. En effet, Ousmane Sonko a tenu à rappeler la hiérarchie des pouvoirs en matière constitutionnelle, déniant au président de la République la qualité de pouvoir constituant : « Le président n’est pas un pouvoir constituant. Le pouvoir constituant dérivé, c’est l’Assemblée nationale. Le pouvoir constituant originaire, c’est le peuple lorsqu’il est convoqué par référendum ». www.dakaractu.com
2026-06-29 20:11:00

PAPE THIAW SUR SENEGAL / IRAK : ‘’Parfois, on peut se tromper’’
PAPE THIAW SUR SENEGAL / IRAK ‘’Parfois, on peut se tromper’’ Pape Thiaw a obtenu sa première victoire à la Coupe du Monde sur le banc du Sénégal en s’imposant face à l’Irak (5-0), après deux défaites consécutives. Le sélectionneur national a félicité ses joueurs à la fin de la rencontre. Il a admis ses erreurs dans ses choix lors des matchs précédents et regrette la situation d’incertitude dans laquelle son équipe est placée en attendant de connaître son sort dans la compétition. ‘’Mon équipe a fait le match qu’il fallait’’ ‘’Avant tout, je félicite mon équipe qui a fait le match qu’il fallait. Cela nous tenait à cœur de gagner ce match et de pouvoir espérer. Le fait d’avoir mis cinq buts, c'est quelque chose de bien. Nous étions en face d'une équipe irakienne qui nous a posé des problèmes à la première mi-temps, même si nous avons débloqué le match sur un coup de pied arrêté avec un but d'Abdoulaye Seck. À la mi-temps, nous avons rectifié pour pouvoir apporter des changements qui ont été payants. Nous avons remobilisé les joueurs pour leur demander de garder le ballon et de pouvoir les faire tourner, les faire courir. À un moment, c'est sûr qu'à dix contre onze, on peut lâcher. Et derrière, nous avons mis quatre buts. Maintenant, le travail est fait. Le destin n'est pas entre nos mains. Nous allons attendre les autres matchs et être là à calculer.’’ ‘’Pape a une bonne frappe et il était aussi motivé’’ ‘’Oui, Pape, c'est quelqu'un en sélection qui nous marque beaucoup de buts avec sa frappe de balle. Je pense que nous savions que l'équipe irakienne allait être en bloc bas et je pense qu'avec les frappes lointaines, cela peut débloquer la situation. Pape a une bonne frappe et je pense qu'il était aussi motivé pour venir apporter sa pierre à l'édifice. Il l'a bien fait en marquant un doublé. Il faut le féliciter et aussi féliciter tous ses partenaires.’’ ‘’On a regardé les matchs, on les a visionnés, on a corrigé’’ ‘’Il fallait continuer sur cette lancée, mais après, ce sont des matchs qui sont derrière nous. Je pense que nous n'avons pas joué à notre meilleur niveau tout au long du match. Ceux qui connaissent le Sénégal savent que c'est une équipe qui aime avoir le ballon, qui aime aller presser quand elle ne l'a pas. À un moment, nous avions les lignes étirées, ce qui nous a coûté des buts. Techniquement, parfois, nous avions un peu de mal sur certaines phases. La justesse technique était importante, tout comme les détails. Nous avons regardé les matchs, nous les avons visionnés, et nous avons corrigé. Aujourd'hui, je pense que cela a payé. Maintenant, même si nous gagnons 5-0, il y a encore des choses à corriger. Il faut attendre. Si nous sortons encore de la compétition, nous pourrons prétendre à encore plus de corrections.’’ ‘’Parfois, on peut se tromper’’ ‘’Dire que notre pays est content, que les gens sont apaisés, c'est ce que nous cherchons. Chacun a donné du bonheur à notre pays. Nous travaillons pour ça. Nous savons aussi ce que ce pays fait pour nous, ce que ce pays apporte à cette équipe nationale. Parfois, nous les comprenons, mais nous donnons tout pour leur faire plaisir. Pour les joueurs, je préfère parler collectivement. Je pense qu'après, il y a des matchs, il y a le contexte. Pour être titulaire ou pas, nous en discutons. Parfois, on peut se tromper, parfois non. Parfois, les changements paient, et on va parler du coach. Quand ça ne paie pas, c'est le coach. C'est le football, nous l'acceptons, mais nous travaillons, nous avons des choix à faire, et nous les faisons. Après, en fonction de l'adversaire, en fonction du contexte du match, parfois c'est la tactique, parfois c'est autre chose que les gens ne peuvent pas comprendre parce qu'ils ne vivent pas avec le groupe.’’ ‘’Ça fait toujours plaisir de battre des records’’ ‘’Ça fait toujours plaisir de battre des records parce que nous sommes des compétiteurs. Pour ce match, c'est sûr qu'aujourd'hui, les remplaçants sont rentrés plus tôt que d'habitude. Ça n'a rien à voir. Parfois, c'est en fonction du contexte et aussi de l'apport que nous souhaitons avoir. Si nous ne les avons pas, nous pouvons changer très vite. Parfois aussi, nous cherchons des choses. Nous savons que nous pouvons les avoir. Parfois, cela peut arriver tardivement. Après, il faut se dire qu'il faut corriger. En tant que coach, parfois, même si je corrige mes joueurs, je dois me corriger sur certaines choses. Aujourd'hui, cela a payé. Tant mieux. Espérons que la compétition va continuer pour nous.’’ ‘’C’est sûr qu'on pouvait faire mieux’’ Oui, c'est sûr que nous pouvions faire mieux. Mais après, c'est passé. C'est derrière nous. Il fallait faire moins d'erreurs que les adversaires. Surtout, nous savons que cette Coupe du Monde, parfois, les matchs se jouent sur des détails. Il y a aussi des erreurs que nous avons commises, que nous ne devions pas commettre. Après, c'est comme ça. Nous avons corrigé. Il fallait gagner ce match face à une équipe irakienne qui était vraiment venue pour gagner, pour espérer se qualifier derrière. Mais cela s'est passé comme nous le voulions vraiment. Nous avons marqué beaucoup de buts. C'est très bien pour les joueurs. Félicitations à eux. Maintenant, il faut attendre. Nous avons trois points et il y a d'autres matchs qui vont se jouer. Espérons que cela se passera bien pour le Sénégal.’’ LOUIS GEORGES DIATTA Section: sport
2026-06-27 17:22:49

Stéphanie Frappart raccroche le sifflet : Le pionnière de l’arbitrage rejoint l’UEFA
À 42 ans, Stéphanie Frappart, première femme à avoir officié en tant qu’arbitre centrale en Ligue 1 en 2019, dans un Euro masculin et aussi en Coupe du monde masculine en 2022, a décidé de prendre sa retraite d’arbitre. L’annonce, faite par la Fédération française de football (FFF), marque la fin d’une carrière qui a redéfini les frontières de l’arbitrage mondial, dans un football féminin comme masculin. Mais Frappart ne s’éloigne pas des terrains pour autant. Elle a été nommée responsable de l’arbitrage de l’UEFA, l’instance qui dirige le football européen, qui l’a annoncé jeudi 25 juin. Selon les explications fournies par l’UEFA, elle contribuera au développement stratégique de l’arbitrage en Europe, ainsi qu’aux travaux de l’instance en matière de désignation des arbitres, de contrôle de la performance, de conseils techniques et de développement continu des officiels de match pour les compétitions européennes. Le dernier rendez-vous de la Française avec le sifflet remonte au 5 juin dernier, lors du duel Danemark-Suède comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde féminine 2027. Au total, elle a dirigé quelque 300 matchs professionnels au cours d’une carrière entamée plus de deux décennies plus tôt. Pionnière à de multiples titres, Frappart restera dans l’histoire comme la première femme à avoir arbitré une Coupe du monde masculine, son « graal » selon les mots de la FFF, mais aussi la première Française à avoir arbitré une finale de Coupe du monde féminine. Sa nouvelle fonction à l’UEFA l’oblige toutefois à quitter un autre poste : elle occupait depuis mars 2023 le poste de directrice technique déléguée à l’arbitrage féminin à la direction de l’Arbitrage de la FFF, fonction qu’elle ne pourra plus assumer en parallèle de ses nouvelles responsabilités européennes. www.dakaractu.com
2026-06-27 17:02:00

Dette « cachée » et rapport d’audit demandé : Le FMI douterait-il du cabinet d’audit Forvis Mazars?
Le rapport produit par le cabinet Forvis Mazars, livré en juin 2025 après mandat du gouvernement du Sénégal a fixé les bases chiffrées de ce que l’on appelle désormais la dette cachée. Ce ratio dette/PIB porté à 132 % à fin décembre 2024 dans le périmètre consolidé du Fonds et un encours de l’administration centrale évalué à 23 666,8 milliards de francs CFA, soit 119 % du PIB. Ce travail de réconciliation, mené sur la période 2018-2024 à la suite du rapport de la Cour des comptes de février 2025, a porté le ratio de l’administration centrale de 74,4 % à 99,7 % puis à 111 % fin 2023, avant d’atteindre 118,8 % fin 2024. Mais une particularité mérite d’être soulignée. En effet, le rapport du cabinet Forvis Mazars n’a pas été rendu public dans son intégralité et ses conclusions ne sont connues que par recoupement. Il s’agit, selon plusieurs analyses, d’un inventaire préliminaire transmis au Fonds en juillet 2025, de chiffres repris dans des documents officiels du ministère des Finances, ainsi que de fuites relayées par la presse sénégalaise. Cette absence de publication intégrale alimente naturellement la question de la crédibilité, puisque toute citation du rapport doit composer avec des données dérivées plutôt qu’avec le texte original. C’est dans ce contexte que s’inscrit la déclaration de Julie Kozack, directrice du département de la communication du Fonds monétaire international, lors de sa conférence de presse du 25 juin dernier à Washington. Évoquant les réformes engagées par les autorités sénégalaises pour remédier aux vulnérabilités révélées par la dette cachée, elle a d’abord salué les mesures correctives déjà prises sur les audits successifs de la dette publique et les réformes institutionnelles unifiant les fonctions de gestion de l’endettement. Mais elle a aussitôt nuancé ce satisfecit: « nous avons constaté que des actions décisives supplémentaires seront nécessaires et importantes pour consolider les progrès. Parmi les pistes que nous explorons, figurent le lancement d’un audit par un cabinet international privé, la finalisation de l’audit complet des arriérés de paiement ainsi que des mesures visant à renforcer les contrôles des engagements budgétaires. » Une question qui, en apparence technique, soulève l’interrogation de fond que plusieurs commentateurs et observateurs n’ont pas manqué de relever : pourquoi le FMI jugerait-il nécessaire de recommander un nouvel audit, confié cette fois à une entreprise internationale privée, si le travail déjà réalisé par Forvis Mazars, lui-même cabinet international, mandaté et payé par l’État sénégalais, suffisait à établir une vérité incontestable sur l’ampleur de la dette ? Si l’on suit ce raisonnement, l’appel à un audit supplémentaire pourrait être lu comme un constat implicite que le travail de Mazars, bien qu’utile pour la réconciliation initiale des données, n’a pas suffi à clore définitivement le dossier aux yeux du Fonds sans que cela équivaille pour autant à une remise en cause de la crédibilité de Mazars en tant que cabinet d’audit. Il faut cependant noter que le Fonds n’a, à ce stade, formulé aucune critique publique du travail technique de Forvis Mazars en tant que tel. Les déclarations de Julie Kozack, ainsi que celles de son collègue Edward Gemayel, chef de mission pour le Sénégal, ont plutôt porté sur la nécessité de poursuivre un processus déjà engagé pour la finalisation des arriérés de paiement, du renforcement des contrôles budgétaires plutôt que sur une remise en question des chiffres déjà produits. Le rapport Mazars a d’ailleurs servi de base aux statistiques aujourd’hui intégrées dans les documents officiels du ministère des Finances et du Budget, notamment le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2026-2028 et la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme. Ces chiffres n’ont pas été contestés par le FMI dans le fond ; au contraire, l’institution avait indiqué, dès juillet 2025, que l’évaluation préliminaire contenue dans le rapport correspondait globalement à ses propres attentes, tout en précisant que la validation finale restait en cours. La proposition d’un nouvel audit international privé répond donc davantage, selon les éléments disponibles, à une logique de consolidation et de légitimation externe du processus dans son ensemble, dans un contexte où la polémique politique autour de la dette dite « cachée » demeure vive qu’à une mise en cause frontale de la fiabilité technique de Forvis Mazars. Reste que cette nuance échappe largement au débat public sénégalais, où la succession d’audits, la non-publication intégrale des rapports et les sommes déboursées par l’État pour des cabinets étrangers nourrissent un sentiment de lassitude et de méfiance. www.dakaractu.com
2026-06-27 17:00:00

Sachets d’eau, épices : ce que révèlent des études menées à l’UCAD
Elles ont été dévoilées lors de la journée scientifique sur la sécurité sanitaire des aliments. Mettre des épices dans la marmite pour relever le goût, acheter un sachet d’eau à 50 F dans la rue, croquer un fruit ou un légume sont autant de gestes du quotidien sans que l’on s’interroge sur la sécurité des aliments consommés. Pourtant, 866 millions de personnes sont affectées chaque année par des maladies d’origine alimentaire, entraînant 1,52 million de décès et la perte de 57,1 millions d’années de vie en bonne santé. Ces statistiques de l’OMS ont été rappelées hier à l’UCAD, lors de la 5e édition de la Journée scientifique de la sécurité sanitaire des aliments. Le Sénégal n’échappe pas à cette réalité. Des études ont été menées sur différents sujets relatifs à la sécurité des aliments. Les différentes communications présentées hier ont montré la faible qualité de certains aliments consommés dans le pays. Par exemple, concernant la qualité microbiologique des épices, une équipe est arrivée à la conclusion qu’il existe « une salubrité défaillante dans le processus de traitement des échantillons d’épices analysés ». Les résultats montrent également « le potentiel toxinogène des bactéries associées à ces produits, suggérant la nécessité d’encadrer leur vente par une réglementation ». Concernant les sachets d’eau, une étude a été réalisée à Dakar et à Mbour sur 50 marques, à partir de 100 échantillons. Les résultats sont plutôt inquiétants, puisqu’une contamination par des matières fécales a été constatée. « L’interprétation globale a permis de conclure que seuls 2 % des échantillons sont satisfaisants et que 2 % sont également acceptables ; ils peuvent donc être commercialisés et consommés sans risque. Quatorze pour cent sont non satisfaisants, c’est-à-dire qu’ils ont dépassé la limite d’acceptabilité sans pour autant être toxiques. Pour ceux-ci, la commercialisation est fortement déconseillée en raison de la forte probabilité d’atteinte du seuil de contamination lors du stockage. Enfin, 82 % des échantillons sont contaminés ; ils ne répondent donc pas aux critères microbiologiques de potabilité et sont strictement impropres à la consommation. » 72 % des échantillons contenaient au moins un résidu de pesticide Ainsi, l’équipe de recherche estime que ces résultats appellent à la mise en œuvre urgente d’une politique de régulation du secteur. Une autre étude s’est penchée sur les sols cultivés en piment dans la zone des Niayes. « Les résultats montrent que 72 % des échantillons contenaient au moins un résidu de pesticide. Sur les 18 molécules recherchées, cinq insecticides homologués ont été détectés : le fénitrothion, la cyperméthrine, le chlorpyrifos, le profenofos et la bifenthrine. » Ces résultats indiquent une « contamination importante » des espaces de culture de piment dans les Niayes, l’un des principaux greniers agricoles du Sénégal. D’où la nécessité de revoir les pratiques phytosanitaires et de promouvoir des alternatives aux pesticides. Venu présider la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a rappelé la progression des maladies chroniques (diabète, hypertension, obésité, etc.), dont une part importante est liée aux habitudes alimentaires et à la qualité des aliments. Il a regretté que l’industrie alimentaire mette davantage l’accent sur le marketing que sur la qualité des produits. Mais, pour le ministre, il ne faut pas se limiter au constat. Il urge de sensibiliser les populations afin qu’elles fassent le lien entre ce qu’elles consomment et les maladies chroniques dont souffre la société. Les enfants face à l’industrie alimentaire Au-delà de l’aspect sanitaire, il y a également les conséquences financières pour les familles et pour le budget de l’État. Ibrahima Sy souhaite surtout cibler les jeunes, plus vulnérables aux stratégies marketing des firmes, mais aussi plus réceptifs aux actions de sensibilisation que les adultes, qui ont déjà développé des habitudes plus ancrées. Pour réussir cette communication, estime-t-il, il faut s’appuyer sur des données scientifiques. « On a besoin d’avoir des recherches qui nous renseignent sur la qualité nutritionnelle des aliments, leur qualité sanitaire, les sources de contamination, les causes et les dangers. » Ces données peuvent, par exemple, aider à établir une hiérarchisation des risques afin de mieux orienter les décisions et les ressources. Cette tâche est d’autant plus nécessaire que, comme le rappelle le doyen de la Faculté de médecine, Pr Bara Ndiaye, la contamination des aliments peut intervenir à tout moment, de la production à la consommation, en passant par la transformation, le transport, la conservation et la distribution. D’où la nécessité d’une prise en charge urgente dans le cadre d’une approche globale et multisectorielle afin d’en faire l’affaire de tous. Avec Setal.net, le meilleur reste à venir
2026-06-25 14:14:00

Qualification en 16es de finale : Voici pourquoi le Sénégal a de grandes chances de passer
Dans la course à la qualification pour les huit meilleurs troisièmes du Mondial 2026, le Sénégal conserve un espoir réel malgré une position initialement défavorable après deux journées. Avec zéro point au compteur, les Lions de la Teranga ne disposent plus d’aucune marge d’erreur et sont contraints de s’imposer lors de leur dernier match face à l’Irak. Mais au-delà de leur propre performance, une analyse détaillée des différents groupes laisse apparaître un scénario globalement favorable, susceptible de maintenir la sélection sénégalaise dans la course à la qualification. Dans le groupe A, la dynamique actuelle entre l’Afrique du Sud et la Tchéquie pourrait aboutir à une situation où l’un des deux protagonistes termine la phase de groupes avec un total limité à trois points. Ce type de scénario est particulièrement important dans la course aux meilleurs troisièmes, où les équipes affichant un faible total restent vulnérables au classement comparatif. Une telle configuration permettrait de maintenir plusieurs nations dans une zone de points accessible, offrant indirectement au Sénégal une possibilité de remontée en cas de victoire lors de son ultime sortie. Dans le groupe B, la situation est encore plus favorable aux projections sénégalaises. La confrontation entre la Bosnie-Herzégovine et le Qatar lors de la troisième journée pourrait aboutir à un total extrêmement bas pour l’un des deux concurrents. En cas de match nul, les deux équipes resteraient limitées dans leur progression avec seulement deux points, tandis qu’une victoire de l’une des deux ne permettrait à l’autre de ne dépasser qu’un point. Dans les deux cas, le niveau global de points dans ce groupe demeure relativement faible, ce qui contribue à maintenir une ouverture dans la hiérarchie des troisièmes. Le groupe E offre également une perspective intéressante dans le cadre des calculs de qualification. L’Allemagne apparaît comme largement favorite face à l’Équateur, ce qui pourrait laisser la sélection sud-américaine dans une position fragile avec un total de points limité. Dans une logique de classement des meilleurs troisièmes, une équipe terminant avec un ou deux points devient un concurrent relativement peu menaçant, ce qui renforce mécaniquement les chances des équipes capables d’atteindre un total supérieur, comme le Sénégal en cas de victoire. Dans le groupe G, l’attention est portée sur une rencontre impliquant la Belgique, dont une éventuelle défaite, bien que jugée peu probable au regard de sa dynamique, aurait un impact direct sur l’équilibre général du classement des troisièmes. Un tel scénario permettrait de réduire la pression exercée par certaines sélections européennes dans la course aux meilleures places, en maintenant un nombre limité de concurrents à un niveau de points élevé. Enfin, le groupe H propose une confrontation entre le Cap-Vert et l’Arabie saoudite, dont l’issue pourrait également jouer un rôle décisif dans les calculs finaux. Un match nul dans cette rencontre serait particulièrement favorable au Sénégal, en maintenant les deux équipes à une distance raisonnable au classement. Au-delà de ces projections, les groupes J, K et L restent encore en cours d’analyse en fonction des résultats des deuxièmes journées. Leur évolution pourrait soit renforcer, soit réduire les marges de manœuvre du Sénégal . Dans tous les cas, la situation reste claire : une victoire face à l’Irak demeure impérative, mais elle pourrait s’avérer suffisante pour permettre aux Lions de la Teranga de figurer parmi les huit meilleurs troisièmes et poursuivre leur aventure mondiale.
2026-06-23 11:22:04

Coalition Diomaye Président : Serigne Ndiaye défend les réformes institutionnelles et rappelle qu’aucune transformation majeure ne peut être engagée sans l’accord du chef de l’État
Les coordinations départementales de la Coalition Diomaye Président de Fatick, Foundiougne et Gossas ont tenu un point de presse à Dakar sous la présidence de Serigne Ndiaye, Directeur Général du Programme de Modernisation des Villes (PROMOVILLES) et coordonnateur de la coalition dans les trois départements de la région de Fatick. Cette rencontre a été l’occasion pour les responsables de la coalition de faire le point sur la situation politique dans la région de Fatick et de réaffirmer leur soutien aux actions entreprises par le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Au cœur des échanges, la question des réformes institutionnelles a largement dominé les débats. Devant les militants, responsables politiques et représentants de la presse, Serigne Ndiaye a soutenu que les changements engagés dans le pays s’inscrivent dans la vision de gouvernance portée par le Chef de l’État depuis son accession au pouvoir. Selon lui, les réformes institutionnelles constituent un pilier essentiel du projet de transformation nationale actuellement en cours. Elles visent notamment à renforcer la transparence dans la gestion publique, la reddition des comptes, l’efficacité de l’administration et la consolidation de l’État de droit. Dans ce contexte, Serigne Ndiaye a tenu à rappeler avec fermeté que personne ne peut entreprendre ou revendiquer des réformes institutionnelles majeures sans l’accord et l’orientation du Président de la République. Il a souligné que le Chef de l’État demeure le garant des institutions et l’autorité légitime chargée de définir les grandes orientations de l’action publique. Pour les responsables de la Coalition Diomaye Président, les réformes engagées aujourd’hui procèdent d’une volonté politique clairement exprimée par le Président Bassirou Diomaye Faye et traduisent son ambition de bâtir un Sénégal plus juste, plus transparent et davantage tourné vers les préoccupations des citoyens. Les coordinations de Fatick, Foundiougne et Gossas ont également salué les efforts consentis par les nouvelles autorités dans plusieurs secteurs, notamment le développement territorial, l’agriculture, la protection sociale et l’amélioration des services publics. Serigne Ndiaye a appelé les militants à rester mobilisés afin d’accompagner la mise en œuvre des réformes et de poursuivre le travail de terrain dans les différentes localités de la région de Fatick. Les responsables de la coalition ont enfin réaffirmé leur engagement à soutenir le Président Bassirou Diomaye Faye dans son programme de transformation du pays et à défendre les réformes institutionnelles qu’ils considèrent comme indispensables à la modernisation de l’État et au renforcement de la démocratie sénégalaise. www.dakaractu.com
2026-06-23 11:21:00

Sénégal – Norvège : Les images de la Première Dame Absa Faye en tribune font réagir
Lors du match entre le Sénégal et la Norvège, la Première Dame Absa Faye a attiré l'attention des internautes grâce à sa présence remarquée dans les tribunes. Les images de son soutien aux Lions de la Téranga ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions. Les Lions de la Téranga pouvaient compter sur un soutien de poids dans les tribunes, mardi soir. La Première Dame Absa Faye était présente pour encourager l'équipe nationale lors du match contre la Norvège, un duel crucial pour la suite du parcours sénégalais dans cette Coupe du monde 2026. Vêtue aux couleurs du Sénégal, Absa Faye a suivi la rencontre avec attention, affichant son engagement aux côtés des Lions. Les images de cette présence ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, où elles ont suscité une vague de commentaires positifs. Internautes et supporters ont salué ce geste de soutien, perçu comme un signe de l'implication des autorités dans cette compétition. Cette apparition intervient dans un moment délicat pour la sélection nationale, qui cherche à se relancer dans le tournoi après un début de parcours compliqué. Si la défaite face à la Norvège (2-3) n'a pas aidé, l'engagement affiché par la Première Dame a été largement apprécié par les fans, qui y voient un encouragement à poursuivre le combat. À travers sa présence, Absa Faye a tenu à manifester son attachement aux Lions et à toute la nation. Un message d'encouragement qui, même après la défaite, a contribué à maintenir la flamme chez les supporters, désormais tournés vers le prochain match, décisif pour la qualification.
2026-06-23 11:20:30

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