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Demi-finale AfroBasket U18 : Le Sénégal fait tomber le Mali, champion d’Afrique en titre
Grande performance des Lionceaux ! L'équipe du Sénégal s'est qualifiée pour la finale de l'AfroBasket U18 masculin en venant à bout du Mali (55-51),, au terme d'un derby ouest-africain âprement disputé, samedi à Abidjan. Une victoire hautement symbolique : elle permet au Sénégal de prendre sa revanche sur le tenant du titre, qui l'avait déjà éliminé au même stade de la compétition en 2024, et lui ouvre également les portes de la Coupe du monde FIBA U19 2027. Un excellent départ, puis une résistance jusqu'au bout Très motivés face aux champions d'Afrique en titre, les jeunes Sénégalais ont rapidement pris les devants. Ils ont remporté le premier quart-temps 23-13, avant de rejoindre la pause avec treize points d'avance (34-21). Solides défensivement et efficaces en contre-attaque, les Lionceaux ont notamment réussi à neutraliser l'une des principales armes maliennes, Abdou Karim Diallo. Au retour des vestiaires, les Maliens ont tenté de réagir, mais le Sénégal a su conserver son avantage pour boucler le troisième quart-temps sur le score de 47-37, malgré un précieux 5-0 signé Mohamed Keita en fin de période côté malien. Dans le dernier acte, le Mali a intensifié la pression, optant notamment pour une défense tout terrain afin de recoller au score. Malgré cette remontée dans les cinq dernières minutes, les Lionceaux ont fait preuve de caractère et de solidité pour préserver leur avantage jusqu'au coup de sifflet final (55-51). Une revanche attendue Cette victoire a une saveur particulière pour les Sénégalais, battus par le Mali lors de leurs deux précédentes confrontations en finale (2018) et en demi-finale (2024) de l'AfroBasket U18. Le capitaine Codé Mbengue, auteur de plusieurs prestations majeures tout au long du tournoi et déjà élu à deux reprises MVP de son équipe lors de cette édition, avait d'ailleurs annoncé la couleur avant la rencontre, évoquant un « match retour » après sa défaite face au Mali en 2024. Grâce à cette belle victoire, le Sénégal élimine ainsi le champion d'Afrique en titre et décroche son billet pour la finale de l'AfroBasket U18 2026. Mieux encore, cette qualification garantit d'ores et déjà aux Lionceaux une place à la Coupe du monde FIBA U19 2027, qui se tiendra à Pardubice, en République tchèque — les deux finalistes du tournoi continental étant automatiquement qualifiés pour le rendez-vous mondial. Les Lionceaux affronteront désormais le vainqueur de l'autre demi-finale, qui oppose la Côte d'Ivoire, pays hôte, au Cameroun. La finale, ainsi que le match pour la troisième place, se disputeront ce dimanche 16 août au Palais des Sports de Treichville, à Abidjan.
2026-08-15 19:28:32

Guy Marius Sagna dévoile les coulisses de la commission : « Le gouvernement a indiqué avoir besoin de ces fonds pour faire de la politique et soutenir des ministres »
Le député Guy Marius Sagna, membre du groupe parlementaire Pastef, s’est exprimé lors du point de presse du groupe cet après-midi sur la polémique entourant la loi relative aux crédits spéciaux et fonds politiques. Il a tenu à démentir fermement les accusations selon lesquelles ce texte serait brandi pour combattre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il a rappelé qu’en 2024, dans le projet de Pastef, à la page 37, la formation politique avait déjà annoncé que ces fonds devaient être soumis à un contrôle associant plusieurs acteurs. Guy Marius Sagna a également réfuté l’idée selon laquelle le Premier ministre aurait quitté la Primature pour pouvoir ensuite évoquer la question des fonds politiques, qualifiant cette affirmation de fausse. Il a précisé que le chef du gouvernement avait abordé ce sujet alors qu’il était encore Premier ministre, lors d’une séance de questions d’actualité. Il a appelé à mettre fin à ce qu’il a qualifié de manipulations. Le parlementaire a par ailleurs rappelé avoir lui-même déposé, en septembre 2025, une proposition de loi visant à encadrer les fonds politiques, présentant cette démarche comme la traduction d’un engagement politique assumé. Il a affirmé que le président de la République chercherait à maintenir les avantages hérités de l’ancien régime de Macky Sall et de ses proches. Guy Marius Sagna a en outre relevé une contradiction : alors que le gouvernement et la présidence justifient le maintien des fonds politiques en l’état, la majorité des grandes puissances mondiales encadrent aujourd’hui strictement ce type de fonds. Il a révélé les coulisses des échanges tenus en commission, rapportant que les tenants du maintien du dispositif actuel auraient justifié leur position en expliquant qu’ « ils ont besoin de ces fonds politiques pour faire de la politique, appuyer des ministres etc... » www.dakaractu.com
2026-08-14 17:42:00

Hydraulique rurale : De gros nuages à l’horizon pour le ministre Cheikh Tidiane Dièye
À Tambacounda, les populations prises au piège des défaillances de la gestion de la Soges sont sur le pied de guerre, à cause d'une lettre du DG de l'OFOR qui veut les contraindre à rester dans la DSP malgré leurs souffrances. De l'électricité dans l'eau. C'est un secret de Polichinelle : l'hydraulique rurale reste un problème majeur au Sénégal. Mais dans la région de Tambacounda, la situation prend une tournure particulièrement préoccupante. Dans plusieurs localités, L'accès à l'eau potable demeure tributaire des pannes, de pénuries de carburant ou encore de problèmes liés à l'alimentation électrique des forages. Manques d'eau dans plusieurs localités À Missirah, Gouloumbou, Bambadinka, Bidiancoto et Tessan, les populations disent avoir vécu des situations où l'eau pouvait manquer pendant près de 72 heures. En cause, selon plusieurs témoignages recueillis sur le terrain, des ruptures de carburant ou des difficultés rencontrées par les opérateurs dans la prise en charge des dépenses d'électricité. Une situation d'autant plus difficile à accepter que les factures d'eau restent élevées pour les usagers. Au cœur de la controverse : la gestion confiée aux opérateurs privés dans le cadre de la Délégation de service public (DSP). La Soges, chargée de l'exploitation de plusieurs ouvrages, est particulièrement pointée du doigt par des populations qui estiment que les engagements liés à la continuité du service ne sont pas suffisamment respectés. Plusieurs communautés ont d'ailleurs cherché à sortir de ce système, excédées par les difficultés récurrentes. À Gouloumbou, la reprise en main du forage par la communauté a permis d'améliorer sensiblement la situation. Les populations de Missirah, Tessan et de Bidiancoto espèrent désormais connaître la même évolution. Controverse sur la gestion de la Soges C'est dans ce contexte déjà électrique qu'intervient une récente correspondance du directeur général de l'Office des forages ruraux ( OFOR ). Dans cette lettre, dont le contenu suscite une vive polémique, les autorités locales seraient invitées à faire intégrer les Associations des usagers des forages (ASUFOR) dans le dispositif de DSP, malgré les griefs exprimés contre la gestion actuelle. Pour les populations concernées, cette démarche passe mal. Elle est perçue comme une volonté de leur imposer un système dont elles contestent les résultats. Et la posture du patron de l'OFOR interroge : pourquoi privilégier la défense du dispositif et des opérateurs privés plutôt que d'exiger de ces derniers le respect strict de leurs obligations de service public ? La colère monte d'autant plus que les populations ne demandent pas l'impossible : elles veulent simplement avoir de l'eau, régulièrement, à un coût acceptable. Dans les villages, le sentiment d'être abandonné face aux difficultés de l'hydraulique rurale gagne du terrain. À Missirah, Dialacoto, Tessan, Bambadinka comme à Bidiancoto, les populations, soutenues par leurs maires, se disent désormais déterminées à défendre leurs intérêts. La lettre du DG de l'OFOR est ainsi considérée par certains acteurs locaux comme une véritable déclaration de guerre. Le risque, désormais, est de voir le bras de fer se transformer en confrontation ouverte entre communautés, autorités et responsables de l'hydraulique rurale. Une perspective qu'il serait dangereux de prendre à la légère. Car derrière les querelles administratives, les contrats et les DSP, il y a une réalité toute simple : quand un village reste trois jours sans eau, ce sont des familles entières qui paient le prix des dysfonctionnements du système.
2026-08-14 17:40:27

Denrées alimentaires : Les raisons de la hausse du prix de la viande dans le marché sénégalais
La viande est devenue chère sur le marché. Constat effectué dans les grands centres d'agrément du bétail, notamment au niveau du foirail des grands ruminants de Diamaguène Sicap Mbao et au foirail des petits ruminants, ainsi que chez certains bouchers de Dakar. Les prix de la viande de bœuf et de mouton ont connu une flambée au point d'inquiéter les professionnels de l'élevage. Aux abords du rond-point Seras, avant de rallier le foirail des petits ruminants, des rabatteurs accourent pour demander si l'on a besoin de moutons ou de bœufs, afin de nous proposer leurs produits. Et lorsqu'on leur explique les raisons de notre visite, un seul mot sort de leur bouche : « élevage-bi dokhoul », « le secteur de l'élevage ne marche pas ». Ils nous orientent vers les responsables des associations de professionnels de l'élevage, qui expriment leur amertume face à la cherté des prix de la viande. Les routes de l'approvisionnement coupées Le président du Regroupement des professionnels des abattoirs du Sénégal (Repas), El Hadji Bassirou Niang, lance : « Aujourd'hui, la viande coûte trop cher ». En effet, ce facteur est récurrent de mai à août, période durant laquelle la plupart des éleveurs partent en transhumance vers le Saloum et Tambacounda, dans les forêts, à la recherche de pâturage. Et quand les pluies reviennent, ces éleveurs retournent en suivant les jeunes bêtes pour atterrir au Djolof. Le deuxième facteur de cette cherté est lié à la crise malienne. En effet, le Mali est le pays qui ravitaillait le Sénégal en bœufs et en moutons. Malheureusement, aujourd'hui, avec les problèmes liés au djihadisme, les bœufs et les moutons ne viennent plus. El Hadji Bassirou Niang avance que les « dioulas » (marchands) qui ravitaillaient le marché sénégalais n'ont plus accès au Mali pour acheter du bétail, à cause de l'insécurité. Il en est de même pour les éleveurs maliens, qui ne viennent plus au Sénégal, car souvent des coupeurs de route leur prennent leur argent et leur bétail. « Ces deux facteurs sont à l'origine de la cherté de la viande au Sénégal. Pour trouver du bétail, c'est la croix et la bannière. Ce qui fait que les marchés ne sont plus ravitaillés. Et pratiquement, les éleveurs sénégalais ne vendent pas leur bétail, la plupart du temps, pour des raisons de prestige. Les gens font alors le tour des petits éleveurs, des maisons, des villages pour acheter des bœufs et des moutons et les faire venir à Dakar », explique le président du Repas. Cette rareté du bétail impacte négativement les prix de la viande de bœuf ou de mouton, mais aussi l'affluence des clients. « Le prix du kilogramme de viande de bœuf oscillait entre 3 500 et 3 800 francs. Actuellement, il varie entre 5 000 et 5 200 francs CFA au niveau des abattoirs. Auparavant, pour la viande de mouton, le kilo s'échangeait entre 4 000 et 4 200 francs. Mais aujourd'hui, le prix du kilogramme de la viande de mouton varie entre 5 500 et 6 000 de nos francs », détaille El Hadji Bassirou Niang, ajoutant que le Repas traverse une situation très difficile. Surenchère Mansour Mbaye Madiaga, président des professionnels du bétail et de la viande de la banlieue de Dakar, a lui aussi constaté l'envol des prix de la viande sur le marché. Fort de 45 ans d'expérience dans la vente de viande, il affirme que les Sénégalais ressentent pleinement cette cherté. « À mes débuts, je vendais la viande à 350 francs le kilogramme. Mais quand on arrive à vendre le kilo de viande de bœuf à 5 000 francs, et celui du mouton à 7 000 francs, ici à la Sogas, en gros, cela veut dire qu'il y a un problème. Quelle que soit la cherté du prix de la viande de bœuf, le prix du kilogramme n'avait jamais dépassé 2 500 ou 3 000 francs », regrette-t-il. Mansour Mbaye Madiaga explique que ce sont les professionnels de l'élevage qui vont dans les coins les plus reculés du pays pour s'approvisionner en bétail, à leurs risques et périls, afin de ravitailler le marché dakarois. Il ajoute qu'il est désormais difficile de trouver du bétail dans certains marchés hebdomadaires. « La guerre au Mali complique la situation. Et avec la conjoncture économique difficile, où les salaires sont dérisoires, des pères de famille ne donnent que 5 000 francs pour la dépense quotidienne. Si une dame achète le kilogramme de viande à 5 000 francs, qu'est-ce qu'il lui reste pour l'assaisonnement de sa marmite ? Donc, actuellement, les ménages souffrent », assène l'éleveur. Boucher rencontré à la Sogas (ex-Seras), Saliou Seck craint le pire : « Nous risquons d'aller en chômage technique. Car si vous achetez le kilogramme de bœuf à 5 000 francs, vous êtes obligé de le revendre à 5 500 ou 6 000 francs, à cause du transport. Mais ça, les clients, surtout les femmes, ne le comprennent pas. Et parfois, ce sont des quiproquos. » Même cri du cœur du côté des acteurs du foirail des grands ruminants de Diamaguène Sicap Mbao. « La viande est devenue chère parce que le bétail est inaccessible. L'aliment de bétail coûte également trop cher. Aujourd'hui, le sac de foin de 25 kilogrammes se vend à 9 000 francs, contre 2 000 francs par le passé. L'autre problème est lié à la guerre au Mali. D'une manière générale, l'élevage ne marche plus. Et cela est dû à la politisation du secteur », regrette Mody Ba, président du Collectif des acteurs du foirail de Diamaguène Sicap Mbao. Face à cette situation, les acteurs de l'élevage préconisent des solutions d'urgence et la tenue d'assises de leur secteur, tout en redoutant que le prix du kilogramme de bœuf ou de mouton ne grimpe jusqu'à 10 000 francs. Pour réguler les prix de la viande, l'Ascosen demande à l'État de sortir le bâton Face à la cherté de la viande, l'Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) n'y voit qu'une seule alternative : mettre fin à la tyrannie des intermédiaires et encadrer les prix sur le marché. Selon son vice-président Momath Cissé, l'État doit mettre fin aux intermédiaires et encadrer les prix, afin que la viande reste accessible aux consommateurs. « Le prix de la viande ne cesse de grimper au Sénégal, et cette augmentation vient de manière unilatérale de ceux qui nous fournissent la viande. C'est toujours constaté en période hivernale. Et après l'hivernage, le prix reste toujours le même. C'est ainsi que nous avons vu le prix du kilogramme de bœuf passer de 2 500 à 5 000 francs, sans que les autorités ne bronchent », s'indigne Momath Cissé. Pour lui, il est anormal que l'État laisse grimper les prix de la viande. « Nous avons toujours demandé à ce que les prix soient encadrés », a-t-il rappelé, avant de dénoncer le rôle des intermédiaires dans la vente. « Le prix de la viande a toujours augmenté parce qu'on n'a pas cherché à éliminer certains intermédiaires. Avant que la viande n'arrive chez le consommateur final, il y a beaucoup d'intermédiaires qui s'activent sur le dos du consommateur. Pour preuve, au foirail des petits ruminants, pour acheter un mouton, il y a au moins dix personnes qui vous suivent. Et ces dix personnes ne vous suivent pas gratuitement : l'animal sur pied en paie le prix, tout comme le prix de la corde est supporté par le consommateur. Il y a donc des frais payés par le consommateur à des intermédiaires qui n'apportent aucune valeur ajoutée. »
2026-08-13 16:03:36

Gouvernement en vacances ou sursis politique : le mystère du Conseil... suspendu
Le gouvernement du Sénégal s’est-il octroyé un instant de répit, s’effaçant temporairement des affaires du monde ? La question s’impose avec une acuité singulière, dictée par l’absence notable du traditionnel Conseil des ministres qui devait se tenir ce mercredi. En quête de lumières pour dissiper cette ombre, les démarches entreprises auprès de la présidence de la République n'ont suscité que mutisme et dérobades, chaque interlocuteur se renvoyant la balle dans un ballet de silences concertés, comme si le mot d’ordre était de ne point rompre le secret. D’aucuns jugeront l’événement anodin, mais l’enjeu s’avère pourtant crucial pour ceux qui guettent les mouvements du pouvoir. Le glaive du président Diomaye, dont le vol suspendu continue d’inquiéter les hautes sphères, menace toujours de faucher de nouvelles têtes au sein des directions générales, prolongeant ainsi une vague de limogeages qui n'a pas épargné les lieutenants d'Ousmane Sonko. Dans cette atmosphère de sursis, l’annonce de ce contretemps dominical résonnera sans doute comme une trêve salvatrice pour de nombreux hauts fonctionnaires suspendus à leur destin. Car depuis quelque temps, la rumeur publique voue les dirigeants des entreprises publiques à une disgrâce imminente, plongeant ces derniers, ainsi que leur cour de flatteurs et d'obligés mus par des intérêts purement personnels, dans les tourments d'une insomnie permanente. Dès lors, l'interrogation demeure entière : le gouvernement est-il entré en vacances ? Seule une parole officielle, prompte à édifier l’opinion nationale, saura désormais dissiper l'épaisseur de ce mystère.
2026-08-12 14:24:00

MANDATS DE DÉPÔT ET LONGUES DÉTENTIONS : La nouvelle circulaire du ministre de la Justice à l’épreuve du cas Mame Thierno Birahima Bob
MANDATS DE DÉPÔT ET LONGUES DÉTENTIONS La nouvelle circulaire du ministre de la Justice à l’épreuve du cas Mame Thierno Birahima Bob Alors que le ministre de la Justice vient d’instruire les parquets et les juridictions de rationaliser les mandats de dépôt et d’accélérer le traitement des affaires en instruction, le dossier de l’ancien comptable de la Caisse de sécurité sociale (CSS), détenu depuis plus de deux ans sans procès, s’impose comme un test grandeur nature pour l’application effective de ces directives. Face à l’engorgement persistant des établissements pénitentiaires et à la prolifération des détentions provisoires à rallonge, la chancellerie a décidé de frapper un grand coup. À travers une circulaire ferme adressée aux procureurs généraux, aux procureurs de la République et aux présidents de juridiction, le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, réaffirme l’urgence de rationaliser le recours aux mandats de dépôt et d’assurer un traitement diligent des affaires pénales. Constatant que peu de parquets se conforment aux orientations antérieures et que la surpopulation carcérale compromet gravement les engagements internationaux du Sénégal, le garde des Sceaux exige un changement radical de doctrine. Parmi les mesures phares préconisées par la chancellerie figurent le suivi diligent des dossiers pendants dans les cabinets d’instruction, l’enrôlement rapide des affaires prêtes à être jugées et le recours accru à la mise en liberté provisoire dès lors que le mis en cause offre des garanties suffisantes de représentation. Deux ans de détention : des auditions toujours attendues C’est précisément dans le sillage de ce rappel à l’ordre institutionnel que s’inscrit la bataille judiciaire menée par Mame Thierno Birahima Bob. L’ancien comptable de la Caisse de sécurité sociale (CSS), placé sous mandat de dépôt depuis juillet 2024, s’est retrouvé, hier, au cœur des débats devant la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar. Ses conseils contestent la régularité de plusieurs actes d’enquête, notamment les écoutes téléphoniques ayant précédé son interpellation et celle de ses coprévenus. Mais, au-delà des exceptions de nullité soulevées, la défense demande que son client soit renvoyé devant une juridiction de jugement dans les meilleurs délais ou qu’il bénéficie d’une liberté provisoire. La Chambre d’accusation n’a toutefois pas statué favorablement sur cette demande. Pour la juridiction, certains actes doivent encore être accomplis avant qu’elle puisse se prononcer. Lors de son face-à-face avec le procureur, Mame Thierno Birahima Bob avait cité les noms de Racine Sy, du chef comptable de la CSS et de la secrétaire générale de l’institution, Odette Tine. Or, selon les éléments évoqués à l’audience, aucune de ces personnes n’aurait encore été entendue par le procureur. Leur audition est ainsi jugée nécessaire avant toute décision sur la requête de l’ancien agent comptable. Cette motivation met en lumière les lenteurs qui entourent le traitement du dossier : des actes considérés comme indispensables à la manifestation de la vérité restent à accomplir plus de deux ans après l’ouverture de la procédure. Pour la défense, ce retard ne saurait être opposé indéfiniment à son client, qui demeure en détention sans qu’une date de procès soit fixée. La saisine de la Chambre d’accusation intervient d’ailleurs deux semaines après le rejet, par le juge d’instruction, d’une nouvelle demande de liberté provisoire. Au cœur d’un préjudice de 2 milliards : des recherches aux complicités internes L’affaire Mame Thierno Birahima Bob tire son origine d’une plainte déposée par la direction générale de la CSS à la suite de soupçons de malversations au sein des agences Wiltord, à Colobane, et du Plateau. L’enquête, confiée à la Section de recherches de la gendarmerie, a mis au jour un réseau présumé de détournement de fonds s’appuyant sur l’usage frauduleux de chèques d’approvisionnement. D’abord évalué à 1,8 milliard de francs CFA, le préjudice financier global a, par la suite, été réévalué à environ 2 milliards de francs CFA. Au cours des investigations, la secrétaire générale de l’institution, Odette Tine, avait estimé que des opérations d’une telle ampleur n’auraient pu être réalisées sans la complicité de plusieurs responsables et agents internes. Auditionné au fond, Mame Thierno Birahima Bob a reconnu avoir participé à certaines opérations financières, tout en contestant catégoriquement le montant exact du préjudice qui lui est imputé. Il a, par ailleurs, soutenu que des failles structurelles existaient bien avant sa prise de fonction et affirmé faire office de bouc émissaire à la suite de la médiatisation de scandales de gestion au sein de la CSS. Profil public et garanties de représentation : un test pour la justice Outre son passé professionnel à la CSS, Mame Thierno Birahima Bob est une figure connue du monde des affaires et de la politique. Chef d’entreprise à la tête de la structure Transport Holding Bob, il est également le fondateur du mouvement politique Énergie et Lumière, entité qui avait officiellement soutenu la coalition Diomaye Président lors du scrutin présidentiel de 2024. Pour ses conseils, ce profil d’investisseur disposant de points d’attache solides garantit sa représentation en justice et écarte tout risque de fuite. L’arbitrage attendu de la Chambre d’accusation, après les auditions demandées, sera donc particulièrement scruté. Il permettra de mesurer si la nouvelle circulaire du ministre de la Justice est appelée à rester une simple déclaration d’intention ou si elle marque le début d’une transformation concrète des pratiques judiciaires au Sénégal. Mamadou Diop Section: social
2026-08-09 01:08:53

RAPPORT ITIE DU PREMIER SEMESTRE 2025 - MINES, PÉTROLE ET GAZ 293,2 milliards de francs CFA de recettes publiques
RAPPORT ITIE DU PREMIER SEMESTRE 2025 - MINES, PÉTROLE ET GAZ 293,2 milliards de francs CFA de recettes publiques Les activités minières, pétrolières et gazières ont généré 293,2 milliards de francs CFA de recettes publiques au Sénégal durant les six premiers mois de 2025. Le secteur minier reste le principal contributeur, avec près des trois quarts des revenus déclarés. Entre janvier et juin 2025, l’exploitation des ressources minières, pétrolières et gazières a rapporté 293,24 milliards de francs CFA aux différentes structures publiques sénégalaises. Ce montant ressort des annexes du rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) consacré au premier semestre 2025. Les mines ont généré 217,37 milliards de francs CFA, soit environ 74 % du total. Les hydrocarbures ont, pour leur part, produit 75,87 milliards, représentant près de 26 % des recettes déclarées. Sabodala Gold Operations arrive en tête des contributeurs avec 63,34 milliards de francs CFA. La compagnie aurifère devance Petrosen, à laquelle sont rattachées 37,85 milliards de recettes, et Petowal Mining Company, qui affiche 33,88 milliards. Woodside Energy Sénégal, exploitant du champ pétrolier de Sangomar, a contribué à hauteur de 25,91 milliards de francs CFA. Grande Côte Opérations suit avec 23,90 milliards, devant Ciments du Sahel, 22,26 milliards, les Industries chimiques du Sénégal, 21,38 milliards, et la Sococim, 20,74 milliards. Parmi les autres contributeurs importants figurent BP Sénégal Investments Limited, avec 9,77 milliards de francs CFA, China Road and Bridge Corporation, avec 7,62 milliards, et Dangote Industries Sénégal, avec 7,20 milliards. Kosmos Energy Sénégal affiche, de son côté, 2,33 milliards de francs CFA. L’impôt sur les sociétés constitue la première source de recettes du secteur extractif. Il a rapporté 74,17 milliards de francs CFA au cours du semestre. Il est suivi par les revenus tirés de la commercialisation de la part de production revenant à l’État, évalués à 37,50 milliards. Les retenues effectuées sur les salaires ont généré 37,13 milliards de francs CFA. La redevance minière a rapporté 21,98 milliards, tandis que l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières a atteint 19,30 milliards. Les dividendes versés à l’État représentent 18,6 milliards de francs CFA. La taxe sur la valeur ajoutée collectée par les services douaniers s’élève à 15,69 milliards, contre 13,81 milliards pour la TVA précomptée. La taxe spéciale sur le ciment a, pour sa part, généré 10,74 milliards. Le rapport recense également 6,28 milliards de francs CFA de redevances superficiaires, 6,04 milliards de droits de douane et 2,20 milliards provenant des amendes, pénalités et redressements douaniers. Les chiffres du premier semestre 2025 montrent la montée en puissance des hydrocarbures dans les revenus extractifs du Sénégal. Petrosen, Woodside, BP Sénégal et Kosmos concentrent l’essentiel des 75,87 milliards de francs CFA attribués au pétrole et au gaz. Le secteur minier demeure toutefois largement dominant. À elles seules, Sabodala Gold Operations, Petowal Mining Company, Grande Côte Opérations, Ciments du Sahel, les Industries chimiques du Sénégal et la Sococim totalisent plus de 185 milliards de francs CFA de recettes publiques. Les 293,24 milliards recensés ne correspondent pas au chiffre d’affaires réalisé par les entreprises. Ils représentent les impôts, taxes, redevances, dividendes, droits de douane et revenus issus de la part de production de l’État déclarés pour le premier semestre 2025. Section: economie
2026-08-09 00:46:10

TENNIS - COUPE DAVIS : Le Sénégal vise les barrages de montée
TENNIS - COUPE DAVIS Le Sénégal vise les barrages de montée Le Sénégal s'apprête à remettre en jeu son titre de vainqueur du Groupe 3 Afrique de la Coupe Davis, dont l'édition 2026 est prévue du 11 au 15 août à Bujumbura, au Burundi. Les fédéraux, en conférence de presse ce vendredi, visent les trois premières places, qualificatives pour les matchs de barrage pour la montée dans le Groupe 2 Mondial. Le Groupe 3 Afrique de la Coupe Davis entrera en compétition du 11 au 15 août à Bujumbura, au Burundi. Vainqueur de la dernière édition, le Sénégal va défendre son titre avec comme ambition finale de jouer les barrages de montée dans le Groupe 2 Mondial. C'est l'objectif que se sont fixés les fédéraux, en conférence de presse, ce vendredi. « La Coupe Davis, Groupe 3 Afrique 2026, on y retourne cette année, en sachant que l'année dernière, c'est le Sénégal qui l'avait remportée. Nous étions premiers devant la Namibie, et en troisième, il me semble que c'était le Nigeria. Notre objectif, c'est d'être qualifié pour les matchs de barrage en étant classé parmi les trois premières équipes », a expliqué le premier vice-président à l'organisation de la Fédération sénégalaise de tennis (FST), Baïdy Dieng. Selon lui, l'équipe sénégalaise a les capacités de rééditer la performance réalisée l'année dernière à Harare au Zimbabwe. « On a une équipe qui est solide, avec deux joueurs qui sont professionnels. L'un est classé 706e mondial, Seydina André, l'autre est 840e mondial, Nicolas Jadoun. Ce sont tous deux des garçons qui ont grandi ici, qui ont appris le tennis ici, au Club Olympique, au Sporting et au TCD. Et qui ont gagné les premiers rounds du tournoi ITF Junior, qui a été initié ici à partir de 2018. » La sélection du Sénégal, menée par le capitaine Lamine Diédhiou, sera complétée par deux joueurs locaux, qui sont Yannick Languina et Olivier Mendy. « Les joueurs seront sur place après-demain, prendront connaissance des terrains, connaîtront leurs adversaires et l'ordre des matchs, et pourront faire ce qu'on attend d'eux. Ils ne sont pas dans un domaine nouveau, ils connaissent la compétition, ils l'ont déjà gagnée l'année dernière, on souhaite juste qu'ils refassent le même parcours », a-t-il assuré. Le Groupe 3 Afrique est composé, en plus du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Togo, de la Namibie et du Burundi. Chaque équipe jouera cinq matchs et le tirage au sort sera effectué lundi prochain pour déterminer l'ordre des rencontres. Susciter de l'engouement pour le tennis Les fédéraux sont confiants quant au bon déroulement du séjour de la délégation sénégalaise à Bujumbura. Selon eux, toutes les dispositions ont été prises, avec l'appui des autorités étatiques, notamment pour « les titres de voyages, et promettent également de nous soutenir concernant tous les frais inhérents à la préparation, aux transports internes, aux matériels et à l'hébergement ». « Une des difficultés qu'on a, c'est que nos joueurs ne quittent pas tous le Sénégal pour aller au Burundi, ça coûterait moins cher. Nous, on fait venir des gens qui, en fait, vivent et s'entraînent comme des professionnels en Europe. Cela coûte beaucoup plus cher, et c'est pour ça que c'est important l'appui du ministère », a indiqué M. Dieng. Le président de la Fédération sénégalaise de tennis, Layti Ndiaye, souhaite cette année jouer le match de barrage à Dakar. D'abord, cela permettra de donner plus de chance à l'équipe, qui sera en terre conquise. « Quel que soit l'équipe, avoir le match ici, chez soi, ça fait quand même une grosse différence. C'est important psychologiquement », a dit M. Ndiaye. L'année dernière, le Sénégal a joué son match de barrage au Pakistan et a perdu face à l'équipe pakistanaise. « On a perdu contre le Pakistan, dans les conditions qui ont été relatées. La surface, surtout, nous a porté préjudice. Et également, je pense, l'arbitrage. On est parti, on a joué à Islamabad sur une surface qu'on ne connaissait pas du tout, qui est le gazon », a regretté Baïdy Dieng. Ensuite, en jouant à domicile le match de barrage, les dirigeants espèrent susciter chez les Sénégalais de l'engouement pour le tennis. « C'est d'autant plus important que ça permet de renouer avec ce qui se faisait à l'époque. Les fameuses coupes Davis qui ont montré à la face du Sénégal ce que c'était le tennis », a déclaré le président de la FST. « À l'époque, a-t-il rappelé, les tournois se faisaient au Sporting, qui a été détruit. C'était vraiment un véritable engouement de voir ces matchs-là. On a reçu la Grèce ici, l'Afrique du Sud qui venait de sortir de l'apartheid, l'Égypte. On est allés jouer au Portugal, en Afrique du Sud, en Tunisie. C'est cette ambiance-là qu'on veut régénérer au niveau du Sénégal. Ce serait bon qu'on gagne pour qu'on puisse permettre aux Sénégalais de revoir ce qu'est que la Coupe Davis dans son ancienne facette. » LOUIS GEORGES DIATTA Section: sport
2026-08-09 00:30:47

APRÈS PRÈS DE 22 MOIS DE DÉTENTION : Khadim Ba libéré après une transaction avec les Douanes
APRÈS PRÈS DE 22 MOIS DE DÉTENTION Khadim Ba libéré après une transaction avec les Douanes Le président-directeur général de Locafrique, Khadim Ba, a recouvré la liberté, hier, après la conclusion d’une transaction avec l’administration des Douanes. Détenu depuis octobre 2024 dans une affaire portant sur des importations de produits pétroliers et des opérations de change, l’homme d’affaires a quitté le Pavillon spécial. Le montant et les conditions financières de l’accord n’ont pas été rendus publics. Khadim Ba est libre. Après près de 22 mois de détention préventive, le président-directeur général de Locafrique a quitté, ce vendredi 7 août 2026, le Pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec. Sa libération fait suite à une transaction conclue avec l’administration des Douanes. Cet accord a entraîné l’extinction de l’action publique dans le cadre du contentieux douanier à l’origine de son arrestation. Les autorités judiciaires concernées n’ayant pas contesté cette issue, la voie a été ouverte à sa remise en liberté. Les détails de la transaction restent toutefois inconnus. Aucun montant officiel n’a été communiqué. L’un de ses avocats, Me Massokhna Kane, a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une caution et que l’accord ne devait pas être interprété comme une reconnaissance de culpabilité. La défense a, depuis le début de la procédure, contesté l’ensemble des accusations. Le dossier remonte à septembre 2024. Khadim Ba avait été convoqué par les Douanes les 19 et 24 septembre, avant d’être placé en garde à vue. Présenté au Pool judiciaire financier, il avait été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 4 octobre 2024. L’administration douanière évaluait le contentieux à environ 215 milliards de francs CFA. Elle lui reprochait notamment des faits présumés de faux et usage de faux dans un document administratif, d’importation sans déclaration de marchandises prohibées, de violation de la réglementation des changes, d’escroquerie portant sur des deniers publics, de blanchiment de capitaux et d’association en vue de commettre un blanchiment. Le volet relatif aux importations sans déclaration portait sur un montant de 63,05 milliards de francs CFA. Le défaut présumé de rapatriement de devises était, pour sa part, évalué à 44,60 milliards. Une somme de 63,05 milliards était également évoquée dans le cadre de l’accusation d’escroquerie portant sur des deniers publics. L’affaire concernait des opérations d’importation de produits pétroliers attribuées à la société Dermond Oil & Gas Africa. Dès l’ouverture de la procédure, les avocats de Khadim Ba avaient soutenu que leur client n’était ni le représentant légal ni le dirigeant de cette société. Ils avaient également fait valoir qu’il n’était pas l’importateur des produits concernés. Selon la défense, la Société africaine de raffinage (SAR) était l’importateur officiel. Un rapport d’expertise ordonné au cours de l’instruction aurait conclu que les cargaisons en cause avaient été importées, déclarées et payées par la SAR. L’expert aurait également relevé que Khadim Ba n’avait ni la qualité d’importateur, ni celle de transitaire ou d’établissement financier. Ces conclusions, largement invoquées par ses conseils, n’avaient cependant pas conduit à sa libération immédiate. La défense avait introduit plusieurs demandes de mise en liberté provisoire et de mainlevée du mandat de dépôt. Une première requête avait été rejetée en janvier 2025. Une autre demande, déposée en juin de la même année après l’audition au fond de l’homme d’affaires, avait également reçu un avis défavorable du parquet financier avant d’être rejetée par le juge d’instruction. Les conseils de Khadim Ba avaient parallèlement contesté la régularité de l’enquête douanière. Ils dénonçaient notamment les conditions dans lesquelles leur client avait été entendu et soutenaient qu’il n’avait pas pu bénéficier de l’assistance de ses avocats lors d’une partie de la procédure. La transaction finalement acceptée met un terme au contentieux douanier qui maintenait le dirigeant de Locafrique en détention. Elle ne permet cependant pas, en l’absence de publication de ses clauses, de connaître les concessions faites par les différentes parties ni le montant éventuellement retenu pour solder le dossier. Section: social
2026-08-09 00:16:28

Entre spiritualité et exposition médiatique : la polémique "Mame Ndiaye Savon" ravive le débat sur le respect des lieux saints
Il est des lieux dont la seule évocation impose le silence, le recueillement et la retenue. Touba, cité spirituelle fondée sur l'héritage de Cheikh Ahmadou Bamba, appartient à cette catégorie d'espaces où la foi transcende l'agitation du monde. Pourtant, à l'heure où les réseaux sociaux dictent souvent les codes de la visibilité, la frontière entre l'intime, le spectaculaire et le sacré semble de plus en plus ténue. La récente apparition de cette dame, connue du grand public sous le pseudonyme de « Mame Ndiaye Savon », aux abords de la Grande Mosquée de Touba, a suscité une vive controverse. Les images diffusées sur les plateformes numériques, montrant une importante affluence autour de la commerçante, ont rapidement alimenté les débats, opposant ceux qui y voient une simple visite pieuse à ceux qui dénoncent une mise en scène incompatible avec la vocation spirituelle des lieux. Pour de nombreux observateurs, le cœur de la polémique ne réside pas tant dans la présence de l'intéressée à Touba que dans les circonstances ayant entouré cette apparition. Dans une ville où le recueillement demeure un principe cardinal, certains estiment que l'ampleur de l'attroupement et la médiatisation de l'événement ont contribué à détourner, ne serait-ce qu'un instant, l'attention de la dimension religieuse du site. Les défenseurs de Mame Ndiaye rappellent, pour leur part, que chacun demeure libre d'effectuer une ziarra et qu'aucune intention de troubler l'ordre ou de porter atteinte au caractère sacré de la cité n'a été formellement établie. À l'inverse, ses détracteurs considèrent que l'omniprésence des caméras et la viralité des images traduisent une évolution préoccupante des comportements à l'ère des réseaux sociaux, où la quête de visibilité tend parfois à s'imposer jusque dans les espaces les plus symboliques. Au-delà de la personne de Mame Ndiaye, cette affaire met en lumière une interrogation plus profonde sur les mutations de la société contemporaine. À mesure que les plateformes numériques façonnent les usages et les comportements, les lieux de mémoire, de spiritualité ou de recueillement deviennent eux aussi le théâtre de phénomènes médiatiques qui interrogent les limites entre communication personnelle, notoriété et respect des valeurs collectives. Pour nombre de fidèles, Touba ne saurait être réduite au rang de simple décor destiné à nourrir le flux incessant des publications numériques. La cité religieuse demeure avant tout un haut lieu de spiritualité, où l'humilité, la discrétion et le recueillement constituent les fondements mêmes de la tradition mouride. Cette polémique, qui continue d'alimenter les échanges sur les réseaux sociaux, relance ainsi un débat de fond : celui de la responsabilité des personnalités publiques et des créateurs de contenu lorsqu'ils évoluent dans des espaces investis d'une forte portée religieuse et culturelle. Entre liberté individuelle, exposition médiatique et devoir de respect envers les lieux sacrés, la réflexion demeure ouverte. Une chose apparaît toutefois avec évidence : à l'ère du numérique, la question n'est plus seulement celle de ce qui peut être filmé ou partagé, mais aussi de ce qui mérite, par respect pour les symboles et les croyances, de demeurer à l'abri du tumulte de la viralité.
2026-08-06 21:49:00

Foot - transferts : Rodri donne son accord au Barça après un appel de Hansi Flick
Rodri a tranché, et son choix fait l’effet d’une bombe sur le mercato estival. Selon les informations révélées par Gerard Romero et Nil Solà, du média Jijantes, le milieu de terrain espagnol de Manchester City a donné son accord pour rejoindre le FC Barcelone à l’issue d’un appel téléphonique personnel avec l’entraîneur blaugrana Hansi Flick. Le technicien allemand a personnellement contacté le champion du monde pour lui exposer son projet et le convaincre de quitter les Skyblues. Ce revirement intervient après l’enlisement du dossier qui semblait pourtant promis au Real Madrid. Les discussions entre Manchester City et la Maison-Blanche ont buté sur un désaccord concernant le montant du transfert, les Citizens réclamant environ 75 millions d’euros quand les Merengues ne proposaient que 50 millions, en misant sur des bonus pour combler l’écart. Un blocage qui a ouvert une brèche inespérée pour les Catalans. Le Barça se positionnerait désormais sur une offre autour de 65 millions d’euros, un montant jugé accessible pour les doubles tenants du titre en Liga. L’aspect financier ne se limite pas au montant du transfert. Rodri pourrait devoir accepter un salaire inférieur à son émolument hebdomadaire actuel à City, évalué à environ 296 000 dollars. Un sacrifice qui en dit long sur l’attrait exercé par le projet sportif de Hansi Flick, dans un vestiaire où le Ballon d’Or en titre retrouverait plusieurs compagnons de sélection avec la Roja, du gardien Joan García à la pépite Lamine Yamal, en passant par Pedri, Gavi, Pau Cubarsí, Eric García, Dani Olmo et Ferran Torres. Le club catalan, initialement focalisé sur d’autres priorités du mercato comme l’arrivée d’un avant-centre et le retour espéré de João Cancelo, avait rouvert ce dossier après la grave blessure de Frenkie de Jong, laissant un vide béant au cœur de l’entrejeu blaugrana. Reste désormais à transformer cet accord verbal en signature officielle, le Barça devant encore s’entendre formellement avec Manchester City, qui n’a pas dit son dernier mot sur les contours financiers de l’opération. www.dakaractu.com
2026-08-06 21:44:00

Voirie et assainissement à la cité Corossol : la SN HLM accélère ses travaux contre les inondations
La Société nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN HLM) a effectué, ce jeudi 6 août, une visite de chantier à la cité Corossol, à Ndiakhirate, afin de faire le point sur l’avancement des travaux de voirie et d’assainissement. La délégation était conduite par le directeur général, Pape Abdourahmane Dabo, accompagné du secrétaire général, des directeurs opérationnels, des équipes techniques ainsi que des autorités administratives locales. Selon Hamzata Sarr, responsable du département Accession, cette visite s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les inondations et vise à évaluer l’état d’avancement des travaux confiés à l’entreprise GSI. Le projet est réalisé en deux phases : une tranche ferme et une tranche conditionnelle. La première, actuellement en cours d’exécution, comprend les travaux de canalisation, de voirie, de pavage et de drainage des eaux pluviales jusqu’à l’exutoire. Hamzata Sarr a expliqué que le chantier a connu plusieurs contraintes ayant ralenti son exécution, notamment des occupations irrégulières sur l’emprise des travaux ainsi que des difficultés liées à l’exutoire, situé sur l’emprise de la route. Ces obstacles ont nécessité l’implication du directeur général de la SN HLM, en collaboration avec les autorités locales, dont le préfet, afin de lever les blocages et permettre la poursuite normale des travaux. Il a également précisé que les études techniques ont été réalisées par le cabinet Afrique Consult, qui a dimensionné les ouvrages en tenant compte des besoins futurs et des cités environnantes afin d’assurer une évacuation efficace des eaux pluviales. À ce jour, les travaux de la tranche ferme affichent un taux d’exécution de 38 %. Selon les responsables du projet, sans les contraintes rencontrées, le chantier aurait déjà dû être achevé, sa durée d’exécution initiale étant de trois mois. Pour sa part, le délégué de la cité Corossol, Amath Kébé, a salué la détermination du directeur général de la SN HLM et son engagement à faire aboutir le projet. Il s’est dit satisfait des assurances données par Pape Abdourahmane Dabo, qui s’est engagé à veiller au respect des dispositions prévues pour l’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales traversant la cité Corossol et les quartiers environnants, afin de préserver le cadre de vie des populations. www.dakaractu.com
2026-08-06 21:41:00

Le Real Madrid finalise un accord de 140 millions d’euros pour Yan Diomandé
Le Real Madrid est sur le point de réaliser l'un des plus gros transferts de son histoire. Le club espagnol a trouvé un accord avec le RB Leipzig pour le recrutement de Yan Diomandé, pour un montant pouvant atteindre 140 millions d'euros, bonus compris. L'opération comprendrait 125 millions d'euros fixes auxquels s'ajouteraient 15 millions d'euros de bonus, selon plusieurs médias européens, dont The Athletic, des informations également confirmées par L'Équipe. À seulement 19 ans, l'international ivoirien est considéré comme l'un des plus grands espoirs du football mondial. Révélé sous les couleurs du RB Leipzig après son arrivée en provenance de Leganés, l'ailier a vu sa cote exploser grâce à ses performances en Bundesliga et lors de la Coupe du monde 2026. Courtisé par plusieurs grands clubs européens, dont le Paris Saint-Germain, il devrait finalement prendre la direction de la capitale espagnole. Un transfert historique pour le Real Madrid Si l'ensemble des bonus est atteint, Yan Diomandé deviendrait le joueur le plus cher jamais recruté par le Real Madrid, devant plusieurs stars passées par le club. Selon les informations relayées, le joueur est désormais attendu à Madrid pour passer sa visite médicale avant la signature officielle de son contrat. Le transfert représente également une opération exceptionnelle pour le RB Leipzig. Recruté environ 20 millions d'euros un an plus tôt, l'ailier ivoirien permettrait au club allemand de réaliser une plus-value spectaculaire, fidèle à sa réputation de club révélateur de jeunes talents. Pour le Real Madrid, cette arrivée s'inscrit dans une stratégie de recrutement axée sur les jeunes joueurs à très fort potentiel. Le club madrilène poursuit ainsi le renouvellement progressif de son effectif avec l'ambition de préparer les prochaines saisons autour d'une nouvelle génération de talents.
2026-08-05 19:46:54

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