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L’inventaire floristique des îles Marquises enfin achevé après 40 ans de recherches
Nuku Hiva, le 9 juillet 2026 - Chipper Wichman, président émérite du National Tropical Botanical Garden (NTBG) basé à Kauai, à Hawaii, a présenté cette semaine aux six maires des Marquises l’achèvement d’un projet scientifique relatif à la flore de l’archipel après près de quarante années de recherches. Un inventaire floristique complet, en deux tomes et en anglais, qui recense les plantes à fleurs et les fougères de l’archipel. Les îles Marquises abritent une biodiversité exceptionnelle avec un taux d’endémisme élevé. Leur isolement géographique a notamment permis l’évolution d’espèces uniques. Dès la fin des années 80, Chipper Wichman, président émérite du National Tropical Botanical Garden (NTBG) basé à Kauai, à Hawaii, et son équipe ont commencé à explorer ces écosystèmes complexes. Leur objectif était de documenter chaque espèce végétale présente sur l’archipel. Ce projet a nécessité de multiples expéditions sur le terrain, des analyses génétiques et la consultation d’herbiers anciens. Les chercheurs américains ont collaboré avec les institutions françaises puis celles du Fenua, et notamment avec le chercheur en écologie et en botanique Jean-Yves Meyer, pour garantir la précision des données. Le résultat est un ouvrage de référence intitulé “Vascular Plants & Flora of the Marquesas Islands” qui servira de base pour les futures études botaniques dans la région. “Il est important de préciser que nous n'aurions pas pu accomplir ce travail mené dans des conditions parfois difficiles sur le terrain et pendant tant d'années, sans l'aide constante et le soutien fort des mairies et des communautés locales dans chacune des îles des Marquises” , a indiqué le président émérite du NTBG. “Nos différentes expéditions botaniques ont nécessité une planification et une préparation logistique afin de pouvoir prospecter les zones les plus reculées et les plus hauts sommets des îles. Lors de ces missions, nous avons découvert et décrit de nombreuses espèces endémiques nouvelles pour la science qui ont émerveillé notre équipe et les botanistes du monde entier.” Le premier tome “Vascular Plants of the Marquesas Islands” est dédié aux fougères et plantes apparentées avec près de 200 espèces répertoriées. Le second volume “Flora of the Marquesas Islands” se concentre lui sur les plantes à fleurs. Il décrit plus de 1 200 espèces dont de nombreuses sont endémiques. Chaque volume inclut des descriptions détaillées, de nombreuses photos, des clés d’identification et des cartes de répartition. Plus de 60 espèces de plantes sont nouvellement décrites dans ces deux tomes. Ainsi, ces livres offrent une vision complète de la flore marquisienne. Ils permettent de mieux comprendre la répartition des espèces et leur adaptation à des environnements souvent hostiles. Cette semaine, Chipper Wichman, plusieurs membres clé de l’équipe de botanistes ayant participé aux prospections sur le terrain et à la rédaction de “Vascular Plants & Flora of the Marquesas Islands”, plusieurs donateurs qui ont aidé financièrement à réaliser ce projet, et le chercheur Jean-Yves Meyer sont arrivés aux Marquises, à bord du cargo mixte Aranui, afin de remettre aux conseils municipaux de chaque île de l’archipel un exemplaire des deux volumes de l’ouvrage en question. “Il s’agit pour nous de restituer toutes les connaissances acquises sur les plantes qui sont trouvées dans l’archipel, puis dans le même temps de dire ‘Mahalo nui’ et ‘Koutau nui’ à l’ensemble des Marquisiens” , a expliqué Chipper Wichman. Pour l’heure, les deux tomes de cet ouvrage de référence n’existent qu’en langue anglaise et il n’est pas prévu de traduction. Cependant, les illustrations et photographies qui accompagnent les textes facilitent l’identification des plantes sur le terrain pour les non-anglophones. Les habitants de l’archipel peuvent désormais se rendre dans la mairie de leur île pour consulter ces ouvrages de référence. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-14 22:24:00

Fête gâchée à Papeete
Tahiti, le 14 juillet 2026 - La déception est immense au Fenua à la suite de l’élimination de l’équipe de France, battue en demi-finales de la Coupe du monde par l’Espagne (0-2). Il n’y aura donc pas de 3e étoile pour les Bleus qui devront jouer le match pour la troisième place, ce samedi, face au perdant d’Angleterre-Argentine. Tout était réuni pour une journée mémorable en Polynésie. Un mardi 14 juillet sous le soleil où les forces de l’ordre en uniforme et les maillots bleu-blanc-rouge ne font plus qu’un à l’occasion de la Fête nationale et surtout de la demi-finale de la Coupe du monde entre la France et l’Espagne. Si les feux d’artifice ont été interdits dans plusieurs départements en Métropole à cause de la canicule, c’est bien la défaite de nos Bleus qui risquent de gâcher la fête dans tout le Fenua. Impuissants face à leur désormais bête noire espagnole (0-2), les hommes de Didier Deschamps ont pris la porte du Mondial 2026 et voient leur rêve de 3e étoile réduit à néant. Une foule record Dès le lever du soleil, les supporters polynésiens s’amassent en nombre au sein des différents endroits diffusant la rencontre. La tension se fait ressentir dès le coup d’envoi tandis que de nombreuses personnes cherchent encore des places afin d’assister au match. Certains optent pour s’asseoir directement à même le sol, d’autres restent debout quand ils ne décident pas de faire demi-tour pour trouver une chaise. Côté terrain, le ton est donné dès les premières minutes du match. Chaque action ressemble à une balle de match sous les “ oh ”, “ ah ” et “ allez les Bleus ” des plusieurs centaines de personnes réunies devant les deux écrans géants installés à la brasserie Hoa. Des huées se mettent même à résonner lorsqu’un certain Gianni Infantino, le président de la Fifa, visiblement très apprécié dans le Fenua, apparaît à la télévision. La douche froide Sur le terrain, la France est muselée par le jeu espagnol, qui l’a déjà renversée lors de leurs deux dernières confrontations (Ligue des nations et Euro-2024). Le public tahitien tente de réveiller les coéquipiers de Kylian Mbappé. Sans succès. Dans la foulée, c’est la douche froide avec ce penalty concédé à la suite d’un geste non maîtrisé du nouveau défenseur du Paris Saint-Germain, Lucas Digne, sur Lamine Yamal. Mikel Oyarzabal se charge de transformer le penalty. Tandis que les supporters tricolores se prennent la tête à deux mains les yeux vers le ciel, un fan espagnol a le sourire avec son drapeau autour de lui et ses deux bières à la main. « On n’a pas envie de perdre un 14 juillet » Les supporters commencent à prendre en grippe le corps arbitral, notamment à cause des nombreux hors-jeux “d’un cheveu” sifflés contre Kylian Mbappé. Malgré le retard au score, les Français restent confiants à l’image de Bertrand : “ On a la place pour l’emporter. On n’a pas envie de perdre un 14 juillet, surtout face à l’Espagne ! Il faut juste procéder à quelques changements et tout peut basculer. ” Un souhait exaucé par le sélectionneur de l’équipe de France qui sort Adrien Rabiot, averti dès le début de la première période, pour lancer Manu Koné et donner enfin du rythme au sein du milieu de terrain des Bleus. Mais c’est surtout l’entrée de Désiré Doué qui redonne un peu de lueur dans les yeux des spectateurs polynésiens. Un public loin de se douter qu’il allait être climatisé à peine une minute plus tard par le but du break espagnol signé Pedro Porro. Papeete aura poussé jusqu’au bout Ce n’est pas la première fois que les Bleus se retrouvent dos au mur. Il reste l’espoir d’une incroyable remontée, à l’image de la finale du précédent Mondial face à l’Argentine. Il y a donc encore une infime chance, d’autant plus lorsque l’on compte dans ses rangs Mbappé, Dembélé, Doué ou encore Cherki qui, lui aussi, a les faveurs du public tahitien. Les encouragements surgissent à nouveau. Malgré le désespoir, les supporters tricolores poussent la France jusqu’aux derniers instants du match. Rien n’y changera. Cette équipe d’Espagne reste notre kryptonite et tentera d’aller chercher une deuxième étoile, dimanche 19 juillet (9 heures), face à l’Argentine de Lionel Messi ou l’Angleterre d’Harry Kane. L’aventure pour les Bleus n’est pas terminée. Il reste un ultime match à disputer, samedi 18 juillet (11 heures), en petite finale du tournoi. L’occasion de finir sur une bonne note pour les adieux de Didier Deschamps sur les bancs de l’équipe de France, même si ce n’est pas comme cela que le sélectionneur voulait conclure son histoire. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-14 21:58:00

Heiva i Tahiti 2026 - Les soirées des podiums prennent une nouvelle dimension
Tahiti le 13 juillet 2026. Pour la première fois de son histoire, le Heiva i Tahiti enrichit la programmation de ses traditionnelles soirées des podiums. Jusqu'à présent, ces soirées mettaient à l'honneur les trois groupes lauréats des catégories hura ava tau et hura tau, tandis que seuls les premiers prix des concours de chant en Tārava Tahiti, Tārava Raromata'i et Tārava Tuha'a Pae étaient programmés. Désormais, les trois podiums de chacune des catégories de tārava seront également présents sur la scène de To'atā lors des deux soirées des podiums des 17 et 18 juillet. Le public pourra ainsi découvrir ou redécouvrir sur scène les spectacles des groupes ayant décroché les 1er, 2e et 3e prix en Tārava Tahiti, Tārava Raromata'i et Tārava Tuha'a Pae. Cette évolution offre une représentation plus fidèle de l'excellence des concours et permet de célébrer pleinement les performances des meilleurs pupu hīmene, au même titre que celles des meilleurs groupes de ‘ori Tahiti. Les soirées des podiums porteront ainsi plus que jamais leur nom, en réunissant désormais l'ensemble des podiums du Heiva i Tahiti, en danse comme en chant. Le Heiva i Tahiti poursuit ainsi sa volonté de valoriser l'ensemble des disciplines qui font la richesse de notre patrimoine culturel. Informations pratiques : Heiva i Tahiti 2026 Soirées des podiums : le 17 et 18 juillet 2026 Un événement à suivre en live streaming : www.heiva.org Page Facebook : Heiva i Tahiti Officiel Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-14 05:56:00

Temaru réunit le Tavini... sans Géros ni les élus de l'assemblée
Tahiti, le 13 juillet 2026 – Officiellement consacrée à “l'indépendance de Mā’ohi Nui” et aux “questions diverses”, la réunion convoquée lundi après-midi par Oscar Temaru devait rassembler les élus Tavini de l'assemblée et les élus municipaux du parti. Mais ni Antony Géros ni les représentants indépendantistes de Tarahoi n'ont fait le déplacement. Une absence collective qui, quelques jours après la “démission d'office” de Moetai Brotherson décidée sans consultation préalable du président du Tavini, jette un nouvel éclairage sur le vote de vendredi... et sur les relations entre les deux principales figures du mouvement indépendantiste. C'est précisément à cette réunion qu'Antony Géros faisait référence quelques heures plus tôt lorsqu'il confiait aux journalistes : “On verra cet après-midi.” Interrogé sur l'hypothèse qu'Oscar Temaru demande aux élus de se ranger derrière Moetai Brotherson, le président de l'assemblée avait même prévenu : “Pour ce qui me concerne, je pourrai pas.” Finalement, il n'a pas fait le déplacement. Pas davantage que les représentants Tavini de l'assemblée. Autour d'Oscar Temaru se trouvaient en revanche plusieurs figures historiques et cadres du parti, parmi lesquels Léon Tefau, Vito Maamaatuaiahutapu ou encore Tauhiti Nena. Étaient également présentes Vannina Crolas et Minarii Galenon, membres du Tavini mais aussi ministres de Moetai Brotherson. Quelques heures plus tôt, Antony Géros reconnaissait déjà que “pour l'instant, le problème est à l'intérieur de notre parti, de notre groupe, vis-à-vis de notre président”, renvoyant ainsi le règlement de la crise au patron du Tavini. Vendredi, le vote favorable d'Oscar Temaru sur le deuxième collectif budgétaire du gouvernement Brotherson ne constituait pas une consigne donnée au groupe, a expliqué Antony Géros lundi. “On est dans une logique de groupe (...). Aujourd'hui, il y a une nouvelle discipline de groupe, et c'est celle du Tavini”, a-t-il glissé. Les représentants Tavini s'étaient réunis avant la séance pour arrêter une position commune d'abstention, à l'exception de deux élus qui avaient choisi de maintenir leur vote contre exprimé en première lecture. Président du groupe Tavini à l'assemblée – même s'il siège peu ces dernières semaines en raison de son état de santé –, Oscar Temaru, qui avait donné procuration pour voter en faveur du collectif budgétaire, n'a donc pas été suivi. Une entorse rare à la discipline de groupe du Tavini. La “démission d'office” en question La veille de cette séance électrique, Antony Géros avait également pris une décision lourde de conséquences. Par communiqué, il actait la “démission d'office” de Moetai Brotherson du Tavini. Interrogé lundi sur cette décision prise sans en référer à Oscar Temaru, il s'en est expliqué : “On ne l'a pas exclu. Il s'est exclu de lui-même. On ne peut pas être à la fois président d'un parti politique et membre d'un autre parti politique. J'ai jamais vu ça (...) C'est là qu'on a pris acte de sa démission d'office. C'est lui-même qui s'est démissionné. C'est pas moi.” Interrogé sur le fait de ne pas avoir consulté Oscar Temaru au préalable, Antony Géros a assumé sa démarche. À la question de savoir si cette décision relevait du bureau fédéral du Tavini, il a répondu : “D'abord, le vice-président.” Autrement dit, lui-même. Invité à dire si une telle décision ne revenait pas au président du parti, il a balayé l'objection : “Écoutez, moi, si demain je siège au Tapura, vous pensez que le président du parti va attendre qu'il prenne la décision de me démissionner ?” Pris isolément, chacun de ces faits pourrait relever d'un simple désaccord. Mis bout à bout – un vote du président du groupe que les représentants ne suivent pas, une “démission d'office” actée sans consultation préalable du président du parti et une réunion à laquelle ni Antony Géros ni les élus Tavini de l'assemblée ne participent – ils racontent pourtant autre chose, en dessinant une situation inédite au sommet du Tavini. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-14 04:30:00

Une pêche au pōito réussie à Hao
Hao, le 11 juillet 2026 – Dans le cadre des festivités du Makevahaga Matakeinaga de l'atoll de Hao, un concours de pêche au pōito a réuni les passionnés de cette technique ancestrale polynésienne. Au total, 12 embarcations ont pris le départ aux premières lueurs du jour, jeudi. À l'arrivée, 321 kg de thons ont été comptabilisés à la pesée. La pêche au pōito est une méthode traditionnelle qui consiste à fixer un poisson de petite taille autour d'un galet avant de l'envoyer à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, relié à une bouée flottant en surface. Le principe est simple : lorsque la bouée s'enfonce, le poisson a mordu. Cette pratique, transmise de génération en génération, demeure aujourd'hui encore très appréciée dans les Tuamotu. Pour cette compétition, les règles étaient strictes : les pêcheurs devaient quitter le quai à partir de 5 heures du matin et être de retour avant 16 heures, sous peine de disqualification. Chacun était libre de choisir sa stratégie. Certains ont privilégié le DCP situé à l'ouest de l'atoll, d'autres les abords de la passe Kaki, réputée très poissonneuse mais fréquentée par de nombreux requins, tandis que d'autres encore ont préféré prospecter au large à la recherche des meilleurs bancs de poissons. La pesée, organisée à la marina du village, à proximité du site des forains, a une nouvelle fois attiré un public nombreux, venu admirer les prises, assister au podium et acheter du poisson directement auprès des pêcheurs. Au classement final, c'est la plus modeste embarcation du concours qui s'est imposée. Jean Pokara remporte la première place avec cinq thons rouges et trois thons blancs, pour un total de 131 kg. L'équipage de Maco Tehuitua décroche la deuxième place grâce à sept thons rouges et un thon blanc, totalisant 114 kg. Félix Piriotua complète le podium avec un thon rouge et un thon blanc pour 36 kg. Bruno Mao termine quatrième avec un thon blanc de 21 kg, devant Vaiarii, cinquième avec un thon rouge de 19 kg. “La patience et un coup de pouce de la chance” : telles sont les ingrédients d’une sortie de pêche réussie, c résume l'un des participants. Les autres équipages sont revenus bredouilles ou ont préféré interrompre leur partie de pêche avant la fin de l'épreuve. Les organisateurs ont également mis l'accent sur la sécurité en mer. Toutes les embarcations engagées ont respecté les consignes, et aucun incident n’est venu ternir la réussite de cette journée placée sous le signe de la tradition, du partage et de la convivialité. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-14 02:06:00

Hao : le Heiva “Makavehaga Matakeinaga” retrouve progressivement son public
Hao, le 10 juillet 2026 – Lancé le 26 juin dernier, le Heiva de Hao, baptisé cette année “Makavehaga Matakeinaga”, est désormais entré dans sa troisième semaine. Après un démarrage plutôt discret, les festivités montent progressivement en puissance à mesure que les rendez-vous les plus attendus approchent. Le coup d'envoi de cette nouvelle édition a été donné lors d'une cérémonie d'ouverture suivie d'un spectacle présenté par l'école “Te Tahua o Fariki” de Hao. Ce retour marque la reprise du Heiva traditionnel après deux années d'interruption, en raison des travaux de construction du nouvel abri anticyclonique de l’atoll. Durant cette période, les associations locales avaient pris le relais en organisant des Heiva Tū’aro. Cette année, les traditions retrouvent pleinement leur place avec un programme complet installé sur la place Tokere, où les traditionnelles baraques foraines contribuent également à l'ambiance festive. Initialement annoncée avec quatre quartiers participants, la compétition rassemble finalement trois équipes : Atanua, Huiroro et Farepa, qui s'affrontent tout au long de cette édition à travers les différents concours culturels, artistiques et sportifs. Si toutes les conditions semblaient réunies pour le retour du Heiva, deux années sans véritable festivité ont laissé quelques traces. Depuis l'ouverture, la fréquentation est restée relativement timide, notamment lors des animations organisées en journée. Les concours artisanaux de confection de tīfaifai, de bijoux en coquillages et en matières végétales, ainsi que les activités sportives destinées aux enfants, comme le SwimRun ou les courses à pied, n'ont attiré qu'un public limité. Au cours de ces deux premières semaines, le programme s'est pourtant révélé particulièrement riche. Les habitants ont également participé aux concours de pêche à la ligne, tandis que les soirées ont été consacrées aux concours de korero, de hīmene rū’au, de hīmene tārava, de chants ka'ina ainsi qu'à une battle bringue réunissant les représentants des trois quartiers. Les musiciens ont dû y démontrer leur polyvalence en interprétant des rythmes imposés tels que le hula, la valse, le ka'ina, la biguine, le kapa ou encore le slow rock. Malgré un début prudent, la dynamique semble désormais bien engagée. L'affluence augmente progressivement à l'approche des temps forts du programme. Les prochaines semaines seront marquées par les très attendues élections de Miss et Mister, les épreuves de tū’aro mā'ohi à l'occasion de la fête du 14-Juillet, avec notamment les concours de coprah et de pātia fā, ainsi que les premières soirées de danse. Le point d'orgue de cette édition reste cependant les grands concours de Hura Nui, programmés les 23, 24 et 25 juillet prochain. Un rendez-vous très attendu par les groupes de danse des quartiers Atanua, Huiroro et Farepa, qui préparent leurs prestations avec intensité depuis plus d'un mois pour offrir au public de grands moments de culture et de tradition. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-14 02:03:00

Les tāvana font bloc pour les urgences à Taravao
Tahiti, le 13 juillet 2026 – Les maires du sud de Tahiti ont pris la situation des urgences de l’hôpital de Taravao à bras-le-corps ce lundi. La conférence de presse a tourné en rencontre avec la ministre de la Santé, qui a tenu à rassurer sur l’absence de fermeture en juillet et en août, malgré la possibilité de gardes dégradées. L’occasion pour les tāvana de rappeler l’urgence sanitaire dans laquelle se trouve Terehēamanu et ses 60.000 habitants, dans l’attente de perspectives concrètes quant à un hôpital de proximité en phase avec les réalités du terrain. Une première délivrance se profile avec les 18 postes du Smur du sud, suspendus à l’adoption du collectif budgétaire n°3. Nouvel électrochoc en faveur des urgences de l’hôpital de Taravao. Tandis que le personnel médical et paramédical est sous tension depuis de nombreuses années – avec plusieurs alertes ces derniers mois, dont une grève évitée de peu en avril –, cette fois-ci, c’est au tour des maires de Terehēamanu de taper du poing sur la table en faisant part de leurs inquiétudes vis-à-vis de la permanence des soins au sud de Tahiti. Leur diagnostic est sans appel : “Les 60.000 habitants de la Presqu’île méritent mieux qu’un dispensaire.” ​Inquiétudes généralisées Faute de médecins en nombre suffisant pour boucler le planning des gardes de juillet et août , c’est le risque de fermeture ponctuelle des urgences qui a mis le feu aux poudres. Les tāvana ont organisé une conférence de presse en urgence, ce lundi, à la mairie de Taravao, à laquelle s’est jointe la ministre de la Santé, Raihei Ansquer (lire interview ci-dessous) , après un passage par le service des urgences. Une visite précédée d’un communiqué du Pays pour “clarifier la situation” : dimanche 12 juillet, les urgences sont restées ouvertes malgré l’absence de médecin urgentiste – comblée par un médecin généraliste – et plusieurs soignants en arrêt de travail. “Cette situation exceptionnelle a conduit les équipes à assurer la continuité des soins dans des conditions plus difficiles, avec l'appui du Samu, afin de garantir la prise en charge des patients nécessitant une prise en charge urgente” , est-il précisé. Pour les élus locaux, ce colmatage des plannings ne peut plus durer. “Nous sommes inquiets pour la situation de l’hôpital de Taravao et la dégradation du service des urgences. Nous comprenons que la situation des ressources humaines est tendue, mais nous sommes aussi inquiets sur la vision à long terme pour cet hôpital, qui n’a toujours pas de maternité, ni de bloc opératoire” , remarque le maire de Teva i Uta, Tearii Alpha, rappelant que la responsabilité des tāvana et des pompiers est régulièrement engagée faute de moyens suffisants à l’hôpital le plus proche pour la prise en charge des accouchements inopinés ou des accidents. Au vu des “centaines de millions” de francs déboursés par le Pays pour les études, les élus locaux restent dans l’attente d’un projet d’hôpital en bonne et due forme avec une maternité et des blocs opératoires. “Nous avons demandé à la ministre d’accélérer la décision pour reconstruire un véritable hôpital à Taravao pour le développement de la Presqu’île. C’est une urgence pour la population ! Aujourd’hui, les prévisions de construction ne nous rassurent pas. Nous soutenons la ministre et le président Moetai pour arriver à cette décision ferme de construire un hôpital complet” , poursuit Tearii Alpha. Pour gagner plusieurs mois d’instruction, le tāvana suggère au passage “de ne pas se demander un permis de construire à soi-même” pour une maîtrise d’ouvrage assurée par le Pays. Décentralisation et sécurité sanitaire D’autres pistes ont été évoquées par la ministre, comme le rattachement au centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) pour mutualiser les moyens et les atouts du partenariat public-privé envisagé pour sécuriser les ressources humaines, mais à ce stade, les maires ne sont pas totalement rassurés. “C’est un premier pas” pour le tāvana de Taiarapu-Est. “Les gouvernements passent, mais la situation ne s’améliore pas. C’est un problème de longue date et le projet de nouvel hôpital a été mis de côté : on préfère faire des extensions autour des bâtiments des années 1950 en disant que ça va plus vite. On veut bien le croire, mais on veut du concret pour notre population. On va avoir une présentation bientôt, mais la date n’a pas été annoncée” , indique Willy Chung Sao. “On veut qu’on considère nos administrés. Or, il y a beaucoup de services qui manquent à l’hôpital de Taravao” , ajoute le maire de Taiarapu-Ouest et président de Terehēamanu, Faana Taputu, qui compte suivre ce dossier de près. C’est d’ailleurs une autre demande formulée par les élus locaux : être informés régulièrement des avancées du projet. “On ne peut pas parler de décentralisation sans mettre en avant la sécurité sanitaire de notre population” , adressent les tāvana au gouvernement. Dans l’immédiat, s’agissant des urgences de Taravao, la ministre table sur une amélioration pour les patients et un regain d’attractivité pour le personnel d’ici septembre avec l’ouverture de 18 postes dans le cadre de la mise en œuvre du projet du Smur du sud, sous réserve que le collectif budgétaire n°3 puisse être adopté prochainement. Sept candidats se seraient déjà positionnés. Raihei Ansquer, ministre de la Santé : “Pas de fermeture prévue” “Hier [dimanche, NDLR], contrairement à ce qui a été véhiculé sur les réseaux sociaux, les urgences n’ont pas été fermées, ni dans la journée, ni dans nuit, et il n’y a pas de fermeture prévue du 15 juillet au 31 août. Il y a effectivement un manque de médecins sur certaines journées, mais qu’on compte bien combler avec l’aide des médecins du CHPF, des vacations et un appel à prestations. Je demande à la population de faire comme d’habitude : en cas de mesures dégradées, s’il venait à manquer un médecin, une information du ministère de la Santé ou du gouvernement sera diffusée pour expliquer les modalités.” “Les tāvana m’ont questionnée sur le projet de l’ancien hôpital, un projet qui mettrait plusieurs années, voire dix ans ou plus, à être réalisé. Le problème actuel, c’est que nous faisons face à une montée en charge épidémiologique et à une augmentation démographique du fait de la décentralisation prévue qui ne pourront pas attendre autant d’années. Donc il est important de pouvoir renforcer l’hôpital actuel et d’augmenter les moyens en créant, par exemple, une maternité et en favorisant un partenariat public-privé avec un appel à manifestation d’intérêt qui devrait être lancé dans les prochains jours. La rénovation de l’hôpital est déjà lancée au niveau du service de soins de suites, de réadaptation et de longue durée. Nous attendons avec impatience que le collectif budgétaire n°3 puisse passer concernant l’étude du bâtiment pour placer un scanner, et nous avons aussi inscrit 18 postes supplémentaires pour pouvoir créer le Smur du sud.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-14 01:49:00

Tennis - Doublé de l’Australie, Tahiti finaliste
Tahiti, le 12 juillet 2026 - L’Oceania Tennis Cup 2026 organisé par la Fédération tahitienne de tennis (FTT) a réuni neuf nations sur les courts de l’AS Dragon et de l’AS Chonwa. L’Australie a survolé le tournoi en décrochant les titres hommes et femmes et Tahiti était au rendez-vous des deux finales vendredi au complexe de Dragon. Performance très encourageante en vue des Jeux du Pacifique 2027 d’autant que l’Australie n’y sera pas participante en tennis. La remise des prix et la cérémonie de clôture qui se sont tenues samedi en fin d’après-midi au complexe de l’AS Dragon à Titioro ont marqué le baisser de rideau de l’Oceania Tennis Cup 2026. De l’avis de toutes les délégations étrangères et en particulier du juge-arbitre australien Bjorn Wettstein et de la présidente australienne de la Fédération océanienne de tennis Vicky Reid, l’événement a été parfaitement géré sur et en dehors des courts. Leurs propos ont conforté le sentiment de Ruth Manea la présidente de la FTT : “C’est une réussite au niveau de l’organisation et c’était important car les Oceania avaient valeur de test en vue des Jeux du Pacifique 2027. L’équipe portée par Kealii Lei Foc, qui a géré l’événement, a parfaitement rempli son rôle et elle constitue une bonne base pour les prochains Jeux. Et la météo qui avait fait craindre le pire, lundi lorsque l’ouverture du tournoi a été retardée de plusieurs heures, a finalement été clémente. La participation des sélections australiennes a aussi donné du relief à la compétition. Deux de nos sélections tahitiennes sont arrivées en finale et si l’objectif a été atteint au niveau de l’organisation, il l’a aussi été sportivement. Ça nous permet de nous positionner en favori pour 2027 au moins pour les podiums.’’ Les Australiens élèvent le niveau du tournoi Neuf nations ont participé à l’Oceania Tennis Cup 2026 dont l’Australie qui a survolé la compétition avec Billy Bougoure et Charly Pade, chez les hommes, ainsi que Lola Grigor et Laquisa Khan, chez les dames. Bougoure et Pade sont classés sur les circuits internationaux à l’ATP (hommes) et la WTA (femmes) aux environs de la 1500 e place pour Bougoure et 800 e place Khan. Ces rangs qui ne sont pas au plus haut niveau mondial mais ils les placent parmi les meilleurs joueurs en Océanie. Et ça s’est confirmé sur le terrain, le quatuor australien survolant toutes ses rencontres. Dans ce contexte, les sélections tahitiennes, au nombre de deux chez les dames et trois chez les hommes, avaient pour objectif de tracer leur parcours jusqu’à la finale pour les équipes 1. Une ambition réalisée face aux sélections qui participeront aux Jeux du Pacifique en 2027. Compte tenu de l’absence de l’Australie à ces Jeux, la perspective est particulièrement prometteuse pour ce grand rendez-vous sportif ; même s’ils manquaient aux Oceania, la Nouvelle-Calédonie, la Papouasie Nouvelle-Guinée et les îles Mariannes qui seront de sérieux adversaires. Vendredi lors des finales, Heimanarii Laisan, Antoine Voisin et Reynald Taaroa chez les hommes et Mehetia Boosie et Jennifer Ly chez les dames ont tenté de bousculer leurs adversaires australiens mais ceux-ci étaient beaucoup trop forts comme le résume Antoine Voisin : “On a essayé de se battre pour les titiller un peu mais ils étaient intouchables.” À noter aussi la belle performance du trio Vaiteku Pitoeff, Ariitea Cotti-Helme et Keanau Lei Foc qui est parvenu jusqu’en demi-finale battu par Tahiti 1 à ce stade du tableau. Le tournoi de présélection tahitien débute lundi Les acteurs tahitiens de l’Oceania Tennis Cup 2026 vont avoir peu de temps de récupération puisque le tournoi de présélection hommes et femmes, qui va les mettre en scène à partir de lundi, promet d’être intense comme le souligne Vatea Lo cadre technique de la FTT : “Le bilan des Oceania est très bon pour Tahiti avec deux places de finaliste. Tahiti 1 avec Mehetia Boosie et Jennifer Ly a réalisé une belle performance en demi-finale en battant Tonga qui avait gagné la Nation’s Cup 2025 et elles se sont accrochées en finale mais les Australiennes étaient trop fortes. La sélection Tahiti 1 chez les hommes avec Heimanarii Laisan, Antoine Voisin et Reynald Taaroa a réalisé un solide parcours jusqu’en finale avant de chuter logiquement face aux Australiens. La plupart des équipes étrangères qui ont participé aux Oceania sont venues avec leur équipe type et compte tenu de nos performances, ça nous ouvre de bonnes perspectives pour les Jeux. On a, en tout cas, une bonne densité de joueurs de bon niveau et ça promet un tournoi de préqualification pour les Jeux qui va être intense.” Heve Kelley en convalescence et Ariitea Cotti-Helme qui s’est blessé pendant les Oceania sont forfaits dans le tableau hommes, mais celui-ci sera enrichi de Gillian Osmont qui est venu d’Australie et de Patoa Teriipaia qui a fait le déplacement de France. Tous deux seront en lice dans un tableau de dix joueurs. Chez les dames, six joueuses devraient entamer le tournoi dont Mayka Zima, la championne de Polynésie en titre, qui n’avait pu participer aux Oceania pour garder des congés pour le tournoi de présélection 2027. Les vainqueurs des simples et doubles hommes et femmes décrocheront leur billet pour les Jeux du Pacifique 2027. Pour les autres et notamment pour ceux qui n’ont pu être présents cette semaine, la qualification restera ouverte jusqu’à la fin de l’année, les décideurs annonçant les sélections au mois de décembre. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-13 01:57:00

​La cantine gratuite dans l’enseignement privé aussi
Tahiti, le 12 juillet 2026 - Les 13 établissements secondaires de l'enseignement privé en Polynésie française ont signé vendredi dernier une convention avec le Pays pour la prise en charge de la restauration scolaire. Cette signature marque une nouvelle étape du dispositif qui vise à améliorer le pouvoir d'achat des familles et les conditions d'apprentissage des élèves. La baisse du reste à charge annuel par élève varie selon les établissements, allant de 50 % à plus de 90% pour les familles. Elle s'appliquera dès la rentrée 2026-2027 dans les établissements polynésiens d'enseignement catholique, protestant et adventiste. Avec ces 13 nouveaux établissements privés, qui s'ajoutent aux 35 établissements publics déjà conventionnés, le Pays couvre désormais la quasi-totalité des collèges et lycées de la Polynésie française. Deux lycées agricoles et un lycée de Moorea doivent encore rejoindre le dispositif. Cette nouvelle vague de conventions s'inscrit dans la continuité des conventions signées depuis mars 2026 avec les établissements publics du secondaire et son extension à l'enseignement privé répond au même objectif, de permettre à chaque élève de la 6 e à la Terminale d'avoir accès à un repas équilibré durant les périodes scolaires, quelle que soit la situation financière de sa famille. Les modalités pratiques de chaque convention ont été discutées directement avec les établissements, dont le fonctionnement diffère de celui du secteur public. Les discussions se poursuivent avec les communes, en vue de nouvelles signatures pour la prise en charge des repas dans les écoles primaires. Cette nouvelle convention concerne le lycée professionnel Tuteao a Vaiho, le collège adventiste Tiarama, le lycée/collège La Mennais, le lycée professionnel Don Bosco, le diocèse de l'Enseignement Catholique, le lycée Samuel Raapoto, le collège Saint-Raphaël, le collège Sainte-Anne, le collège Anne-Marie Javouhey, le groupe scolaire Notre-Dame des Anges, le lycée polyvalent Saint-Joseph, le groupe scolaire Sacré-Cœur. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-12 21:50:00

Beach rugby : Punaauia triomphe au bout du suspense face à Paea
Tahiti, le 12 juillet 2026 - Les Tigres de Punaauia se sont adjugé la 2e édition du tournoi de beach rugby, samedi soir, sur le sable du parc Paofai, en s’imposant d’un petit point contre une surprenante équipe de Paea (8-7). L’équipe de Faaa, tenante du titre, complète le podium grâce à sa victoire en petite finale. David est passé tout proche de renverser Goliath, samedi soir, sur le terrain du parc Paofai habituellement dédié au beach soccer, mais cette fois-ci privatisé pour une journée aux adeptes du ballon ovale. Au bout de dix heures de matchs intenses où une vingtaine d’équipes se sont frottées les unes contre les autres, plus d’une centaine de spectateurs ont pu assister à une finale opposant deux groupes aux antipodes. Une équipe cadette face à des seniors D’un côté, la formation mixte de Paea, composée uniquement de jeunes âgés de 13 à 16 ans et de deux hine. Des lionceaux qui ont failli manger tout cru la redoutable escouade des Tigres de Punaauia, formée uniquement d’adultes, dont certains possèdent un gabarit deux fois plus imposant que leur adversaire. Tandis que le sort de la rencontre semblait scellé à la mi-temps (2-5), la fougue de la jeunesse a rugi dès le retour des vestiaires à l’image du haka réalisé par Paea avant le match. En moins d’une minute et sous les encouragements du public, Paea recolle au score grâce à un essai d’une de ses jeunes lionnes avant d’égaliser par l’intermédiaire de son cadet âgé de 13 ans (5-5). Un finish à couper le souffle Le match s’est ensuite emballé avec des essais de part et d’autre avant de basculer dans l'irréel. Mené d’une longueur dans les dernières secondes, Punaauia, qui était dans l’obligation de gagner avant la fin du temps imparti (en cas d’égalité, Paea l’emportait car une joueuse avait inscrit un essai), parvient à égaliser puis réussit à aplatir à nouveau grâce à une interception sur l’ultime action de la partie. Une fin en apothéose pour les Tigres qui ont célébré avec la manière leur titre tout en tirant leur chapeau aux jeunes pousses de l’ovalie polynésien. Le tenant du titre, Faaa, s’est quant à lui contenté de la médaille bronze. “La compétition attire de plus en plus de personnes” Ce tournoi est aussi un succès pour les deux organisateurs, Mathieu Ansola et Maxime Rupin, licenciés au sein de l’équipe senior de rugby à XV de Punaauia : " Nous sommes ravis du déroulement de cette nouvelle édition. La compétition attire de plus en plus de personnes et on réfléchit à mettre en place des nouveautés avec pourquoi pas une édition kids dédiée aux jeunes de moins de 15 ans dans les prochaines années. " Un événement où l’équipe de Paea pourrait encore jouer les premiers rôles après sa démonstration de force face aux grands rugbymen. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-12 19:59:00

Les jeunes Tama Ura en quête d’une qualification historique au Mondial
Tahiti, le 12 juillet 2026 - La sélection U16 masculine de la Fédération tahitienne de football débute, ce dimanche, face à Vanuatu, sa phase de qualification pour la Coupe du monde 2027 au Qatar. La tâche sera ardue pour les joueurs de Sébastien Labayen qui espèrent devenir la première génération du Fenua à se qualifier pour un Mondial dans cette catégorie d’âge. “ Nous allons commencer le tournoi directement par une finale. ” À l’aube de l’entrée en lice de son équipe, le tacticien tahitien, Sébastien Labayen, insiste d’emblée sur l’importance du premier match des jeunes polynésiens face à Vanuatu. Du 12 au 25 juillet, à l’occasion de la 23e édition de l’Oceania football confederation (OFC) U-16 championship, nos ‘aito et sept autres équipes d’Océanie se départageront les trois précieux sésames pour le Mondial 2027 au Qatar. Et notre sélection masculine n’a presque pas le droit à l’erreur si elle souhaite réaliser l’exploit de se qualifier pour la première fois à la Coupe du monde dans cette catégorie d’âge. Tahiti dans la poule de la mort La mission débute dès ce dimanche à Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée) où les espoirs tahitiens pourraient voler en éclat très rapidement : " On a la particularité d’être dans une poule très difficile où nous ne sommes pas favoris, constate le sélectionneur Sébastien Labayen. Nous affronterons dans notre groupe la Nouvelle-Zélande qui est invaincue dans cette compétition. Il faudrait réaliser un exploit pour les battre ! Donc la rencontre face à Vanuatu risque de conditionner notre état d’esprit pour toute la compétition", juge l’ancien international tahitien qui s’attend à un match compliqué contre des Vanuatais très à l’aise sur le plan offensif comme en témoigne leurs dernières victoires face aux îles Cook (3-1), le Tonga (6-1) ainsi que leur succès mirobolant contre les Samoa américaines (20-0) Afin de préparer au mieux cette échéance, la délégation polynésienne est arrivée plusieurs jours à l’avance pour s’acclimater et prendre des repères. "Cela fait quatre jours que nous sommes à Port Moresby. Notre voyage a été un peu chaotique surtout lors de notre escale en Australie à cause des vérifications du visa. Mais nous avons la chance de travailler dans de bonnes conditions à la fois de logement et d’entraînement avec un très bon terrain." “Si on arrive à sortir de notre poule, on aura un match ouvert dans le dernier carré” Le sélectionneur des Tama Ura peut compter sur un groupe de 20 joueurs issus de nombreux clubs du Fenua : AS Papara, AS Vénus, Central sport, Tiare Tahiti, AS Tefana ou encore les Jeunes tahitiens. " Notre effectif est une belle représentation de l’ensemble des équipes de notre championnat. Une des premières missions était de mettre les histoires des clubs de côté afin de se focaliser uniquement sur la sélection nationale ", confie Sébastien Labayen. La génération U-16 est donc prête à se mesurer aux meilleures nations de la région et à défendre fièrement les couleurs de Tahiti sur la scène océanienne Le dernier match de poule opposera les Tahitiens aux Îles Salomon. Une équipe que nos jeunes ‘aito connaissent bien pour les avoir affrontés l’année dernière. Les Polynésiens devront donc terminer aux deux premières places de leur groupe pour atteindre les demi-finales : " C'est l’objectif qui habite l’ensemble des huit équipes. Si on arrive à sortir de notre poule, on aura un match ouvert dans le dernier carré ". Le pays hôte lance parfaitement son tournoi, la Nouvelle-Calédonie dos au mur L’autre groupe est composé de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la Nouvelle-Calédonie, des Fidji et des Samoa. Le pays hôte et les Fidji ont déjà pris une option sur la qualification grâce à leur succès respectivement face au Samoa (4-0) et la Nouvelle-Calédonie (2-0). Les trois équipes océaniennes qui participeront à la Coupe du monde au Qatar seront les deux finalistes du tournoi ainsi que le vainqueur de la petite finale. Dans l’histoire des jeunes sélections du Fenua, seuls les U19 ont réussi l’exploit de se hisser jusqu’en phase finale du Mondial. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-12 19:43:00

Beach soccer : Tereone remporte le choc face à Tikitama
Tahiti, le 11 juillet 2026 - Les 4e et 5e journées du championnat tahitien de beach soccer ont été disputées ce week-end. Opposée au leader de poule B, l’équipe de Tereone a renversé Tikitama (3-5) et prend les commandes du classement. Dans la poule A, la formation de Lai Woa conserve la tête du groupe grâce à ses deux nouvelles victoires obtenues sur le fil. Tereone tient sa revanche. Battus lors du match aller (1-2), les joueurs de Papara ont réussi à s’emparer de la première place de la poule B grâce à leur victoire face à Tikitama qui était encore invaincu (5-3). Pourtant, le leader avait pris le match par le bon bout en ouvrant le score par l’intermédiaire de Aroarii Bennett. Mais sous la pluie battante qui s'est déroulée durant toute la rencontre, vendredi soir, sur le sable du stade Pater, l’équipe de Tikitama “ n’a pas réussi à développer son jeu ”, admet l’entraîneur Naea Bennett. Incapable de faire le break lors de la première période, la formation de Papeete a payé son indiscipline en concédant, en quelques instants, deux buts sur coup de pied arrêté inscrits respectivement par Manua-Jaroslav et Flavien Terii Matai Otcenasek. Malgré le doublé de Aroarii Bennett, la formation de Tikitama a repris l’avantage à la suite d’une merveille de Flavien Terii, auteur d’un but depuis le milieu du terrain, qui a surpris le portier de Tikitama à cause d’un rebond devant sa ligne (3-2, 24e). “Peu importe qui viendra en face de nous, on sera prêts” Les deux formations ont continué à se rendre coup pour coup dans les dix dernières minutes. Encore une fois, le leader a remis les compteurs à zéro en égalisant grâce à Patrick Tepa. Tandis que le sort du match pouvait basculer d’un côté comme de l’autre, un cafouillage dans la défense de Tikitama a permis à Ludek Moana Otcenasek de marquer, du bout du pied, le but synonyme de victoire pour Tereone avant que Harold Rainui Teahu ne se charge d’alourdir l’addition dans les dernières secondes. Un résultat “ très satisfaisant ” savoure à chaud le capitaine de Tereone, Tehoarii Lesca : “ On avait perdu au match aller et nous avions à cœur d’obtenir cette victoire afin de reprendre la tête de la poule. Nous avons réussi à être efficaces devant le but et à remonter au score face à une belle équipe de Tikitama qui est à la fois technique et physique. Maintenant, on attend de connaître notre adversaire pour les quarts de finale. Peu importe qui viendra en face de nous, on sera prêts ”, prévient le numéro 9 de Papara. Lai Woa garde les commandes de la poule A Justement, le tableau commence à s’éclaircir également dans l’autre groupe. Le leader de la poule A, Lai Woa, a tremblé à deux reprises, mais conserve la tête de son groupe. Tout d’abord, les joueurs d’Angelo Tchen se sont imposés, vendredi soir, aux tirs au but contre les Green Warriors (6-6, 4-2 T.A.B). Le lendemain midi, sur le terrain de Papara, la formation du Real Tenaho, lanterne rouge de la poule, a failli créer la surprise en passant tout proche d’arracher le nul et donc la séance de tirs au but face à Lai Woa (4-3). Des avertissements sans frais pour les coéquipiers de Teaonui Tehau qui sont assurés de terminer en tête de la poule A. Ils affronteront donc Arue, dernier de la poule B, en quart de finale du championnat. Juste derrière eux, l’équipe du Real OPT reste à la deuxième position grâce à sa victoire contre le Real Tenaho (5-4), malgré un quadruplé de Mana Emile Teniau. Cependant, les joueurs de Maheanuu Pihatarioe sont encore sous la menace des Green Warriors qui les ont battus au bout du suspense, samedi après-midi, sur le score de 8 à 7. Le dernier match de samedi entre Tikitama et les Red Z n’a pas été joué. Place désormais à la dernière journée de championnat qui se déroulera le mardi 14 juillet avec au programme deux belles affiches entre la Real OPT et les Green Warriors ainsi qu’un match opposant Tereone aux Red Z. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-12 02:16:00

Les surfeurs tahitiens visent une qualification au WCT
Tahiti, le 11 juillet 2026 - Les premières vagues de la saison d es Challenger series s’apprêtent à recevoir, du 12 au 18 juillet, trois de nos ‘ aito à l’occasion de la Ballito Pro en Afrique du Sud. Kiara Goold, Aelan Vaast et Mihimana Braye rêvent d’obtenir leur place dans l’élite du surf mondial à l’issue des cinq manches qualificatives du circuit. Après le World championship tour (WCT), les Qualifying series (QS) ou encore l’Open tour, place désormais au coup d’envoi de la saison d es Challenger series (CS). Du 12 au 18 juillet, plus de 200 surfeurs vont se disputer la première manche du circuit sur les vagues de la Ballito Pro , dans la province de KwaZulu-Natal en Afrique du Sud. Plusieurs de nos ‘ aito se retrouvent parmi les concurrents avec , du côté féminin , la jeune Kiara Goold (15 ans) et Aelan Vaast (21 ans). Chez les hommes, l’expérimenté Mihimana Braye (30 ans) est le seul représentant du Fenua. Les trois Polynésiens ont glané leur place dans l’antichambre du plus haut niveau mondial grâce à leurs bons résultats lors du précédent exercice du QS , face aux autres surfeurs Tahitiens et ceux de Hawaii. Tous ont désormais le même objectif en tête : obtenir leur billet pour intégrer l’élite de la World surf league (WSL) la saison prochaine. “ Nos trois représentants ont le potentiel pour se qualifier sur le WCT, estime le cadre technique de la Fédération tahitienne de surf (FTS), Kevin Bourez. Surtout Mihimana Braye qui tourne autour d’une qualification depuis plusieurs années maintenant. II joue un peu plus gros que les autres car cela sera certainement l’une de ses dernières tentatives sur le CS. Kiara entame sa deuxième saison à ce niveau-là et a envie de se qualifier, mais ce n’est pas trop grave si elle n’y arrive pas , tandis que Aelan va faire sa première saison complète .” Comment se déroule la compétition ? Le championnat 2026-2027 des CS est composé de cinq manches : la Ballito Pro (12 au 18 juillet), l’US Open Lexus en Californie (25 juillet au 2 août), la Banco du Brésil à Sao Paulo (26 septembre au 3 octobre), l’Ericeira Pro au Portugal (6 au 12 octobre) et enfin l’épreuve de Newcastle en Australie (1 er au 7 mars 2027). Cette saison, 20 précieux sésames pour le WCT seront distribués aux dix premiers surfeurs du classement général chez les hommes et chez les femmes à l'issue de la 5 e étape. Le barème de points, à l’image de ce qui se fait déjà dans l’élite, peut grimper jusqu’à 10 000 unités pour le vainqueur d’une manche. “ Normalement, il suffit de gagner ou d’atteindre au moins deux finales pour être qualifié ”, précise Kevin Bourez. “ Mais ce n’ est jamais simple d’aller aussi loin [ rires ]. ” Suivre les traces de Kauli Vaast et Tya Zebrowski La FTS a mis en place un nouvel accompagnement pour cette saison. “Nous essayons de créer une équipe tahitienne. Tous les déplacements, entraînements et logements seront partagés par nos athlètes qui vivront ensemble au quotidien lors des comp étitions”, confie le premier cadre technique. Les trois participants polynésiens seront également accompagnés d’un entraîneur de renom en la personne de Hira Teriinatoofa. La dernière édition des CS avait particulièrement souri à nos ‘aito . Le champion olympique Kauli Vaast s’était adjugé la première place en totalisant près de 30 000 points tout comme Tya Zebrowski qui est devenue à 14 ans la plus jeune surfeuse de l’histoire à obtenir son billet pour le WCT. Des résultats inspirants pour nos athlètes qui comptent bien performer dès cette semaine sur les vagues sud-africaines. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-12 01:38:00

Coup d’envoi de la Taiarapu-Est Cup à Pueu
Tahiti, le 11 juillet 2026 – Les délégations de Faaone, Afaahiti-Taravao, Pueu et Tautira étaient réunies ce samedi matin pour l’ouverture de la cinquième édition de la Taiarapu-Est Cup (TEC) au complexe sportif de Pueu. Volley, futsal, pétanque, va’a et football sont au programme pour plus de 480 participants attendus. Les élus de Taiarapu-Est et Taiarapu-Ouest ont chaussé leurs baskets pour donner le coup d’envoi de cette semaine de festivités sportives tournées vers la jeunesse lors d’un match inédit plébiscité par le public. Faaone en jaune, Afaahiti-Taravao en rouge, Pueu en bleu et Tautira en vert. La cinquième édition de la Taiarapu-Est Cup (TEC) s’est ouverte par un défilé haut en couleur des délégations des quatre communes associées, ce samedi matin, au complexe sportif de l’Institut de la Jeunesse et des Sports (IJSPF) de Pueu, en présence d’un représentant de la vice-présidence et des élus municipaux. Plus de 480 athlètes à partir de 16 ans sont attendus, à raison de 120 participants minium par délégation. Il y en a pour tous les goûts avec cinq disciplines à l’honneur jusqu’au dimanche 19 juillet : volley, futsal, pétanque, va’a et football. ​“Fair-play, cohésion et respect” Si des denrées alimentaires, des médailles et un trophée sont promis aux champions, ce n’est pas le seul enjeu de ce heiva sportif. “Le but, c’est d’encourager les participants à venir dans le sport pour ne pas tomber dans les différents fléaux qui touchent notre jeunesse. On encourage chacun à être responsable et à s’amuser dans le fair-play, la cohésion et le respect. Les familles et les matahiapo sont là pour les soutenir !” , remarque Moerani Rua-Teiva, conseillère municipale en charge de la jeunesse et membre du comité organisateur qui rassemble plusieurs élus et bénévoles associatifs. Même élan de la part du maire de Taiarapu-Est, Willy Chung Sao, qui a salué l’implication des jeunes et des entraineurs dans son discours : “Je ne veux plus qu’on parle de la drogue, je veux qu’on parle de vous : vous les athlètes, vous les champions, vous qui allez gagner. Vive le sport !”. Malgré plusieurs décès survenus ces derniers jours à Taiarapu-Est – marqués par une minute de silence –, l’enthousiasme était au rendez-vous dans chaque équipe. “On accueille enfin la TEC chez nous, suite à l’inauguration de notre salle !” , se réjouit Rauana Punuataahitua, référente de la délégation de Pueu et coach d’une équipe féminine de futsal à Taravao. “Certaines règles ont changé cette année, mais on s’adapte. C’est un rendez-vous important, comme une semaine de cohésion entre nous et avec les autres communes de Taiarapu-Est. Notre jeunesse a besoin qu’on s’occupe d’elle. Il faut pérenniser la TEC et, si possible, programmer d’autres rencontres dans l’année” , suggère-t-elle. ​“Un tremplin sportif” “Depuis 2021, c’est un rendez-vous annuel qui est attendu par les jeunes. Certains sont déjà inscrits en club, mais on les encourage à essayer d’autres disciplines en plus de leur sport de prédilection” , poursuit Vaea Bonifas, référente de la délégation de Afaahiti-Taravao, également présidente de deux associations de volley-ball à Afaahiti et de tennis à Taravao. Elle voit plusieurs bénéfices à cet événement : “Ça nous permet de nous rencontrer avec les autres communes. C’est un moment pour rappeler à tous le respect et le fair-play : quand on perd, on ne s’énerve pas, on apprend et on fera mieux la prochaine fois. On préfère tous voir les jeunes sur un terrain qu’en bord de route ! C’est aussi un tremplin pour la saison sportive à venir, car à chaque fois, au sortir de la TEC, on repère des jeunes et on a un ‘boom’ d’inscriptions”. La culture a été mise à l’honneur à travers la prestation de l’école de danse Hia’ai de Taravao. Puis, sous les acclamations du public, c’est un match d’ouverture inédit qui a suivi : un face-à-face amical de futsal entre les élus de Taiarapu-Est et de Taiarapu-Ouest, qui n’ont pas hésité à chausser leurs baskets. “Les tāvana sont impliqués pour le sport et la jeunesse. On montre l’exemple et on va continuer à accompagner nos jeunes tout au long de la semaine” , conclut Venance Tamu, neuvième adjoint au maire de Taiarapu-Est en charge du sport et des associations. Cet esprit sportif et convivial a inspiré le maire de Taiarapu-Ouest et président de Terehēamanu, Faana Taputu, qui a proposé d’étendre ce type de rencontre aux cinq communes du sud de Tahiti dans les années à venir. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-12 00:21:00

Le collectif budgétaire tourne au règlement de comptes entre Brotherson et le Tavini
Tahiti, le 10 juillet 2026 – Le deuxième collectif budgétaire a bien été rejeté vendredi à Tarahoi. Mais ce n'est pas ce vote que retiendra cette séance extraordinaire. Au fil des interventions, les débats ont rapidement quitté le terrain budgétaire pour tourner au règlement de comptes entre Moetai Brotherson et le Tavini. Absent de l'hémicycle mais au cœur de tous les échanges, Oscar Temaru a finalement été la clé d'une séance qui explique aussi pourquoi le Tavini est passé d'un vote contre en première lecture... à une abstention. “Des lessiveuses, j'en ai vu en 40 ans dans cet hémicycle. Mais comme aujourd'hui, c'est exceptionnel.” Au terme de plus de quatre heures de débats, Édouard Fritch résume en une phrase une séance où le collectif budgétaire est rapidement passé au second plan. Quelques instants plus tôt, l'ancien président avait déjà ironisé en remerciant Antony Géros d'avoir convié l'opposition à ce qui ressemblait davantage à “un comité de majorité” qu'à une séance de l'assemblée. Une pique aussitôt reprise par Lana Tetuanui, qui dira assister, elle, à “presque un conseil politique du Tavini”. Car très vite, les quelque 42 milliards de francs de reports de crédits ne sont plus qu'un prétexte. Derrière ce texte technique, c'est la crise ouverte entre Moetai Brotherson et le Tavini qui finit par occuper tout l'espace. Premier révélateur : le vote du parti bleu ciel. Après avoir rejeté le texte en première lecture le 26 juin, le groupe choisit cette fois de s'abstenir. Un seul élu vote pour : Oscar Temaru, qui avait donné procuration à Mitema Tapati. Deux représentants maintiennent, eux, leur vote contre. Un revirement qui nourrit immédiatement les interrogations. Descendu de son perchoir, Tony Géros ne répond ni aux appels de Nuihau Laurey à un retour anticipé aux urnes, ni aux critiques d'Édouard Fritch sur la gouvernance de Moetai Brotherson. Le président de l'assemblée consacre l'essentiel de son intervention au communiqué publié la veille par le Tavini. En reo tahiti, il déroule les griefs du parti contre le président du Pays et justifie la décision de constater sa “démission d'office”. À partir de là, le collectif budgétaire n'est plus que la toile de fond d'une explication politique entre Moetai Brotherson et le Tavini. Oscar Temaru au cœur des débats C'est finalement Lana Tetuanui qui met des mots sur ce que beaucoup observent depuis le début de la matinée. “Je me suis peut-être trompée de jour et d'endroit. Ce n'est pas une séance de l'assemblée que nous tenons, mais presque un conseil politique du Tavini.” Puis vient cette phrase : “Les sentiments ont toujours primé sur la gestion de ce Pays.” Pour la représentante du Tapura, les affaires personnelles ont fini par prendre le pas sur la gestion du Pays. Les regards se tournent alors vers Oscar Temaru. Il y a trois semaines à peine, le président du Tavini appelait encore publiquement Antony Géros, son “fils aîné”, et Moetai Brotherson, son “fils cadet”, à préserver l'unité du mouvement indépendantiste. Vendredi, c'est pourtant autour de lui que les échanges se cristallisent. Moetai Brotherson tente d'abord de ramener les débats sur le collectif. Pendant près d'une heure, le président du Pays martèle que ce deuxième collectif n'est qu'un “acte technique” destiné à reporter des crédits déjà votés. “En 2021 et en 2022, ces collectifs ont été adoptés sans difficulté, parce que c'est un acte technique”, rappelle-t-il, reprochant à l'opposition d'avoir transformé un simple report de crédits en débat sur “la vie chère, le logement, le foncier ou l'indépendance”. “Comment tu oses ?” Puis, il quitte aussi le terrain budgétaire. S'adressant directement aux élus du Tavini, il les interpelle sur leur relation avec Oscar Temaru : “C'est quand la dernière fois que vous êtes allés rencontrer le président metua Oscar Temaru ? (...) Moi, c'était il y a quelques jours. Et avant ça, la semaine dernière.” “Comment tu oses ? C'est une honte !”, lance Maurea Maamaatuaiahutapu. Mitema Tapati prend ensuite la parole en reo tahiti. Il assure que les élus du Tavini continuent, eux aussi, à prendre régulièrement des nouvelles de leur président. Il raconte même avoir demandé à plusieurs reprises à venir “prier” avec lui, mais que son entourage lui répond systématiquement que “ce n'est pas le moment”. Sans jamais citer personne, l'allusion au cercle familial d'Oscar Temaru est comprise de tous. À ce stade, le collectif budgétaire a définitivement disparu des débats. Interrogé après la séance sur cette dimension très personnelle des échanges, Tony Géros ne l'écarte pas. Les sentiments ont-ils fini par prendre le dessus ? “C'est possible”, répond-il simplement. “Je l'ai dit en reo.” Au terme de plus de quatre heures de débats, le collectif est finalement rejeté par 21 voix contre, 17 pour et 18 abstentions. Comme il l'a réaffirmé au cours des débats, Moetai Brotherson peut désormais engager la responsabilité de son gouvernement afin de faire adopter le texte. Une procédure qui ouvre désormais une nouvelle étape politique. (Lire encadré.) Et maintenant ? Les scénarios de sortie de crise Le rejet du deuxième collectif budgétaire n'épuise pas la procédure. Comme il l'a réaffirmé au cours des débats, Moetai Brotherson peut désormais engager la responsabilité de son gouvernement en application de l'article 156-1 du statut d'autonomie. S'il choisit de le faire, les représentants disposeront alors de cinq jours pour déposer une motion de renvoi. Celle-ci devra être accompagnée d'un nouveau collectif budgétaire, désigner un candidat à la présidence du Pays et recueillir, neuf jours plus tard, 35 voix sur 57 pour être adoptée. Pour Nuihau Laurey, cette procédure place l'assemblée dans une impasse. “Vous nous demandez de choisir entre nous soumettre ou vous renverser”, a lancé l’élu de Ahip. Selon lui, utiliser l'article 156-1 pour un simple collectif de reports de crédits revient à “sortir le lance-missile pour un texte de trésorerie”. Le président du Pays, estime-t-il, porte la responsabilité de la crise née de la perte de sa majorité et c'est donc à lui de “rendre la parole au peuple” en recourant à l'article 157-1. Faute de quoi, prévient-il, “on va continuer à bidouiller pendant deux ans”. Moetai Brotherson lui a opposé une fin de non-recevoir. “Non, je ne demanderai pas l'application de l'article 157-1”, tranche le président du Pays, rejetant ainsi le constat partagé par plusieurs élus, de Nuihau Laurey à Édouard Fritch en passant par Hinamoeura Morgant-Cross, qui voient dans la perte de sa majorité l'origine de l'impasse actuelle. Édouard Fritch a abondé dans le sens de Nuihau Laurey pour rendre la parole “au peuple souverain”. Auparavant, l'ancien président s'était longuement employé à démonter l'argumentaire de Moetai Brotherson, l’accusant d'avoir inutilement alarmé les organisations patronales et les syndicats en leur faisant croire que le rejet du collectif plongerait le Pays dans une forme de paralysie : “Vous êtes en train de mentir aux chefs d'entreprise, vous êtes en train de mentir aux syndicats”, lui a-t-il lancé, affirmant que les dépenses continuent d'être exécutées et les services publics ne sont pas menacés. Une autre hypothèse, jusque-là écartée, fait désormais son chemin. Nicole Sanquer n'exclut plus la possibilité de désigner un président de transition dont la seule mission serait de demander un retour anticipé devant les électeurs. Un scénario qui semblait encore improbable il y a quelques jours. D'autant que Tony Géros lui-même reconnaît que le principal verrou politique a sauté : “Jamais un Tavini ne va dégommer un Tavini. Mais il n'est plus Tavini depuis hier soir. Les choses ont changé.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-11 03:58:00

​Le tourisme recule mais la construction maintient l'économie polynésienne
Tahiti, le 10 juillet 2026 - Bonne nouvelle, l'économie polynésienne continue de se maintenir depuis le début d'année. Selon le dernier point de conjoncture de l'Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), l'activité économique progresse de 3,2 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période l'an dernier. Mais un changement majeur est à noter : le tourisme, moteur de l'économie locale ces dernières années, n'est plus le principal vecteur de dynamisme... La fréquentation touristique est en recul de 6,4 % en un an, soit depuis le premier trimestre 2025, avec seulement 50 900 visiteurs accueillis entre janvier et mars. La baisse touche plus fort le tourisme flottant (-12,2 %). Plus préoccupant et inédit : le marché nord-américain, premier contingent de visiteurs et clientèle parmi les plus dépensières du territoire, est en net retrait. Les touristes originaires d'Amérique du Nord, qui représentent encore la moitié des visiteurs en hébergement terrestre marchand, sont moins nombreux et pèsent directement sur les résultats de l'hôtellerie internationale, dont les ventes reculent de 15,2 % sur un an. Pour autant, l'économie polynésienne ne s'essouffle pas. Au contraire. Si la croissance se poursuit, c'est grâce à un changement de moteur. Désormais, ce sont les entreprises tournées vers le marché intérieur, les investissements et surtout la construction qui soutiennent l'activité. ​Les bons chiffres de la construction Le secteur du bâtiment et des travaux publics affiche une progression extraordinaire de son chiffre d'affaires de 15,5 % au premier trimestre. Une performance qui s'explique en partie par les nombreux chantiers engagés dans la perspective des Jeux du Pacifique de 2027, mais aussi par le maintien d'une forte demande des ménages en matière de construction et d'habitat. Cette dynamique de la construction se répercute directement sur l'emploi. Le secteur explique à lui seul plus de la moitié des créations d'emplois enregistrées depuis un an. La Polynésie compte désormais plus de 76 000 salariés, soit près de 1 800 emplois supplémentaires par rapport au premier trimestre 2025. Les effectifs dans la construction progressent de plus de 7 % sur un an, illustrant le rôle central du BTP dans le maintien de l'activité économique. Les investissements confirment cette tendance en profitant de la baisse du coût du crédit, les particuliers se tournent davantage vers l'immobilier. Les crédits à l'habitat bondissent de 27 % en un an pour atteindre 8,6 milliards de francs. Les entreprises, elles aussi, continuent d'investir. À noter : les crédits immobiliers qui leur sont accordés progressent de 218 %, tandis que les crédits à l'équipement augmentent de 85 %. Cette confiance des acteurs économiques se traduit dans les importations de biens d'équipement, en hausse de plus de 7 % sur un an. La consommation des ménages montre, a contrario, quelques signes de faiblesse. Les importations de produits alimentaires et de biens de consommation diminuent ce qui laisse présager des arbitrages dans les dépenses des foyers. Les ménages semblent davantage privilégier certains investissements, notamment dans l'habitat ou l'automobile, plutôt que les dépenses courantes. L'inflation reste contenue. Pas de grands mouvements avec, en moyenne trimestrielle, les prix qui n'augmentent que de 0,1 % sur un an. La progression de la masse salariale, qui atteint désormais plus de 73 milliards de francs, contribue à soutenir la consommation. Autre point de vigilance : les exportations de produits locaux (perles de culture, vanille). Elles chutent fortement au premier trimestre, principalement en raison de l'effondrement des exportations de perles brutes, en baisse de plus de 44 % en valeur sur un an pour la perle et de 11 % pour la vanille. Une contre-performance qui contraste avec les exportations de poissons qui, elles, augmentent de 18,2 % en valeur, essentiellement vers les États-Unis, qui achètent principalement du thon frais ou réfrigéré. Leur évolution en valeur contribue pour 1,5 point à l’évolution totale. Finalement, ce premier trimestre 2026 marque sans doute une évolution importante du modèle économique du Pays. Après plusieurs années durant lesquelles la reprise touristique avait porté l'ensemble de l'économie, la croissance repose aujourd'hui plus sur les investissements, les grands chantiers et la demande intérieure. Au premier trimestre 2026, la croissance de l'économie polynésienne (+3,2 %) est principalement portée par la demande intérieure et le secteur de la construction. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-11 00:46:00

Au cœur de la Saga (1/5) – Gilles Vigneron : “Les enfants se révèlent sur l’eau”
Tahiti, le 10 juillet 2026 – Cette année, la Saga jette l’ancre à Tautira du 5 juillet au 9 août. Pendant ces cinq semaines de vacances tournées vers la navigation pour 720 enfants de Tahiti et des îles, nous vous embarquons aux côtés de quelques-unes des nombreuses personnes qui contribuent à la réussite de cette initiative solidaire. Aujourd’hui, rencontre avec Gilles Vigneron, moniteur à l’école de voile d’Arue qui transmet sa passion pour la navigation aux enfants de la Saga depuis l’édition de 1995 à Rangiroa. C’est un pilier solide mais discret de la Saga. À 58 ans, Gilles Vigneron est le doyen des moniteurs de l’école de voile d’Arue, qu’il a intégrée en 1995. Originaire de Nîmes, il a découvert la voile dans l’enfance. “J’ai commencé par faire des stages d’Optimist sur la Méditerranée. À dix ans, mon père m’a offert une planche à voile et j’en ai fait tous les étés. La voile, c’est une passion qui ne m’a jamais quittée” , confie-t-il. Un monitorat fédéral plus tard, il a commencé à enseigner chaque été dans l’Hexagone, avant de mettre le cap sur les îles Sous-le-Vent pour une “saison d’hiver” qui s’est finalement prolongée. “Quand j’ai commencé à l’école de voile de Arue, nous étions trois moniteurs avec Doudou comme directeur. J’ai passé une formation, un DEUST en management de club. J’ai été chef de base et directeur adjoint, mais le côté administratif dans un bureau, ce n’est pas mon truc : je préfère être sur l’eau avec les élèves.” Des journées bien remplies En plus du rendez-vous annuel de la Saga, la vie de moniteur est bien remplie : “On est sur tous les fronts à l’école de voile de Arue. De la rentrée de septembre jusqu’à fin mai, on accueille 45 classes de mer, soit 1.200 élèves de CM1 et CM2. Il y a aussi des stages d’initiation, de perfectionnement ou de compétition, et des cours réguliers pour enfants et adultes. Depuis deux ans, on développe le wing foil avec des moniteurs dédiés.” Puis vient le temps du suivi de la Saga, une semaine de navigation supplémentaire pour certains enfants lors des vacances de Noël, dans la baie de Matavai. “En juin, on s’occupe de la maintenance du matériel et de la préparation de la Saga suivante pour être opérationnel pendant cinq semaines” , précise Gilles Vigneron. Comme d’autres anciens de l’équipe, il varie les fonctions pendant la Saga. “On se relaie pour coordonner les activités des douze groupes. Je peux être à l’entretien parce qu’il peut y avoir de la casse. Et je suis aussi moniteur pour apprendre aux enfants à naviguer et les faire progresser” , explique-t-il. Malgré une vigilance de tous les instants, sa motivation est intacte : “Enseigner et transmettre, faire découvrir aux enfants le monde marin, jouer avec le vent et les éléments naturels, ça reste ma principale passion aujourd’hui. J’essaie de leur partager cette sensation de liberté qui vient du fait qu’il n’y a pas de route définie sur l’eau : chacun trace son chemin.” ​Les atouts de la voile Le moniteur aguerri observe avec satisfaction les bienfaits de la navigation sur les enfants de la Saga, majoritairement issus de familles modestes accompagnées par les services sociaux. “La voile, ça demande aux enfants de s’approprier les éléments comme le vent et la mer, de faire preuve de coordination et d’agilité pour se diriger et faire avancer son bateau, seul ou en équipage. Ça oblige à l’entraide et à l’entente. Au début, il peut y avoir de l’appréhension, voire des peurs à surmonter. Certains pensent qu’ils ne vont pas y arriver, mais généralement, au bout de trois jours, ils acquièrent une forme d’autonomie qui est super intéressante. Après une semaine de voile, ils peuvent aller où ils veulent et ils s’amusent à faire des levers de coque. Ils prennent confiance en eux ! On les voit évoluer et ils se révèlent sur l’eau” , analyse Gilles Vigneron. Certains adolescents qui se sont bien conduits pendant leur semaine de Saga ont d’ailleurs l’opportunité de revenir par la suite en tant qu’aides-moniteurs, s’ils le souhaitent. Un tremplin que les plus voileux d’entre eux saisissent pour devenir moniteurs à leur tour, après les formations requises. Fidèle au poste, Gilles Vigneron a prévu de continuer à hisser les voiles de la Saga pendant encore quelques années : “Je suis toujours content de faire découvrir à des petits moussaillons de cinq ans des activités nautiques, comme à un ado qui au départ a la flemme. Quand les enfants sont tristes de nous quitter à la fin de la semaine, c’est que notre mission est réussie.” ​De Rangiroa à Tahiti, en passant par Maupiti Le moniteur a une trentaine de Saga à son actif. Depuis son arrivée à l’école de voile de Arue, il n’a manqué que l’édition de 1998. “Ma première Saga était à Rangiroa et elle m’a beaucoup marqué : elle avait été courte, car c’était en 1995 et nous étions rentrés pour participer à l’organisation des Jeux du Pacifique à Tahiti pour la voile” , plonge-t-il dans ses souvenirs. “Il y a des îles où on retourne régulièrement avec toujours autant de plaisir comme Huahine et Bora Bora, mais aussi Papeari à Tahiti. La Saga à Maupiti en 2007, de mémoire, avait été très joyeuse, car attendue après un report suite à un cyclone” . Mais pour Gilles Vigneron, la Saga est avant tout une aventure humaine. “Au-delà du cadre naturel exceptionnel de chaque site, ce sont aussi les gens qui entourent le village de la Saga qui font la beauté de l’événement. Il y a un esprit Saga qui est super à vivre !” , confie-t-il à l’aube de cette édition 2026. La première à Tautira. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-10 15:18:00

Moetai Brotherson démissionné du Tavini
Tahiti, le 9 juillet 2026 – Le Tavini huiraatira dénonce la communication « partielle et orientée » du président du parti A fano ti’a Moetai Brotherson. Il rappelle que les élus « sont habilités à arrêter une position de vote » relatif au collectif budgétaire et qu’aucun accord n’a été trouvé. Le Tavini indique même que Moetai Brotherson ne fait plus partie du Tavini puisqu’il est président du parti politique A fano ti’a. Suite au communiqué du parti A Fano ti’a, le Tavini assure, à son tour dans un communiqué qu' "a ucun engagement de vote n'a été pris » concernant le collectif budgétaire n°2 et dénonce une communication « partielle et orientée » du président du parti Moetai Brotherson et de son vice-président Tematai Le Gayic Le parti indépendantiste explique que la rencontre entre les deux présidents de parti, soit Oscar Temaru pour le Tavini et Moetai Brotherson pour A fano ti’a avait pour seul objectif de tenter « une conciliation ». Le parti bleu ciel assure que « aucun accord » relatif au collectif budgétaire n’a été trouvé, comme le prétend le parti A fano ti’a. Le Tavini ajoute également que « aucun engagement de vote n'a été pris par les élus du groupe Tavini à l"Assemblée lors de cet échange, qui n'avait ni le format ni la portée d'une négociation engageant le groupe » . Rappelant également que « seuls les élus du groupe, réunis en formation plénière, sont habilités à arrêter une position de vote (..) aucune décision définitive » n'a encore été prise. Le Tavini précise qu’il se « réserve la liberté de son vote » ce vendredi et que le collectif sera examiné avec comme seul objectif « les intérêts du Pays et des Polynésiens » Le parti bleu ciel dénonce le fait que le parti A Fano Tia rend public et ce « de manière partielle et orientée, des éléments issus d'échanges à caractère privé ou informel, dans le but manifeste d'influencer l'opinion publique par une présentation tronquée des faits » . Le Tavini fait notamment référence à la polémique relative aux remboursement des frais de campagne concernant les territoriales 2023. Le parti bleu ciel accuse le parti A fano ti’a de diffuser « une version unilatérale d'échanges informels pour tenter d'imposer dans le débat public une lecture favorable à ses seuls intérêts politiques à court terme » . Le Tavini appelle le président du parti à privilégier « l'éthique relationnelle l'honnêteté intellectuelle dans sa communication publique condition indispensable à un dialogue institutionnel respectueux entre les groupes politiques de l’assemblée ». En conclusion, le Tavini ajoute qu'il y a « lieu de prendre acte par sa signature, en tant que président de A Fano Tia de la démission d'office de Moetai Brotherson du parti Tavini Huiraatira No Te Ao Ma’ohi FLP ». Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-10 07:08:00

​Quelles mesures pour sauver la crevette bleue ?
Tahiti, le 9 juillet 2026 - La filière historique et stratégique de la crevette bleue en Polynésie peine à se relever de la crise de 2023 avec des productions impactées en écloserie comme dans les fermes. Le coupable n’a été identifié qu’en avril dernier : il s’agit du Tauravirus. Sans impact pour la santé humaine, il fragilise les crevettes dès les premières semaines de développement. Une information capitale pour les éleveurs qui savent désormais contre quoi se battre : cette semaine, ils ont présenté un plan de relance sanitaire et financier à la DRM, et restent dans l’attente d’une rencontre avec le président du Pays et les ministres concernés. Le maintien des entreprises en activité est en jeu, ainsi que la sécurisation de la filière en vue de son développement à travers la future zone biomarine de Faratea, où les deux tiers de la production sont tournés vers la crevetticulture. À l’écloserie de Vairao, ce jeudi matin, un cycle complet de post-larves de crevettes a été livré : une bonne nouvelle après une précédente production en dessous des attentes. Des hauts et des bas auxquels la nurserie est confrontée depuis la crise de 2023. Les protocoles ont été adaptés pour répondre au mieux aux attentes des éleveurs de Tahiti et Moorea, eux aussi exposés à des difficultés en phase de grossissement. La perte de production à l’échelle de la filière est de l’ordre de 30 à 40 %. Un pic de 160 tonnes avait été atteint en 2021, tandis que la production est retombée à 90 tonnes en 2025, associée à une inévitable augmentation du prix de vente. ​Un plan de relance adressé au Pays Le coupable a été identifié en avril dernier : il s’agit du Tauravirus (lire encadré) . Une information tardive, mais capitale pour l’écloserie et les éleveurs qui savent désormais contre quoi se battre. “On désinfecte les œufs pour éviter la transmission du virus des géniteurs vers l’écloserie et on va lancer des analyses avec un laboratoire en Australie qui a un retour d’expérience en Équateur pour confirmer que ce qu’on a mis en place est efficace. L’objectif, c’est de livrer des post-larves indemnes pour améliorer les résultats et assainir petit à petit les fermes, qui sont toutes touchées” , explique Benoît Le Maréchal, directeur de la coopérative des aquaculteurs de Polynésie française (CAPF). Ce ne sont pas les seules mesures envisagées. Cette semaine, la coopérative et les éleveurs ont présenté un plan de relance (lire encadré) à la Direction des ressources marines (DRM). Les crevetticulteurs restent désormais dans l’attente d’une rencontre avec le président Moetai Brotherson et les ministres concernés . “Pour la réussite de ce plan, on a absolument besoin du soutien du Pays” , remarque Teva Siu, gérant des fermes de Tautira et Teahupo’o. “On a essayé pendant trois ans de s’en sortir en améliorant notre process, mais le fait de ne pas savoir quelle était la cause, ça a aggravé notre déficit. Sur ces trois dernières années, on a perdu un potentiel de production d’à peu près 240 tonnes, soit 200 millions de francs de pertes globales pour l’ensemble de la filière. En termes d’emploi, à Aquapac, on est passé de 19 à 11 personnes. La situation est critique : on a continué à investir, mais notre trésorerie est quasiment négative. Pour le Pays, on parle quand même d’une cinquantaine d’années de travail sur cette filière. Le potentiel est énorme si on pense à l’aquaculture locale au sens large” , poursuit l’éleveur. ​“Renforcer la résistance de la filière” Pour Benoît Le Maréchal, il y a urgence à se positionner : “Toutes les fermes sont exsangues et s’il n’y a pas une aide financière du Pays qu’on réclame depuis trois ans, on ne passera pas le cap. Ce plan existe parce que les privés sont volontaires et croient en l’avenir de cette filière. L’objectif, c’est de renforcer la résistance de la filière à de telles crises en mettant en place des mécanismes pour être mieux armés si ça se reproduit. La filière crevette, c’est la locomotive des filières aquacoles : c’est la seule qui a réussi à décoller et à tendre vers un équilibre financier, et sur laquelle reposent les deux tiers de la zone biomarine de Faratea” . Tandis que la mise à disposition des lots se profile, Teva Siu, lui-même porteur de projet, n’a pas prévu de renoncer pour l’instant. “Dans le contexte actuel, si on doit faire des emprunts pour Faratea, aucune banque ne va suivre... Mais je reste optimiste, car je pense qu’il faut tirer les leçons de cette crise et apprendre à survivre à ce genre de menace” , encourage-t-il. Dans cette optique, la DRM est en train de développer localement “des diagnostics plus rapides et plus fiables” , comme nous l’a expliqué Marc-André Lafille, responsable de la cellule développement des techniques en aquaculture. “ Il y a des actions à mener à chaque étape par chacun des maillons de la chaîne. À notre niveau, il faut absolument développer des outils de traçabilité communs à la filière pour analyser l’ensemble des résultats et adapter nos protocoles en conséquence” . En attendant de savoir sous quelle forme ce plan de relance pourra être mis en œuvre, les prévisions tablent sur une reprise progressive : “On devrait assurer une production de 90 à 100 tonnes pendant encore un ou deux ans, et revenir à une augmentation de production, on l’espère, pour 2028-2029. Avec la cohésion de la filière, on devrait être en capacité de remonter la pente et avoir une zone biomarine qui réponde aux enjeux stratégiques du Pays en matière d’autonomie alimentaire et de produits de qualité sur nos marchés” . Pour satisfaire la demande locale, l’objectif à atteindre serait de 300 à 350 tonnes annuelles de crevettes. Le Tauravirus en cause Parmi toutes les pistes envisagées, c’est finalement celle du virus du syndrome de Taura (TSV) qui a été confirmée en avril 2026 par un laboratoire américain spécialisé dans la détection des maladies à déclaration obligatoire inscrites par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Le Tauravirus, découvert dans la région du même nom en Équateur en 1992, touche les crevettes d’élevage. “C’est un virus commun : on était parmi les seuls à ne pas l’avoir en raison de notre isolement et de notre protection sanitaire par rapport à l’importation de crevettes” , explique Marc-André Lafille, ingénieur aquacole à la DRM. “On a lancé un séquençage ADN pour essayer de déterminer son origine géographique. Il peut être arrivé récemment par différents flux, ou avoir été présent de longue date et déclenché par un problème lié au confort physiologique de l’animal, que ce soit la qualité de l’aliment, de l’eau, etc.”. Ce virus est sans incidence pour la santé humaine, rassure le scientifique : “Les crevettes locales restent les meilleures sur le marché. Elles sont sans produits médicamenteux et sans conservateurs. Il faut continuer à en consommer pour soutenir la filière et son savoir-faire”. ​Un plan de relance Pour redresser la barre, le plan de relance présenté par les éleveurs est organisé selon trois axes : un diagnostic, des mesures sanitaires et une aide financière. 1. Réaliser un audit des pratiques à l’écloserie et dans les fermes, et plus globalement de la surveillance sanitaire. 2. Renforcer les mesures et les moyens de suivi sanitaire pour prévenir l’introduction de maladies ou les détecter plus rapidement pour mieux y faire face. 3. Mettre en place des dispositifs financiers pour aider les éleveurs à surmonter cette crise. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-10 03:49:00

​Un collectif en ordre dispersé
Tahiti, le 9 juillet 2026 - L’assemblée pourrait adopter ce vendredi le collectif budgétaire 2 du gouvernement Brotherson. Un texte strictement identique à celui qu’elle a rejeté il y a deux semaines. Un revirement qui interviendrait après des discussions entre les groupes Tavini et A Fano Ti’a mercredi qui éviterait au président Brotherson de devoir engager la responsabilité du gouvernement. Un jeu politique qui laisse en bouche un goût de “tout ça pour ça”. Depuis le début d’année, un jeu de chat et de la souris s’est mis en place à l’assemblée de la Polynésie française entre le gouvernement et les élus de Tarahoi. Moetai Brotherson, qui sait pouvoir compter sur les élus A Fano Ti’a, doit composer avec le Tavini, le Tapura et les non-inscrits, déjà à l’origine du rejet de nombreux textes (télécommunications, pass tama’a maitai, réforme du RNS, etc.). Dernier bras de fer en date, le rejet du collectif budgétaire 2. Un texte purement technique, de report des crédits non consommés en 2025 vers le budget 2026. Ce collectif budgétaire, Moetai Brotherson a décidé de le représenter à l’identique, quitte à devoir, en cas de nouveau vote contre, engager la responsabilité du gouvernement. Une procédure qui n’a été utilisée qu’une seule fois, en 2011, par Gaston Tong Sang. Mais cette procédure a un revers de médaille. Elle ouvre la possibilité aux élus de l’assemblée de déposer une motion de renvoi, avec proposition d’un nouveau président du Pays à la clé. L’option, évoquée par la presse ces derniers jours, semble pourtant vouloir s’éloigner. Jeudi matin, une heure avant le match France-Maroc, pour lequel Moetai Brotherson a pronostiqué en aparté le score exact, le président ne semblait pas inquiet de l’échéance à venir. “J'ai vu un déchaînement d'analyse politique autour d'un 49.3 au lait de coco”, a-t-il commenté. “Nous, on fait une lecture simple du statut, son article 176-1. C'est pour ça qu'on a représenté le collectif 2 à l'identique, puisqu'il n'y a eu aucun amendement de déposé lors de la séance durant laquelle le collectif 2 avait été rejeté. Donc le statut ne nous permet pas de présenter un autre document complètement différent.” Un pas en avant, un pas en arrière Ce collectif budgétaire “technique, comptable, de report de crédit”, Moetai Brotherson pourrait le voir cette fois-ci voté par l’assemblée. Loin du jeu politique, qui reprendra rapidement sa place, ce report de crédit devrait être voté par ceux mêmes qui l’ont rejeté il y a quinze jours, après une réunion entre le groupe Tavini et le groupe A Fano Ti’a en début de semaine. Un communiqué du groupe A Fano Ti’a, non signé et non confirmé par le Tavini, affirme même cette hypothèse. “Les deux formations ont réaffirmé leur volonté commune de concentrer leurs efforts sur les enjeux majeurs qui engagent l’avenir du Pays.” Dans ces conditions, la “priorité immédiate” serait “l’adoption en seconde lecture du collectif 2”. Un pas en avant, un pas en arrière donc pour le Tavini qui était, jeudi, sur le point de voter pour un texte identique à celui pour lequel le groupe a voté contre il y a deux semaines. La raison de ce revirement ? “Éviter tout blocage économique, notamment concernant les crédits déjà engagés au titre du budget 2025.” Une façon de calmer le jeu et de relancer la machine économique pour honorer les paiements des contrats en cours du Pays vers les entreprises. “Nous avons reçu les professionnels du BTP, ils sont très inquiets et ils comptent beaucoup sur l'adoption de ce collectif 2. Sinon, certains vont simplement mettre la clé sous la porte dès la semaine prochaine. Nous recevons aujourd'hui d'autres secteurs productifs. Tous sont dans l'attente de cet acte technique demain”, expliquait le président ce jeudi. Si cette option se confirme ce vendredi matin en séance extraordinaire pour la seconde lecture de ce collectif budgétaire, le président du Pays n’aura pas, alors, à engager la responsabilité de son gouvernement. Moetai Brotherson ne se leurre pas pour autant sur la suite des événements. “La discussion va intervenir autour du collectif 3, qui est là un acte plus politique. On peut parler d'orientation, on peut discuter de ce qui manque aux yeux de certains, de ce qu'il faut améliorer. Mais cette discussion-là aura lieu autour du collectif 3.” Une précision sur laquelle le communiqué de A Fano Ti’a revient. “Les échanges ont également porté sur le collectif budgétaire n°3, dont les discussions débuteront prochainement. A Fano Ti’a et le Tavini Huiraatira entendent saisir cette nouvelle étape pour proposer, chacun selon sa méthode et sa vision propre, des réponses concrètes aux attentes des Polynésiens.” Chacun sa méthode, chacun sa vision, et peu importe que cela change tous les 15 jours. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-10 03:23:00

Un nouveau centre commercial pour 2031 à Papeete
Tahiti, le 9 juillet 2026 - Après le Royal Papeete Center et son ouverture prévue en 2029, un nouveau projet dans la même veine doit voir le jour au niveau du rond-point Tamatahoa en 2031. Porté par Blue Island Group, le programme, qui sera construit sur 3 780 m2 et sept étages appartenant au Pays, promet commerces, bureaux, loisirs avec l'ambition de faire renaître la vie de quartier au cœur de Papeete. Après le Royal Papeete Center , le gouvernement remet le couvert. Cette fois, c'est le secteur du rond-point Tamatahoa, Jacques-Chirac ou encore du Pacifique, selon l'appellation que chacun lui donne, qui s'apprête à connaître une grande transformation. Le ministre des Grands travaux, Jordy Chan, a présenté ce jeudi le deuxième projet, sur quatre, issu des appels à projets lancés par le Pays pour valoriser son foncier en centre-ville. À la clé : un ensemble immobilier implanté sur un terrain de 3 780 m2, aujourd'hui occupé par plusieurs bâtiments administratifs vieillissants là où se trouve actuellement la DJS. Le lauréat de cet appel à projets est le promoteur et cabinet d'architecture Blue Island Group, déjà connu pour avoir mené la réhabilitation du Kon Tiki. Son dossier a été retenu au regard de plusieurs critères, notamment la qualité architecturale, urbaine et paysagère du projet, sa robustesse, ses performances environnementales ainsi que sa viabilité économique. Le futur ensemble de sept étages ne se limitera pas à des bureaux et des commerces. Le programme s'articulera autour d'un atrium central et comprendra une galerie commerciale, des restaurants panoramiques, des jardins suspendus, un espace multimédia et culturel, une salle d'escalade, un institut de beauté ainsi qu'une plateforme récréative destinée aux familles. Celle-ci accueillera notamment un food court, un café, une salle immersive, un kid’s club, des espaces de jeux et une salle de sport. À cela s'ajoutera “aux derniers étages enfin, 39 logements bénéficiant de vues panoramiques sur Papeete”. Et, au total, 240 places de stationnement seront intégrées au bâtiment au sous-sol. Mais c'est aussi l'emploi qui entre en jeu avec 110 à 175 emplois directs et indirects créés en phase de chantier, 150 à 200 emplois directs et indirects créés en phase d'exploitation. “Tout le monde pense qu'il s'agit d'investissements publics, mais ce sont des investissements privés”, a souligné Jordy Chan, jeudi. Les quatre appels à projets lancés ou en préparation devraient ainsi générer près de 25 milliards de francs d'investissements privés d'ici à 2031. Prochaine étape : la signature du bail entre le promoteur et le Pays. “Une formalité”, selon le Pays qui pourra enchaîner avec le lancement des études. ​Pour plus de vie nocturne Derrière cette opération se cache une volonté de remettre un peu de vie nocturne dans ce quartier. Pour Jordy Chan, le centre-ville de Papeete souffre aujourd'hui d'un manque de mixité. “En journée, ce quartier est vivant, il y a beaucoup de monde qui y travaille. Mais le soir, il n'y a plus personne, parce qu'il n'y a que des bureaux, des administrations, l'État et les tribunaux”, a-t-il estimé. Cette opération s'inscrit dans une stratégie plus globale de transformation du cœur de de la capitale de Polynésie française. Avec ce nouveau programme, le gouvernement espère ainsi dessiner le visage du Papeete de demain : une ville plus dense, plus habitée et plus animée, “de jour comme de nuit”. Pour le ministre des Grands travaux, ces différents appels à projets répondent au constat simple : le Pays possède, en plein cœur de Papeete, d'importantes réserves foncières qui sont occupées depuis plusieurs décennies par des bâtiments administratifs vieillissants et sous-exploités. “On a beaucoup de foncier en centre-ville qui appartient au Pays et qui n'a jamais vraiment été exploité”, déplore Jordy Chan. Dans le même temps, le gouvernement poursuit son programme de décentralisation de l'administration vers la Presqu'île, avec l'objectif de transférer à terme près de 1 000 postes de travail. Une partie de ces bâtiments est donc amenée à perdre sa vocation actuelle. Plutôt que d'investir des fonds publics dans leur réhabilitation, l'exécutif a fait le choix d'attirer des investisseurs privés capables de redonner de la valeur à ces emprises stratégiquement situées. “Ce qu'on souhaite, c'est que l'investissement public serve avant tout aux projets qui nécessitent de l'investissement public, comme la décentralisation ou les transports en commun”, a dit le ministre au lendemain d'une conférence de presse porté sur le développement des lignes de bus à Tahiti. Pour rappel un projet de construction de “15 kilomètres de piste cyclable sur l’ensemble de l’agglomération de Papeete, qui passera par Prince Hinoi, par Pouvanaa, par le centre-ville”. À noter que le Pays conserve la propriété du terrain, tandis que le promoteur finance et exploite le projet en contrepartie d'une redevance. Au terme du bail, les constructions reviendront dans le patrimoine de la collectivité. ​Phases de redynamisation du centre-ville de Papeete 1 : Projet AM20/AM17 en face de la gare maritime : signature du bail le 23 septembre 2025 2 : Projet Tematahoa : signature du bail au trimestre 3 de 2026 3 : Projet Paofai : lancement de l'appel à projet le 23 avril 2026 4 : Projet sur le bâtiment de l'ancien gouvernement : lancement d'un appel à projets pour la construction d'un programme mixte sur un foncier de 4 490m2 appartenant au Pays au premier trimestre 2027 Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-10 03:17:00

Une année record à Tetiaroa pour les bébés tortues
Tahiti, le 9 juillet 2026 - Une saison de ponte exceptionnelle à Tetiaroa : plus de 54 000 bébés tortues sont nés cette année. Des chiffres records pour l'association Te mana o te moana, qui suit les tortues marines sur l'atoll depuis maintenant 19 ans. Comme chaque année, d'octobre à avril, les équipes d'observation de l'association Te mana o te moana scrutent l'arrivée des tortues, espèce emblématique du Fenua, afin de recueillir des données scientifiques essentielles. Si l'évolution des populations varie d'une saison à l'autre, celle de 2025-2026 restera dans les annales. Au total, les équipes ont enregistré 1 564 traces de femelles sur le sable, 567 nids confirmés et une estimation de 54 264 bébés tortues émergés, avec un taux de réussite de 88,8 %. En moyenne, chaque nid contenait 90 œufs. Ces résultats dépassent largement le précédent record établi en 2024, avec près de 35 000 émergences. À titre de comparaison, la saison dernière avait comptabilisé 430 traces de femelles, 161 nids confirmés et 15 614 émergences estimées, avec une moyenne de 80 œufs par nid. Les scientifiques ont également identifié 64 femelles différentes, dont 12 étaient déjà venues pondre à Tetiaroa lors de précédentes saisons. “Cette année, nous avons notamment observé la première tortue verte revenue pondre pour la quatrième fois à Tetiaroa depuis le début de nos suivis. C'est un signal fort de la qualité du site de ponte et de l'efficacité des actions de conservation menées sur le long terme”, souligne Emma Cunault, coordinatrice de la communication de Te mana o te moana. La réapparition de ces femelles est particulièrement encourageante pour l'association. “Ces 64 femelles que nous avons identifiées sont toutes différentes. Douze d'entre elles étaient déjà venues pondre dans le passé à Tetiaroa. Cela signifie qu'elles ont survécu dans le Pacifique et qu'elles reviennent se reproduire ici”, développe-t-elle ensuite. ​17 bénévoles actifs Au cours de cette saison, les équipes ont également pris en charge 26 bébés tortues affaiblis ou blessés. Malgré les soins prodigués au centre de soins de Tahiti, seules huit d'entre elles ont pour l'instant survécu et poursuivent leur réhabilitation, avec l'espoir d'un retour à l'océan dans les prochains mois. Au total, 639 prospections de jour et de nuit ont été réalisées. Ces résultats sont le fruit du travail quotidien des salariés, des 17 bénévoles qui se sont relayés sur le terrain et des nombreux partenaires de l'association. Ce programme de recherche est autorisé et en partie financé par la Direction de l'environnement (Diren), avec le soutien de longue date de l'hôtel The Brando et de la Tetiaroa Society. Depuis plus de vingt ans, l'association Te mana o te moana œuvre pour la protection et la préservation des tortues marines en Polynésie française. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-10 02:57:00

La Fape défend les nouvelles AMP
Tahiti, le 9 juillet 2026 - Après les maires des Marquises, c'est au tour de la Fédération des associations de protection de l'environnement (Fape) de monter au créneau pour défendre les nouvelles aires marines protégées. Face aux critiques visant la méthode, la concertation ou l'influence supposée des ONG, elle affirme que ces projets sont l'aboutissement de plus de quinze ans de travaux scientifiques, de consultations locales et de mobilisation citoyenne. Les soutiens aux nouvelles aires marines protégées (AMP) se font de plus en plus entendre. Deux semaines après l'appel des maires des Marquises à défendre publiquement le projet, la Fédération des associations de protection de l'environnement (Fape) répond, dans un communiqué, aux critiques qui se multiplient depuis l'annonce de l'extension des zones protégées. L'organisation entend notamment démonter l'idée selon laquelle ces AMP auraient été décidées dans la précipitation ou sous l'influence d'organisations internationales. “Les AMP n'ont pas été définies de manière arbitraire” , affirme la Fape, rappelant qu'elles reposent sur “une approche participative associant connaissances scientifiques, données de pêche, savoirs traditionnels, consultations publiques” et décisions des institutions polynésiennes. Selon la fédération, les projets des Marquises et des Australes sont le fruit de “plus d'une décennie” de concertation avec les communes, les communautés locales, les pêcheurs, les associations et les scientifiques. Elle évoque “des centaines de réunions publiques, des dizaines d'études et plusieurs expéditions scientifiques”, estimant qu'il s'agit de l'un des processus de planification marine “les plus documentés jamais conduits en Polynésie française”. Pêche et protection “compatibles” La Fape insiste également sur le fait que ces nouvelles protections ne remettraient pas en cause la pêche hauturière locale. Elle rappelle que les zones concernées représentaient “moins de 10 % de l'activité totale de pêche” au cours des dix dernières années et que les espaces placés en protection stricte étaient encore moins exploités. Selon elle, les 82 navires de la flottille polynésienne continueront de pouvoir exercer leur activité sur près de 3,5 millions de km2, soit 70 % de la zone économique exclusive. Enfin, la fédération répond directement aux accusations d'ingérence étrangère. “Les organisations internationales partenaires accompagnent et appuient les priorités définies par la Polynésie française et ses communautés, et non pas l'inverse”, affirme-t-elle, assurant que “les décisions relèvent exclusivement des autorités polynésiennes et des processus de concertation locaux”. À l'image des maires marquisiens, la Fape appelle ainsi à recentrer le débat sur les travaux menés depuis quinze ans plutôt que sur les polémiques récentes. Une réponse qui fait écho aux critiques formulées ces dernières semaines par certains professionnels de la pêche et une partie de la classe politique. Le Tavini avait notamment demandé au gouvernement de suspendre le projet de nouvelles AMP, dénonçant un Pays “téléguidé” par des organisations environnementales internationales et estimant que la priorité devait être de mieux valoriser les ressources halieutiques de la zone économique exclusive plutôt que de multiplier les espaces sanctuarisés. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-10 02:07:00

Victimes du nucléaire : le Cesec refuse d'oublier la période 1975-1998
Tahiti, le 9 juillet 2026 – Adopté à l'unanimité jeudi au Cesec, un vœu porté par Léna Normand et Patrick Galenon demande l'introduction d'un amendement à la proposition de loi de la députée Mereana Reid Arbelot sur l'indemnisation des victimes des essais nucléaires. La société civile souhaite réintégrer les personnes ayant résidé en Polynésie entre la fin des essais atmosphériques, en 1975, et le démantèlement du CEP en 1998. Une période que la députée a pourtant choisi d'écarter pour maximiser les chances d'adoption de son texte au Parlement. Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) soutient la réforme de la loi Morin portée par la députée Mereana Reid-Arbelot. Mais la quatrième institution du Pays estime qu'un point important mérite encore d'être revu. Réunis jeudi, les conseillers ont adopté à l'unanimité un vœu présenté par Léna Normand et Patrick Galenon demandant l'introduction d'un amendement à la proposition de loi actuellement en discussion au Parlement. Leur objectif : rétablir la possibilité de déposer une demande d'indemnisation pour les personnes ayant résidé ou séjourné en Polynésie entre 1975 et le démantèlement officiel du Centre d'expérimentation du Pacifique (CEP), en 1998. Dans sa rédaction actuelle, la proposition de loi retient, pour la Polynésie, une période correspondant aux essais atmosphériques. Pour les auteurs du vœu, cette restriction n'est ni scientifiquement justifiée, ni conforme à l'évolution des connaissances sur les retombées radioactives. Ils rappellent notamment la persistance de certains radionucléides dans l'environnement et soulignent qu'aucun consensus scientifique ne permet d'affirmer que tout risque aurait disparu après le dernier tir atmosphérique. “On est là pour tout le monde” Cette demande prend toutefois le contre-pied d’un choix assumé par Mereana Reid Arbelot. À plusieurs reprises ces dernières semaines, la députée a expliqué avoir volontairement renoncé à cette extension. Selon elle, la loi Morin mentionnait bien la période allant jusqu'en 1998, mais cette possibilité n'avait, dans les faits, quasiment jamais permis l'indemnisation de victimes supplémentaires. Elle a donc préféré concentrer sa réforme sur un point qu'elle juge plus déterminant : remplacer le critère de causalité par un critère d'exposition, afin d'augmenter les chances de reconnaissance des victimes sans fragiliser l'équilibre du texte devant le Parlement. Léna Normand ne conteste pas cette stratégie, mais refuse que certaines victimes potentielles soient écartées d'emblée. “On est là pour tout le monde”, a-t-elle insisté après l'adoption du vœu. “Ce n'est pas simple d'expliquer à des personnes : hier, tu pouvais déposer un dossier ; mais demain tu ne pourras plus. Les autres pourront, ceux de la période des tirs atmosphériques, mais toi non.” La vice-présidente de l'association 193 reconnaît volontiers que cet amendement pourrait compliquer le parcours parlementaire d'un texte déjà adopté à l'unanimité au Sénat. “Oui, certainement. Mais on est là pour tout le monde”, assume-t-elle. “Un message fort” Interrogée sur l'argument scientifique avancé par la députée, Léna Normand estime au contraire qu'il ne faut pas refermer la porte faute de certitudes. “Aujourd'hui, c'est de ne pas exclure ce que permet la loi, c'est-à-dire laisser la possibilité à toutes les personnes nées entre 1975 et 1998 de demander reconnaissance et indemnisation”. Si des preuves supplémentaires sont nécessaires, poursuit-elle, elles devront passer par de nouvelles recherches, notamment sur les effets transgénérationnels des essais nucléaires. Pour la représentante du Cesec, l'adoption unanime du vœu constitue avant tout un signal adressé au Parlement. “Il était important que la société civile locale s'exprime. (...) C'est un geste fort qu'envoie aujourd'hui le Cesec.” Un signal politique, certes ; mais qui n'a, à ce stade, aucune portée contraignante. La proposition de loi poursuit déjà son parcours parlementaire, après avoir franchi sans encombre l'étape du Sénat. Les chances de voir cette demande se transformer en amendement apparaissent donc limitées. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-09 23:55:00

Le Fenua protège sa bande-son
Tahiti, le 9 juillet 2026 – Face aux conflits de voisinage qui se multiplient, la proposition de loi portée par l’élu Tavini Cliff Loussan choisit une voie inattendue : plutôt que de se limiter aux nuisances, elle commence par définir ce qui mérite d'être protégé. Répétitions de 'ori, fumet du ahimā'a, chants, préservation des ’u'ūpa ou ciel étoilé... Le Cesec a donné jeudi un avis unanimement favorable à cette reconnaissance du “patrimoine sensoriel”, tout en formulant une dizaine de recommandations pour préserver la bande-son du Fenua sans réduire les riverains au silence. Il y a des sons qui agacent. D'autres qui racontent un pays. C'est tout l'enjeu de la proposition de loi examinée par le Cesec, jeudi. Pour la première fois, un texte entend faire entrer dans le droit polynésien la notion de “patrimoine sensoriel”, regroupant l'ensemble des sons, odeurs, paysages nocturnes, situations de calme ou de tranquillité qui participent à l'identité du Fenua. Le Conseil économique social environnemental et culturel souscrit pleinement à cette philosophie et propose d'aller plus loin en dressant un véritable inventaire du patrimoine sensoriel. On y retrouverait les répétitions de 'ori tahiti , les chants polynésiens, les sons des instruments traditionnels, l'odeur du ahimā'a , mais aussi “le calme de certaines vallées indispensable à la préservation des ’ū'upa” ou encore les zones de quiétude propices à l'observation du ciel étoilé. À l'inverse, le Conseil invite à identifier plus clairement les sons qui ne relèvent pas de ce patrimoine : les motos débridées, les fameux car bass ou encore les ambiances sonores excessives de certains bars ou établissements de nuit. Toute la difficulté consiste justement à tracer la frontière entre patrimoine et nuisance. “Il faut définir un patrimoine”, a résumé Lucie Tiffenat, rappelant que certains sons “relèvent effectivement des habitudes polynésiennes” et ne devraient pas être assimilés à des nuisances sonores. Même préoccupation pour Raymonde Raoulx, qui a évoqué les chants accompagnant les veillées funéraires ou les cérémonies religieuses. “Je crois que ça fait partie aussi de notre vie de Polynésiens”, a-t-elle insisté, estimant indispensable de distinguer clairement ces pratiques culturelles et cultuelles des véritables troubles du voisinage. Il ne s'agit pas pour autant de sanctuariser tous les bruits. Le texte crée également une définition du “trouble anormal du voisinage”, appréciée selon plusieurs critères : durée, fréquence, intensité, heure de survenance, ancienneté des usages ou encore nature de l'activité concernée. Des décibels... mais surtout du bon sens Le Cesec juge toutefois ces critères encore trop imprécis. Il recommande notamment de fixer des repères objectifs, comme des seuils en décibels adaptés à la Polynésie, afin de sécuriser les décisions des communes et des tribunaux. Encore faut-il pouvoir faire respecter ces règles. Jean-François Benhamza a rappelé que, même face à une moto trafiquée ou une sono manifestement excessive, les forces de l'ordre ne peuvent pas verbaliser faute de disposer d'un sonomètre homologué et régulièrement calibré. “On sait comment résoudre le problème. Mais... on ne peut pas mettre le procès-verbal”, a-t-il regretté. Thierry Mosser a aussitôt rappelé que, dans la pratique, ce sont surtout les mūto’i qui interviennent. Sans appareil de mesure, ils privilégient souvent le “bon sens” : constater la nuisance, demander qu'elle cesse puis avertir qu'une sanction suivra si elle se poursuit. Les débats ont également glissé vers l'isolation acoustique des immeubles. Maeva Wane s'est étonnée que le texte ne dise rien des obligations pesant sur les constructeurs, avant que Mere Trouillet ne rappelle que ces obligations existent déjà, mais que leur application n'est pas toujours au rendez-vous. Au-delà des aspects juridiques, le Cesec défend une autre manière d'aborder les conflits de voisinage : mieux former les agents, développer la médiation et aider les communes à identifier ce qui fait leur patrimoine sensoriel. L'ambition, résume l'avis, est moins d'opposer les habitants entre eux que de “protéger ce qui fait l'âme de notre pays” , tout en garantissant à chacun le droit à la tranquillité. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-09 23:44:00

Deux pêcheurs secourus au large de Bora Bora
Papeete, le 09 juillet 2026. Mercredi, en fin d’après-midi, le Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage aéromaritimes en Polynésie française (JRCC Tahiti) a été alerté par une famille inquiète de l’absence de nouvelles de deux pêcheurs partis de Bora-Bora à destination de Tupai, le dimanche après-midi. Leur retour était initialement prévu le lundi. Dès la réception de cette alerte, le JRCC Tahiti, placé sous l’autorité du haut-commissaire de la République en Polynésie française, a planifié les opérations de recherche et de sauvetage. Il a engagé l’aéronef Falcon 50 des Forces armées en Polynésie française, tandis que des messages de relai de détresse étaient diffusés afin de solliciter le concours des navires présents dans le secteur. Les conditions de recherche étant fortement contraintes de nuit, une zone de recherche déterminée avec l’aide des prévisionnistes de Météo-France a été indiquée à l’aéronef afin d’optimiser les recherches aériennes dès les premières heures du lendemain matin. Ce jeudi matin, le Falcon 50 a localisé l’embarcation à la dérive avec les deux pêcheurs à son bord, sains et saufs. Aucun navire ne se trouvant à proximité immédiate en mesure de procéder à leur récupération, le JRCC Tahiti a engagé l'hélicoptère inter-administrations Dauphin afin d’hélitreuiller les deux naufragés jusqu’au dispensaire de Vaitape pour une prise en charge médicale. Parallèlement, les coordonnées de l'embarcation ont été communiquées à leur famille afin qu’elle puisse organiser sa récupération. Le haut-commissaire de la République en Polynésie française salue la réussite de cette opération, rendue possible grâce à l’engagement des moyens de l’État, coordonnés par le JRCC Tahiti. À cette occasion, il rappelle que toute sortie en mer doit être soigneusement préparée et que les navigateurs doivent disposer d'équipements de sécurité adaptés à leur zone de navigation. Il souligne notamment l'importance de disposer de moyens de communication fiables, en particulier d'une radio VHF, permettant d'alerter rapidement le JRCC Tahiti ou les navires à proximité en cas de difficulté. L'emport d'une balise de détresse satellitaire enregistrée constitue également un moyen particulièrement efficace pour accélérer la localisation et le secours des personnes en détresse. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-09 22:53:00

​Scènes de liesses au Fenua après la victoire des Bleus
Tahiti, le 9 juillet 2026 - L’équipe de France s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde grâce à sa victoire face au Maroc (2-0). Un succès savouré par les supporters polynésiens qui ont fêté avec la manière la victoire des Bleus. Il fallait venir tôt pour avoir des places de premier choix dans les bars de Papeete. Plus d’une demi-heure avant le début du match tant attendu entre la France et le Maroc, près de 500 personnes garnissaient déjà les bancs des 3 Brasseurs. Certains ont même dû rester debout tant l’effervescence était à son paroxysme. Même constat du côté du bar voisin, le Bora Bora Lounge qui n’était également pas en reste. Si la température a dépassé les 30 degrés aux États-Unis, le mercure était aussi très élevé à Tahiti pour le quart de finale de la Coupe du monde 2026 des Bleus. Car malgré l’horaire (10 heures) les supporters français ont, petit à petit, fait monter l’ambiance en lançant un clapping et en entonnant la Marseillaise un quart d’heure avant le début des hostilités sur la pelouse de Boston. Tandis qu’on retrouvait les maillots de Mbappé, Olise voire Zidane aux quatre coins de la capitale, les supporters marocains étaient aux abonnés absents. La confiance était de mise avant le coup d’envoi du côté des fans tricolores : “Je pense qu’on va passer, en tout cas je l’espère” , sourit Mickaël, le manager qui avait déjà en tête une potentielle demi-finale le jour de la fête nationale. Yassine Bounou écœure les Bleus Dès les premières minutes de la partie, l’excitation s’est fait ressentir et les premiers frissons se sont emparés des fans français après les occasions du capitaine des Bleus, Kylian Mbappé, et de Dayot Upamecano dont la tête n’a pas su tromper la vigilance de Yassine Bounou. Il manquait à dernier coup de pouce à la bande de Didier Deschamps pour ouvrir le score. C’est à ce moment que certains supporters à Tahiti ont décidé d’entonner les premiers chants pour pousser leur équipe de cœur vers le chemin du but. Des encouragements qui ont porté leurs fruits. Quelques instants plus tard, Kylian Mbappé obtient un penalty. Les coups de klaxon se font déjà entendre avant que l’ancien attaquant du Paris Saint-Germain ne s’élance... et que l’arrêt du portier des Lions de l’Atlas ne vienne doucher les espoirs français. En dépit du score de parité à la pause, les fans des Bleus gardent le sourire : “Nous faisons un bon match. En face, le Maroc a un très bon gardien, mais je suis confiant : on va gagner”, assure Jérémy entouré de ses amis. ​Mbappé et Dembélé font chavirer Papeete Au fur et à mesure que les minutes s’égrènent, la tension ne cesse de monter en Polynésie. Chaque tacle, chaque coup de pied arrêté et chaque action sont accompagnés d’applaudissements et de cris en faveur des Bleus. Jusqu’au moment de la délivrance grâce à un nouvel éclair de génie du capitaine de l’équipe de France, Kylian Mbappé, qui se rachète de son penalty raté en inscrivant un but d’exception avec une frappe imparable depuis l’extérieur de la surface (1-0, 60e). Une nouvelle réalisation qui lui permet, au passage, d’atteindre les 20 buts inscrits en Coupe du monde et de recoller à seulement une longueur d’un certain... Lionel Messi. Dans la foulée, c’est au tour du Ballon d’Or, Ousmane Dembélé, de faire à nouveau monter les décibels grâce au but du break juste avant une pause fraîcheur bien méritée pour les Bleus et les supporters (2-0, 66e) Les Bleus ont bien tenté de marquer un troisième but. Sans réussite. Peu importe, l’essentiel est acquis avec un billet composté pour le dernier carré. Les Français attendent désormais de connaître leur prochain adversaire. Il s’agira de l’Espagne de Lamine Yaml ou bien de la Belgique, pour une potentielle revanche de la demi-finale de 2018 remportée sur le fil par les tricolores. Une chose est sûre, le 14 juillet 2026 sera spécial avec peut-être une fête nationale historique et une éventuelle troisième qualification de suite en finale de la Coupe du monde. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-09 22:43:00

Sénatoriales : Tematai Le Gayic n’est pas candidat
Tahiti, le 8 juillet 2026 - Tematai Le Gayic ne sera pas candidat aux prochaines élections sénatoriales. Les noms des candidats de A Fano Ti’a devraient être connus fin juillet. “ On aimerait proposer des nouvelles personnes, des personnes qui n'ont jamais eu de mandat”, dit-il, même s’il estime que le Tapura est “favori” . Si le Tapura, A here ia Porinetia ou le Amuitahiraa ont d’ores et déjà fait le choix de leurs candidats pour les sénatoriales, A Fano Ti’a préfère prendre son temps. “Surtout que c’est chaud aussi à l’assemblée en ce moment”, confie un proche de A Fano Ti’a. Le président du groupe à l’assemblée et ancien député à l’Assemblée nationale, Tematai le Gayic, est clair : “Je ne suis pas candidat parce que j'aime bien mon mandat au conseil municipal de Papeete. Je viens juste d'y entrer, on s'entend bien avec Rémy Brillant et on a plein de sujets intéressants.” Il estime avoir eu de “la chance” d’avoir eu un mandat national de 2022 à 2024 et regrette par contre que les sujets soient “très restrictifs (...) et toujours les mêmes”, tels que le retour des Polynésiens et le centre des intérêts matériels et moraux (CIMM). Avec son mandat de conseiller à Papeete, il est confronté à d’autres sujets tels que “ l’emploi, la formation, le logement et le foncier”, des sujets qui ne relèvent pas de la compétence d’un sénateur ou d’un député, ajoute-t-il. Il en est de même en tant qu’élu à l’assemblée. “Souvent, on me demande d’intervenir mais je ne peux pas en tant qu'élu à l'assemblée parce que mes compétences sont limitées, je vote juste les lois.” “Le Tapura est favori” Le président du groupe A Fano Ti’a à l’assemblée assure que pour l’instant, “on n'a pas encore de candidat aux sénatoriales parce qu'on ne s'est pas encore penché dessus”. Il ajoute effectivement que plusieurs formations ont annoncé leurs candidats et “on a l'impression que c'est le retour de gens qui ont déjà été soit député, soit président, soit ministre. On aimerait proposer des nouvelles personnes, des personnes qui n'ont jamais eu de mandat”. L’ancien député ne nie pas que cela ne sera pas évident : “Ça va être un peu plus difficile, je pense que le Tapura est favori dans ces élections. On va voir si on peut faire un bon score”. Il rappelle que le parti A Fano ti’a “ n'est pas né officiellement” même si les statuts ont bel et bien été déposés la semaine dernière. “On se voit toutes les semaines pour organiser le fonctionnement du parti (...). On ne veut pas forcément faire d'annonces officielles, ce n'est pas intéressant, c'est juste la création d'un mouvement. Le plus intéressant, c'est à l'annonce d'élections. Là, c'est juste les prémices d'une organisation politique. On est toujours sur la rédaction du règlement intérieur, sur des choses comme ça. Ce n'est pas très intéressant .” Il ajoute que pour l’instant, ils sont en attente de la validation par la commission nationale des comptes de campagne de l’association de financement. “Donc, même des gens qui voudraient adhérer ne peuvent pas aujourd'hui le faire. C'est compliqué de dire publiquement que c'est créé alors qu'on n'a pas les outils .” Selon nos informations, les noms des candidats de A Fano Ti’a devraient être connus à la fin du mois de juillet. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-09 04:26:00

​Lana Tetuanui interroge l’État sur les manquements après la disparition des deux militaires polynésiens
Tahiti, le 8 juillet 2026 - À l’occasion de la séance des questions orales au gouvernement, la sénatrice Lana Tetuanui a demandé à la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, comment deux jeunes du Pacifique avaient pu être considérés comme déserteurs par l’armée, alors que ces derniers étaient portés disparus et signalés comme tel par leur famille. “Des dépôts de plainte classés sans suite, des jeunes militaires classés déserteurs par leur hiérarchie, c'est inimaginable” , s’est insurgée la sénatrice Lana Tetuanui lors de la séance de questions orales au palais du Luxembourg. “C’est une affaire qui scandalise toute la communauté du Pacifique”. Dans sa question, Lana Tetuanui a demandé à l’État quels moyens avaient été mis en œuvre à l’époque pour faire la lumière sur ces disparitions inquiétantes qui ont malheureusement connu la semaine dernière un dénouement tragique. En l’absence du Premier ministre, c’est la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, qui a répondu à la sénatrice. Une semi-réponse qui ne donne aucun éclaircissement sur l’absence de recherches des deux jeunes du Pacifique portés disparus depuis quatre ans. Concernant le Polynésien porté disparu alors qu’il officiait dans la Légion étrangère, la ministre a informé “qu'une procédure (en constat de désertion, NDLR) a été engagée à une époque où l'armée, l'armée de terre, ignorait le sort qui était le sien. À la lumière des récents éléments de l'enquête judiciaire, la décision de résiliation de contrat pour motif disciplinaire va être rapidement retirée. Ce qui entraînera une reconstitution de la situation du militaire.” Une réhabilitation normale mais qui ne donne pas pour autant d’explications sur les recherches menées, ou pas, à l’époque pour retrouver l’enfant du Fenua. “Les chefs d'état-majeur de l'armée de terre et de la marine vont adresser aux familles des deux militaires disparus un témoignage de soutien des armées dans la tragédie qui les touche et ils leur proposeront, si elles le souhaitent, des dispositifs d'accompagnement” , a complété la ministre. Une réponse insatisfaisante pour Lana Tetuanui qui a annoncé, si elle est reconduite dans ses fonctions en septembre, vouloir ouvrir une commission d’enquête parlementaire sur cette affaire très grave. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-09 03:59:00

​La délégation polynésienne à Paris retrouve une direction
Tahiti le 8 juillet 2026. Il aura fallu neux mois pour le président de la Polynésie française pour trouver une remplaçante à Sarah Teriitaumihau à la tête de la délégation de la Polynésie française à Paris. Dans un communiqué du conseil des ministres, Maireraurii Sue est nommée cheffe de service de la délégation de la Polynésie française à Paris, à compter du 1er septembre 2026. Cet organisme n'a plus de direction officielle depuis le 5 novembre 2025 , date à laquelle l’ancienne cheffe de service, Sarah Teriitaumihau , quittait ses fonctions pour prendre la direction du service de la communication de la Présidence à Papeete. Titulaire d'une licence d'Histoire-Géographie de l'Université de la Polynésie française, Maireraurii Sue a poursuivi son parcours universitaire à Paris et à Bruxelles, avec une maîtrise de Sciences politiques à Panthéon-Assas et un master en Coopération internationale et politique de développement à l'Université libre de Bruxelles. Elle a par la suite complété sa formation par un Executive MBA délivré par la Mannheim Business School et l’ESSEC. Son parcours professionnel l'a conduite de l'UNESCO aux médias de solutions à impact, puis au sein de la French Tech Polynésie à 2050NOW, une initiative du groupe Les Echos-Le Parisien, elle a construit sa carrière autour d’une même orientation, celle d'organisations tournées vers l'anticipation des transformations à venir. Elle y a occupé des fonctions de partenariats stratégiques, de représentation et de pilotage de programmes de formation et de prospective, à l'interface entre dirigeants, institutions et écosystèmes. De retour en Polynésie française à partir de 2021, elle a mis cette expérience au service de plusieurs structures locales avant de rejoindre 2050Now à Paris en 2024, où elle occupe depuis les fonctions de Global Partnerships Senior Manager. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-09 03:53:00

Jusqu'où ira Antony Géros ?
Tahiti, le 8 juillet 2026 - Le nouveau vote sur le collectif budgétaire, vendredi, ressemble de plus en plus à un bras de fer entre le président du Pays et celui de l’assemblée. En choisissant de représenter un texte strictement identique à celui rejeté il y a dix jours, Moetai Brotherson semble moins chercher à faire adopter son collectif qu'à contraindre Antony Géros à aller au bout de sa logique : continuer à affaiblir le gouvernement... ou assumer sa chute. Un dilemme qui traverse les rangs mêmes du Tavini et occupe les discussions à 48 heures de ce nouveau rendez-vous à Tarahoi. Sauf retournement de situation majeur, le scénario paraît désormais largement écrit. Dix jours après avoir été rejeté par 40 représentants, le collectif budgétaire destiné à reporter les crédits de paiement devrait essuyer un nouveau refus vendredi. Édouard Fritch, Lana Tetuanui et Nicole Sanquer, tous trois en déplacement à Paris, ont d’ailleurs décidé d'écourter leur séjour afin d'être présents à Tarahoi pour ce nouveau vote. Tapura et Ahip ont déjà confirmé qu'ils voteraient contre un texte que le gouvernement a choisi de représenter sans la moindre modification. Ce choix n'allait pourtant pas de soi. Selon nos informations, une version remaniée du collectif, intégrant plusieurs remarques formulées par les représentants lors du premier examen, avait bien été préparée. Moetai Brotherson a néanmoins préféré présenter à nouveau le texte initial. Une stratégie visant moins à convaincre le Tapura ou Ahip, dont les positions semblent arrêtées, qu'à pousser le Tavini dans ses retranchements. Reste justement une inconnue : le Tavini. À 48 heures de la séance extraordinaire, plusieurs élus s'interrogeaient encore mercredi sur l'opportunité de maintenir leur premier vote. Certains plaident pour adopter finalement ce collectif, mais selon plusieurs sources internes, la tendance majoritaire reste bien de conserver la même ligne en rejetant une nouvelle fois le texte. D’abord parce qu’il paraît compliqué pour les élus qui avaient voté contre il y a dix jours de justifier aujourd'hui un vote favorable sur un texte strictement identique. Et surtout parce qu'au fond, cela ne changerait rien. En effet, Moetai Brotherson a d'ores et déjà annoncé qu’en cas de nouveau rejet, il engagerait la responsabilité de son gouvernement, comme l'y autorise l'article 156-1 du statut d'autonomie. Autrement dit, le collectif sera alors considéré comme adopté, sauf si une motion de renvoi est déposée dans les cinq jours puis adoptée par au moins 35 représentants. Le vrai choix commence Et c’est bien là que le bât blesse. Car il faudrait surtout s’entendre sur un président de transition et, à ce stade, ni le Tapura ni Ahip ne semblent réellement convaincus qu'une telle équation soit aujourd'hui possible. Quant au Tavini, si certains élus estiment qu'il faudrait aller au bout en déposant une motion de renvoi, d'autres préfèrent s'en tenir au rejet du texte et laisser le gouvernement assumer sa fragilité. C'est donc moins la position de Tapura ou d'Ahip, déjà connue, que celle du Tavini qui sera observée vendredi. Car si les autonomistes ne souhaitent pas, à ce stade, déposer une motion de renvoi sans perspective de retour aux urnes, ils restent incontournables : sans leurs voix, Antony Géros ne peut espérer réunir la majorité qualifiée de 35 représentants. Si aucune motion de renvoi n'était finalement déposée, ce serait retour à la case départ avec un gouvernement privé de majorité à l'assemblée, tandis que les oppositions conserveraient leur capacité à bloquer les textes qu'elles jugent inacceptables. Avec une différence toutefois : Antony Géros aurait clarifié jusqu'où il est prêt à aller, tandis que Moetai Brotherson saurait qu'il peut recourir à l'article 156-1 chaque fois qu'il estimera ses textes indispensables. Le prochain budget primitif dira alors si cette procédure devait rester une arme exceptionnelle... ou devenir un nouvel outil de gouvernement. Au risque, si cette mécanique venait à se répéter, de transformer cette crise politique en véritable crise institutionnelle, avec l'État en arbitre ultime. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-09 02:58:00

Grand projet : plus de bus mais une RDO bientôt limitée à 70 km/h
Tahiti, le 8 juillet 2026 - Une voie de bus réservée, davantage de dessertes, des horaires élargis... mais aussi une limitation de vitesse abaissée de 90 à 70 km/h. Le gouvernement a présenté, ce mercredi 8 juillet, son ambitieux projet de réaménagement de la Route de Dégagement Ouest (RDO). Un chantier évalué à 2,5 milliards de francs. Dans les cartons depuis le précédent mandat présidentiel, le projet de réaménagement de la RDO entre désormais dans une phase un peu plus concrète. Un appel d'offres pour les travaux doit être lancé dès ce trimestre. L'objectif est donné : d'ici à 2028, la RDO devra disposer d'une voie réservée aux bus, dans le sens Punaauia-Papeete, située sur le côté gauche de la chaussée. Longue de 4,2 kilomètres, elle permettra aux transports en commun de contourner les embouteillages du matin. Selon le ministre des Grands travaux, Jordy Chan, les bus pourraient ainsi gagner jusqu'à quinze minutes de temps de trajet en dépassant les quatre kilomètres de bouchons quotidiens. “On va rétrécir la largeur des voies, déplacer le terre-plein central sur certaines sections ; on va également travailler sur certains ouvrages pour les élargir et faire passer cette voie”, a détaillé le ministre. Le projet prévoit de maintenir le nombre actuel de voies de circulation pour les automobilistes. Un point risque toutefois de faire réagir les automobilistes et motards : la limitation de vitesse passera définitivement de 90 à 70 km/h sur l'ensemble de la RDO, dans les deux sens de circulation. Une mesure assumée par le gouvernement. “Pour ceux qui ne prennent pas le bus en heure creuse, l'impact ne sera que de 54 secondes”, a voulu rassurer Jordy Chan. Alors un sacrifice nécessaire pour que le trafic vers le centre-ville soit possible ? C'est bien ce que pense le gouvernement. À plus long terme, cette voie devra être ouverte au covoiturage. Les modalités restent à définir, notamment le nombre de passagers qui permettra de considérer un véhicule comme pratiquant le covoiturage. Au-delà de la création de cette fameuse voie, l'ambition est de proposer davantage de passages des bus, avec des amplitudes horaires plus larges. Pour exemple, les personnes qui terminent leur journée de travail plus tard devraient pouvoir encore emprunter les transports en commun après 17 h 30 ou 18 heures, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Le gouvernement souhaite également desservir davantage de zones, sans supprimer les lignes existantes. À terme, un bus pourrait circuler toutes les quatre minutes sur la RDO et toutes les trois minutes en centre-ville. L'argument est bien sûr aussi écologique... Une voiture consomme en moyenne environ six litres de carburant pour 100 kilomètres par passager, contre environ 1,5 litre pour un bus. Ce dernier est donc près de quatre fois plus économe en carburant. En outre, un seul bus peut transporter autant de personnes que 30 à 40 voitures, réduisant ainsi fortement l'encombrement des routes. ​Plus de bus, mais pas assez de chauffeurs Pour accompagner cette montée en puissance du réseau de transport en commun, le Pays devra investir dans de nouveaux bus. Entre 2025 et 2026, dix bus diesel et huit bus électriques supplémentaires doivent être acquis. Le Pays s'est déjà doté de quatre nouveaux bus, affectés notamment à la ligne 2 reliant Faa'a au centre-ville et à Arue, ainsi qu'aux lignes saturées reliant Taravao, Papara et Papeno’o à Papeete. D'autres acquisitions sont prévues en 2027, leur nombre exact n'a pas encore été arrêté. “On aura un réseau plus ponctuel”, a assuré Jordy Chan. Seul hic : la Polynésie française manque déjà cruellement de chauffeurs de bus. En 2025, le déficit était estimé à environ 150 conducteurs et, avec le développement du réseau de transport en commun, l'ouverture de nouvelles voies dédiées et l'augmentation attendue du nombre de bus, il devrait avoisiner les 380 en 2027. “Qui dit plus de bus dit plus de chauffeurs. C'est un besoin très prégnant”, a reconnu le ministre. Pour répondre à cette pénurie, le Pays a relancé, en partenariat avec le ministère de l'Éducation et le CFPA, la formation au permis D et au titre professionnel de conducteur de transport en commun. Cette formation de quatre mois peut accueillir jusqu'à une dizaine de stagiaires par session. La première promotion, lancée en novembre 2025, a obtenu son permis D et son attestation de qualification professionnelle en février dernier. Six sessions sont programmées en 2026, soit un potentiel de 60 futurs conducteurs formés localement chaque année. Le nombre exact de stagiaires ayant obtenu leur permis D et leur attestation de qualification professionnelle n'a toutefois pas été communiqué par la direction du CFPA. La réorganisation du transport collectif ne se limite pas à la RDO, des études sont en cours pour optimiser l'ensemble du réseau avec la création d'un pôle d'échange multimodal à Mama’o, futur terminus des lignes de la côte ouest, d'une gare routière améliorée à Tipaerui, où se termineront les lignes de la côte est, ainsi que de deux parkings relais, au parc Vairai et à Arue. “C'est toute une stratégie, tout un challenge, c'est faire ça là où on peut avec toutes les contraintes”, a résumé Jordy Chan. Un challenge qui s'élève à 2,5 milliards de francs, dont 400 millions de francs consacrés à la réfection des revêtements de la RDO. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-09 02:33:00

​Sniper et Roméo au chevet des matahiapo
Tahiti, le 8 juillet 2026 - Une fois par mois, le Fare Matahiapo de Taravao reçoit des invités de marque : deux chiens visiteurs accompagnés de leurs maîtres du club sportif canin de Teva i Uta, tous spécialement formés. Cette action bénévole et solidaire mise sur les bienfaits de la médiation animale entre jeux, balades et moments de tendresse avec les résidents. Cette année, plusieurs clubs se sont également mobilisés en milieu scolaire dans le cadre de la prévention des risques de morsure. Entre les activités manuelles et sportives qui rythment le quotidien des 15 résidents du Fare Matahiapo de Taravao, un nouveau rendez-vous mensuel est attendu avec impatience. Une visite pas comme les autres de deux compagnons à quatre pattes : Sniper et Roméo, un berger allemand et un labrador particulièrement sociables accompagnés de leurs maîtres. Au total, ce mercredi matin, ce sont quatre bénévoles du club sportif canin de Teva i Uta, affilié à l’Association canine territoriale de Polynésie française (ACTPF), qui ont fait le déplacement pour le plus grand bonheur des personnes âgées comme du personnel de l’établissement géré par la direction de l’hôpital de Taravao. ​Apaiser et stimuler “Dès qu’on a évoqué la présence de chiens qui viendraient leur tenir compagnie, les visages de nos résidents se sont illuminés. La plupart d’entre eux ont eu des animaux dans leur vie par le passé” , confie la coordinatrice du Fare Matahiapo, Sabine Le Rumeur. La première rencontre avec Sniper a eu lieu début juin et elle s’est avérée concluante : “Ça s’est tellement bien passé et les résidents étaient tellement contents qu’on a demandé à pouvoir reconduire l’initiative une fois par mois, et on remercie les bénévoles pour leur disponibilité” . Pendant environ deux heures, les chiens et leurs maîtres interagissent avec les personnes âgées à travers des démonstrations d’obéissance et de parcours d’obstacles, des caresses et des balades. “Ce sont des moments simples, mais forts en émotions ! C’est vraiment magique. Leur simple présence est à la fois apaisante et stimulante. Ça peut aussi faire remonter des souvenirs. Les rū’au ne vont pas forcément parler, donc ça passe beaucoup par la gestuelle, le regard et le sourire. Les chiens ont vraiment ce sixième sens : ils s’adaptent au rythme de chacun. L’un des chiens s’était même allongé sur les pieds de notre doyen de 94 ans qui a des difficultés à se mouvoir, mais qui adore les animaux” , raconte la responsable quant aux bienfaits de la médiation animale. “Ils passent de soignés à soignants” Un enthousiasme partagé par les intervenants, venus donner un peu de leur temps et partager leur passion pour les chiens dans le cadre d’une convention, suite à une formation spécifique. “La commission nationale d’éducation et d’activités cynophiles (CNEAC) a délégué deux formateurs au mois de février en Polynésie. Avec nos chiens, nous avons été formés et évalués pour la pratique de chiens visiteurs, mais aussi la prévention des accidents chiens-enfants (lire encadré ci-dessous, NDLR) ” , explique Ernest Marchal accompagné de Ghislaine Marchal, son épouse, de Carine Panigot et de Marie-Christine Wagret, membres du club canin de Teva i Uta. Au total, en comptant une précédente session, une douzaine de duos maîtres-chiens auraient été formés au Fenua, tous clubs confondus. “C’est la deuxième fois que nous venons au Fare Matahiapo et des liens se sont déjà tissés. Le but de cette médiation, c’est de rompre l’isolement et de créer des interactions positives. Sur le plan intellectuel, ça encourage les résidents à parler en français ou en tahitien. Sur le plan moteur, ça les encourage à bouger. Ils passent du statut de soigné à soignant en nourrissant et en brossant les chiens. L’objectif, c’est vraiment de leur apporter du réconfort” , poursuit le retraité et maître de Sniper. Soutenu par le Lions Club de Papeete, cet élan de solidarité bénéficie à tous : “Sur le plan relationnel, ça fait beaucoup de bien à nos chiens. Et à nous aussi, ça nous fait plaisir !” Entre un résident qui en oublie sa canne pour promener Roméo et un 89e anniversaire célébré en chanson, cette deuxième rencontre restera gravée dans les mémoires. Les chiens visiteurs ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin : leurs maîtres sont ouverts à des interventions auprès de personnes en situation de handicap, ainsi qu’en milieu carcéral pour contribuer à la réinsertion des détenus. ​Prévenir les morsures chez les enfants Les attaques de chiens font régulièrement la une de l’actualité : fin avril, un petit garçon de deux ans a été mortellement mordu à Vairao dans des circonstances qui restent à déterminer. Dans la rue comme à la maison, les chiens sont omniprésents, donc quelques recommandations ne sont pas superflues. C’est l’objet de la prévention des accidents chiens-enfants (PACE) assurée en parallèle des chiens visiteurs. “Il s’agit de conduire les enfants à déceler les signes d’inconfort et de stress chez le chien pour adopter la posture adéquate afin d’éviter de se faire mordre. Nous intervenons dans des classes du premier degré principalement, mais aussi du second degré, à la demande des directeurs dans le cadre d’une convention avec la DGEE et l’ACTPF. C’est assez inédit à l’échelle nationale. Ça bénéficie aux élèves, mais aussi aux enseignants et au personnel communal présents” , explique Ernest Marchal, en tant que membre du club sportif canin de Teva i Uta. À ce jour, 312 élèves de Tahiti et Moorea ont été sensibilisés. L’initiative sera reconduite dès la rentrée prochaine, car “la demande est forte et nous essayons d’y répondre avec tous les binômes formés des clubs polynésiens” . Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-09 02:21:00

A Fano Tia veut être remboursé par le Tavini
Tahiti, le 7 juillet 2026 - Plusieurs élus du groupe A Fano Ti'a, demandent à Oscar Temaru, le remboursement des “participations financières personnelles” qu'ils ont engagées pour des dernières territoriales, faute de quoi ils menacent de saisir la justice. “C’est une honte de faire ça (...) surtout qu’il était à l’hôpital entre la vie et la mort ” , s’indigne-t-on au Tavini. Plusieurs élus ont adressé un courrier au président du Tavini et tête de liste lors des territoriales de 2023, Oscar Temaru, le 29 mai dernier, alors même que s on état de santé inquiétait beaucoup de monde. Cette missive exige le remboursement de la participation financière versée au pot commun pour le financement de la campagne électorale. Les signataires rappellent qu’en leur qualité de colistier de la liste Tavini, ces participations financières ont été réalisées dans “un esprit militant et collectif, au service du projet politique porté ensemble devant les électeurs” . Les élus de A Fano Tia rappellent que le compte de campagne ayant été approuvé par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) et que leur liste ayant franchi le seuil des 3 % des suffrages exprimés, leur tête de liste, Oscar Temaru, a donc perçu sur son “compte personnel” comme le stipule le code électoral, un remboursement forfaitaire des dépenses engagées. Ces derniers demandent en conséquence le remboursement des sommes qu’ils ont engagées. Ils précisent, dans ce courrier, que si dans un délai d’un mois aucune réponse ne leur parvenait, même s’ils privilégient “une résolution amiable”, ils se réservent le droit de saisir la justice. “Honnêtement, je ne me suis pas occupé de ça” Interrogé à ce sujet, le président du groupe A fano Tia à l’assemblée, Tematai Le Gayic, assure que c’est leur “ droit (...) la loi l'oblige si on lui impose” . Il estime que les dépenses sont “engagées par tout le monde” et qu’un remboursement, pour le moins au prorata temporis, leur est dû. Le jeune élu rappelle que cette démarche “ne date pas d’hier” . En 2023 déjà, “certains élus ont voulu être remboursés” . En effet Pauline Niva, Élise Vanaa, Béatrice Le Gayic et Odette Homai ont exprimé cette volonté lors d’un comité de majorité. “Avec toutes les péripéties autour du Tavini, on n'est pas allé jusqu'au bout (...). Après, pour renforcer la volonté des élus, on a formalisé cette demande .” Il rappelle que des discussions sur ce sujet ont été entamées avec Oscar Temaru depuis “plusieurs mois” . Il explique que si la commune de Faa’a a reçu le courrier le 29 mai dernier, alors même qu’Oscar Temaru était toujours hospitalisé à Taaone, n’incombe pas de sa responsabilité. “Honnêtement, je ne me suis pas occupé de ça (...). La procédure est partie auprès du secrétariat, c'est lui qui a engagé les choses au niveau de la mairie de Faaa (...). ” À ce jour, si les signataires n’ont eu aucun retour d’Oscar Temaru, pas question pour Tematai Le Gayic d’intenter quoi que ce soit contre le leader indépendantiste : “J 'attends qu'il aille bien pour ça.” Il dit qu’Oscar Temaru était “enclin” à les rembourser “donc, on va attendre qu'il se rétablisse. Et ensuite, on va retourner en discuter avec lui” . Tematai le Gayic précise que lors de leur dernière rencontre, Oscar Temaru leur avait demandé “d'avoir des candidats communs pour les sénatoriales et de partir ensemble pour les territoriales (...). Pour lui, le Tavini, c'est Tony, A Fano Tia, c'est Moetai. Et lui, il est au-dessus de ces deux partis (...). C'est comme ça qu'on voyait les choses. Il y a même une proposition à ce qu'il soit président d'honneur de A Fano Tia” . “C’est une honte de faire ça” Selon nos informations, le leader indépendantiste Oscar Temaru, n’aurait pas gardé cet argent, il l’aurait même “comme à son habitude tout reversé” sur le compte du parti estimant que “c’est un travail du Tavini et des élus Tavini. Il ne na pas garder pour lui” . Selon les propos recueillis au sein du Tavini “il n’y a aucune obligation de rembourser (...). On donne normalement aux têtes de liste et ils font ce qu'ils veulent avec (...). En plus dans le courrier les signataires ne demandent pas à être remboursés au prorata, ils demandent à être remboursés en totalité” . Au sein du parti bleu ciel, ils sont plusieurs à rappeler qu’en “deux mois ces élus se sont largement remboursés ce qu’ils ont investi” . Et certains élus Tavini de rajouter que “plusieurs élus n’ont pas respecté leur engagement de verser une cotisation mensuelle au parti” . Certains précisent même que si le parti avait compté que sur leur argent “on ne serait pas aller bien loin car cela ne couvrait pas du tout les frais engagés. Heureusement que des proches, des personnes qui sont dans le Tavini depuis longtemps, ont mis la main à la poche ou sont allés voir leurs amis pour aider le parti (...)” Quant à la demande de remboursement faite par les élus de A Fano Tia , elle suscite l’indignation : “ C’est une honte de faire ça (...) surtout qu’il était à l’hôpital entre la vie et la mort et que tout le monde s’inquiétait pour lui.” Il est même des proches du Tavini pour rappeler que la “petite contribution” des élus A Fano Tia “ n’est rien à côté de ce qu’ils vont toucher pendant cinq ans à l’assemblée, c’est-à-dire 40 millions de francs” . Contactée l’élue non-inscrite Hinamoeura Cross Morgant, radiée du Tavini le 25 novembre 2025, assure quant à elle ne “jamais” avoir demandé à être remboursée des frais engagés lors de la campagne car “c’est quand même grâce à Oscar Temaru que je suis aujourd’hui à l’assemblée”, dit-elle. Rappelons, pour finir, qu’au sujet de cette demande de remboursement, la CNCCFP est on ne peut plus claire : “L e montant du remboursement [des frais de campagne] est versé au compte bancaire personnel du candidat ou du candidat tête de liste en cas de scrutin de liste. Il lui appartient ensuite, sous sa seule responsabilité, de rembourser son remplaçant ou ses colistiers s’ils ont participé financièrement à la campagne électorale .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-08 04:37:00

Une histoire de lumbago
Tahiti, le 7 juillet 2026 - Un agent de la DTPN a fait reconnaître son lumbago comme accident de service devant le tribunal administratif. En début d’année 2025, un agent de la police nationale en poste depuis 1997 exerçant au sein de la direction territoriale de la police nationale (DTPN) depuis 2007 s’est dit être victime de harcèlement dans son travail, harcèlement qui, après une réunion houleuse avec son chef de service, lui aurait provoqué un lumbago. Arrêté par son médecin généraliste, l’agent sera absent de son poste pendant près de deux mois. “Au sortir d’une réunion houleuse avec son chef, il est allé se servir un verre d’eau à la fontaine à eau du service et a alors ressenti une très vive douleur au niveau des lombaires, caractérisant un lumbago”, est-il expliqué dans la requête de cet agent au tribunal administratif. Car c’est devant la juridiction administrative que s’est aussi retrouvé le dossier de cet agent. En juin 2025, le haut-commissaire de la République en Polynésie française a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de son accident survenu le 24 mars 2025, qui aurait alors permis de faire passer ce lumbago en accident du travail, dégageant l’agent de certaines charges de soins. Face au tribunal, il a évoqué une injustice caractérisant le refus de l’administration de reconnaître les faits de harcèlement dont il a été victime en service par son supérieur et contestait le refus de reconnaissance, par l’administration, de l’imputabilité au service de sa blessure . “Il ressort des pièces du dossier qu’à la suite d’une réunion de service, le 24 mars 2025, au cours de laquelle l’agent dit avoir subi des propos rabaissants et insultants de la part du chef du STPJ, l’intéressé étant de grande taille, en voulant se servir un verre d’eau à la fontaine à eau en service, signalée trop basse à deux reprises sur le registre hygiène et sécurité, a ressenti en se baissant une très vive douleur au niveau des lombaires se retrouvant, dit-il , ‘coincé’ par un lumbago”, est-il expliqué dans la décision rendue ce mardi par le tribunal administratif. Et le tribunal est allé dans le sens de l’agent en rendant sa décision, considérant qu’ “étant intervenue sur le lieu et dans le temps de service, la blessure de l’agent, telle que décrite et examinée par les médecins, doit être regardée, au sens et pour l’application des dispositions de l’article L. 822-18 du code général de la fonction publique, comme assimilable à un accident imputable au service”. Le tribunal administratif a finalement conclu que “le haut-commissaire de la République en Polynésie française a commis une erreur d’appréciation de la situation du requérant au regard de l’administration dont il relève”, et que les 777,65 euros que l’administration lui réclamait comme trop-perçu sur sa fiche de paie devaient être annulés. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-08 03:53:00

Une circulaire d’éducation annulée
Tahiti, le 7 juillet 2026 - Le syndicat Snetaa fait annuler la circulaire de 2025 précisant les mutations internes pour la rentrée 2026. Dans une note de service publiée en novembre 2025, le ministère de l’Éducation de la Polynésie française, alors piloté par Ronny Teriipaia, précisait, pour la rentrée 2026, les modalités et les procédures du mouvement interne des personnels enseignants, d’éducation et des psychologues de l’Éducation nationale titulaires et des personnels non titulaires en contrat à durée indéterminée. Une circulaire que le Syndicat national de l’enseignement technique action autonome (Snetaa) Polynésie a attaqué devant le tribunal administratif puisque cette dernière stipulait que les agents en CDI, mais non titulaires, étaient d’office inscrits sur les listes de mutation interne. Une première en Polynésie française, cadeau de départ de l’ancien ministre de l’Éducation, qui ouvrait à la mobilité la totalité des postes occupés par le personnel de l’éducation en contrat à durée indéterminée (CDI) et rendait obligatoire leur participation au mouvement pour la rentrée 2026. Pour le syndicat, la circulaire allait à l’encontre des arrêtés du Pays datant de 2023 sur la gestion des agents publics de l’État non titulaires de l’enseignement public qui prévoient au contraire que “ les postes d'agents occupés par des contractuels en CDI ne sont pas inscrits au mouvement si l'agent n'a pas fait de demande de mobilité”. Une lecture que le tribunal administratif partage avec le syndicat puisque dans la décision rendue ce mardi, l’instance de Papeete confirme que “l'administration ne peut, sans le consentement de l’agent bénéficiaire d’un contrat à durée indéterminée, changer son lieu de travail”. De plus, le tribunal administratif rappelle qu’une circulaire ne peut en aucun cas supplanter un arrêté du Pays. Cette lecture vaut aussi bien pour les agents du public que pour les agents du privé qui, eux, dépendent de la convention collective des agents non-fonctionnaires de l’administration. Là encore, une simple circulaire du ministère ne peut passer outre les accords contractuels des agents et la convention collective à laquelle ils sont rattachés. À la demande du Snetaa, le tribunal administratif a donc annulé la circulaire de novembre 2025 relative aux mutations internes des enseignants d’éducation et des psychologues de l’Éducation nationale pour la rentrée 2026. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-08 03:52:00

​Une commission d’enquête sur la filière cancer
Tahiti, le 7 juillet 2026 - Comme nous l’annoncions dans notre édition de lundi, l’assemblée de la Polynésie française s’est penchée en début de semaine sur une proposition de délibération issue de la commission de la santé sur l’opportunité de déplacer la future implantation du cyclotron, appareil coûteux, volumineux et indispensable au traitement des cancers en Polynésie française. Après des heures de débat, lundi à l’assemblée, la décision a été prise de retirer la délibération sur l’opportunité de déplacer la future implantation du cyclotron et de créer une commission d’enquête sur le sujet qui recueillera les avis des partisans de l’implantation de cet appareil au sein du CHPF et les avis de ceux qui préfèrent voir se monter un vrai centre de traitement du cancer au sein de l’Institut du cancer de Polynésie française. En séance, les élus eux-mêmes ont évoqué les pressions et le lobbying qui entourent cette prise de décision. Les débats ont une fois encore été très vifs sur la proposition de délibération sur la structuration de la filière cancer proposée par Pascale Haiti-Flosse. Sur un sujet qui aurait dû permettre à la Polynésie française d’avoir déjà inauguré ses nouveaux instruments, force est de constater que c’est le sur-place qui domine encore. Pourtant, Odette Homai, représentante A Fano Ti’a, l’a rappelé lors de sa prise de parole : “ Le véritable débat est de savoir comment permettre à nos malades d’accéder le plus rapidement possible au cyclotron. Pendant que nous débattons, le cancer n’attend pas.” Les travaux, qui auraient dû débuter en 2022, ont été annulés pour déplacer le projet vers le CHPF et lundi, les élus se retrouvaient, non pour l’inaugurer, mais pour constater que quatre années avaient été perdues et acter que du temps supplémentaire allait devoir être consacré pour trouver le lieu idoine, en tentant de se protéger des coups de pression mis par certains professionnels de santé sur le sujet. “Mais quel bordel” , s’est même exprimée l’élue non-inscrite Teave Chaumette. “Depuis dix ans, le dossier du cyclotron est une farce tragique, on déplace cette machine sur le papier comme un pion sur un échiquier. Un jour la Rotonde, après Princesse Heiata, centre 15, après échec CHPF, et aujourd’hui, on nous ressort même Mama’o. C’est du grand guignol administratif.” “On voudrait nous faire croire que le gouvernement improvise, c’est faux, et les faits sont têtus” , a interpellé Pauline Niva. “Le budget est voté (...) le chemin le plus rapide est de laisser faire la maîtrise d’œuvre en cours” , a-t-elle insisté afin que la politique mise en place par l’ancien ministre Cédric Mercadal puisse aller au bout des choix pris de ne pas donner suite au projet d’implantation à Princesse Heiata préconisé par l’ancien gouvernement Fritch. S’en est suivi un changement de position. A Fano Ti’a souhaitant conserver le projet en cours au CHPF, le Tavini et le Tapura demandant la création d’un pôle de cancérologie rattaché à l’ICPF, et les non-inscrits regardant passer les tirs. La charge de Haiti, la réponse d’Ansquer Pascale Haiti-Flosse, rapporteuse de la proposition de délibération, aura été la plus virulente envers la décision prise par le gouvernement de stopper l’implantation du cyclotron à l’ICPF pour le remettre au CHPF et envers certains médecins. “Pourquoi le gouvernement nous demande-t-il de lui faire confiance alors que ce dossier a changé plusieurs fois d’orientations” , s’est-elle interrogée. “Je m’interroge sur la place de certains au sein de la commission médiale du CHPF, et je regrette que le docteur Dupire, qui n’est pas un spécialiste, veuille s’arroger tous les pouvoirs au sein du CHPF” , a pointé du doigt l’élue. “Il cherche à manipuler les esprits pour imposer sa seule vision qui ne sert pas l’intérêt des patients. (...) Le CHPF manque de place. La CPS avait même proposé de financer le projet Princesse Heiata, y voyant une façon de limiter les évacuations sanitaires. L’État et le Pays apportaient leur soutien financier... Mais le ministre était resté sourd, et nous avons même perdu le financement de l’État. Tout cela pour en être toujours au même point aujourd’hui.” La ministre de la Santé, Raihei Ansquer, avec le calme qui caractérise les médecins, s’est quant à elle prononcée contre la délibération proposée. “Aujourd’hui, on me demande de suspendre l’installation d’un cyclotron alors que le process est déjà lancé. Je vous demande de ne pas ralentir ce projet. (...) Je suis pour la création d’une commission d’enquête, mais je suis contre la suspension des travaux d’installation du cyclotron. Parce qu’il existe un clivage dans la santé qui va nuire à son fonctionnement, je demande humblement le retrait de cette délibération. La santé a besoin d’être unie pour fonctionner.” En complément, la ministre de la Santé a demandé à recevoir les médecins de chaque “camp” pour en discuter au lieu de constater le lobbying exercé sur les élus de l’assemblée. Finalement, le texte sera retiré au profit de la composition prochaine d’une commission d’enquête sur le sujet après une longue suspension d’audience. Cependant, les travaux d’études ne seront pas arrêtés pour autant concernant l’implantation du cyclotron à l’hôpital de Pirae. Tout juste seront-ils mis à la corbeille si la commission d’enquête, qui pourrait durer six mois, livre un rapport qui privilégie l’implantation au sein de l’ICPF. La ministre de la Santé s’est dite prête à prendre le risque de la poursuite des travaux en attendant les résultats de la commission d’enquête pour ne plus perdre de temps sur le sujet. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-08 03:49:00

​Pour le Medef, la politique oui, le blocage non !
Tahiti le 7 juillet 2026. Quelques heures après l’annonce par Tahiti Infos du retour des textes inchangés sur les reports des crédits 2025 vers le budget 2026 à l’assemblée de la Polynésie française, le Medef a tenu a alerter les élus. La politique oui, le blocage économique, non. Comme l’écrivait ce mardi midi Tahiti Infos, Moetai Brotherson a choisi de représenter les textes de reports de crédits 2025, rejetés par l’assemblée il y a 10 jours, à l’identique, quitte à devoir engager par la suite la responsabilité du gouvernement et de s’exposer à une hypothétique motion de renvoi. Mais si la manœuvre fait le bonheur des étudiants en science politique, leur offrant un nouveau cas pratique à étudier, elle fait moins sourire les patrons d’entreprises du Fenua. Dans un communiqué envoyé aux rédactions, le Medef, par la plume de son président, Yannick Cadet, prévient les élus des conséquences économiques qui se font déjà ressentir dans la société civile. Pour ce dernier, "le choix du gouvernement de représenter à l’identique le collectif budgétaire relatif aux reports de crédits place désormais chacun devant ses responsabilités." "Le temps des commentaires contradictoires, des lectures opportunes et des vérités de circonstance ne doit pas nous faire perdre de vue l’essentiel" , poursuit-il. "Pendant que les institutions s’éprouvent, les entreprises commencent déjà à subir les premiers effets de cette séquence." Aussi, le Medef prévient que "plusieurs entreprises font état de difficultés, d’incertitudes, voire de premiers blocages" , liés au rejet du collectif budgétaire, avec "des trésoreries qui se tendent, des entreprises qui doutent, des investissements qui se figent, des prestations qui attendent règlement, et une confiance collective qui s’érode." Sans prendre part dans le miasme qu’est devenu Tarahoi, le Medef cherche à alerter sur les conséquences d’un blocage institutionnel potentiel et revient sur la responsabilité du gouvernement, "s’il choisit l’épreuve de force institutionnelle sans garantir de manière pleinement lisible la continuité des engagements déjà pris" et la responsabilité de l’assemblée, "si l’expression d’un désaccord politique devait continuer à produire des effets économiques directs sur des acteurs qui n’ont pas à devenir les variables d’ajustement d’un rapport de force." Yannick Cadet n’hésite pas, de plus, à inclure l’Etat dans son courrier, "s’il devait demeurer en retrait alors même que la dégradation du climat institutionnel commence concrètement à se traduire en blocage institutionnel." En conclusion de son courrier, peu importe la voie qui sera empruntée par les élus vendredi, le Medef demande "que les paiements relevant d’engagements déjà pris soient sécurisés sans délai, que l’administration reçoive des instructions claires, homogènes et immédiates pour éviter toute dérive dans l’exécution que les institutions du Pays prennent pleinement la mesure du fait que le coût du blocage n’est pas politique : il est économique, social et humain et que chacun revienne à ce qui devrait toujours primer : la protection de l’intérêt général et la continuité de la parole publique." Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-08 03:16:00

L'ancien agent accusé de vol au CHPF va reprendre son poste
Tahiti, le 7 juillet 2026 - L’affaire du vol présumé du sac appartenant à un médecin du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) par un agent technique, le 27 avril 2020 a pris fin et donné raison à l'agent. Six ans après sa révocation, la décision est donc annulée et il va reprendre son poste dans les deux mois. Nommé au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) en 2014, un agent d'aide technique a été sanctionné après avoir été accusé d’avoir volé le sac d'un praticien du service de médecine isotopique en avril 2020. Celui-ci contenait des effets personnels, dont un ordinateur portable renfermant des données médicales. Le 30 décembre de la même année, le président de la Polynésie française avait prononcé sa révocation. À la suite de la plainte déposée par le médecin, l'agent avait reconnu les faits lors de sa garde à vue. Il s'était toutefois rétracté devant le conseil de discipline, en novembre 2020, puis avait soutenu, dans un courrier adressé en juin 2024, avoir subi des pressions de la part des enquêteurs. Poursuivi en correctionnelle le prévenu a été relaxé en mai 2022. Une décision confirmée par la cour d'appel qui l'avait relaxé. Contestant sa révocation, l'ancien agent a multiplié les recours devant la justice administrative. Après un premier rejet de sa requête par le tribunal administratif de la Polynésie française en novembre 2021, il a de nouveau demandé l'annulation de la sanction en octobre 2023, puis a saisi une nouvelle fois la juridiction administrative en mars 2024. Deux nouvelles décisions, rendues les 17 septembre 2024 et 28 janvier 2025, ont encore rejeté ses demandes. ​1 million de francs de préjudice L'ancien agent a finalement porté l'affaire devant la cour administrative d'appel de Paris. Par un arrêt rendu public le 2 juillet 2026, à l'issue de l'audience du 16 juin, la juridiction lui donne raison. Elle estime que les faits reprochés à ce justiciable n'étaient pas suffisamment établis pour justifier une révocation et considère que le président de la Polynésie française a commis une erreur d'appréciation en prononçant cette sanction. La cour juge en outre que cette révocation irrégulière a causé plusieurs préjudices à cet agent : “troubles anxieux nécessitant un suivi psychologique et un traitement médical”, ainsi qu’une “atteinte à sa réputation et des difficultés liées à la perte de ses revenus”. En conséquence, la Polynésie française est condamnée à lui verser 1 million de francs au titre de son préjudice moral et de ses troubles dans ses conditions d’existence. La cour administrative d’appel de Paris ordonne aussi au président de la Polynésie française d’annuler la révocation et de réintégrer l’ancien agent au CHPF dans un délai de deux mois. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-08 03:12:00

Tohiea remporte la Coupe communale
Moorea, le 7 juillet 2026 - Après la finale de la Coupe de Moorea perdue face à Tiare Tahiti (2-3), le champion Tohiea a pris sa revanche en remportant dimanche à Afareaitu la Coupe communale, en battant la formation de Maharepa sur le score de 1-0. Dans cette rencontre très disputée, Tamatoa Tetauira a marqué l’unique but du match en reprenant de la tête un centre de David Pouya à la 66e minute. Dimanche s’est disputée à Moorea la Coupe communale, opposant le champion Tohiea à Tiare Tahiti, vainqueur de la Coupe de Moorea, à Afareaitu. Bien que le jeu ait été équilibré entre les deux formations en début de rencontre, ce sont les attaquants de Tiare Tahiti qui se sont montrés les plus percutants, jouant à fond chacune de leurs offensives. Dès la 4e minute, Tohivea Haring a profité d’une mésentente entre Ahei Obade et Jonathan Torohia, le gardien de Tohiea, pour récupérer le ballon, mais sa frappe est passée à côté du poteau gauche. À la 9e minute, Tohivea Haring a cette fois-ci dribblé les défenseurs adverses, mais a trop écrasé sa frappe. Au premier quart d’heure de jeu, c’est au tour d’Ariimana Tiaihau de se mettre en évidence. Après avoir aperçu Jonathan Torohia dans une position très avancée, il a décoché une frappe lointaine qui a frôlé le poteau droit adverse. Deux minutes plus tard, le milieu de terrain des verts a de nouveau donné des frissons aux supporters d’Afareaitu en tirant parfaitement un corner direct, obligeant le gardien des blancs à boxer le ballon des deux poings pour préserver sa cage. Malmené comme rarement cette saison, Tohiea a dû attendre la 26e minute pour se procurer une première véritable occasion. C’est à ce moment-là que Tetauira Tamatoa, à la lutte dans les airs avec Rico Haring, le libéro de Tiare Tahiti, a repris de la tête un centre de Bryan Meindu, mais sa tentative a manqué de précision. Tiare Tahiti repart à l’attaque La formation d’Afareaitu a ensuite retrouvé progressivement sa puissance offensive. À la 28e minute, Tamatoa Tetauira a profité d’une sortie manquée de Tuanui Manea, le gardien des verts, pour récupérer le ballon avant de servir Paofai Teriitemataua, dont le tir a été contré à temps par la défense adverse. À la 33e minute, Ruben Wajoka, très remuant sur son flanc gauche, a encore semé le danger dans la défense adverse. Après une accélération fulgurante, il a offert un véritable caviar à Tamatoa Tetauira, qui n’a toutefois pas réussi à reprendre le ballon à temps. Malgré la domination de Tohiea en fin de première période, Tiare Tahiti parvenait quand même à se montrer dangereux, notamment grâce à une nouvelle infiltration de Tohivea Haring dans la défense adverse, suivie d’une frappe sur le poteau gauche de Jonathan Torohia (40e). La formation d’Afareaitu a eu l’occasion d’ouvrir le score sur un penalty obtenu à la 42e minute, mais le tir de Yannick Vero a été repoussé par Tuanui Manea. Les 22 acteurs sont finalement rentrés aux vestiaires sur ce score vierge. Comme en première période, les attaquants des verts se sont immédiatement lancés à l’assaut du but de Tohiea au début du second acte. Manarii Porlier a marqué à la 47e minute en reprenant une passe en retrait de Tohivea Haring, avant de voir son but refusé pour une position de hors-jeu. Dans tous les bons coups de son équipe, Tohivea Haring a ensuite réalisé, dans la minute suivante, un nouveau raid sur le flanc droit avant de voir sa frappe puissante repoussée par Jonathan Torohia. Tamatoa Tetauira a immédiatement réagi pour Tohiea. Il a pris de vitesse la défense de Tiare Tahiti et évité la sortie de Tuanui Manea, avant de pousser le ballon dans le but adverse. La défense des verts a toutefois repoussé le ballon sur sa ligne de but (49e). La formation d’Afareaitu a finalement ouvert le score à la 66e minute lorsque Tamatoa Tetauira a repris d’une tête piquée un centre de David Pouya (1-0). Après une longue bataille acharnée entre les deux équipes, Manueva Tumg a profité d’un ballon relâché dans les airs par Jonathan Torohia à la 84e minute pour récupérer le ballon et l’envoyer au fond des filets. Le but a finalement été refusé pour une faute signalée sur le gardien des blancs. À la réception d’une longue touche, Stéphane Stergios, bien placé devant le but adverse, avait l’occasion d’égaliser dans les toutes dernières secondes, mais sa frappe en pivot est passée largement au-dessus de la cage de Tohiea. La formation d’Afareaitu a finalement tenu le score jusqu’au coup de sifflet final et remporte donc, après le titre de champion de Moorea mais une défaite en Coupe de Moorea, la Coupe communale. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-08 02:49:00

Parcelle à Arue : une propriétaire obtient gain de cause face à la Polynésie
Tahiti, le 7 juillet 2026 - Soulagement pour la propriétaire d’une parcelle située à Arue, au niveau de la plage Lafayette, qui vient d’obtenir gain de cause devant la cour administrative d’appel de Paris. La juridiction a annulé sa condamnation prononcée en première instance, dans une affaire liée à des travaux que la Polynésie française estimait susceptibles de porter atteinte au domaine public fluvial. La propriétaire était accusée d’avoir réalisé plusieurs aménagements, dont un mur de soutènement en enrochements, une clôture et des constructions situées dans une zone de servitude de curage. Un procès-verbal de contravention de grande voirie avait été dressé le 19 juin 2024. La Polynésie française avait alors saisi le tribunal administratif afin d’obtenir la condamnation de la propriétaire, la remise en état des lieux ainsi que l’indemnisation des dommages qu’elle estimait causés au domaine public. Par un jugement rendu le 15 avril 2025, le tribunal administratif de la Polynésie française avait condamné la propriétaire à une amende de 150 000 francs et au versement de plus de 23 millions de francs au titre de la réparation des dommages supposés causés au domaine public. La propriétaire avait fait appel de cette décision devant la cour administrative d’appel de Paris. Elle contestait notamment la qualification de “cours d’eau” retenue par la Polynésie française, estimant que l’ouvrage concerné correspondait davantage à un caniveau et ne relevait pas du domaine public fluvial. Aussi soutenait-elle qu’ “il ne peut avoir été porté atteinte au domaine public fluvial en l’absence de cours d’eau au sens de l’article L. 215-7-1 du code de l’environnement” . Elle soulevait l’absence de lit naturel, de source et de débit suffisant, en soulignant que l’ouvrage n’était pas identifié comme un “cours d’eau” sur les cartes hydrologiques, s’agissant d’un simple caniveau. Cours d'eau ou caniveau ? Après l’audience du 11 juin 2026, la cour administrative d’appel de Paris a rendu sa décision jeudi 2 juillet. Elle donne raison à la propriétaire. En résumé : la Polynésie française n’a pas apporté suffisamment d’éléments pour établir que cette partie de son domaine était un cours d’eau, au sens de la réglementation. Les juges ont notamment retenu l’ “absence de lit naturel, de source identifiée et d’éléments suffisamment probants” permettant d’établir l’existence d’une dépendance du domaine public fluvial. La cour considère ainsi que les conditions permettant de retenir une contravention de grande voirie n’étaient pas réunies et annule celle prononcée en première instance. La Polynésie française ne pourra donc pas réclamer les sommes demandées au titre des dommages causés au domaine public dans le cadre de cette procédure. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-08 02:29:00

“Sabotage” : Brotherson renvoie les élus à leurs responsabilités
Tahiti, le 6 juillet 2026 - Entre piques, accusations de “trahison”, “théâtralité” et “cinéma”, les échanges ont été vifs à Tarahoi entre Hinamoeura Morgant-Cross et le président du Pays, Moetai Brotherson, avant qu'Antony Géros n'appelle chacun à éviter les attaques personnelles. Interpellé sur ses accusations de “sabotage économique” après le rejet des crédits de paiement par l'assemblée, le président a défendu ses propos, affirmant que ce vote mettait en péril le financement de 967 chantiers, touchait 430 entreprises et laissait plus de 20 milliards de francs de crédits en suspens. Sans toutefois répondre à la question centrale : reviendra-t-il rapidement devant l'assemblée avec un nouveau collectif budgétaire ? Avant même de lire sa question, la représentante non inscrite Hinamoeura Morgant-Cross a quitté son texte pour s'adresser directement au président . “Vous avez préféré cocktails et petits fours avec le haut-commissaire et la représentante de la France plutôt que d'être devant nous. Pour un indépendantiste, préférer passer du temps avec l'État plutôt que défendre le budget du Pays, c'est un peu gonflé” , a-t-elle lancé, avant de dénoncer une “politique de la peur”, un “mépris régulier” envers les élus et de qualifier la recomposition politique de “véritable trahison”. Le ton était donné. “Je vais d'abord applaudir votre théâtralité exceptionnelle” , lui a rétorqué Moetai Brotherson, saluant ironiquement sa “commedia dell'arte” avant d'entamer une longue réponse. Sur le fond, le président a assuré n'avoir “jamais contesté le droit de l'assemblée à débattre, amender ou rejeter un texte”. Mais il a maintenu que les représentants devaient également “assumer les conséquences de leur vote”. Selon lui, le terme de “sabotage” ne visait pas l'institution elle-même mais “une stratégie politique” consistant à bloquer les crédits avant de demander ensuite au gouvernement d'en réparer les effets. “Le respect, ça fonctionne dans les deux sens. (...) Les représentants doivent également expliquer leurs votes et assumer leurs conséquences”, a-t-il lancé. Les chiffres du président Pour étayer son argumentation, Moetai Brotherson a multiplié les chiffres : “967 chantiers sont concernés, 430 entreprises sont positionnées sur ces opérations et plus de 20 milliards de francs de crédits manquent aujourd'hui” , a égrené le président, énumérant ensuite plusieurs projets désormais bloqués, de l'aéroport d'Aratika à l'extension de l'aérogare de Tikehau. “Pour la préparation des Jeux du Pacifique, chaque retard peut avoir des conséquences”, a-t-il ensuite insisté, rejetant les accusations de dramatisation. “Dire cela, ce n'est pas faire peur à la population, c'est lui dire la vérité.” Avant d'ajouter : “On n'est pas ici pour faire du cinéma. Notre responsabilité, c'est d'informer les Polynésiens, même lorsque la réalité est inconfortable.” Reste toutefois une question qui sera restée sans réponse. Hinamoeura Morgant-Cross lui demandait s'il acceptait de revenir rapidement devant l'assemblée avec un collectif budgétaire “revu, clarifié et sincère”. Tout au long de son intervention, Moetai Brotherson a défendu la gravité des conséquences du vote des représentants, sans préciser s'il présenterait ou non un nouveau texte à Tarahoi. Depuis son perchoir, Antony Géros a repris son rôle d'arbitre des débats, appelant les deux élus à poursuivre leurs échanges “sans attaques personnelles” et rappelant que les désaccords politiques ne devaient pas faire oublier le respect dû aux personnes. Hinamoeura Morgant-Cross a alors présenté ses excuses à ses collègues et au président de l'assemblée, avant d'adresser, plus timidement, quelques mots au chef de l'exécutif : “C'est un peu facile de demander le respect quand on n'en a pas toujours fait preuve”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-06 23:02:00

La Chine a effectué un tir d'essai de missile dans le Pacifique
Tahiti le 6 juillet 2026. La Chine a annoncé avoir procédé lundi depuis un sous-marin au tir d'essai d'un "missile stratégique", sans ogive nucléaire, qui s'est abattu dans le Pacifique, une opération qui a suscité la réprobation de plusieurs pays de la région. La France avait été avertie de ce tir d'essai avant son déclanchement. Ce lancement est intervenu quelques heures après la signature par l'Australie et les îles Fidji d'un important traité de défense. Un accord perçu comme une manière pour Canberra de contenir l'influence chinoise croissante dans le Pacifique Sud. En septembre 2024, la Chine avait déjà envoyé dans le Pacifique un missile balistique intercontinental (ICBM), là encore sans ogive nucléaire. C'était la première fois en quatre décennies que Pékin procédait à un tel essai au-dessus des eaux internationales. "Un sous-marin stratégique à propulsion nucléaire et lanceur d'engins" a procédé lundi 6 juillet à 12H01 (04H01 GMT) au tir d'essai d'un "missile stratégique équipé d'une ogive d'entraînement à charge simulée, en direction des eaux internationales du Pacifique", a indiqué la marine chinoise, sans donner de localisation exacte. "Une notification préalable a été adressée aux pays concernés (...) Ce tir ne vise aucun pays ni aucune cible particulière", a-t-elle souligné. Le ministre néo zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters, a toutefois déploré que le test ait été mené "dans les heures" suivant l'avertissement chinois. "Le Pacifique est un océan de paix et nous sommes profondément préoccupés par les essais menés par la Chine d'armes à capacité nucléaire dans le Pacifique Sud", a-t-il affirmé dans un communiqué. L'Australie a qualifié le tir de " déstabilisant pour la région". Le Japon a exprimé ses "graves préoccupations face à l'intensification des activités militaires chinoises". "Professionnelle" A Taïwan, le Conseil des affaires continentales, chargé des relations avec Pékin, a estimé qu'avec ce tir, l'armée chinoise "aggrave les tensions dans la région et compromet la paix et la stabilité régionales". Interrogé sur ces critiques, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a répondu que le tir a été "mené dans des conditions de sécurité, de manière réglementée et professionnelle". "Nous espérons que les pays concernés ne surinterpréteront pas" ce lancement, a-t-elle indiqué lors d'un point presse régulier. Le Kremlin a défendu le tir, déclarant que la Chine "ne menace personne dans le monde". La Chine a une doctrine de "non recours en premier" aux armes nucléaires. C'est-à-dire qu'elle s'est engagée, contrairement aux Etats-Unis, à ne jamais prendre l'initiative d'employer une bombe nucléaire. Elle s'autorise toutefois à en utiliser si elle est attaquée par une telle arme. Les autorités chinoises n'ont pas précisé le modèle du missile balistique tiré par le sous-marin. Alex Luck, analyste naval spécialisé dans la modernisation militaire chinoise, affirme à l'AFP qu'il pourrait s'agir d'un JL-3, un missile de portée intercontinentale nouvelle génération, car il a été présenté lors du grand défilé militaire de septembre à Pékin. "Mais il est tout aussi possible que l'engin tiré soit un JL-2", le modèle précédent, dont la portée est tout de même estimée à plus de 8.000 km, souligne-t-il. Selon lui, ce sont surtout les impératifs techniques et la volonté de tester le missile en conditions réelles qui ont justifié le tir chinois. Il ne croit pas trop aux "interprétations selon lesquelles ce tir n'aurait eu que des motifs politiques" et qu'il serait une réponse à des événements récents car "un test nécessite une certaine préparation et une coordination qui prennent plusieurs semaines, voire plusieurs mois". - Exercices avec Moscou - Pékin a renforcé ses capacités militaires ces dernières décennies, au diapason de son développement économique et de son poids diplomatique. Selon les estimations datant de 2025 de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), la Chine comptait 600 armes nucléaires, soit 100 de plus qu'en 2024. Les Etats-Unis, qui en possèdent 3.700 selon le Sipri, accusent régulièrement l'armée chinoise de vouloir renforcer significativement son arsenal. Ce tir d'essai chinois est intervenu alors que les marines chinoise et russe entamaient lundi leurs exercices navals annuels, au large de Qingdao (est de la Chine). Rien ne permet toutefois de lier les deux événements. Le ministre des Affaires étrangères de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Justin Tkatchenko, ainsi qu'une source gouvernementale néo-zélandaise, avaient déclaré lundi à l'AFP qu'ils avaient été informés par la Chine d'un imminent tir d'essai de missile. Pékin renforce son influence dans le Pacifique, en multipliant aide humanitaire ou projets d'infrastructures dans les nations insulaires, une manière de s'imposer comme un partenaire incontournable face aux puissances occidentales. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-06 22:39:00

Les 10 000 logements vacants à l'épreuve du terrain
Tahiti, le 6 juillet 2026 – Un an après l'annonce d'une étude sur les quelque 10 000 logements vacants recensés en Polynésie, le ministre Oraihoomana Teururai en a présenté les premiers enseignements ce lundi à l'assemblée. Si l'étude est désormais achevée, elle dresse surtout un inventaire des obstacles qui empêchent ces logements de revenir sur le marché. Avant d'envisager des aides aux propriétaires, un complément d'étude devra encore être lancé pour chiffrer le coût réel des réhabilitations. Avec plus de 7 000 demandes de logements sociaux toujours en attente, le gouvernement avait présenté, il y a un an, la remise sur le marché des logements vacants comme une “solution complémentaire particulièrement pertinente” à la construction de logements neufs. C'est sur l'avancement de cette stratégie que la représentante Tavini Jeanne Vaianui, également présidente de la commission du logement, a interrogé lundi le ministre du Logement, Oraihoomana Teururai. L'élue souhaitait notamment savoir si les estimations initiales étaient confirmées, quelle part de ces logements pouvait réellement être réhabilitée et quelles mesures le gouvernement envisageait pour convaincre les propriétaires privés de les remettre sur le marché. Le ministre a d'abord rappelé que l'objectif n'était pas de recompter les logements vacants, les données étant déjà connues grâce à l'ISPF, mais d'en comprendre les causes et d'identifier les leviers permettant de les remettre sur le marché. Menée “pendant plusieurs mois avec des professionnels de l'immobilier, des services du Pays et des élus, l'étude est désormais terminée”, a indiqué le ministre. Des freins bien identifiés Ses conclusions mettent en évidence une accumulation de freins. L'indivision complique les décisions des propriétaires, certaines règles d'urbanisme limitent les possibilités de rénovation – le ministre citant notamment les obligations de stationnement imposées à Papeete – mais le principal obstacle reste le coût des travaux. “Être propriétaire d'un bâtiment ne veut pas forcément dire qu'on a les moyens de l'exploiter” , a résumé Oraihoomana Teururai, évoquant des immeubles parfois très dégradés, nécessitant de lourdes opérations de rénovation, voire de désamiantage, autant d'opérations particulièrement coûteuses. L'un des objectifs était d'estimer le coût moyen de réhabilitation des logements afin de calibrer un futur dispositif d'aide. “Nous n'avons pas pu élaborer de budget moyen dédié à la reconquête des logements vacants”, a reconnu le ministre. Les immeubles concernés étant essentiellement privés, il aurait fallu obtenir l'accord des propriétaires puis réaliser des diagnostics techniques poussés, impossibles à mener dans le cadre de cette première étude. Le gouvernement estime d'ores et déjà que les leviers fiscaux auraient un effet limité et privilégie plutôt des aides financières destinées aux propriétaires ou aux opérateurs prêts à réhabiliter ces logements. Mais avant de pouvoir les mettre en place, un complément d'étude devra encore permettre d'en mesurer le coût réel. Autant dire que les premiers logements remis sur le marché grâce à ce futur dispositif ne sont pas pour demain. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-06 20:48:00

“60 ans d’héritage nucléaire”
Tahiti, le 5 juillet 2026 - À l'occasion des 60 ans du premier essai nucléaire en Polynésie, scientifiques, chercheurs et militants ont exposé leurs analyses sur les conséquences sanitaires, environnementales, sociales et politiques du fait nucléaire. Tous ont rappelé que son héritage dépasse largement la seule question des cancers. La commémoration des 60 ans du premier essai nucléaire en Polynésie, organisée par la Délégation pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (DSCEN), a eu lieu vendredi. Trois tables rondes étaient prévues en matinée : “Le fait nucléaire : une jeunesse engagée”, “Tureia : passé, présent et avenir pour l’atoll habité le plus proche des sites des essais nucléaires” et “Les conséquences sanitaires et environnementales liées aux essais nucléaires”. “Des retombées très intenses différentes de celles qu'on trouve dans la nature” La déléguée du suivi des conséquence nucléaires, Titaua Peu, a de suite levé le voile sur ce qu’on entend depuis plusieurs années : “Avons-nous plus de chance d’être impactés par les rayons ionisants quand on prend l’avion que par les essais nucléaires ? Et a-t-on plus à s’inquiéter de cela que des retombées des essais atmosphériques ?” Le conseiller scientifique à la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) Bruno Chareyron explique que nous sommes en permanence soumis à une radioactivité naturelle tels que celle de l’uranium et du thorium présents dans le sol. Il y a aussi des rayonnements ionisants présents dans le cosmos. “Cette exposition augmente (...) plus on monte, moins on est protégé du rayonnement qui vient du cosmos (...). Donc, il est vrai que les personnes qui voyagent régulièrement, et en particulier les personnels navigants, sont exposées à des radiations de façon importante.” Ce scientifique ajoute en revanche que cela “n'enlève rien au fait que les habitants de Polynésie, au moment des retombées des essais nucléaires atmosphériques, ont subi des doses beaucoup plus importantes, évidemment, que de faire un voyage en avion de Papeete à Paris” . Bruno Chareyron rappelle que toutes ces formes de radioactivité augmentent les risques sanitaires. Il souligne également que lors des tirs atmosphériques, “il y a eu des retombées très intenses. Par exemple, à un certain moment à Tureia, à Mangareva, des enfants ont été exposés à la fois à une irradiation par l'extérieur – tout ce qui flottait dans l'air –, mais aussi par ingestion de substances radioactives, par inhalation de substances radioactives, qui sont complètement différentes de celles qu'on trouve dans la nature, par exemple, le césium 137 ou le plutonium-239.” “Registre des cancers : notre travail, c'est de les publier, de les partager” La directrice de l’Institut du cancer (ICPF) Teanini Tematahotoa rappelle que l'institut a toute sa place dans le suivi des conséquences des essais : “On est en charge du registre des cancers (...) notre travail, c'est de ne pas les garder secrets, de pouvoir les publier, de les partager. On a aussi un travail scientifique rigoureux : celui d’aller chercher tous les cas de cancers” . Elle ajoute que l’ICPF est “en lien avec le Civen (Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires, NDLR) (...) et qu’on peut transmettre les données au Civen.” Taote Teanini Tematahotoa rappelle que “le registre existe depuis 1985, mais les données antérieures sont inexistantes et celles recueillies avant 2015 ne sont pas exhaustives (...). Certains cancers n'ont jamais été enregistrés, notamment lorsque les patients n'ont pas intégré un parcours de soins ou ont été pris en charge hors de Polynésie” . Elle ajoute que depuis 2015, un travail “important” est mené pour que les dossiers soient “ complétés” pour améliorer ainsi “la qualité du registre, notamment pour les cancers du sang traités dans l'Hexagone” . Chaque année, il y a environ 1 000 nouveaux cas de cancer. “Une augmentation attendue”, annonce Teanini Tematahotoa au vu du vieillissement de la population et de notre de mode de vie. Ils “représenteraient environ 40 % des cancers”. Elle précise cependant qu’il est “ impossible, avec les données actuelles, de déterminer précisément la part des cancers radio-induits” car les informations relatives aux “ professions ou les expositions passées sont souvent absentes des dossiers médicaux” . Pour améliorer ces connaissances, l'ICPF entend approfondir les recherches épidémiologiques en croisant le registre des cancers avec d'autres bases de données, notamment celle du Centre médical de suivi (CMS), afin de mieux identifier et documenter les populations exposées “ pour pouvoir aussi rendre des chiffres particuliers par rapport à cette population”. “On ne peut pas travailler sur l'environnement sans travailler sur le nucléaire” De son côté, Vehia Wheeler, docteure en Études océaniennes et activiste au sein du Pacifique, regrette d’avoir appris l’histoire du mouvement “Nuclear Free Independent Pacific” à l’université de Hawaii. Elle a travaillé sur le changement climatique et en a déduit que l’“ on ne peut pas travailler sur l'environnement sans travailler sur le nucléaire (...). Et puis j’ai appris qu’ici il y a d’autres histoires qui sont cachées comme le nucléaire et les impacts du nucléaire”. Vehia Wheeler travaille avec l’association Mururoa e tatou depuis sept ans. En mars dernier, elle est allée aux îles Marshall pour la commémoration de Castle Bravo, le premier tir nucléaire le plus puissant effectué par les États-Unis sur l’atoll de Bikini en 1954. Selon elle, il y a “beaucoup de décalages” entre les îles Marshall et la Polynésie. “Chez eux, c'est reconnu en tant que crise existentielle pour leur peuple par le gouvernement. La deuxième crise existentielle, c'est le changement climatique. Et le gouvernement travaille sur ses deux crises en même temps.” “Si le pays est dans la situation politique dans laquelle il est, c'est à cause de cette politique de colonialisme nucléaire” Anaïs Maurer, maîtresse de conférence à Rutgers University (États-Unis), pointe du doigt le fait que la liste des maladies radio-induites soit limitée à 23 maladies. “C'est totalement arbitraire. Dans d'autres pays, c'est beaucoup plus”, dit-elle. Elle explique que “ les femmes ne sont pas égales aux hommes face aux rayons ionisants” et sont cinq fois plus susceptibles de développer un cancer à exposition égale. “Cela devrait être dans tous les manuels scolaires. Les femmes de ce pays ont les taux de cancer de la thyroïde les plus élevés du monde avec les îles Marshall.” Les fausses couches ou les cas d’enfants mort-nés ne sont pas non plus reconnus comme maladies radio-induites, dénonce également la jeune la femme, alors que la science le reconnaît. Anaïs Maurer met en avant “le poids psychologique de vivre dans un environnement contaminé, d'être inquiet de savoir ce qu'on va donner à manger à ses enfants, d'être inquiet d'avoir des enfants, d'être inquiet pour ses parents mais pas non plus reconnu comme une maladie, comme une conséquence radio-induite” . Pour elle, “si le pays est dans la situation politique dans laquelle il est, c'est à cause de cette politique de colonialisme nucléaire” . Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-06 04:18:17

Basket : Vincent Collet à la baguette des équipes tahitiennes
Tahiti, le 5 juillet 2026 - L'ancien sélectionneur de l'équipe de France de basket Vincent Collet a dirigé, jeudi dernier, sa première séance d'entraînement avec les joueurs du Fenua qu'il accompagnera jusqu'au 20 juillet dans le cadre de la préparation aux Jeux du Pacifique. Un invité exceptionnel foule depuis plusieurs jours les parquets de basket polynésiens. Avec son CV long comme le bras, l’ex-entraîneur emblématique des Bleus (2009 à 2024), Vincent Collet, qui a remporté deux médailles olympiques en argent (2021 et 2024) et un titre de champion d’Europe en 2013 avec la France, a accepté de se rendre pour la première fois au Fenua afin d’observer les joueurs polynésiens. Une venue qui sonne comme un “privilège”, insiste le directeur technique de la Fédération tahitienne de basket, Georgy Adams : “Cela faisait deux ans que nous étions en discussion avec Vincent pour qu’il vienne passer quelques jours ici pour se faire une idée du niveau du basket polynésien. C'est quelqu'un de très investi dans le basket mondial. Quand il est arrivé, il a eu des appels de partout. Ce n'est pas évident d'avoir la possibilité d'avoir des entraîneurs comme lui”, sourit l’ancien joueur international qui compte 75 sélections (1989 à 1998) avec l’équipe de France. Malgré un calendrier très chargé, Vincent Collet, qui possède un rôle d’assistant en NBA au sein des Cavaliers de Cleveland, avait à cœur de venir découvrir la Polynésie française. “On en parlait depuis quelque temps avec Georgy. Il y a 30 ans, on jouait l’un contre l’autre (sourire). Nous voulions nous retrouver et c’était l’occasion de venir ici.” “On veut trouver une identité” Pour le plus grand plaisir des basketteurs polynésiens, âgés de 15 ans jusqu’aux catégories seniors et issus pour la plupart du centre fédéral de Tahiti, c’est donc l’ancien sélectionneur des Bleus qui a dirigé son premier entraînement, jeudi dernier, dans l’antre de l’AS Fei Pi club à la salle Michel-Lextreyt. Certains joueurs évoluant au niveau national dans l’Hexagone ainsi que dans des pays étrangers sont rentrés spécialement pour l’occasion. Jeu rapide, attaque demi-terrain, tactique... l’entraîneur français a déjà pu faire un tour d’horizon des qualités et défauts de nos ‘aito à un an des Jeux du Pacifique à la maison. “On va essayer petit à petit d'amener des valeurs collectives pour que ça puisse profiter dans la préparation des Jeux. L'objectif est de faire progresser les deux équipes, aussi bien chez les garçons que chez les filles qui, pour l’instant, sont plus disciplinées et appliquées dans le jeu collectif.” Au programme, des entraînements tous les matins et tous les soirs ainsi qu’une escapade aux îles Sous-le-Vent. “Nous souhaitons qu'il fasse un scan complet du basket tahitien en nous disant comment il est préférable qu’on joue. C'est-à-dire nous donner une philosophie de jeu sur le jeu rapide, la défense, quel type de système à mettre en place collectivement... On veut trouver une identité”, explique le directeur technique polynésien. Des ambitions en or pour les Jeux Car la Fédération tahitienne de basket vise le haut du panier l’année prochaine. Déjà sacrées il y a quatre ans aux îles Salomon, les joueuses polynésiennes tenteront de conserver leurs titres acquis en 5x5 et 3x3 tandis que l’équipe masculine veut aussi obtenir l’or ! “Cet objectif commence dès aujourd’hui. On veut gagner chez nous et c’est possible puisque nous avons du talent”, assure le président de la Fédération tahitienne de basket, Faana Taputu. “Effectivement, il y a des profils qui ont des qualités intéressantes, mais il n'y a pas beaucoup de joueurs de grande taille. Je pense qu'il y a matière à faire de bonnes choses et à progresser de façon significative”, conclut l’ancien tacticien des Bleus. Georgy Adams, de son côté, se veut prudent : “Ça va être difficile parce que les autres équipes comme les Fidji (champion en titre), les Samoa et la Nouvelle-Calédonie ont un très bon niveau. En plus, nous avons eu pas mal de petits soucis de blessure et on a aussi des joueurs qui ne sont pas là à cause du boulot”. La concurrence sera rude à Tahiti en 2027. Mais nos ‘aito pourront compter sur ces semaines d’entraînement précieuses avec l’une des plus grandes légendes du basket français. Vincent Collet a donc les cartes du basket tahitien entre ses mains jusqu’au 20 juillet et son retour dans l’Hexagone afin de préparer la prochaine saison de l’Asvel où il sera l'entraîneur assistant d’un certain... Tony Parker. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-06 03:10:00

Zorgnotti et Grosgogeat champions du 10 km
Tahiti, le 5 juillet 2026 - La Fédération d’athlétisme de Polynésie française (FAPF) a organisé samedi soir le Championnat de Polynésie du 10 km au stade la Punaruu et dans la zone industrielle. Benjamin Zorgnotti s’est imposé chez les hommes en 32’ 30’’ et Louise Grosgogeat chez les dames en 37’ 45’’, deux chronos parmi les meilleurs dans l’histoire locale de la distance. Forte participation samedi soir au stade de la Punaruu à 17 h 30 sur la ligne de départ du 10 km avec 150 engagés dont environ un tiers de féminines, et ce malgré les fortes pluies de l’après-midi qui auraient pu en dissuader beaucoup de participer et la programmation du trail le lendemain à Moorea. Tous les ténors de la discipline étaient présents à l’exception de Damien Troquenet et Aurélie Steelandt en déplacement à Gold Coast en Australie pour participer samedi aux Oceania de semi-marathon. Et tous deux ont fort bien représenté les couleurs du Fenua. Damien Troquenet a bouclé son parcours en 1 h 08’ 43’’, soit à 30 secondes du vieux record de Polynésie de Georges Richmond, et Aurélie Steelandt a terminé en 1 h 26’ 59’’, un très bon chrono dans la mesure où elle revient de blessure. Compte tenu du niveau très relevé aux Oceania, ils n’ont pas accédé au podium mais leurs performances sont très encourageantes sur la distance dans l’optique des Jeux du Pacifique 2027. Et samedi soir à Punaruu, il était aussi question de records de Polynésie car Benjamin Zorgnotti et Louise Grosgogeat les ont approchés sur le 10 km. Benjamin Zorgnotti lutte contre le record en solitaire Le parcours était lancé du stade de la Punaruu sous la pluie, les coureurs devant couvrir quatre tours de la zone industrielle avec passage par le stade à chaque tour dans la fraîcheur – un avantage –, mais aussi dans l’humidité qui n’est pas vraiment un allié pour les coureurs à pied. Benjamin Zorgnotti avait évoqué le record de Polynésie avant le départ de la course et il a démarré sur un rythme élevé dès le coup de starter avec Thomas Lacomare, Mathias Girardet et Felice Covillon dans sa foulée, les habituels animateurs des courses à pied locales. Mathieu Balch était aussi dans le coup. Mais dès la fin du premier tour, Benjamin Zorgnotti avait mis tout le monde à distance et devait désormais se battre seul contre le chronomètre. Les écarts augmentaient entre le leader et ses poursuivants et si Mathias Girardet était un temps deuxième détaché, c’est bien Felice Covillon qui s’est installé durablement à la 2e place au fil des tours. Benjamin Zorgotti, le tenant du titre, s’est succédé à lui-même en 32’ 30’’ mais n’est pas parvenu à battre le record de Paul Chouteau établi en France au mois de mai. Il s’en explique : “J’avais pour objectif le record de Polynésie, mais c’est dur de courir seul et je n’ai pas su être assez fort sur la fin pour aller chercher ce record alors que j’ai été longtemps dans les temps. Mon coach m’avait laissé carte blanche pour gérer ma course et je me sentais vraiment bien, même si l’humidité m’a plutôt handicapé. Entre le Championnat de Polynésie de triathlon la semaine dernière et celui du 10 km aujourd’hui, j’étais au max de ma forme mais ça n’a pas suffi pour aller cherche le record. Mais mon chrono de 32’ 30’’ est mon record personnel sur la distance et je suis content quand même. Je vais maintenant préparer le test event de triathlon qui aura lieu fin août à Moorea et qui sera qualificatif pour les Jeux du Pacifique 2027. Je partirai ensuite à l’Ironman Maryland programmé le 19 septembre.” Deuxième chrono local pour Louise Grosgogeat Felice Covillon a également réalisé une belle performance en prenant la 2e place en 33’ 24’’. Mathias Girardet complète le podium en 34’ 09’’ tout juste devant Mathieu Balch qui termine à deux secondes du podium. Thomas Lacomare a faibli en fin de course pour terminer 7e derrière Killian Barracosa et Tom Portugal. Pas de suspense non plus en ce qui concerne la victoire chez les féminines. Auteure d’un record de Polynésie le 20 juin sur 5 000 mètres, Louise Grosgogeat faisait figure de grande favorite chez les dames en l’absence d’Aurélie Steelandt, la tenante du titre. Et la sociétaire de Central n’a pas déçu en s’imposant en 37’ 45’’, soit la deuxième performance de l’histoire de la distance au Fenua derrière le record de Polynésie de Salome De Barthez établi en 2025 en 35’ 50’’. Elisabeth Orloff et Sophie Bouchonnet accompagnaient Louise Grosgogeat sur le podium scratch féminin. Le Championnat de Polynésie du 10 km comptait pour le Challenge Running, un concept mis en place par la FAPF pour dynamiser la saison hors stade. Le Championnat de Polynésie du 5 km avait ouvert le Challenge qui sera complété par les Championnats de Polynésie du semi-marathon et du cross-country. Patrice Bastian Résultats 1. Benjamin Zorgnotti (Ace Arue) 32’ 30’’ 2. Felice Covillon (Central) 33’ 24’’ 3. Mathias Girardet (ATN Run) 34’ 09’’ 4. Mathieu Balch (NL) 34’ 11’’ 5. Killian Barracosa (Tam Punaruu) 34’ 16’’ 6. Tom Portugal (FFA) 34’ 25’’ 7. Thomas Lacomare (Central) 34’ 34’’ 8. Thomas Slimani (Oire Punaauia) 36’ 19’’ 9. Pacome Sergent (Tam Punaruu) 36’ 27’’ 10. Marc-Antoine Blondeau (Oire Punaauia) 36’ 55’’ ... 15. Louise Grosgogeat (Central) 37’ 45’’ 1 re femme 28. Elisabeth Orloff (Central) 40’ 16’’ 2e femme 41. Sophie Bouchonnet (Central) 42’ 01’’ 3e femme Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-05 23:36:00

​Mono’ihere, 20 ans de transmission à la Presqu’île
Tahiti, le 4 juillet 2026 – Fondée en 2006 par Augusta Alexandre, l’école de danse Mono’ihere de Taravao a célébré ses 20 ans lors d’une soirée de gala, ce samedi, à Vairao. Une centaine d’élèves ont redonné vie à deux décennies de costumes, de chorégraphies et de passion pour le ‘ori Tahiti. Retour en images sur ce spectacle anniversaire chargé en souvenirs et en émotions. Vairao a vibré au rythme de Mono’ihere, samedi soir, à la salle omnisports. L’école de danse de la Presqu’île a célébré ses 20 ans face à de nombreux spectateurs, malgré la pluie. Un rendez-vous immanquable pour les familles et les amis de la centaine d’artistes, à la fois adultes et enfants, filles et garçons, réunis pour ce gala chargé en souvenirs et en émotions. Le savoir-faire des costumes a été mis à l’honneur en ouverture de soirée lors d’un défilé qui a donné un aperçu de quelques-unes des nombreuses créations imaginées par la directrice, Augusta Alexandre. Sacrée meilleure danseuse au Heiva i Tahiti 2006 avec la troupe Tamari’i Vairao, elle a fondé Mono’ihere la même année à Tautira, le 6 septembre, avant de se rapprocher du centre de Taravao en 2011, puis de s’ancrer à Faratea en 2013. Diplômée du Conservatoire artistique de la Polynésie française, elle transmet également sa passion pour le ‘ori Tahiti au collège de Taravao et dans plusieurs écoles de la Presqu’île, de même qu’en animant des workshops et en tant que membre du jury à l’étranger. ​“Je suis toujours aussi passionnée” Pour ce gala anniversaire, une cinquantaine de tableaux se sont succédé avec enthousiasme pendant un peu plus de deux heures. “C’était une rétrospective avec une sélection de danses de chaque année. Sauf la partie en costume végétal frais : c’est un challenge que j’ai voulu relever pour mettre en valeur l’art ancestral du tressage, les fleurs, le fa’a’apu, la pêche, les sports traditionnels... et ça me tenait vraiment à cœur de faire un pā’ō’ā hivināu !” , nous a indiqué à l’issue du spectacle celle que tous surnomment affectueusement Tita. Accompagnée de ses élèves en grand costume – qui lui ont offert le dernier tableau de la soirée, une photo-portrait sur scène –, la danseuse et enseignante de 43 ans confiait être “toujours aussi passionnée” : “Ce n’est pas facile tous les jours, mais je suis bien entourée. Un grand merci à tous les élèves qui continuent de croire en moi et aux parents qui me soutiennent” . C’est donc reparti pour une ou deux décennies supplémentaires de créativité et de transmission. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-05 08:43:00

Trials : Kelia Gallina et Eimeo Czermak sacrés à Teahupo’o
Tahiti, le 3 juillet 2026 – Au terme de deux journées de compétition intense à Teahupo’o, Kelia Gallina et Eimeo Czermak ont remporté les Trials ce vendredi face à Kohai Fierro et Matahi Drollet, décrochant la wildcard tant convoitée pour la Outerknown Tahiti Pro. Un doublé historique pour la talentueuse surfeuse de 13 ans et une première victoire tant rêvée pour le surfeur de gros qui a scoré 20 points en quarts, mais s’est blessé aux pieds en finale. Avec Vahine Fierro, Tya Zebrowski et Kauli Vaast, cinq Tahitiens participeront à la septième étape du championnat du monde de la World Surf League (WSL), du 8 au 18 août, à domicile. La seconde journée des épreuves qualificatives des Trials s’est tenue ce vendredi, à Teahupo’o. Un rendez-vous annuel immanquable pour les meilleurs surfeurs du Fenua avec un titre, mais surtout une précieuse wildcard à la clé permettant d’accéder à la Outerknown Tahiti Pro pour le champion et la championne du spot. Après une entrée en matière qualifiée de “magique” par la Fédération tahitienne de surf (FTS) jeudi avec des conditions exceptionnelles qui ont permis aux 31 compétiteurs masculins de cette édition de rivaliser de talent sur la célèbre vague de Hava’e, les séries de 25 minutes ont repris à 8 heures avec des vagues en baisse, mais encore spectaculaires pour le troisième tour avec deux places à prendre pour les quarts de finale. ​Entrée en scène des féminines Face à Teiva Tairoa et Arenui Parker, Matehau Tetopata a signé d’emblée un superbe 9,50. Autre duel au sommet dès la deuxième série du jour avec Manakei Kahiha (14,16) face à Matahi Drollet (13,83) et Mateia Hiquily (10,50). Dans la série suivante, c’est le jeune Peio Charriaud qui a créé la surprise en s’imposant avec ses deux meilleures vagues notées 8,40 et 7 face à Rémi Mallet et au doyen de la compétition, Nicolas Lee Tham, très en forme. Après avoir signé le meilleur score la veille (19,53), Eimeo Czermak (15,83), malgré une chute impressionnante, s’est envolé face à Enrique Ariitu (12,10) et Ariihau Bennett (8,90). Peu avant 10 heures, c’est sous la pluie que les six filles en lice ont fait leur entrée, très attendue. Chez elle à Teahupo’o, la jeune Kelia Gallina a ouvert le bal dans un tube massif avec une aisance et un engagement impressionnants, se qualifiant directement pour les demi-finales avec un score de 6,17 face à Raipoe Chapelier et Takihei Ellacott, qui n’a malheureusement pas eu l’occasion de s’exprimer. Avec peu de vagues surfées, le trio suivant opposait les sœurs Kohai Fierro (3) et Heimiti Fierro (1,9) à Kiara Goold (4,23), leader de la série qui a amélioré son score dans les dernières secondes. ​Un mémorable 20 en quarts Retour aux hommes avec les quarts de finale sous le soleil de Teahupo’o et un premier face à face entre Matehau Tetopata (10,94) et Matahi Drollet (14,33), vainqueur des Trials en 2023 qui a bataillé jusqu’au bout de la série pour se qualifier en demi-finales. Manakei Kahiha a ouvert les hostilités avec un 7,33 suivi d’un 6,17 face à Teiva Tairoa (2,33), wild card surprise en 2025 après sa deuxième place aux Trials, qui a chuté sur la vague qu’il avait longtemps attendue. Même attente interminable pour Peio Charriaud (16,60) et Enrique Ariitu (17,50), qui se sont surpassés dans les dix dernières minutes de la troisième série. Dernière série tout aussi haletante dès les premières minutes avec Eimeo Czermak qui a disparu dans un tube parfait noté 10, suivi d’une seconde vague à 7,33, remplacée par un deuxième 10, un combo mémorable de 20 points pour le chargeur de Teahupo’o qui n’a laissé aucune chance à Rémi Mallet (13,33). Le premier tour féminin n’étant pas éliminatoire, vers 12h30, la série de repêchage à quatre a offert une seconde chance aux surfeuses arrivées en deuxième et troisième positions. Une opportunité de qualification saisie entre tubes et manœuvres par Raipoe Chapelier (5,37) et Kohai Fierro (5,23), qui se sont imposées face à Heimiti Fierro (3,80) et Takihei Ellacott (1,93). ​Duels au sommet Après une courte pause, la compétition a repris en début d’après-midi avec les demi-finales féminines. Encouragées par leurs proches et les spectateurs rassemblés sur le plan d’eau, sous l’œil vigilant de la Water Patrol, les surfeuses ont donné le meilleur d’elles-mêmes pour poursuivre leur ascension. Malgré une belle prise de risque de Raipoe Chapelier (5,67), Kelia Gallina (10,17) a confirmé son ascendant stratégique et technique sur le spot. Même tension sportive dans la série suivante menée par Kohai Fierro (8,40) face à Kiara Goold (5,67), malgré un tube bien placé deux minutes avant la fin. Les hommes ont pris le relais pour leurs demi-finales. Dans la première série, Matahi Drollet a frappé vite et fort avec un tube noté 8,50, suivi d’un 2,50, puis d’un 5 amélioré par un ultime 6,17. Combatif, Manakei Kahiha a répliqué avec un petit tube dont il n’est pas sorti noté 1,50, avant d’améliorer son score avec un 7,17, puis un 1,70, insuffisant pour détrôner le “prince de Teahupo’o” propulsé une nouvelle fois en finale. Dans la série suivante, Eimeo Czermak était déterminé, enchainant rapidement deux vagues notées 7,50 et 7, suivies d’un troisième tube avec un air final noté 8,70, tandis que le choix de vagues d’Enrique Ariitu avec un 5,33 et un 2,17 ne lui a pas permis d’inverser le cours de la série. Un doublé et une première Le coup d’envoi des finales a été donné vers 15 heures pour des séries rallongées à 30 minutes. Honneur aux dames avec Kelia Gallina, alias “Miss Teahupo’o” , qui briguait à seulement 13 ans une deuxième victoire consécutive aux Trials face à Kohai Fierro, 19 ans, arrivée le matin-même d’Indonésie et déterminée à rejoindre sa sœur, Vahine Fierro, sur l’étape polynésienne du CT. Les deux surfeuses se sont engagées sur plusieurs vagues pour scorer un maximum jusqu’au bout de cette série finale. Kelia Gallina a décroché un doublé historique en s’imposant sur un score de 8 contre 5,03 pour Kohai Fierro. Comme en 2023, Matahi Drollet, 28 ans, et Eimeo Czermak, 23 ans, se sont affrontés à leur tour dans une finale à la saveur de revanche. Gros enjeu pour ces deux géants du spot et amis, qui rêvaient d’une deuxième victoire pour l’un et d’une première place pour l’autre. Dès les premières minutes, le ton était donné avec une succession de scores élevés et serrés. Après avoir repris la tête de la série à dix minutes de la fin, Eimeo Czermak n’a rien lâché et s’est imposé avec un score final de 17,33 contre 16,04 pour Matahi Drollet. Cinq Tahitiens en lice Explosion de joie au PK 0, où la remise des prix s’est tenue au pied de la statue de la légendaire surfeuse Vēhiātua-i-te-māta’i. Malgré la blessure aux pieds d’Eimeo Czermak, arrivé en béquilles, cette édition des Trials s’achève aussi bien qu’elle avait commencé. “On a vraiment eu d’excellentes conditions. Ce changement de date a bien fonctionné” , nous a confié le président de la FTS, Max Wasna. “Eimeo est allé chercher cette victoire qu’il attendait depuis longtemps : il est prêt pour le CT. Kelia a confirmé sa victoire de l’an dernier : elle a gagné en maturité et elle a pris des vagues de rang mondial. Et ce sont tous les deux des enfants de Teahupo’o” . Les deux trialistes rejoindront Vahine Fierro, Tya Zebrowski et Kauli Vaast sur la septième étape du championnat du monde de la World Surf League (WSL), du 8 au 18 août, à domicile : “Nous aurons cinq Tahitiens en lice, donc j’invite tout le monde à venir les soutenir !”. Kelia Gallina, vainqueure des Trials : “On a repoussé nos limites” “Je suis vraiment contente : je ne m’y attendais pas ! Les conditions étaient grosses et on a toutes repoussé nos limites sur de jolies vagues. La houle a baissé, donc pendant la finale, j’ai cherché de plus petites vagues, un peu plus dedans. Ce n’était pas facile et j’ai stressé : Kohai était première presque toute la série, mais j’ai pu me rattraper sur une vague. Je fais les Trials pour le fun et aussi parce que je connais vraiment cette vague : je l’ai surfée toute ma vie ! Pour le main event, je vais continuer à surfer tous les jours ici ou à Papara, là où il y a des vagues, pour continuer à m’améliorer”. Eimeo Czermak, vainqueur des Trials : “Je n’arrive pas à y croire” “Ça fait du bien : ça faisait longtemps que j’avais envie d’être dans le CT ! Depuis que j’ai 19 ans, je suis passé à côté plusieurs fois. Je n’arrive pas trop à y croire : je ne réalise toujours pas. Matahi, c’est mon ‘bro’. J’avais perdu contre lui en finale l’autre fois et c’était dur. Je me suis blessé en milieu de finale, mais je n’ai pas trop regardé avant la fin : j’ai eu cinq points de suture, mais c’est plus mon autre pied qui me fait un peu peur, parce que j’ai tapé les deux. Ça va aller, la compétition est dans un mois”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-04 04:08:00

Payer plus par carte pour retirer du cash chez les commerçants : le nouveau système qui arrive en Polynésie
Tahiti, le 3 juillet 2026 - Le cashback est désormais autorisé en Polynésie française. Ce système permet de retirer des espèces directement chez les commerçants lors d’un paiement par carte bancaire. Explications sur son fonctionnement et sa mise en place dans le Pacifique. Un nouveau dispositif bancaire fait son entrée en Polynésie française mais aussi en Nouvelle-Calédonie : le cashback. Mis en place par une ordonnance publiée en juin au Journal officiel de la République française, il permet désormais aux clients de retirer des espèces directement chez les commerçants lors d’un paiement par carte bancaire. Le principe n’est pas sorcier : lors d’un achat réglé en carte bancaire, le client peut demander un montant supplémentaire en espèces. Le commerçant débite alors la somme totale sur le terminal de paiement, puis remet la différence en liquide. Ce système, déjà utilisé en métropole, vise à faciliter l’accès aux espèces dans des territoires où les distributeurs automatiques sont parfois peu nombreux. “Ça répond à une demande très forte, exprimée notamment dans les archipels éloignés de Polynésie”, expliquait Fabrice Dufresne, directeur de l'Institut d'émission d'outre-mer (IEOM) avant l’adoption de la loi. Pour Warren Dexter, ministre de l’Économie et des Finances, il s’agit d’une première étape : “C’est le début, c’est une disposition bancaire. Les commerçants qui souhaitent vont pouvoir le faire, c’est un dispositif de l’État”, expose-t-il. Du côté de l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM), Franck Bounik, directeur adjoint en Polynésie, plante le décor : “La loi a été votée, c’était la première tranche. Le principe, c’est de permettre aux commerçants de délivrer de l’espèce à hauteur d’un montant”, indique-t-il. Le plafond exact n’est pas encore fixé. À ce stade, les modalités pratiques restent encore à définir. Les banques n’ont pas encore officiellement communiqué sur leur participation, mais une liste d’établissements agréés devrait être établie dans les mois qui vont suivre. Des frais pourraient être appliqués, sans précision pour le moment. Le dispositif marque une évolution du système de paiement dans le Pacifique, mais son déploiement concret dépendra encore des discussions entre banques, commerçants et autorités financières. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-04 03:51:00

Faa'a modernise son terminal domestique
Tahiti, le 3 juillet 2026 - Plus lumineuse, climatisée, bientôt équipée de 350 places assises avec prises de recharge et dotée d'une troisième ligne d'inspection-filtrage, la nouvelle salle d'embarquement domestique de l'aéroport de Tahiti-Faa'a accueillera ses premiers voyageurs d'ici la fin du mois. Derrière cette rénovation à près de 600 millions de francs, ADT cherche surtout à adapter l'aéroport à un trafic qui a changé d'échelle. L'aéroport de Tahiti-Faa'a n'a jamais accueilli autant de monde. Et ce n'est visiblement pas terminé. Si le premier semestre 2026 se révèle quasiment identique au record enregistré l'an dernier, le directeur général d'Aéroport de Tahiti (ADT), Gwenvael Ronsin-Hardy, s'attend déjà à une nouvelle accélération dans les prochains mois. “Malgré l'arrêt de Delta, toutes les compagnies internationales ont réussi à compenser. French Bee va passer à quatre vols par semaine, United est désormais en quotidien, Air New Zealand continue d'augmenter ses fréquences et les avions d'Air Tahiti Nui sont de plus en plus remplis. On s'attend à un deuxième semestre un peu plus en croissance” , explique-t-il. C'est précisément pour absorber cette nouvelle réalité que l'aéroport a présenté vendredi la première moitié de sa future salle d'embarquement domestique. Le changement saute tout de suite aux yeux. L'espace est plus lumineux, entièrement climatisé, et il offrira plus de 350 places assises, des prises pour recharger téléphones et tablettes, ainsi qu’une boutique et de nouveaux espaces d'attente. Surtout, la nouvelle configuration permettra bientôt d'accueillir quatre embarquements simultanés, contre trois aujourd'hui. “Cette salle d'embarquement, on l'a tous connue. Elle était trop chaude, pas confortable, mal équipée. Aujourd'hui, elle est superbe. On va rajouter des postes de filtrage et un hall de pré-embarquement qui permettra d'embarquer quatre vols en même temps. Tout ça va participer au confort de nos citoyens comme de nos visiteurs” , s'est réjoui le président du Pays, Moetai Brotherson. Une salle pensée pour le trafic de demain Au-delà du confort, l'objectif est d'améliorer la fluidité grâce à une troisième ligne d'inspection-filtrage qui sera installée dès l'ouverture de cette première tranche, prévue d'ici la fin du mois de juillet. “On augmente les capacités pour les cinq prochaines années. Aujourd'hui, on a déjà 17 ATR basés à Tahiti. Demain, il y en aura probablement davantage. On préfère anticiper que subir cette croissance”, explique Gwenvael Ronsin-Hardy. La seconde moitié de la salle sera ensuite entièrement réaménagée afin de livrer l'ensemble du projet d'ici la fin de l'année. Pour ADT, cette nouvelle salle n'est qu'un début. Dès septembre démarrera la construction du futur taxiway, un investissement de 1,4 milliard de francs destiné à créer une seconde voie de circulation entre la piste et les aires de stationnement. L'aménagement permettra notamment d'accueillir quatre ATR supplémentaires tout en fluidifiant les mouvements au sol. S'y ajouteront encore la rénovation des sanitaires, la modernisation de la zone d'enregistrement domestique, l'installation d'un troisième food court ou encore l'extension du salon international. “Le trafic continue d'augmenter. En attendant la future concession, notre stratégie est simple : continuer à améliorer la qualité de service et préparer l'aéroport aux prochaines années” , insiste le directeur général. Les îles pas oubliées Moetai Brotherson a également indiqué que des travaux sont aussi prévus à Bora Bora, Raiatea et sur plusieurs plateformes des archipels, avant de glisser une pique à l'adresse des élus de Tarahoi qui ont rejeté le deuxième collectif budgétaire la semaine dernière. “Tous ces travaux sont sous-tendus par l'adoption du collectif 2, qui a été rejeté. Les reports de crédits inscrits dans ce collectif étaient prévus pour ces travaux” , a rappelé le président du Pays. Au-delà des infrastructures, le chef de l'exécutif estime que c'est désormais l'organisation même du réseau aérien interinsulaire qui doit évoluer. “Aujourd'hui, le réseau qu'on a n'est pas satisfaisant. Il faut dire les choses comme elles sont. Les Tuamotu de l'est sont un peu les grands délaissés de notre réseau actuel. C'est lié au format de la délégation de service public (DSP) tel qu'il existe aujourd'hui” , a-t-il reconnu. La DSP actuelle vient d'être prolongée, sans modification de fond, pour des raisons juridiques. Mais la prochaine, qui découlera du schéma directeur du transport aérien interinsulaire, devra selon lui poursuivre un objectif clair : augmenter les fréquences moyennes vers l'ensemble des îles, en particulier les archipels les plus éloignés. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-04 01:39:00

​Douane : les “bons” importateurs récompensés
Tahiti, le 3 juillet 2026 - Un nouveau Code des douanes de Polynésie est entré en vigueur le 1er juin dernier. Il prévoit notamment un statut d’“opérateur de confiance”, inspiré du statut d’“opérateur économique agréé” mis en place au sein de l’Union européenne. Les “bons élèves” en matière de règles douanières pourront ainsi bénéficier d’allègements administratifs. Appliqué au sein de la France métropolitaine et de l'Union européenne, le statut d'“opérateur économique agréé” (OEA) a été adapté aux réalités polynésiennes. Entré en vigueur le 1er juin, un nouveau Code des douanes de Polynésie rassemble les règles douanières “renouvelées” et “remises en ordre”. Mais pas que. Il crée également un nouveau statut d'“opérateur de confiance”, destiné à simplifier les démarches des entreprises qui importent régulièrement des marchandises. Son objectif est double : fluidifier les opérations de dédouanement pour les entreprises les plus fiables et permettre à la douane de concentrer davantage ses moyens sur ses missions prioritaires, notamment la lutte contre les trafics de stupéfiants. Les entreprises concernées devront “être transparentes avec la douane (documents comptables, logistiques, douaniers), en échange de moins de contrôles et de démarches simplifiées”. Pour obtenir cette “certification”, elles devront répondre à plusieurs critères. Elles devront notamment être à jour de leurs obligations fiscales et douanières, ne pas avoir d'antécédents ou de contentieux importants avec l'administration, mais aussi démontrer qu'elles maîtrisent les règles douanières, notamment en matière d'espèce, d'origine et de valeur des marchandises déclarées. “On récompense par la certification ceux qui sont des bons élèves”, résume le ministre de l'Économie et des Finances, Warren Dexter, présent lors de la conférence de presse organisée ce vendredi, aux côtés de Serge Puccetti, directeur régional des douanes de la Polynésie. Contrairement à un label attribué en nombre limité, le statut sera accessible à toutes les entreprises qui rempliront les conditions. “S'il y a 1 000 opérateurs qui répondent aux critères prévus par le Code des douanes, ils pourront tous obtenir ce statut”, précise le ministre. Donc aucun nombre d'acquéreurs limité. ​Opérateur économique agréé En contrepartie de cette reconnaissance, les entreprises certifiées bénéficieront d'importants allègements administratifs. Leurs formalités de dédouanement seront simplifiées, les marchandises pourront être mises à disposition plus rapidement et les contrôles douaniers seront moins fréquents. Elles pourront également bénéficier d'un allègement des garanties financières habituellement demandées par la douane avant le paiement des droits et taxes. Donnant, donnant... cette confiance ne sera pas accordée sans contrepartie. Les entreprises devront accepter des audits réguliers durant lesquels les services des douanes pourront examiner leurs procédures logistiques, comptables et douanières afin de vérifier que les critères continuent d'être respectés. Si le statut s'inspire largement de l'“opérateur économique agréé” européen, il ne s'agit pas d'une copie. Les critères seront adaptés à l'organisation administrative de la Polynésie française, qui dispose de compétences à elle en matière fiscale et douanière. Les services travaillent encore à définir précisément les modalités d'attribution, en concertation avec les professionnels concernés. Le principe du statut figure désormais dans le nouveau Code des douanes, mais son application se fera progressivement. Les critères détaillés, les questionnaires d'évaluation et les modalités des audits doivent encore être fixés. Ce travail devrait se poursuivre au cours des trois prochaines années. Le gouvernement poursuit de faire évoluer la fiscalité douanière, au centre des attentes des Polynésiens. Plusieurs scénarios de baisse des droits et taxes à l'importation sont actuellement à l'étude. “On sait tous que les moyens des douanes doivent être prioritairement orientés vers la lutte contre les stupéfiants. C'est vraiment la priorité nationale et locale. Donc, ça veut dire, effectivement, moins de moyens sur les compétences, sur d'autres missions, notamment le dédouanement, le contrôle des droits et taxes. Donc, ça veut dire qu'il faut pouvoir simplifier”, résume le ministre des Finances qui ajoute que “le dédouanement, le contrôle des droits et taxes n'est pas oublié”. Les premières mesures “pourraient être intégrées à la loi fiscale accompagnant le budget 2027”, annonce Warren Dexter. À noter que cinq des six livres du nouveau code sont aujourd'hui finalisés et la codification des exonérations fiscales reste à conduire. ​Un accompagnement pour les usagers Pour accompagner cette transition, la Direction des douanes de Polynésie française met en place plusieurs dispositifs : - Une cellule conseil est à la disposition des entreprises pour répondre à leurs questions sur les nouvelles dispositions et les accompagner dans leurs démarches, par courriel à cce-polynesie@douane.finances.gouv.fr ou par téléphone au (689) 40 50 55 58. - Un espace dédié sera par ailleurs mis en ligne sur le site de la direction des douanes, avec le texte intégral du code, des fiches explicatives et les coordonnées des services à contacter. - Des ateliers et des réunions seront enfin organisés tout au long de l'année 2026 pour présenter les changements clés et les bonnes pratiques à adopter. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-04 00:58:00

“Demandons pardon à notre terre et océan”
Tahiti, le 3 juillet 2026 - Pour commémorer les 60 ans du premier essai nucléaire, responsables politiques, chercheurs, militants et malades étaient présents à Papeete jeudi au centre de mémoire Pū Mahara ’Ātōmī, pour échanger sur “l'héritage des essais nucléaires” au Fenua . Pour la commémoration des 60 ans du premier essai nucléaire à Moruroa, des tables rondes ont été organisées au centre de mémoire Pū Mahara ’Ātōmī à Papeete, jeudi. Plusieurs thèmes ont été abordés comme la mémoire, la transmission, la recherche et également le pardon. Le tāvana de Papeete, Rémi Brillant, a ouvert la série des discours en rappelant notre appartenance “à une même communauté de destin” et que cela nous oblige “à continuer d'avancer ensemble” . Il s’est surtout adressé aux jeunes considérant que, pour eux, les essais nucléaires appartiennent à “l'Histoire” puisqu’ils les découvrent au travers des livres, archives, ou encore des témoignages de leurs parents ou grands-parents. “Vous ne les avez pas vécus (...). Vous n'avez pas à porter les divisions du passé. Mais vous avez la responsabilité de connaître cette histoire. Toute cette histoire. Ne vous contentez jamais d'un seul récit .” Il a même appelé la jeunesse à “chercher les faits” et à construire une mémoire qui rassemble pour préparer “l’avenir commun dans le respect de toutes les mémoires” . De son côté, le haut-commissaire Alexandre Rochatte a insisté sur l'importance de la mémoire, mais d'une mémoire fondée sur la recherche. “La mémoire n'est pas l'histoire. La mémoire est celle des femmes et des hommes, elle porte les émotions, les héritages, les blessures, les silences, les convictions. Elle est profondément humaine, elle mérite le respect”, a-t-il déclaré. Il a ensuite rappelé que “l'histoire poursuit une autre ambition” en confrontant les témoignages, en interrogeant les archives et en accueillant les découvertes scientifiques. “Car la vérité ne se décrète pas. Elle se recherche, elle se construit, elle se vérifie, et elle s'enrichit ”, a-t-il ajouté. Heinui Le Caill, après avoir retracé tout le travail effectué par Bruno Barrilot, et notamment la mise en place de la commission d’enquête à l’assemblée, a rappelé le devoir de mémoire des parents envers leurs enfants car “ l’école ne peut pas tout faire (...). Il faut que nos enfants continuent le combat (...). Ils n'auront pas le choix car ce sera pour leurs parents et pour ceux qui ont des cancers” . L’élu Tavini à l’assemblée reconnait qu’au niveau politique “on s'est peut-être un peu endormis”. Manuela, architecte de formation et experte du béton, est allée à Tureia sur la demande de Bruno Barrilot “ pour voir si on pouvait réhabiliter les blockhaus”, se souvient-elle . Mais avant d’y aller elle s’était documentée sur les types de béton à utiliser pour ces abris et surtout sur les lois en vigueur. Elle a même demandé à des professeurs de l’Université de Rome s’ils voulaient travailler avec elle sur ce projet. Et quelle ne fut pas sa “surprise” : “On a fait un carottage et on a découvert qu'entre les deux parties des tanks, il y avait de la soupe de corail (...). C'est un peu triste. Mais les deux, celui pour les militaires et celui pour la population étaient dans le même état. Il n'y avait pas un meilleur que l'autre. Ils ont condamné tous les gens à tomber malade et mourir .” Les indemnisations limitées aux tirs atmosphériques La députée Mereana Reid Arbelot a expliqué aux associations pourquoi sa proposition de loi d’indemnisation se borne a limiter la réforme aux seuls essais atmosphériques. “Nous sommes partis d'un principe de causalité, d'un principe d'exposition (...). C'était très compliqué (...) à l'époque où on a fait la commission d'enquête, de parler d'exposition des populations et de l'entièreté de la Polynésie, lorsqu'on avait des explosions souterraines” . La députée a rappelé qu’aucun dossier n’a été reconnu “favorable” sur la période souterraine, “excepté quelques unités, quand il y a eu un flou entre 2017 et 2018, mais ça a été des reconnaissances purement contentieuses, puisqu'il y avait un flou juridique” . Elle a donc préféré “sécuriser la période atmosphérique et continuer le travail pour ensuite, pourquoi pas, étendre à toute la Polynésie” . En attendant l’adoption de la proposition de loi, amendée au Sénat, lors d’une seconde lecture à l’Assemblée nationale, la députée a estimé qu’il y avait “un caillou dans la chaussure” . Le président du Pays Moetai Brotherson assure effectivement que “cet amendement a introduit un plancher de six mois de résidence” . Selon lui, cela va exclure “certains militaires ou certains civils venus de l'Hexagone en mission à Moruroa” ainsi que “des Polynésiens qui étaient étudiants et qui sont revenus” . Il pense que “cet amendement, n'a pas de raison d'être car statistiquement aucun touriste n'a déposé de dossier d'indemnisation” . Il a également réaffirmé son soutien à une étude sur les maladies transgénérationnelles demandées par les associations. Titaua Peu “Il faut qu'on arrive à dépasser nos contradictions” Responsable DSCEN “Il s'avère que c'était plus qu'important de mettre en place ces tables rondes, c'était même demandé par l'auditoire. Beaucoup de personnes étaient là pour écouter les témoignages de tous ceux qui ont vécu ces 60 ans d'années d'activisme en fait. Et c'était très intéressant, avec chacun une vision du combat anti-nucléaire. Et je voulais que toutes ces personnes se rassemblent pour partager avec l'auditoire, avec nous tous, tout ce qu'ils ont vécu. L'objectif de ces journées de commémoration, c'est aussi d'arrêter de croire que tout est noir, ou blanc. Il faut qu'aujourd'hui on arrive à dépasser nos contradictions. Moi je dis souvent, je suis anti-nucléaire depuis longtemps, sauf que mon beau-père, celui qui nous a élevés, travaillait à Moruroa. Qu'est-ce qu'on fait avec ça ? C'est notre héritage commun, on ne va pas non plus aller s'entretuer, parce que ça ne sert à rien et parce qu'en plus l'État colonial aura gagné dans ce cas-là. Il faut qu'on arrête aussi de se diviser, parce que cela fait le jeu de certains.” Maire Bopp Dupont Invitée “N’attendons pas que le pardon vienne des autres. C’est nous qui allons demander pardon à notre terre et notre océan” “Pendant un an j’avais l’impression d’entendre l’océan m’appeler (...). Lorsque je regardais l’océan de chez moi je me voyais nager alors que j’ai peur des requins (...). Et la réponse était claire (...). Pendant des années, j'ai essayé de ne plus penser au nucléaire. L'activiste que j'étais a voulu oublier, mettre ça de côté, je n'en voulais plus. Le message c'était pour la question du nucléaire, pour demander pardon à la terre et à l’océan pour ce qui s’est passé. N’attendons pas que le pardon vienne des autres. C’est nous qui allons demander pardon à notre terre et notre océan (...). Ce que je veux dire par là, c'est que je pense que plusieurs Polynésiens vont être appelés à faire un geste de demande de pardon. Un geste individuel. Il n'a pas besoin d'être visible, mais il a besoin d'exister (...). C’est le rituel du pardon, le rituel de guérison. Autant on a besoin que le combat continue, autant on a besoin qu’il y ait un profond pardon.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-03 04:38:00

Francofolies Tahiti 2026 : ​Allons-y Franco
Tahiti, le 2 juillet 2026 - La Production Tahiti a décidé cette année encore de frapper un grand coup. Après une édition 2025 plus que réussie, les Francofolies reviennent, cette fois-ci au Parc Vairai, le 19 septembre prochain avec Jean-Louis Aubert en tête d’affiche. “Voilà c'est fini”, “Temps à nouveau”, “Alter Ego”, et tant d’autres. Jean-Louis Aubert s’apprête à refouler la scène en Polynésie française à l’occasion de la nouvelle édition des Francofolies de Tahiti qui se dérouleront le 19 septembre prochain. La scène, qui quitte la mairie de Pirae, préférant les Miss à la musique, s’installera cette année au Parc Vairai, et sera une fois encore entourée de stands pour se restaurer, se rafraîchir, et découvrir certaines associations et actions de protections de la nature. Jean-Louis Aubert, membre fondateur, et ô combien important, du groupe Téléphone, a marqué toute une génération de rockeurs français. Avec sa guitare et son groupe, il donnera sa fougue au public dans une programmation alléchante. Après le succès du Pafinitour en 2025 – plus de 60 concerts à guichets fermés en France, Suisse et Belgique. Jean-Louis Aubert prolonge l’aventure avec une tournée des festivals à l’été 2026. Pafinitour est l’occasion de plonger au cœur du répertoire riche et varié de l’artiste depuis les titres iconiques qui ont marqué plusieurs générations jusqu’aux trésors plus méconnus. Son dernier album sorti en septembre 2024 s’appelle Pafini et nous plonge dans un voyage musical où l’intensité de sa plume se mêle à des compositions résolument actuelles. Une philosophie que l’on retrouve lors de ses concerts, puisque Jean-Louis Aubert a imaginé pour cette tournée un univers scénographique toujours plus moderne et spectaculaire. Electro et groove Jean-Louis Aubert sera accompagné dans cette journée dédiée à la musique par Pfel et Greem, les deux génies du groupe C2C. Pfel et Greem profitent en effet de la mise en stand-by du projet C2C pour arpenter les scènes et les dancefloor et prodiguer leurs sons à doses presque curatives. Membres fondateurs du groupe C2C, Pfel & Greem délaissent la mise en scène symphonique pour une échappée dancefloor. Armés de quatre platines, ils fusionnent House, Hip-Hop et Électro avec une technicité qui frôle l’insolence. Leur show est une machine de guerre calibrée pour le club : un mix haute tension où les bangers actuels percutent les hits de C2C totalement revisités. Ce n’est pas qu’un DJ set, c’est une démonstration de force par deux maîtres des platines. Efficace, imparable, explosif. Pour les fans de musique électronique et les nostalgiques du flow des Beasties Boys, ce sera assurément un duo à voir, et à danser. Côté douceurs locales, le duo Vaiteani sera de retour sur scène pour transposer son savant mélange de folk, entre Alsace et Tahiti, ainsi que les Tupa Soup qui balanceront leurs sons mêlés de funk, rap, groove et jazz. Un mélange explosif de sons et d’énergies, une fusion musicale audacieuse, inspirée du crabe tahitien et d’une soupe bouillonnante de styles et d’influences. Billetterie Enfant (-12 ans) : 4 000 francs (3 000 francs en prévente) Étudiant : 5 000 francs (4 000 francs en prévente) Adulte : 7 000 francs (6 000 francs en prévente) VIP : 10 000 francs (9 000 francs en prévente) Pack Famille (2 adultes + 2 enfants -12 ans) : 20 000 francs (16 000 francs en prévente) Agenda Samedi 19 septembre 2026 Heure d'ouverture : 13 heures Début du concert : 14 heures Au Parc Vaira'i Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-03 04:38:00

Un trafic de père en fils
Tahiti, le 2 juillet 2026 - Quatre dossiers étaient examinés par le tribunal de Papeete, ce jeudi, lors des comparutions immédiates. Point commun : trois sont liés à des faits de trafic d’ice. Dans l’une des procédures examinées ce jeudi par le tribunal correctionnel, il y a le père, le fils et... “ce n’est pas le Saint-Esprit”, a ironisé le président en début d’audience. Un troisième prévenu est alors appelé, un jeune homme né en 2006 et présenté comme un “grand ami des deux fils de la famille”. Tous sans emploi, tous au casier vierge. “Ils ont commencé très fort”, a résumé le magistrat. Les faits reprochés sont identiques pour chacun : acquisition, transport, détention et revente d’ice et de paka. Selon les éléments du dossier, le groupe fonctionne en cercle fermé, directement depuis le domicile familial à Faa’a. “Ce n’est pas une maison de riche commerçant, il y a des matelas partout, une vingtaine de personnes vivent ici”, a décrit le président. L’organisation repose sur un système où chacun revend, chacun encaisse, chacun rembourse. Le père, lui, serait “dans l’ice depuis longtemps”, selon ses propres déclarations, avec une consommation qui aurait débuté lorsqu’il travaillait encore dans la marine marchande avant 2022. “C’est du crédit : on vend, on rembourse après. Le petit frère revend aussi”, a exposé le dossier. En effet, le petit frère de la famille, âgé de 16 ans, est lui aussi impliqué. Il sera jugé bientôt par la cour d’appel des mineurs. Il est soupçonné d’avoir été directement impliqué dans la chaîne de revente, ce que le parquet qualifie de “provocation et instrumentalisation de mineur”, des faits pour lesquels les majeurs sont aussi jugés. De plus, des armes ont été découvertes lors des investigations. Mais pas n’importe lesquelles : une fausse arme de poing attribuée au mineur et une fausse arme longue qualifiée de “mitraillette”, que l’un des mis en cause décrit comme servant “à tirer sur les oiseaux”. ​Un an et demi ferme Dans ses réquisitions, le ministère public a insisté sur l’organisation installée, même si elle n’est pas très bien organisée. Le président a résumé : “C’est une entreprise familiale de trafic qui fonctionne au domicile, avec des rôles interchangeables et un mineur instrumentalisé”. Le parquet a requis des peines de cinq ans d’emprisonnement pour tous les prévenus, une amende d’un million de francs, ainsi que la confiscation des scellés. Pour le père, un sursis d’un an a également été requis. “Ils sont réinsérables”, a avancé l’avocate de l’un des deux jeunes lors de sa plaidoirie, tandis que l’avocate du père a affirmé que son client “n’a jamais voulu que ses enfants basculent dans le trafic” et a demandé la relaxe sur la qualification de provocation de mineur. Pour le fils, la peine a été fixée à deux ans d’emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire pendant deux ans, assortis d’une obligation de travail. Le père et l’ami de la famille ont tous les deux été condamnés à un an et demi de prison dont six mois avec sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de travail et de soins. Le tribunal n’a pas retenu l’amende d’un million de francs initialement requise par le parquet. En revanche, les trois condamnations sont assorties d’un mandat de dépôt. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-03 04:08:00

Le Sénat publie ses préconisations pour l’Outre-mer
Tahiti, le 3 juillet - Une conférence de presse s’est tenue hier à Paris au Sénat pour présenter le rapport parlementaire sur les inégalités outre-mer. Créée à l'initiative du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky, la commission d'enquête sur les inégalités systémiques auxquelles sont confrontés les collectivités ultramarines et leurs habitants a présenté son rapport jeudi au Parlement. Cette commission d’enquête, née de la niche parlementaire de la gauche, trouvait son essence dans le sentiment que “les territoires ont le sentiment d’un système à bout de souffle”, vivant “au rythme des crises économiques, sociales et climatiques”. Au cours de la conférence de presse de présentation jeudi, la commission a dressé un tableau “complet et accablant” des inégalités externes et internes dans la quasi-totalité des outre-mer. Au total, la commission d’enquête a formulé 63 recommandations. Elles se conçoivent “comme un plan d’actions à mettre en œuvre dès 2027 pour déjouer la fatalité en se fixant pour objectif celui d’une égalité ambitieuse au service de l’égalité des chances”. Chaque territoire étant différent, les préconisations ne peuvent s’appliquer à tous, mais le Sénat aurait peut-être pu s’épargner ce long travail de constat, somme toute connu depuis des lustres, simplement en lisant la presse locale. La commission propose un plan en cinq axes au cœur desquels elle veut “garantir la cantine pour tous” et “massifier l'enseignement bilingue en langues régionales”. Une politique déjà menée au Fenua. La commission suggère aussi de “lutter contre la pauvreté” et le “désordre foncier” en revaloriser la prime d’activité au prorata du surcoût de la vie locale et en adoptant une loi spéciale sur le foncier outre-mer. Deux compétences du Pays, en Polynésie française, sur lesquelles l’État ne peut agir qu’à la marge. Enfin, chose peut-être plus intéressante, même si les compétences sont partagées là aussi, la commission sénatoriale souhaite lancer un plan national “diabète outre-mer”. Pour offrir de la lisibilité et de la prévisibilité, la commission souhaite que ce plan soit inscrit “dans une loi d'orientation et de programmation 2028-2041 synchronisée sur les deux prochains cadres financiers pluriannuels européens, avec une clause de revoyure en 2034”. Les mesures qui pourraient concerner le Fenua • Développer une stratégie de l’offre de formation dans l’enseignement supérieur au plus proche des besoins économiques du territoire, en lien avec les collectivités territoriales chargées du développement économique, les collectivités de niveau régional étant les pilotes de la stratégie. • Lever les obstacles financiers et géographiques qui limitent l’égalité d’accès des jeunes ultramarins à l’enseignement supérieur en consacrant les principes suivants : la gratuité des procédures de candidature aux formations accessibles via Parcoursup ; un droit à l’accès à distance aux procédures de sélection lorsque celui-ci est techniquement possible ; l’élargissement des missions de Ladom, afin d’accompagner l’installation des étudiants dans tous ses aspects : logement, formalités, intégration sociale... • Revoir la définition des Centres d’intérêt matériels et moraux (CIMM) pour favoriser l’affectation en outre-mer des fonctionnaires ultramarins et, en interministériel, harmoniser les CIMM (critères et bonifications afférentes). • Créer des concours nationaux d’enseignement à affectation locale dans les départements et régions d’outre-mer n’en bénéficiant pas. • Établir une stratégie nationale de la santé pour les outre-mer basée sur les données statistiques de santé des territoires. • Adopter un plan national “diabète outre-mer”, intégré au plan national nutrition santé (PNNS) et coordonné avec la Stratégie nationale sport santé (2025 2030). Étudier la création d’une majoration de l’octroi de mer “anti-diabète” sur les produits sucrés. Amplifier les programmes d’éducation nutritionnelle dans tous les établissements scolaires. • Pour favoriser l’activité physique et lutter contre l’obésité, accompagner les collectivités territoriales dans la mise en place d’équipements sportifs dans l’espace public (aires d’exercice physique en extérieur, terrains accessibles librement...). • Mettre en place un système de bourses pour financer les études de santé et spécialisations qui ne sont pas disponibles sur le territoire, en contrepartie d’un engagement de revenir y exercer. • Consacrer dans les plans régionaux de santé en Outre-mer, un programme de démoustication, en déployant rapidement les solutions de stérilisation expérimentées dans les Outre-mer, pour prévenir les épidémies de chikungunya et de dengue. • Accélérer le traitement des déchets en confiant à un opérateur unique sur chaque territoire le traitement des déchets, en révisant la réglementation européenne sur les transferts de déchets et en inscrivant les équipements structurants de traitement des déchets, notamment la valorisation énergétique, sur la liste des grands projets prioritaires outre-mer. • Soutenir la trésorerie et le financement des entreprises ultramarines. • Élargir aux territoires ultramarins le Baromètre de la confiance politique et de l’expérience de l’action publique dans les outre-mer, en s’appuyant sur un partenariat avec des centres de recherche locaux. • Placer le ministre chargé des Outre-mer auprès du Premier ministre en qualité de ministre délégué et transformer la DGOM en Secrétariat général aux outre-mer (SGOM) renforcé, sous l’autorité du Premier ministre. • Initier une politique nationale de grands projets dans les outre-mer. • Faciliter l’adoption de mesures de préférence locale outre-mer dans les domaines de l’emploi public de l’État, de la commande publique, de l’accès au logement et à la propriété. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-03 03:14:00

​La ministre de l’Éducation déjà sur le départ ?
Tahiti, le 2 juillet 2026 - La ministre de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao, vient d’être nommée inspectrice de l’Éducation nationale de classe normale sur la liste d’aptitude sortie officiellement le 1er juillet, une fonction pour laquelle elle a postulé deux mois après avoir été nommée ministre. Selon le règlement en vigueur, elle devrait prendre ses fonctions au 1er septembre 2026 et donc démissionner de son ministère. À défaut, elle serait radiée du corps des inspecteurs. À peine nommée, et déjà sur le départ ? La ministre de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao, vient d’être nommée par le ministère de l’Éducation nationale, par liste d’aptitude, pour accéder au corps des inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN), année 2026. Une belle promotion qui va lui causer un vrai cas de conscience. Démissionner de son poste de ministre pour embrasser sa nouvelle carrière ou rester ministre, quitte à être radiée de ce même corps. Pour accéder à ces nouvelles fonctions, la ministre devait se manifester en début d’année 2026. Au titre de cette même année, la capacité d’accueil des candidats de la liste d’aptitude des IEN s’élevait à 30 . Pour cela, il fallait “être fonctionnaire titulaire appartenant à un corps d'enseignement, d'éducation, à celui des psychologues de l’Éducation nationale ou des personnels de direction d'établissement d'enseignement ou de formation relevant du ministre chargé de l'Éducation nationale et justifier de dix années de services effectifs accomplis en qualité de fonctionnaire titulaire dans l’un des corps mentionnés ci-dessus” . Les agents devaient candidater à partir du 3 avril, soit près de deux mois après sa nomination au poste de ministre de l’Éducation par Moetai Brotherson. Un choix difficilement compréhensible pour une ministre en fonction qui ne savait alors pas, manifestement, si elle allait rester. De plus, les conditions d’affectation restent assez strictes. “Il est par ailleurs rappelé que les candidats doivent être préparés à une réelle mobilité géographique car ils se verront proposer des postes en fonction des nécessités de service, à l’issue des opérations de mobilité des titulaires et d’affectation des lauréats des concours” . Surtout, la ministre, qui joue donc sur les deux tableaux, pourrait avoir une grosse déconvenue en cas de refus du poste pour rester dans le gouvernement. “Toute proposition de poste refusée par l’agent entraînera la radiation de la liste d’aptitude ou l’impossibilité de procéder au détachement ou à l’intégration” . En Polynésie française, six lauréats ont réussi l’épreuve d’admissibilité. Ils se sont présentés au concours, ont suivi une formation et auraient pu prétendre légitimement à cette inscription par voie de liste d’aptitude. Mais ces derniers n’ont pas eu cette opportunité. Certains évoquent déjà une forme de prise illégale d’intérêt sur le sujet, mécontents d’avoir été reçus au concours et de ne pas pouvoir bénéficier d’un poste. Tahiti Infos a essayé de contacter, en vain, la ministre de l’Éducation tout ce jeudi. Son cabinet et le service communication de la présidence ont tout juste répondu que cette dernière “ne souhaitait pas s’exprimer pour le moment” . Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-03 03:11:00

​Le déplacement du cyclotron inquiète les médecins
Tahiti le 2 juillet 2026. Après la révélation par Tahiti Infos de la proposition de la commission de la santé à l’assemblée de la Polynésie française de déplacer le lieu d’installation du cyclotron vers l’Institut du cancer de Polynésie française, les médecins du CHPF ont pris la plume dans une lettre ouverte pour s’opposer à ce projet. "Nous, acteurs au quotidien de la prise en charge des patients atteints de cancer en Polynésie, avons pris connaissance avec une vive préoccupation d’une proposition votée en commission de la santé à l’Assemblée" , explique le courrier signé par dix professionnels de santé à destination du président du Pays, de la ministre de la Santé, au président de l’assemblée de la Polynésie française et les représentants ainsi qu’au président de la CPS. Cette nouvelle proposition d’implantation nécessiterait de nouvelles études, ce que les médecins ne veulent pas voir, considérant que "le déploiement du PET-scanner a déjà pris un retard considérable" . "Il est urgent de résorber les deux décennies de retard que la Polynésie accuse dans ce domaine. Nous craignons que la prolongation des discussions, les études de faisabilité, les nouveaux appels d’offres ne fassent qu’aggraver ce retard" , expliquent-ils. Pour convaincre leur auditoire, les professionnels de santé rappellent l’importance d’avoir toutes les structures et tous les médecins au même endroit pour maximiser les chances des patients. "La prise en charge des patients atteints de cancers exige une approche pluridisciplinaire indissociable d’une structure offrant un accès à des soins polyvalents. En effet, offrir la meilleure qualité des soins nécessite non seulement des oncologues et des infirmiers, mais aussi un environnement médical complet : chirurgiens, équipe d’hygiène, infectiologues, spécialistes des soins palliatifs, onco-cardiologues, spécialistes d’organes, radiologues, y compris radiologues interventionnels, psychologues, gériatres, assistantes sociales et réanimateurs pouvant intervenir dans les délais les plus brefs" , détaillent-ils. "Dans ce contexte, la dispersion des ressources humaines et matérielles apparait comme une mesure déraisonnable." Les médecins demandent désormais "une rencontre immédiate avec les responsables de ce projet pour leur exposer plus précisément nos préoccupations profondes". Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-03 02:21:00

Une marche et un rassemblement, 60 ans après
Tahiti, le 2 juillet 2026 - Plus de 2 000 habitants de Tahiti et des îles ont répondu à l’appel du Tūtahi porté par l’Église protestante mā’ohi, ces derniers jours, à Mataiea. Dans le cadre de la commémoration des 60 ans du premier tir des essais nucléaires au Fenua, une marche et un culte final étaient au programme ce jeudi. Un moment chargé en émotions pour les anciens, comme pour les jeunes participants. Tūtahi, “se lever” et “faire un” . C’est le thème retenu par l’Église protestante mā’ohi pour la commémoration des 60 ans du tir Aldébaran, premier essai nucléaire en Polynésie française opéré le 2 juillet 1966 à Moruroa. Prévu depuis deux ans, ce rendez-vous a débuté dimanche dernier à Mataiea par un culte sur le thème de la réunification, suivi d’un grand repas populaire. En début de semaine, des enseignements, des activités sportives et des prestations culturelles étaient au programme, ainsi que des actions de prévention autour de la santé avec la participation de plusieurs associations de référence, dont Moruroa e tatou sur les conséquences des essais nucléaires. “La lumière sur les conséquences” Selon l’organisation, 2 500 à 2 700 personnes ont participé à ce rassemblement qui a mobilisé des fidèles des huit arrondissements, c’est-à-dire de tous les archipels et de la communauté basée en Nouvelle-Calédonie. “Nous avons invité toutes les délégations et la population qui souhaite se joindre à nous, sans distinction d’origine, car nous ne nous levons pas que pour l’Église, mais pour le peuple et les générations à venir. Ça fait 60 ans que nous portons ce fardeau. Nous demandons pardon à Dieu et à notre Mère nourricière pour tout le mal qui leur a été fait et comment nous pouvons retrouver le chemin vers la vie” , précise la pasteure Hinatea Marotau, secrétaire générale de l’Église protestante mā’ohi. Cette commémoration a été marquée par un relais autour de Tahiti, complété par une marche pacifique en ce jeudi 2 juillet 2026. Les deux cortèges se sont rejoints sur le site de Tehoro en milieu de matinée. L’un d’eux était emmené par le président de l’Église protestante mā’ohi, le pasteur François Pihaatae : “Cette marche et ce rassemblement, c’est un moment important pour se souvenir des 60 ans de la première bombe, qui a bouleversé toute la société polynésienne. Nous marchons pour le peuple mā’ohi et toutes les maladies que nous endurons aujourd’hui. On met la lumière sur la vérité et les conséquences des essais nucléaires : il ne faut pas oublier cette terrible époque de notre histoire” . ​“Beaucoup de jeunes” Dans la foule, il y avait des participants de tous âges et de tous horizons, comme Vaea, résidente de Taha’a venue avec son mari et son petit-fils. “C’est la première fois que je participe à un tel rassemblement. Certains n’ont pas pu venir, donc quand on va rentrer, on ne manquera pas de partager les messages dans notre paroisse” , confie-t-elle. Membre de la paroisse de Papeari et de l’équipe organisatrice, Claudino Mahaa était très ému : “Je suis content et fier de voir qu’autant de personnes sont présentes aujourd’hui, dont beaucoup de jeunes. Notre message est pour eux et ils ont prouvé qu’ils étaient impliqués dans cette commémoration. Malgré ma maladie, je tenais à contribuer à cet événement important pour nous tous” . Élève pasteur aux Tuamotu, Tinihau Adams tenait effectivement à être présent. “Je m’occupe de quatre paroisses : Ahe, Manihi, Takaroa et Takapoto. Nos anciens ont été témoins des 193 bombes nucléaires qui ont éclaté chez nous. Quand on essaie de parler de ce sujet avec eux, c’est presque tabou tant ils ont reçu du mal. Aujourd’hui, on se lève pour dire que nous sommes là et on qu’on peut avancer ensemble” , partage le jeune homme de 26 ans. Le rassemblement s’est achevé par un culte sous le grand chapiteau communal en présence de plusieurs représentants politiques, dont la vice-présidente de la Polynésie française, Minarii Galenon, le président de l’assemblée, Antony Géros, et le maire de Teva i Uta, Tearii Alpha. Au même moment, le Pays, à travers la Délégation pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (DSCEN), donnait le coup d’envoi de deux journées commémoratives à Papeete. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-03 01:39:00

​Élagage réussi pour l’arbre aux oiseaux
Tahiti, le 2 juillet 2026 - Le centre-ville de Taravao a été le théâtre d’une opération peu commune, ce jeudi matin : l’élagage d’un manguier avec un double enjeu de sécurisation, à la fois pour les usagers de la route et pour la colonie de Noddis noirs. “Aucun nid habité n’est tombé” , a salué la représentante de la SOP Manu dans le cadre de cette intervention menée en concertation avec la Direction de l’équipement et la commune de Taiarapu-Est. C’est une opération de haut vol qui s’est tenue ce jeudi matin, vers 10 heures, à une intersection bien connue du centre-ville de Taravao. Nacelle et tronçonneuses étaient de sortie pour procéder à l’élagage annoncé de l’arbre aux oiseaux, ce manguier qui héberge une importante colonie de Noddis noirs (‘ōio). Nécessaire pour des raisons de sécurité, cette intervention avait fait l’objet d’une concertation préalable entre la Direction de l’équipement (DEQ), la commune de Taiarapu-Est et la Société d’ornithologie de Polynésie (SOP) Manu. Une partie de l’arbre était effectivement fragilisée : une branche morte était encore tombée en début de semaine, exposant les usagers de la route à un risque d’accident. ​SOP Manu sur place Le bûcheron, accompagné d’un second agent, est intervenu avec précaution ; il est allé jusqu’à mettre un oiseau en sécurité sur son épaule. L’élagage ciblé s’est déroulé en suivant les conseils de la responsable du centre de soins de la SOP Manu, Juliette Beaumont. “L’objectif, c’était de détruire le moins de nids possible et de récupérer les oiseaux non volants. Ça s’est très bien passé. Aucun nid habité n’est tombé. La nature est bien faite : la plupart des nids inoccupés étaient sur des branches qui menaçaient de tomber” , remarque-t-elle. “Je suis soulagée ! Les intervenants ont fait vraiment très attention. Ils ont fait l’effort de garder tous les nids qui pouvaient être conservés en laissant un maximum d’embranchements. Il reste encore beaucoup de nids habités” , poursuit-elle. Un juvénile, quatre poussins et quelques œufs ont été pris en charge par la soigneuse : “Pour les œufs, ce n’est pas toujours évident, mais on va essayer. Pour les oiseaux, on va les élever au centre de soins de Toahotu jusqu’à ce qu’ils puissent prendre leur envol.” Quant au manguier, il reste sous surveillance. Des bourgeons ont été volontairement conservés pour favoriser la repousse, ainsi que certaines branches pour préserver son équilibre. Si cet îlot de nature continue de se dégrader, un abattage n’est pas exclu à plus long terme, tout en sachant que l’aménagement d’un rond-point est en réflexion pour fluidifier la circulation. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-03 00:44:00

Pas touche aux pouvoirs de l’assemblée
Tahiti, le 2 juillet 2026 - “Les autorisations de programme, c'est la seule chose politique que nous avons ici.” En une formule, Édouard Fritch a résumé mercredi les craintes exprimées par les élus de tous bords, du Tavini au Tapura, en passant par Ahip et A Fano Ti'a. Face à cette levée de boucliers des représentants refusant de voir l'assemblée perdre la main sur le choix des grands investissements du Pays, Moetai Brotherson a finalement préféré retirer son projet de réforme du code des finances publiques. Sur le principe, presque tout le monde était d'accord. Oui à une programmation budgétaire sur trois ans. Oui à davantage de visibilité sur les finances publiques. Mais lorsque le texte a proposé de retirer à l'assemblée le vote des autorisations de programme, l'unanimité s'est faite... contre le gouvernement. Aujourd'hui, les représentants votent les autorisations de programme (AP), autrement dit les grandes opérations d'investissement inscrites au budget. Le gouvernement proposait que ces AP relèvent désormais du seul conseil des ministres, l'assemblée ne votant plus que des enveloppes globales d'autorisations d'engagement (AE) par mission. Une évolution présentée par l'exécutif comme une simple clarification des rôles entre stratégie politique et gestion opérationnelle. Dans l'hémicycle, personne ou presque n' y a cru. Pour les représentants, il s'agissait surtout de retirer à l'assemblée le pouvoir de décider des investissements du Pays. Une semaine après avoir reproché au gouvernement sa faible consommation des crédits de paiement lors de l'examen des comptes administratifs, les représentants ont cette fois refusé de lui abandonner le pouvoir de décider des investissements à inscrire au budget. Une nouvelle démonstration d'une assemblée qui, depuis l'éclatement de la majorité Tavini, entend défendre pied à pied ses prérogatives. “L'arme des élus, c'est le vote” Sur les bancs du Tavini, le président de la commission des Finances, Heinui Le Caill, a d'abord reconnu les vertus de la réforme, rappelant qu'elle devait mettre fin aux “budgets d'affichage” tout en fixant une ligne rouge : “Si l'assemblée ne vote plus les autorisations de programme comme avant, elle perdra une grande partie de son pouvoir (...) Le pouvoir de l'assemblée ne doit pas diminuer, il doit être renforcé. Moins d'affichage, mais plus de contrôle. Moins de promesses dispersées, mais plus de suivi sur des engagements réels.” Pour Nuihau Laurey (Ahip), le véritable enjeu n'est pas technique mais démocratique. “L'arme des élus, ce n'est pas l'information, c'est le vote” , a-t-il lancé, refusant que les représentants deviennent de simples spectateurs des arbitrages gouvernementaux. Prenant l'exemple d'un élu des Marquises, des Australes ou des Tuamotu réclamant un quai, une route ou un dispensaire demandé par sa population, il a rappelé que ce lien direct avec le terrain constituait précisément la légitimité des représentants : “Ce projet concernant tel archipel, telle île ou telle commune est important parce que ma population me le dit à moi en direct (...) Ça, c'est de la démocratie.” “La seule chose politique que nous avons ici” Même tonalité chez Édouard Fritch (Tapura). Après avoir rappelé que ce projet était né sous la précédente mandature, l'ancien président a estimé que le texte avait été “écrit par des techniciens, pour des techniciens” , avant de défendre le rôle politique des représentants. “Les autorisations de programme, c'est la seule chose politique que nous avons ici”, a-t-il martelé. “Nous sommes les porte-parole de nos populations.” Selon lui, si certains projets ne sont finalement jamais réalisés, c'est déjà le gouvernement qui effectue les arbitrages au moment des crédits de paiement. “Ne venez pas nous dire qu'en récupérant les AP, c'est parce que vous estimez que vous les gérez mieux que nous.” “Les élus ne veulent pas juste être informés, ils veulent co-construire”, a abondé Steeve Chailloux. L'élu d'A Fano Ti'a a lui aussi estimé que le débat dépassait largement la réforme budgétaire. “Ce que les élus expriment aujourd'hui (...), c'est la défense des prérogatives du pouvoir législatif”, a-t-il expliqué, disant ne pas pouvoir rester “insensible” aux arguments entendus dans l'hémicycle. Une nouvelle reculade Face à cette convergence inhabituelle, Moetai Brotherson a tenté de désamorcer les critiques en rappelant que cette réforme était portée par les gouvernements successifs depuis près de vingt ans et qu'elle n'avait rien d'un projet “obsessionnel” propre à son exécutif. Le ministre des Finances, Warren Dexter, a défendu une réforme destinée à donner davantage de “visibilité” à l'action publique et a assuré que le gouvernement ne cherchait pas à “dessaisir” l'assemblée de ses prérogatives, mais à clarifier le partage des rôles entre l'exécutif et le législatif. Les explications n'ont toutefois pas suffi à dissiper les inquiétudes. Constatant qu'aucun consensus ne se dégageait, le président du Pays a finalement préféré retirer son texte avant le vote. “Si vous n'êtes pas entièrement rassurés, on retirera le texte. On ne va pas s'écharper là-dessus”, a-t-il conclu. Ce faisant, Moetai Brotherson s’évite un nouveau rejet en séance. Après les critiques formulées la semaine dernière sur l'exécution des crédits de paiement, les représentants ont cette fois refusé de lui abandonner le choix des investissements. En quelques jours, l'assemblée aura rappelé à deux reprises qu'elle n’entend pas devenir une simple chambre d'enregistrement, mais bien être force de décision. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 23:21:00

Le Heiva vu du ciel
Tahiti, le 1 er juillet 2026 - À 145 ans, le Heiva i Tahiti prouve une nouvelle fois que tradition et innovation peuvent avancer main dans la main. Tout en restant profondément attaché à son identité, le plus grand rendez-vous culturel de Polynésie française continue de se réinventer pour offrir une expérience toujours plus immersive au public. Après l'arrivée des QR codes dédiés aux groupes de chant, permettant au public d'accéder aux paroles ainsi qu'à leur traduction en français, et le lancement du live streaming, qui a permis l'an dernier de faire rayonner le Heiva i Tahiti bien au-delà de nos frontières, une nouvelle étape est franchie en 2026. Pour la toute première fois de son histoire, un drone survolera la scène de To'atā durant les soirées de concours et les soirées des podiums. Cette innovation offrira des images aériennes spectaculaires, inédites et d'une qualité exceptionnelle, retransmises en direct sur les écrans géants à l’intérieur de l’aire de spectacle. Les spectateurs pourront ainsi découvrir les chorégraphies, les déplacements des artistes, les formations et toute la majesté des prestations sous un angle jusqu'ici inaccessible. Ces prises de vue révèlent toute la puissance visuelle des spectacles et permettent d'apprécier, comme jamais auparavant, le travail artistique colossal réalisé par les groupes de danse et de chant. Cette nouveauté marque une nouvelle étape dans l'évolution du Heiva i Tahiti, qui démontre qu'il est possible d'enrichir l'expérience du public grâce aux nouvelles technologies, sans jamais trahir l'esprit, les valeurs et l'authenticité de cette manifestation emblématique. Le Heiva i Tahiti adresse ses plus sincères remerciements à Tahiti Technodrone, partenaire technique de cette opération, dont l'expertise permet de réaliser ces images inédites, ainsi qu’aux chaînes de télévision locales, dont l'engagement et l'accompagnement rendent possible cette belle aventure audiovisuelle. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 04:16:00

Tahiti Tourisme prépare la ligne vers Sydney
Tahiti, le 1 er juillet 2026 - À l’approche du lancement, prévu à la mi-décembre 2026, de la nouvelle liaison directe Sydney-Papeete opérée par Air Tahiti Nui, Tahiti Tourisme a organisé la tournée promotionnelle “Tahiti Looks Nice !” du 22 au 26 juin 2026 à Sydney, Melbourne, Brisbane et Auckland. La tournée promotionnelle “Tahiti Looks Nice !”, organisée par Tahiti Tourisme du 22 au 26 juin dernier à Sydney, Melbourne, Brisbane et Auckland, veut marquer une étape importante dans la stratégie de diversification des marchés émetteurs de la destination et témoigne de la volonté collective de l’industrie touristique polynésienne de renforcer ses relations avec le réseau de distribution australien et néo-zélandais, explique Tahiti Tourisme dans sa dernière newsletter. La tournée promotionnelle a réuni 22 partenaires de l’industrie touristique polynésienne. Hébergeurs, croisiéristes, transporteurs et agences réceptives ont uni leurs efforts pour promouvoir la richesse, l’authenticité et la diversité de Tahiti et ses îles auprès des professionnels du tourisme et des médias. Cette forte représentation a permis de démontrer qu’il existe une expérience adaptée à chaque type de voyageur : du séjour haut de gamme aux voyages d’aventure, en passant par les croisières. La délégation a pu rencontrer 50 tour-opérateurs, 300 agents de voyages et 25 médias spécialisés. À travers cette tournée et les nombreuses rencontres organisées avec les professionnels et les médias, Tahiti Tourisme a réaffirmé une priorité stratégique majeure : poursuivre la diversification de ses marchés émetteurs afin de soutenir une croissance durable, équilibrée et résiliente de l’activité touristique. Cette stratégie est essentielle dans un contexte où près de 70 % des visiteurs de Tahiti et ses îles proviennent aujourd’hui de France et des États-Unis et alors qu’Air Tahiti Nui s’apprête à ouvrir sa ligne, les yeux fermés. Avec 12,6 millions de voyages internationaux réalisés en 2025 et une culture du voyage bien ancrée, l'Australie constitue un marché particulièrement dynamique que Tahiti Tourisme essaie de capter. Cette tournée promotionnelle marque le lancement officiel du plan d'actions déployé par Tahiti Tourisme pour accompagner l'ouverture de la liaison directe Sydney-Papeete. Au cours des prochains mois, la destination renforcera sa présence sur le marché australien à travers un dispositif combinant campagnes de notoriété grand public, relations presse et actions commerciales ciblées. Des campagnes grand public d'affichage, sur des bus ou encore au cinéma, viendront accroître la visibilité de Tahiti et ses îles, tandis que des campagnes tactiques menées avec les tour-opérateurs et agences de voyages en ligne mettront en avant les avantages de la nouvelle desserte directe. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 04:14:00

La voix du Pacifique portée au Kenya
Tahiti, le 1 er juillet 2026 - Devant les délégations internationales réunies à Mombasa (Kenya) pour la 11e édition de la conférence Our Ocean, rendez-vous de référence sur les enjeux océaniques, le ministre des Ressources marines, Taivini Teai, a mis en avant le modèle polynésien de protection de l'océan et porté un message clair : les peuples qui protègent l’océan doivent aussi être entendus dans les décisions internationales qui le concernent. Taivini Teai est intervenu lors de la première séance plénière de la conférence Our Ocean, organisée au Kenya, consacrée à l’objectif international de protection de 30 % de l’océan d’ici 2030 (objectif 30x30) et à la protection de la haute mer. À cette occasion, il a présenté les avancées de la Polynésie française dans la mise en œuvre de Tainui Atea, vaste aire marine protégée (AMP) couvrant l’ensemble de l’espace maritime polynésien. Devant plus de 5 000 délégués issus du monde entier, le ministre a rappelé l’adoption de nouvelles mesures de protection aux Marquises et aux Australes, avec plus de 27 000 km2 de zones protégées supplémentaires, la protection de dizaines de monts sous-marins et l’engagement de créer près de 520 000 km2 d’espaces supplémentaires sous protection stricte. À terme, ces mesures permettront de porter à environ 1,4 million de km2 la superficie placée sous protection stricte, soit près de 30 % de l’espace maritime polynésien, conformément à l'objectif fixé par le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal. La Polynésie française a aussi présenté la singularité de son modèle de protection de l’océan, construit avec les populations, les communes, les pêcheurs – même si une partie de ces derniers conteste, avec le Tavini, la mise en place de cette AMP –, les associations, les scientifiques et les détenteurs des savoirs traditionnels. Une méthode également visible dans la composition même de la délégation polynésienne. Aux côtés du ministre, étaient en effet présents les maires de Ua Pou et Tubuai, et des représentants des comités locaux de gestion, des associations et de la société civile. Au-delà de ses propres engagements, la Polynésie française a appelé à renforcer la protection de la haute mer, à mieux préserver les corridors écologiques reliant les grandes aires marines protégées du Pacifique et à rendre plus effective l’application du principe pollueur-payeur. Le ministre a également rappelé que les territoires insulaires qui consacrent une part importante de leurs espaces marins à la conservation doivent être davantage associés et soutenus dans la gouvernance internationale de l’océan. Aux côtés des ministres et représentants de la Jamaïque, du Mozambique, de la Namibie, de Palau, de l’Afrique du Sud, de la France, de l’Allemagne et de l’Irlande, ainsi que de nombreuses organisations engagées dans la conservation marine, la Polynésie a plaidé pour que la gouvernance de l’océan accorde une place centrale aux peuples autochtones et aux communautés locales, à la qualité de la gestion des espaces protégés, au financement durable de la conservation et à la protection de la haute mer. En marge des séances officielles, le ministre a multiplié les rencontres bilatérales avec l'ancien Secrétaire d'État américain John Kerry, la délégation chilienne, dont le réseau d'aires marines protégées ouvre des perspectives pour une future Ceinture Bleue du Pacifique, les Seychelles, confrontées comme la Polynésie aux dispositifs de concentration de poissons (DCP) dérivants, et les Comores, engagées dans le même objectif de protection de 30 % de leur espace maritime. Il a également engagé un dialogue avec des représentants māori, hawaiiens et rapanui pour explorer la constitution d'un réseau des grandes aires marines protégées portées par les peuples polynésiens. Ces échanges s'inscrivent dans la promotion de la Déclaration de Matavai, adoptée le 8 juin 2026 à Tahiti, qui porte notamment l'interdiction des DCP dérivants et le financement durable des services environnementaux rendus par les territoires qui protègent l'océan pour l'ensemble de l'humanité. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 04:13:00

​Ahip présente son candidat au Sénat
Tahiti, le 1 er juillet 2026 - A here ia Porinetia a officialisé mardi soir, lors de son conseil politique, la candidature de Temarama Varney pour les prochaines élections sénatoriales qui se dérouleront en septembre. Temarama Varney, désigné mardi soir candidat A here ia Porinetia (Ahip) pour les prochaines sénatoriales, débute ici une carrière politique après avoir été élu au conseil municipal de Pirae aux dernières élections municipales. Engagé dans les milieux syndical, sportif et religieux, il est présenté par Ahip comme “un homme de terrain, (...) reconnu pour son sens de l'écoute, son implication au service des autres et sa volonté de défendre les intérêts de la population”. À travers cette candidature, Ahip souhaite proposer un “projet concret et réaliste” aux grands électeurs, “répondant à leurs problématiques et à leurs attentes”. Dans cette élection, il sera face à des candidats déjà déclarés au Tapura (Édouard Fritch et Lana Tetuanui), et aussi au ‘Āmuitahira’a o te nuna’a mā’ohi (Bruno Sandras). Alors que Tony Géros vient de démentir la présence de candidats du Tavini, les mouvements autonomistes vont pouvoir compter leurs forces et leurs soutiens parmi les grands électeurs à cette occasion, avant d’attaquer l’année prochaine les élections législatives, face cette fois-ci à la population. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 04:00:00

​Abolition du discernement, ils ne seront pas jugés
Tahiti, le 1 er juillet 2026 - Mercredi matin, la procureure de la République, Solène Belaouar, a rencontré la presse pour faire le point sur différentes enquêtes en cours avant les vacances judiciaires. Parmi ces dernières, deux affaires qui avaient fait la une de l’actualité ont conduit toutes les deux à des abandons de charges envers les personnes visées. La première, concerne l’auteur des coups de couteaux au supermarché U Express de Taunoa (ex-Cécile). “L’homme présente une abolition totale du discernement, a expliqué la procureure mercredi matin, et il ne peut être tenu responsable de ses actes.” Atteints de graves troubles psychologiques, il ne sera ni poursuivi, ni condamné. Lors de ses auditions, il a répété dans un flot d’idées délirantes qu’il s’était senti menacé par les personnes présentes ce jour-là et que c’est pour se défendre de leurs agressions qu’il avait pris un couteau pour les attaquer. L’homme, inconnu des services judiciaires, est actuellement interné en unité psychiatrique. Par ailleurs, dans le dossier de l’homme qui avait tiré un coup de feu face au lycée Pomare, là encore, l’expertise psychiatrique a déterminé que ce dernier n’avait pas son discernement. Il avait utilisé une carabine à plomb pour tirer en l’air et est, lui aussi, interné en hôpital psychiatrique depuis son interpellation. Le classement de ces deux dossiers sont des faits rares, puisque concernant des personnes atteintes de troubles mentaux. Aucune substance médicamenteuse, alcoolique ou opiacée n’est la cause première de l’altération du comportement, indique la procureure. Enfin, plusieurs dossiers suivent leurs cours. Les deux personnes interpellées à l’aéroport de Tahiti-Faa’a en début de semaines avec une centaine de grammes d’ice sur elles seront jugées jeudi après-midi en comparution immédiate. Quant à la mort de l’enfant de deux ans, tué par des chiens le 11 mai dernier, les analyses se poursuivent pour savoir, sur les cinq chiens, quels ont été ceux qui ont participé à l’attaque, afin de définir les responsabilités des éventuels propriétaires. Une instruction contre X a été ouverte pour homicide involontaire par chien, mais aussi pour délaissement d’un mineur ayant conduit à sa mort. À l’heure actuelle, personne n’a encore été mis en examen dans ce dossier. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 03:59:00

Sénatoriales : “On n'est pas candidats”
Tahiti, le 1er juillet 2026 - Au lendemain de la sortie remarquée d'Oscar Temaru appelant à voir Tony Géros et Richard Tuheiava briguer les sièges de sénateurs, les deux responsables du Tavini ont convoqué la presse en urgence, mercredi, en marge de la séance de l'assemblée. Objectif : couper court aux spéculations nées des propos du président du parti bleu clair. “On n'est pas candidats. On ne l'a jamais été. On ne le sera jamais” , ont-ils martelé, assurant que ses déclarations avaient été mal interprétées... après avoir eux-mêmes reconnu avoir dû réécouter son intervention. Le point presse n'était pas prévu. À la faveur de la suspension de séance à Tarahoi, ce mercredi, Antony Géros et Richard Tuheiava ont réuni les journalistes pour clarifier ce qu'ils présentent comme un simple malentendu. Deux jours plus tôt, lors de sa prise de parole à l'occasion du 29-Juin, Oscar Temaru avait estimé qu' “à la place d'Édouard Fritch et de Lana Tetuanui”, les deux représentants indépendantistes auraient fait les meilleurs candidats aux élections sénatoriales. Une déclaration largement comprise comme la désignation des futurs candidats du Tavini. “C'est votre compréhension de ce qu'a déclaré Oscar Temaru”, répond Antony Géros. Selon le président de l'assemblée, le patron du parti s'est borné à dire qu' “à la place d'Édouard et de Lana, il aurait été préférable de choisir les deux candidats du Tavini” , sans jamais annoncer leur candidature. “Il n'a pas dit que les candidats du Tavini, c'étaient Richard et moi.” Avant de résumer : “Ça veut simplement dire qu'on n'a jamais été candidats. On ne le sera jamais.” Le président de l'assemblée reconnaît toutefois que lui-même a d'abord été surpris par cette sortie. “Sur le coup, on s'est dit : ‘Quoi ?’ Puis on a réécouté l'intervention et on s'est aperçu que ce n'était pas tout à fait ce qu'on avait compris.” Avant de conclure : “Ça a fait un buzz pas possible qui nous a obligés à réagir comme si nous avions été candidats. Mais on n'est pas candidats” , insiste-t-il. “Un effet d’annonce, un buzz” Richard Tuheiava tient le même discours. Lui aussi explique avoir dû revoir la vidéo pour tenter de décoder le message d'Oscar Temaru. “Il a fallu qu'on clarifie un ou deux points particuliers, parce que c'était confus avec une histoire de rémunération à 900 000 francs, et confus aussi sur la question de savoir s'il demandait aux candidats du Tapura de ne pas y aller pour nous laisser la place.” “En réécoutant bien ce qu'il a dit, on s'est dit qu'il y avait surtout un effet d'annonce, un buzz. On l'a compris comme une manière de dire que si le Tavini devait présenter des candidats, ce seraient ces deux-là. Mais comme on n'y va pas, a priori, personne n'y va.” À ce stade, Antony Géros assure qu'aucune candidature du Tavini n'est arrêtée pour ce scrutin réservé aux grands électeurs des communes. Un scrutin très différent des élections législatives, que Richard Tuheiava connaît bien pour avoir été élu sénateur en 2008, à une époque où le Tavini et le Tahoeraa avaient conclu une alliance électorale. Un détail a toutefois retenu l'attention avant même le début de l'échange. Prévenue en urgence peu après 13 heures, la presse a finalement dû patienter près d'une heure avant que les deux responsables indépendantistes ne s'expriment. Car au moment même où Antony Géros et Richard Tuheiava s'apprêtaient à démentir toute candidature aux sénatoriales, Tauhiti Nena venait les rejoindre dans les bureaux de la présidence de l'assemblée. Simple hasard ? De quoi en tout cas s'interroger sur une éventuelle candidature de celui qu'Oscar Temaru avait choisi pour porter les couleurs indépendantistes à Papeete lors des dernières municipales. Les intéressés n'ont pas souhaité aller plus loin, expliquant simplement que M. Nena était “venu manger”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 02:27:00

Handicap : “Ils ont toute leur place”
Tahiti, le 1er juillet 2026 - Les jeunes “en situation de handicap visible et invisible” présenteront ce samedi à la salle omnisports de Afareaitu leur spectacle digne d’un Heiva i Tahiti. Au travers de leurs chants et danses, ils mettent en scène les raisons et les circonstances liées à la création des trois centres accueillant les huma de Moorea-Maiao. Les jeunes et moins jeunes des associations des centres Fare Moetini à Maatea, Fare Arii à Afareaitu et Fare Ora Hau à Tema'e “en situation de handicap visible et invisible” accompagnés de toutes les équipes de ces centres se préparent à monter sur scène, ce samedi 4 juillet, à la salle omnisports de Afareaitu. Au programme : un spectacle digne d’un Heiva i Tahiti sur le thème “Te tumu o te here”. L’occasion pour eux de “sensibiliser le public au handicap et aussi de raconter notre histoire ; l’histoire de nos centres”, détaille Winnata Terai épouse Maitia, éducatrice spécialisée au sein de l’association Taatira no Moorea-Maiao et porteuse de ce projet artistique. Ce spectacle, né sous l’impulsion du directeur des trois structures, Thierry Leclere à la retraite depuis mardi, en juillet dernier, a été mis en place pour “redynamiser l'ambiance et l’implication professionnelle” . Mais plus encore, la soirée de samedi projette de rendre hommage à leur président, le fondateur des trois centres, John Toromona. “Il a permis à l'association d’exister et s’est battu pour qu’elle existe encore aujourd’hui”, indique la porteuse de projet. L’engagement fort et continue de John Toromona auprès de ces associations est né de son histoire familiale. “On s’est inspiré de l’histoire et du vécu de John, de son épouse, Eline, et de la naissance de leur fille jumelle, Hoania, en situation de handicap .” L’équipe a voulu être le plus fidèle possible à l’histoire de la famille Toromona “et le plus respectueux parce qu'on va dévoiler une partie de leur histoire. On va dire que c'est une cicatrice qui, peut-être, a été bien cachée ; mais qui pourrait s'ouvrir encore. Donc on essaie vraiment de ne pas blesser ”, explique Winnata. Elle ajoute que pendant l’année écoulée l’équipe “a eu le temps de perfectionner les chants et danses de façon à pouvoir faire ressortir les émotions, et surtout pour que le public ressente ces émotions” . Au travers de ce spectacle l’équipe a surtout voulu mettre en avant “ les valeurs de solidarité, d'amour et d'acceptation qui animent l'association depuis sa création”, souligne-t-elle en considérant que “cette aventure est avant tout un travail collectif. Nous voulions raconter notre histoire en parlant du ‘nous ’ plutôt que du ‘je’. Toutes les idées ont été construites avec les équipes afin de proposer un spectacle fidèle à nos valeurs”. “Trouver pleinement leur place dans le monde ordinaire” Les douze mois de préparation n’étaient pas de trop pour que les jeunes soient fins prêts pour le spectacle de ce samedi. Et d’ailleurs, au travers des chants et danses, ils ont fait d’énormes progrès, surtout ceux qui sont autistes et qui, au fil du temps, ont accepté d’intégrer le spectacle. “ Coordonner les gestes, chanter et bouger c’était impossible pour eux. Aujourd'hui, ils arrivent à faire tout cela et en plus ils arrivent à s'amuser en même temps”, se félicite Winnata, les yeux pétillants. Elle se souvient aussi qu’au début, rien que pour se présenter ou danser, c’était “mission impossible. C'étaient des frustrations. Ils avaient l’impression qu’on les exposait pour les ridiculiser”. La jeune femme affirme également que certains d’entre eux “s’automutilaient ou entaient en contact physique avec leurs camarades et aujourd'hui ils s'amusent, ils s'encouragent. Au lieu de se taper, ils encouragent même leurs copains” . Cette “belle expérience” a permis à l’équipe de travailler avec les jeunes sur des thématiques comme la confiance en soi, la communication et “leur faire comprendre qu’ils sont beaux et belles, qu’ils sont importants, intelligents. Cela les a valorisés par rapport à leur personnalité et non pas par rapport à leur représentation de handicap (...). Même les hémiplégiques participent au spectacle et ils s'amusent” . “ Avant, certains ne parvenaient pas à rester concentrés plus de cinq minutes. Aujourd'hui, ils participent pendant près de 30 minutes à une activité sans difficulté. Ils arrivent à coordonner leurs gestes, chanter et évoluer ensemble. C'est une immense victoire”, constate l'équipe éducative. Bénévoles, artistes, musiciens et retraités, ont apporté leur soutien à ce projet qui a d’ailleurs “renforcé les liens” entre les trois structures et les familles. L'objectif dépasse largement le spectacle de samedi, pour l’équipe “il s'agit de montrer que les personnes en situation de handicap ont toute leur place dans les manifestations culturelles et dans la société (...). Nous ne sommes pas là pour simplement les accompagner au quotidien. Notre mission est de développer leur autonomie, leurs capacités et leur permettre de trouver pleinement leur place dans le monde ordinaire” . L’équipe espère que d’autres projets vont naître et qu’après ce spectacle ils envisagent de participer aux événements culturels organisés par la commune de Moorea-Maiao. Le spectacle est programmé à 18 h 30 à la salle omnisports de Afareaitu. Les billets sont proposés au tarif de 1 000 francs pour les adultes et 500 francs pour les enfants. Les recettes seront consacrées “au développement des projets éducatifs de l'association” . Pratique Réservation : Tél. : 40 56 43 73 ou 89 76 17 04 Facebook : Taatiraa huma no moorea maiao https://www.facebook.com/taatiraahumanomooreamaio Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 02:23:00

CHPF : Jusqu'à 300 millions de francs économisés chaque année
Tahiti, le 1er juillet 2026 - Face au réchauffement climatique, le Centre hospitalier de la Polynésie française mise depuis 2022 sur son système de climatisation par eau de mer profonde (Swac) qui permet une réduction de sa consommation électrique de 35 à 40 %. Pour les dépenses d’électricité du CHPF, cela représente une économie financière estimée entre 200 et 300 millions de francs par an. Dans son dernier rapport sur l'adaptation de l'immobilier hospitalier au changement climatique, la Chambre territoriale des comptes (CTC) salue l'innovation, tout en rappelant que l'hôpital doit corriger ses fragilités en matière de sécurité. Alors que la Polynésie fait face à la hausse des températures, à des épisodes de pluies plus intenses, à la montée du niveau de la mer et aux risques de submersion, le CHPF a choisi depuis juillet 2022 de s'appuyer sur une technologie qui a déjà fait ses preuves en Polynésie dans plusieurs structures hôtelières. Le principe est simple : plutôt que de produire du froid grâce à des groupes frigorifiques très énergivores, le système Swac [pour Salt water air conditioning, NDLR] pompe de l'eau de mer froide dans les profondeurs. Celle-ci refroidit un second circuit d'eau douce qui alimente ensuite tout le réseau de climatisation de l'hôpital, sans que les deux eaux ne se mélangent. Branché au réseau du CHPF le 8 juillet 2022, le Swac assure depuis le refroidissement des 1 600 climatiseurs de l'établissement hospitalier de Pirae. Pour la CTC sur la période 2019-2024 le pari est réussi. Depuis la mise en service du Swac, la consommation électrique hebdomadaire de l'hôpital est passée d'environ 450 à 500 mégawattheures à près de 300 MWh, soit une baisse de 35 à 40 %. À terme, le système doit permettre de réduire de 80 à 90 % la consommation électrique liée à la climatisation et d'éviter le rejet d'environ 5 000 tonnes de CO2 chaque année. Pour les dépenses d’électricité du CHPF, cela représente une économie financière estimée entre 200 et 300 millions de francs par an. Pour rappel : cette performance repose sur un investissement conséquent : 3,65 milliards de francs. Le financement a été partagé entre la Polynésie française (43,7 %), l'Agence française de développement, la Banque européenne d'investissement et l'Ademe lors de la signature du plan de financement en décembre 2012. Selon la Chambre, ce coût initial sera progressivement compensé par les économies d'énergie réalisées au fil des années. Le rapport souligne aussi que les installations ont été conçues pour faire face aux aléas climatiques. Les canalisations et les ancrages résistent aux fortes houles et aux cyclones, tandis que les anciens groupes de froid ont été conservés pour prendre le relais en cas de panne. Mais...des lacunes en matière de sécurité La CTC demande une attention particulière pour le Swac qui ne dépend toujours de l'alimentation électrique et ne dispose pas de système de secours dédié en cas de coupure imprévue. Un hôpital plus sobre... mais toujours soumis aux aléas de la fourniture en électricité. Si l’investissement pour le Swac est salué par la CTC, la chambre relève plusieurs manquements du CHPF en matière de sécurité. Notamment plusieurs non-conformités en matière de sécurité incendie. En 2023, la commission de sécurité a même rendu un avis défavorable à la poursuite de l'exploitation de l'hôpital, pointant des défauts sur certaines portes coupe-feu, l'absence de système d'extinction automatique dans des locaux sensibles ainsi que des travaux réalisés sans autorisation préalable. Faute d'alternative en Polynésie, le CHPF poursuit son développement. Mais la CTC demande que les dernières mises en conformité soient réalisées rapidement afin d'obtenir un avis favorable lors de la prochaine visite de la commission de sécurité, prévue cette année. Elle recommande l'adoption d'un véritable schéma directeur immobilier pour mieux planifier les futurs investissements et renforcer la résilience de l'établissement face au changement climatique. Le Swac en chiffres 30 ans de durée de vie 3,8 km de longueur de pipeline 6 MégaWatts de puissance 2% d'économie d'électricité sur l'ensemble de Tahiti 5 000 tonnes de CO2 supprimées par an 3,8 milliards de francs ​ Les recommandations de la CTC N° 1. Mettre en œuvre sans délai les actions de mise en conformité requises par la commission de sécurité. N° 2. Adopter, en 2027, un schéma directeur immobilier. N° 3. Intégrer, en 2027, les risques naturels et climatiques dans le schéma directeur immobilier. N° 4. Adopter, en 2027, une carte des zones à risques identifiant les secteurs du centre hospitalier exposés aux aléas naturels. N° 5. Engager, à partir de 2027, un programme formation à la gestion des risques naturels et climatiques. N° 6. Organiser, dès 2027, des exercices de simulation et de préparation opérationnelle à la gestion des risques naturels et climatiques. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 02:11:00

La Saga jette l’ancre à Tautira
Tahiti, le 1er juillet 2026 - Le parc Teafa de Tautira passe en mode Saga cette semaine. Tout le matériel a été transféré depuis l’école de voile d’Arue avec le soutien de plusieurs partenaires. Ce mercredi était consacré à l’installation de la base nautique et d’autres étapes vont suivre dans les prochains jours. L’objectif est d’être opérationnel dès lundi pour le coup d’envoi de la première semaine de navigation avec les enfants. À l’embouchure de la Vaitapiha, le parc Teafa est en effervescence à l’approche du coup d’envoi de la Saga à Tautira. Mardi, le matériel nécessaire à l’accueil des enfants et à la navigation a été convoyé avec succès : 40 catamarans, 29 Optimist, 24 kayaks et une goélette, mais aussi un container et des chapiteaux, complétés par ceux des services techniques de la commune de Taiarapu-Est. Ce déménagement annuel est rendu possible par la mobilisation de plusieurs partenaires, à la fois des entreprises bénévoles spécialisées dans le transport logistique, le Régiment du service militaire adapté (RSMA-PF) et l’Institut de la jeunesse et des sports (IJSPF). ​Transport et installation Avec ses camions et ses bras, le RSMA-PF est fidèle au rendez-vous chaque année. “C’est une mission très importante, qui nous tient particulièrement à cœur d’un point de vue du soutien à la jeunesse polynésienne” , remarque le Major Ben de la deuxième compagnie de formation professionnelle. “Nous sommes venus avec six cadres et 24 jeunes, qui sont essentiellement issus des filières agent magasinier et conducteur d’engins de travaux publics. On apporte un soutien logistique en participant à l’acheminement des bateaux et nous sommes de retour sur site ce mercredi matin pour aider à la mise en place. Nous serons à nouveau mobilisés à la fin de la Saga pour le rangement.” Une aide précieuse pour les moniteurs occupés à “mâter” les embarcations sous le soleil de Tautira. En sachant que ce transport est précédé d’une étape invisible, mais néanmoins indispensable. “Les préparatifs du déménagement ont commencé début juin. Il faut vérifier tout le matériel, qui tourne toute l’année avec les scolaires et le club. Il est démonté et inspecté pour s’assurer qu’il est opérationnel. On a aussi un petit parc de matériel dédié à la Saga, qu’il faut déshiverner” , explique Philippe Bourlier, moniteur et chef de base à l’école de voile d’Arue, outils en main. Prochaines étapes Ce travail colossal n’a pas manqué d’intriguer quelques riverains venus saluer et encourager l’équipe. “C’est la première fois qu’on voit la Saga chez nous. D’habitude, c’est à la télévision dans les autres communes. On est content d’accueillir ce grand événement : ça va animer Tautira !” , se réjouit Teiki Bonno, l’un des trois gardiens qui se relaient pour assurer la surveillance du matériel la nuit. “C’est une mission importante qu’on m’a confiée et je serai au rendez-vous jusqu’à la fin.” Après l’installation de la base nautique ce mercredi, place au montage de la base de vie, “le village” , dans les prochains jours, avec les vestiaires, les points de rassemblement des groupes ou encore l’infirmerie. Autre étape importante, samedi matin, avec une traversée de 2 h 30 à 3 heures pour dix bateaux à moteur de l’école de voile d’Arue jusqu’à la marina de Tautira. Pour tous, l’objectif est d’être opérationnel dès lundi pour le coup d’envoi des vacances et de la première semaine de navigation avec les enfants. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 01:17:00

​SOP Manu, bilan et poursuite des actions
Tahiti, le 1er juillet 2026 – Un nouveau centre de soins, 474 oiseaux secourus, dont 367 relâchés, 165 Monarques de Tahiti adultes recensés, 1.235 hectares de forêt en cours de gestion, 250 bénévoles mobilisés... Voici un bref aperçu du bilan d’activités 2025 relayé cette semaine par la Société d’ornithologie de Polynésie Manu. L’association mène de nombreux programmes en faveur de la sauvegarde des oiseaux du Fenua pour lesquels “les enjeux restent immenses” . Présidée par Roberto Luta, l’association Manu Société d’ornithologie de Polynésie (SOP Manu) compte 126 adhérents, 17 salariés, 10 membres bénévoles du conseil d’administration et onze prestataires locaux à Fatu Hiva et Rapa. Dans son bilan d’activités 2025, l’association annonce également avoir soutenu six associations des îles et mobilisé 250 bénévoles. Sur le plan financier, les produits d’exploitation sont en hausse et s’élèvent à 165,8 millions de francs. Il s’agit principalement de subventions françaises et internationales, complétées par des dons, parrainages et sponsors. Les programmes dans lesquels SOP Manu a majoritairement investi en 2025 concernent la conservation du Monarque de Fatu Hiva et Life Stop Extinction, lancé en 2023. ​Plusieurs programmes La sauvegarde du Monarque de Fatu Hiva fait partie des actions phares de l’association, et pour cause... “La population reste extrêmement fragile avec seulement 17 individus recensés. Malgré la perte d’une femelle âgée de 15 ans en 2025, la formation d’un nouveau couple comprenant une jeune femelle de trois ans apporte un signal encourageant. La dynamique de reproduction reste positive avec deux reproductions réussies : un poussin ayant pris son envol fin 2025 et un autre poussin toujours vivant en mars 2026” , est-il indiqué. Le volet “ex-situ” de conservation en captivité a connu “des avancées importantes” dans le cadre du projet Life Stop Extinction co-financé par l’Union Européenne et l’État. Grâce à l’appui de spécialistes hawaïens, au renforcement de l’équipe locale et à la mise en service de nouvelles volières, le programme compte aujourd’hui trois oiseaux en captivité et “une étape majeure a été franchie avec le premier poussin issu d’un œuf incubé en captivité élevé avec succès” . Le Monarque de Tahiti n’est pas en reste. Il fait, lui aussi, l’objet d’un programme de sauvegarde, grâce auquel la progression des effectifs se poursuit avec 165 adultes fin 2025 contre 154 en 2024. La restauration de l’habitat s’est concrétisée par la mise en terre de 646 plants avec la participation des élèves de la filière de gestion de la faune et de la flore du lycée agricole de Taravao. Cette reforestation est associée à une campagne de lutte contre la petite fourmi de feu. ​“Les enjeux restent immenses” SOP Manu ne ménage pas ses efforts à travers d’autres programmes. Elle vole par exemple au secours du Tūtururū avec l’association Toromiki no Mangareva, ainsi que du koko et du kākīkākī à Rapa en luttant contre les nuisibles et en contribuant à préserver leurs habitats naturels respectifs. Le Héron strié de Tahiti fait aussi l’objet d’un suivi : au moins 100 individus ont été recensés contre 70 en 2009, tandis qu’un programme de création d’une population de sécurité à Huahine s’est soldé par la “découverte majeure” d’un premier poussin attestant “la bonne adaptation des oiseaux réintroduits” . L’année 2025 a également été marquée par la mise en œuvre d’un nouveau site internet et d’un centre de soins en bonne et due forme au siège de l’association, à Toahotu. Sur 474 oiseaux signalés, 367 ont pu être relâchés, soit un taux de survie de 77 %. Il s’agit majoritairement de Pétrels et de Noddis, mais d’autres espèces sont concernées. “Les enjeux liés à la préservation de la biodiversité du Fenua restent immenses, mais notre détermination à mener à bien nos missions demeure intacte. L'appui de nos partenaires constitue un pilier fondamental de la réussite de nos actions” , adresse SOP Manu dans le cadre de ce point d’étape. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-02 00:12:00

Le bâtiment du cyclotron divise
Tahiti, le 30 juin 2026 - Les élus de la commission de la santé à Tarahoi sont divisés entre le changement de lieu pour l’installation du cyclotron et le prolongement dans le temps de sa mise en service qui “pénaliserait les patients” atteints de cancer. “ Mon cœur a suivi le délai d'installation ”, confie Hinamoeura Morgant-Cross. Pour d’autres, ce texte propose “une vision à plus à long terme et une meilleure prise en charge des cancers en général”. Les membres de la commission de la santé et des solidarités à l’assemblée se sont penchés, lundi, sur la proposition de délibération relative à la structuration de la filière cancer au Fenua et à l’implantation du cyclotron. Les objectifs étant surtout d’améliorer la prise en charge des patients et la mise en place d’un comité de suivi de la filière du cancer. La rapporteure du texte, Pascal Haiti Flosse, propose de regrouper “l’expertise, les compétences humaines et les équipements au sein d’une structure unique et indépendante associant la recherche et l’enseignement” . Pour l’élue Tapura, il n’y a que l’Institut du cancer de Polynésie française (ICPF) qui a “vocation à regrouper l’ensemble des activités d’oncologie” . Selon nos sources, les candidatures à l’appel d’offres lancé en mai par le CHPF seront examinées le 7 juillet prochain. Ce marché concerne la maîtrise d’œuvre du futur bâtiment du cyclotron et de la radiopharmacie, un projet estimé à près d’un milliard de francs, avec une mise en service prévue en 2028. En somme, il est demandé au gouvernement “de revoir le choix du site” où sera installé le cyclotron pour protéger les personnes et l’environnement face aux risques liés à l’exposition aux rayonnements ionisants. De plus, selon le projet de délibération, l’unité de radiopharmacie et le TEP-scan devraient également être placés à l’ICPF. “Les positions de chacun étaient déjà largement arrêtées” Interrogée, l’élue A Fano Ti’a des Tuamotu-Ouest, Odette Homai, affirme que les échanges de lundi ont mis en évidence “deux visions différentes de l'organisation de la future filière cancer” . Mais tous les intervenants avaient le même objectif : améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer. Des divergences entre les médecins du CHPF et ceux de l’ICPF étaient palpables. Les premiers défendent le projet actuel “ estimant qu'un changement de site retarderait la mise en service du cyclotron et pénaliserait les patients”. Les seconds ont regretté la dispersion du personnel et du matériel et estiment nécessaire “de revoir certains aspects du projet afin de garantir une organisation plus pérenne” . Les élus s’y sont pris à deux fois pour voter puisqu’il y avait ex æquo entre les voix pour, contre et les abstentions. Un second vote a eu lieu avec pour résultat final : cinq voix pour le projet de délibération, trois contre et une abstention, celle de Patricia Jennings, co-rapporteure du texte et qui n’a d’ailleurs plus voulu l’être. Malgré la “qualité des auditions” et les interventions “techniques” des taote, “ces échanges n'ont pas davantage nourri la réflexion. J'ai eu le sentiment que malgré la qualité des auditions et les différences expliquées par les professionnels de santé, les positions de chacun étaient déjà largement arrêtées” . Odette Homai appelle ses collègues de tous bords politiques à aller “au-delà de nos divergences” car pour ces patients, chaque seconde compte. “Tout nouveau retard dans la mise en œuvre de la filière risque d'accentuer les inégalités d'accès aux soins, notamment pour les habitants des archipels éloignés, qui cumulent déjà les épreuves de la maladie avec l’éloignements de leurs proches.” “Mon cœur a suivi le délai d'installation” Interrogée à son tour, Hinamoeura Morgant-Cross a voté contre cette délibération pour ne pas prolonger le délai d’installation du cyclotron. Elle explique qu’elle a été “interpellée par des médecins qui travaillent sur un projet qui devrait sortir d'ici trois ans et que si on repart avec l'ICPF, on risque d'agrandir les délais” . L’élue non inscrite se dit “partagée et en même temps un peu perdue sur la solution à choisir” . Elle tient pour responsable l’ancien ministre de la Santé Cédric Mercadal : “Il faut qu'on ait un cyclotron au plus vite parce qu'on a déjà perdu trois ans avec une mauvaise gestion de la santé avec Cédric Mercadal. C'est très compliqué aujourd'hui pour moi (...). Mon cœur a suivi le délai d'installation” . Elle regrette que les élus n’aient pas eu “tous les éclaircissements” nécessaires pour une bonne compréhension du texte. “On était encore dans le flou et le risque, c'est que le texte arrive en séance alors que tous les élus, y compris les élus de la commission de la santé, n'ont pas les éclaircissements qu'ils souhaitent.” “Le gouvernement Brotherson ne donne pas de cap sûr et clair” La rapporteure du texte Pascale Haiti Flosse explique que son projet de délibération est surtout dû au fait que “ce gouvernement Brotherson ne donne pas de cap et de stratégie sûrs et clairs dans le monde de la santé” . Aujourd’hui, dit-elle, les élus ont décidé de “ reprendre le dossier en main, mais nous ne le reprenons pas pour le reprendre. Au contraire, il y a un comité de suivi” . Elle assure que ce texte propose “une vision à plus à long terme et une meilleure prise en charge des cancers en général”. Elle regrette que le gouvernement Brotherson n’ait pas gardé le projet prévu initialement au niveau de Princesse Heiata à Pirae : “On n’en serait pas aujourd’hui à débattre encore sur ce dossier”. Elle confie avoir “cru” au projet de l’ancien ministre de la Santé, Cédric Mercadal, quant à l’installation du cyclotron au centre 15 : “Il nous avait dit que son projet était mieux, plus efficace et plus économique (...). Et là, ça fait trois ans et toujours rien n'est fait” . De plus, Pascale Haiti Flosse indique que le cyclotron fait le “tour de l’hôpital” entre le centre 15, le parking des dialysés, puis près des bouteilles d'oxygène, et dernièrement “ juste derrière la maternité, où il y a le pôle de santé mentale, où il y a les fosses septiques. Ce n'est pas comme si on déplaçait un groupe électrogène. Ce n'est pas sérieux, tout ça .” Elle assure qu’il n’y aura pas de retard quant à la prise en charge des patients puisque le TEP-scan actuellement au CHPF restera au sein de cet établissement et que l’ICPF devra être “équipé” lui aussi de son propre TEP-scan. “Si on en a un qui tombe en panne, on en a un deuxième.” Pascale Haiti Flosse rappelle que sur un cyclotron, “on peut brancher deux ou trois TEP-scans dessus” . Le gouvernement a trois mois, après la publication de la délibération, pour faire des propositions de “site adapté et en capacité d’accueillir la filière cancer”. Le texte précise également la création d’un comité de suivi “Filière cancer”. “L à, nous aurons une lisibilité et le suivi du dossier car à chaque fois qu'on demande le suivi du dossier, nous ne l'avons pas” , conclut Pascale Haiti Flosse. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-01 06:17:00

​Toahotu : Jaloux, il poignarde le petit ami de son ex
Tahiti, le 30 juin 2026 - Dans une servitude située à proximité de la mairie de Toahotu, une dispute sur fond de jalousie a bien failli virer au drame. Un homme a été condamné à trois ans de prison ferme, mardi, pour avoir poignardé le nouveau compagnon de son ex-petite amie lors de la nuit du réveillon du Nouvel An. Un coup de couteau qui a perforé un organe vital, dont les conséquences auraient pu être bien plus dramatiques. Les faits remontent au 1er janvier 2025. Les gendarmes de Taravao sont appelés pour une agression à l'arme blanche vers 1 h 30 du matin dans une servitude située à côté de la mairie de Toahotu. À leur arrivée, un homme est grièvement blessé à l'abdomen. À quelques mètres de lui, le mis en cause tient encore le couteau ayant servi à l'agression. Il est immédiatement interpellé. Un an et demi plus tard, cette affaire était examinée ce mardi devant le tribunal correctionnel de Papeete, lors de la dernière audience pénale avant la suspension des audiences correctionnelles durant les vacances. Le prévenu, âgé de 30 ans, n'est pas un inconnu de la justice. Son casier judiciaire comporte déjà cinq condamnations pour des faits de recel de vol, vols, vols en réunion, dégradations et violences aggravées. ​ “Prends un couteau, viens là” Quelques jours précédant le soir des faits, il revient de Bora Bora, où il vit depuis quelque temps. Malgré leur séparation, il continue d'entretenir des liens avec son ancienne compagne, alors encore mineure. À la barre, il a expliqué avoir fait le déplacement après plusieurs appels au cours desquels elle lui aurait laissé entendre qu'elle pourrait mettre fin à ses jours. “Je ne voulais pas qu'elle fasse une bêtise”, a dit le prévenu stressé face aux questions de la présidente du tribunal. Sur le sol de Tahiti, ils renouent alors les liens et passent plusieurs moments intimes ensemble. Ce soir du Nouvel an, une fois arrivé à Toahotu, il la contacte pour savoir où elle se trouve. Selon sa version, elle lui aurait répondu qu'elle était installée avec des amis près de la mairie. Elle lui aurait, selon ses déclarations, demandé : “Prends un couteau, viens là”. Une affirmation qui ne pourra être vérifiée mais que son avocat a estimée “pas impossible” alors que de son côté, la jeune femme a nié en bloc avoir prononcé ces mots. Sur place, le trentenaire découvre son ancienne compagne en compagnie d'un homme rencontré seulement deux jours auparavant après plusieurs échanges sur TikTok. Arrivé à proximité des deux jeunes tourtereaux, le natif de Taiarapu-Est assène un seul coup à la victime avec un couteau d’une lame de 15 centimètres. Transportée en urgence à l'hôpital, elle échappe de peu au pire. ​ “Il n'était pas obligé de l’utiliser” En garde à vue, il avait expliqué avoir agi parce qu'il les voyait “en ébats amoureux”. La présidente du tribunal a alors résumé la situation comme elle la comprenait : “Cette ex vous fait revenir, elle couche avec vous, mais en même temps, elle a quelqu'un d’autre alors vous êtes jaloux.” À l'audience, le ministère public a rappelé la gravité de la blessure : “Le couteau a pénétré le foie. C'est un endroit létal.” Si aucune hémorragie active n'est constatée dans un premier temps, la lame a bien perforé le foie. Une nouvelle intervention chirurgicale sera nécessaire avant une longue période de rééducation. La victime perdra même son emploi à la suite de cette agression. Son incapacité totale de travail est fixée à quatorze jours. Toujours très marqué, l’homme qui habite à Tahiti n'a pas souhaité assister au procès. Son avocat a rapporté que son client “n'a toujours pas compris pourquoi il avait été attaqué”. Questionné sur sa consommation de paka, le prévenu a affirmé au tribunal fumer “cent joints par jour”. Une déclaration qui a fait sauter de sa chaise la présidente qui lui a demandé pourquoi il mentait ? Réponse : un silence. Il a également décrit une détention difficile en balbutiant : “On me tape parce que... je joue pas bien au foot.” Encore un motif qui a laissé les magistrats perplexes. L'expertise psychiatrique décrit un homme impulsif, présentant une faible tolérance à la frustration, des difficultés à contrôler ses réactions, une faible remise en question ainsi qu'une dépendance affective. Sa dangerosité est qualifiée de modérée. Pour le procureur, les débats ont permis de mieux comprendre le passage à l’acte avec un début de réponse avec la jalousie. Il a tout de même estimé que le prévenu “n'était pas obligé d'avoir un couteau, et surtout il n'était pas obligé de l'utiliser”. Le parquet a requis quatre ans d'emprisonnement, dont un an assorti d'un sursis probatoire de deux ans. Des réquisitions suivies par le tribunal. Le prévenu devra en outre suivre un accompagnement socio-judiciaire pendant deux ans, avec obligation de travailler ou de suivre une formation, d'indemniser la victime et d'entreprendre un suivi psychologique. Il lui est également interdit d'entrer en contact avec la victime ou de paraître à son domicile. Enfin, le tribunal a prononcé une interdiction de porter une arme pendant cinq ans, ainsi qu'une peine d'inéligibilité de la même durée. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-01 05:31:00

“On sait sur quoi on doit se concentrer”
Tahiti, le 30 juin 2026 - Le général Pierre Poty, commandant de la gendarmerie Outre-mer, est en Polynésie française durant dix jours. Pour Tahiti Infos , il explique le contenu de sa mission, revient sur les chiffres de la délinquance routière, ceux de la consommation de stupéfiants et des violences intrafamiliales. Il s’exprime aussi au sujet de la demande de renforcement des effectifs, notamment pour les Jeux du Pacifique. Quel est le but de votre visite en Polynésie française ? “Je suis CGOM [commandement de la gendarmerie Outre-mer]. J'ai 4.200 gendarmes répartis sur tous les Outre-mer, et j'ai une mission qui est à la fois d'assurer le trait d'union entre nos camarades gendarmes ultramarins et les instances parisiennes de la gendarmerie. Je vois aussi des responsables politiques, que ce soit à la Direction générale des Outre-mer, au ministère des Outre-mer, au ministère de l'Intérieur, et je pars du principe que l'on ne peut pas faire ces interfaces correctement si on n'a pas une connaissance minimum de la manière dont nos camarades ultramarins vivent et fonctionnent. Je fais le point avec le patron du camp de gendarme qui est le responsable localement vis-à-vis des autorités administratives et judiciaires des missions de la gendarmerie, et puis bien sûr des élus et de la population.” Votre déplacement dure sur quelle période ? “Une dizaine de jours. C’est indispensable quand on va aussi loin et qu'il y a une telle étendue géographique. [Lundi] on était à Raiatea, Tahaa, et [mercredi] on va à Rangiroa. C'est assez intéressant de voir les différences.” En Polynésie, nous avons trois fléaux. Les stupéfiants, la délinquance routière et les violences intrafamiliales. Vous rencontrez ces mêmes problèmes dans les autres Outre-mer ? “Ce sont des priorités gouvernementales. Je rajoute les violences sexuelles sur mineurs, qui sont une préoccupation très importante. Les violences routières sont aussi liées aux addictions, et donc on revient à la fois sur les stups, mais également sur l'alcool. Et il se trouve que, très clairement en Polynésie, c'est la délinquance principale. On sait au moins sur quoi on doit se concentrer. Par rapport aux autres Outre-mer. C'est compliqué de comparer ce qui n'est pas comparable. Entre La Réunion où il y a quasiment un million d'habitants et puis Mayotte ou chez vous, on n'est pas sur le même joint de population. Ce que je note comme différence entre la Polynésie et les autres Outre-mer, ce sont globalement des violences qui sont essentiellement concentrées sur la sphère familiale. Les taux de violences intrafamiliales sont au-dessus de la moyenne des Outre-mer. Enfin, sur les stupéfiants, il faut être vigilant sur les chiffres, parce que c'est typiquement le contentieux où plus vous travaillez sur les stupéfiants, plus vous avez des chiffres élevés. Je ne suis pas sûr que ce soit le critère principal. Ce qui m'intéresse, c'est ‘Est-ce qu'on démantèle des trafics ou est-ce qu'on fait du consommateur ?’ Et là, le travail fait par le Comgend est remarquable. Je salue son action dans le domaine du démantèlement des trafics, que ce soit à Tahiti, ou sur la compagnie des archipels également.” Vous avez développé des réseaux renforcés avec les autorités étrangères, notamment les États-Unis, pour lutter contre ces trafics. “Les frontières de la France, elles sont Outre-mer. On ne peut pas concevoir de travailler ici en Polynésie sur la criminalité organisée, quelle qu'elle soit sans travailler en étroite collaboration opérationnelle avec les services de police des pays voisins. Donc, on a des partenariats qui sont très développés avec des pays qui nous intéressent, je pense notamment aux États-Unis. Ce sont des partenaires très importants pour nous et je pense que nous sommes également des partenaires crédibles puisqu’il y a de la réactivité de notre part. Ces partenariats, on les développe aussi avec nos camarades Australiens, on a également, avec les camarades Néozélandais, qui sont des pays, des points d'appui importants en termes d'échanges de renseignements. Au niveau central, on essaye de développer ces accords bilatéraux de manière plus organisée.” J'imagine que vous avez rencontré les autorités locales concernant l'organisation des Jeux du Pacifique. Est-ce que la gendarmerie sera renforcée, ponctuellement ou définitivement à cette occasion ? “On aimerait que ça soit définitivement. Je veux dire que sur la partie Jeux du Pacifique, on a été les premiers à commencer à planifier. Les choses sont assez bien avancées. Il y a des demandes qui ont été faites de renforcement, je pense qu'elles seront honorées sans trop de difficultés. Après, ça sera un renforcement temporaire.” Toujours sur le volet renforcement, le procureur général Frédéric Benet-Chambellan, a lancé un appel au recrutement d’officiers de police judiciaire pour faire avancer les dossiers après les dépôts de plaintes. “Vous connaissez un commandant d'unité ou un magistrat qui vous dit qu'il y a trop de monde ? Ça n'existe pas. Il est vrai qu'on est, dans les Outre-mer de manière générale, un peu sous-dimensionnés en effectifs. Nous appelons de nos vœux que ces effectifs puissent être augmentés. Une affaire de violences intrafamiliales, c'est quasiment deux mois incompressibles d'investigation. C'est extrêmement long, parce qu'il y a des expertises à faire, des auditions à faire, des réquisitions médicales. Ça prend du temps. C'est souvent ça le goulet d'étranglement. Effectivement, on n'aurait plus d'enquêteurs, on ne s'en plaindrait pas. Mais il y a aussi toute la périphérie. Je ne suis pas le Père Noël. Je n'ai pas de photocopieuse à gendarmes. C'est vraiment une logique de chaîne pénale. Nous faisons au mieux avec les moyens qui nous sont alloués.” Le recrutement en Polynésie française fonctionne bien, mais il y a cette image du jeune Polynésien qui part, et qui peine à venir exercer au Fenua. C’est une réalité ? “J'imagine que c'est une réalité pour ceux qui n'arrivent pas à revenir. Nous ne fonctionnons pas du tout de la même manière que les autres administrations. Quand on est militaire, on est mobile. C'est le meilleur moyen d'acquérir de l'expérience opérationnelle et professionnelle. Par ce flux, cette mobilité, on évite les risques de corruption. En Polynésie, nous sommes à plus de 50 % d’effectif polynésien. Moi, mon critère de sélection pour servir Outre-mer, c'est la qualité du service, c'est-à-dire qu'on a besoin de militaires qui soient compétents, performants. Bien entendu, à compétence égale, je privilégierais quelqu'un qui est né ici, parce que j'ai tout intérêt à ce que les Polynésiens servent en Polynésie.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-01 04:25:00

Gendarmerie : “On sait sur quoi on doit se concentrer”
Tahiti, le 30 juin 2026 - Le général Pierre Poty, commandant de la gendarmerie Outre-mer, est en Polynésie française durant dix jours. Pour Tahiti Infos , il explique le contenu de sa mission, revient sur les chiffres de la délinquance routière, ceux de la consommation de stupéfiants et des violences intrafamiliales. Il s’exprime aussi au sujet de la demande de renforcement des effectifs, notamment pour les Jeux du Pacifique. Quel est le but de votre visite en Polynésie française ? “Je suis CGOM [commandement de la gendarmerie Outre-mer]. J'ai 4.200 gendarmes répartis sur tous les Outre-mer, et j'ai une mission qui est à la fois d'assurer le trait d'union entre nos camarades gendarmes ultramarins et les instances parisiennes de la gendarmerie. Je vois aussi des responsables politiques, que ce soit à la Direction générale des Outre-mer, au ministère des Outre-mer, au ministère de l'Intérieur, et je pars du principe que l'on ne peut pas faire ces interfaces correctement si on n'a pas une connaissance minimum de la manière dont nos camarades ultramarins vivent et fonctionnent. Je fais le point avec le patron du camp de gendarme qui est le responsable localement vis-à-vis des autorités administratives et judiciaires des missions de la gendarmerie, et puis bien sûr des élus et de la population.” Votre déplacement dure sur quelle période ? “Une dizaine de jours. C’est indispensable quand on va aussi loin et qu'il y a une telle étendue géographique. [Lundi] on était à Raiatea, Tahaa, et [mercredi] on va à Rangiroa. C'est assez intéressant de voir les différences.” En Polynésie, nous avons trois fléaux. Les stupéfiants, la délinquance routière et les violences intrafamiliales. Vous rencontrez ces mêmes problèmes dans les autres Outre-mer ? “Ce sont des priorités gouvernementales. Je rajoute les violences sexuelles sur mineurs, qui sont une préoccupation très importante. Les violences routières sont aussi liées aux addictions, et donc on revient à la fois sur les stups, mais également sur l'alcool. Et il se trouve que, très clairement en Polynésie, c'est la délinquance principale. On sait au moins sur quoi on doit se concentrer. Par rapport aux autres Outre-mer. C'est compliqué de comparer ce qui n'est pas comparable. Entre La Réunion où il y a quasiment un million d'habitants et puis Mayotte ou chez vous, on n'est pas sur le même joint de population. Ce que je note comme différence entre la Polynésie et les autres Outre-mer, ce sont globalement des violences qui sont essentiellement concentrées sur la sphère familiale. Les taux de violences intrafamiliales sont au-dessus de la moyenne des Outre-mer. Enfin, sur les stupéfiants, il faut être vigilant sur les chiffres, parce que c'est typiquement le contentieux où plus vous travaillez sur les stupéfiants, plus vous avez des chiffres élevés. Je ne suis pas sûr que ce soit le critère principal. Ce qui m'intéresse, c'est ‘Est-ce qu'on démantèle des trafics ou est-ce qu'on fait du consommateur ?’ Et là, le travail fait par le Comgend est remarquable. Je salue son action dans le domaine du démantèlement des trafics, que ce soit à Tahiti, ou sur la compagnie des archipels également.” Vous avez développé des réseaux renforcés avec les autorités étrangères, notamment les États-Unis, pour lutter contre ces trafics. “Les frontières de la France, elles sont Outre-mer. On ne peut pas concevoir de travailler ici en Polynésie sur la criminalité organisée, quelle qu'elle soit sans travailler en étroite collaboration opérationnelle avec les services de police des pays voisins. Donc, on a des partenariats qui sont très développés avec des pays qui nous intéressent, je pense notamment aux États-Unis. Ce sont des partenaires très importants pour nous et je pense que nous sommes également des partenaires crédibles puisqu’il y a de la réactivité de notre part. Ces partenariats, on les développe aussi avec nos camarades Australiens, on a également, avec les camarades Néozélandais, qui sont des pays, des points d'appui importants en termes d'échanges de renseignements. Au niveau central, on essaye de développer ces accords bilatéraux de manière plus organisée.” J'imagine que vous avez rencontré les autorités locales concernant l'organisation des Jeux du Pacifique. Est-ce que la gendarmerie sera renforcée, ponctuellement ou définitivement à cette occasion ? “On aimerait que ça soit définitivement. Je veux dire que sur la partie Jeux du Pacifique, on a été les premiers à commencer à planifier. Les choses sont assez bien avancées. Il y a des demandes qui ont été faites de renforcement, je pense qu'elles seront honorées sans trop de difficultés. Après, ça sera un renforcement temporaire.” Toujours sur le volet renforcement, le procureur général Frédéric Benet-Chambellan, a lancé un appel au recrutement d’officiers de police judiciaire pour faire avancer les dossiers après les dépôts de plaintes. “Vous connaissez un commandant d'unité ou un magistrat qui vous dit qu'il y a trop de monde ? Ça n'existe pas. Il est vrai qu'on est, dans les Outre-mer de manière générale, un peu sous-dimensionnés en effectifs. Nous appelons de nos vœux que ces effectifs puissent être augmentés. Une affaire de violences intrafamiliales, c'est quasiment deux mois incompressibles d'investigation. C'est extrêmement long, parce qu'il y a des expertises à faire, des auditions à faire, des réquisitions médicales. Ça prend du temps. C'est souvent ça le goulet d'étranglement. Effectivement, on n'aurait plus d'enquêteurs, on ne s'en plaindrait pas. Mais il y a aussi toute la périphérie. Je ne suis pas le Père Noël. Je n'ai pas de photocopieuse à gendarmes. C'est vraiment une logique de chaîne pénale. Nous faisons au mieux avec les moyens qui nous sont alloués.” Le recrutement en Polynésie française fonctionne bien, mais il y a cette image du jeune Polynésien qui part, et qui peine à venir exercer au Fenua. C’est une réalité ? “J'imagine que c'est une réalité pour ceux qui n'arrivent pas à revenir. Nous ne fonctionnons pas du tout de la même manière que les autres administrations. Quand on est militaire, on est mobile. C'est le meilleur moyen d'acquérir de l'expérience opérationnelle et professionnelle. Par ce flux, cette mobilité, on évite les risques de corruption. En Polynésie, nous sommes à plus de 50 % d’effectif polynésien. Moi, mon critère de sélection pour servir Outre-mer, c'est la qualité du service, c'est-à-dire qu'on a besoin de militaires qui soient compétents, performants. Bien entendu, à compétence égale, je privilégierais quelqu'un qui est né ici, parce que j'ai tout intérêt à ce que les Polynésiens servent en Polynésie.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-01 04:25:00

Vinci déboutée en appel pour le Swac du Taaone
Tahiti, le 30 juin 2026 - En septembre 2023, Vinci avait tenté une action devant le tribunal administratif de la Polynésie française pour demander plus de 300 millions de francs dans le cadre de la passation des accords de construction du Swac de l’hôpital du Taaone. La société française avait alors été déboutée, mais est revenue à la charge devant la cour administrative d’appel, sans succès une fois encore. Plus d'un an après l'inauguration du Swac du CHPF, le système de climatisation utilisant de l’eau froide puisée en profondeur dans l’océan, la société Vinci, propriétaire de Géocéan qui avait été attributaire de la réalisation des conduites de pompage d'eau marine, s’était présentée au tribunal administratif pour se faire indemniser à hauteur de près de 300 millions de francs. Elle réclamait cette somme au Pays pour les surcoûts auxquels elle avait été exposée, sur le fondement du principe des sujétions imprévues ou à titre subsidiaire sur celui de la modification unilatérale du contrat et à titre infiniment subsidiaire, sur le fondement de la théorie de l’imprévision. La société Géocéan, rachetée par Vinci en février 2022, avait été attributaire du lot numéro 1 “ouvrage maritime”, pour la construction du Swac. Un lot qui comprenait la “réalisation des conduites de pompage d'eau marine profonde et de rejet après le passage de l'eau dans l'échangeur thermique”. Plus d'une année après la réception des travaux, Vinci contestait le décompte général du chantier, qui n'incluait pas, selon cette société de construction, le montant des surcoûts liés à la crise sanitaire. En effet, plaide-t-elle, trois types de surcoûts ont été identifiés. Ceux liés à la fermeture des frontières avec la fermeture des usines chinoises qui a entraîné une augmentation des prix de certaines fournitures, ceux provenant de la prolongation de sept mois du planning de travaux et enfin ceux liés à la reprise restreinte des travaux en raison des règles sanitaires de l'époque. La rapporteure publique, lors de l’audience, avait démonté point par point cette demande et a conclu, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir, au rejet de la requête. Selon elle, la crise sanitaire ne pouvait pas être qualifiée de “sujétions techniques imprévues” . Les mêmes conclusions concernant l'allongement de la durée du chantier avaient été retenues par le tribunal administratif reconnaissant l'applicabilité de la théorie de l'imprévision mais rejetant son application en raison de l'absence de bouleversement économique du contrat. Le tribunal estimait que le maître d’ouvrage [la Polynésie française] avait “mis en cohérence” le planning prévisionnel en fonction de la crise Covid et que les modifications de planning avaient été “toutes acceptées par les deux parties, moyennant des avenants passés, notamment en novembre 2020”. Devant la cour administrative d’appel de Paris, Vinci a déployé les mêmes arguments et s’est trouvées confrontée aux mêmes conclusions. L’appel a donc été rejeté. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-01 04:23:00

L’IEOM craint un retour de l’inflation
Tahiti, le 30 juin 2026 - Dans un contexte de rehaussement des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE), le conseil de surveillance de l’Institut d’émission d’Outre-Mer (IEOM) a examiné la situation économique et monétaire de la zone franc Pacifique. Le conseil de surveillance de l’Institut d’émission d’Outre-Mer (IEOM) constate une résurgence des pressions inflationnistes dans la zone monétaire : en avril 2026, les prix à la consommation ont progressé de 1,1 % en Nouvelle-Calédonie et de 0,1 % en Polynésie française sur un mois. Les anticipations d’inflation apparaissent désormais orientées à la hausse, faisant peser un risque sur la stabilité des prix. Même si l’économie polynésienne reste bien orientée, soutenue par un tourisme dynamique, la situation économique en Nouvelle-Calédonie reste fragile, pénalisée par les difficultés persistantes du secteur du nickel et l’absence de visibilité sur l’avenir institutionnel du territoire. À Wallis-et-Futuna, l’activité économique reste globalement dynamique, malgré un contexte d’inflation élevée (+3,5 % en décembre 2025 en glissement annuel). Compte tenu du régime de taux de change fixe avec l’euro et de liberté de circulation des capitaux avec le reste du monde, le conseil de surveillance de l’IEOM a décidé d’augmenter l’ensemble de ses taux d’intérêt directeurs de 25 points de base. Ceux-ci sont donc fixés comme suit à compter du 25 juin 2026 : taux de la facilité de dépôt : 2,25 %, taux du réescompte à 7 jours : 2,35 %, taux des lignes de refinancement à 6 mois : 2,45 %, taux de la facilité de prêt marginal : 3,00 %. L'IEOM décide donc de monter les taux d'intérêt afin de rendre le crédit plus cher pour freiner l'augmentation des prix. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-01 04:20:00

​Le Pays conclut quatre emprunts pour 6,2 milliards de francs pour boucler son budget d’investissement 2026
Tahiti le 30 juin 2026. L'annonce a été faite au Journal officiel ce mardi. Alors qu’il est beaucoup question de finances ces derniers temps après le rejet des transferts non utilisés du budget 2025 vers le budget 2026 la semaine dernière par l’assemblée de la Polynésie, et que la séance de ce mercredi sera elle-aussi principalement orientée sur l’économie, une communication publiée au Journal Officiel de la Polynésie française ce mardi explique que le ministre en charge des finances, Warren Dexter, est habilité à négocier et à conclure quatre emprunts d'un montant global de 6,2 milliards de francs pour le financement partiel des opérations d'investissement du budget général de 2026. Un crédit sera contracté auprès de la Socredo d’un montant de 3 milliards de francs avec 1,5 milliard de francs à percevoir au plus tard le 31 décembre 2026 et le solde au plus tard le 30 juin 2027 au taux de 2,70% sur 10 ans. Deux crédits sont négociés avec la Banque de Tahiti. Le premier de 1 milliard de francs pour un taux fixe de 2,85 % pendant 10 ans et le second en « mixte Revolving » de 1 milliard de francs sur 10 ans. Enfin, un dernier crédit est contracté, là encore à la Banque de Polynésie pour 1,2 milliard de francs à taux fixe de 2,85 % sur 10 ans. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-01 04:18:00

Le groupe ​Pacific Energy acquiert son propre tanker
Tahiti, le 30 juin 2026 - Une grande première pour Pacific Energy. Une délégation de la société, conduite par son président, Albert Moux, est allée prendre livraison, à Shanghai, de son tout nouveau pétrolier, le Manavai. Le groupe distributeur de carburant devient aussi armateur. C’est une cérémonie qui restera dans l’histoire du groupe Pacific Energy. Lundi à Shanghai, le groupe a pris possession de son tout nouveau pétrolier. Musique, feux d’artifices et danses ont accompagné la prise de possession du navire de 183 mètres de long. Le Manavai, qui battra pavillon singapourien, siège de la société Pacific Energy, prendra bientôt la mer pour ses premières rotations de distribution de carburant dans le Pacifique Sud. “C'est un projet qui était dans la tête de notre président depuis maintenant plusieurs mois, sinon années”, explique Sylvain Quemener, directeur logistique et shipping du groupe Pacific Energy. “Le projet a pris naissance en 2025 avec la construction du navire. Et là, nous sommes au mois de juin 2026, et nous sommes venus ici – toute une délégation – pour prendre livraison du pétrolier.” D’une capacité de 50 000 tonnes, le pétrolier baptisé Manavai, fera la tournée des îles où Pacific Energy est distributeur : Nouvelle-Zélande, Fidji, Samoa, Vanuatu et bien sûr Polynésie française. “Ce nouveau pétrolier apporte à la Polynésie plus de sécurité dans l'approvisionnement, poursuit Sylvain Quemeneur, parce que c'est un pétrolier qui, au contraire des autres pétroliers qui sont loués, appartient à la société Pacific Energy. Donc, en fait, la société est devenue armateur. Nous aurons plus de sécurité dans l'approvisionnement et plus de souplesse.” Le navire est destiné à parcourir une route maritime sur la ligne Fiji, Samoa, Polynésie française et Vanuatu avant de revenir à son point de chargement à Singapour. “Pour la société, c'est historique”, s’enthousiasme Albert Moux, président du groupe Pacific Energy. “C'est un grand moment que de passer d'un statut de distributeur de produit pétrolier à un statut d'armateur. C'est un vrai changement de paradigme pour la société. Aujourd'hui, nous disposons de nos propres outils de transport.” Une alimentation renforcée Avec cette acquisition, “qui pourrait ne pas la dernière”, explique avec espièglerie Albert Moux, Pacific Energy est certain de pouvoir alimenter en flux constant la Polynésie française. Le navire, de la classe des chimiquiers, pourra emporter plusieurs qualités de carburant. Il peut emporter du gasoil, de l'essence, du carburant aviation et aussi du carburant pour les centrales électriques, notamment utilisé aux îles Fidji, qui fonctionnent au fioul lourd. Avec ses 183 mètres de long, le navire peut charger jusqu'à sept qualités de produits différents et les acheminer à une vitesse de croisière de 14 nœuds. Sa robustesse lui permet de tenir la mer sans soucis. Le navire a été baptisé par Nina Moux dans la plus pure tradition polynésienne : Le Manavai. Il mettra entre 48 et 54 jours pour faire une rotation en fonction de la météo marine. Pour autant, la société Pacific Energy ne rompt pas avec le navire Maersk Tahiti, ce qui lui permet encore plus de fiabilité et une alimentation continue en produits pétroliers au Fenua. D'autres clients, s’ils le souhaitent, et en fonction de la capacité de stockage du navire lors d’une rotation, pourront aussi faire appel à ses services. “On a déjà beaucoup de demandes”, explique sur le sujet Sylvain Quemeneur. En développant une activité d’armateur, Pacific Energy confirme encore un peu plus son implantation dans le Pacifique Sud, et sa volonté continue d’investissements pour développer son activité, mais surtout pour garantir aux Polynésiens le meilleur service possible. Le pétrolier arrivera prochainement en Polynésie française pour une première rotation et pour une découverte de ce géant des mers. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-01 04:14:00

Puffs, bubblegum, terrasses... tout ce qui change dès mercredi
Tahiti, le 30 juin 2026 – “C'est la fin du bubblegum.” La formule prête à sourire. Elle résume pourtant l'un des principaux changements qui entrent en vigueur ce mercredi avec la nouvelle réglementation sur le tabac et le vapotage. Cigarettes électroniques jetables interdites, arômes les plus gourmands supprimés, produits désormais cachés dans les commerces... Sans aller jusqu'à bannir totalement la vape, comme l'avait un temps tenté l'assemblée avant d'être retoquée par le Conseil d'État, le gouvernement durcit nettement les règles pour limiter l'entrée des plus jeunes dans le tabagisme. À partir de ce mercredi, les habitudes des fumeurs et des vapoteurs vont changer. La loi du Pays sur le tabac, adoptée fin 2025 après plus d'un an de concertation, franchit en effet une nouvelle étape avec plusieurs mesures très concrètes pour les consommateurs comme pour les commerçants. La plus visible est sans doute la disparition des puffs, ces cigarettes électroniques jetables particulièrement populaires chez les adolescents. Elles sont désormais interdites à la vente. Même sort pour les saveurs les plus gourmandes. “C'est la fin du bubblegum, de la piña colada ou des mélanges de fruits comme pomme-fraise”, résume Catherine Colombet, juriste au ministère de la Santé. Désormais, seules les saveurs correspondant à un fruit unique resteront autorisées. Mais au-delà des arômes, c'est toute l'attractivité de ces produits auprès des plus jeunes que le gouvernement entend réduire. Dans les commerces aussi, la cigarette se fait plus discrète. Les paquets de tabac et les produits de vapotage ne pourront plus être exposés à la vue des clients. Ils devront être rangés derrière le comptoir ou dans un meuble fermé. Pour connaître les produits disponibles, les consommateurs devront désormais consulter un catalogue. Les boutiques spécialisées pourront conserver une présentation des produits, mais uniquement sous conditions très strictes, notamment en interdisant l'accès aux mineurs et en masquant totalement leurs vitrines. L'exemple plutôt que l'interdiction Si ces nouvelles règles ciblent particulièrement le vapotage, c'est parce que les professionnels de santé le considèrent comme une porte d'entrée vers la dépendance. “La nicotine est souvent la première substance consommée par les jeunes. C'est la première étape d'un parcours addictologique”, alerte le Dr Romain Bourdoncle, addictologue au Centre de prévention et de soins en addictologie (CPSA). Tout l'enjeu consiste donc à limiter l'attractivité de ces produits auprès des adolescents, tout en conservant la cigarette électronique comme un outil de sevrage pour les fumeurs qui souhaitent arrêter. “Pourquoi ne pas tout simplement tout interdire immédiatement ?”, a d'ailleurs lancé la ministre de la Santé, Raihai Ansquer. Si l'assemblée avait un temps adopté un amendement interdisant totalement la cigarette électronique, finalement retoqué par le Conseil d'État, le texte défendu par le gouvernement a toujours privilégié un encadrement progressif du vapotage. Une interdiction brutale risquerait, selon la ministre, de favoriser “le développement d'un marché parallèle” ou le recours à d'autres substances. La réforme prévoit également un système de licences pour les importateurs et les vendeurs, l'interdiction de vendre du tabac ou des produits de vapotage dans certains commerces – notamment les bars, restaurants ou magasins principalement destinés aux enfants – ainsi que l'extension progressive de l'interdiction de fumer sur les terrasses à partir du 1 er janvier 2027, sauf dans des espaces spécifiquement aménagés. Les licences, a d'ailleurs tenu à rappeler Raihai Ansquer, seront délivrées gratuitement. Réduire l'envie, pas culpabiliser Si le gouvernement serre aujourd'hui la vis, c'est parce que les derniers chiffres inquiètent les professionnels de santé. Les premières données de l'enquête Steps montrent qu'environ 30 % des adultes fument aujourd'hui en Polynésie, tandis que près d'un jeune sur deux a déjà essayé la cigarette électronique. Plus préoccupant encore : neuf jeunes sur dix ayant expérimenté le tabac ou la vape disent avoir commencé avant l'âge de 16 ans. Pour le directeur de la Santé, Francis Spaak, ces chiffres justifient pleinement ce nouveau tour de vis. En transposant les données françaises à la Polynésie, le médecin estime que le tabac serait responsable d'environ cinq décès par semaine sur le territoire. “Est-ce qu'on accepterait de rouler avec une voiture qui provoquerait cinq morts par semaine sur les routes du Fenua ? Non.” Une image volontairement frappante pour rappeler que le tabac reste, selon lui, l'une des principales causes évitables de décès. Mais la réglementation ne suffira pas, préviennent les médecins. Au Centre hospitalier de Polynésie française, le pneumologue Éric Parrat souhaite d'ailleurs que les professionnels de santé “montrent l'exemple”, en faisant progressivement de l'hôpital un établissement sans tabac. Pour lui, l'exemple de la Nouvelle-Zélande est souvent mal compris. “Tout le monde dit qu'ils ont interdit. Ce n'est pas vrai.” Le pays a surtout développé un accompagnement adapté aux populations maories, faisant passer leur taux de tabagisme de près de 40 % à 16 %. “Imaginez si nous arrivions à réduire de moitié le tabagisme en Polynésie : ce seraient des économies de santé absolument phénoménales.” Au-delà de la réglementation, les autorités insistent surtout sur l'accompagnement des fumeurs qui souhaitent arrêter. “Chaque tentative est une étape vers la réussite”, a rappelé Raihai Ansquer. Un message d'encouragement pour les fumeurs qui ont déjà à déplorer plusieurs échecs. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-01 02:11:00

​Fin d’activité pour Newrest à Papara
Tahiti, le 30 juin 2026 - Faute de reprise des négociations, la société Newrest quitte la cuisine centrale de Papara. Un état des lieux de sortie a eu lieu ce mardi en présence de la direction, de la commune et d’un huissier. Le piquet de grève est toutefois maintenu : les salariés attendent l’issue d’un recours judiciaire porté par la CSIP avec une échéance fixée au 16 juillet. L’ambiance était morose, ce mardi, du côté de Newrest Catering Papara. Plus de va-et-vient de camions pour livrer les centaines de repas préparés chaque jour sur place : la cuisine centrale est à l’arrêt depuis quelques jours. Après un grand nettoyage, cette dernière journée était consacrée à l’inventaire, un état des lieux de sortie qui s’est tenu en présence de la direction de l’entreprise de restauration collective, de la commune et d’un huissier. La production du groupe Newrest en Polynésie se concentre donc désormais sur Faa’a. ​“Voir la cuisine vide, ça fait drôle” “Voir la cuisine vide, ça fait drôle” , confie l’un des grévistes, salarié de longue date et délégué du personnel. “On ne sait pas ce que cet outil de travail va devenir” , poursuit-il. Avec ses collègues, ils attendent surtout d’être fixés sur leur propre sort : une nouvelle échéance est fixée au jeudi 16 juillet par rapport à un recours judiciaire porté par la Confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP). Pour rappel, d’après le préavis, le point bloquant de cette grève concerne notamment “le renouvellement de la convention d’occupation du domaine public relatif à la cuisine centrale dans la commune de Papara” , dont l’échéance était fixée au 30 juin 2026, ainsi que “le transfert et la reprise définitive du personnel communal mis à disposition de Newrest Catering Polynésie” . Effectif depuis plus de deux semaines, le piquet de grève est maintenu dans l’attente de cette audience au tribunal. Une douzaine de personnes étaient mobilisées et elles espéraient être rejointes par d’autres collègues dès ce mercredi. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-07-01 01:02:00

​“Nous avons atteint les limites de l'autonomie”
Tahiti, le 29 juin 2026 - Les autonomistes étaient réunis ce lundi matin pour la commémoration de l’autonomie. Pour Gaston Flosse le Pays a “atteint les limites de l'autonomie” . Il faut passer, selon lui, à un nouveau statut, la souveraineté associée à la France. “ Nous allons continuer comme ça ? Aller pleurnicher à Paris ? On va montrer que nous savons non seulement diriger administrativement notre pays mais le faire vivre .” Le président du Tapura huiraatira, Édouard Fritch, a invité les autonomistes à se réunir lundi matin à la stèle située dans les jardins de Paofai pour commémorer la fête de l’autonomie. Le leader politique a rappelé que “l’idée” avait germé dans les années 1950 avec Pouvanaa a Oopa. Il a fait “remarquer à l'État que les Polynésiens étaient prêts à se prendre en charge et diriger leur pays”. Puis Francis Sandford, John Teariki et Gaston Flosse ont continué “le combat” . Être autonome et appartenir à la République est pour la Polynésie “une force exceptionnelle” . La relation avec la France n’étant “ni une dépendance, ni une soumission”, mais “un partenariat stratégique fondé (...) sur des intérêts communs et partagés”. Le tāvana de Papeete, Rémi Brillant, a rendu hommage aux anciens responsables politiques du Fenua qui ont contribué à la mise en place “d es institutions” . Il a rappelé que le devoir du politique est de “ regarder vers l'avenir sans jamais oublier notre histoire” . Il a également appelé à l’unité et a insisté sur le fait qu’autonomistes et indépendantistes, tous doivent avoir le même objectif : “ construire une Polynésie forte, solidaire et confiante dans son avenir .” Continuer à aller pleurnicher à Paris ? L’élue A here ia Porinetia et députée, Nicole Sanquer, considère le 29 juin comme étant “l'une des dates fondatrices de notre histoire contemporaine ”. Elle a rendu hommage à Gaston Flosse, “le père de l'autonomie polynésienne” , un statut qui, selon elle, “nous permet pleinement d'agir”. Mais , a-t-elle souligné, cela “ exige du courage politique, une vision et surtout des résultats” . Comme il le martèle depuis une dizaine d’années, avec son projet de Pays associé, l’ancien président de la Polynésie française, Gaston Flosse, a quant à lui soutenu que le Pays est arrivé “au bout de l'autonomie. Allons-nous continuer cette autonomie ? Ne sommes-nous pas capables d'aller plus loin encore ?” . Pas question de “rompre” les relations avec la France. Mais pour lui, la souveraineté associée à la France est “ l’avenir de notre pays” et dans l’immédiat “une réponse à ceux qui prêchent une indépendance dure” . Il a rappelé qu’en mettant en place le statut d’autonomie il ne s’était “pas trompé” et qu’il “ne [se] trompe pas en proposant ce [nouveau] statut” . Le vieux lion reconnaît que l'autonomie est “pratique” car lorsque le Pays a “un trou dans le budget, on va à Paris et puis on revient. Nous allons continuer comme ça ? Aller pleurnicher à Paris ? On va montrer que nous savons non seulement diriger administrativement notre Pays mais le faire vivre” . Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-30 05:14:00

Il violente sa compagne de 17 ans et retourne en prison
Tahiti, le 29 juin 2026 - À peine cinq mois après sa sortie de prison, un homme de 23 ans a de nouveau comparu devant le tribunal correctionnel de Papeete, lundi, pour des violences commises sur sa compagne, âgée de 17 ans. Sans emploi et sans domicile fixe, l’homme qui comparaissait ce lundi pour violences commises sur sa compagne de 17 ans a aménagé une cabane où il vit avec elle. La jeune fille raconte avoir été frappée après une dispute liée au vol d'écouteurs et d'un chargeur. Gifles, coups de poing, cheveux tirés, main plaquée sur la bouche : un “véritable passage à tabac”, a qualifié le substitut du procureur. Les violences lui ont valu deux jours d'incapacité totale de travail (ITT) ainsi qu'une prise en charge en pédopsychiatrie. À la barre, le prévenu minimise les faits. “Elle a inventé des choses.” “C'est parti tout seul... Je regrette”, déclare le jeune homme qui compte déjà sept condamnations à son casier judiciaire. Une passante, témoin de la scène, affirme l'avoir vu serrer le cou de la jeune fille en pleine rue. Le tribunal rappelle également qu'une précédente compagne avait dénoncé des violences similaires quelques semaines plus tôt. “Monsieur a changé de compagne, mais on est dans le même schéma. Cette fois, la victime n'a que 17 ans”, souligne le parquet. Le tribunal a finalement condamné le jeune homme à un an et demi d'emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire pendant deux ans, soit un an ferme. Il devra suivre des soins, travailler, ne plus entrer en contact avec la victime et verser 60 000 francs de dommages et intérêts à la maman de la jeune fille. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-30 04:48:00

“Bourré”, il frappe un gendarme venu apaiser une dispute
Tahiti, le 29 juin 2026 - Un habitant de Faa'a de 31 ans a été condamné ce lundi par le tribunal correctionnel de Papeete à six mois d'emprisonnement avec sursis simple pour des violences commises sur un gendarme. Il a expliqué ne garder aucun souvenir de cette nuit où il avait consommé près de six litres de bière. Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1 heure du matin, une femme alerte les gendarmes, inquiète de l’état d'ébriété de son mari. À leur arrivée, l'homme accepte de regagner son domicile. Mais quelques minutes après le départ des militaires, une nouvelle dispute éclate. Les gendarmes reviennent. Au moment où ils lui demandent de les suivre, le trentenaire assène un coup de pied au ventre de l'un d'eux. C’est donc pour violences commises sur un gendarme qu’il comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel. “Au moment où je lui ai demandé de nous suivre, c'est là que le coup est parti”, relate le militaire à la barre. “J'étais bourré”, reconnaît simplement le prévenu, père de trois enfants, inconnu de la justice avant cet incident. Il explique avoir partagé deux caisses de bière avec des membres de sa famille dès le début d’après-midi après avoir “travaillé toute la matinée”. Au moment des faits, son alcoolémie dépassait les 2 mg par litre d'air expiré. “Heureusement que tout le monde ne se met pas une caisse dans le cornet après avoir travaillé, c'est beaucoup 6 litres”, lui fait remarquer la présidente. “Là, c'est sûr, je vais arrêter l'alcool. Je vais signer à la Croix bleue”, assure le prévenu honteux derrière la vitre du box. Le gendarme, constitué partie civile, a réclamé 200 000 francs de dommages et intérêts. Estimant qu'il s'agissait d'un acte isolé chez un homme décrit comme habituellement pacifique, le parquet a requis six mois de prison avec sursis probatoire. Le tribunal l'a finalement condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis simple et à verser 80 000 francs de dommages et intérêts au gendarme. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-30 04:43:00

​Le barreau de Papeete solidaire du mouvement national
Tahiti, le 29 juin 2026 – Les avocats du barreau de Papeete se sont une nouvelle fois réunis, ce lundi, sur les marches du palais de justice pour dénoncer le projet de loi SURE qui vise notamment à accélérer les procédures pénales, ainsi qu'un projet de loi sur la sécurité publique. “Ce n'est pas parce que nous sommes un barreau éloigné que nous ne devons pas répondre aux demandes et aux obligations nationales qui sont importantes.” Comme leurs confrères de métropole, les avocats du barreau de Papeete ont répondu présents, ce lundi, à l'appel du Conseil national des barreaux et de la Conférence des bâtonniers. Une petite dizaine d'entre eux se sont réunis sur les marches du palais de justice pour dénoncer le projet de loi SURE (Sanction utile, rapide et effective), porté par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. Ils rappellent leur “opposition formelle et déterminée” lors de ce troisième rassemblement depuis que le projet de loi SURE a été évoqué. Cette mobilisation nationale intervient alors que le texte est examiné au Parlement. “Le principal point d'achoppement, c'était le plaider-coupable. On a obtenu son retrait, mais il reste de nombreuses dispositions qui nous inquiètent, notamment sur les délais de détention provisoire et d'autres mesures qui affaiblissent les droits de la défense”, explique la nouvelle bâtonnière de Papeete, Me Béatrice Eyrignoux. Pour les avocats, si le retrait du plaider-coupable criminel constitue une première victoire, la mobilisation reste de mise. ​ “Assurer un véritable travail d'équipe” Au-delà du projet de loi, les avocats souhaitent aussi attirer l'attention sur le manque de moyens dont souffre la justice. Magistrats, greffiers et avocats sont confrontés à une charge de travail toujours plus importante, avec des conséquences sur les délais de traitement des affaires. Pour Me Béatrice Eyrignoux, cette revendication “fait un peu écho” au dossier de la petite Lyhanna, dont le décès dans des circonstances tragiques a récemment ravivé les interrogations sur les moyens accordés à l'institution judiciaire. Les magistrats réclament une réponse politique aux défaillances judiciaires mises en lumière par cette triste affaire. Élue vendredi dernier lors de l'assemblée générale (AG) bâtonnière du barreau de Papeete, Me Béatrice Eyrignoux débutera officiellement le 1er janvier prochain, aux côtés de son vice-bâtonnier élu lui aussi pendant l'AG, Me Johan Marchand. Une organisation qu'elle juge indispensable face aux nombreux dossiers à traiter. “Même avec un barreau de moins de 130 avocats, il y a énormément de travail. Le vice-bâtonnier reçoit des délégations et permet d'assurer un véritable travail d'équipe”, a ajouté la nouvelle bâtonnière. Parmi les priorités de ce nouveau mandat figurent la formation continue des avocats, une gestion toujours plus transparente du barreau et de la Caisse des règlements pécuniaires des avocats (Carpa), ainsi que l'accompagnement des jeunes confrères. Le barreau souhaite aussi améliorer l'accès au droit dans les archipels éloignés, où assurer la défense reste parfois complexe. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-30 04:30:00

La ZEE devient un nouvel “outil décolonial” pour le Tavini
Tahiti, le 29 juin 2026 – Pour le Tavini Huiraatira, la Zone économique exclusive (ZEE) n'est plus seulement un espace maritime à protéger ou à développer. Elle devient désormais un “outil décolonial” susceptible d'ouvrir enfin le dialogue avec l'État que les indépendantistes réclament depuis la réinscription de la Polynésie française sur la liste des territoires à décoloniser de l'ONU, en 2013. Un nouvel argument que le Tavini pourrait désormais faire valoir chaque fois que la question de la ZEE reviendra dans le débat public, jusqu'aux prochaines discussions onusiennes sur la décolonisation. Une heure à peine avant de retrouver son costume de président de l'assemblée à Tarahoi, Antony Géros recevait la presse à la permanence du Tavini, dans le contexte de la visite en Polynésie de Catherine Chabaud. Très vite pourtant, les annonces de la ministre sur les aires marines protégées et les grands fonds marins ont laissé place à un sujet bien plus politique : la décolonisation. Sans reprocher à la ministre de ne pas avoir abordé la décolonisation – “elle n'avait pas mandat pour ça”, reconnaît-il –, le vice-président du Tavini voit dans la ZEE une occasion d'engager enfin le dialogue avec l'État. “Ce dialogue qu'on attend depuis le 17 mai 2013 et qui n'a jamais eu lieu jusqu'à présent, c'est peut-être l'occasion de pouvoir le faire à travers la ZEE”, explique-t-il. Pour Antony Géros, les près de cinq millions de kilomètres carrés de ZEE sont désormais bien plus qu'un espace maritime. “C'est un élément décolonial, c'est un élément de dialogue”, résume-t-il. Le Tavini ne conteste ni la nécessité de préserver l'océan ni l'intérêt des recherches annoncées sur les grands fonds. Mais il estime que ces dossiers doivent désormais s'accompagner d'une réflexion sur la gouvernance de cet espace maritime et, plus largement, sur les relations entre l'État et la Polynésie française. Reste à convaincre l'État d'ouvrir cette discussion. Il ne se fait toutefois guère d'illusions sur un changement de cap venu de Paris. “Il y a François Hollande qui nous a promis monts et merveilles, même dans le cadre de la décolonisation. On a vu ce qui s'est passé. Ensuite, il y a Macron qui a dit que la colonisation était un crime contre l'humanité... Aujourd'hui, on continue à tourner en rond. Demain, ce sera peut-être Mélenchon. Qu'il soit de gauche ou de droite, on a toujours dit que le Français restera jacobin jusqu'au bout”, glisse-t-il. Le président de l'assemblée a enfin livré un dernier message, cette fois sur un tout autre sujet : le discours qu'il avait prononcé la veille à Mataiea lors de la commémoration des 60 ans de l'histoire nucléaire en Polynésie. Au nom de l'assemblée, il y avait demandé pardon pour la part de responsabilité de l'institution dans les décisions ayant conduit à l'installation du Centre d'expérimentation du Pacifique : “Je me suis exprimé au nom de l'assemblée” , rappelle-t-il, estimant qu' “une institution ne peut prétendre transmettre fidèlement la mémoire d'un peuple sans avoir d'abord le courage d'assumer son propre passé”. Plus qu'un acte de repentance, il revendique un “devoir de vérité” et souhaite désormais que cette demande de pardon soit reprise dans une résolution de l'assemblée. Qu'il évoque la gouvernance de la ZEE ou la mémoire nucléaire, Antony Géros poursuit finalement le même objectif : faire de chaque dossier un argument supplémentaire pour relancer le dialogue sur la décolonisation. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-30 04:05:00

Géros veut “secouer le cocotier”
Tahiti, le 29 juin 2026 – Trois jours après le rejet inédit des reports de crédits de paiement à Tarahoi, Antony Géros assume pleinement le vote des élus Tavini. Sans reprendre les arguments fiscaux du Tapura ou de A Here ia Porinetia, le président de l'assemblée explique avoir voulu “secouer le cocotier” afin de rompre avec une pratique budgétaire qui, selon lui, conduit les gouvernements successifs à immobiliser des milliards de francs sur des projets que l'administration n'a pas les moyens de réaliser. “Il faut marquer la rupture.” Vendredi, les élus Tavini ont uni leurs voix à celles du Tapura et de A Here ia Porinetia pour rejeter les délibérations autorisant le report de 42 milliards de crédits de paiement sur l'exercice 2026. Mais les motivations ne sont pas les mêmes. “Je me démarque complètement des raisons de mes collègues” , assure Antony Géros. Là où A Here ia Porinetia réclame une baisse de la pression fiscale au regard des réserves accumulées, et où le Tapura dénonce avant tout un gouvernement qui multiplie les annonces sans parvenir à concrétiser les investissements, l'élu Tavini revendique une autre démarche : provoquer un électrochoc pour obliger l'exécutif à rompre avec une méthode qu'il juge devenue contre-productive : “Aujourd'hui, il faut arrêter de faire la surenchère. On prélève ce qu'on peut réaliser. On ne prélève pas tout ce qu'on peut prélever sans pouvoir le réaliser après.” Ancien ministre des Finances, Antony Géros souligne que cette accumulation de crédits de paiement ne date pas du seul gouvernement Brotherson mais des gouvernements successifs. Raison de plus, estime-t-il, pour que le Tavini rompe avec ces méthodes plutôt que de les reproduire. Revoir la voilure Pour le président de l'assemblée, le problème dépasse la seule question budgétaire. Les services du Pays n'ont plus les moyens humains d'absorber tous les projets inscrits au budget. “Quand on dit demain, on fait une piste. Les gens veulent que la piste soit construite après-demain, pas dans quinze ou vingt ans”, résume-t-il. À ses yeux, le gouvernement doit désormais “toiletter” les crédits de paiement, comme les autorisations de programme l'avaient été par le passé, afin de concentrer les moyens sur les opérations réellement réalisables. Cette logique vaut aussi, selon lui, pour le troisième collectif budgétaire, retiré lundi avant même son examen programmé le lendemain en commission de l'Économie. Il s'étonne d'y voir apparaître de nouveaux projets alors que l'assemblée venait précisément de refuser le report de près de 42 milliards de francs de crédits de paiement accumulés au fil des exercices. “On recharge la mule avec de nouveaux projets”, résume-t-il, estimant qu'il faut d'abord faire le tri dans les opérations anciennes avant d'en lancer de nouvelles. Deux lectures, deux stratégies Le gouvernement défend une lecture inverse. Pour Moetai Brotherson, le texte rejeté vendredi n'était qu'un “acte technique” destiné à reporter des crédits déjà votés. Le véritable débat politique devait intervenir avec le troisième collectif. “Sans ces reports de crédits, le collectif 3 n'a plus de sens”, fait valoir le président du Pays. À Tarahoi, Heinui Le Caill espère désormais que le gouvernement reviendra avec un texte fusionnant les deux collectifs. Le fossé est tout aussi net, dans le récit que chacun fait de cette crise. Les deux hommes n'en racontent manifestement pas la même histoire. Après avoir affirmé que le vote pourrait compromettre l'organisation des Jeux du Pacifique, Moetai Brotherson va jusqu'à estimer qu' “on va peut-être devoir fermer des aéroports” faute de crédits disponibles. Antony Géros, lui, balaie ce qu'il considère comme un scénario catastrophe et ramène le débat au fond du problème : des crédits immobilisés sur des projets qui ne voient jamais le jour. Une différence de taille demeure toutefois entre les oppositions au gouvernement. Si le Tapura et A Here ia Porinetia voient dans la crise actuelle un moyen de provoquer un retour anticipé devant les électeurs, le Tavini historique continue de privilégier un changement de président plutôt qu'un changement d'assemblée. Une stratégie qui se heurte toutefois au calendrier : à mesure que l'on se rapproche de 2028, l'hypothèse d'une dissolution permettant encore l'organisation de nouvelles territoriales s'éloigne. Moetai Brotherson, lui, n'entend toujours pas emprunter cette voie. “Les Polynésiens ont juste envie d'un pays qui fonctionne, ils n'ont pas envie de retourner aux urnes”, assure-t-il. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-30 03:46:00

​Un manque d’effectif pour faire avancer la justice
Tahiti, le 29 juin 2026 - Après la procureure de la République, Solène Belaouar, il y a deux semaines, c’est le procureur général, Frédéric Benet-Chambellan, qui a reçu les médias lundi matin pour faire un point d’étape sur les dossiers potentiellement en déshérence après la circulaire du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, concernant les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans les différentes juridictions. Faire le point sur les violences sexuelles sur mineurs, “j’en ai fait le sujet n°1 en Polynésie française” , expliquait Frédéric Benet-Chambellan, procureur général, à la presse lundi matin. Une décision qui n’a d’ailleurs pas attendu la terrible affaire Lyhanna en métropole et ce, même si les affaires de stupéfiants et de violences conjugales engorgent les tribunaux du Fenua. Ce lundi, suite au lancement du recensement des affaires en déshérence demandé par le garde des Sceaux, le procureur général a donné un premier bilan chiffré de ces dernières. Environ 200 dossiers à différents stades d’étude ont été révélés en Polynésie française, ce qui porte à 308 procédures de viol ou agression sexuelle sur mineur considérées comme traitées à l’occasion des déplacements des magistrats du parquet au sein des services de police et de gendarmerie. Ces examens ont conduit à la conduite de 36 gardes à vue pour viol ou agression sexuelle sur mineur. Cinq ont déjà donné lieu à des ouvertures d’information judiciaire, quatre à des saisines du tribunal correctionnel ou du tribunal pour enfant, sept à des classements sans suite et 12 à des poursuites d’enquête. Déjà en 2023, 150 procédures de violences sexuelles sur mineur ont été traités par le parquet de Papeete, 116 en 2024 et 198 en 2025. À l’occasion de ce recensement des affaires en latence, le procureur général a pu constater que le manque d’effectif chez les officiers de police judiciaire (OPJ) ainsi qu’au parquet pouvaient aussi être une des causes des délais de traitement des plaintes des victimes. “Il y a une insuffisance des effectifs des OPJ” , a-t-il admis. Mais le manque pourrait aussi se faire croissant au parquet même, avec la tenue prochaine des Jeux du Pacifique. “Pour les Jeux, j’ai demandé d’avoir des renforts, deux magistrats de plus... Je les attends toujours” , déplore-t-il. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-30 03:07:00

​Nouvelle pétition de l’association 193
Tahiti, le 29 juin 2026 - À l’approche des commémorations des 60 ans du premier essai nucléaire en Polynésie française, l’association 193 a fait connaître sa volonté de relancer le débat sur les maladies transgénérationnelles et lance une pétition. “Aujourd’hui, nous sommes réunis pour faire ‘mémoire’ afin que ce crime contre nos populations ne soit pas oublié” , indique l’association 193 dans un communiqué envoyé aux rédactions ce lundi, expliquant, selon ses calculs, que la Polynésie est atteinte de “900 nouveaux cancers et bien d’autres conséquences sanitaires” par an à cause des essais nucléaires qui se sont déroulés à Moruroa et Fangataufa. Alors que plusieurs événements sont organisés pour rappeler aux jeunes Polynésiens ce qu’il s’est déroulé au Fenua, l’association 193 souhaite rappeler que “l’État français est coupable d’une situation dramatique dont il doit assumer totalement les conséquences et enjeux” . Parmi les conséquences, la reconnaissance des victimes de cancers radio-induits et les indemnisations qui les accompagnent. Des indemnisations qui se sont heurtées au “seuil d’exposition de 1 millisievert” incorporé dans la loi Morin et que la récente proposition de loi de Mereana Reid-Arbelot s’apprête à faire sauter. Mais ce seul combat n’est pas le dernier pour l’association qui réclame aujourd’hui “la reconnaissance des populations dont au moins un parent ou ascendant était présent en Polynésie pendant la période des tirs atmosphériques” . Surtout, c’est la problématique de la transmission intergénérationnelle qui interpelle l’association 193. “Des scientifiques (généticiens, biologistes) se sont prononcés sur l’impact des rayons ionisants sur la génétique, sur les spermatozoïdes et les ovules, et la transmission à la descendance, et ce sur plusieurs générations, d’un ADN endommagé, propice à diverses maladies : cancers, malformations et maladies transgénérationnelles (ma’i tupuna). Cet héritage empoisonné fait craindre le pire aujourd’hui et à venir.” Aussi, pour les militants pour la réparation du fait nucléaire en Polynésie française, il est temps d’ouvrir une étude indépendante sur ces potentielles conséquences transgénérationnelles. “À croire que seuls des soulèvements de la population peuvent faire bouger les choses”, conclut l’association qui lance, à l’occasion des commémorations du premier tir Aldébaran, une pétition “demandant à l’État et au Pays, qu’en complément de la proposition de loi visant à reconnaître les victimes de l’exposition aux essais nucléaires français, que le processus d’études sur les maladies transgénérationnelles soit enclenché”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-30 03:04:00

Miss Tahiti 2026 : “Ce n'était pas un rêve, c'était un objectif”
Tahiti, le 28 juin 2026 – À peine élue, la nouvelle Miss Tahiti a accordé un entretien à Tahiti Infos dans lequel elle révèle toute la détermination qui l’anime et où elle explique l’immense gratitude qui la comble après son sacre de vendredi. Tu as été élue devant 2 200 personnes. Au moment du couronnement, qu’as-tu ressenti en voyant le public et ta famille exploser littéralement de joie ? “Ça m'a fait chaud au cœur. C'était beaucoup d'émotions et beaucoup de gratitude aussi. D'être soutenue et d'avoir tous ces mots de soutien, c'est aussi, je pense, ce qui a animé chacune des candidates qui se sont présentées. C'est un véritable moteur. Au moment du couronnement, j'arrivais beaucoup à capter les regards. J'ai senti toutes ces petites étoiles qui brillaient. C'est l'énergie qu'ils m'ont donnée. C'était magnifique.” Tes parents semblent avoir joué un rôle essentiel dans ce beau parcours. “Complètement. Mes parents sont mon pilier. C'est grâce à eux que je suis là aujourd’hui. Dans tous les projets, même les plus fous, ils ont toujours été présents à 100 %. Bien sûr qu'ils seront avec moi pour Miss France. Je suis née à Tours. Ma maman est originaire de Moorea et mon papa d'Angers. Je suis très fière de ce métissage. Ici, en Polynésie, cela fait partie de notre identité. J'ai beaucoup déménagé entre la métropole et la Polynésie et cela m'a appris à m’adapter.” Aujourd’hui, tu es très à l’aise à l’oral. Pourtant, tu as raconté avoir été une enfant extrêmement timide. “Oui. Je suis de nature extrêmement timide. Petite, je parlais très peu. Je raconte souvent que je faisais mes exposés en chuchotant dans l'oreille de mon professeur tellement je n'arrivais pas à parler en public. Puis, avec la danse, on m'a dit : ‘Tu vas y aller.’ Je n'avais pas vraiment le choix. Il fallait présenter la culture polynésienne, répondre aux interviews, prendre la parole. C'est quelque chose qui m'a fait grandir. Au début, je demandais même les questions avant les interviews tellement cela pouvait me stresser. Certaines radios acceptaient, d'autres non. Petit à petit, j'ai appris. Au début ce n'était pas parfait, c'était très hésitant. Mais j'avais 15 ans. Avec le temps, j'ai aussi compris que chaque mot avait un impact. Les mots sont importants. Il faut choisir les bons mots au bon moment.” Tu as pu dire vendredi soir que cette élection était une “destinée”. Pourtant, derrière cette victoire, il y a aussi énormément de travail ? “Je suis quelqu'un qui aime la rigueur, qui est perfectionniste. Quand j'entreprends quelque chose, je vais jusqu'au bout. Je me suis donné les moyens de réussir et aujourd'hui je suis très fière du travail accompli. J'aime envoyer ce message : quand on peut, il faut simplement s'en donner les moyens. En réalité, je me prépare depuis que j'ai 15 ans. À la base, je suis danseuse de 'Ori tahiti. Comme je vivais en métropole, on m'a rapidement donné cette étiquette d'ambassadrice de la Polynésie. J'aime bien dire ‘ambassadrice sans couronne’. On m'a demandé d'aller sur des plateaux de télévision, dans des radios, pour parler de notre culture. Ce n'étaient pas des vacances universitaires avec mes amis. Je passais mes vacances sur les routes de France pour faire la promotion de notre culture. J’ai terminé troisième du Heiva de danse l’an dernier après beaucoup de travail. C'est tout ce vécu qui fait qu'aujourd'hui je suis là. C'est pour cela que je parle de destinée. Miss Tahiti, ce n'était pas un rêve, c’était un objectif que je m'étais fixé.” Tu repars aussi de cette soirée avec une voiture,... mais sans le permis. [Rires] “Non, je n'ai pas encore le permis ! Mais je compte bien le passer, même pendant mon année de Miss. En fait, ça résume assez bien mon adolescence. J'ai tellement travaillé, tellement voyagé entre les démonstrations, les plateaux télé et les événements culturels que je n'ai jamais vraiment pris le temps de passer le code puis le permis. Aujourd'hui, c'est un nouvel objectif. C'est important d'être autonome. Et puis je me dis que si ça peut encourager d'autres jeunes à se lancer, tant mieux. D'ailleurs, c'est assez drôle : la voiture de Miss Tahiti est rouge... et ma couleur de candidature était le rouge. C’était encore un petit signe !” Tu as choisi de t’engager au sujet de l’endométriose. Pourquoi cette cause ? “Je ne suis pas moi-même atteinte, mais ma maman souffre d'endométriose. Je vis son quotidien et je connais les douleurs qu'elle peut endurer. Elle a eu la chance d'oser en parler, de consulter des professionnels de santé et de bénéficier d'une opération. Aujourd'hui, elle suit un traitement, mais il est très coûteux et n'est pas remboursé. Pour moi, la première étape, c'est d'en parler. Plus on en parle, moins cette maladie est taboue. J'espère qu'à terme cela permettra une meilleure prise en charge. J'aimerais aussi continuer à défendre la cause animale. Nous avons recueilli plusieurs animaux abandonnés. C'est un sujet qui me tient énormément à cœur.” La culture polynésienne occupe une place centrale dans ta vie. Que souhaites-tu transmettre pendant cette année ? “La culture fait partie de moi. Je ne parle pas le tahitien, mais j'aime dire que je parle cette langue à travers ma danse. J'ai envie d'apprendre davantage. Le tapa, le tatouage, notre histoire, nos légendes... Je suis de nature très curieuse. Si quelqu'un me raconte une anecdote ou une histoire sur un lieu, je suis la plus heureuse. Je veux aller à la rencontre du peuple. Je veux être une Miss accessible, sans retenue.” As-tu un endroit où tu aimes te retrouver ? “Oui. La plage du Méridien. Avant chaque grande échéance, avant le grand oral, avant le Heiva, avant l'élection, j'y vais très tôt le matin, quand il n'y a personne. Je regarde Moorea, les vagues, l'océan. C'est mon endroit de thérapie. C'est là que je me retrouve. J'y donne aussi parfois des initiations au 'Ori tahiti à des touristes. Danser les pieds dans le sable, avec la montagne et l'océan en face, c'est une manière de partager notre culture.” Comment abordes-tu toute la médiatisation qui commence aujourd'hui ? “Je sais que je ne pourrai pas plaire à tout le monde. Il y aura toujours du positif et du négatif. Mais je sais qui je suis. Je sais le travail que j'ai fourni pour arriver jusque-là. Aujourd'hui, je retiens surtout l'amour que je reçois. J'ai près de 200 notifications qui m'attendent. Et c'est cette énergie positive que j'ai envie de garder pour cette année de règne.” Les candidates parlent d’une promotion particulièrement soudée. Tu en penses quoi ? “Oui. Notre promo a été incroyable. On a créé une magnifique cohésion. Même si aujourd'hui nous avons quatre lauréates, pour moi nous restons dix candidates pendant toute cette année. D'ailleurs, nous sommes déjà en train de nous organiser pour continuer à nous voir.” Enfin, comment imagines-tu les prochains mois, entre le Heiva, Miss France... ? “Pour l'instant, tout est encore très récent. Déjà aujourd'hui [samedi, NDLR], la journée est chargée : shooting photo, mon premier JT... J'attends surtout de découvrir ce programme et d'apprécier chaque moment avec cette couronne. Je suis quelqu'un qui fonctionne beaucoup par objectifs. Chaque année, je m'en fixe un nouveau. J'ai eu la danse, le Heiva, Miss Tahiti... Maintenant, je veux profiter pleinement de cette année de règne, continuer à apprendre et aller à la rencontre des Polynésiens. J'ai envie qu'on m'apprenne notre histoire, nos légendes, nos traditions.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-29 03:02:00

Visite ministérielle : L’économie des voiliers à l’étude
Tahiti, le 28 juin 2026 - Matinée au pas de course et au chronomètre pour la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, dimanche matin à Raiatea. Visite de la Marina de Uturoa, un détour chez Viper Va’a pour finir par une réunion avec les tāvana de Uturoa, Taputapuātea et Tumaraa pour discuter économie des voiliers de plaisance, leur accueil et la logistique nécessaire. Grand soleil pour la ministre et les Îles Sous-le-Vent, ce dimanche matin à Raiatea. Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, est dans son élément. Voiliers, construction de pirogue et économie bleue au programme. La séquence sur l’île sacrée intervient dans un contexte mitigé à Raiatea. D’un côté, un vrai potentiel de développement économique et touristique, de l’autre, des voiliers qui sont vus d’un mauvais œil par une population qui doute que ces derniers respectent leur lagon. C’est d’ailleurs ce sujet qui a été très vite mis sur la table par les tāvana de l’île. Ils tenteront bien une référence à la construction du futur CET de Faaroa, mais la ministre n’était pas venue pour cela. Priorité à l’économie bleue et aux solutions qui peuvent être apportées à son développement. Aux préoccupations des élus de voir les capitaines de ces voiliers vider leurs eaux noires et grises dans les lagons, Catherine Chabaud leur répondra mission maritime du Fond vert. Un fond qui pourrait intervenir en complément de financement à des solutions pour, par exemple, installer une station d’épuration pour pomper les eaux des voiliers et récolter leurs déchets. C’est qu’elle est experte en la matière l’ancienne navigatrice, première femme à terminer un tour du monde à la voile , en solitaire, en course et sans escale en 1997, et la problématique de l’accueil des voiliers de plaisance est un sujet sur lequel elle peut accompagner les élus. Sur Raiatea, une île loin de Paris, elle croisera d’ailleurs plusieurs amis marins, au hasard de ses visites. Une économie à dynamiser La plaisance à Raiatea n’est pas qu’une vitrine, mais un véritable poumon économique. Ainsi, le charter nautique y représente 430 cabines, soit 67 % de la capacité d’hébergement touristique des îles de Raiatea et Taha’a. Près de 10.000 passagers sont accueillis chaque année, dont environ 85 % de non résidents, qui découvrent en voilier les splendeurs des îles Sous-le-Vent. Et pour faire fleurir cette économie, 205 emplois directs y sont associés. “Les retombées irriguent Raiatea, Taha’a, Huahine et Bora Bora, sans construire, ni bétonner”, explique Ségolène Picard, la directrice générale de Tahiti Yacht Charter. “C’est une offre près de la nature, de la population, et qui est complémentaire avec l’hôtellerie terrestre”, poursuit-elle. Un modèle économique qu’il faut cependant aider. Les voiliers de charter commencent à prendre de l’âge, et acheter de nouveaux navires ne peut se faire sans un coup de pouce, comme la défiscalisation d’Etat. C’est notamment la raison pour laquelle Ségolène Picard en a profité pour demander à la ministre l’extension du système de défiscalisation au delà de 2029 “avec un horizon de visibilité de 10 ans glissants pour les investissements structurants”. Enfin, la professionnelle du yachting touristique a, elle-aussi, évoqué “les tensions directes sur le terrain” avec la population hostile à l’implantation des voiliers dans leur lagon. Elle a évoqué la mise en place de solutions, à l’occasion de la présentation du logiciel Escales, comme la révision des zones de mouillage, la mise en place de zones de mouillages temporaires avec des zones de repli météo identifiées, ou encore le recensement des zones réelles de mouillages identifiées pour en avoir une cartographie exacte. La ministre poursuit son séjour en Polynésie encore lundi et mardi avant un décollage mardi soir. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-29 00:42:00

​Vers l’immobilisme, et au-delà
Tahiti, le 28 juin 2026 - L’entreprise de sabordage du gouvernement Brotherson a été enclenchée vendredi matin à l’assemblée de la Polynésie française. Avec deux groupes d’opposition et des non-inscrits (Tapura, Tavini et A here ia Porinetia) qui ne veulent pas rejouer la carte du mariage de la carpe et du lapin, pour créer une nouvelle forme hybride de l’UDSP (Union pour le développement, la stabilité et la Paix), pantalonnade politique de février 2008 qui avait réunit Gaston Flosse et Oscar Temaru, le public a pu découvrir ce qui va être quotidien de l’assemblée de la Polynésie française. Non plus savonner la planche du gouvernement Brotherson, mais bel et bien la scier, de sorte que tout casse pour provoquer un retour aux urnes anticipé. Pour cela, il faut que ce soit le président du Pays qui la demande au président de la République ; et qu’il démissionne. Bien décidé à rester contre vents et marées à la présidence, Moetai Brotherson a donc encouragé les groupes d’opposition à passer à la vitesse supérieure. Le pourrissement des leviers économiques et le blocage des institutions. Vendredi matin, un acte technique, anodin, bien souvent prétexte à saillies contre le gouvernement de la part de l’opposition, avant qu’elle ne s’abstienne au moment du vote, s’est transformé en psychodrame. À l’heure de voter les reports de crédits non engagés en 2025 sur le budget 2026, les élus ont voté contre ce rapport, occasionnant un blocage encore jamais vu au Fenua, même aux pires heures des années 2008 à 2018, à l’époque des gouvernements éphémères. Le pays dans l’impasse Le rejet par l'A-assemblée du collectif budgétaire formalisant le report des crédits de paiement de 2025 sur 2026 entraîne d'importantes conséquences techniques, économiques et politiques. Ce vote peut entraîner des gels de chantiers et de subventions ou encore mettre des projets en péril, notamment l’organisation et le paiement des infrastructures des Jeux du Pacifique 2027. Le Pays n’est pas pour autant en situation de “Shutdown” puisque le budget 2026 est en cours d’exécution, mais les reliquats de 2025 ne peuvent pas être inscrits. La situation politique du Pays se retrouve désormais dans une sorte d’impasse. Le gouvernement peut présenter tous les textes qu’il souhaite, si l’assemblée décide de lui faire un croche-pied, rien ne l’en empêche. Le gouvernement devra prochainement reproposer ce texte pour ne pas mettre la sincérité des comptes du Pays en difficulté, et pour pouvoir payer les chantiers en cours. Les élus de l’assemblée auront une fois encore, le pouvoir de maintenir le blocage ou celui d’accorder une grâce au président du Pays. La motion de défiance, qui obligerait les élus à se choisir, entre eux, un nouveau président du Pays, ne semble pas être la solution choisie par les groupes d’opposition. Cela les conduirait, comme nous l’expliquions tantôt, à se trouver une majorité, qui serait nécessairement boiteuse alors que les échéances électorales majeures s’annoncent (sénatoriales, législatives). En l’absence de remise de démission du président Brotherson, c’est donc la stratégie du pourrissement qui semble avoir été choisie, espérant mettre en oeuvre un blocage institutionnel qui force le président de la République, Emmanuel Macron, à dissoudre l’assemblée de la Polynésie française et à renvoyer les Polynésiens aux urnes pour sortir Tarahoi de l’ornière dans laquelle elle s’est mise toute seule. Moetai Brotherson dénonce un sabotage Vendredi soir, alors que le Fenua avait les yeux rivés en direction de Pirae en attendant une autre élection, celle de Miss Tahiti 2026, le président du Pays a choisi de prendre la parole seul, depuis son bureau, pour s’élever contre cette manoeuvre des élus de l’assemblée. Il a ainsi expliqué que ce geste des élus allait “empêcher le gouvernement de payer les entreprises”, estimant que ces dernières pourraient être obligées de licencier, voir de baisser leurs rideaux. Même chose pour les Jeux du Pacifique “mis en danger”, a-t-il ajouté “Ils viennent, par ce qu’ils ont fait ce matin, mettre en danger non pas les institutions, non pas le gouvernement, mais bel et bien l’économie du Pays”, a-t-il poursuivi, avant de tacler : “(...) C’est de l’irresponsabilité pure et simple”, dénonçant un comportement de l’assemblée “très grave”. Pour autant, Moetai Brotherson a exclu de démissionner, laissant l’assemblée de la Polynésie française tirer les conséquences de ses actes avec deux options. L’attente jusque 2028, ou le maintien du pilonnage des textes du gouvernement jusqu’à plus soif. “J’assumerai jusqu’au bout mes responsabilités avec mon gouvernement”, a-t-il conclu. Jusqu’au bout certes, mais jusqu’en 2028, ou jusqu’à l’immobilisation de son action ? Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-29 00:37:00

Team OPT prend sa revanche sur Shell Va’a
Tahiti, le 28 juin 2026 - La Vodafone Channel Race avait offert un formidable combat entre Shell Va’a et le Team OPT le 13 juin, l’équipe au coquillage faisant la différence en fin de course pour s’imposer. Ce fut encore le cas samedi lors de la Fa’a’ati Moorea, mais c’est le Team OPT qui a décroché la victoire en 6 h 14’ 25’’ devançant Shell Va’a de seulement 27 secondes après 90 km de course. Les conditions de houle étant satisfaisante cette année, c’est bien la Fa’a’ati Moorea qui figurait au programme du Heiva Va’a Marathon 2026 en V6. Les deux dernières éditions de l’épreuve s’étaient en effet déroulées sur la côte est de Tahiti pour cause de forte houle entre Tahiti et Moorea et sur un parcours de 66 km. Mais quel que soit le parcours, le vainqueur était toujours identique ces dernières années. Shell Va’a restait en effet sur une série sept victoires d’affilées depuis 2018, l’édition 2020 ayant été annulée pour cause de Covid. Et l’équipe de David Tepava comptait bien poursuivre sur sa lancée, samedi, mise en confiance par sa victoire à la Vodafone Channel Race. Dix-huit clubs ont relevé le challenge de parcourir un marathon de 93 km et même si les changements étaient autorisés, la distance avait de quoi chahuter les organismes d’autant que le soleil resplendissant tapait fort sur la côte nord de Moorea où le vent était faible. Le départ était donné à 7 h 30 dans la baie du Taaone avec une pensée pour Tavararo Poroi, le Secrétaire général de la Fédération tahitienne de va’a, décédé soudainement dans la semaine. Les équipages prenaient la direction de Temae avec des choix de cap différents, mais Shell Va’a et Team OPT les deux grands favoris prenaient sensiblement la même option et profitaient du surf et du vent dans le dos. Un duel épique entre Team OPT et Shell Va’a Le Team OPT faisait la course en tête mais Shell Va’a n’était jamais bien loin sur une trajectoire légèrement différente, la va’a jaune longeant le récif tandis que son principal concurrent avançait un peu plus au large. Tous deux vont toutefois se retrouver sur la même trajectoire sur la côte nord de Moorea, Team OPT possédant alors une centaine de mètres d’avance. Derrière, pour la troisième place, le duel était serré entre EDT Va’a et Bora Bora mais à longue distance des deux leaders. Les rameurs de David Tepava vont peu à peu combler leur retard sur ceux du Team OPT et tous vont se retrouver bord à bord dans la houle en direction de Tahiti. Un formidable combat débutait alors, les deux va’a étant souvent proches de se toucher. Et ce combat durera jusqu’à ce que le Team OPT prenne une légère avance de trois longueurs de va’a à environ 10 km de l’arrivée. Les deux clubs ont calqué leurs deux derniers changements au même moment, le long de la côte de Punaauia puis de Faa’a mais cela n’a pas permis à Shell Va’a de combler son léger retard. Le Team OPT a résisté à la pression de Shell Va’a et a franchi la ligne d’arrivée en vainqueur 6 h 14’ 25’’ devant la plage du Taaone après 90 km de course et avec seulement 27 secondes d’avance sur Shell Va’a. C’est dire l’intensité du combat que se sont livrés les deux équipages. Manutea Million nouveau peperu du Team OPT a confirmé que le duel avait été épique : “La course a été difficile avec des conditions de houle changeante et un vent favorable ou défavorable selon les parties du parcours. On a bien surfé sur la première partie de course jusqu’à Coco Beach tout comme Shell qui n’était jamais loin de nous. On a quand même réussi à prendre une petite avance, mais Shell a fait le forcing pour revenir lors du retour sur Tahiti et ce fut un véritable combat jusqu’à l’arrivée. Je pense que le Team OPT et Shell Va’a étaient au même niveau aujourd’hui et la différence s’est faite sur des détails. Quand on a réussi à faire un petit écart en fin de course, on a serré les dents et on n’a rien lâché malgré la pression de Shell. Avec Teriitua Tefaatau, on a intégré le Team OPT cette semaine, le coach nous a dit que c’était un test et je pense qu’il doit trouver le bilan positif.” Po pora te hoe mamu de Bora Bora a fini par lâcher EDT Va’a en fin de course pour prendre la troisième place en 6 h 24’ 56’’ et compléter le tiercé gagnant. Un record du parcours a priori Le Team OPT aurait battu samedi le record du parcours du Fa’a’ati Moorea, mais cette information est à prendre sous réserve car elle n’a pas été confirmée officiellement. Selon nos recherches, le record appartiendrait à Shell Va’a en 6 h 20’ 10’’ depuis 2021 et le Team OPT a donc fait mieux en 6 h 14’ 25’’. Mais les records en va’a, surtout en haute mer, sont toujours à relativiser car très dépendants des conditions de mer et de vent. D’autres courses figuraient au programme du Heiva Va’a, samedi matin, et notamment celle des seniors dames longue de 20 km entre la plage du Taaone et le Motu Martin en aller et retour. Sans surprise, c’est l’équipage de Ihilani Va’a qui s’est imposé en 1 h 42’ 05’’ devant le Team OPT qui a fini en 1 h 47’ 25’’. Le Heiva Va’a Mata’eina se poursuivra le week-end prochain sur le site Tehoro à Mataiea avec des courses de vitesse en V1, V3 et V6 vendredi et samedi et la Super Tauati V12 et V16 dimanche. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-28 22:38:00

À la rencontre des dauphins de Moana Ora
Moorea, le 28 juin 2026 - Après avoir récemment ouvert ses portes au public, le sanctuaire de l’association Moana Ora, qui a repris l’ancien Moorea Dolphin Center, accueille désormais les écoles de Moorea. Jeudi matin, des élèves de CM 2 de Papetoai ont découvert les dauphins Hina et Kuokoa ainsi que des activités ludiques autour du monde marin. Jeudi matin, des élèves de CM 2 de l'école primaire de Papetoai ont découvert le sanctuaire de l'association Moana Ora, installé sur le site de l'ancien Moorea Dolphin Center où vivent les deux dauphins Hina et Kuokoa. Après avoir récemment accueilli le grand public, l'association ouvre désormais ses portes aux écoles afin de sensibiliser les plus jeunes à la protection du monde marin. Les enfants ont effectué le trajet à vélo depuis leur école pour une sortie pédagogique couplée au programme Savoir Rouler à Vélo, soutenu par la commune de Moorea-Maiao. Depuis le 1er janvier 2026, l'ancien delphinarium est officiellement devenu un sanctuaire géré par l'association Moana Ora. “Le delphinarium a été créé en 1994 par la compagnie américaine Dolphin Quest et a fonctionné jusqu'en décembre 2025. Nous avons ensuite décidé d'arrêter cette activité pour prendre en charge le bien-être des deux dauphins au sein de l'association Moana Ora”, explique Yann Panhelleux, directeur animalier en charge des opérations. “Notre mission principale est de continuer à prendre soin de nos deux dauphins, mais aussi de développer des programmes éducatifs, de recherche et de conservation. L'éducation sera vraiment au cœur de notre projet, en privilégiant un lien fort avec la culture polynésienne.” Nouveauté dans le fonctionnement : les visiteurs ne sont plus mis en contact avec les dauphins ; mais peuvent toujours les découvrir à distance. “Il n'y a plus d'immersion dans l'eau ni de programme interactif avec le public. Nous voulons accompagner la transformation du delphinarium en véritable sanctuaire. Les soins et les interactions avec les animaux sont exclusivement assurés par leurs soigneurs.” Cette évolution répond à une prise de conscience mondiale sur la protection des mammifères marins, notamment en captivité : “Nous voulons être acteurs de ce changement et mettre toute notre expertise au service du bien-être de nos dauphins, tout en sensibilisant le public à la conservation des espèces.” Découverte par le jeu Au cours de leur visite, les élèves de Papetoai ont aussi participé à des ateliers consacrés à la biodiversité marine polynésienne. Grâce à “l'arbre du vivant”, ils ont découvert les liens entre les différentes espèces vivantes, avant d'aborder la place qu'occupent les baleines, les dauphins, les requins, les tortues ou encore les raies dans la culture polynésienne. Pour cette première année, les visites scolaires sont proposées gratuitement aux écoles de Moorea, tandis que les établissements de Tahiti pourront en bénéficier pour “un tarif symbolique” : “Nous souhaitons accueillir le plus grand nombre d'enfants possible afin de partager avec eux la richesse de la biodiversité polynésienne et contribuer à former les générations de demain”, insiste Yann Panhelleux, qui invite les établissements scolaires à venir découvrir ce nouvel espace dédié à l'éducation et à la conservation. Jeudi, cette matinée a visiblement été très intéressante pour les jeunes visiteurs, comme en témoigne Ravahau Teniarahi, âgée de 10 ans : “Je pense que ça nous a appris beaucoup de choses sur les dauphins et les cétacés. C’était vraiment intéressant et j’aimerais revenir encore une fois. On apprend en jouant. On avait par exemple des cartes et on devait deviner où placer notre être vivant sur l’arbre du vivant. Concernant les dauphins, j’ai retenu que ce sont des animaux très beaux et qu’il faut les préserver”, a-t-elle réagi. Un sentiment partagé par Heevainani, âgée de 11 ans : “On s’est amusé, on a appris beaucoup de choses, notamment sur les dauphins, les tortues et les baleines. J’ai appris qu’une baleine pouvait mesurer jusqu’à 18 mètres et qu’il existait différentes familles de baleines. On a aussi participé à des activités ludiques”, s’est-elle réjouie. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-28 21:09:00

Le grand retour du Makeva Haga Matakeinaga sur la place Tokere
Hao, le 28 juin 2026 – Les habitants de Hao attendaient ce moment avec impatience. Après deux années d'interruption en raison des travaux de construction du nouvel abri anticyclonique, le Heiva de l'atoll fait son grand retour sous une nouvelle appellation : Makeva Haga Matakeinaga. Un rendez-vous culturel très attendu qui marque le retour des animations populaires et de la convivialité sur la place Tokere. Si le nouvel abri anticyclonique n'est pas encore officiellement achevé quelques finitions techniques restant à réaliser, la place Tokere, située juste en face, est désormais de nouveau accessible. Un espace suffisant pour permettre à la commune et au comité organisateur d'y installer la grande scène des spectacles ainsi que le traditionnel village des forains, symbole incontournable des festivités de juillet. Cette année, onze baraques de forains ont pris place autour de la place. Très appréciées des familles, elles proposent des jeux pour les plus jeunes, comme la pêche aux canards, le baby-foot ou encore le billard, tandis que d'autres offrent boissons, snacks et restauration sur place. Un espace de détente qui promet d'animer les prochaines semaines et d'accompagner les habitants durant les vacances scolaires de juillet-août. Les festivités ont été officiellement lancées ce vendredi en fin d'après-midi. Élus, représentants des institutions et membres du comité organisateur se sont réunis pour inaugurer le village des forains. Après les traditionnels discours, le ruban inaugural a été coupé avant une visite de chacune des baraques, permettant aux autorités de saluer les forains venus participer à cette nouvelle édition. La cérémonie d'ouverture s'est poursuivie avec le spectacle présenté par les 131 élèves de l'école primaire Te Tahua o Fariki. À travers chants, danses et mises en scène, les enfants ont rendu hommage à Tematakaurika, figure emblématique de la tradition pa'umotu, offrant ainsi une ouverture culturelle particulièrement symbolique à cette édition 2026. Mais cette année, le Makeva Haga Matakeinaga innove également dans son organisation. Jusqu'au 26 juillet, les animations seront portées par les trois quartiers de Hao, Atanua, Huiroro et Farepa, qui s'affronteront dans une série d'épreuves mettant en valeur les savoir-faire et les traditions locales. Au programme figurent des concours de confection de tīfaifai, de création de bijoux en coquillages, de chants, de pêche, de préparation du coprah, ainsi que des compétitions sportives de va'a et de tū'aro mā'ohi. Les très attendues élections de Miss et Mister ainsi que les concours de Hura Nui viendront également rythmer ce mois de festivités. Plus qu'un simple rendez-vous festif, le Makeva Haga Matakeinaga s'affirme comme un moment fort de la vie de l'atoll, favorisant les échanges entre générations, la transmission du patrimoine pa'umotu et le dynamisme des quartiers. Pendant un mois, Hao vivra ainsi au rythme de sa culture retrouvée. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-28 20:36:00

“Taravao n’est pas une poubelle”
Tahiti, le 27 juin 2026 – Une manifestation contre le projet Ekopol s’est tenue ce samedi après-midi, à Taravao, sous forme de réunion publique associée à une pétition. Une centaine de personnes ont pris part à ce rassemblement porté par le collectif Te Aua’a ia ora , soutenu par le maire de Taiarapu-Est et le président de la communauté de communes Terehēamanu. Un avis défavorable que les tāvana comptent rappeler au président du Pays pour “stopper le projet” sur la terre agricole de Vaitaare. Samedi après-midi, au centre Teaputa de Taravao, une centaine de personnes ont participé à une manifestation contre le projet Ekopol porté par la société Enviropol. Selon l’arrêté du conseil des ministres en date du 10 mars 2026 autorisant la location d’une emprise de 49.525 m 2 de la terre domaniale de Vaitaare, ce projet comprend l’installation d’une ressourcerie, d’une plate-forme de valorisation de déchets métalliques par la dépollution et le démantèlement en vue de leur recyclage à l’étranger, et d’un centre d’enfouissement technique de déchets ultimes inertes et non-inflammables. Au total, une dizaine de filières de traitement sont prévues. Lors de ce rassemblement sous forme de réunion publique, le message était clairement affiché sur les pancartes : “Taravao n’est pas la poubelle de la Polynésie” . Une opposition qui n’est pas sans rappeler les tensions autour de l’implantation du Centre d’enfouissement technique (CET) de Paihoro. Plusieurs membres de l’association Taravao Nui Mā, mobilisée de 1997 à 2005, étaient d’ailleurs venus apporter leur soutien, à commencer par son président, Robert Pourrut : “Je m’oppose à ce projet. Je suis contre tout ce qui peut pourrir la Presqu’île. Paihoro est en dépassement et voilà qu’on veut y ajouter Ekopol” . ​Une terre agricole Une inquiétude partagée par Frédéric, restaurateur de la baie de Phaëton. “Paihoro n’est toujours pas fermé et on apprend qu’un bail de 50 ans est prévu pour Ekopol. On parle de la décentralisation et il y a une belle dynamique, alors pourquoi installer à l’entrée de notre belle Presqu’île un autre site de traitement des déchets ? C’est non et on va se battre !” , assure-t-il. Quant à Alain Paia, agriculteur en produits vivriers depuis près de 30 ans sur la terre de Vaitaare, il est partagé entre incompréhension et injustice : “Je n’accepte pas ce projet. Pourquoi sacrifier des terres fertiles adaptées à l’agriculture ?” . “Des demandes de bail agricole ont été faites par cinq familles il y a des années, mais ça ne s’est jamais concrétisé” , déplore son petit-fils, Raitua Paia. “Notre objectif, c’est que cette terre revienne aux planteurs de taro pour de l’agrotourisme. C’est une terre grasse et très arrosée. C’est un non-sens : ce n’est pas une zone industrielle, c’est une terre agricole qui doit le rester” , souligne Sabrina Birk en tant que riveraine et porte-parole du collectif de préservation de la baie de Phaëton, Te Aua’a ia ora. Pour la lanceuse d’alerte, pas question de recevoir des déchets électroniques, des batterie lithium ou encore des épaves de bateaux sur place : le projet doit être repensé ailleurs. “S’ils signent ce bail de 50 ans, ils mettent la charrue avant les bœufs : c’est nous imposer ce projet. Où sont l’enquête publique pour concerter la population, l’étude d’impact sur l’environnement et la prise en compte de l’avis du maire ? Ce n’est pas que pour la forme ! Il faut envisager un autre site pour ce projet” , insiste-t-elle. ​Les maires vent debout Le maire de Taiarapu-Est, qui déplore que l’arrêté ait été pris juste avant les élections municipales, a formulé son avis défavorable à plusieurs reprises. “Le 15 mai, on a rencontré le ministre de l’Environnement avec un représentant du projet Ekopol. J’ai dit que je n’étais pas d’accord. J’ai aussi rencontré le président et j’ai rappelé que la commune avait déjà demandé l’affectation de cette parcelle AB77 en 2012-2013, 2023 et 2026 pour un projet de cimetière associé à des champs de tiare Tahiti avec les agriculteurs déjà en place. Et la semaine dernière, j’ai reçu une demande de permis de construire : je n’ai pas été entendu” , remarque Willy Chung Sao. En tant que président du syndicat Fenua Ma, il suggère de relocaliser le projet Ekopol à Nive’e, à Hitia’a o te Ra : “C’est un beau projet, car il faut bien traiter nos déchets, et il y a un terrain qui a été acheté par le Pays il y a 20 ans” . Le maire de Taiarapu-Ouest et président de Terehēamanu est également venu apporter son soutien au nom de la communauté des cinq communes du sud de Tahiti. “On est contre par rapport à notre vision de territoire. On ne veut pas d’un deuxième Paihoro” , a déclaré Faana Taputu. Tandis qu’une pétition en ligne et manuscrite est lancée, les tāvana comptent profiter d’une rencontre programmée ce mardi avec le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, pour renouveler leur point de vue afin de “retirer et stopper ce projet” . S’ils venaient à ne pas être entendus, le collectif et les élus envisagent de poursuivre leurs actions. Contactée cette semaine, la société Enviropol n’a pas donné suite à notre demande d’interview dans l’immédiat. Son PDG, Pierre Baudry, indiquait ce vendredi à nos confrères de TNTV “comprendre les inquiétudes” et se tenir “à disposition pour expliquer le projet” . Il précise qu’il ne s’agit “pas de polluer” , mais de “dépolluer” en prenant en charge “des déchets qui existent sur le territoire et qui aujourd’hui n’ont pas de filière de traitement” . Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-28 03:38:00

(En images) Leia Diard sacrée Miss Tahiti 2026
Tahiti, le 27 juin 2026 - Des ballons, des pancartes et des cris à chaque passage. S'il y a bien eu des soutiens qui ont donné de la voix, vendredi soir dans les jardins de la mairie de de Pirae, ce sont ceux de Leia Diard. À 22 ans, la jeune femme au sourire charmeur a décroché la couronne de Miss Tahiti 2026 devant les siens. “Je suis très honorée d'être la nouvelle ambassadrice de la Polynésie. Fière. Je le prends un peu comme une destinée”, a-t-elle confié quelques minutes après son sacre. À peine remise de ses émotions, diadème sur la tête, elle enchaînait déjà les interviews. Les siens ont dû patienter avant de la retrouver. “Vous en prenez soin”, a glissé Hinaupoko Devèze aux journalistes en leur présentant celle qui prend désormais le flambeau de reine de beauté tahitienne. Un dernier trait d'humour pour la Miss Tahiti 2025 et Miss France 2026, qui transmet bien plus qu'un titre : une année de rencontres, d'engagement et de souvenirs. Tout était réuni pour offrir un grand show, vendredi dans les jardins de la mairie de Pirae. Dès l'ouverture, les pancartes et les ballons aux couleurs des dix candidates envahissaient les tables. Sur scène, quatre imposants tiki veillaient sur les prétendantes à la couronne, tandis que les tableaux chorégraphiques ont rendu hommage aux grandes figures polynésiennes, aux créateurs et aux archipels, tout au long de la soirée. Les dix prétendantes ont défilé au cours de plusieurs tableaux avant le traditionnel passage en maillot de bain rouge, sublimé par une trentaine de colliers de perles réalisés pour l'occasion. Les danses de feu ont également captivé le public. “Représenter le Fenua” Le jury avait lui aussi des allures de casting prestigieux. Présidé par Camille Cerf, Miss France 2015, il a notamment réuni le chanteur Marc Lavoine, la mannequin et animatrice Adriana Karembeu, Miss France 2026 Hinaupoko Devèze ainsi que Juliette Collet, Miss Nouvelle-Calédonie 2025 et première dauphine de Miss France 2026. Le suspense a pris fin avec l'annonce du top 4 des candidates de la soirée. La première appelée a été le numéro 5, choisie lors du gala de présélection. Elle a rapidement été rejointe par les numéros 1, 3 et 9. Au terme de la soirée, Turama Tapi a été élue première dauphine, Heimiri Huri deuxième dauphine et Orama Mollimard Miss Heiva. Sous les acclamations du public, Leia Diard a finalement été proclamée Miss Tahiti 2026. La nouvelle ambassadrice de la Polynésie française entame désormais une année qui la mènera jusqu'à l'élection de Miss France en décembre prochain, avec une mission : “Représenter le Fenua avec élégance, authenticité et engagement.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-27 13:32:00

Leia Diard sacrée Miss Tahiti 2026
Tahiti, le 27 juin 2026 - Des ballons, des pancartes et des cris à chaque passage. S'il y a bien eu des soutiens qui ont donné de la voix, vendredi soir dans les jardins de la mairie de de Pirae, ce sont ceux de Leia Diard. À 22 ans, la jeune femme au sourire charmeur a décroché la couronne de Miss Tahiti 2026 devant les siens. “Je suis très honorée d'être la nouvelle ambassadrice de la Polynésie. Fière. Je le prends un peu comme une destinée”, a-t-elle confié quelques minutes après son sacre. À peine remise de ses émotions, diadème sur la tête, elle enchaînait déjà les interviews. Les siens ont dû patienter avant de la retrouver. “Vous en prenez soin”, a glissé Hinaupoko Devèze aux journalistes en leur présentant celle qui prend désormais le flambeau de reine de beauté tahitienne. Un dernier trait d'humour pour la Miss Tahiti 2025 et Miss France 2026, qui transmet bien plus qu'un titre : une année de rencontres, d'engagement et de souvenirs. Tout était réuni pour offrir un grand show, vendredi dans les jardins de la mairie de Pirae. Dès l'ouverture, les pancartes et les ballons aux couleurs des dix candidates envahissaient les tables. Sur scène, quatre imposants tiki veillaient sur les prétendantes à la couronne, tandis que les tableaux chorégraphiques ont rendu hommage aux grandes figures polynésiennes, aux créateurs et aux archipels, tout au long de la soirée. Les dix prétendantes ont défilé au cours de plusieurs tableaux avant le traditionnel passage en maillot de bain rouge, sublimé par une trentaine de colliers de perles réalisés pour l'occasion. Les danses de feu ont également captivé le public. “Représenter le Fenua” Le jury avait lui aussi des allures de casting prestigieux. Présidé par Camille Cerf, Miss France 2015, il a notamment réuni le chanteur Marc Lavoine, la mannequin et animatrice Adriana Karembeu, Miss France 2026 Hinaupoko Devèze ainsi que Juliette Collet, Miss Nouvelle-Calédonie 2025 et première dauphine de Miss France 2026. Le suspense a pris fin avec l'annonce du top 4 des candidates de la soirée. La première appelée a été le numéro 5, choisie lors du gala de présélection. Elle a rapidement été rejointe par les numéros 1, 3 et 9. Au terme de la soirée, Turama Tapi a été élue première dauphine, Heimiri Huri deuxième dauphine et Orama Mollimard Miss Heiva. Sous les acclamations du public, Leia Diard a finalement été proclamée Miss Tahiti 2026. La nouvelle ambassadrice de la Polynésie française entame désormais une année qui la mènera jusqu'à l'élection de Miss France en décembre prochain, avec une mission : “Représenter le Fenua avec élégance, authenticité et engagement.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-27 13:32:00

​Jeux 2027 : Une piscine à Mama’o...mais probablement sans public
Tahiti, le 26 juin 2026 - À un peu plus d’un an de l’ouverture des Jeux du Pacifique 2027, le dossier de la piscine de compétition entre dans sa dernière ligne droite... après une longue série de changements de cap. Réunis en conférence de presse ce vendredi, la ministre des Sports, le Comité olympique de la Polynésie française, le Comité organisateur des Jeux et l’État ont confirmé que les épreuves de natation des Jeux du Pacifique 2027 auront lieu à Mama’o, avec un bassin hors-sol de 50 mètres aux normes internationales. L’objectif est clair : livrer un bassin homologué aux normes internationales avant le 23 juillet 2027. Mais derrière cette décision, le projet initial a été fortement réduit, au point de poser une question simple : y aura-t-il des espaces pour le public des épreuves de natation ? Si le calendrier reste extrêmement serré, les autorités veulent afficher leur confiance. La ministre des Sports, Vanina Pommier, assure que les démarches avancent. La notification du marché, “est attendue cette semaine”, a-t-elle souligné vendredi. Le site de Mama’o doit en principe accueillir un bassin hors-sol de 50 mètres, doté de dix couloirs, conforme aux exigences internationales et validé par les standards de la Fédération océanienne de natation. Une solution technique qui permet de sécuriser les compétitions, sans attendre la construction d’un complexe pérenne pour lequel le temps manque. Car, à l’origine, le projet était bien plus ambitieux : un centre aquatique complet, avec deux bassins, des vestiaires, des locaux techniques, des sanitaires et des tribunes capables d’accueillir du public. “Aujourd’hui, en réduisant tout ça, ça nous laisse plus de marge”, explique la ministre Vanina Pommier. “On va aller chercher des délais. Entre maintenant et juillet, on ne va quasiment pas dormir.” Le Comité olympique de Polynésie française (COPF) assume ce choix pragmatique. “C’est la solution la plus rapide”, admet son président, Louis Provost, soulignant que les études préalables réalisées à Mama’o ont grandement facilité la reprise du projet sur ce site. On sera donc sur “un bassin hors sol, avec une infrastructure, je dirais, allégée entre guillemets”, résume le président du COPF. Dans les faits, la piscine devrait donc fonctionner en mode “compétition pure”. Les tribunes, initialement prévues pour l’accueil du public sont donc reléguées, dans un contexte où chaque semaine compte pour tenir les délais. “On est sur un bassin où toutes les délégations pourront nager, ce sont les critères de la Fédération océanienne. Ce qui est annexe, ce sont des discussions à avoir dans le temps, ce sont des étapes qui arrivent”, expose Vanina Pommier. Même incertitude aussi autour des équipements complémentaires, notamment le bassin d’échauffement et de récupération, toujours en discussion avec la fédération océannienne. Pour tenir les délais, le projet doit se recentre sur l’essentiel : l’aspect sportif. ​Course contre la montre et coordination sous pression Le dossier de la piscine des Jeux de Tahiti 2027 aura connu plusieurs revirements en l’espace de quelques mois. En février 2026, l’État validait une subvention de 1,1 milliard de francs pour la construction de deux bassins mobiles à Mama’o. Le projet global était alors estimé à 2,2 milliards de francs, financé à parts égales entre l’État et le Pays. Mais fin avril, changement de stratégie : le gouvernement abandonne cette option, jugée trop complexe à réaliser dans les délais, et se tourne vers la piscine de Tipaerui. L’installation a le mérite d’exister mais elle n’est pas conforme aux standards internationaux attendus pour une compétition comme les Jeux du Pacifique. Le 16 mai, lors de la visite du Pacific Games Council (PGC), une nouvelle piste est envisagée, cette fois sur le terrain d’Aorai. Le président du Pays, Moetai Brotherson, affiche alors sa confiance dans cette option. Mais l’absence d’accord définitif sur le foncier, bloque rapidement le dossier. “Il y avait trop de risques”, a résumé la ministre ce vendredi. Résultat : retour à Mama’o après plus d’un an de tergiversations. La solution s’impose comme plus sécurisée et surtout plus rapide à mettre en œuvre pour les épreuves de natation, dans 13 mois. Derrière les annonces politiques, la mise en œuvre repose sur une coordination quotidienne entre les différentes instances impliquées : “On a des réunions techniques régulières avec le ministère, l’administration du Pays, le COPF, le comité organisateur des Jeux et l’État. Ces réunions nous permettent justement de sécuriser les choix stratégiques, d’ajuster les calendriers et de mettre de la cohérence sur toute la préparation et l’avancement des dossiers et sur la construction des infrastructures”, explique Noelline Parker, présidente du comité d’organisation des Jeux. Au-delà des Jeux, la question de l’héritage des bassins est un enjeu. Le bassin est pensé comme une installation temporaire, destinée à être démontée puis réinstallée ailleurs en Polynésie, comme le souligne Noelline Parker. Mais cet héritage reste encore flou : où sera installé l’équipement ? Sous quelle forme ? Avec quelles infrastructures complémentaires ? Autant de questions aujourd’hui sans réponses. Mais l’essentiel est que le site de natation des Jeux du Pacifique 2027 voie le jour, même dans une version allégée, resserrée, et centrée sur les compétitions. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-27 00:59:00

Trafic à Taha'a : saisie de 10,6 g d’ice, une personne en détention provisoire
Tahiti, le 26 juin 2026 – À la suite de l’enquête ouverte après le cambriolage d'un commerce à Taha’a, les gendarmes ont mis au jour un trafic d'ice sur l'île. Trois personnes ont été interpellées et le principal mis en cause a été placé en détention provisoire dans l'attente de son jugement en comparution immédiate. Le 13 juin, un commerçant de Tahaa avait déposé plainte pour un cambriolage. Rapidement, les premières investigations ont orienté les gendarmes de Taha'a vers un suspect, déjà connu de la justice pour des faits de vol. Lors de la perquisition menée à son domicile dans le cadre de l'enquête de flagrance, les militaires ont découvert 8,1 grammes d'ice. Le suspect a reconnu détenir le produit stupéfiant afin d'en assurer la revente sur le secteur de Tapuamu. Les investigations ont permis d'identifier deux autres personnes soupçonnées de participer au trafic. Les perquisitions réalisées à leurs domiciles ont conduit à la saisie de 10,6 grammes d'ice, de 270 165 francs en espèces, ainsi que de 7,29 grammes de paka et douze plants de cannabis. Le principal mis en cause a été placé en détention provisoire et fera l’objet d'une procédure de comparution immédiate devant le tribunal de Papeete dans les prochaines semaines. Cette nouvelle affaire intervient quelques semaines seulement après le vaste dossier de trafic d'ice jugé à Papeete, impliquant un réseau implanté à Raiatea, île voisine . Lors de cette audience, le parquet avait alerté sur l'implantation grandissante de ce stupéfiant dans les îles Sous-le-Vent, estimant que ces réseaux contribuent à “développer le trafic et essaimer dans les autres îles”. Le tribunal correctionnel de Papeete avait prononcé de lourdes peines, allant de deux à dix ans d'emprisonnement ferme selon le degré d'implication des prévenus. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-26 22:29:00

Une chaire internationale pour lever le voile sur les grands fonds
Tahiti, le 26 juin 2026 – En visite officielle en Polynésie, la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, Catherine Chabaud, a annoncé vendredi la création d'une chaire internationale consacrée aux grands fonds marins, financée à hauteur de près de 300 millions de francs par l'État. Une initiative qui illustre le message qu'elle est venue porter au Fenua : mieux connaître l'océan avant de trancher les débats qui opposent aujourd'hui protection de l'environnement et développement économique. Une chaire internationale sur les grands fonds marins, financée à hauteur de 2,5 millions d'euros par l'État (298 millions de francs). C'est l'annonce faite vendredi par la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, Catherine Chabaud, à l'issue de ses entretiens avec le président du Pays, Moetai Brotherson, puis le président de l'Assemblée de la Polynésie française, Antony Géros. Au-delà de cette annonce, l'ancienne journaliste et navigatrice, première Française à avoir achevé le Vendée Globe en 1997, est venue défendre une conviction : la connaissance scientifique doit précéder les grands choix en matière d'océan. Sans entrer dans les débats qui agitent actuellement la Polynésie autour des nouvelles aires marines protégées et, plus largement, de l'avenir des ressources marines, la ministre a plaidé pour une approche conciliant préservation de l'environnement et développement économique. "Je pense qu'on ne peut être qu'alignés avec les Polynésiens" , a-t-elle affirmé, saluant "la relation ancestrale" qu'ils entretiennent avec l'océan. " La Polynésie a un avenir avec la mer". Pour Catherine Chabaud, cette convergence passe d'abord par le dialogue. "Le premier pas, c'est d'arriver à dialoguer", a-t-elle estimé, rappelant que les aires marines protégées sont avant tout "un véritable outil de gestion" . Allant jusqu'à proposer de parler davantage "d'aires marines co-gérées" , associant scientifiques, collectivités, communes, pêcheurs et usagers de la mer autour d'un même projet. Mieux connaître avant de décider Interrogée sur les ressources minérales des grands fonds, la ministre a rappelé la position de l'État, qui défend toujours une "pause de précaution" avant toute exploitation. "On ne développera pas notre économie avec la mer si on ne commence pas par mieux la connaître et mieux la préserver", a-t-elle insisté. Cette priorité donnée à la connaissance se traduit par la création d'une chaire internationale sur les grands fonds marins, dotée de 2,5 millions d'euros par l'État, en complément des financements déjà prévus par le Pays. L'objectif est de renforcer la recherche scientifique sur ces écosystèmes encore largement méconnus et de favoriser l'émergence de chercheurs polynésiens spécialisés dans ce domaine. La visite officielle de Catherine Chabaud se poursuivra samedi à Moorea, où elle visitera notamment les installations du futur lycée professionnel maritime ainsi que l'association Coral Gardeners, avant un déplacement dimanche à Raiatea. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-26 21:42:00

60 ans du premier essai nucléaire : deux jours pour une piqure de rappel
Tahiti, le 25 juin 2026 - La volonté du gouvernement de Polynésie est claire : garder vivante la mémoire des essais nucléaires français réalisés en Polynésie, à compter du 2 juillet 1966. Aldébaran, ce premier tir a marqué le début de 30 années d'expérimentations nucléaires qui ont profondément bouleversé le Fenua. Le premier essai, 60 ans après. C’est le cadre de la manifestation qu’organise, sur deux jours, la Délégation pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (DSCEN), les 2 et 3 juillet prochain. Un programme de commémorations est imaginé pour “se souvenir de ce qui a été fait”. Un événement spécial baptisé “1966 – 2026. Aldébaran – Moruroa. Ono ‘ahuru matahiti”. Pendant deux jours, un site est spécialement aménagé pour accueillir la manifestation : les jardins Pū Māhara (rue Dupetit-Thouars, en vis-à-vis du parc Bougainville) qui ouvrent leurs portes aux visiteurs pour la première fois depuis plusieurs décennies. Impact environnemental, sanitaire des essais nucléaires y seront abordés autour de conférences, expositions, projections de documentaires, tables rondes. Pour cette occasion, le Centre des métiers d'art (CMA) s'est associé à la DSCEN afin de proposer plusieurs créations artistiques destinées à être intégré au futur centre d'interprétation consacré à l'histoire des essais nucléaires, Pū Māhara. Sa fin de construction a été confirmée par Titaua Peu. “ Lorsque j'ai pris mes fonctions le président avec tout son humour me dit : ‘Voilà tu as quatre aito de 4 mètres de long qui viennent de Moruroa. Tu fais quelque chose avec ça’” , raconte Titaua Peu, conseillère au suivi des conséquences des essais nucléaires à la DSCEN. Ce site de mémoire prévoit d’ouvrir au public en 2030. En attendant, de ces aito, elle a finalement trouvé qu'en faire puisque trois sculptures contemporaines réalisées à partir de quatre troncs seront dévoilés au public le 2 juillet prochain. Façonnés en instruments de cérémonie et de rā'au, ces troncs ont été travaillés par Tahurai Iputoa et Tuavai Teinaore, élèves en brevet professionnel des métiers d'art, spécialité sculpture, au CMA. “L'idée est d'amener les débats dans le jardin” “Notre première question, lorsqu'on a vu les troncs, c'était : Est-ce qu'ils sont radioactifs ? On nous a répondu que non. Ça nous a déjà enlevé un peu de sueur du front”, rigole Tahurai Iputoa. Les sculptures sont aujourd'hui achevées à 99 %. “Il restera le dernier 1 % le jour J”, ajoute-il. Autre symbole fort : des spécialistes du tapa, tissu traditionnel associé à la haute royauté, proposeront une démonstration de fabrication. “Le lien entre le tapa et les essais nucléaires, je dirais que c'est le pouvoir”, explique Tahurai Iputoa. La mémoire passera également par une immense fresque de 73 mètres réalisée par Dhylan Frébault et Rahiti Hapaitahaa Conroy, étudiants en Diplôme national des métiers d'art et du design (DN MADE). Commandée par la DSCEN avec le soutien du Centre des métiers d'art, cette œuvre habillera la façade du jardin Pū Māhara autour du thème de la navigation. Les deux jeunes artistes ont consacré un peu plus de deux mois à sa réalisation. “Ça devient rare ces témoignages” La photographe Julie Pomery exposera quant à elle une série de clichés des paysages de l’ancienne base arrière du CEP, Hao. “J'ai connu un ancien militaire qui était allé sur place. C'est ce qui m'a donné envie, en 2008, de photographier ces lieux”, raconte-t-elle. Tous les participants reconnaissent que les essais nucléaires restent un sujet sensible. Pour Julie Pomery, lorsqu'elle échange avec les habitants concernés, “il y a beaucoup de honte” et une volonté que le sujet devienne moins tabou. Un constat partagé par les deux étudiants du DN MADE : “Ce genre d'événements permet de casser les tabous. À l'école, on n'a presque rien appris sur cette période, alors qu'elle fait partie de notre histoire.” Pour Titaua Peu, ces réalisations ont aussi vocation à ouvrir le dialogue : “L'idée est d'amener les débats dans le jardin Pū Māhara, pour qu'ils ne soient pas réservés aux seuls scientifiques. C'est aussi que cette jeunesse puisse se rencontrer, discuter et débattre.” La conseillère au suivi des conséquences des essais nucléaires à la DSCEN explique que de nombreux témoignages de ceux qui ont connus les essais rythmeront l'événement des 2 et 3 juillet. “On a de plus en plus de disparus, ça devient rare ces témoignages”, souligne-t-elle. ​ Pratique : Programme complet : https://www.tntvnews.pf/tntv/wp-content/uploads/2026/06/Programme-DSCEN-ALDEBARAN-2026-BD.pdf Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-26 03:56:00

Des comptes dans le vert, une méthode dans le rouge
Tahiti, le 25 juin 2026 - Les comptes administratifs 2025 du Pays auront finalement moins servi à débattre de finances publiques que d'autorité politique. Jeudi, à Tarahoi, personne n'a contesté la solidité des comptes, saluée récemment par la note A+ de Standard & Poor's. En revanche, majorité éclatée, opposition et non-inscrits se sont retrouvés sur un même constat : malgré des moyens financiers inédits, l'action publique peine toujours à se traduire concrètement sur le terrain. Au point que plusieurs élus ont fini par dresser le même procès : celui d'une administration qui aurait pris le pas sur le politique. Le débat, jeudi à l’assemblée, avait pourtant tout d'un exercice comptable. Approbation des comptes administratifs, reprise du résultat, report des crédits... autant de textes réputés techniques. Mais très vite, les milliards ont laissé place à une question autrement plus politique : qui décide encore ? Le premier à ouvrir les hostilités est Édouard Fritch. S'il reconnaît volontiers la bonne santé financière du Pays, l'ancien président refuse de s'en satisfaire . “Moi, ce que j'attends du gouvernement, c'est une réponse politique, pas une réponse technique”, lance-t-il d'emblée, regrettant que les débats en commission aient davantage été animés par le directeur de cabinet du ministère des Finances que par le ministre lui-même. “Attention à ce que les techniciens ne prennent pas le pas sur le politique”, a-t-il ajouté, soulignant que les derniers remaniements ont conduit à “un gouvernement peuplé d’anciens conseillers techniques”. L'administration, ce “monstre immobile” Dans la même veine, Nuihau Laurey pousse le raisonnement un cran plus loin. S'il salue lui aussi la solidité des comptes et une gestion financière prudente, l'élu Ahip estime que le véritable problème est désormais ailleurs. “Je constate une forme d'inertie du gouvernement et même une forme d'échec de l'administration qui devient un monstre immobile, une administration qui fonctionne presque en roue libre”, déplore-t-il. Avant d'élargir le débat au fonctionnement même des institutions : “Les politiques sont éjectables par les électeurs. Ce sont eux qui doivent décider, pas les techniciens. Les conseillers sont là pour conseiller, pas pour décider”. Comme Édouard Fritch avant lui, mais aussi Heinui Le Caill pour le Tavini, Nuihau Laurey relativise la portée de la récente note A+ de Standard & Poor's, largement mise en avant par le gouvernement. Tous reconnaissent qu'elle traduit la solidité des finances publiques. Mais, pour les trois élus, elle ne saurait suffire à juger de l'action de l'exécutif. “Une bonne note ne construit ni une école, ni une route, ni un dispensaire”, claque Heinui Le Caill, tandis que Nuihau Laurey conclut, sous les sourires de l'hémicycle : “On va finir riches, mais tout nus... avec une note A+”. Le soutien sans chèque en blanc Dans ce concert de critiques, une voix détonne pourtant : celle de Tematai Le Gayic. Depuis la rupture avec le Tavini, le groupe A Fano Ti'a est devenu le principal – et même le seul – allié du gouvernement à l'assemblée. Sans remettre en cause les équilibres financiers, il choisit toutefois de ne pas livrer un plaidoyer sans réserve. “Si les caisses sont saines, où sont les résultats ?” , interroge-t-il à son tour, reprenant finalement la même question que les intervenants précédents. La nuance est de taille. Là où l'opposition dénonce un échec du gouvernement et où le Tavini démonte, mission après mission, les retards d'exécution, Tematai Le Gayic appelle surtout l'exécutif à transformer plus rapidement ses marges budgétaires en réalisations concrètes. Un soutien qui ressemble davantage à une mise en garde qu'à un chèque en blanc. Une position qui n'a d'ailleurs pas échappé à Hinamoeura Morgant-Cross. La représentante non inscrite dit avoir du mal à suivre la ligne d'A Fano Ti'a. “On a du mal à comprendre votre ligne. Elle n’est pas claire. D'un côté, vous défendez le gouvernement et de l'autre, vous tenez un discours alarmiste sur la situation du terrain”. Une remarque qui résume à elle seule toute l'ambiguïté de la nouvelle équation politique à Tarahoi : le gouvernement est soutenu, mais son seul allié lui demande désormais publiquement des comptes. Brotherson absent, Dexter au front C'est précisément au moment où le débat quitte définitivement le terrain comptable pour devenir franchement politique que Moetai Brotherson quitte l'hémicycle pour honorer plusieurs inaugurations prévues de longue date. L'absence du président du Pays, ordonnateur du budget, n’a d’ailleurs pas manqué de provoquer une réaction d'Édouard Fritch, qui demande une suspension de séance afin que Moetai Brotherson puisse répondre lui-même aux critiques formulées contre ses choix. C'est finalement le ministre des Finances, Warren Dexter, qui monte au créneau. Il défend une économie “qui se porte bien”, rappelant que plusieurs baisses d'impôts ont paradoxalement généré davantage de recettes fiscales et que la confiance des investisseurs reste élevée. Surtout, il conteste l'idée d'un recul de l'investissement. “On a consommé plus de crédits de paiement en 2025 que les années précédentes. On est à 43 milliards, quand on était entre 36 et 38 milliards auparavant”, fait-il valoir. Si les taux d'exécution demeurent insuffisants, poursuit-il, c'est avant tout parce que les ministres affichent des ambitions plus importantes qu'il n'est matériellement possible de réaliser au cours d'un même exercice. La démonstration ne suffira toutefois pas à éteindre les critiques. Car, au fil des débats, la question n'aura finalement plus été celle de la solidité des comptes, mais de la capacité du politique à reprendre la main sur une administration que plusieurs élus, de tous bords, jugent désormais trop pesante. Dans une assemblée où le gouvernement ne peut plus compter que sur les quinze élus d'A Fano Ti'a, les comptes administratifs auront finalement servi de prétexte à un nouveau procès de la méthode Brotherson. Plus que les finances publiques, c'est la capacité de Moetai Brotherson à transformer cette solidité financière en résultats concrets qui s'est retrouvée sur le banc des accusés. Un “trésor de guerre” pour préparer 2028 ? Pour Édouard Fritch, les excellents indicateurs financiers du Pays ne racontent qu'une partie de l'histoire. “L'argent sort des portefeuilles, mais les caddies sont de moins en moins remplis”, lance le président du Tapura, opposant la bonne santé des comptes publics au ressenti d’une population en mal de pouvoir d’achat. Mais l'ancien président va plus loin. À ses yeux, les près de 47 milliards de francs de résultat cumulé de fonctionnement ne relèvent pas de “la prudence budgétaire, mais de la rétention politique”. “Un trésor de guerre, mais pour qui ? Pour quoi faire ? Un trésor de guerre pour attaquer la campagne électorale de 2028”, accuse-t-il. Selon lui, le gouvernement conserverait volontairement ces marges de manœuvre afin de disposer, au cours des deux dernières années de la mandature, des moyens financiers nécessaires pour multiplier les réalisations visibles avant les élections territoriales. De quoi conforter ceux qui, à commencer par Édouard Fritch, estiment que le véritable dénouement de cette crise politique ne pourra finalement intervenir que devant les électeurs. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-26 02:47:00

Haltérophilie – Clodyne Yu Hing enrichit son palmarès
Tahiti, le 25 juin 2026 - L’haltérophile tahitienne Clodyne Yu Hing continue de se distinguer dans les compétitions nationales et internationales chez les Master. Elle a encore enrichi son palmarès cette semaine aux Championnats d’Europe 2026 à Waregem en Belgique en décrochant la médaille d’argent dans la catégorie 50 ans féminine. Le parcours de vie de Clodyne Yu Hing est étroitement lié à la pratique de l’haltérophilie. Elle s’y est consacrée à l’adolescence et s’est rapidement distinguée à l’échelon national en décrochant des titres de championne de France. L’évolution de sa vie professionnelle et familiale l’a contrainte pendant longtemps à mettre entre parenthèse sa passion pour l’haltérophilie, mais cette passion ne l’a jamais quittée et lorsque son emploi du temps s’est allégé à l’approche de la quarantaine, Clodyne Yu Hing a repris le chemin de la salle d’haltérophilie pour s’y remettre en forme. Forte de ses qualités naturelles en haltérophilie qui lui ont permis de retrouver rapidement un haut niveau, Clodyne Yu Hing a repris le chemin de la compétition depuis une quinzaine d’années en participant à des championnats Master, nationaux d’abord puis internationaux compte tenu de ses performances majeures aux Championnats de France. Lors de la dernière décennie, elle a battu de multiples records de France, enchaîné des titres nationaux, européens et mondiaux pour porter bien haut les couleurs du Fenua chez les 50/55 ans dames dans sa catégorie de poids (-53kg). “C’est de plus en plus difficile d’accéder au podium” Originaire de Faa’a, Clodyne Yu Hing a nettement élargi son horizon géographique en multipliant les voyages à travers le monde grâce à son statut d’ambassadrice de la compagnie Air Tahiti Nui qui la soutient dans son parcours sportif. Ainsi cette année, Clodyne Yu Hing a participé aux Championnats de France à Narbonne au mois d’avril, aux Championnats d’Europe qui se déroulent actuellement à Waregem en Belgique et elle prendra la direction de la Grèce en septembre pour les Championnats du monde. Si elle en profite pour faire du tourisme, elle se focalise en priorité sur les compétitions et ses performances en attestent. Elle a décroché la médaille d’argent aux Championnats de France et elle s’est parée du même métal cette semaine en Belgique dans sa catégorie qui comptait 16 concurrentes. Battue de peu (de 3kg au total) aux Championnats nationaux par Catherine Ansermino, Clodyne Yu Hing a dû s’incliner face à la même adversaire à Waregem, totalisant 98 kg (44 kg à l’arrachée et 54 kg à l’épaulé-jeté) pour 107 kg pour Catherine Ansermino. La Tahitienne a en revanche devancé l’Allemande Sabine Eiting pour l’argent. Grâce à son podium, Clodyne Yu Hing a gagné son billet pour les Championnats du monde en Grèce. Elle a tiré le bilan de son parcours : “Le duel a été intense surtout avec Sabine Eiting car Catherine Ansermino était un petit cran au-dessus. Je suis très contente de ma médaille d’argent qui me qualifie pour les Championnats du monde mais moins de ma performance car j’espérais faire mieux dans les deux mouvements. C’est de plus en plus difficile d’accéder au podium dans les compétitions internationales, car il y a de plus en plus d’athlètes compétitifs en Master. Mais ça me motive pour travailler encore plus même si ce n’est pas facile de s’entraîner seule comme c’est mon cas à Tahiti. Je tiens à remercier Air Tahiti Nui, Super U Week-End et tous mes supporters.” Clodyne Yu Hing va intensifier sa préparation pendant deux mois au Fenua avant de partir en Grèce où elle aura des ambitions de podium voire de titre pour étoffer un palmarès déjà très riche. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-26 02:07:00

​Les Marquisiens appuient leur AMP
Tahiti, le 25 juin 2026 - Opposition des pêcheurs, scepticisme de l’opposition à l’assemblée, critiques virulentes de la part du Tavini. Le projet d’Aire marine protégée aux Marquises, Te tai nui a hau, reçoit cependant un grand oui de la part des hakaiki aux Marquises. Dans un communiqué jeudi sur les réseaux sociaux, la Communauté de communes des îles Marquises (Codim) a souhaité faire savoir sa totale approbation au projet d’Aire marine protégée. “Te tai nui a hau est avant tout une initiative marquisienne, portée par les communautés de notre archipel et construite au fil de nombreuses années de travail”, explique la Codim, pour tordre le cou à l’idée que les maires de l’archipel seraient opposés à ce projet. Avec un zonage protégé acté par le conseil des ministres à 20 miles des côtes, alors que les hakaiki en préconisaient 50, les Marquisiens estiment que cela constitue “une avancée majeure pour la préservation de la biodiversité et des ressources marines”, accompagné par “un compromis trouvé avec les intérêts du secteur de la pêche hauturière”. Toujours dans ce communiqué, les maires des cinq communes de l’archipel marquisien déplorent que trop souvent sur les télévisions locales, la parole ait été donnée aux opposants à ce projet, sans tenir compte de l’accord des habitants, sur place. “Le soutien à Te tai nui a hau est réel, il est profond”, poursuit le communiqué. “Il s’exprime dans les vallées, dans les familles, auprès de nombreux acteurs qui vivent quotidiennement de la mer et avec la mer.” Aussi, la Codim refuse-t-elle que les Marquises soient “réduites à une opposition simpliste entre protection et développement alors que notre démarche vise précisément à construire un équilibre durable entre les deux.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-26 01:56:00

(En images) Coup d'envoi pour le Heiva Rima'ī 2026
Tahiti, le 25 juin 2026 - Premier grand rendez-vous des festivités du Heiva, le 37e Heiva Rima'ī a officiellement ouvert ses portes ce jeudi 25 juin au parc expo de Māma'o. L'événement a été lancé dans une ambiance rythmée par les chants et les danses, en présence des artisans, des élus et de nombreux visiteurs venus célébrer le savoir-faire polynésien. Tīfaifai, bijoux, assemblages en pandanus... Une soixantaine d'artisans venus de plusieurs archipels, notamment des Marquises, des îles Sous-le-Vent, des Australes et des Tuamotu, exposent actuellement au parc expo de Māma’o pour le 37 e Heiva Rima’ī, organisé par le comité Tahiti i te Rima Rau. Si le nombre d’exposants est inférieur à celui des années précédentes, les organisateurs restent confiants. Cette année, le thème choisi est “Tiare Apetahi”, la fleur emblématique de Raiatea. Une espèce endémique et protégée qui ne peut être déplacée hors de son milieu naturel. Pour certains exposants, ce rendez-vous est l'aboutissement de plusieurs mois de travail, voire d'une année entière de préparation. C'est le cas de Māmī Philo, venue de Huahine, ou encore de Toa, des Marquises, qui présentent respectivement leurs créations de bijoux et sculpture sur bois au public pendant plus de deux semaines. Présente lors de l'ouverture officielle, la ministre des Sports et de la Jeunesse, en charge de l'artisanat, Vanina Pommier, accompagnée de plusieurs élus, dont le vice-président du Cesec, de la Ville de Papeete et de représentants du Service de l'artisanat traditionnel, a salué le travail du comité organisateur. Elle a également invité les visiteurs à échanger avec les exposants : “Prenez le temps d'aller à la rencontre des artisans, qu'ils racontent leur histoire.” Au-delà de l'exposition-vente, le Heiva Rima'ī proposera plusieurs concours destinés à valoriser les savoir-faire polynésiens. Les visiteurs pourront assister au concours de création de parures, au concours de tīfaifai sur le thème Tiare Apetahi, ainsi qu'au concours de confection de more. Plusieurs ateliers gratuits permettront également de découvrir le tressage, le tīfaifai, le travail des fibres végétales ou encore la fabrication de différents objets artisanaux et de s’initier au 'ukulele. ​Pratique Le 37e Heiva Rima'ī se déroule du 25 juin au 12 juillet 2026 au parc expo de Māma'o, à Papeete. Ouvert tous les jours de 9 heures à 17 h 30, l'événement est accessible gratuitement. Au programme : exposition-vente, concours, ateliers, démonstrations et animations autour de l'artisanat traditionnel polynésien. Renseignements au 40 54 54 00, sur www.artisanat.pf ou sur les pages Facebook et Instagram artisanat.pf. En images Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-26 00:49:00

Coup d'envoi pour le Heiva Rima'ī 2026
Tahiti, le 25 juin 2026 - Premier grand rendez-vous des festivités du Heiva, le 37e Heiva Rima'ī a officiellement ouvert ses portes ce jeudi 25 juin au parc expo de Māma'o. L'événement a été lancé dans une ambiance rythmée par les chants et les danses, en présence des artisans, des élus et de nombreux visiteurs venus célébrer le savoir-faire polynésien. Tīfaifai, bijoux, assemblages en pandanus... Une soixantaine d'artisans venus de plusieurs archipels, notamment des Marquises, des îles Sous-le-Vent, des Australes et des Tuamotu, exposent actuellement au parc expo de Māma’o pour le 37 e Heiva Rima’ī, organisé par le comité Tahiti i te Rima Rau. Si le nombre d’exposants est inférieur à celui des années précédentes, les organisateurs restent confiants. Cette année, le thème choisi est “Tiare Apetahi”, la fleur emblématique de Raiatea. Une espèce endémique et protégée qui ne peut être déplacée hors de son milieu naturel. Pour certains exposants, ce rendez-vous est l'aboutissement de plusieurs mois de travail, voire d'une année entière de préparation. C'est le cas de Māmī Philo, venue de Huahine, ou encore de Toa, des Marquises, qui présentent respectivement leurs créations de bijoux et sculpture sur bois au public pendant plus de deux semaines. Présente lors de l'ouverture officielle, la ministre des Sports et de la Jeunesse, en charge de l'artisanat, Vanina Pommier, accompagnée de plusieurs élus, dont le vice-président du Cesec, de la Ville de Papeete et de représentants du Service de l'artisanat traditionnel, a salué le travail du comité organisateur. Elle a également invité les visiteurs à échanger avec les exposants : “Prenez le temps d'aller à la rencontre des artisans, qu'ils racontent leur histoire.” Au-delà de l'exposition-vente, le Heiva Rima'ī proposera plusieurs concours destinés à valoriser les savoir-faire polynésiens. Les visiteurs pourront assister au concours de création de parures, au concours de tīfaifai sur le thème Tiare Apetahi, ainsi qu'au concours de confection de more. Plusieurs ateliers gratuits permettront également de découvrir le tressage, le tīfaifai, le travail des fibres végétales ou encore la fabrication de différents objets artisanaux et de s’initier au 'ukulele. ​Pratique Le 37e Heiva Rima'ī se déroule du 25 juin au 12 juillet 2026 au parc expo de Māma'o, à Papeete. Ouvert tous les jours de 9 heures à 17 h 30, l'événement est accessible gratuitement. Au programme : exposition-vente, concours, ateliers, démonstrations et animations autour de l'artisanat traditionnel polynésien. Renseignements au 40 54 54 00, sur www.artisanat.pf ou sur les pages Facebook et Instagram artisanat.pf. En images Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-26 00:49:00

​Décolonisation : Oscar Temaru veut faire “front commun”
Tahiti, le 25 juin 2026 - Malgré sa convalescence, Oscar Temaru poursuit son combat en faveur de la décolonisation. Dans un long communiqué, le leader indépendantiste lance un appel à “toute notre population” et aux “vrais partis politiques (...) représentés de longue date au sein de notre assemblée” à s’unir en faveur de l’ouverture du dialogue de décolonisation lors de la quatrième commission de l’Organisation des Nations unies (ONU), en octobre prochain. Un vœu pieux qui exclut le groupe émergeant A Fano Ti’a, tandis que l’État en prend pour son grade. Dans un communiqué transmis mercredi soir, le président-fondateur du Tavini Huira’atira reprend la plume quelques jours après avoir “fustigé” la création du nouveau parti politique A Fano Ti’a par le président du Pays, Moetai Brotherson, et “plaidé” en faveur de l’unité autour du président de l’assemblée de la Polynésie française, Antony Géros. En convalescence, il adresse ses remerciements au personnel médical et aux nombreux soutiens qui lui sont parvenus, y compris des confessions religieuses, dont l’Église protestante mā’ohi. ​L’État harponné Mais pour Oscar Temaru, le combat historique du parti en faveur de la décolonisation continue. Dans une lettre de trois pages, le leader indépendantiste de 82 ans s’adresse “à toutes les formations politiques représentées de longue date au sein de notre assemblée” , excluant de fait le groupe émergeant des indépendantistes modérés, et “à toute notre population et ses différentes sensibilités” . La “puissance administrante” , c’est-à-dire l’État, en prend pour son grade : Oscar Temaru dénonce “certaines manœuvres” , comme la “démultiplication” des instruments financiers, des conventions État-Pays “de plus en plus nombreuses” ou encore des opérations militaires “récurrentes” . Oscar Temaru y voit un “activisme de l’État” qui maintient “un statut quo” dans la région Pacifique. “Ces mesures ne prennent pas en considération les aspirations profondes de notre population” , estime-t-il, mettant à nouveau en avant le “droit de souveraineté” de Ma’ohi Nui sur “ses richesses naturelles” sous-marines, maritimes, terrestres et aériennes, voire “extra-atmosphériques” et “atmosphériques”. Pour le président du Tavini, “tout cela était bien connu d’avance” . Il se remémore une rencontre en 1996 avec le président américain Bill Clinton, “un des grands leaders partisans du Monde Libre” , en compagnie du militant anti-nucléaire Eni Faleoma Vaega, suite à leur interpellation par les autorités françaises dans le cadre d’un déplacement à Moruroa pour une protestation pacifique contre la reprise des essais nucléaires avec des militants de Greenpeace à bord du Rainbow Warrior II , en septembre 1995. Cette rencontre avait été l’occasion d’aborder “le rôle crucial qu’allait jouer la région Pacifique au XXIe siècle” . “Le président Clinton m’a encouragé à poursuivre mes démarches pour l’émancipation du peuple polynésien” , affirme Oscar Temaru, qui évoque aussi une “mise en garde (...) eu égard aux enjeux liés à nos ressources naturelles et surtout à la géopolitique forgée autour de la possession des ressources sous-marines et des terres rares (métaux utiles à diverses technologies, NDLR) ” . Autre souvenir convoqué par le chef du parti bleu ciel : le cyclone Veena d’avril 1983, qui avait dévasté de nombreuses maisons, les réseaux d’eau et d’électricité et les exploitations agricoles. Oscar Temaru déplore avoir obtenu une possibilité de secours plus rapide de la part de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, mais l’État aurait privilégié l’aide de Paris. ​Les “vrais” partis politiques Au terme de son argumentation, le président du Tavini Huira’atira appelle “les vrais partis politiques de notre assemblée à faire front commun” , ainsi que “la population de Ma’ohi Nui, de toutes origines confondues, à s’engager pour promouvoir, sous l’égide de l’ONU, un réel processus pacifique de décolonisation” . À la façon d’un testament, il accorde sa confiance à Antony Géros pour “coordonner ce mouvement” . La réinscription par l’ONU de la Polynésie française sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser remonte au 17 mai 2013. “Cette inertie perdure depuis treize ans” , constate Oscar Temaru, qui reste déterminé à “briser cette offense” et à “nous libérer de cette aberration néocoloniale”. Sa volonté est la suivante : “Celle d’une plateforme unifiée représentative de tous les grands partis siégeant dans l’hémicycle de l’assemblée de la Polynésie française” pour “l’ouverture du dialogue de décolonisation” lors de la réunion de la quatrième commission de l’ONU chargée des questions politiques spéciales de la décolonisation, en octobre prochain. Pas sûr que ce message “transpartisan historique” fasse écho dans le camp autonomiste... à quelques jours de la fête de l’Autonomie, dont le jour férié a été rayé du calendrier. En mai 2025, le Tapura Huira’atira avait plaidé en faveur de son propre point de vue devant le comité de décolonisation réuni au Timor oriental. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-25 22:09:00

​Va’a – Vague d’hommages pour Tavararo Poroi
Tahiti, le 25 juin 2026 – La grande famille du sport polynésien est en deuil suite au décès soudain de Tavararo Poroi, en début de semaine. Secrétaire général de la Fédération tahitienne de va’a, il a notamment transmis sa passion à son fils, le champion Hotuiterai Poroi. La fédération, le comité olympique, les clubs, tous garderont en mémoire un “homme de cœur au service du va’a” . C’est une “figure emblématique” du va’a qui s’en est allée ce mardi 23 juin. Secrétaire général de la Fédération tahitienne de va’a (FTV), Tavararo Poroi s’est investi jusqu’au bout dans l’accompagnement de la discipline. Une passion qu’il a notamment transmise à son fils, le champion Hotuiterai Poroi. Suite à l’annonce de sa disparition soudaine, une vague d’émotion a envahi les réseaux sociaux. Sa famille et ses amis, mais aussi des collègues, des clubs et des instances sportives partagent leur tristesse et lui rendent hommage. “Bouleversée” , la FTV salue un “homme de cœur au service du va’a” . Membre du conseil fédéral, “Tavararo était bien plus qu’un dirigeant, c’était un passionné, une présence bienveillante et toujours souriante qui réchauffait le cœur de ceux qui le côtoyaient” . Le Comité olympique de Polynésie française (COPF) se souvient des derniers temps forts partagés avec ce “véritable pilier du bénévolat” : “Tavararo a marqué notre communauté. Il avait brillamment endossé le rôle de chef de la délégation tahitienne de va’a lors des Mini-Jeux du Pacifique à Palau en 2025. On se souviendra de lui comme d’un homme d’une immense bienveillance, incarnant la joie de vivre et arborant toujours un grand sourire” . “Que son héritage continue d’inspirer les générations futures de rameurs” Le club Te U’i Va’a partage sa “profonde tristesse” et rend un hommage émouvant, chargé de précieux souvenirs, à son ancien président : “Son nom restera à jamais gravé dans l’histoire de notre club. Sous sa présidence, Te U’i Va’a a connu l’un de ses plus grands moments de gloire lors de la victoire historique à la Hawaiki Nui Va’a 1994. Cette épopée exceptionnelle a été marquée par des performances remarquables, notamment sur les étapes Huahine-Raiatea et Raiatea-Taha’a, où les records établis ont témoigné de sa vision, de son engagement et de sa confiance envers son équipe. Au-delà des résultats sportifs, nous garderons le souvenir d’un homme dévoué, passionné et profondément attaché aux valeurs du va’a et de notre club. Que son âme repose en paix et que son héritage continue d’inspirer les générations futures de rameurs”. Une douleur partagée par Teva Bernadino et André Vohi, qui saluent respectivement un “frangin de cœur” et un “ami du va’a” . “On pensera fort à toi à Singapour” , adresse la multimédaillée Vaimiti Maoni au sujet des prochains championnats du monde de va’a vitesse, du 17 au 31 août. Des hommages qui vont se poursuivre ce jeudi après-midi lors de l’inhumation au cimetière de l’Uranie, à Papeete. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-25 18:54:00

Tiare Tahiti gagne son billet pour la finale de la Coupe de Moorea
Moorea, le 24 juin 2026 - Après sa victoire 2-0 au match aller, Tiare Tahiti s’est qualifié pour la finale de la Coupe de Moorea en battant à nouveau Tiare Hinano sur le score de 3-0 lors de la demi-finale retour, dimanche à Pihaena. Les verts de Maharepa seront opposés à Tohiea dimanche prochain à Afareaitu. Le champion de Moorea s’était qualifié face à Mira (victoire 2-0 à l’aller et 7-0 au retour). Après la qualification de Tohiea pour la finale contre Mira, le 14 juin dernier (victoire par 7 buts à 0), c’était au tour de Tiare Tahiti et de Tiare Hinano de tenter de décrocher leur place en finale lors de la deuxième demi-finale retour de la Coupe de Moorea, qui s’est déroulée dimanche à Pihaena. Forts de leurs deux buts d’avance acquis lors de leur victoire au match aller, les verts de Maharepa se sont mis à l’abri en ouvrant le score dès la 3e minute grâce à un coup franc à ras de terre d’Ariimana Tiaihau, qui a surpris Frédéric Vigier, le gardien de Tiare Hinano (1-0). Tiare Tahiti a ensuite continué sur sa dynamique en lançant quelques offensives, dont une reprise du plat du pied sur une passe en retrait d’Ariimana Tiaihau, repoussée par un arrêt réflexe de Frédéric Vigier (16e). Après avoir été dominés depuis le début de la rencontre, les joueurs de Pihaena, beaucoup plus agressifs dans la récupération, ont commencé à réagir après le premier quart d’heure de jeu. Leur première opportunité est intervenue à la 21e minute sur un coup franc brossé de Toahiti Germain, qui est passé tout près de la lucarne droite adverse. Deux minutes plus tard, c’est cette fois-ci le coup franc d’Uramea Teihotaata qui a été boxé par Tuanui Manea, le gardien des verts. Sur leur lancée, les mauves ont continué à mettre la pression sur la défense de Tiare Tahiti. Après un raid solitaire sur le flanc gauche, Laurent Thahnaena a repiqué au centre avant de décocher une frappe du pied droit, passée à côté du poteau droit des verts (24e). À la demi-heure de jeu, Félix Mairau a récupéré un ballon dans la défense de Tiare Hinano avant de lancer, d’une longue passe aérienne, Laurent Thahnaena. Parti à la limite du hors-jeu, ce dernier s’est fait intercepter à temps par Tuanui Manea. Bousculée par Tiare Hinano, la formation de Maharepa a dû attendre la 34e minute pour avoir une nouvelle occasion de but, avec une frappe lointaine de Peaumatarii Hunter qui a terminé sur la barre transversale adverse. Les 22 acteurs sont ensuite rentrés aux vestiaires sur ce score de 1-0 en faveur de Tiare Tahiti. Tiare Hinano peine collectivement Tiare Hinano a ensuite eu l’opportunité d’égaliser à la 52e minute en obtenant un penalty, après que Laurent Thahnaena a été bousculé dans la surface de réparation adverse. Tuanui Manea a toutefois plongé du bon côté pour repousser la frappe de Taputurani Pihatarioe. C’était certainement le tournant du match. À l’heure de jeu, Tiare Tahiti a doublé la mise grâce à Ariimana Tiaihau, auteur d’une belle frappe enroulée du pied gauche qui a trompé Toana Tehou, tout juste entré en jeu dans la cage des mauves (2-0). Dans l’équipe de Tiare Hinano, qui peinait désormais collectivement, Laurent Thahanaena a tenté la solution individuelle en effectuant quelques raids sur le flanc gauche, qui se sont conclus notamment par une frappe au-dessus de la barre transversale (71e), puis par un tir dans un angle fermé, repoussé en corner par le gardien des verts (72e). Tohivea Haring a toutefois mis définitivement fin aux espoirs des supporters de Pihaena à la 70e minute en décochant un lob lointain qui a trompé Toana Tehou, largement sorti de sa cage (3-0). Tiare Hinano a continué à jouer le jeu en faisant notamment entrer ses remplaçants. Mais, hormis un duel perdu par Moana Fanaurai face au gardien de Tiare Tahiti, les attaquants de Pihaena n’ont toujours pas trouvé de solutions offensives. C’est même Manueva Tumg, après un une-deux avec Ariimana Tiaihau, qui aurait pu aggraver la marque pour les verts en frappant à côté du poteau droit adverse. Le match s’est finalement terminé sur ce score de 3-0 en faveur de Tiare Tahiti, après sa victoire 2-0 au match aller. La formation ira donc défier le champion Tohiea lors de la finale de la Coupe de Moorea, prévue le dimanche 28 juin à Afareaitu. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-25 04:56:00

Mister Tahiti 2026 : les visages des neuf candidats dévoilés
Tahiti, le 24 juin 2026 - Les neuf prétendants au titre de Mister Tahiti 2026 sont désormais connus. Réunis ce mercredi au Hilton de Tahiti, les candidats ont été présentés à la presse lors d'une conférence ouverte au public. La 26e élection de Mister Tahiti aura lieu le 9 octobre. Comme chaque année, l'élection s'articule autour d'un thème et pour cette édition 2026, l'organisation a choisi de mettre en avant “les origines ethniques et culturelles des peuples autochtones du monde”. Chaque candidat représentera ainsi une couleur associée à une ethnie ou à un peuple autochtone. Les neuf candidats se sont déjà rencontrés à trois reprises afin de faire connaissance avant le début de leur préparation. Entre excitation et appréhension, la timidité est encore présente. Une nouvelle journée de cohésion est prévue prochainement à Moorea pour renforcer les liens du groupe. Élu Mister Tahiti 2025, Nohoarii Thuau s'apprête à remettre son écharpe après une année riche en souvenirs. “Ça a été une année de règne qui va bientôt se terminer, avec beaucoup de souvenirs. J'ai vécu énormément de choses.” Toujours impliqué auprès du comité, il accompagnera les candidats tout au long de leur préparation. Qui lui succédera ? Réponse le 9 octobre prochain lors de l'élection dans les jardins de la mairie de Papeete. D'ici là, plusieurs rendez-vous attendent les candidats, à commencer par une soirée de gala organisée le 4 septembre au Hilton Tahiti avec pour thème “Wild West”. Depuis 2008, aucun Mister Tahiti n'est parvenu à décrocher le titre de Mister France. Une statistique que les organisateurs espèrent voir évoluer avec cette nouvelle promotion. Le prochain élu réussira-t-il à changer la donne ? Réponse dans quelques mois. Portraits des 9 candidats : Candidat n°1 : Torea Heck, 34 ans, 1m70 – Papeete “Je suis agent d'accueil au vice-rectorat. Sportif accompli et passionné de culturisme, je me suis construit à travers la persévérance, la discipline et le dépassement de soi. Après plusieurs défis relevés avec succès, je me lance aujourd'hui dans cette nouvelle aventure avec fierté et détermination. Ma passion est la musculation, que je partage quotidiennement sur les réseaux sociaux. La cause que je souhaite défendre est l'incitation à la pratique d'une activité physique pour tous.” Candidat n°2 : Roonui Cabral, 23 ans, 1m89 – Moorea “Je suis réserviste à la Marine nationale. Participer à Mister Tahiti me permet de gagner en expérience de vie. J'ai déjà participé à un concours à l'InterContinental où j'ai terminé deuxième dauphin ex æquo. Profondément attaché à mes racines polynésiennes, je souhaite porter haut les valeurs de respect, de partage et de solidarité qui font la richesse de notre Fenua. J'aime la course à pied et la randonnée, mais ma véritable passion est le 'ori Tahiti. La cause que je souhaite défendre est la protection de l'environnement. Ayant grandi à Moorea, je souhaite que cette île conserve toute son authenticité. Je soutiens notamment l'association Keep Moorea Wild. Mon cousin, Mister Tahiti 2022, m'a donné envie de me lancer dans cette aventure.” Candidat n°3 : Jean-Paul Chongue, 26 ans, 1m83 – Taha'a “Je me suis inscrit à Mister Tahiti parce que j'aime les défis et les challenges. Je pratique la danse de feu et je suis passionné par la rame et la musculation. L'an dernier, j'ai consacré une année entière à la préparation d'un championnat de Men's Physique et j'ai terminé vice-champion de Polynésie. Je suis également ranger sur l'atoll de Tetiaroa au sein d'une association engagée dans la protection de l'atoll et de son lagon, en collaboration avec plusieurs universités. La cause que je souhaite défendre est naturellement la préservation de l'environnement.” Candidat n°4 : Samuel Caramelli, 29 ans, 1m91 – Paea “Je suis agent d'escale chez Air Tahiti. J'ai participé à l'élection de Mister Paea l'année dernière et cette expérience m'a donné envie d'aller plus loin. J'aime la danse, le chant, la musique, le sport et les randonnées. À travers cette aventure, je souhaite défendre l'authenticité, encourager chacun à être lui-même et à ne pas avoir peur du regard des autres.” Candidat n°5 : Charles Leau, 27 ans, 1m78 – Moorea “Je suis photographe depuis plusieurs années et je suis passionné par l'image et les relations humaines. Je me suis inscrit à Mister Tahiti pour partager des moments forts avec de nouvelles personnes et vivre une expérience enrichissante. La cause qui me tient particulièrement à cœur est la santé mentale chez les jeunes. J'ai moi-même traversé des périodes difficiles et je souhaite aujourd'hui sensibiliser et accompagner ceux qui en ont besoin.” Candidat n°6 : Heifara Voirin, 31 ans, 1m81 – Teahupo'o “Je suis gestionnaire clientèle à l'Office polynésien de l'habitat. J'ai déjà été élu Mister Teahupo'o en 2015 et j'ai souhaité relever un nouveau défi en participant à Mister Tahiti. J'aime le sport et le bricolage, notamment la création d'objets à partir de matériaux de récupération. Je souhaite sensibiliser la population aux dangers des violences et des addictions. Dans mon entourage, certaines personnes ont malheureusement sombré dans ces problématiques, parfois jusqu'au suicide. Je vois cette aventure comme une opportunité de grandir, de renforcer ma confiance en moi et de vivre une expérience humaine unique.” Candidat n°7 : Raiano Teihotaata, 25 ans, 1m87 – Taravao “Je suis assistant mécanicien à l'aéroport de Faa'a. Ma participation à Mister Tahiti représente avant tout un défi personnel et une occasion de donner une image positive de la jeunesse polynésienne. J'ai déjà participé à une élection de beauté lorsque j'étais élève au lycée Samuel-Raapoto à Arue. Mes passions sont le surf, les randonnées en montagne et les moments simples passés avec mes proches. Je souhaite porter les valeurs de respect, d'authenticité et de détermination. La cause que je défends est la sensibilisation des jeunes à l'importance d'une alimentation équilibrée et de la pratique régulière d'une activité physique.” Candidat n°8 : Tutini Martin, 20 ans, 1m89 – Punaauia “Je suis serveur dans un restaurant et je participe à mon tout premier concours. Je me suis inscrit à Mister Tahiti pour gagner en confiance en moi et montrer qu'il est possible de dépasser sa timidité. J'aime le sport et les randonnées. Sportif, motivé et attaché aux valeurs de respect et de solidarité, je vois cette aventure comme une occasion unique de grandir et de poursuivre mon développement personnel. La cause que je souhaite défendre est la lutte contre le harcèlement scolaire.” Candidat n°9 : Keanu Ina, 23 ans, 1m83 – Papara “Je suis étudiant en licence d'économie et gestion à l'Université de la Polynésie française. Je me suis inscrit à Mister Tahiti pour vaincre ma timidité et sortir de ma zone de confort. Je suis passionné de sport, de surf et de sports de combat, en particulier de boxe thaïlandaise. Curieux et ouvert d'esprit, j'aime découvrir de nouvelles expériences et relever de nouveaux défis. À travers cette aventure, je souhaite mener des actions de prévention contre la violence et promouvoir le respect auprès des jeunes.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-25 03:03:00

​Les forains du PK 0 parés dès juillet
Tahiti, le 24 juin 2026 - À Teahupo’o, le bout de la route va s’animer plus tôt et plus longtemps pour s’aligner sur le nouveau calendrier de compétitions de surf avec les Trials du 2 au 5 juillet, l’Open Tour du 11 au 14 juillet et la Tahiti Pro du 8 au 18 août. Les forains ont entamé la construction des baraques la semaine dernière, prêts à “tester” l’affluence sportive et touristique sur l’entièreté des vacances scolaires. Tandis que la tour des juges se dresse déjà face à la vague de la passe Hava’e, la plage du PK 0 se prépare à accueillir les festivités associées à la période de compétitions qui s’annonce. Comme l’an dernier, ce ne sont pas moins de trois temps forts qui vont se succéder autour du surf à Teahupo’o, mais le calendrier a été remanié : les épreuves qualificatives des Trials sont avancées du 2 au 5 juillet – les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 juin via la Fédération tahitienne de surf (FTS) –, suivies de l’étape du Tahiti Open Tour du 11 au 14 juillet, pour finir par la Outerknown Tahiti Pro du 8 au 18 août. ​“C’est la première fois (...). On va tester” Fidèles à la compétition internationale de surf, les forains de Teahupo’o ont accepté de s’adapter en commençant à s’installer plus tôt. “On est là ! Quand on nous a transmis les dates, on en a discuté et on a décidé de suivre. C’est la première fois qu’on va s’installer aussi longtemps” , confie Lesta Parker, en tant que trésorier du comité Teahupo’o Hava’e Hōrue. “On va tester et on verra. Il y a trois rendez-vous sportifs, mais aussi beaucoup de temps morts. On constate qu’il y a pas mal de touristes qui passent chez nous tous les jours, donc pourquoi pas essayer. L’année dernière, la commune avait frappé fort avec les tū’aro mā’ohi inter-quartiers : ça avait très bien fonctionné, donc on espère que ce type d’initiative pourra être reconduite” , remarque-t-il concernant la dynamique à tenir pendant près de sept semaines. Moins nombreuses au fil du temps, six familles de forains de Teahupo’o prendront part à cette édition, essentiellement pour de la restauration. C’est le cas de Joinville Reva et sa belle-fille, Yolande Tetumu, en plein chantier ce mercredi. “L’objectif, c’est de terminer la construction, l’installation du matériel et la décoration la semaine prochaine pour l’ouverture. C’est motivant de se dire qu’on se met en place pour une plus longue durée. On verra bien si ça marche !” , espèrent-ils. Sur leur stand, entre la cuisine et le service, huit personnes seront mobilisées pour régaler les clients tous les jours. Cap sur les Trials “Si tout va bien” , l’ouverture des baraques est envisagée le mercredi 1er juillet, la veille des Trials, pour une fermeture à l’issue de la waiting period du main event, autour du samedi 18 août. Des stands de la Fédération tahitienne de surf et du Comité du tourisme de Taiarapu-Ouest participeront également à l’animation du PK 0 durant cette période. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-25 02:54:00

La subdivision administrative des Raromatai s’offre une fresque républicaine
Raiatea, le 24 juin 2026 - Mardi soir, les murs de la subdivision administrative des Raromatai se sont parés d'une œuvre monumentale. Sous la conduite d'Anna Nguyen, cheffe des subdivisions des îles du Vent et des îles Sous-le-Vent, la fresque signée Evrard Chaussoy a été officiellement dévoilée, marquant une nouvelle étape dans la valorisation du tissu culturel local. Tout commence en novembre dernier. La subdivision lance un appel aux artistes des Raromatai, les invitant à exposer au sein même de ses locaux. Six créateurs répondent présents pour une exposition éphémère. C'est à cette occasion que la cheffe de subdivision fait la rencontre de Evrard Chaussoy, membre du jury de sélection des artistes retenus pour l'exposition. Mais au-delà de cet événement ponctuel, l'administration en profite pour dévoiler une ambition plus large : rendre la subdivision plus visible, et surtout mieux faire connaître ses actions en faveur du monde culturel. “Il y a assez peu de lieux d'expression pour les artistes locaux”, a souligné ce mardi Anna Nguyen, pointant du doigt un manque d'espaces dédiés dans l'archipel. Plusieurs mois plus tard, voici donc la seconde phase de ce projet. “Il y a eu un peu d'attente”, concède la cheffe de subdivision, “mais cela nous a permis de rajouter un élément” d'importance. Cet élément, c'est l'œuvre qui trône désormais au centre de la fresque et qui, déjà, fait beaucoup parler d'elle. Le choix d'un enfant du pays La commande a été confiée à Evrard Chaussoy, “enfant du pays”, comme aime à le rappeler l'administration. Son travail se veut la “concrétisation de la valorisation des artistes”, mais aussi et surtout la “représentation d'un lien entre l'État, les communes et les habitants”. Une mission qui, conformément aux prérogatives de la subdivision, consiste à “accompagner” les dynamiques locales. La thématique du lien – entre la Maison de la République et les artistes, mais aussi, au-delà, entre le Pays et ses citoyens – a d'ailleurs été longuement développée par Anna Nguyen lors de la soirée de dévoilement. C'est donc une œuvre à la fois artistique, citoyenne et politique qui était attendue. Et le pari est réussi. Carte blanche avait été donnée à l'artiste, qui a su intégrer avec talent les représentations symboliques des sept communes des cinq îles des Raromatai, toutes organisées autour de l'icône républicaine. Une composition qui mêle habilement identité locale et attachement aux valeurs de la République. Visible depuis le trottoir Mais l'œuvre ne s'adresse pas uniquement aux habitants et aux élus. Elle vise également le public de passage et les nombreux touristes qui arpentent la ville, notamment en raison de la proximité des quais de croisière. Installée sur des panneaux amovibles – ce qui permet de la déplacer en cas de besoin – la fresque orne désormais le mur extérieur du bâtiment de la subdivision. Très visible depuis le trottoir, elle invite le promeneur à la contemplation et à la réflexion, tout en affirmant haut et fort la place de la culture dans l'espace public. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-25 02:40:00

Marc Lavoine : “Une écharpe peut changer une vie”
Tahiti, le 24 juin 2026 - Loin de Paris et de sa vie à 100 à l’heure, Marc Lavoine, chanteur, acteur, écrivain et jury de Miss Tahiti 2026, prend le temps de se poser. Poser son rythme pour laisser battre son cœur. Poser ses rêves d’enfant imaginant s’installer sur une île dans une petite maison en bois. Poser sa vie pour laisser entrer celles des candidates et finalement découvrir une Polynésie qu’il n’a plus envie de quitter. Pourquoi avez-vous accepté de faire partie de ce jury de Miss Tahiti cette année ? “J'avais envie de venir à Tahiti. Oui, ça faisait longtemps que je voulais venir ici. Depuis que je suis gosse. Et puis j'ai vu Brando dans le Bounty. J'ai toujours aimé. D'ailleurs, depuis que je suis là, je me sens bien. Je me sens apaisé. Le vent qui chante dans les arbres. Les vagues. Le calme, la gentillesse des gens. Les regards. Je suis heureux en ce moment. Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé.” On vous sent apaisé, zen ? [Pensif] “Ben voilà. C'est que je suis rentré dans des yeux bleus [ceux d’Adriana Karembeu, NDLR], pour la première fois de ma vie. Ils sont comme les yeux de ma mère, c'est les mêmes. C'est le même bleu. Et c'est... J'espère que c'est pareil pour elle. En tout cas, je me sens bien. Quand on m’a proposé d’être membre du jury, j’ai dit oui, avec joie. Moi j'ai toujours rêvé ici. D'être là, sur cette plage. Je suis là en ce moment et je ne pense à rien d'autre qu'être là. Souvent on nous colle du temps. On a peur de le perdre. On ne sait pas où il va. On craint le prendre. J'ai l'impression d'être un enfant de 5, 6, 7 ans, allongé dans le gazon qui regarde le ciel. Je suis heureux de vivre.” Vous avez été contacté alors que vous veniez de rencontrer Hinaupoko Devèze... “Je l’ai rencontrée quelques jours plus tôt. Avec Fred, le président de Miss France. On s'était bien entendus. Elle est super cette fille. On a parlé de Tahiti. Les choses se sont enchainées, et hier, on rencontrait les candidates pour l’oral.” Une première prise de contact qui s’est bien déroulée ? “On a commencé à parler avec les jeunes candidates. C'est intéressant d'entendre la parole des gens. Parce que la place des femmes, aujourd'hui, est importante. Quelle est la place de la femme ? C'est l'entrée au monde. C'est le premier souffle. C'est elle qui nous porte. Qui donne la vie. Elle n'a pas envie de faire la guerre. Elle n'a pas envie de faire des bras de fer. Elle n'a pas envie de courir plus que l'autre. Elle a envie de construire une maison. Prolonger la vie. Être ici et parler avec ces jeunes filles était réellement intéressant. Intéressant de savoir pourquoi elles parlaient de la population. Pourquoi elles parlaient du peuple. Pourquoi elles soutenaient des causes. Quelle vie elles avaient traversé. Quand elles sortaient de leur sentier battu, de leur zone de confort, là on voyait d'abord une fille qui parle, qui sourit. Puis, une femme. C'était intéressant d'entendre leur intelligence, leur timidité, leur humour, leur délicatesse et la vision qu'elles ont d'être Miss.” Comment vous prenez ce rôle de jury ? “Je le prends comme elles le prennent. Il y a une candeur. Il y a une enfance qu'elles gardent et il y a une sorte de devenir. Pas de l'adulte mais de la femme. C'est un passage merveilleux.” On a l'impression que vous recevez autant que vous donnez. “Il faut faire comme ça. J'avais un professeur à l'école – ça a changé ma vie – qui m'a dit ‘J'ai des choses à vous apprendre, mais j'ai des choses à apprendre de vous.’ D'un coup j'ai eu 20 en lettres. Pendant toute l'année. J'ai été premier de ma classe. Il m'a dit ‘Tu peux construire ta vie autour des mots’. Donc si je peux leur apporter ma confiance... Mon jugement n'est pas très important. Mais je souhaite leur apporter ma bienveillance, comme le jury que j’ai été dans The Voice. J'ai écrit une chanson, dans mon prochain album, dans un duo avec Barbara Pravi : ‘Devient la Miss de la vertu’. Vertu, c'est un joli mot. C'est comme la Miss. Une Miss a une curiosité. Elle a un regard. [Longue pause] Quand je suis arrivé à l'Olympia à 16 ans [il était ouvreur, NDLR], j'ai rencontré la famille Coquatrix. Ce jour-là, ma vie a basculé. Je partais de chez moi. J'arrivais à Paris. Je portais un bleu de travail. J'étais à l'imprimerie, invisible, puis j’ai pris cette veste, qui appartenait à Jean-Pierre Bacry, et j’ai tracé mon chemin. Cette veste c'est l'équivalent de l'écharpe. Une écharpe peut changer une vie. Après vous êtes porté par une chance, par un destin. Si vous restez assis. Ça vous passe devant. Il faut se lever, il faut rêver. Et être Miss, c'est un rêve. Je leur souhaite vraiment de passer un bon moment. D'être heureuse là où elles sont aujourd'hui.” Vous évoquez une chanson d’un nouvel album... “Oui, c’est une exclu [rires]. Le single sort le 2 juillet. C'est un duo avec Patrick Fiori. J'ai réuni sur cet album des amis. Il y a Sam Sauvage, Clara Luciani, Louane, Kenji, Bernard Lavilliers, Gaëtan Roussel, Philippe Katerine et d'autres. Florent Pagny bien sûr. Et... Il y a des chansons qui sont des reprises de mes ancienne chansons. Et il y a des nouveautés. Ça va sortir au mois de novembre et ça s'appelle ‘Chers Amis’. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-25 02:37:00

​Journée verte à Teahupo’o face au cancer
Tahiti, le 24 juin 2026 - Après Octobre rose à Tautira, place à Juin vert à Teahupo’o. Professionnels de santé et bénévoles ont uni leurs forces dans les jardins de la mairie en faveur de la prévention du cancer du col de l’utérus et des autres risques liés au papillomavirus. Vaccination et information sous la forme d’activités ludiques, culturelles et sportives étaient au programme. Verdoyante, la mairie de Teahupo’o était dans le thème, ce mercredi, pour le village vert organisé dans le cadre du mois de prévention du cancer du col de l’utérus. Des ateliers gratuits et ludiques étaient proposés pour s’informer avec la participation de l’Institut du cancer de Polynésie française (ICPF), du centre des maladies infectieuses et tropicales et de la cellule de promotion de la santé de Tahiti Iti. Plusieurs bénévoles et intervenants étaient également mobilisés dans une optique de bien-être entre méditation, ‘ori Tahiti avec Tefanae Putoa de l’école de danse Aumaire et soins de support avec l’association Amazones Pacific. Pour cette dernière action à la Presqu’île, les sage-femmes de l’hôpital de Taravao, pilotes du projet, ont souhaité poursuivre la tournée des communes éloignées dans un élan de proximité. “Après Octobre rose et le vaccinodrome à Tautira, on a voulu changer de commune et basculer sur la côte ouest. En dehors des activités de sensibilisation, la vaccination est aussi assurée sur place” , indiquent Annabelle Pujo, Maimiti Schenck et Aloysia Chantry. Pour rappel, le frottis de dépistage, la vaccination et l’information sont accessibles toute l’année au centre de protection maternelle de Taravao. ​Faible couverture vaccinale Si l’accent est mis ce mois-ci sur la prévention, c’est que le chemin est encore long. Difficile, d’ailleurs, d’attirer en masse les visiteurs. “On a commencé à rembourser le vaccin entre 11 et 14 ans révolus en juin 2024. On arrive à un taux de couverture de 10 % pour la première dose et de 5 % pour la deuxième. En Australie, ils sont à 80 % et prévoient de ne plus avoir de cancer du col de l’utérus en 2035. Dans tous les pays où ça fonctionne, la vaccination se fait en milieu scolaire. Dans l’Hexagone, elle est proposée en 5e depuis deux ans, ce qui a permis d’augmenter le taux de couverture de 15 % pour atteindre environ 60 % chez les filles et 40 % chez les garçons” , constate le Dr Laurent Stien, médecin responsable du pôle dépistage et prévention à l’ICPF. “Ce cancer devrait disparaître : on peut le prévenir et le dépister, mais malheureusement, il y a encore une vingtaine de cas de cancer du col de l’utérus tous les ans en Polynésie. En sachant que le papillomavirus peut toucher toute la sphère génitale et ORL, en particulier chez les hommes” , conclut-il. Des messages de prévention qui ont été partagés au public présent, ainsi qu’aux élus locaux. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-25 01:24:00

Jeux 2027 : le Cesec appelle le Pays à montrer l'exemple
Tahiti, le 24 juin 2026 – Adopté à l'unanimité ce mercredi, l'avis du Cesec sur le futur statut des 4.500 volontaires des Jeux du Pacifique 2027 n'aura pourtant rien eu d'une formalité. Pendant près de deux heures, les conseillers ont largement dépassé les aspects juridiques du texte pour interpeller le gouvernement sur un autre sujet : la circulaire qui oblige aujourd'hui les fonctionnaires du Pays à poser des congés s'ils souhaitent participer à l'organisation des Jeux. Si le projet de loi créant un statut spécifique pour les 4.500 volontaires des Jeux du Pacifique 2027 a été adopté à l'unanimité par le Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), ce sont moins ses dispositions juridiques que les conditions de participation à l’événement des fonctionnaires du Pays qui ont animé les débats. Car derrière ce texte inspiré du dispositif mis en place pour les Jeux olympiques de Paris 2024, plusieurs conseillers ont appelé le gouvernement à revoir la circulaire imposant aujourd'hui aux agents de poser des congés pour participer à l'organisation des Jeux. Le texte crée un cadre juridique destiné à éviter toute requalification en contrat de travail tout en définissant les droits et obligations des volontaires. Le Cesec regrette néanmoins qu'il soit limité aux Jeux du Pacifique et ne préfigure pas encore un véritable statut du bénévolat pour l'ensemble du tissu associatif polynésien. “C’est une première étape prometteuse”, temporise toutefois l’avis de l’Institution. La circulaire de la discorde C'est pourtant une autre recommandation du Cesec qui a nourri les échanges : revoir la circulaire encadrant la participation des agents du Pays aux Jeux, avec une “rédaction plus directive, dérogatoire aux nécessités de service” : “Jusqu'à présent, il n'y a aucune mise à disposition d'un agent du Pays”, explique la corapporteure Raymonde Raoulx, soulignant que le comité d'organisation aurait besoin d'environ 120 fonctionnaires sur les quelque 6.600 que compte l'administration. Selon elle, le président, en tant que chef de l'administration, doit pouvoir accorder des dérogations afin que ces agents participent aux Jeux sans avoir à poser des congés. Une position notamment soutenue par Diana Yieng Kow : “Très bonne idée de revoir cette circulaire. Que les fonctionnaires État ou Pays soient libres d'y aller sans prendre sur leurs congés !” “Je ne comprends pas qu'il n'y ait pas de consignes qui soient données aux services”, lance Christophe Plée, estimant que la mobilisation des agents relève avant tout d'une décision politique. Selon lui, un fonctionnaire mis à disposition pour les Jeux agit au nom de son administration, tandis que “un agent public qui, sur ses congés, va donner du temps aux Jeux du Pacifique, là, c'est un bénévole, puisqu'il n'exige rien en contrepartie”. L'élu en a appelé à un engagement plus clair du gouvernement : “Si les services du Pays ne sont pas mobilisés pour l'événement, où est la volonté politique ? (...) Si tu n'y crois pas et que tu n'as pas les moyens, tu ne prends pas les Jeux.” “C'est le délit de sa gueule” Un constat partagé par le président du Comité olympique de Polynésie française, Louis Provost, qui estime que la circulaire actuelle laisse une trop grande marge d'appréciation aux chefs de service. “La nécessité de service, ça veut tout dire comme ça ne veut rien dire. En fait, c'est le délit de sa gueule. Vous faites une demande, si vous ne plaisez pas au chef de service, il va vous donner une fin de non-recevoir”, regrette-t-il. Sans remettre en cause les chefs de service eux-mêmes, Louis Provost plaide pour une consigne claire émanant directement de l'exécutif. Il rappelle qu'il existe déjà des congés exceptionnels pour certains cadres techniques sportifs, mais estime que les Jeux du Pacifique, “événement phare du pays”, justifient un dispositif similaire. Et de rappeler que, pour la Coupe du monde de beach soccer, Oscar Temaru avait demandé aux chefs de service de faire preuve d'une “attention bienveillante et particulière” afin de faciliter la mise à disposition des fonctionnaires. “C'est un peu ce qu'on demande”, résume le président du Comité olympique. Si l'avis a finalement été adopté à l'unanimité, il laisse surtout un message au gouvernement : pour être une réussite, les Jeux ne pourront pas reposer sur le seul engagement des bénévoles. Le Pays devra aussi mobiliser sa propre administration. Le bénévolat a-t-il besoin d'une loi ? C'est finalement la question qui a traversé les débats du Cesec, mercredi. Si tous les conseillers soutiennent la création d'un statut spécifique pour les 4.500 volontaires des Jeux du Pacifique, plusieurs estiment que cette réflexion devrait désormais être élargie à l'ensemble des bénévoles qui font vivre les associations polynésiennes. Reste à savoir si un tel cadre est souhaitable. Pour Thierry Mosser, si un texte est nécessaire pour protéger les volontaires des Jeux, il devrait aussi bénéficier aux milliers de bénévoles qui font vivre, toute l'année, les associations sportives, culturelles ou sociales. “Le jour où il y a un texte, c'est le début des emmerdes pour les associations”, prévient Christophe Plée, inquiet d'une réglementation qui finirait par rigidifier un engagement reposant avant tout sur la liberté. À l'inverse, les rapporteurs rappellent que le comité d'organisation réclamait dès l'origine un texte plus général, finalement limité aux seuls Jeux du Pacifique. Dans son avis, le Cesec invite désormais le gouvernement à prolonger cette démarche en élaborant “un cadre global, pérenne et adapté au contexte polynésien, afin de reconnaître, protéger et valoriser durablement l'engagement bénévole sous toutes ses formes”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-24 23:21:00

​Teihoarii Peterano, militaire polynésien, retrouvé mort
Tahiti, le 24 juin 2026 - Un militaire originaire de Polynésie française a été retrouvé sans vie dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 juin à Castelsarrasin, dans le Tarn-et-Garonne en France. Teihoarii Peterano, caporal-chef de première classe au 31e régiment du génie, était âgé de 35 ans. Une cagnotte a été ouverte par la famille pour “aider à financer ses obsèques ainsi que le rapatriement de son corps vers son île natale”. Teihoarii Peterano, un militaire d'origine polynésienne, est décédé à Castelsarrasin en France dans la nuit de mardi à mercredi. Selon la page Facebook “Être Militaire”, c'est son fils de 11 ans qui a découvert son corps vers 2 h 45 du matin (heure francaise) dans le jardin de la maison familiale. Malgré l'intervention rapide des sapeurs-pompiers et du Samu 82, et de longues tentatives de réanimation, le militaire n'a pas pu être sauvé. Marié et père de trois enfants, Teihoarii Peterano comptait quatorze années de service au sein de l'armée française et avait participé à de nombreuses missions. D'après les premières constatations de la police, l'intervention d'un tiers a été écartée. Le parquet de Montauban a néanmoins ordonné une autopsie afin de déterminer les circonstances exactes de ce décès qualifié de “violent”. La disparition du militaire a provoqué une vive émotion au sein du 31e régiment du génie. Le colonel Basile Caire a ouvert une cellule de crise et a rendu hommage à un militaire “exemplaire, dévoué et unanimement apprécié par ses chefs et ses camarades”. Sur les réseaux sociaux, de nombreux messages de condoléances ont également été publiés par ses proches, ses frères d'armes et des internautes polynésiens. Beaucoup ont salué la mémoire d'un homme décrit comme “bienveillant”, “respecté” et profondément attaché à sa famille. ​Une cagnotte en ligne a également été lancée par la famille afin de financer ses obsèques et le rapatriement de son corps vers son île natale de Rurutu. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, ses proches indiquent que “son départ laisse un grand vide dans le cœur de sa famille, de ses proches et de tous ceux qui ont eu la chance de le connaître”. Pour participer à la cagnotte : https://pay.sumup.com/b2c/QGNZWOJO Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-24 20:44:00

Mort de Tiarei, le mineur mis en examen et placé sous contrôle judiciaire
Tahiti le 23 juin 2026. Dans un communiqué envoyé aux rédactions ce mardi soir, la procureure de la République, Solène Belaouar, revient sur les faits tragique qui ont conduit à la mort d’un homme de 57 ans dimanche soir. Le jeune homme de 14 ans, auteur d’un coup unique à la tête, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Suite au décès d’un homme âgé de 57 ans en marge d’un rassemblement musical constaté le 21 juin en fin d’après-midi près du site des 3 cascades à Tiarei, une enquête de flagrance a immédiatement été ouverte par le parquet de Papeete et confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie en Polynésie française, visant des faits de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Un mineur âgé de 14 ans et désigné par les personnes présentes comme ayant frappé la victime, a de suite été interpellé et placé en garde à vue. Le suspect, qui demeure habituellement à Hitia’a o te ra, ne présente aucun antécédent judiciaire. Il a reconnu avoir porté un unique coup à la victime, pensant que celui-ci importunait une jeune fille de sa famille. La victime est alors tombée au sol et ne s’est pas relevée. Ce récit des faits correspond à ce que décrivent également les témoins de la scène. Une autopsie a été ordonnée qui devrait permettre de mieux comprendre les causes du décès de la victime. "A ce stade des investigations, il importe de préciser qu’aucun élément ne permet d’établir que le coup porté serait en lien avec le rassemblement musical à proximité ni avec le niveau sonore de celui-ci" , explique la procureure après des propos tenus sur les réseaux sociaux et des reportages sur Polynésie première. A l’issue de la mesure de garde à vue du mineur, et compte tenu de la nature criminelle des faits (des violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner c’est à dire des coups mortels), la procureure de la République a décidé d’ouvrir une information judiciaire. Dans ce cadre, le suspect a été mis en examen par un juge d’instruction, sous l’autorité duquel se poursuivront désormais les investigations. Il a été placé sous contrôle judiciaire comprenant un suivi éducatif qui sera assuré par les services de la protection judiciaire de la jeunesse. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-24 06:40:00

Condamnée pour des violences sur son mari grabataire
Tahiti, le 23 juin 2026 - L'affaire trouve son origine sur le petit atoll de Ahe, où un couple vivait isolé. La victime, lourdement handicapée depuis un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu peu après son installation à Faa'a, est aujourd'hui aveugle, malentendante et presque totalement dépendante. Son épouse, âgée de 55 ans, comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Papeete pour des violences commises entre janvier et mars 2026. Placée sous contrôle judiciaire depuis mars, elle a reconnu l'ensemble des faits. Le dossier fait état d'hématomes, de traces de strangulation et d'un traumatisme crânien, même si la victime a indiqué qu'une partie de ses blessures s'était faite seule. “C 'est de ma faute, je n'ai pas pu me maîtriser”, a reconnu la prévenue, expliquant avoir perdu le contrôle après que son mari lui a craché au visage. À la barre, elle a évoqué des années de violences conjugales subies avant l'AVC de son époux : coups, crachats, contraintes sexuelles. “Je sais que j'étais dans le tort, mais ce n'est rien à côté de ce qu'il m'a fait subir avant son AVC” , a-t-elle déclaré en larmes. La défense a demandé au tribunal de replacer les faits dans leur contexte, rappelant qu'elle s 'occupait seule, “24 heures sur 24”, d'un homme grabataire. Le ministère public a toutefois souligné qu'aucune difficulté de prise en charge ne pouvait justifier de telles violences, tout en relevant que les expertises ne permettaient pas d'attribuer avec certitude les traces de strangulation à la prévenue en raison de l'état de santé très dégradé de la victime. Le tribunal l'a finalement condamnée à 15 mois d'emprisonnement avec sursis simple, assortis d'un sursis probatoire de cinq ans. Elle devra également verser 150 000 francs de dommages et intérêts à son mari. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-24 06:33:00

Mode de scrutin : derrière la réforme, le spectre d'une dissolution
Tahiti, le 23 juin 2026 – Derrière la proposition de résolution examinée ce mercredi à Tarahoi pour soutenir la réforme du mode de scrutin portée par Nicole Sanquer, c'est une tout autre bataille politique qui se dessine. Alors que les oppositions multiplient les critiques contre le gouvernement Brotherson, le président du Tapura, Édouard Fritch, a estimé mardi sur Radio 1 qu'un “blocage des institutions” était désormais possible et qu'un retour aux urnes avant 2028 devait être envisagé. Dans ce contexte, le débat sur la prime majoritaire prend une dimension bien plus politique que technique. La commission des Institutions doit examiner mercredi une proposition de résolution portée par Nicole Sanquer visant à soutenir sa proposition de loi organique déposée à l'Assemblée nationale pour modifier le mode de scrutin. Sur le fond, le texte reprend largement les recommandations formulées l'an dernier dans un rapport transpartisan rédigé avec les députés Moerani Frébault et Mereana Reid-Arbelot. Réduire la prime majoritaire, abaisser le seuil d'accès au second tour et favoriser une représentation plus fidèle des sensibilités politiques : sur le papier, la réforme proposée par Nicole Sanquer ne bouleverse pas l'architecture institutionnelle du Pays. Elle vise à corriger certains effets jugés excessifs de la réforme électorale de 2011, sans remettre en cause la circonscription unique ni les mécanismes destinés à garantir la stabilité des institutions. Concrètement, la proposition de loi organique déposée à l'Assemblée nationale prévoit de ramener la prime majoritaire de 19 à 12 sièges et d'abaisser de 12,5 à 10 % le seuil permettant à une liste de se maintenir au second tour. Comme l'a souvent défendu la députée de la deuxième circonscription, le système actuel produit une surreprésentation importante de la liste arrivée en tête et limite l'émergence de nouvelles forces politiques. Un rapport transpartisan... Ces propositions ne sortent pas de nulle part. Elles reprennent l'essentiel des conclusions du rapport d'information remis en juin 2025 par les trois députés polynésiens : Nicole Sanquer (A Here Ia Porinetia), Moerani Frébault (Tapura) et Mereana Reid Arbelot (Tavini). Un travail présenté à l'époque comme transpartisan puisqu'il réunissait des élus issus des trois principales formations politiques représentées à Tarahoi. Les trois parlementaires dressaient alors un constat partagé : la réforme de 2011 a certes permis de mettre fin à l'instabilité chronique des années 2004-2013, mais elle a aussi créé une distorsion croissante entre le poids électoral réel des partis et leur représentation à l'assemblée. Ils soulignaient également que les majorités issues de ce système avaient toutes fini par se fragmenter en cours de mandature, relativisant le lien direct entre ampleur de la prime majoritaire et stabilité gouvernementale. ...dans un paysage qui n'est plus le même Une analyse presque prémonitoire. Car depuis, le paysage politique s'est profondément transformé. La majorité indépendantiste issue des élections de 2023 a éclaté avec la création du groupe A Fano Ti'a. Le Tavini historique ne dispose plus à lui seul de la majorité absolue dont il bénéficiait au lendemain du scrutin. Dans ce nouveau contexte, les recommandations du rapport prennent toutefois une coloration différente. Sans aller jusqu'à une proportionnelle intégrale – dont les difficultés de gouvernance observées à l'Assemblée nationale servent de contre-exemple –, les auteurs de la réforme défendent un rééquilibrage entre stabilité institutionnelle et représentativité. En réduisant la prime majoritaire tout en abaissant le seuil d'accès au second tour, ils estiment possible de mieux refléter la diversité des sensibilités politiques sans remettre en cause la capacité d'une majorité à gouverner. Les lignes ont également bougé du côté indépendantiste. Les propositions aujourd'hui reprises par Nicole Sanquer figuraient déjà dans le rapport parlementaire cosigné en 2025 par les trois députés polynésiens, dont Mereana Reid Arbelot. Depuis, la députée s'est officiellement rangée aux côtés de Moetai Brotherson au sein de A Fano Ti'a. Une situation qui n'est pas sans paradoxe puisque plusieurs des pistes aujourd'hui remises sur la table figuraient déjà dans ce rapport transpartisan, alors que le président du Pays s'est toujours montré opposé à une réforme du mode de scrutin, contrairement à la position historiquement portée par le Tavini lorsqu'il siégeait dans l'opposition. Le Tapura regarde déjà au-delà de la réforme Du côté du Tapura, la position n'a guère évolué. Invité mardi matin de Radio 1, Édouard Fritch a rappelé n'avoir jamais soutenu une réforme du mode de scrutin avant les prochaines territoriales. “Jamais, jamais, j'ai donné mon accord là-dessus”, a-t-il insisté, rappelant avoir toujours défendu l'idée d'une discussion après 2028. Mais c'est surtout son analyse de la situation politique actuelle qui a retenu l'attention. Pour l'ancien président du Pays, la rupture entre le Tavini et A Fano Ti'a prive désormais le gouvernement de toute majorité assurée à l'assemblée. “Quand vous n'avez pas de majorité à l'assemblée, vous ne passez rien”, a-t-il résumé, rappelant “être passé par là”. Surtout, Édouard Fritch estime qu'à terme la situation pourrait déboucher sur un “blocage des institutions”. “Je ne vous cache pas que c'est la raison pour laquelle renverser Moetai Brotherson ne nous intéresse pas. (...) Ce ne sera pas pour renverser un président et en remettre un autre. C'est un retour devant l'électeur. Et c'est l'électeur qui arrête.” Une hypothèse qu'Édouard Fritch assume désormais ouvertement : “Il faut l'envisager. Franchement, il faut l'envisager.” Derrière la réforme, la question de la majorité Derrière le débat sur la prime majoritaire se dessine désormais une autre bataille : celle d'un retour aux urnes anticipé. Car au-delà des couloirs de Tarahoi, les critiques contre le gouvernement se multiplient. Sur les réseaux sociaux, plusieurs responsables autonomistes appellent à structurer un “rapport de force législatif” face à un exécutif présenté comme isolé. Dans le même temps, le Tavini historique multiplie lui aussi les attaques contre le bilan de mi-mandat du gouvernement Brotherson et appelle ouvertement à “changer” de président. Dans ce contexte, la résolution examinée mercredi apparaît moins comme un simple débat technique que comme une nouvelle étape de la recomposition politique en cours. Au fond, la réforme du mode de scrutin n'est peut-être plus le véritable sujet. Celui qui agite désormais les couloirs de Tarahoi est la possibilité – encore impensable il y a quelques mois – d'un retour anticipé devant les électeurs. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-24 03:30:00

“Il faut une réaction politique forte, immédiate”
Tahiti, le 23 juin 2026 - Chercheurs et scientifiques se sont réunis ce mardi matin pour échanger sur un des enjeux majeurs actuels : que faire face au changement climatique. Il s’agit de “mieux prévoir, mieux planifier, et surtout mieux nous organiser pour agir ensemble” face au changement climatique, mais “les plans, les stratégies, c'est bien beau, mais s'il n'y a personne pour les animer, ça reste des listes d'actions” , déplore-t-on. Les assises régionales de clôture du programme Climat du Pacifique, savoirs locaux et stratégies d’adaptation (Clipssa) ont eu lieu ce mardi à la présidence. Scientifiques, chercheurs et agriculteurs, avec le soutien de l’Institut de recherche et de développement (IRD), Météo-France et l'Agence française pour le développement (AFD) ont travaillé en coconstruction pendant cinq ans avec comme objectif : faire face au changement climatique. “Cette mobilisation répond à un enjeu majeur”, explique la représentante de l’IRD en Polynésie, Mélanie Roue. Effectivement, certains pays du Pacifique sont déjà fortement touchés par le changement climatique. Les fortes pluies ou fortes chaleurs impactent déjà l’agriculture, les ressources en eau ou encore la vie des habitants. “Face à ces défis, comprendre pour anticiper n'est plus seulement une ambition scientifique. C'est une nécessité pour les territoires, les décideurs publics et les populations”, ajoute Mélanie Roue. L’activiste écologique Jason Man était présent au démarrage de Clipssa et considère que les données obtenues sont “essentielles pour savoir à quel point le changement climatique va impacter nos vies. Par contre, ces données-là doivent absolument impliquer des actes politiques”. Il soutient qu’il y a cinq ans, “ on avait assez de données pour enclencher des choses très ambitieuses et j'étais inquiet qu'on se rabatte beaucoup plus sur la recherche et pas assez sur les actions et c'est plus ou moins ce qui s’est passé”. Pour lui, il n’y a pas de secret, avec toutes ces nouvelles données, “il faut une réaction politique forte, immédiate” . Il pointe du doigt le fait que “ politiquement parlant, le plan climat n'a pas encore de grosse ligne budgétaire, donc les actions n'ont pas pu commencer de manière ambitieuse et suffisante par rapport à l'ampleur de la menace”. Faire évoluer les institutions François Fao, ancien chargé du programme Clipssa à Wallis-et-Futuna, rappelle qu’en 2017, dans le cadre du projet Intègre, ils avaient travaillé sur la réduction d'une stratégie d'adaptation au changement climatique. “Comme beaucoup de stratégies, faute de portage, elle est restée en sommeil pendant dix ans, Clipssa a été l'occasion de la remettre sur la table, de l'actualiser, de l'enrichir avec des données territorialisées et surtout de la traduire en plan d'action opérationnel qui est aujourd'hui en cours de finalisation à l'horizon de 2030.” Il explique que Wallis-et-Futuna ne dispose malheureusement pas “ des ressources humaines” suffisantes pour mettre en œuvre les actions sur le long terme. Il souligne la nécessité de faire évoluer d’abord les institutions avant de transformer les territoires et précise que “l’adaptation s’impose donc comme une nécessité plutôt que comme un choix (...). La leçon que l'on a retenue de tout ça, c'est que les plans, les stratégies, c'est bien beau, mais s'il n'y a personne pour les animer, ça reste des listes d'actions”. “ L'enjeu est désormais de poursuivre les coopérations engagées et de transformer les résultats obtenus en actions concrètes au bénéfice des populations du Pacifique”, insiste Mélanie Roue. Jason Man précise de son côté que beaucoup de pays du Pacifique savent que “la lutte contre le changement climatique ne peut pas reposer uniquement sur les actions locales” . Il donne l’exemple de nos voisins anglophones qui utilisent la scène internationale pour se faire entendre et “demandent aux grands pays émetteurs de réduire leurs émissions et de prendre leurs responsabilités” . Il regrette que l’on soit encore “trop peu engagé dans ce plaidoyer international, alors même qu’ on se fait voler nos capacités à vivre dans nos îles comme on veut. C'est extrêmement grave et on doit aller leur dire d'arrêter leurs conneries. Et le plaidoyer, c'est de développer des outils pour les contraindre à le faire devant des instances juridiques internationales.” Il regrette que le gouvernement Brotherson ne fasse rien dans ce sens. Françoise Henry, agricultrice bio : “L'arbre pas assez au centre des préoccupations des politiques publiques” “Le message que je voudrais délivrer, c'est l'importance de passer vers de l'agriculture biologique si on veut lutter contre le réchauffement climatique et l'effondrement des biodiversités. (...) En agriculture bio, on met en place des agrosystèmes extrêmement verts et résilients, car on va se servir de plantes et d'arbres qui vont nous aider à fertiliser nos terres, plutôt que de désherber et d'être dépendants des énergies fossiles sur notre fertilisation. L'arbre est au centre de nos préoccupations et pas assez au centre des préoccupations des politiques publiques. On continue à désertifier les centres urbains sous prétexte que ça coûte cher d'entretenir un arbre (...). J'ai envie de dire que, quelque part, la climatisation a un coût aussi. Le fait de mettre des arbres peut aussi nous aider à faire des économies sur ce coût. Il faut toujours garder cette idée d'avoir au centre de nos préoccupations les arbres, surtout de ne pas transformer nos villes en déserts urbains macadamisés.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-24 03:21:00

​Manihi et Rurutu retournent aux urnes
Tahiti le 23 juin 2026. Retour aux urnes pour les électeurs de Rurutu et de Manihi. Comme demandé par le rapporteur public les électeurs de l’île des Australes vont devoir une nouvelle fois participer à des municipales puisque le tribunal administratif a décidé, ce mardi, d’annuler l’élection municipale de mars dernier. Même chose pour le second tour à Manihi. Frédéric Riveta, maire sortant de Rurutu, va devoir défendre son mandat une nouvelle fois. Réélu dès le premier tour avec 989 voix (50,2%), son élection vient d’être cassée par le tribunal administratif après le recours de Jacques Chong, qui avait obtenu 635 voix qui dénonçait des irrégularités dans le scrutin Sur les neuf irrégularités dénoncées par Jacques Chong, le rapporteur public n’en avait retenu que deux sont "des pressions" qui auraient été exercées par des adjoints au maire sortant, sur des électeurs ayant donné procuration. Les élus leur avaient demandé “de changer de mandataire” au bénéfice d’électeurs “qui allaient voter pour le maire” , indiquait l’avocat de Jacques Chong, maître Stanley Cross. Le second grief retenu par le rapporteur public concernait la distribution, par des colistiers de Frédéric Riveta, de la propagande électorale au domicile même des électeurs, la veille du premier tour des élections municipales. Dans sa décision, le tribunal insiste lui aussi sur ces deux points. "Les attestations versées par le défendeur lui-même corroborent celles versées par le requérant, selon lesquelles de la propagande en faveur de la liste du maire sortant a été distribuée jusqu’au samedi veille de l’élection en fin de matinée, alors que de telles distributions étaient interdites à partir du samedi à zéro heure. Cette irrégularité est susceptible d’avoir altéré la sincérité du scrutin" , explique la décision du tribunal rendue mardi. "Compte tenu des seulement quatre suffrages exprimés qui ont permis à la liste du maire sortant d’atteindre et dépasser la majorité absolue nécessaire pour remporter les élections municipales dès le premier tour des élections, les irrégularités relatives aux pressions morales exercées sur des électrices en vue de la modification de trois procurations sont (...) il y a lieu d’annuler les opérations électorales qui se sont déroulées le 15 mars 2026 dans la commune de de Rurutu" , conclut le tribunal. A Manihi, c’est le second tour qui va devoir être rejoué. En cause là encore, des pressions exercées sur certains électeurs, ainsi que des procurations déposées à un tiers, et utilisées par d’autres. "Eu égard à l’écart de deux voix seulement entre les listes n°1 et n°4 pour l’attribution de la prime majoritaire, les faits exposés dans les griefs doivent être regardés comme ayant été de nature à fausser les résultats du scrutin" , a conclu le tribunal administratif. Le haut-commissaire de la République doit désormais fixer la date de re convocation des électeurs. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-24 02:56:00

À Papara, les élèves du CJA montent sur les planches
Tahiti, le 23 juin 2026 - Les répétitions s’enchaînent pour les 14 élèves du CJA de Papara. Depuis le mois de mars, une professeure de théâtre les accompagne dans le cadre d’un projet solidaire et pédagogique visant à développer la confiance en soi et l’expression orale dans plusieurs langues autour d’un poème de Henri Hiro et de différentes thématiques associées à la labellisation “CJA en santé”. Nous les avons rencontrés à quelques jours de la représentation. L’ambiance était studieuse, ce mardi, au centre des jeunes adolescents (CJA) de Papara, entre les préparatifs liés aux examens de fin d’année... et les répétitions de théâtre. Ce projet rythme la vie des 14 élèves depuis le mois de mars en parallèle de l’enseignement général et des ateliers de métallerie, menuiserie et cuisine. Il est mené par l’Association artistique, culturelle et d’éducation populaire avec le soutien de la Direction de la culture et du patrimoine dans le cadre d’un appel à projets en faveur de la promotion de la diversité linguistique. “C’est la première fois que l’association travaille avec un CJA” , témoigne la professeure de théâtre, Heiana Ollivier. “Nous avons fait une quinzaine de séances de trois heures. Au départ, c’était difficile pour les jeunes qui faisaient du théâtre pour la toute première fois. Ça n’a rien à voir avec les prestations collectives de danse tahitienne, par exemple.” Attachée à la démocratisation du théâtre à travers divers projets, la directrice artistique de l’association met en avant l’art comme vecteur d’insertion pour les élèves en situation de décrochage scolaire. Le spectacle vivant permet de “développer leur confiance en eux et de libérer leur expression” . Pour y parvenir, elle s’est appuyée sur une création trilingue (français, tahitien et anglais) inspirée du poème O ‘oe to ‘oe rima – Ton demain, c’est ta main de Henri Hiro et des différents projets menés par les élèves. Confiance en soi et bien vivre ensemble L’initiative a reçu un accueil enthousiaste de la part de l’équipe pédagogique, déterminée à dépasser les a priori pour s’appuyer sur les vertus du théâtre : “Ça a toujours été un souhait” , confie la directrice, Chantal Maruhi-Conroy. “Ces cours de théâtre dispensés par Heiana sont intégrés dans la labellisation du CJA en santé pour permettre aux élèves de s’exprimer au niveau de différentes thématiques. Ça participe à la confiance en soi et au bien vivre ensemble. Au départ, ils ne voulaient pas participer et aujourd’hui, ils jouent ! Ils ont même proposé une mise en scène avec leur musique : c’est amusant et il y a une part d’épanouissement et d’investissement.” La gestion du stress et l’élocution entrent aussi en ligne de compte, tandis que certains élèves s’apprêtent à passer l’oral du Certificat de formation générale (CFG). Autour d’un décor de marae installé sous le préau, deux groupes font dialoguer tradition et modernité. La représentation finale est prévue ce vendredi en présence des parents, mais aussi de représentants de l’éducation et de la commune, ainsi que des partenaires du programme “CJA en santé” ; à l’issue, les élèves auront d’ailleurs pour mission de présenter les projets de l’année écoulée à un jury pour tenter de décrocher une troisième labellisation. “Les enseignants, la directrice et moi-même, nous sommes tous derrière eux et ils vont présenter quelque chose de magnifique !” , encourage Heiana Ollivier à l’intention des apprentis comédiens. Ce projet théâtral est déjà une réussite et l’équipe du CJA de Papara envisage de le reconduire l’an prochain : “Sur les conseils de notre inspecteur, on aimerait bien écrire et jouer une comédie en tahitien” . La parole aux artistes Alicia, 15 ans : “Au début, j’ai trouvé que c’était fiu. Aujourd’hui, on peut dire que j’aime bien cette activité. J’ai pris l’habitude et je suis plutôt à l’aise devant les autres. Je suis déjà montée sur scène à l’église, mais ce sera la première fois pour du théâtre.” Manate, 16 ans : “C’est ma deuxième année au CJA. Je n’avais jamais pensé faire du théâtre avant. Mon passage préféré, c’est la danse.” Hitiatua, 14 ans : “J’aime bien le théâtre. J’ai du texte à mémoriser, mais ça va, je m’en sors bien. On a même gagné un prix ! On montre ce qu’on est capable de faire : ça nous rend fiers, et nos parents aussi.” Manuarii, 13 ans : “Je suis au CJA depuis cette année. Ce projet théâtre m’a intéressé : ça permet de s’amuser et de montrer nos progrès. J’aimerais bien continuer l’année prochaine.” ​Une vidéo primée Ces cours de théâtre ont aussi été l’occasion de participer à la première édition du concours “Non aux addictions” organisée par la Direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE). Collégiens, lycéens et étudiants avaient pour défi de réaliser une courte vidéo de sensibilisation adressée aux jeunes. Avec le soutien de Heiana Ollivier, quatre élèves du CJA de Papara ont pris la parole sur différentes formes de drogues, ainsi que sur les écrans. La remise des prix s’est tenue vendredi dernier dans les jardins de l’assemblée de la Polynésie française : dans la catégorie des CJA, Papara a décroché le premier prix ex aequo avec Vairao et Arue. “La plupart de nos élèves vapotent et scrollent, donc c’est important de travailler sur ces sujets d’actualité” , précise la directrice du CJA de Papara. Un message de santé publique qui ne manquera pas d’être relayé lors de la prestation théâtrale et musicale des élèves. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-24 02:53:00

​RNS : la défunte réforme confirmée à Paris
Tahiti, le 22 juin 2026 - Nouvelle attaque juridique de la réforme du RNS par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) de Polynésie française, cette fois-ci devant le Conseil d’État. Le but, faire annuler “pour excès de pouvoir” la promulgation de la loi du Pays relative aux conditions d'affiliation au régime des non-salariés et au contrôle de leur respect. Mais pour le Conseil d’État, c’est à raison que Moetai Brotherson a promulgué la loi du Pays. Devant le Conseil d’État, la CPME défendait que la loi du Pays relative aux conditions d'affiliation au régime des non-salariés, abrogée depuis par deux fois par l’assemblée de la Polynésie française sous l’impulsion du Tavini et du Tapura, méconnaissait certains articles de la loi organique, que le président de la Polynésie française aurait dû décider d'une nouvelle lecture devant l'assemblée de la Polynésie française et que “la loi du Pays promulguée était entachée d'incompétence négative et méconnaissait le principe de sécurité juridique et d'intelligibilité de la loi, le principe d'égalité devant les charges publiques et la liberté d'entreprendre”. Trois arguments balayés par le Conseil d’État qui est revenu sur sa première lecture de ce dossier dans lequel il avait uniquement censuré l’article 20 du texte et qu’il avait déjà constaté que la suppression de cet article ne faisait pas tomber la loi en elle-même et que c’est à raison que Moetai Brotherson avait par la suite promulgué la loi du Pays. Dans cette nouvelle lecture, le Conseil d’État écarte de la même manière les deux autres griefs portés par la CPME. Peu importe que le texte puisse méconnaître le principe de sécurité juridique, le principe d'égalité devant les charges publiques et la liberté d'entreprendre, puisque ces griefs ne sont pas, dans la rédaction de la loi elle-même, susceptibles de caractériser une méconnaissance des exigences qui découlent de l'article 177 de la loi organique. Les tribulations juridiques de la défunte réforme du RNS ne sont pour autant pas terminées. Un dernier recours étant encore à étudier devant le tribunal administratif de la Polynésie française. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-24 02:30:00

Les comptes de l'abondance
Tahiti, le 23 juin 2026 - Les comptes administratifs 2025 confirment la très bonne santé financière du Pays, avec un résultat cumulé de fonctionnement de 46,8 milliards de francs et des recettes fiscales toujours plus dynamiques. Mais derrière ces chiffres flatteurs, plus de 41 milliards de crédits d'investissement sont reportés sur 2026. De quoi alimenter le débat sur la capacité du gouvernement à transformer ses marges budgétaires en réalisations concrètes et visibles pour la population. S'il fallait résumer les comptes 2025 du Pays en une phrase, ce serait sans doute celle retenue par les rapporteurs eux-mêmes lors de leur examen en commission vendredi : “Le décalage entre la bonne gestion financière du Pays, illustrée par la notation A+ octroyée par l'agence Standard & Poor's, et le ressenti de la population.” Car les chiffres donnent le vertige. Et ils seront décortiqués en séance plénière ce jeudi. À la clôture de l'exercice, le budget général affiche un excédent de fonctionnement de 28,2 milliards de francs. En tenant compte des résultats accumulés au fil des années, le résultat cumulé de fonctionnement atteint 46,8 milliards de francs. Un niveau rarement atteint, qui témoigne de la solidité financière du Pays mais nourrit aussi le débat sur la traduction concrète de ces excédents dans le quotidien de la population. Cette abondance repose avant tout sur la fiscalité. En 2025, près de huit francs sur dix encaissés par le Pays proviennent des impôts et taxes. La seule mission “Gestion fiscale” représente 176 milliards de francs de recettes, soit 85 % des recettes de fonctionnement. La TVA atteint un niveau record de 66 milliards de francs, tandis que les droits et taxes à l'importation rapportent plus de 24 milliards. Les impôts directs ne sont pas en reste, avec plus de 48 milliards de francs de recettes, dont près de 16 milliards au titre de l'impôt sur les sociétés. 40 milliards restés dans les tuyaux Mais l'autre enseignement de ces comptes est moins flatteur. Malgré des recettes abondantes et des réserves confortables, une part importante des crédits votés n'a pas été consommée. Sur les 111 milliards de francs ouverts en investissement en 2025, seuls 60 milliards ont effectivement été dépensés. Autrement dit, près de quatre francs sur dix prévus pour financer des infrastructures, des équipements ou des opérations structurantes sont restés inutilisés au cours de l'exercice. Le taux d'exécution des investissements plafonne ainsi à 59 %, entraînant le report de 41,8 milliards de francs de crédits de paiement sur 2026. Le phénomène touche la plupart des grandes politiques publiques : 55 % de réalisation pour l'urbanisme et le logement, 45 % pour les transports, 42 % pour le développement des ressources propres. Le tourisme fait figure de mauvais élève avec moins de 10 % des crédits effectivement consommés. Le gouvernement met en avant le caractère pluriannuel des opérations concernées. Une explication techniquement recevable. Reste que ces reports massifs alimentent une critique récurrente : celle d'un Pays qui continue d'accumuler les excédents et de voter des crédits qu'il peine ensuite à transformer en réalisations concrètes. Un collectif de prudence Le collectif budgétaire associé aux comptes administratifs reflète d'ailleurs cette même logique. Dans un contexte politique devenu plus incertain à l'assemblée, le gouvernement joue la prudence. Le texte consiste principalement à reporter des crédits non consommés et à ajuster les équilibres budgétaires, sans annoncer de nouvelles mesures d'ampleur. Parmi les rares signaux envoyés figure le Fonds de prévention et de lutte contre les addictions, dont l'enveloppe est portée à un peu plus de 30 millions de francs grâce au report de crédits non consommés. Une somme qui ressemble davantage à un marqueur budgétaire qu'à une réponse à la hauteur d'un phénomène que professionnels de santé, associations et autorités judiciaires décrivent depuis plusieurs années comme une crise majeure, notamment concernant l'ice. Le collectif confirme également la poursuite du soutien au logement social, avec plus de 8 milliards de francs consacrés à l'Office polynésien de l'habitat (OPH), ainsi que les investissements dans les réseaux de communication à travers les concours apportés à l'OPT et au déploiement de la 4G dans les archipels. Le mi-mandat en toile de fond Interrogé mardi sur ce que certains qualifient de “matelas” financier, Moetai Brotherson a rejeté cette lecture. “Il faut arrêter avec ce discours simpliste. Les comptes administratifs viennent décrire une réalité budgétaire qui n'est pas la réalité de l'exécution, qui n'est pas la réalité de la projection”, a-t-il affirmé, estimant que ce “matelas” n'existait “que dans l'esprit de ceux qui veulent critiquer le gouvernement”. Une analyse complétée par le ministre des Finances Warren Dexter. Selon lui, une grande partie de cette trésorerie correspond à des crédits d'investissement déjà fléchés mais non encore consommés. “C'est de l'argent qui est déjà affecté à des investissements. Le jour où on arrivera à rattraper ces retards, il faudra pouvoir les financer”, a-t-il expliqué. Le désaccord porte donc moins sur les chiffres eux-mêmes que sur leur interprétation. Pour le gouvernement, ces excédents témoignent avant tout d'une capacité financière mobilisée pour des investissements futurs. Pour ses opposants, ils illustrent au contraire la difficulté persistante à transformer les crédits votés en réalisations concrètes. Dans ces conditions, le vote de ces comptes sera observé bien au-delà de leur dimension budgétaire. Moins pour ce qu'ils disent des finances du Pays, dont la solidité ne fait guère débat, que pour ce qu'ils révéleront de l'état réel du rapport de force au sein d'une assemblée où les lignes semblent plus mouvantes que jamais. 47 milliards : matelas ou mirage ? Les 46,8 milliards de francs mis en avant dans les comptes administratifs correspondent au résultat cumulé de fonctionnement du budget général à la fin de l'année 2025. Ce chiffre est bien réel. Mais cela ne signifie pas que le Pays dispose de 46,8 milliards librement mobilisables. Une partie de cette somme doit servir à couvrir les besoins de financement de la section d'investissement, évalués à près de 21,9 milliards de francs. S'y ajoutent 41,8 milliards de crédits de paiement reportés sur 2026, correspondant à des opérations déjà programmées mais non exécutées en 2025. C'est sur ce point que le gouvernement et ses opposants divergent. Warren Dexter parle d'une “fausse trésorerie”, constituée en grande partie de crédits déjà affectés à des investissements futurs. Ses détracteurs y voient au contraire le symptôme d'une sous-exécution chronique des investissements. Au-delà de la querelle comptable, le débat porte surtout sur ce que produisent concrètement ces milliards. Car si les comptes sont dans le vert, beaucoup peinent encore à identifier les grands chantiers ou équipements qui devraient en être la traduction visible. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-24 00:19:00

Fin de l'état de grâce pour le FRPH
Tahiti, le 23 juin 2026 – Le pétrole baisse, mais les prix à la pompe augmentent. Un paradoxe seulement apparent, comme l’explique le ministre des Finances Warren Dexter, qui rappelle que les carburants consommés aujourd'hui en Polynésie ont été achetés lorsque le baril dépassait les 100 dollars. Les 3,5 milliards de francs injectés en mars dans le Fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH) étant épuisés depuis la mi-juin, le Pays a commencé à puiser dans les réserves du dispositif, rendant inévitable la hausse de 15 francs par litre décidée lundi. Le gouvernement assume une décision impopulaire mais qu'il estime nécessaire. Après avoir abondé en urgence le FRPH à hauteur de 3,5 milliards de francs lors du collectif budgétaire de mars dernier, l'exécutif a finalement décidé lundi, lors d'un conseil des ministres extraordinaire, d'augmenter de 15 francs par litre les prix des carburants à la pompe. Une hausse qui était inscrite dans le scénario envisagé depuis le début de la crise pétrolière provoquée par les tensions au Moyen-Orient, comme l’a rappelé Moetai Brotherson mardi matin en conférence de presse : "Ce n'est pas une surprise (...) On ne fait pas ça par sadisme, mais c’est une réalité économique", L'une des principales critiques adressées au gouvernement depuis lundi concerne le calendrier de cette hausse. Pourquoi augmenter les prix alors que le baril de pétrole est redescendu sous la barre des 80 dollars ? Comme l’explique Warren Dexter, la réponse tient au décalage naturel entre l'évolution des cours mondiaux et leur répercussion en Polynésie. "C'est vrai que le prix du carburant est redescendu à l'international, mais il reste quand même très au-dessus de l'avant-crise. Donc ça veut dire qu’on a un FRPH qui perd de l’argent", explique le ministre. Les carburants consommés aujourd'hui ont en effet été achetés plusieurs semaines plus tôt, lorsque le baril dépassait les 100 dollars et avait même approché les 120 dollars au plus fort de la crise. "C'est pour ça que ça se répercute assez durement sur le fonds aujourd'hui", poursuit-il. Autrement dit, même si les marchés pétroliers se détendent désormais, le FRPH continue aujourd'hui à absorber le coût de carburants acquis plusieurs semaines auparavant à des niveaux beaucoup plus élevés. Les 3,5 milliards déjà consommés Le mécanisme du FRPH permet justement de limiter les variations brutales à la pompe en absorbant une partie des hausses lorsque les cours flambent. Mais le système a ses limites. Selon le ministre des Finances, les 3,5 milliards injectés en mars ont été entièrement consommés à la mi-juin. Le Pays a même commencé à puiser dans les réserves du fonds, qui sont passées de 3 milliards à 2,8 milliards de francs. "On a commencé à taper sur les réserves. C'est pour ça qu'on devait réagir", explique Warren Dexter. "On a bénéficié d'un état de grâce pendant quatre mois" , observe-t-il, estimant que la hausse décidée cette semaine reste « assez raisonnable ». Pour le président du Pays, cette situation illustre désormais les limites du dispositif. "Le FRPH, c'est un amortisseur. Un amortisseur, quand il est dans ses limites de tension, il joue son rôle. Quand on dépasse ces limites, il ne peut plus amortir de la même manière" , a expliqué Moetai Brotherson. Sans cette hausse, deux options restaient possibles : continuer à alimenter le fonds avec de l'argent public ou laisser ses réserves continuer à se dégrader. "L'argent qu'on met dans le fonds, on n'en a plus pour d'autres actions" , souligne le ministre, estimant que le Pays avait déjà consenti "un bel effort" avec l'abondement exceptionnel de mars dernier. Un équilibre à retrouver d'ici la fin de l'année Le gouvernement mise ainsi sur deux leviers pour stabiliser la situation : l'augmentation de 15 francs décidée ce lundi, et la suspension temporaire de cinq taxes prélevées sur les carburants (TCH, TPH, TSE, TSOL et TSSC), prévue dans le projet de loi fiscale examiné vendredi dernier en commission à l'assemblée. Un manque à gagner estimé à 3,8 milliards de francs pour les finances du Pays, que le gouvernement assume afin de soulager le FRPH et de limiter l'impact de la crise pétrolière sur les consommateurs. Le dispositif revient ainsi finalement à remplacer un soutien par un autre. Plutôt que d'abonder à nouveau le FRPH, l'exécutif propose de renoncer temporairement à 3,8 milliards de recettes fiscales afin de donner de l'air au fonds et de limiter la hausse des prix à la pompe. Reste néanmoins à convaincre l'assemblée. Si Warren Dexter assure ne pas voir "comment ils pourraient voter contre une suspension de taxes", l’adoption de cette loi fiscale est encore loin d’être acquise, plusieurs textes du gouvernement ayant été récemment retirés ou retoqués par Tarahoi. Une accalmie encore fragile L'objectif est de permettre au FRPH de retrouver progressivement un niveau de réserve suffisant. "Si les barils restent en dessous de 80 dollars, normalement on va avoir un FRPH qui va s'équilibrer d'ici la fin de l'année" , avance Warren Dexter. Cet équilibre reste toutefois suspendu à l'évolution d'une situation géopolitique encore très incertaine. Interrogé sur les perspectives des marchés pétroliers, Moetai Brotherson s'est montré prudent. "Il y a eu un protocole entre les États-Unis et l'Iran. Ce protocole, c'est le départ de discussions. Elles n'ont pas encore été complètement achevées. Ça reste fragile" , a-t-il souligné. Le président du Pays rappelle également que la situation autour du détroit d'Ormuz demeure instable, rendant toute prévision particulièrement hasardeuse. "Aujourd'hui, je mets au défi quiconque de pouvoir prédire avec exactitude l'évolution " des cours du pétrole, a-t-il ajouté. En revanche, si les cours repartent à la hausse ou si le projet fiscal n'est pas adopté par Tarahoi, le gouvernement n'exclut pas de devoir choisir à nouveau entre une augmentation des prix à la pompe et un nouvel abondement du fonds. Le débat sur l'avenir du FRPH relancé Cette nouvelle crise ravive également un débat ancien. Pendant la campagne territoriale de 2023, aussi bien le Tavini que A Here Ia Porinetia s'étaient prononcés en faveur d'une suppression progressive du FRPH. Trois ans plus tard, le discours s'est nuancé. "Quand on est aux affaires du pays et qu'on voit la réalité économique, c'est difficile de le supprimer du jour au lendemain", reconnaît aujourd'hui Moetai Brotherson. Pour Warren Dexter, la disparition du fonds ne pourra être envisagée qu'à condition d'offrir des alternatives crédibles aux ménages les plus dépendants de la voiture. "Si on le supprime, ça veut dire que les prix à la pompe vont augmenter. Il faut pouvoir proposer des alternatives à nos populations, spécialement celles qui ont un faible pouvoir d'achat, c'est-à-dire avoir des transports en commun performants. Tant qu'on n'aura pas ça, c'est compliqué" , a-t-il dit, précisant que les pêcheurs et les boulangers continuaient à être soutenus. En attendant, l'exécutif espère que l'accalmie observée sur les marchés pétroliers se confirmera. Mardi matin, le baril évoluait autour de 74 dollars. Suffisant, selon le ministre, pour espérer éviter de nouvelles hausses et, à terme, envisager une baisse des prix à la pompe si la tendance se poursuit. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-23 21:29:00

​Violences à Huahine : une jalousie qui dégénère
Tahiti, le 22 juin 2026 - Un homme de 61 ans a été condamné ce lundi en comparution immédiate à un an de prison ferme pour des violences conjugales sur son épouse, dans un contexte de tensions répétées et d’escalade au sein du couple. Les faits examinés ce lundi par le tribunal correctionnel de Papeete remontent au 19 juin, en début d’après-midi, sur l’île de Huahine. Une dispute aurait éclaté après la découverte par l’épouse d’une relation extraconjugale. Au moment des faits, le prévenu était au téléphone avec sa maîtresse lorsque sa femme est rentrée. La dispute aurait rapidement pris un autre tournant : la victime aurait été projetée au sol et se serait violemment cogné le visage contre le coin d’une porte, “littéralement en pleine figure”. Résultat : six jours d’incapacité totale de travail. Déjà connu de la justice avec quatre condamnations, dont deux remontant au début des années 2000, l’homme était également poursuivi pour des faits antérieurs similaires, évoqués dans le dossier. Il lui est notamment reproché des violences déjà commises en janvier et avril, comme le fait d’avoir “marché sur la tête” de sa femme. En ce qui concerne cet après-midi du 19 juin, le prévenu reconnaît avoir consommé deux bières de 50 cl, ce que la présidente du tribunal n’a pas oublié pas de mentionner. ​Un an ferme Devant le tribunal correctionnel de Papeete, le prévenu a contesté les faits tout au long de l’audience. Il décrit une situation conjugale tendue et affirme que le couple vivait encore sous le même toit malgré une séparation de fait. Il a aménagé un espace, où il gare d’habitude les voitures liées à son activité de location, en nouveau dortoir. Il explique qu’il ne quitte pas le domicile commun, car son épouse lui aurait indiqué qu’il risquait de perdre la maison, bien que celle-ci ait été acquise ensemble, et affirme croire ces propos. Pour le parquet, ces violences s’inscrivent dans une répétition inquiétante. La substitut du procureur a insisté sur l’absence de remise en question du prévenu et sur la progression des faits. Elle a requis deux ans d’emprisonnement, dont six mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec obligations de soins. Le tribunal a finalement condamné l’homme à un an de prison ferme et un an avec sursis probatoire, assortis d’une obligation de soins, d’une interdiction d’entrer en contact avec la victime et de paraître au domicile conjugal. Il devra également verser 120 000 francs de dommages et intérêts. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-23 05:19:00

Le litre de carburant augmente de 15 francs dès ce mardi
Tahiti, le 22 juin 2026 - Selon nos informations, le conseil des ministres a acté ce lundi une augmentation de 15 francs le litre pour le carburant à la pompe à partir de ce mardi. Le conseil des ministres s’est réuni ce lundi après-midi et a entériné l’augmentation du carburant à la pompe dès ce mardi. En effet, selon nos différentes sources, l’essence sans plomb et le gazole, actuellement à 150 francs le litre à la pompe, augmenteront de 15 francs et passeront à 165 francs le litre à la pompe. Le pétrole, lui, passera de 122 francs à 137 francs le litre à la pompe. Et pourtant, lors du dernier conseil des ministres du mois de mai, le gouvernement Brotherson indiquait dans un communiqué le maintien du prix des hydrocarbures pour le mois de juin expliquant que c’est pour “protéger le pouvoir d’achat des Polynésiens”. Le communiqué indiquait que ce maintien se faisait malgré les fortes tensions sur les marchés internationaux en lien avec le conflit au Moyen-Orient et était financé moyennant 1,752 milliard ponctionné sur le Fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH) dont le solde prévisionnel au 30 juin était de près d’1,6 milliard de francs. À l’heure où nous mettons en presse, ce lundi, l’arrêté concernant cette augmentation du carburant n’était pas publié au Journal officiel. Concernant le gaz, ce dernier augmente aussi de 15 francs le litre, passant de 248 à 263 francs le litre. Pourtant, le 10 juin dernier, le même conseil des ministres communiquait un projet de loi fiscale “afin de préserver la compétitivité des entreprises et le pouvoir d'achat des ménages polynésiens face à la volatilité persistante des cours mondiaux des hydrocarbures”. Un texte qui prévoyait “qu'entre le 1er juillet et le 31 décembre 2026, les cinq taxes à l'importation applicables aux hydrocarbures” seraient “temporairement ramenées à zéro franc par litre”. Cela concernait la taxe de consommation sur les hydrocarbures (TCH), la taxe de péréquation sur les hydrocarbures (TPH), la taxe spécifique exceptionnelle (TSE), la taxe de solidarité pour les personnes âgées et les handicapés (TSOL) et la taxe spéciale spécifique de consommation (TSSC). Le dispositif de suspension fiscale, strictement limité dans le temps, aurait dû représenter un abaissement de fiscalité de 3,8 milliards de francs par le Pays et devait “permettre d’amortir l'impact de la hausse des cours mondiaux des hydrocarbures sur l'économie locale et le budget des ménages”. Un texte bien envoyé aux élus de l’assemblée de la Polynésie française mais qui, étrangement, n’a pas été étudié la semaine dernière par la commission des Finances alors que tous les autres textes budgétaires ont quant à eux été étudiés et s’apprêtent à être votés ce jeudi à Tarahoi. C’est sans doute la raison pour laquelle le ministre de l’Économie, du Budget et des Finances, en charge des Énergies, Warren Dexter, a convié les médias ce mardi à 7 h 30 à la présidence. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-23 04:25:00

Distinction : Ismaël Heo-Moun devient le premier capitaine de la fonction publique communale
Tahiti, le 22 juin 2026 – “Je veux rendre hommage à ma grand-mère. C'est avec elle que j'ai été témoin d'un grave accident de la route quand j'avais huit ans. Ce jour-là, j'ai su que je voulais servir les autres.” Aujourd’hui l’histoire du petit garçon de huit ans parait bien loin pour Ismaël Heo-Moun, distingué du galon de capitaine sapeurs-pompiers ce lundi. Dernière les trois petites bandes blanches sur les épaules synonyme de nouveaux galons de capitaine se cache un parcours exemplaire qui fait de cet ancien lieutenant le premier lauréat du concours de capitaine (catégorie A) de la fonction publique communale. C’est pour assister à sa remise de galon symbolique que près d'une centaine de personnes avaient fait le déplacement à la mairie de Pirae, lundi. Commandants, chefs de corps et de centres de secours, maires de Pirae, Arue, Papeete et Mahina, représentants de la sécurité civile et proches étaient réunis pour saluer Ismaël Heo-Moun. Ses parents et ceux qui partages son quotidien étaient particulièrement émus. À 19 ans, Ismaël Heo-Moun intègre la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, dans le 16e arrondissement, où il reçoit dès 1998 sa première distinction, la médaille de bronze de la Défense nationale avec agrafe Sapeurs-pompiers. “C'était un rêve d'enfant de devenir sapeur-pompier”, confie-t-il. De retour en Polynésie française en 1999, il rejoint le centre de secours de Hitia'a o te Ra comme sapeur-pompier volontaire avant d'être recruté comme professionnel en 2005. Les responsabilités s'enchaînent : adjoint au chef de corps en 2010, puis adjoint au chef du service d'incendie et de secours de Pirae en 2014, avant d'en prendre la direction en 2016. À la tête d'une quarantaine de sapeurs-pompiers, il dirige le centre de secours avec exigence et rigueur. Chef de groupe, chef de centre, chef de colonne... En décembre 2019, il rejoint le Centre de gestion et de formation, où il est nommé responsable de formation en sécurité civile. Il impulse alors une nouvelle dynamique en développant des formations adaptées aux réalités polynésiennes : feux de forêt, risques chimiques et biologiques, opérateur de salle, accompagnement de proximité ou encore formation des chefs de groupe feux de forêt. À lui seul, il a piloté 74 actions de formation en 2025. Formateur reconnu, il tisse également des partenariats avec les grandes écoles de sécurité civile, dont l'École d'application de la sécurité civile (ECASC), l'École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) ainsi que plusieurs services départementaux d'incendie et de secours métropolitains. En 2020, il participe à la création de l'espace polynésien de la plateforme ENASIS, permettant aux sapeurs-pompiers du territoire de se former à distance, à tout moment. Tout au long de sa carrière, Ismaël Heo-Moun n'a cessé de se former, jusqu'à obtenir les qualifications de chef de groupe, chef de centre, chef de colonne, formateur-accompagnateur ou encore chef de groupe feux de forêt. Son engagement lui a valu plusieurs distinctions, dont la médaille de la Défense nationale, la médaille de la Sécurité intérieure, la médaille d'argent pour acte de courage et de dévouement en 2025, ainsi que plusieurs lettres de félicitations du Haut-commissariat. Pour René Temeharo-Pahuiri, président du Centre de gestion et de formation (CGF), cette nomination dépasse le seul parcours d'Ismaël Heo-Moun : “On souhaite que ça ouvre l'envie aux jeunes. Il y a des recrutements de sapeurs-pompiers volontaires et il y a toujours des postes à pourvoir.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-23 04:17:00

​Coups mortels aux Trois Cascades
Tahiti, le 22 juin 2026 – La fête des pères a pris une triste tournure à Tiarei, dimanche soir, où un homme aurait été battu à mort par un adolescent en marge d’un rassemblement source de nuisances sonores. Le maire et les habitants partagent leur tristesse et leur incompréhension : “On a perdu un membre du quartier” . Selon la Fédération polynésienne de car-audio, il s’agirait d’une altercation entre voisins, qui aurait eu lieu à distance des car-bass. Dimanche, en début de soirée, une altercation a viré au drame dans la servitude qui mène aux Trois Cascades : selon nos confrères de TNTV, un homme de 57 ans est décédé des suites d’une altercation avec un adolescent de 14 ans. Ce dernier lui aurait porté des coups en marge d’un rassemblement festif, après que la victime, un résident du quartier, est venue se plaindre des nuisances sonores. En arrêt cardio-respiratoire, l’homme a été évacué par les pompiers de Hitia’a o te Ra vers le CHPF, mais il n’a pas survécu à ses blessures. Le suspect a été interpelé par la gendarmerie et une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances précises du décès. Ce lundi, le site touristique – marqué par la récente réouverture des deux accès de Haamaremare iti et Haamaremare Rahi – n’était pas impacté par l’incident. Rien ne laissait présager ce qui s’était passé quelques heures plus tôt, mis à part l’émotion palpable des riverains. “On a perdu un membre du quartier. J’habite à l’entrée et j’ai vu passer les secours. C’est la première fois que je vois ça chez nous : il y a souvent des car-bass, mais ça ne dégénère pas comme ça” , confie un jeune homme. “C’est décevant ! On est sous le choc depuis ce matin. C’est un quartier familial plutôt tranquille, habituellement” , poursuit un autre groupe de voisins. ​“C’est incroyable d’en arriver là” Le maire de Hitia’a o te Ra nous a lui aussi confié son désarroi : “Une bagarre avec un décès, c’est malheureux ! J’adresse un message de réconfort à la famille du défunt. C’est incroyable d’en arriver là. On avait déjà eu des accidents de la route suite à des rassemblements, mais là, ça prend d’autres proportions. Je ne sais plus quoi faire pour sécuriser.” Bien qu’elle ne soit pas directement associée à ce rassemblement spontané, la Fédération polynésienne de car-audio invite à ne pas faire d’amalgame : selon son président, Jérémy Toomaru, cette altercation mortelle relèverait davantage d’un conflit de voisinage. “Les car bass n’ont rien à voir avec cet incident. Quand la bagarre a éclaté, les car bass étaient plus bas. Ils font souvent la fête à cet endroit dans le quartier, mais le problème qu’il y a eu concerne l’entourage. À aucun moment les car bass n’ont bloqué le passage des ambulances, ce sont même eux qui ont arrêté le jeune” , nous a-t-il assuré. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-23 01:36:00

Natation – Une Web Confrontation animée
Tahiti, le 22 juin 2026 - Le bassin de Tipaerui a accueilli ce week-end une compétition baptisée Web Confrontation programmée à l’échelle nationale et qualificative pour les Championnats de France U12 et U13. Le rendez-vous était toutefois ouvert à toutes les catégories d’âge. Malachy Adams y a établi deux records en 14 ans, Jules-Evan Mandilou Lee repousse quant à lui la meilleure performance des 13 ans sur 100 m. NL. La Fédération française a créé il y a quelques années une compétition dénommée Web Confrontation et organisé simultanément dans toutes les régions françaises. La compilation des résultats permet d’établir les chronos des grilles de qualification pour les Championnats de France U12 (2014) et U13 (2013) organisés traditionnellement en décembre. La Fédération tahitienne de natation (FTN) et ses meilleurs benjamins doivent donc attendre la publication des résultats de la Web Confrontation pour entériner les qualifications aux Championnats benjamins. Cela étant, plusieurs benjamins tahitiens ont déjà la garantie de participer aux Championnats nationaux compte tenu de leurs bons chronos déjà établis cette saison et qui rentreront sans nul doute dans les grilles de qualification. C’est notamment le cas de Jules-Evan Mandilou Lee qui devrait participer à plusieurs épreuves aux Championnats de France benjamins 2026 et qui a déjà eu le bonheur de décrocher des titres nationaux dans sa catégorie d’âge en 2025. Le jeune nageur du CNP a établi ce week-end un chrono de référence en battant la Meilleure Performance des 13 ans sur 100 m. NL en 57’’ 22. Un autre nageur a aussi bousculé le tableau des records dans une catégorie d’âge supérieure, la réunion de ce week-end n’était pas ouverte en effet uniquement aux benjamins mais à toutes les catégories d’âge. Malachy Adams licencié de l’OLP et autre grand espoir de la natation locale a amélioré samedi les MP 14 ans sur 200 m. NL en 2’ 01’’ 19 et sur 400 m. NL en 4’ 15’’ 24. Heiva Cartron du CNP s’est aussi distingué en améliorant la MP 14 ans sur 50 m. papillon en 26’’ 57. D’autres jeunes espoirs ont également réalisé des chronos intéressants tels Naherehau Yun Teauroa (OLP), Paolo Grolli (CNP) ou la sociétaire de FSN, Vaikehau Defaix. Tahiti représenté aux Championnats de France Elite et Masters La Web Confrontation a également mis en exergue des nageurs déjà bien expérimentés tels Hawaiki Moro (OLP) qui a multiplié les succès chez les dames, Oscar Busset (I Mua) dominateur chez les messieurs dans les épreuves de brasse et Jean-Marc Rimaud (OLP) qui reste un formidable compétiteur à 35 ans mais il est vrai que son implication en natation lui permet de rester à haut niveau en triathlon où il est l’un des ténors locaux de la discipline. D’autres ténors auront l’occasion de se distinguer prochainement mais à l’échelon national. Déotille Videau, Naël Roux et Sosthène Videau accompagnés de Sylvain Roux le directeur technique de la FTN se sont envolés vers Paris vendredi dernier pour participer aux Championnats de France Elite qui auront lieu à Saint-Etienne du 27 juin au 2 juillet. Le groupe va affiner sa préparation à l’Insep à Paris avant de partir vers Saint-Etienne où il rejoindra Lili Paillise et Nicolas Vermorel qui tenteront de porter haut, eux aussi, les couleurs du Fenua. Mais la natation sera également à l’honneur de jeudi à dimanche lors des Championnats de France Master dit des Maîtres à Tarbes. Sept anciens nageurs qui ont marqué en leur temps la natation locale participeront à l’événement, Bernard Costa du CNP et six licenciés de I Mua. La Web Confrontation a marqué la clôture de la première partie de saison, la reprise des compétitions étant programmée en septembre. Quant à l’actualité concernant le site de natation retenu pour les Jeux du Pacifique 2027, ça semble plutôt en standby à l’heure actuelle. L’option du bassin éphémère reste prioritaire pour les décideurs mais sans que les démarches semblent beaucoup avancer selon les propos recueillis ce week-end autour du bassin de Tipaerui auprès de membres de la Fédération tahitienne de natation. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-23 01:27:00

​Les jeux du cirque pour venir en aide à Mère Nature
Moorea, le 22 juin 2026 - Après avoir traversé plusieurs régions du monde à la voile, Le groupe international d’artistes de cirque du projet Currents, porté par Acting for Climate, fait actuellement escale en Polynésie française. À travers le cirque, il sensibilise aux enjeux environnementaux. Le groupe international d’artistes de cirque du projet Currents, porté par la compagnie Acting for Climate, est actuellement en Polynésie française dans le cadre d’un tour du monde à la voile. Composé d’Abigael Winsvold et Emma Langmoen, originaires de Norvège, ainsi que de Luis Ostiglia, originaire d’Argentine, le groupe parcourt plusieurs îles du Fenua jusqu’à la mi-juillet. Pour rappel, Currents est une expédition artistique mondiale lancée en 2024, qui utilise le cirque comme un outil de sensibilisation aux enjeux climatiques. À chaque escale, les artistes rencontrent les habitants, les associations, les scientifiques et les artistes locaux pour créer des échanges autour de la protection de l’environnement et de la culture. L’objectif de leur passage en Polynésie est double : présenter leur spectacle, mais aussi travailler avec les acteurs du territoire pour créer des projets adaptés aux réalités locales. “Chaque endroit où on vient, on travaille avec des associations qui œuvrent pour la protection de la nature, l'environnement et la protection de la culture. Parce que pour nous, protéger la culture et protéger la nature, c'est la même chose” , explique Abigael Winsvold. “L'art peut faire bouger les gens d'une autre manière” Pour les membres du groupe, les rencontres avec les artistes locaux occupent une place essentielle dans leur démarche. L’objectif n’est pas seulement de jouer un spectacle puis de repartir, mais de partager des pratiques et d’explorer comment l’art peut devenir un moyen de sensibilisation : “On rencontre des organisations, mais aussi des artistes locaux. Et on essaie de faire un échange. Comme ça, on peut inspirer et être inspirés. On essaie aussi de trouver plusieurs endroits où les scientifiques, les activistes et les artistes peuvent travailler ensemble parce que nous trouvons que l'art peut vraiment faire bouger les gens d'une autre manière”, souligne-t-elle. La collaboration avec les artistes permet aussi de toucher un public différent, au-delà des messages scientifiques ou institutionnels. “Il y a souvent déjà beaucoup de sensibilisation sur les sujets environnementaux. Mais tout le monde n’est pas touché, car c’est parfois seulement de l’information ou des choses à lire. Avec les artistes, on peut engager l’émotion, poser d’autres questions et ouvrir les gens à des sujets qu’ils n’auraient peut-être pas regardés autrement” , explique la circassienne. Avant chaque spectacle et atelier, Abigael, Emma et Luis prennent le temps de rencontrer les associations et les habitants afin de mieux comprendre les enjeux propres à chaque île. “Quand on arrive quelque part, on ne sait pas exactement quels sont les problèmes locaux. On essaie de comprendre ce qui se passe, quelles sont les préoccupations des habitants et des associations. Ensuite, on partage notre expérience et nos outils pour inspirer, mais aussi pour être inspirés par ce que les gens font déjà sur place” , précise-t-elle. Durant leur séjour au Fenua, les artistes animent également des ateliers, principalement destinés aux jeunes, pour explorer le lien entre créativité et protection de l’environnement : “On essaie de faire des ateliers pour les jeunes parce que nous pensons que c’est le futur. Si les jeunes comprennent les enjeux et sont inspirés, alors on a déjà des solutions”, insiste Abigael. Après plusieurs rencontres en Polynésie, l’artiste garde un regard positif sur la mobilisation de la population locale, en particulier de la jeunesse : “Les personnes âgées disent que les jeunes prennent moins soin de la nature comme ils le faisaient avant. On a donc vu qu’il y a eu un changement entre les générations. Mais les enfants et les jeunes avec qui on a discuté sont très engagés. À Kauehi par exemple, on a rencontré des personnes qui connaissaient beaucoup de choses sur les différentes espèces. Elles savaient pourquoi il faut protéger la nature et comment on peut le faire. Cela me donne de l’espoir”, conclut-elle. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-23 01:14:00

Quand les touristes remplacent les consommateurs
Tahiti, le 22 juin 2026 - Même croissance qu'en 2024 (+1,2 %), mais pas le même moteur. En 2025, ce sont les touristes qui ont fait tourner la machine économique plus que les consommateurs locaux. Une situation inhabituelle dans une économie habituellement portée par sa demande intérieure. Car malgré une inflation modérée, les ménages sont restés prudents et leur consommation quasiment à l'arrêt. Pendant longtemps, la recette a été la même : les ménages consomment, les entreprises investissent et l'économie polynésienne avance. En 2025, le scénario a changé. La croissance est restée au rendez-vous, à +1,2 %, mais le moteur s'est déplacé. Cette fois, ce sont les visiteurs et les exportations de perles qui ont tenu la barre. Présentés lundi par l'Institut de la statistique (ISPF), l'Agence française de développement (AFD) et l'Institut d’émission d’outre-mer (IEOM), les comptes économiques rapides montrent une situation assez inhabituelle. “Dans la majorité des cas, à peu près sept ou huit fois sur dix, la croissance polynésienne est tirée par la consommation des ménages et la demande interne” , rappelle le directeur de l'ISPF, Hugues Horatius-Clovis. “Là, c'est la demande extérieure qui pousse vers le haut la croissance économique.” “Une croissance portée par la demande extérieure reste un épiphénomène dans l'économie polynésienne. Ça a dû s'observer trois fois sur les dix dernières années”, abonde Julien Vucher-Visin, responsable d’études à l’ISPF. Deux locomotives expliquent ce basculement. D'abord le tourisme, qui a battu un nouveau record avec plus de 281 000 visiteurs en 2025, soit une hausse de 6,6 % sur un an. Ensuite la perle, dont les exportations ont bondi de 32,8 % en volume. “Les deux produits phares, le tourisme et la perle, ont augmenté de concert. Les autres années, c'était souvent l'un ou l'autre. Cette fois, tous les feux étaient orientés dans le même sens” , souligne Julien Vucher-Visin. Résultat : le commerce extérieur a contribué à lui seul à hauteur de 1,3 point à la croissance du PIB. Une contribution d'autant plus décisive que la demande intérieure, elle, a légèrement freiné la croissance. Les ménages serrent le frein Car derrière la bonne tenue du PIB se cache une autre réalité : les ménages ont levé le pied. Leur consommation n'a progressé que de 0,1 % en volume en 2025, contre 1,7 % un an plus tôt. Pourtant, l'emploi continue de progresser, avec près de 1 800 postes salariés créés sur l'année, tandis que le revenu disponible des ménages augmente de 2,9 %. Comment expliquer cette prudence ? Pour Hugues Horatius-Clovis, plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte. “On est dans un contexte économique mondial qui incite plutôt à la prudence, y compris ici au Fenua” , observe le directeur de l'ISPF. Il évoque également l'instabilité politique observée au niveau national, dans un climat d'incertitude qui ne favorise généralement ni la consommation ni l'investissement. Une situation d'autant plus paradoxale que l'inflation est restée limitée à 1,3 % en 2025 et qu'elle est devenue quasiment nulle depuis le début de l'année 2026. Une bonne nouvelle pour les ménages, mais un signal que les économistes observent avec attention. “Un peu d'inflation, c'est souvent une sorte de dopant de l'économie”, explique Julien Vucher-Visin. “C'est pour cela que les banques centrales visent généralement un niveau inférieur à 2 %.” Le responsable d'études souligne qu'une inflation trop faible peut au contraire traduire un ralentissement de l'activité. “Quand les prix n'augmentent pas, on peut plus facilement reporter ses achats à demain en pensant qu'ils auront le même prix qu'aujourd'hui”, résume-t-il. Sans parler de risque immédiat, il invite donc à la vigilance pour les prochains mois dans un contexte international toujours incertain. Le retour des projets immobiliers Cette prudence des ménages ne se traduit toutefois pas de la même manière dans tous les domaines. Si les crédits à la consommation n'ont pas connu de progression notable en 2025, les projets immobiliers, eux, repartent à la hausse. Après plusieurs années difficiles, l'immobilier des particuliers montre des signes de reprise. Les crédits immobiliers accordés aux ménages ont bondi de plus de 20 % en 2025, passant de 30 à 36 milliards de francs. Pour Julien Vucher-Visin, cette évolution répond à une logique différente de celle de la consommation. “Le projet immobilier, tu peux le reporter d'un an, de deux ans, de trois ans. Mais à un moment, il faut quand même y aller” , explique-t-il. “À la différence d'un investissement d'entreprise, un projet immobilier est souvent lié aux moments de la vie. On peut rester chez papa, chez maman pendant quelque temps, mais à un moment, il faut s'installer, avoir une chambre supplémentaire pour les enfants...” La baisse progressive des taux d'intérêt a également joué son rôle. En moyenne, les taux immobiliers sont passés de 3,69 % en 2024 à 3,16 % en 2025, permettant à certains ménages d'accéder de nouveau au crédit. "Ce sont de petits écarts qui sont importants car ils représentent plusieurs millions au final" , explique-t-il encore. Cette embellie a contribué au redressement de l'investissement privé et soutenu l'activité du secteur de la construction, dont le chiffre d'affaires progresse de 2,1 %. Les communes remettent les gaz Si les ménages ont levé le pied en 2025, le secteur public a continué de soutenir l'activité. Le Pays maintient ainsi un programme d'investissement compris entre 37 et 40 milliards de francs par an, complété par les financements de l'AFD et de la Banque des Territoires. Mais c’est au niveau communal qu’on observe un rebond notable. En 2025, l'Agence française de développement (AFD) a ainsi financé quinze communes polynésiennes, un niveau d'activité en nette hausse. Pour sa directrice en Polynésie, Mounia Aït Ofkir, cette accélération s'explique d'abord par l'effet levier des subventions de l'État et du Pays. “Nous intervenons en préfinancement des subventions pour apporter du cash afin que les projets puissent se faire et que les investissements puissent s'accélérer” , explique-t-elle. Au-delà des seules échéances électorales, l'AFD observe surtout une montée en puissance des intercommunalités, devenues des acteurs clés de l'investissement local. Aux Marquises, la Codim porte désormais des projets structurants dans l'énergie et le transport interinsulaire. À Tahiti, la communauté de communes Teporionu'u pilote les importants chantiers d'assainissement engagés entre Papeete, Pirae et Arue. “L'organisation en intercommunalité booste et accélère l'investissement” , résume Mounia Aït Ofkir. À l'heure où la consommation des ménages marque le pas, ces grands chantiers locaux constituent aussi un précieux relais de croissance pour l'économie polynésienne. Les chiffres clés PIB : 729 milliards de francs Croissance : +1,2 % Inflation : +1,3 % Touristes : 281 000 (+6,6 %) Exportations de perles : +32,8 % Emploi salarié : +2,4 % (+1 800 emplois) Consommation des ménages : +0,1 % Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-22 23:49:00

​Le surfeur américain décède après sa chute à Teahupo’o
Tahiti le 22 juin 2026. Jeudi dernier, un surfeur américain de 56 ans a fait une mauvaise chute sur la vague de Teahupo’o. Secouru par des personnes sur place, puis par les pompiers de Taiarapu-Ouest, il a été pris en charge à l’hôpital de Taravao, avant d’être transféré au CHPF. Il est finalement décédé dimanche. Jeudi dernier, un surfeur californien de 56 ans a gravement chuté sur une vague à Teahupo’o. “Il est mal tombé sur la tête, ça lui a fait comme un coup du lapin. Il a été récupéré par un jeune surfeur de Teahupo’o dans le west bowl alors qu’il se noyait et on lui a prodigué les gestes de premiers secours sur un bateau en attendant l’arrivée de nos pompiers” , expliquait le maire délégué de Teahupo’o, Milton Parker. Les conditions de houle n’étaient pas particulièrement grosses, à peine deux mètres. “Les accidents sont souvent graves dans ces cas-là, car il y a peu d’eau sur le récif” , poursuivait le tāvana. Le surfeur avait été transféré à l’hôpital de Taravao, puis au CHPF. Hospitalisé en service de réanimation, son pronostic vital est engagé et un état de "mort cérébrale" aurait déjà constaté vendredi. Il a succombé à ses blessures dimanche. C’est le deuxième décès sur la vague de Teahupo’o après celui Brice Taerea, en 2000. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-22 21:06:00

​L’Ordre des médecins partage aussi ses préoccupations
Tahiti le 22 juin 2026. Après les praticiens hospitaliers du CHPF la semaine dernière, c’est le Conseil de l’ordre des médecins de Polynésie française qui hausse le ton à son tour. En cause, la réforme du statut des praticiens qui se fait attendre depuis de longues années maintenant en l’absence de laquelle le Fenua peine à concurrencer les autres destinations pour attirer les médecins. "Les constats exposés (par le courrier de la semaine dernière, ndr.) mettent en lumière des enjeux qui dépassent largement le cadre hospitalier et interrogent l’avenir même de notre système de santé" , est-il détaillé dans le communiqué du Conseil de l’ordre. "Le Conseil de l’Ordre souhaite rappeler que sa préoccupation première demeure la santé des Polynésiens et la qualité des soins qui leur sont dispensés sur l’ensemble du territoire." Rappelant que "défis sanitaires" sont aujourd’hui très nombreux en Polynésie (maladies métaboliques diabète et de l’obésité, augmentation de l’incidence des cancers, vieillissement de la population, développement des maladies chroniques et nécessité de garantir l’accès aux soins dans les archipels éloignés), l’Ordre des médecins s’associe aux professionnels du centre hospitalier de la Polynésie française et décrivent un "cadre réglementaire" élaboré "dans un contexte sanitaire, démographique et médical très différent de celui que nous connaissons aujourd’hui". "Les modalités d’organisation des établissements de santé, les statuts des professionnels médicaux, l’offre de soins dans les archipels, la permanence des soins ainsi que les mécanismes de planification sanitaire méritent d’être réévalués afin de répondre aux besoins actuels et futurs de la population" , détaille le communiqué. Par manque de médecins, les professionnels font désormais face "à une surcharge de travail qui fragilise l’équilibre personnel des praticiens" . "Préserver la qualité de la médecine impose également de préserver celles et ceux qui l’exercent" , interpelle l’Ordre. Des discussions sont malgré tout en cours avec le gouvernement sur l’ensemble de ces sujets, ce que salue l’Ordre comme "une réelle prise de conscience des difficultés rencontrées" . "La réforme actuellement engagée va dans le sens d’une meilleure reconnaissance de l’engagement des praticiens, d’une amélioration de l’attractivité des carrières médicales et d’un renforcement durable de l’offre de soins" , explique les médecins libéraux à travers ce communiqué. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-22 20:41:00

Mondial-2026: l'éternel Messi envoie l'Argentine en 16e
Tahiti le 22 juin 2026. L'Argentine s'en est remise à deux nouvelles inspirations de Lionel Messi, buteur record en Coupe du monde, pour se défaire d'une accrocheuse Autriche (2-0), lundi, et se qualifier pour les seizièmes de finale, deux jours avant le 39e anniversaire du génial N.10. Les bougies peuvent déjà être sorties avec un peu d'avance en ce 22 juin 2026, quarante ans jour pour jour après la "main de Dieu" et le "but du siècle" de l'éternel Diego Maradona, en quart contre l'Angleterre dans le Mexique voisin. Son glorieux descendant, Lionel Messi, s'est lui aussi offert un doublé pour l'histoire, dans la banlieue de Dallas au Texas: l'enfant de Rosario est désormais le seul meilleur buteur de la meilleure des compétitions. L'Autriche a offert une opposition relevée, courageuse, entre robustesse défensive et projections rapides vers l'avant. Mais elle a fini par être emportée par la furia argentine et son placide génie, porté par une marée de supporters bruyants et un collectif bâti entièrement pour lui. La boîte à magie de Messi est apparue un peu cassée, en début de rencontre, à cause de passes mal ajustées de la part du N.10, d'interventions décisives du capitaine David Alaba devant lui (19e, 32e) et, surtout, du pénalty précoce qu'il a manqué, en tirant à côté (9e). Son troisième échec en sept pénaltys tirés dans la compétition reine (hors tirs au but) aurait pu le faire gamberger, mais les champions de sa trempe sont faits d'un autre bois que le commun des mortels. Alors l'ancien dribbleur du Barça a remis son bleu de chauffe et délivré un de ces instants qui ont fait sa légende. Apnée et doublé Sur la droite du terrain, il s'est défait du marquage adverse avec son doux pied gauche, il a orienté le jeu de l'autre côté, est venu se placer à l'entrée de la surface de pour reprendre un centre à ras de terre de Facundo Medina, le défenseur de l'OM, qu'a laissé filer Thiago Almada entre ses jambes, une feinte en forme de passe décisive (38e, 1-0). Combien de fois a-t-on vu le natif de Rosario armer sa frappe du gauche, sans laisser d'espoir au gardien adverse? C'est en tout cas sur ce tir "messianesque" qu'il est devenu le seul détenteur du record de buts en Coupe du monde, avec 17 unités, une de plus que l'Allemand Miroslav Klose qu'il avait rejoint dès l'ouverture du tournoi nord-américain par la grâce d'un triplé contre l'Algérie (3-0). Le chef d'orchestre a ajouté un nouveau pion à son répertoire dans une fin de match en apnée, quand l'Autriche poussait fort pour égaliser. Il a dribblé le gardien et un défenseur, vu son tir contré mais il a surgi comme s'il avait encore 20 ans pour placer un tir puissant, en glissant, devant deux nouveaux adversaires (90+5, 2-0). Il fallait bien ces deux coups de pétard pour faire pencher la partie en faveur des champions en titre, lesquels n'ont pas outrageusement dominé les débats, ni multiplié les occasions franches. Le gardien honni des supporters français, Emiliano Martinez, s'est déployé pour écarter un coup franc direct de Marcel Sabitzer (55e), sans être par ailleurs très sollicité. Medina a écarté le danger entre deux attaquants menaçants (81e), aussi, et le AT&T stadium garni de 70.649 spectateurs s'est arrêté de respirer sur une tête de Patrick Wimmer (90e+3). Deux minutes après, Messi a frappé et tout était oublié. Il est sorti de la pelouse acclamé par ses fans, comme souvent, comme toujours. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-22 19:35:00

​Sombres plantations : un nouveau polar aux Fidji
Tahiti, le 18 juin 2026 - Publié aux éditions Au Vent des Îles, Sombres plantations est le premier roman de l'autrice australienne indo-fidjienne Nilima Rao. Un polar qui se passe dans les Fidji de 1914, au cœur des plantations de canne à sucre et du système colonial britannique. Une disparition mystérieuse, une enquête complexe et les Fidji du début du XXe siècle en toile de fond. Avec Sombres plantations , paru aux éditions Au Vent des Îles et traduit par Mireille Vignol, Nilima Rao signe un polar ancré dans une colonie britannique marquée par les inégalités et les tensions sociales. En 1914, Kunti, une ouvrière indienne engagée dans une plantation de canne à sucre isolée, disparaît sans laisser de trace. Aucun corps. Aucun témoin fiable. Et, surtout, très peu de personnes s’en inquiètent. Peu à peu, l’enquête d’Akal Singh révèle un système où chaque personnage semble lié à la disparition de Kunti, directement ou indirectement. Mais au-delà de la recherche de la vérité, c’est toute une société qui se dévoile, avec ses injustices, ses hiérarchies raciales et ses arrangements silencieux. Très vite, l’enquête dépasse le simple fait divers. Elle met en lumière l’engagisme, ce système de travail sous contrat qui succède à l’esclavage. Une main-d’œuvre venue d’Inde, exposée à la dureté des plantations et à une hiérarchie raciale rigide. Dans cette intrigue inspirée de faits réels, Nilima Rao installe une atmosphère dense. Les rires étouffés côtoient la brutalité du quotidien. Et les femmes apparaissent comme les premières victimes de ce système, où la violence et les abus laissent des traces physiques comme psychologiques. Une atmosphère pesante Akal Singh, l'enquêteur, avance à tâtons. Il est outsider parmi les siens, et étranger dans le monde colonial sur lequel il enquête. Il peut toutefois compter sur Taviti, son collègue fidjien, et le Dr Holmes, médecin britannique au regard plus lucide que la moyenne. Peu à peu, l’affaire révèle ses zones d’ombre où la manipulation, les alliances fragiles et les intérêts économiques dominent. Dans ce décor, la justice avance lentement, souvent à double vitesse. Et la vérité ne se laisse jamais approcher sans résistance. L’autrice, Nilima Rao, est australienne indo-fidjienne. Elle est aujourd’hui installée à Melbourne après avoir vécu aux États-Unis. Elle décrit son identité culturelle comme confuse, entre héritages indien et fidjien difficiles à relier pleinement. C’est un voyage en Inde qui agit comme un déclic. Elle s’intéresse alors de plus près à ses racines. Ses arrière-grands-parents ont quitté le sous-continent indien au début du XXe siècle pour les Fidji, devenant travailleurs sous contrat. Ce passé familial nourrit son écriture. Elle s’intéresse particulièrement à l’engagisme et à ses zones les plus sombres, notamment la violence exercée sur les femmes et l’usage des agressions sexuelles comme outil de domination dans les plantations coloniales. Ce qui ressort particulièrement de son premier roman. Pratique : Parution : 2e trimestre 2026 Prix : 2 500 francs Format : 130 x 210 mm - 244 pages Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-22 19:00:00

​Le Heiva des va’a tā’ie à Mataiea
Tahiti, le 21 juin 2026 - Le vent de la transmission a soufflé à Mataiea, où les pirogues à voile ont donné le coup d’envoi du Heiva Tū’aro Mā’ohi ce week-end. Quatorze équipages de Tahiti, Moorea et Rangiroa ont proposé des immersions au public dans le cadre de la Journée olympique, avant d’embarquer pour une grande régate à destination de Punaauia. La 11e édition du Heiva Va’a Tā’ie a eu lieu ce week-end, au motu de Tehoro, à Mataiea. Les quatre associations de Tahiti, Moorea et Rangiroa étaient représentées, soit 14 pirogues engagées. Une cérémonie culturelle a donné le coup d’envoi de l’événement, ouvrant au passage les festivités du Heiva Tū’aro Mā’ohi. Habituellement organisé à la pointe Vénus, à Mahina, le rassemblement se tenait pour la première fois à Teva i Uta, en marge de la Journée olympique et du relais du mana portés par le comité organisateur des Jeux du Pacifique de Tahiti 2027. “On se joint à l’événement avec un atelier sur la navigation traditionnelle et des initiations où on invite le public à monter sur les va’a tā’ie. Entre ces initiations, il y a des régates, auxquelles le public peut aussi participer avec les capitaines pour être vraiment en immersion. C’est une compétition amicale et populaire. C’est une façon pour nous de rappeler qu’on a nos sports traditionnels, et des valeurs à transmettre et à faire vivre” , confie Enoch Laughlin, directeur de la Fédération des jeux et sports traditionnels, également président de la Fédération internationale Te Moana Nui Ancestral Heritage. Les conditions étaient favorables avec du vent, de bon augure pour la suite : dimanche, une régate d’une trentaine de kilomètres était au programme entre Mataiea et Punaauia. Dans le cadre du Heiva, les prochaines compétitions de sports traditionnels sont prévues du samedi 11 au dimanche 12 juillet, de 11 heures à 16 h 30, au parc Vairai, pour finir par les courses de porteurs de fruits, le mardi 14 juillet, de 15 à 18 heures, sur l’avenue Pouvana’a a Oopa. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-06-22 02:12:00

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