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Indépendance à l’ONU : Oscar Temaru prend le Tavini de court
Tahiti, le 28 août 2026 - La déclaration unilatérale d’indépendance signée par Oscar Temaru et destinée à être portée devant l’ONU en octobre n’était pas une démarche collective du Tavini. Au lendemain de la révélation par Tahiti Infos de ce document de 16 pages, Maurea Maamaatuaiahutapu évoque une “démarche personnelle” du président du Tavini, Mitema Tapati reconnaissant qu’il a “brûlé les étapes”. Mais tous deux restent prudents sur la suite à donner à cette initiative. Côté autonomiste, Nicole Sanquer dénonce un Oscar Temaru “totalement isolé”, tandis qu’Édouard Fritch annonce déjà qu’il sera à New York pour riposter. Oscar Temaru est allé plus vite que ses troupes. Dans le document signé le 24 août et que Tahiti Infos a pu se procurer , le président du Tavini déclare unilatéralement “l’accession de la Polynésie française à sa pleine souveraineté” et entend porter cette déclaration devant la quatrième commission de l’ONU en octobre. Mais vendredi, à Tarahoi, deux élus de son propre parti ont confirmé que l’initiative n’avait pas été concertée. Mitema Tapati avait pourtant invité son président à patienter. “ Il m’a invité à une discussion, je lui ai dit d’attendre un peu”, raconte l’élu, pour qui une telle initiative devait être “une démarche collective de la part du Tavini huiraatira”. Elle ne l’est pas, tranche-t-il aujourd’hui, reconnaissant qu’Oscar Temaru “a un peu brûlé les étapes”. Maurea Maamaatuaiahutapu ne dit pas autre chose. “C’est une démarche personnelle de sa part. Nous n’avons pas eu le temps de nous concerter sur ce document, en tout cas sur la volonté de notre président d’aller aussi loin”. Elle-même assure ne l’avoir reçu que deux jours auparavant. Le sujet de l’indépendance avait bien été évoqué “plusieurs fois en conseil fédéral” , précise-t-elle, mais d’autres urgences avaient alors été mises en avant. Le Tavini n’a pas encore tranché Pour autant, les deux élus restent prudents dès qu’il s’agit de se démarquer davantage de leur chef de parti. Le Tavini soutiendra-t-il cette déclaration à New York ? “On n’a pas encore discuté de ce déplacement [...] il faut aussi qu’on mette tous les dossiers sur la table et qu’on en parle” , répond Mitema Tapati. Maurea Maamaatuaiahutapu juge elle aussi qu’il est “encore trop tôt pour le dire”. Elle formule néanmoins une réserve de fond : “Je pense que ça ne sera pas cohérent avec la démarche qu’on a instituée depuis des décennies”, estimant que certaines étapes restent à franchir avant d’aller déclarer l’indépendance à l’ONU. À commencer par la consultation de la population, qu’elle juge “importante”. À l’extérieur du Tavini, les précautions disparaissent. Nicole Sanquer estime que cette initiative est celle d’un Oscar Temaru “totalement isolé” : “Je pense que ce n’est même pas le Tavini qui le demande, mais bien Oscar Temaru”. Et de rappeler que “ce n’est pas lui qui va décider de l’indépendance de ce pays” et que la population doit être consultée par référendum. Édouard Fritch promet, lui, de porter la riposte jusqu’à New York. “ Je n’ai pas dormi de la nuit, et c’est inquiétant”, a réagi le patron du Tapura, qui entend être présent en octobre “pour défendre l’autonomie et défendre notre appartenance à la République”. S’il ne croit pas que l’ONU puisse donner une quelconque portée à la déclaration d’Oscar Temaru, il se montre en revanche beaucoup plus catégorique sur la position que finira par adopter le parti : “Je pense que le Tavini va soutenir”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-29 01:12:00

Collectif 3 : sans Brotherson, Tarahoi reporte les débats
Tahiti, le 28 août 2026 - Deux heures de débats pour finalement décider... de reporter les débats sur le collectif. Vendredi matin, 42 élus de Tarahoi ont voté le renvoi à lundi de la session extraordinaire consacrée notamment au collectif 3, réclamant la présence de Moetai Brotherson, en déplacement à Palau pour le Forum des îles du Pacifique. Dénonçant la “fuite” du “roi absent”, Tavini, Tapura et non-inscrits dont Ahip ont fait bloc, rejoints par un seul élu d’A Fano Ti’a : Steve Chailloux, dont le retour au Tavini se précise. Un délai qui permettra aussi aux différents groupes – et au gouvernement – de peaufiner leurs nombreux amendements... et de chercher un terrain d’entente sur le dossier ATN. Le collectif 3 attendra encore. Vendredi matin, les élus à l’assemblée étaient pourtant bien au rendez-vous, les ministres aussi. Mais pas Moetai Brotherson. Une absence dont Édouard Fritch s’est immédiatement saisi pour demander la suspension de la session extraordinaire jusqu’au retour du président du Pays. Et l’ancien président n’a pas boudé son plaisir devant ce nouveau rebondissement d’un feuilleton budgétaire entamé il y a plus de deux mois. “Nous sommes réunis aujourd’hui en session extraordinaire. Extraordinaire. Le moment est bien choisi car cette affaire est en effet assez extraordinaire” , a-t-il ironisé, avant d’égrener les changements de calendrier du gouvernement : dépôt du collectif, retrait, reports, puis urgence à le faire adopter. “Nous avons donc une session extraordinaire, un budget extraordinaire, une urgence extraordinaire et un président extraordinairement absent.” Et de durcir le ton : “On ne peut pas demander à l’assemblée de prendre ses responsabilités et partir, fuir. Partir au moment où il faut prendre lui-même ses responsabilités.” Une demande soutenue dans la foulée par l’élue du Tavini, Maurea Maamaatuaiahutapu qui a rappelé que des textes engageant “des milliards de francs d’argent public” exigeaient un véritable débat avec le gouvernement, “à commencer par le président du Pays”. “On ne peut pas déclamer l’urgence, engager des milliards de francs d’argent public, puis se soustraire au débat public lorsqu’il faut répondre de ses choix”, a-t-elle insisté. Nuihau Laurey a, pour Ahip, insisté sur la différence entre les nombreuses réponses techniques déjà apportées en commission et celles qui restent désormais attendues. “Ce ne sont pas des questions techniques, mais des questions politiques. Et là, le seul qui est en capacité de répondre à ces questions, c’est le président qui n’est pas là.” “Le capitaine du bateau n’est pas là” Une exigence qui prend un relief particulier avec le dossier le plus explosif du collectif. Le prêt de 8,5 milliards de francs destiné à Air Tahiti Nui continue de concentrer une bonne partie des réticences. Or, Moetai Brotherson n’est pas seulement président du Pays : il est également ministre du Tourisme, portefeuille dont relève la compagnie au tiare. Après quatre heures d’audition de sa direction mercredi et des heures de discussions en commission, c’est donc bien sur les choix politiques qui entourent ce financement que les élus veulent désormais l’entendre. La vice-présidente Minarii Galenon a bien tenté de défendre la capacité du gouvernement à poursuivre sans lui. “Tous les ministres sont ici à l’assemblée pour vous respecter et répondre à toutes vos demandes”, a-t-elle plaidé, rappelant qu’elle assurait l’intérim et s’interrogeant même sur le fait qu’elle soit une femme. Une remarque qui a fait réagir Tepuaraurii Teriitahi. L’élue Tapura a repris la suggestion formulée un peu plus tôt par Mitema Tapati : puisque Minarii Galenon est vice-présidente, “pourquoi ne pas l’avoir envoyée représenter la Polynésie au Forum des îles du Pacifique à Palau ?” Les ministres, a-t-elle reconnu, apportent en commission “le maximum de réponses qu’ils peuvent”, mais certaines relèvent de “la vision” et de “la politique générale” . Or, “le capitaine du bateau, il n’est pas là”. Minarii Galenon a également renvoyé Édouard Fritch à ses propres absences lorsqu’il dirigeait le Pays. Interrogé après la séance, l’ancien président a répliqué qu’en période de débats budgétaires, il lui arrivait justement de déléguer les déplacements au Forum à son ministre Heremoana Maamaatuaiahutapu. Un choix de priorité également résumé par plusieurs élus en opposant les quelque 23 000 habitants de Palau aux 280 000 Polynésiens concernés par les arbitrages budgétaires. Les Jeux renvoyés au calendrier du gouvernement Le gouvernement aurait pu en rester là mais la ministre des Sports, Vanina Pommier, a pourtant tenu à rappeler aux représentants l’urgence de voter les crédits du collectif destinés à la préparation des Jeux du Pacifique de 2027. Bien mal lui en a pris, offrant ainsi un boulevard aux élus pour retourner l’argument contre l’exécutif. Édouard Fritch a d’abord rappelé qu’à son départ, organisation et financements des Jeux étaient selon lui “bouclés” avant que Steve Chailloux ne renvoie ensuite le gouvernement à son propre calendrier : “Vous êtes en place depuis 2023. Qui a tergiversé sur les piscines ?” Et d’appeler l’exécutif à arrêter de mettre l’assemblée “au pied du mur”. Nicole Sanquer a, elle, ressorti le calendrier : un collectif transmis fin juin, une commission programmée début août et une session extraordinaire dans la foulée... avant que le gouvernement ne retire lui-même son texte pour en présenter une nouvelle mouture. “Tout est bloqué à cause de l’assemblée ? Faux, faux, entièrement faux”, a-t-elle lancé. Et de prévenir la ministre : “Surtout, n’essayez pas d’inciter la population, les athlètes [...] à penser que si les Jeux ne sont pas prêts, c’est de notre faute.” Au bout de près de deux heures de passes d’armes, le rapport de force ne laissait plus beaucoup de place au doute. Le report a été adopté par 42 voix, réunissant le Tavini, le Tapura et les non-inscrits, dont les deux élus Ahip. Seul Steve Chailloux est venu rompre l’unité d’A Fano Ti’a en votant lui aussi pour suspendre la séance. Si c’est surtout le siège vide du “roi absent” qui a motivé ce report, ce délai ne sera pas perdu pour autant. Les groupes comptent en profiter pour “peaufiner” leurs nombreux amendements et le gouvernement devrait en faire autant avec les siens, comme l’a relevé Antony Géros. Tout le monde se retrouvera donc lundi matin à Tarahoi, sans garantie toutefois d’aller beaucoup plus loin. Moetai Brotherson ne devrait pas encore être rentré de Palau et le président de l’assemblée a déjà prévenu que la séance pourrait reprendre... avant d’être de nouveau suspendue jusqu’à son retour. L’examen du collectif 3 pourrait donc patienter encore un peu. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-29 00:29:00

Steve Chailloux s’apprête à revenir au Tavini
Tahiti, le 28 août 2026 - Son vote vendredi matin à l’assemblée n’est pas passé inaperçu. Seul élu d’A Fano Ti’a à soutenir le report de la session extraordinaire réclamé par le Tavini, le Tapura et les non-inscrits, dont Ahip, Steve Chailloux semble désormais avoir un pied dehors. L’ancien élu Tavini s’apprêterait à quitter le groupe de Tematai Le Gayic pour revenir dans sa formation d’origine. Un nouveau mouvement qui viendrait encore modifier les équilibres à Tarahoi. Il aura suffi d’un vote pour rendre la rupture particulièrement visible. Vendredi matin, lorsque les élus à l’assemblée ont dû se prononcer sur le report de la session extraordinaire en raison de l’absence de Moetai Brotherson, A Fano Ti’a voulait poursuivre les débats. Quatorze de ses quinze membres ont voté contre le report. Le quinzième, Steve Chailloux, a voté avec le Tavini, le Tapura et les non-inscrits. Et son intervention quelques minutes plus tôt avait déjà donné le ton. Face au gouvernement, et notamment à la ministre des Sports Vanina Pommier qui venait d’insister sur l’urgence des crédits nécessaires aux Jeux du Pacifique, l’élu n’a guère ménagé l’exécutif. “Vous êtes en place depuis 2023. Qui a tergiversé sur les piscines ? Qui a tergiversé sur l’ensemble de ces difficultés ?” , a-t-il lancé, refusant que la responsabilité des retards soit renvoyée sur Tarahoi. “Arrêtez de mettre l’assemblée au pied du mur.” Pour Steve Chailloux, les difficultés politiques rencontrées par le gouvernement imposaient au contraire la présence de Moetai Brotherson : “Organisez-vous de sorte à ce que les difficultés politiques que nous rencontrons aujourd’hui puissent au minimum s’aplanir un petit peu par la présence du président de la Polynésie française au sein de cet hémicycle.” Et l’élu d’insister sur le choix fait par le président du Pays de se rendre à Palau pour le Forum des îles du Pacifique plutôt que d’y envoyer sa vice-présidente : “C’était un choix délibéré de ne pas envoyer notre vice-présidente représenter la Polynésie [...] Le choix de sagesse aurait été, dans la configuration actuelle de notre assemblée – une configuration non majoritaire – de rester à l’assemblée et de faire face à la représentation territoriale.” Un équilibre toujours mouvant Cette prise de distance intervient alors que les équilibres à Tarahoi n’ont cessé de bouger depuis l’éclatement de la majorité Tavini fin mars. A Fano Ti’a compte jusqu’ici 15 élus, contre 22 au Tavini et 16 au Tapura, auxquels s’ajoutent quatre non-inscrits. Un retour de Steve Chailloux ramènerait donc le groupe de Tematai Le Gayic à 14 membres et ferait remonter le Tavini à 23. D’autant que les mouvements annoncés ces derniers mois n’ont pas tous été concrétisés. Tevahiarii Teraiarue, élu de Taha’a, et Ernest Teagai, élu de Tatakoto, avaient annoncé leur intention de rejoindre A Fano Ti’a mais siègent finalement toujours avec le Tavini. Le départ de Steve Chailloux serait donc le premier mouvement en sens inverse depuis la création du groupe en avril. Reste à l’intéressé à l’officialiser. Sollicité vendredi sur son avenir politique, Steve Chailloux n’a pas souhaité en dire davantage, renvoyant ses explications à “la semaine prochaine” . À Tarahoi, le jeu des chaises musicales promet donc encore quelques rebondissements. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 23:43:00

Va’a - Nouvelle journée légendaire pour Tahiti
Tahiti, le 27 août 2026 - La sélection tahitienne de va’a a signé de nouvelles performances exceptionnelles aux championnats du monde de vitesse à Singapour. Les rameurs polynésiens sont allés chercher neuf nouvelles médailles d’or avec notamment six records du monde à la clé. Des résultats qui leur assurent la première place au classement avant le dernier jour de compétition. Que demander de plus ? Déjà assurés de terminer en tête au tableau des médailles, les rameurs du Fenua ont, encore une fois, marché sur l’eau aux Mondiaux de vitesse de Va’a à Singapour. La sélection tahitienne a obtenu neuf nouveaux titres et porte désormais son total de médailles à 73 dont 38 en or ! Un score qui garantit déjà nos ‘aito la première place au classement général. C’est avec la manière que les Polynésiens ont signé de leur plume le début des finales en V6. Les catégories reines en Open ont sacré deux de nos équipes avec pour commencer Ihilani chez les femmes. Elles se sont imposées pour une demi-seconde face à la formation canadienne de Toronto en réalisant un nouveau record du monde (7:30.90) sur 1 500 mètres. Le club de OPT a imité les vahine. Il a également battu la meilleure performance de l’histoire avec un chrono de 6:39.49. Les quatre poursuivants néo-zélandais n’ont pu que constater la suprématie tahitienne. Toutes les catégories d’âges se sont illustrées Les jeunes rameurs ont aussi assuré à l’image des cadets. Tahiti a réalisé deux doublés, à la fois chez les garçons et les filles, grâce à Édition et Pirae tandis que Heiva’a Hoe ainsi que Hoe Mataiea ont terminé à la deuxième place. Idem pour les juniors qui ont également glané deux titres avec le club de pagaie et celui d’Air Tahiti. Sans oublier les catégories master. Tahiti a fait une razzia chez les hommes avec trois titres chez les + de 40 ans, 50 ans et 70 ans. Auxquels il faut ajouter de l'argent (+60 ans) et avec Ihilani chez les femmes (+ 40 ans). La dernière journée sur le plan d’eau de Marina Bay se déroule ce vendredi. La sélection tahitienne arbitrera le duel entre la Nouvelle-Zélande et Hawaii qui sont au coude-à-coude pour la deuxième place. Il y a 16 finales au programme. Tableau des médailles 1er Tahiti : 38 médailles d'or, 21 en argent et 14 en bronze (73) 2e Hawaï : 15 en or, 11 en argent et 14 en bronze (40) 3e Nouvelle-Zélande : 13 en or, 22 en argent et 21 en bronze (56) 4e Etats-Unis : 6 en or, 6 en argent et 9 en bronze (21) 5e Canada : 5 en or, 10 en argent et 2 en bronze (17) Résultats Open femmes (1 500m) 1ere Ihilani (TAH) 2e Toronto (CAN) 3e Horouta - Kaiarahi Toa (NLZ) Open hommes (1 500m) 1er OPT (TAH) 2e Ruamata - Pure OCC (NLZ) 3e Pineula (NLZ) Master 70 ans hommes 1er Teva (TAH) 2e CCC ICemen (CAN) 3e Tweed Coast Platinum (AUS) Cadets U16 masculins 1er Tahiti 2e Heiva’a Hoe (TAH) 3e Nouvelle-Zélande Cadettes U16 féminins 1er Pirae (TAH) 2e Hoe Mataiea (TAH) 3e Horouta - Puhi Kaiariki (NLZ) Master 40 ans femmes 1ere Healani (HAW) 2e Ihilani (TAH) 3e Haeata - Les OG de MJ (NLZ) Master 40 ans hommes 1er Tahiti 2e Nouvelle-Zélande 3e Nouvelle-Calédonie Master 60 ans hommes 1er Lanikai (HAW) 2e Tamarii Taravao (TAH) 3e Australie Juniors U19 masculins 1er Pagaie (TAH) 2e Akarana - Bleu Taurea (NLZ) 3e Air Tahiti (TAH) arrache le podium pour un centième Junior U19 féminins 1ere Air Tahiti (TAH) 2e Horouta - Manawahine (NLZ) 3e WDBWA - Nga Torea (NLZ) Painapo (4e) au pied du podium pour 2 dixièmes Master 50 ans hommes 1er Tahiti 2e Canada 3e Nouvelle-Zélande Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 04:31:00

Vahine Fierro rayonne à nouveau à Cloudbreak
Tahiti, le 27 août 2026 - La surfeuse de Huahine a battu la numéro 3 mondiale Sawyer Lindblad pour se qualifier en quarts de finale aux Fidji. Il s’agit de son meilleur résultat de la saison sur le Championship Tour. Vahine Fierro sera opposée à la redoutable Canadienne Erin Brooks qui continue d'impressionner à la suite de sa victoire lors de la Tahiti Pro. “ C'est un sentiment incroyable ! ” Vahine Fierro peut avoir le sourire. La Polynésienne a enfin passé le cap des huitièmes de finale et s’est un peu relancée dans la course vers le maintien au sein de l’élite mondiale du Championship Tour (CT). Après sa victoire contre Alyssa Spencer au premier tour, la surfeuse de Huahine a renversé une autre Américaine en la personne de la tête de série numéro 3, Sawyer Lindblad. Notre ‘aito a trouvé un long tube et a ainsi signé une solide vague notée à 7 pour remporter son duel avec un total de 11,67 points contre 10,43. Un duel royal en quarts “ Je savais qu'elle était redoutable [Sawyer Lindblad] et qu'elle enchaînait les performances, mais je savais aussi que je pouvais miser sur ma force, et ça a payé dans cette série. Je suis ravie d'avoir réussi quelques virages et un petit tube. Je n'avais même pas encore pensé aux quarts de finale ”, admet Vahine Fierro au micro de la WSL. Grâce à ce résultat, elle remonte à hauteur de Tya Zebrowski à la 18e place au classement du CT. La reine de Teahupo’o défiera la nouvelle souveraine de la Tahiti Pro, Erin Brooks, en quarts de finale de la Fiji Pro. La Canadienne a pris le dessus sur Caroline Marks dans des conditions difficiles à Cloudbreak et a confirmé sa grande forme en signant un “perfect 10” au premier tour contre Sophie McCulloch ! Il faudra patienter un peu pour voir la suite des hostilités avec également le troisième tour de Kauli Vaast face à Miguel Pupo puisque la WSL a officialisé l’annulation des compétitions prévues vendredi. Résultats de jeudi SÉRIE 1 : Carissa Moore (HAW) 12,13 bat Sally Fitzgibbons (AUS) 11,50 SÉRIE 2 : Bettylou Sakura Johnson (HAW) 14,60 bat Luana Silva (BRA) 9,00 SÉRIE 3 : Vahine Fierro (FRA) 11,67 bat Sawyer Lindblad (USA) 10,43 SÉRIE 4 : Erin Brooks (CAN) 10,83 bat Caroline Marks (USA) 6.00 Programme troisième tour masculin ​ HEAT 1: Seth Moniz (HAW) vs. Cole Houshmand (USA) HEAT 2: Yago Dora (BRA) vs. Kanoa Igarashi (JPN) HEAT 3: Morgan Cibilic (AUS) vs. Leonardo Fioravanti (ITA) HEAT 4: Callum Robson (AUS) vs. Jake Marshall (USA) HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Connor O'Leary (JPN) HEAT 6: Samuel Pupo (BRA) vs. Griffin Colapinto (USA) HEAT 7: Miguel Pupo (BRA) vs. Kauli Vaast (FRA) HEAT 8: Barron Mamiya (HAW) vs. Gabriel Medina (BRA) Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 04:18:00

Dory 2 : les précisions de l'État
Tahiti, le 27 août 2026 - Quelques heures après le départ du cargo mixte pour sa première rotation aux Tuamotu de l'ouest, le haut-commissariat diffuse jeudi soir un communiqué commun avec le Pays et le Port autonome pour expliquer les raisons qui ont cloué le Dory 2 à quai pendant une semaine. >> Lire aussi : Le Dory 2 largue enfin les amarres Plusieurs prises de position publiques ont mis en cause, ces dernières semaines, l'action de l'État, du Pays et du Port autonome de Papeete dans la mise en service du Dory 2. Face à ces éléments, l'État, le Pays et le Port autonome de Papeete souhaitent apporter des précisions sur les conditions de cette mise en service et réaffirmer leur engagement pour une desserte des Tuamotu assurée en toute sécurité. Cette desserte constitue en effet un enjeu économique et social fondamental pour les populations concernées et le projet fait l'objet, depuis plus de deux ans, d'un accompagnement attentif et constant des services publics, dans l'objectif de la réussite de cette exploitation, au bénéfice des habitants de l'archipel. Les services de l'État, du Pays et du Port autonome de Papeete ont, à plusieurs reprises, accompagné l'armateur du Dory 2 dans les démarches nécessaires à sa mise en service. Ce dernier, et c'est le cas pour toute exploitation maritime, doit néanmoins s'inscrire dans le respect des obligations applicables en matière d'entrée et de séjour sur le territoire, de droit du travail, de règlement portuaire et de sécurité à bord. La protection de la vie humaine en mer, celle de l'équipage, des passagers et l'intégrité du fret transporté, constitue l'impératif premier de toute exploitation maritime. Ces règles s'appliquent sans exception à l'ensemble des professionnels de la mer en Polynésie française. Le Dory 2 est sorti du chantier naval le 24 juin 2026. Depuis cette date, plusieurs points de non-conformité ont été identifiés par les services compétents. S'agissant des conditions d'entrée sur le territoire de Polynésie française et de délivrance des autorisations de travail, les services compétents ont constaté, depuis le début du convoyage, des cas de non-respect des procédures d'entrée et de séjour des équipages et personnels à bord, ainsi que des manquements à la réglementation du travail, celle-ci imposant la délivrance d'une autorisation par le SEFI. Ces situations ont conduit, lorsque cela était possible, au recours à des procédures de régularisation. S'agissant des consignes du Port autonome de Papeete, celui-ci a indiqué à l'armateur, dès février 2026, que l'exploitation du navire s'inscrirait dans l'organisation générale des quais, et que l'occupation de l'emplacement situé face à ses hangars resterait conditionnée à sa disponibilité et au respect des règles de sécurité. Les 20 et 21 août, ce quai n'étant pas libre, le Port autonome a proposé à deux reprises des solutions d'accostage alternatives à proximité immédiate de l'emplacement initialement souhaité. Ces solutions n'ont pas été retenues par l'armateur. S'agissant du coût du terminal de croisières, évoqué comme un facteur ayant affecté les engagements commerciaux de l'armateur envers les passagers, les montants mentionnés ne correspondent pas aux conditions tarifaires en vigueur. S'agissant enfin de la sécurité à bord, les inspecteurs de la sécurité des navires de l'État ont prononcé, le 24 août 2026, la suspension temporaire du permis de navigation du Dory 2. Cette décision a fait suite à des constats portant sur des éléments techniques et organisationnels pouvant mettre en cause la sécurité à bord des passagers et des membres de l'équipage. La suspension temporaire a été levée dès que l'armateur a pu démontrer la conformité suffisante des installations et des équipements et leur maîtrise par l'équipage, grâce à la mise en place de formations adéquates. Ces constats relèvent de critères techniques de sécurité applicables au navire, aux passagers, à l'équipage et au fret, indépendamment de toute appréciation d'opportunité. Les décisions prises à chaque étape procèdent des règles de droit et de sécurité maritime en vigueur, applicables à l'ensemble des professionnels de la mer en Polynésie française. Les autorités publiques rappellent qu'elles demeurent pleinement disponibles pour poursuivre l'accompagnement de l'armateur dans la mise en conformité générale de l'exploitation, dans l'intérêt des équipages, des passagers et des habitants des Tuamotu. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 04:01:00

​Tureia retournera aux urnes le 18 octobre
Tahiti le 27 août 2026. Après l’annulation de l’élection municipale par le tribunal administratif de la Polynésie française, les électeurs de la commune de Tureia sont convoqués le dimanche 18 octobre 2026 afin de procéder à l'élection intégrale du conseil municipal de leur commune. L’arrêté du haut-commissariat, publié au Journal officiel ce jeudi, précise que si un second tour de scrutin est nécessaire, les électeurs seront convoqués le dimanche 25 octobre 2026 pour y procéder. Le scrutin sera ouvert à 8 heures et clos à 18 heures. Cette élection aura lieu à partir de la liste électorale et de la liste électorale complémentaire extraites du répertoire électoral unique et à jour des tableaux prévus aux articles R. 13 et R. 14 du code électoral sans préjudice de l'application, le cas échéant, des dispositions de l'article L. 20 du code électoral. Les demandes d'inscription sur les listes électorales, en vue de participer au scrutin, sont déposées au plus tard le vendredi 11 septembre 2026. L'élection se déroule au scrutin plurinominal majoritaire à deux tours, avec dépôt de candidature individuelle ou de candidatures groupées. Pour être élu au premier tour, le candidat doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages au moins égal au quart de celui des électeurs inscrits sur les listes électorales. S'il est nécessaire de procéder à un second tour de scrutin, la majorité relative suffit, quel que soit le nombre de votants. En cas d'égalité de suffrages, le plus âgé des candidats est élu. La présidente de la délégation spéciale est chargée de l’organisation de cette élection. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 03:41:00

Les défaillances des entreprises battent un nouveau record en Outre-mer
Tahiti, le 27 août 2026 - Entre juillet 2025 et juin 2026, 3 040 redressements et liquidations judiciaires d’entreprises ont été enregistrés dans les Outre-mer. Le nombre de défaillances progresse ainsi de 14,9 % par rapport au 2e trimestre 2025. La Polynésie se place parmi les territoires ultramarins où la hausse reste la plus modérée. Sur le front économique, les Outre-mer affichent des situations mitigées. Au deuxième trimestre 2026, 3 040 défaillances d’entreprises ont été recensées en cumul sur douze mois, soit une hausse de 14,9 % sur un an. Cette progression est nettement supérieure à celle enregistrée sur l’ensemble de la France, soit 5,1 % de plus. La hausse concerne la quasi-totalité des secteurs, avec des augmentations particulièrement marquées dans le transport et l’entreposage avec +47,2 % et le commerce et la réparation automobile avec +24,1 %. Les écarts sont importants selon les territoires. Les défaillances progressent de 29 % en Guadeloupe, 18,5 % en Martinique et 40 % en Guyane, tandis qu’elles augmentent de 17,7 % à La Réunion. La Nouvelle-Calédonie fait figure d’exception avec une baisse de 12,5 %. ​ +10,1 % en Polynésie La Polynésie se place tout de même parmi les territoires ultramarins où la hausse reste la plus modérée. Après deux trimestres consécutifs de recul, les défaillances repartent à la hausse avec 164 procédures enregistrées sur douze mois, contre 149 un an plus tôt, soit “seulement” +10,1 %. Le commerce apparaît comme le principal moteur de cette dégradation. Le nombre de procédures y progresse de 64 % sur un an, expliquant en grande partie le retour à la hausse observé au deuxième trimestre. À ce stade, les données témoignent donc d’un retournement de tendance en Polynésie française, après deux trimestres de baisse. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 03:33:00

Le Tavini va déclarer l’indépendance de la Polynésie à l’ONU
Tahiti, le 27 août 2026 - Dans un document que s’est procuré Tahiti Infos , Oscar Temaru, président du Tavini huiraatira, déclare “la pleine souveraineté des États fédérés de Mā’ohi Nui” , “ancienne Polynésie française” . Une déclaration signée le 24 août dernier, “ à l’attention du peuple et de la quatrième commission des Nations Unies en charge de la décolonisation”, qui sera présentée lors de la prochaine session de la 4 e commission en charge des politiques spéciales et de la décolonisation l’ONU qui se tient du 5 au 9 octobre. Toute sa vie, Oscar Temaru se sera battu pour promouvoir l’indépendance de la Polynésie française. Alors que son état de santé est fortement déclinant, le leader du Tavini huiraatira accélère les choses et déborde désormais de déclarations fracassantes pour l’accession du Pays à sa pleine souveraineté, bien épaulé par sa garde rapproché, Tony Géros, Vito Maamaatuaiahutapu ou Richard Tuheiava. Cette semaine, le Tavini, sous la plume d’Oscar Temaru, a franchi un nouveau cap. Dans un long document de 16 pages que Tahiti Infos a pu consulter, le parti du maire de Faa’a rompt le dialogue avec les institutions, et avec la population, pour déclarer unilatéralement l’indépendance de “Mā’ohi Nui”. Cette déclaration, “au nom du peuple des États fédérés de Mā’ohi Nui” , se veut rédigée afin “d’assurer à notre descendance un cadre de vie lui permettant d’évoluer dans un monde où l’égalité de traitement serait supérieure aux conséquences du fait colonial”. Rappelant la charte des Nations Unies, Oscar Temaru demande à la 4 e commission de “poursuivre et achever l’évaluation politique de Mā’ohi Nui” , de “mettre en place un dialogue post-colonial” avec l’État français, et de “favoriser les conditions d’exercice par Mā’ohi Nui de sa pleine souveraineté” . L’argumentaire du leader indépendantiste est connu. Le déni de justice et de démocratie, la “prédation de nos ressources minérales, marines et sous-marines” et le “carcan néocolonial” encore imposé par Paris en 2026. Oscar Temaru attaque aussi les statuts qui sont “autant de strates administratives et de stratagèmes destinés à nous maintenir dans la dépendance économique de la puissance administrante qui monopolise la prise de toutes les décisions stratégiques à l’avenir de ce pays”. Évidemment, le fait nucléaire est évoqué avec “les manipulations et les pressions” sur les élus de l’assemblée territoriales en 1964 ou encore l’acharnement de l’administration contre Pouvana’a a Oopa et Oscar Temaru lui-même. Emeutes de 1987, émeutes de 1995, affaire du Rainbow Warrior et même l’affaire Radio Te Reo o Tefana, tout est prétexte à victimisation. Le nucléaire, mais aussi le Covid Les conséquences sanitaires sont aussi détaillées avec les maladies radio-induites et le dérèglement des habitudes alimentaires. “Aujourd’hui, une hygiène de vie et des habitudes alimentaires déséquilibrées, non corrigées par les Autorités, viennent grever les comptes sociaux” , écrit Oscar Temaru. “La politique s’attaque aux maladies récurrentes mais ne s’attaque pas aux maux qui provoquent ces maladies” , ponctue-t-il. “En 2026, les Polynésiens évoluent dans un périmètre où la politique d’assistanat mise en œuvre par la puissance administrante, par facilité, avec cynisme et faute de moyens financiers, accroit derechef cette dépendance qui transcende maintenant la psyché polynésienne.” Les cancers, le tabagisme, la consommation d’alcool et de drogues, l’excès de mayonnaise dans le casse-croûte complet de la roulotte forment un tout pour Oscar Temaru. “Nous sommes réduits à évoluer dans un circuit économique dominé par des monopoles ou des entreprises hexagonales, dont le modèle et le mode de fonctionnement restent trop éloignés de la structure culturelle polynésienne” , déplore-t-il. Il le clame haut et fort dans son courrier à l’attention de la 4 e commission de l’ONU : “Il n’y a pas de liberté dans un pays sous tutelle. Il n’y a pas de bonheur non plus.” Pour appuyer encore un peu plus son argumentaire, le président du Tavini renvoie aussi la faute de l’épisode Covid en Polynésie sur l’État. “Bien que la santé soit une compétence du gouvernement de Polynésie, c’est l’État qui prend la main dès l’émergence de la pandémie et les confinements obligatoires. Contre l’avis du Pays, ou sans en référer explicitement à ce dernier, l’État brise ces règles de confinement permettant à de nombreux hexagonaux de rejoindre leurs postes en affectation à Papeete. D’où l’apparition de clusters en août 2020, dont l’un réunissant 150 à 200 convives dans un établissement de la ville, ce qui démultiplia la propagation du virus.” Néocolonialisme démographique Pour en revenir à la décolonisation elle-même, Oscar Temaru poursuit dans son courrier une large énumération des étapes franchies depuis 2013 et la réinscription de la Polynésie française sur la liste onusienne des territoires non-autonomes à décoloniser. Une réinscription obtenue sans aucun mandat populaire ni majoritaire. “Depuis cette date, la puissance administrante pratique la politique de la chaise vide” , déplore Oscar Temaru. Convaincu que l’État œuvre contre lui depuis sa décision de déposer une plainte devant la Cour pénale internationale, Oscar Temaru vise aussi son inéligibilité “pour un motif futile et trivial” en 2018 et revient sur ses déclarations de 2024 lorsqu’il exposait ses craintes non d’un changement climatique, mais d’un changement démographique. “Nombreux sont les Européens, les hexagonaux ou les résidents de Nouvelle-Calédonie qui s’implantent en Polynésie française pour y mener leurs projets individuels. (...) Ce néocolonialisme démographique est insidieux, comme l’est l’argument avancé selon lequel l’armée n’apporterait que des bienfaits aux populations locales.” Oscar Temaru va même plus loin dans l’argumentaire qui, jadis, faisait condamner Ruben Teremate, toujours élu à l’assemblée aujourd’hui, pour avoir comparé les habitants des hauteurs de Punaauia à des “’ofe popa’a”. “Nombreux sont les Polynésiens qui y décèlent le spectre d’une politique de peuplement inavouée par la puissance administrante. Pour M. Temaru, la présence militaire française équivaut à une occupation du Pays par les forces armées” , écrit l’ancien douanier. En guise de conclusion à cette longue missive, Oscar Temaru rappelle à la 4 e commission que cette “déclaration unilatérale” vaut “accession immédiate à la pleine souveraineté des États fédérés de Mā’ohi Nui”. Cette déclaration sera envoyée en préambule à toutes les discussions prochaines à New York et sera la base des différents discours des membres du Tavini qui y seront pétitionnaires pour sa prochaine session, du 5 au 9 octobre. Le texte de la déclaration d’indépendance Nous déclarons unilatéralement l’accession de la Polynésie française à sa pleine souveraineté ; Cette accession à la pleine souveraineté prend effet le : [plusieurs dates sont évoquées, le 11 octobre, date de l’arrestation de Pouvana’a a Oopa, le 21 octobre, date de sa condamnation et le 25 octobre, date de l’annulation de sa condamnation par la Cour de révision en 2018.] La République des États fédérés de Mā’ohi Nui demande son adhésion à l’Organisation des Nations Unies (ONU) ; Les mesures transitoires inhérentes à cette proclamation unilatérale d’accession à la pleine souveraineté seront discutées, à Papeete, entre Mā’ohi Nui et l’ancienne puissance administrante, sous l’égide de l’ONU. Au final, je souhaite déclarer que l’accession à la pleine souveraineté des États fédérés de Mā’ohi Nui nous rendra notre dignité et nous permettra de mettre en œuvre des politiques de développement, d’égal à égal, avec tous nos partenaires. J’aime mon peuple, sa terre et ses richesses. Les États fédérés de Mā’ohi Nui ne sont pas à vendre. Ce pays ne nous appartient pas, il appartient à nos enfants et aux générations futures. Oscar Manutahi Temaru La Polynésie française, le Qatar du Pacifique Dans son courrier, Oscar Temaru reprend, avec force de détail, ce que pourrait être la Polynésie française si on la laissait exploiter ses fonds marins. Avec un “système économique dédié” et un “mode de gouvernance spécifique” , il estime l’exploitation de 1000 km2 qui rapporteraient 1,5 milliard de dollars. “Chaque famille polynésienne sera actionnaire de portions de ces périmètres qui lui seront attribués et recevra directement le profit et dividendes de cette exploitation, sous forme de rente souveraine” , explique-t-il. “Ces richesses doivent être utilisées pour sortir de l’économie de comptoir dans laquelle nous évoluons depuis plus de 150 ans et pour bâtir une économie de marché à l’image du pays comme Brunei ou le Qatar”, s’enthousiasme Oscar Temaru qui voit peut-être déjà évoluer Mbappé, Haaland ou Virgil van Dijk à l’AS Tefana. États fédérés de Mā’ohi Nui, la constitution existe Tout au long des 16 pages, Oscar Temaru se veut rassurant envers l’ONU concernant la constitution qui s’imposera à Mā’ohi Nui en cas d’accession à l’indépendance. “La rédaction du projet de constitution des États Fédérés de Mā’ohi Nui est achevée” , explique-t-il. Une rédaction selon lui qui “a donné lieu, ces dix dernières années, à un travail collectif d’analyses en droit comparé, de rédaction et de recueil d’avis de juristes en droit constitutionnel, de présentations, de discussions et d’échanges avec les populations de tous les archipels et d’arbitrages au sein des différents organes du parti”. “Ce projet prévoit l’élection du président de la République des États fédérés de Mā’ohi Nui au suffrage universel direct et instaure un mandat impératif pour tous les élus siégeant dans les assemblées, tant fédérés que fédérales. Les communes, ou leurs équivalents selon la nouvelle constitution, seront dotées de pouvoir élargis. L’échelon fédéral déléguant un maximum de compétences aux échelons fédérés, les gouverneurs provinciaux relayés par les maires et conseillers municipaux, tous rémunérés pour ces fonctions électives, seront substantiellement dotés pour la mise en œuvre des projets locaux.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 03:27:00

​Renforcement de l'attention portée à la grippe aviaire dans le Pacifique
Tahiti, le 27 août 2026 - À l’occasion de la 19e réunion des centres nationaux de grippe, l’OMS Pacifique exhorte la région à renforcer ses efforts alors que les épidémies de grippe aviaire A (H5N1) augmentent. Alors que de plus en plus de pays de la région Asie-Pacifique sont confrontés à des épidémies de grippe aviaire hautement pathogène (HPAI) A (H5N1) touchant les animaux, avec un potentiel de débordement sur l'humain, les pays sont exhortés à s'assurer que leurs systèmes de santé sont prêts à détecter et à répondre rapidement à cette menace zoonotique. Cette semaine, plus de 150 experts en grippe, scientifiques de laboratoire et responsables de la santé publique ont conclu la 19e réunion birégionale des centres nationaux de la grippe et de la surveillance de la grippe, coorganisée par le Bureau régional pour l'Asie du Sud-Est de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Bureau régional pour le Pacifique occidental. La réunion en ligne de trois jours, du 25 au 27 août, a examiné comment les données de surveillance peuvent être transformées en décisions de santé publique plus rapides et plus efficaces, notamment en réponse à la propagation continue de HPAI A (H5N1) chez les oiseaux du Pacifique. Projecteur sur A (H5N1) dans le Pacifique Un moment fort de la réunion de cette année a été une session dédiée sur les mécanismes de coordination de l’OMS, présentant des études de cas sur la réponse de la région aux incursions de HPAI A (H5N1) en Australie et en Nouvelle-Zélande ainsi que sur sa menace pour l'ensemble de la région du Pacifique. L’OMS souligne l'interconnexion entre la santé animale, humaine et environnementale, réunissant plusieurs secteurs pour renforcer la préparation et la réponse aux urgences sanitaires, y compris la préparation aux pandémies. L'Australie a présenté ses réponses nationales à la suite de la récente incursion du virus dans les populations d'oiseaux, ainsi que les mesures de préparation prises dans le Pacifique en prévision d'une nouvelle propagation. En réponse à la menace posée par HPAI A (H5N1), l'OMS a réuni des partenaires régionaux et des experts multisectoriels, dont l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Organisation mondiale de la santé animale (WOAH), la Communauté du Pacifique (SPC) et des experts nationaux en santé publique, animaux et faune pour élaborer une évaluation rapide conjointe des risques sanitaires (JRA). La JRA détermine le risque d'incursion de HPAI A (H5N1) dans les pays et zones insulaires du Pacifique afin d'identifier les principales activités de préparation et d'assurer la préparation nationale à la réponse. Des données aux décisions Au-delà des études de cas A (H5N1), les participants ont examiné l'état de la grippe saisonnière et zoonotique dans les deux régions, avec des présentations par pays allant des réflexions du Cambodge sur deux décennies d'expérience en surveillance au déploiement par la Papouasie Nouvelle-Guinée d'un système intégré de surveillance des maladies respiratoires. Les sessions ont également introduit des outils pratiques pour aider les pays à transformer les données de surveillance en action, notamment des mises à jour sur le cadre d'évaluation de la gravité de la grippe pandémique (PISA), des études sur la charge de la maladie, ainsi que l'outil de navigation décisionnelle de l'OMS sur les mesures de santé publique et sociales (PHSM), qui inclura bientôt un module spécifique à la grippe. Un réseau fondé sur la solidarité Cette réunion a marqué une étape importante pour le Système mondial de surveillance et de réponse à la grippe (GISRS), qui fêtera son 75e anniversaire en 2027. Les participants ont salué un nouveau Centre collaborateur de l'OMS pour le développement de la qualité et des capacités avec le GISRS – la branche des services de laboratoire de santé publique du Centre pour la protection de la santé, Département de la Santé, à Hong Kong SAR (Chine). Ils ont également félicité Brunei Darussalam pour la désignation de son nouveau Centre national de la grippe, démontrant que le réseau continue de croître et de se renforcer. La 19e réunion birégionale des centres nationaux de la grippe et de surveillance de la grippe a réaffirmé que, alors que la grippe A (H5N1) continue de tester les systèmes de santé animale et humaine, la force de ce réseau de surveillance – ainsi que des pays et institutions qui le soutiennent – reste l'une des lignes de défense les plus importantes de la région. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 03:22:00

Négociations en cours à Tatutu, des engagements écrits demandés
Tahiti, le 27 août 2026 - Ce jeudi, le syndicat FO justice s’est entretenu avec la direction générale des affaires pénitentiaires. De nombreux sujets ont été abordés et des points d’accord semblent avoir été trouvés. Les salariés laissent un mois à leur administration pour consigner les engagements par écrit. Pas de blocage à Tatutu, du moins pour l’instant. Jeudi matin, le syndicat FO justice a pu échanger avec sa direction à Paris sur les nombreux points de désaccords qui restent en latence. Changement de direction, priorité au recrutement d’agents polynésiens plutôt que métropolitains, manque d’effectif : tout y est passé. Côté direction avec qui le courant semble ne plus passer, le problème pourrait se régler dans les prochaines semaines via les mutations en interne. Sur la carte des mobilités, les échanges se poursuivent. Le mécontentement vient de l’arrivée de deux collègues de l’hexagone alors que deux Polynésiens, gardiens de prison eux-aussi, demandent à revenir au Fenua. “On a eu la garantie que leur retour allait être étudié”, a expliqué le représentant syndical, Karl Manutahi. “Il faut quand même avouer que c’est une incohérence. Deux officiers polynésiens souhaitent revenir, et on fait venir deux officiers métropolitains. Nous n’avons rien contre eux, ce sont de très bons collègues, mais nous pensons à nos frères en France.” Des demandes similaires ont été déposées concernant un technicien polynésien qui devrait pouvoir arriver au Fenua en mars de l’année prochaine, après la période d’étude des mutations. Enfin, dernier point compliqué pour les salariés des deux prisons, le manque d’effectif : “Nous sommes à 85 % de couverture à Nuutania. Ça veut dire qu’il nous manque 15 personnes”, explique Karl Manutahi. “Je sais qu’il y a un déficit dans tout l’hexagone, dans tout l’outre-mer, mais ces demandes sont importantes.” Une prochaine réunion doit se tenir dans environ un mois. Les salariés maintiennent pour l’heure le travail, mais préviennent déjà : Si les conditions évoquées ce jeudi ne sont pas mises par écrit et engagées par la suite, un “blocage progressif” pourrait être enclenché. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 03:19:00

Le Dory largue enfin les amarres
Tahiti le 27 août 2026 – Après plusieurs péripéties, le Dory a enfin quitté Papeete jeudi à 15h45 pour son voyage inaugural vers les Tuamotu de l’ouest. Le Dory 2 qui devait larguer les amarres en début lundi à 14 heures est enfin parti ce jeudi à 15h45 pour sa tournée inaugurale vers les Tuamotu de l’ouest. Sur les réseaux sociaux, la société avait annoncé un peu plus tôt dans la journée un départ prévu depuis le quai des ferries à 14 heures. Rappelons que le Dory avait d’abord été bloqué par deux remorqueurs du port autonome, pendant 14 heures, vendredi dernier, en rade de Papeete et mis dans l’impossibilité de rejoindre son quai de chargement à Motu Uta. Lundi dernier, alors qu’il devait larguer les amarres, le cargo mixte a été mis dans l’impossibilité, pour des raisons de sûreté, d’embarquer les passagers à Motu Uta. L’armateur a refusé que l’embarquement des passagers soit réalisé depuis le quai des paquebots en raison du coût jugé excessif de l’opération facturé par le port autonome. Lundi soir, alors qu’il devait appareiller, le Dory 2 a été victime d’une panne sur deux de ses trois groupes électrogènes. L’un avait un problème électrique et le second une fuite sur un injecteur. “Les moteurs de propulsion fonctionnent bien” Contacté jeudi avant que le Dory 2 ne quitte Papeete, l’armateur Eugène Degage affirme que les groupes ont été réparés mercredi en fin d’après-midi. “Normalement, on devait recevoir le permis de naviguer qui a été suspendu parce qu'il y avait qu’un seul générateur qui fonctionnait. Ils servent à produire de l'électricité à bord et il faut au moins qu’il y en ait deux qui fonctionnent. Et le permis on l’a eu ce jeudi matin.” Il assure qu’il n’y a “pas de risque” que le bateau tombe en panne pendant la traversée jusqu’à Tikehau, premier atoll où le cargo mixte est attendu vendredi en tout début de matinée. Sur sa route il rejoindra ensuite Rangiroa, puis Fakarava, Manihi et Ahe avant son retour à Papeete probablement mardi prochain. “ De toute façon, les moteurs de propulsion fonctionnent bien. Et s'il y a un groupe qui marche, on a l'électricité à bord et il y a tout ce qu'il faut .” Le second générateur électrique est “un groupe de sécurité et s'il y a un système en panne, on peut continuer la route. Les moteurs marchent bien. Tout marche bien (...) il n’y a pas de risque non plus pour le fret surtout pour tout ce qui est frais”. Le Dory a donc pris trois jours de retard sur le planning prévu. Une situation que déplore l’armateur : “O n n'est pas content, évidemment qu’on est fâchés. Mais on est obligés d'attendre le permis pour pouvoir partir et on l’a eu ce matin”, a-t-il rouspété jeudi. Mais il s’avoue “ soulagé (...) il est enfin parti et on nous attend aux Tuamotu” . En dépit de sa capacité d’accueil de 140 passagers, le Dory n’en a embarqué aucun pour son voyage inaugural. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 02:29:00

Le Salon du tourisme revient avec près de 300 exposants
Tahiti, le 27 août 2026 - Le Tere ’Āi’a reprend ses quartiers au parc expo de Mama’o du 4 au 6 septembre. Pour sa 37e édition, le Salon du tourisme réunira 296 exposants et proposera près de 170 offres spéciales pour voyager au Fenua. Parmi les nouveautés, le lancement d’une aide de 4 000 francs par personne qui permettra aux résidents de réduire le coût d’un séjour dans 14 îles desservies dans le cadre de la délégation de service public aérienne. Trois jours pour choisir sa prochaine escapade dans les îles. Le Salon du tourisme ouvrira vendredi 4 septembre au parc expo de Mama’o avec une offre encore un peu plus étoffée que l’an dernier. Tahiti Tourisme annonce 296 exposants, contre 290 lors de l’édition de septembre 2025, soit une progression de 2,1 %. Hébergements, compagnies aériennes et maritimes, activités, agences de voyages, restauration ou encore artisanat seront représentés. Seize professionnels participeront pour la première fois au rendez-vous. Ils viennent notamment de Bora Bora, Maupiti, Moorea, Tahiti, Ua Pou, Ua Huka, Fakarava et Raivavae. Une façon d’élargir encore l’éventail des destinations proposées aux résidents, qui constituent la cible de ce rendez-vous consacré au tourisme intérieur. Près de 170 offres spéciales doivent être mises en ligne dès ce vendredi 28 août afin de permettre aux visiteurs de préparer leurs achats avant même l’ouverture des portes. Les réservations d’hébergements et d’activités ne pourront toutefois être effectuées qu’à compter du 4 septembre auprès des exposants, tandis que les billets d’avion devront être validés directement sur les stands des compagnies partenaires. Après le record, un début d’année en retrait Le rendez-vous intervient alors que le secteur sort d’une année 2025 historique. Selon le dernier bilan annuel publié par l’Institut de la statistique, la Polynésie française a accueilli 281 227 touristes l’an dernier, soit une progression de 6,6 % et un niveau jamais atteint jusque-là. Le chiffre d’affaires des entreprises touristiques a parallèlement progressé de 5,3 %, à 217 milliards de francs. Le début de l’année 2026 a cependant marqué un coup de frein. Sur les quatre premiers mois, les arrivées touristiques ont reculé de 5,6 % par rapport à la même période de 2025, avec notamment un marché nord-américain en retrait. En avril, 24 117 touristes ont été accueillis, soit 3,9 % de moins qu’un an auparavant. Un contexte qui donne aussi tout son sens aux efforts consacrés au marché local. Cette année, Tahiti Tourisme met notamment l’accent sur des îles moins fréquentées avec le lancement de Tīteti Nātira'a Turu, une nouvelle aide de 4 000 francs par personne et par séjour pour les résidents réservant auprès d’un hébergement participant dans l’une des 14 destinations desservies dans le cadre de la délégation de service public aérienne. Le dispositif sera proposé à l’occasion du Salon (voir encadré). Au-delà des bonnes affaires, le Salon conservera sa formule habituelle avec des animations culturelles et musicales, des démonstrations artisanales et culinaires et des danses traditionnelles. Ateliers autour du tourisme durable, réalité augmentée, espace photo et garderie sont également annoncés. Un jeu-concours permettra enfin à neuf participants de remporter chacun deux billets aller-retour vers les îles avec Air Tahiti ou Air Moana. 4 000 francs d’aide pour partir dans 14 îles Baptisé Tīteti Nātira'a Turu, le dispositif permettra de bénéficier d’une réduction de 4 000 francs par personne et par séjour pour une réservation auprès d’un hébergement participant dans l’une des 14 îles concernées par la délégation de service public (DSP) aérienne et représentées au Salon. Pour une famille de quatre personnes, l’économie peut donc atteindre 16 000 francs. Sont concernées Ahe, Anaa, Arutua, Kauehi, Makemo, Manihi, Mataiva et Niau aux Tuamotu, Mangareva aux Gambier, Ua Pou et Ua Huka aux Marquises, ainsi que Tubuai, Raivavae et Rimatara aux Australes. Pour en profiter, il faudra réserver auprès d’un hébergement participant et acheter ses billets d’avion. Les pré-réservations Air Tahiti ouvriront dès le 31 août, mais le séjour devra être finalisé au Salon pour bénéficier de la réduction. 18 billets d’avion à gagner Comme à chaque édition, le Salon sera aussi l’occasion de tenter de repartir avec son prochain voyage en poche. Un jeu-concours gratuit sera proposé pendant les trois jours avec le soutien d’Air Tahiti et d’Air Moana. Neuf gagnants seront tirés au sort et chacun remportera un aller-retour pour deux personnes vers les îles, soit 18 billets d’avion au total. Pour participer, il suffira de s’inscrire sur les tablettes mises à disposition sur le stand de Tahiti Tourisme. Le tirage au sort est prévu dimanche 6 septembre à 15 h 30, une demi-heure avant la fermeture du Salon. En pratique La 37e édition du Salon du tourisme – Tere ’Āi’a se déroulera du vendredi 4 au dimanche 6 septembre au parc expo de Mama’o. Horaires : vendredi de 9 à 18 heures, samedi de 8 à 17 heures et dimanche de 8 à 16 heures. Avant le Salon : près de 170 offres spéciales seront consultables dès ce vendredi 28 août afin de permettre aux visiteurs de préparer leur venue et de repérer les bons plans. Les réservations auprès des exposants ouvriront, elles, le vendredi 4 septembre. Sur place : au-delà des 296 exposants, des animations culturelles et musicales rythmeront les trois journées, avec des prestations de danses traditionnelles et des démonstrations artisanales et culinaires. Des ateliers de sensibilisation au tourisme Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-28 01:25:00

Prêt à ATN : le calendrier met Tarahoi au pied du mur
Tahiti, le 26 août 2026 – Quatre heures d'explications, mais toujours pas de position arrêtée. À deux jours de l'examen du collectif 3, la direction d'Air Tahiti Nui est venue au grand complet mercredi devant les élus pour défendre le prêt de 8,5 milliards de francs destiné à rénover les cabines de la compagnie. Avec une échéance fixée au 31 août, Tarahoi doit désormais trancher dans l'urgence sur un financement qui n'a pas été demandé par ATN, mais proposé par le Pays. Un calendrier qui laisse aux élus le sentiment d'être mis au pied du mur. Cette fois, les élus avaient devant eux toute l'équipe. Direction générale, directeurs et président du conseil d'administration d'Air Tahiti Nui ont passé près de quatre heures mercredi après-midi face aux membres de la commission de l'Économie. Une deuxième explication de texte, une semaine après des premières discussions autour du collectif budgétaire n°3 déjà largement dominées par les 8,5 milliards de francs que le Pays entend prêter à la compagnie pour rénover ses cabines. “Cette réunion a été utile”, reconnaît Tepuaraurii Teriitahi. L'élue Tapura dit avoir obtenu “des éléments supplémentaires” et pu poser aussi bien des questions techniques que stratégiques. Mais pas de quoi, à ce stade, annoncer le vote de son groupe. “Il s'agit quand même de prêter 8,5 milliards, donc 8,5 milliards qui ne pourront pas être utilisés pour autre chose dans les projets du Pays. C'est une décision qui est lourde à prendre.” La direction a notamment défendu le pari économique de son rétrofit, autrement dit la rénovation de ses cabines : huit sièges supplémentaires en classe affaires dans chacun des quatre appareils, soit 32 au total, qui permettraient, selon ses projections, de générer environ 4 milliards de francs de recettes supplémentaires par an et de retrouver l'équilibre à l'horizon 2029. La classe affaires représente déjà 33 % du chiffre d'affaires de la compagnie, contre 52 % pour l'économique et 13 % pour la Premium. “Nous, on ne peut les croire que sur parole, puisqu'on est des néophytes” , tempère toutefois Tepuaraurii Teriitahi. Quant au retour à l'équilibre annoncé pour 2029, elle préfère en sourire en rappelant que l’assemblée sera renouvelée en 2028 : “Nos successeurs pourront juger et comparer les prévisions à l'atterrissage.” Une urgence surtout dictée par le calendrier Car au-delà des chiffres, c'est surtout le calendrier qui interroge. Rien sur ATN dans la première mouture du collectif 3 transmise fin juin. Puis 8,5 milliards dans la seconde transmise sept semaines plus tard, avec désormais une échéance au 31 août pour engager le processus et conserver une fenêtre dans le calendrier de Boeing. “L'urgence est relative” , souligne toutefois l'élue Tapura. “On peut continuer à voler avec les cabines telles qu'elles sont, sauf qu'effectivement, au niveau concurrence, les passagers vont peut-être aller chercher dans des avions qui sont plus neufs.” L'urgence tient surtout au créneau industriel : plus la décision est repoussée, plus la rénovation, qui ne doit pas commencer avant 2028, sera elle-même retardée. De quoi nourrir chez les élus le sentiment d'être mis au pied du mur. “On a demandé pourquoi on nous presse ainsi”, pointe ainsi Tepuaraurii Teriitahi, qui dit avoir surtout découvert au cours de la réunion que “ce n'est pas Air Tahiti Nui qui est venu solliciter le Pays. C'est le Pays qui a décidé de proposer les 8,5 milliards.” Une initiative du gouvernement, donc, qui n'avait pas encore été arrêtée lors de la première mouture du collectif, le conseil d'administration d'ATN n'ayant alors pas encore exprimé son besoin. Six scénarios ont ainsi été présentés aux élus, rapporte Maurea Maamaatuaiahutapu. Parmi les options autres que le prêt du Pays, Tepuaraurii Teriitahi cite notamment un financement bancaire, finalement écarté, ou la vente de deux appareils avant leur reprise en leasing. Une solution qui permettrait à ATN de faire rentrer de la trésorerie, mais avec un coût élevé à long terme. Surtout, le financement proposé par le Pays est de loin le plus avantageux : “Avec une banque, un prêt obligataire, le taux pourrait être à 11 %, ce qui est énorme. Alors qu'avec le Pays, c'est 2,5%” , rapporte l'élue Tapura. “Donc évidemment, c'est une solution qui arrange Air Tahiti Nui.” En cas de refus vendredi, la compagnie devrait donc se rabattre sur une option moins favorable. De quoi alourdir encore la responsabilité du vote. “Si on dit non, qu'est-ce qui va se passer ?” , s'interroge Tepuaraurii Teriitahi . “Est-ce que la compagnie va survivre ? Si on dit oui, quelque part, est-ce que ce n'est pas priver les Polynésiens de 8,5 milliards pour d'autres projets ?” Des contreparties réclamées Même sentiment du côté de Maurea Maamaatuaiahutapu : “En tant que représentants du peuple, on a très peu de marge de manœuvre par rapport à ce dossier.” Mais le groupe entend profiter de l'engagement financier demandé à la collectivité pour réclamer des contreparties. Mercredi, les élus Tavini ont aussi posé leurs conditions. “Nous avons évoqué certaines garanties qu'ATN pourrait proposer en contrepartie de ce prêt” , souligne Maurea Maamaatuaiahutapu, citant notamment les facilités de transport, l'accompagnement des Evasan ou encore la prise en compte “des petits revenus qui ne voyagent pas” . Surtout, ils demandent au gouvernement un “contrat d'objectifs” pour Air Tahiti Nui, assorti d'un “pacte social” et de bilans intermédiaires sur le rétrofit, même si ces éléments ne pourront pas être produits avant le vote de vendredi. Sur la décision à prendre, Tavini et Tapura sont finalement sur la même longueur d'onde : les quatre heures d'explications n'ont pas encore fait pencher définitivement la balance. Le groupe Tavini doit se réunir jeudi matin pour arrêter sa position avant de retrouver, en fin de journée, le Tapura et Ahip. L'objectif sera aussi d'harmoniser les amendements des trois groupes sur le collectif 3. “Pour un collectif, il vaut mieux s'entendre”, résume Maurea Maamaatuaiahutapu. Même son de cloche chez Tepuaraurii Teriitahi, qui veut éviter que les groupes ne viennent “bouger la même ligne” avec des montants différents et rappelle qu' “Air Tahiti Nui n'est pas le seul sujet de discussion”. Quant au prêt, elle le répète : “Ce n'est vraiment pas une décision facile à prendre.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-27 05:09:00

​Un parking à Arue pour prendre son bus
Tahiti, le 26 août 2026 - Le ministre des Grands Travaux, de l'Équipement a présenté les principaux projets portés par le Pays pour améliorer les déplacements, les infrastructures et la sécurité dans la commune. En matière de mobilité, le Pays poursuit son objectif de développement des transports collectifs et des mobilités actives, afin d'offrir des alternatives à la voiture individuelle et de fluidifier les déplacements dans l'agglomération. À Arue, cette politique se traduira par la réalisation, en accord avec la commune, d'un parking-relais à usage mixte d'environ 300 places à l'horizon 2030. Ce projet est actuellement au stade d'études de faisabilité. Il permettra aux automobilistes de stationner leur véhicule et de poursuivre leur trajet en bus. À terme, il sera relié à Pirae et au centre-ville de Papeete par des voies réservées sur l'avenue Ariipaea Pomare. L'offre de transports collectifs continue par ailleurs de s'améliorer. En 2025, la ligne 9 desservant le quartier Erima a bénéficié de neuf arrêts supplémentaires vers les hauteurs. D'ici la fin de l'année 2026, les lignes n° 2, 21 et 31, qui desservent Arue, verront leur fréquence augmenter grâce à la mise en service de 18 nouveaux bus. Un schéma directeur des mobilités actives sur l'île de Tahiti est en cours de finalisation. Il permettra de définir, d'ici la fin de l'année 2026, des actions alternatives à l'usage des véhicules individuels. Pour réduire la congestion routière, le Pays prévoit la création d'une voie de contournement du giratoire de Erima, appelée “shunt”, dans le sens Mahina-Papeete. Cet aménagement, réalisé sans impact foncier, permettra aux véhicules venant de la côte est de contourner le giratoire. Il prévoit aussi une seconde voie d'insertion depuis Erima. Une amélioration de la circulation est attendue, notamment le matin. Le Pays prévoit aussi de reconstruire et de recalibrer le dalot dégradé et insuffisamment dimensionné situé sous le giratoire, afin d'améliorer l'évacuation des eaux et la protection contre les inondations. Cette opération est programmée pour 2028. L'investissement global consacré au shunt et à cet ouvrage hydraulique est estimé à 500 millions de francs. La route de Tefaaroa et les ponts franchissant la rivière Pohaiatera feront prochainement l'objet de travaux, leur état nécessitant une réfection importante. Il est prévu de rénover la chaussée et d'aménager des trottoirs couvrant le caniveau, sur un premier tronçon d'environ 600 mètres, pour un investissement estimé à 100 millions de francs. Concernant les ponts, les études et les échanges avec les propriétaires concernés se poursuivent, afin de permettre l'organisation du chantier et de maintenir la circulation pendant les travaux Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-27 05:06:00

Pas de Liga sur Disney + en Polynésie
Tahiti, le 26 août 2026 - Après la Coupe du monde, ses joies et ses scandales, les amateurs de foot attendaient avec impatience la reprise des championnats nationaux et la Champions League. Comme chaque année, pour les supporters des différents clubs, c’est la course à l’abonnement pour regarder les matchs. Ligue 1+, bein sport, Canal +, autant d’offres différentes qui perdent le supporter. En Polynésie française, nombreux étaient ceux qui pensaient pouvoir bénéficier de la diffusion de la Liga espagnole avec leur abonnement Disney + depuis l’acquisition des droits de diffusion par DAZN et Disney +. Pourtant, le triplé de Mbappe ce mercredi face à la Real Sociedad sera, au mieux, disponible sur les résumés YouTube des chaînes concernées et pour cause : Alors que la question commençait à devenir prenante au Fenua, c’est le journal L’Équipe qui a apporté les premiers éléments de réponse quand aux disparités de diffusion. En effet, “la Liga a changé de diffuseurs en France cet été en s'engageant avec DAZN et Disney+ jusqu'au terme de la saison 2028-2029”, explique le journal sportif. Depuis, les départements d’Outre-mer sont privés du Real, du Barça ou de l’Atletico. Mais cette privation de diffusion ne dépend pas des diffuseurs eux-mêmes semble-t-il. C’est en fait la Liga espagnole, propriétaire des droits, qui a exclu du marché tous les territoires ultramarins lors des négociations avec DAZN et Disney+. “ Les territoires français d'outre-mer n'ont pas été exclus de la diffusion , précise tout de même la Liga. En matière de distribution des droits audiovisuels, ces territoires font l'objet d'accords de diffusion distincts. Par conséquent, ils ne sont pas inclus dans les lots acquis par DAZN et Disney+ pour la France métropolitaine, explique la Liga dans un communiqué consulté par L’Équipe. En effet, la plateforme Disney+ a confirmé officiellement que les droits négociés pour la Liga sont limités à la France métropolitaine et à la Principauté de Monaco. Ils n'englobent pas les territoires et collectivités d'Outre-mer (DROM-COM). Dans le domaine du droit du sport, la vente des droits TV est segmentée par territoires d'exploitation : Les chaînes ou plateformes achètent souvent des packages d'exclusivité valables uniquement sur le territoire métropolitain. Les territoires d'Outre-mer font généralement l'objet de lots de diffusion distincts (souvent négociés avec des diffuseurs locaux ou des opérateurs régionaux comme Canal+ Télécom / Canal+ Polynésie). Aussi, lorsque vous vous connectez à Disney+ depuis la Polynésie française, l'application détecte votre position géographique (adresse IP locale). Même si vous possédez un abonnement Disney+ actif, le catalogue de contenus sportifs s'adapte aux droits attribués à votre zone : le flux des matchs de La Liga y est donc masqué ou bloqué. Pour suivre la Liga en Polynésie française, la compétition dépend des diffuseurs locaux ayant acquis les droits spécifiques à la zone Pacifique/Outre-mer (historiquement via les offres sportives de Canal+ Polynésie). Malgré Disney+, les Polynésiens qui veulent regarder la Liga, ou d’autres championnats, devront se tourner vers les offres Canal+ proposées par Vini. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-27 05:03:00

Les vaines promesses de Darmanin sur les concours nationaux
Tahiti, le 26 août 2026 - C’est un vieux débat, un vieux problème, que traversent chaque année des étudiants ultramarins. Celui du passage de concours nationaux à la même heure que les postulants métropolitains. Résultat : une inégalité de chance entre les candidats tant il est plus facile de composer à 13 heures qu’à 1 heure du matin. Dans un courrier envoyé à la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, ainsi qu’au garde des Sceaux, Gérald Darmanin, huit députés saisissent gouvernement pour que cesse la discrimination. Alertés par plusieurs professionnels du droit, les députés se dressent contre l’organisation d’un concours d’accès au centre régional de formation professionnelle d’avocats qui a lieu du 1 er au 4 septembre. “En raison de la simultanéité des épreuves avec l’Hexagone, les candidats devront commencer à composer à 22 heures à Nouméa, et à 1 heure du matin à Papeete”, s’indignent les députés. Pour l’épreuve de note de synthèse, d’une durée de cinq heures, les candidats polynésiens composeront ainsi jusqu’à 6 heures du matin. “Une telle organisation place objectivement les candidats du Pacifique dans des conditions de fatigue, de concentration et de vigilance moins favorables que celles de leurs homologues de l’hexagone.” Étrangement, si un arrêté de mars 2026 prévoit des aménagements d’horaires pour les Antilles, La Réunion ou encore la Guyanne, “aucune solution comparable n’a été retenue pour la Polynésie française ou la Nouvelle-Calédonie”. Aussi, les députés demandent une intervention “sans délai” au garde des Sceaux et à la ministre en charge de l’Enseignement supérieur “afin qu’une solution soit mise en œuvre dès les épreuves du mois de septembre”. Plus largement, les élus en profitent pour suggérer qu’une réforme globale de l’organisation des examens nationaux soit mise en œuvre. Des réformes qui pourraient inclure “des horaires compatibles avec le rythme normal de veille”, “des sujets distincts”, “des dispositifs sécurisés de confinement ou de mise à l’isolement lorsque la confidentialité du sujet l’exige” ou encore “la prise en compte du décalage horaire”. “Les jeunes de nos territoires supportent déjà l’éloignement, des coûts de formation et de déplacement élevés ainsi que de nombreuses difficultés liées à leur bassin de vie”, plaident les députés dans leur courrier. “Ils ne doivent pas en plus subir des conditions d’examen susceptibles de compromettre leurs chances de réussite.” En juillet 2018, alors qu’il était ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin avait déjà été saisi par les élus et responsables locaux polynésiens. Il s'était engagé, lors d'un déplacement à Tahiti, à ce que des solutions soient trouvées pour adapter les horaires des concours nationaux afin qu'ils se déroulent à des “heures acceptables”. Il avait notamment évoqué la possibilité de placer les candidats ultramarins sous scellés ou en loge (isolement) pour leur permettre de composer de jour sans compromettre l'étanchéité des sujets. En novembre 2025, il a de nouveau été interpellé sur ce sujet, en particulier concernant le concours d'accès à l'École nationale de la magistrature (ENM). Il a reconnu la difficulté disproportionnée pour les étudiants calédoniens ou wallisiens de composer au milieu de la nuit et s'était engagé à adapter l'organisation administrative des examens du ministère de la Justice. Deux promesses encore en attente de concrétisation. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-27 04:10:00

Kauli Vaast suit Vahine Fierro en 8e à Fidji
Tahiti, le 26 août 2026 - Bonne nouvelle pour Kauli Vaast. Après la bonne performance de Vahine Fierro à Fidji, c’est le médaillé d’or olympique Kauli Vaast qui s’est qualifié ce mercredi pour le troisième tour de la Fiji Pro. Opposé à Crosby Colapinto, petit frère de Griffin, Kauli Vaast a traversé sa série sans trembler. En deux vagues (5.17 puis 8.17), le Tahitien a immédiatement mis la pression à Colapinto, le forçant très rapidement à réaliser un combat de 14 points. En fin de série, Kauli Vaast s’est définitivement mis à l’abri en claquant un autre 8. Il rencontrera le Brésilien Miguel Pupo en huitième de finale. Un adversaire qu’il n’a jusqu’alors jamais réussi à battre en compétition. La dernière fois que les deux surfeurs se sont rencontrés sur un main event, c’était en finale de la Tahiti Pro de 2022. Miguel Pupo avait dominé le Tahitien de peu avec un 17.17 contre le 15.00 de Kauli. Surtout, avec ce passage en 8 e de finale, Kauli Vaast réalise une belle opération en remontant à la 12 e place du classement WCT. Si le Tahitien devait remporter la compétition à Fiji, il pourrait même remonter dans le top 10 devant Ewing, Pittar ou O’Brien. Mercredi, avant la clôture de la journée, les huitièmes de finale féminins ont été lancés. Carissa Moore s’est imposée difficilement devant Sally Fitzgibbons. Les séries reprendront jeudi avec Vahine Fierro qui sera opposée à l’américaine Sawyer Lindblad, une surfeuse qu’elle n’a encore jamais affrontée sur le tour pro. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-27 03:48:00

​Un jour sans bacs verts
Tahiti, le 26 août 2026 - Mercredi, dans de nombreuses communes de Tahiti, c’est le jour du bac vert. Papiers, cartons, bouteilles plastiques vides, conserves nettoyées, partent pour le centre de tri de Motu Uta. Mais depuis l’incendie dans le hangar de Fenua Ma, tout est mis en pause. Mercredi, les communes ont joué le jeu et n’ont pas procédé au ramassage des bacs verts. Seule Arue, Tortue d’or depuis des années, a lancé une collecte, uniquement des canettes en aluminium, des bouteilles et flacons en plastique et des boîtes métalliques (conserves). L’idée de la commune : stocker ces éléments sur un terrain municipal en attendant que le tri puisse reprendre de façon normale à Motu Uta. Une décision risquée si l’impossibilité de tri devait se prolonger. Fenua Ma estime que le ramassage des recyclable sera en pause pour au moins deux semaines. Contacté, le directeur général de Fenua Ma, Benoît Layrle, remercie d’ailleurs les communes et les entreprises qui n’ont pas présenté leurs bacs verts au centre ce mercredi. “De toute façon, nous n’aurions pas pu les traiter et tout serait parti à Paihoro”, se désole-t-il alors que son engagement pour le développement du tri en Polynésie française est quotidien. À Motu Uta, le hangar est désormais nettoyé. La structure a été contrôlée et une partie est trop endommagée pour recevoir du public. Fenua Ma espère cependant relancer rapidement la machine compacteuse qui permettra de faire des ballots et relancer une activité partielle du tri, concentrée sur les cartons et le papier. “J’ai 25 personnes ici qui se retrouvent sans emploi”, explique le directeur général. “Il faut que nous relancions l’activité au plus vite pour eux.” En attendant, les foyers sont invités à tout mettre dans le bac gris, et les usagers qui le peuvent, à stocker, à l’abri de la pluie, les cartons et le papier. Et pour les employés municipaux qui participent aux collectes du mercredi, Benoît Layrle a même une suggestion. “Qu’ils aillent dans les quartiers pour faire du nettoyage, ou qu’ils s’occupent de la récupération des déchets électronique. Ces déchets-là, quand ils sont correctement récoltés, sont envoyables en Nouvelle-Zélande pour y être recyclés. Mais si on les balance dans des bennes, ça les casse, c’est irrécupérable, et c’est direction Paihoro.” Fenua Ma fera prochainement un nouveau point avec les mairies pour donner les nouvelles consignes en cas de redémarrage, même partiel, de l’activité. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-27 03:19:00

Le Cesec valide la réforme des OPLS
Tahiti, le 26 août 2026 - Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) a adopté ce mercredi son projet d’avis sur le projet de texte du gouvernement visant à favoriser la production de logements intermédiaires. L’avis du Cesec sur la modification de la loi sur les organismes privés de logement social (OPLS) a été adopté ce mercredi par 43 voix pour et deux abstentions. Ces logements s’adressent aux ménages dont les revenus sont trop élevés pour accéder au logement social classique, mais qui rencontrent des difficultés à se loger aux prix du marché. “Ces OPLS ont raison de faire le forcing”, estime un membre du Cesec. Selon lui, le dispositif répond notamment aux difficultés des jeunes actifs. Certains ménages gagnant entre deux et trois fois le Smig peuvent payer un loyer, mais n’arrivent ni à accéder à la propriété ni à trouver un logement adapté face à la hausse des prix. Le projet prévoit la construction de 300 logements intermédiaires, soit environ 60 par an. Pour la rapporteure Maeva Wane, ces logements doivent compléter les dispositifs existants. “Ce projet de loi accompagne une catégorie de personnes actives”, rapporte-t-elle. La politique publique de l’habitat estime à environ 30 % la part des ménages relevant de cette catégorie, avec des revenus compris entre deux et 3,5 Smig. Le texte a toutefois suscité des réserves. Christophe Plée regrette notamment qu’il ne s’attaque pas directement au manque de foncier et aux difficultés d’accession à la propriété. “Ce texte ne répond en rien aux besoins et préoccupations des gens”, estime-t-il. Un autre intervenant rappelle qu’un “couple de jeunes qui touchent chacun le Smig n’arrive pas à se loger” et insiste sur le fait que le logement social “doit rester prioritaire”. ​ La localisation des logements encore inconnue Dans son avis, le Cesec recommande de ne pas concentrer les efforts sur le seul logement intermédiaire. Il demande notamment de renforcer l’accompagnement de l’Agence immobilière sociale de Polynésie française (AISPF), afin qu’elle puisse acquérir davantage de logements pour les ménages modestes. Plus de 3,5 milliards de francs d’aides publiques directes ont déjà été mobilisés ces dernières années. Malgré cela, la production reste insuffisante, alors que loyers et foncier flambent. Le Cesec recommande enfin de repenser les parcours résidentiels et demande une analyse des résultats du bail réel logement “A Noho”. La localisation des futurs logements intermédiaires n’est pas encore arrêtée. Le texte doit désormais être examiné par l’assemblée de la Polynésie française pour adoption. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-27 02:57:00

​Motu Link déjà obligé de rendre des comptes
Tahiti, le 26 août 2026 - Quelques mois après l’arrivée de son premier et unique avion, Motu Link Cargo doit composer avec un imprévu de taille : son ATR 72-500 cargo est immobilisé depuis plus d’un mois à la suite d’un incident survenu lors d’une opération de tractage au sol. Ce mercredi, le directeur de la compagnie s'est adonné à une séance de questions-réponses avec les membres du Cesec. Après Air Moana et Air Tahiti, c’était au tour de Motu Link Cargo de rentrer en piste ce mercredi devant le Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec). La jeune compagnie de fret interinsulaire est venue présenter son activité et ses ambitions. Alors que le président de la société, Alexandre Mu, n'avait pas prévu de support pour son intervention, il a rapidement été bombardé de questions par les conseillers. Quelques mois après le premier vol de l'avion de Motu Link, forcément, la question de son avion actuellement cloué au sol s’est invitée au cœur des échanges, à l'heure où le Dory 2 est toujours en panne et le besoin d'un avion de fret est de plus en plus important. Pour Alexandre Mu, cet appareil est créé pour les réalités polynésiennes. “C’est le plus adapté, il est robuste et il n’est quasiment pas tombé en panne”, a-t-il répondu à son auditoire, un peu perplexe. Te Hono, cet ATR 72-500 converti en version cargo, est capable de transporter jusqu’à 8,3 tonnes de fret. La compagnie l’avait choisi pour sa capacité à desservir des îles disposant d’infrastructures aéroportuaires limitées. Mais après seulement quelques semaines d’exploitation, l’appareil a été immobilisé à la suite d’un incident survenu lors d’une opération de tractage au sol, fin juin. La réparation s’annonce particulièrement coûteuse. Selon Alexandre Mu, le remplacement du train avant pourrait atteindre près d’un million de dollars, hors main-d’œuvre, transport de la pièce et opérations nécessaires à la remise en service. L'entreprise, dont le financement est 100 % privé, explique avoir sollicité une prise en charge partielle des frais par le Pays. ​ Le train doit “arriver la semaine prochaine” Pour Motu Link, la difficulté ne réside pas uniquement dans le coût. Il faut aussi trouver la pièce. “Le train est hyper dur à trouver”, explique le dirigeant, évoquant les contraintes réglementaires qui encadrent les pièces aéronautiques selon leur provenance et les autorités de certification concernées. “C’est l’aspect papier qui prend du temps”, résume-t-il. Selon lui, une solution aurait enfin été trouvée et la pièce devrait arriver “la semaine prochaine”. Malgré ce coup d’arrêt, le dirigeant maintient son ambition de développement. Lors de la présentation, il a rappelé que le modèle économique de Motu Link repose notamment sur le fret de produits frais, les approvisionnements des îles et le transport de marchandises qui ne peuvent pas toujours être acheminées dans de bonnes conditions par voie maritime. Reste désormais à remettre Te Hono en vol. Mais le dirigeant et son équipe se projettent déjà vers la suite. “On est vraiment en train de monter le business plan de Motu Link”, a indiqué le président de la société au Cesec. Une ambition qu'il évoquait déjà en février dans Tahiti Infos : “Notre business plan prévoit jusqu'à trois avions à l'horizon 2027, si le marché le justifie.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-27 02:43:00

300 000 francs d’amende pour 1 g d’héroïne dans un colis
Tahiti, le 25 août 2026 - C’est une audience peu banale qui s’est tenue mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Papeete. Une jeune professeure de Sciences et Technologies de la Santé et du Social (ST2S), originaire de Strasbourg, était jugée pour avoir importé par la poste un gramme d’héroïne. La jeune femme, qui s’est présentée seule à la barre et sans avocat, a été condamnée à six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, ainsi qu’à une amende douanière de 300 000 francs. Son délit : s’être fait envoyer à Tahiti par colis une boîte de méthadone et un gramme d’héroïne. Dépendante aux opioïdes depuis plusieurs années, elle explique avoir agi dans le cadre de son addiction et de son traitement. Venue retrouver ses parents à Tahiti, elle souhaitait également bénéficier de leur soutien pour tenter de sortir de cette dépendance. Le tribunal lui a imposé plusieurs obligations dans le cadre de son sursis probatoire, notamment des soins et une démarche de désintoxication. Elle devra également s’acquitter des sommes dues au Trésor public et effectuer un travail ou une formation obligatoire. La jeune femme doit retourner en France en novembre, où elle espère reprendre son métier de professeure. Perspective à laquelle le tribunal ne s’est pas opposé. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 23:21:00

Un an de prison avec sursis pour l'ex-gendarme qui avait prévenu d'une perquisition
Tahiti, le 25 août 2026 - Il rêvait d'être gendarme “depuis tout petit”. Quelques mois seulement après avoir terminé sa formation, ce jeune homme de 22 ans s’est retrouvé ce mardi devant le tribunal correctionnel pour avoir prévenu un proche d'une opération de gendarmerie en préparation. Une erreur qui lui a coûté le métier “de ses rêves” et une peine d’un an de prison avec sursis probatoire de cinq ans. À la barre du tribunal de Papeete, ce mardi, un jeune prévenu qui avait rejoint la gendarmerie après trois mois de formation, achevée en novembre 2025. Il avait ensuite été affecté en brigade. Quelques semaines plus tard, en janvier 2026, il commet les faits, pour lesquels il comparaissait. À cette période, la brigade est informée de la préparation d'une vaste opération visant notamment le boxeur Ariitea Putoa. Le jeune gendarme vit alors dans une maison familiale avec sa compagne, son beau-frère et la femme de celui-ci. Son beau-frère n'est autre que le cousin de l'ancien champion de France de boxe amateur, déjà condamné à deux reprises dans des affaires liées à l'importation d'ice, au trafic de stupéfiants et au blanchiment aggravé. Le jeune militaire révèle alors à son beau-frère qu'une descente est prévue chez son cousin et qu'il peut le prévenir “s'il veut”. Quelques jours plus tard, le 26 janvier 2026, cette opération est menée notamment au domicile d'Ariitea Putoa, à Mahina. Après plusieurs mois d'enquête sur une famille et son entourage, l'opération conduit à 18 interpellations et à l'audition d'une quarantaine de témoins. Les enquêteurs saisissent environ 220 millions de francs de biens et de numéraire : véhicules, camion, engins de chantier, bateaux, jet-skis et espèces. À l'audience, le président du tribunal a rappelé l'ampleur de l'affaire et le profil des personnes visées : “C'est pas le dealer du coin.” Mais ce n'est pas le parcours d'Ariitea Putoa qui était au centre des débats au tribunal ce mardi, mais le choix de ce jeune gendarme de transmettre une information à laquelle il n'aurait jamais dû avoir accès. Il lui est également reproché d'avoir effectué des recherches sur d'autres personnes impliquées dans des trafics d'ice ou de blanchiment, sans que cela corresponde à ses missions. “On ne comprend pas pourquoi vous avez fait ça, expliquez-nous”, lui a demandé le président. Le prévenu semblait lui-même avoir du mal à l'expliquer. Le procureur a alors avancé une possible “fascination pour les délinquants”. “Je veux (...) préparer l'arrivée de ma fille” À la barre, le jeune homme n’a pas cherché à minimiser son geste, mais plutôt à s’excuser. “J'ai pas mesuré la gravité, c'est mon erreur”, a-t-il reconnu. Il a surtout insisté sur ce qu'il a perdu. “C'était le métier de mes rêves.” “Je ne méritais pas de rester dans cette belle institution.” Après les faits, le jeune gendarme a fini par démissionner en avril 2026. À 22 ans, il doit désormais se reconstruire professionnellement. Sa compagne est enceinte et il assure vouloir désormais se concentrer sur sa future famille. “Je veux maintenant trouver un emploi et préparer l'arrivée de ma fille”, a-t-il dit. Pour son avocat, cette affaire est avant tout celle d'un jeune professionnel qui n'a pas encore acquis la maturité nécessaire à l'exercice de ses fonctions. “J'analyse ce geste à l'immaturité professionnelle et peut-être aussi un manque de formation”, a-t-il plaidé. La défense a demandé au tribunal de ne pas réduire le prévenu à cette seule erreur. “La sanction pénale ne doit pas être là pour l'anéantir mais servir de leçon”, a estimé son avocat, insistant sur sa “jeunesse professionnelle”. Le parquet a requis une interdiction d'exercer dans le domaine de la sécurité et dans la fonction publique pendant cinq ans, ainsi que l'inscription de la condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire. Il a également demandé un an d'emprisonnement assorti d'un sursis probatoire, présenté comme “une peine symbolique”. Pour ce jeune homme qui voulait exercer “le métier de ses rêves”, l'audience aura surtout mis en lumière le décalage entre une vocation ancienne et une erreur commise quelques mois seulement après ses débuts au sein de la gendarmerie. Après en avoir délibéré, le tribunal l’a condamné à un an de prison avec sursis probatoire de cinq ans, assorti d’une interdiction définitive d’exercer une profession au sein des forces de sécurité (police, gendarmerie, pompier). Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 04:33:00

Trois ans avec sursis pour avoir frappé sa fille
Tahiti, le 25 août 2026 - Un père de famille a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel de Papeete à trois ans de prison avec sursis pour avoir, pendant près d’un an, infligé des coups à sa fille de 14 ans. Une dent cassée, un coup de couteau sur le lobe de l'oreille... Ce ne sont que deux des plus de trente coups qu’une jeune fille s'est vu infliger par son père entre 2024 et septembre 2025. Ce dernier comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Papeete. Aujourd'hui âgée de 15 ans et demi, la jeune victime n'était pas présente à l'audience. Elle est injoignable, selon l'Association polyvalente d’action judiciaires (Apaj) qui vient en aide aux victimes. Les violences commencent alors que la jeune fille a 14 ans. Pendant près d'un an, son père, âgé de 36 ans, la frappe à plusieurs reprises. Bien qu’il se serve le plus souvent de ses mains, parfois c’est avec un bout de bois pris sur la terrasse qu’il lui inflige des horreurs. “C’est une enfant battue, traumatisée”, a résumé, désolé, le président du tribunal, ce mardi. “Pourquoi elle a autant d'abrasions, de fractures et de bleus ?”, a-t-il demandé au prévenu, un homme d'1,80 m à la carrure de rugbyman. Celui-ci a répondu que sa fille “raconte n'importe quoi” et “raconte nos vies à tout le monde”. Des propos qu'il a répétés plusieurs fois à la barre. Le dossier fait état de nombreuses lésions cutanées, “ça se voit sur son corps”, a insisté le président du tribunal. Une dent cassée, une blessure au lobe de l'oreille provoquée par un coup de couteau, mais aussi de nombreux bleus et abrasions qui ont valu à la jeune fille une ITT de 11 jours. Signalement effectué Pendant la période où dure le calvaire, l'adolescente sèche l'école pour vendre des firi firi sur le parking d'un supermarché. C'est sur ce parking qu'elle demande de l'aide à plusieurs reprises à la responsable de son établissement scolaire. Le 29 septembre 2025, cette dernière, de plus en plus inquiète, effectue finalement un signalement. Plusieurs personnes “s'inquiétaient beaucoup pour elle”, a expliqué mardi le président du tribunal. Un oncle avait lui aussi dénoncé les violences et alerté sur le danger que courait la jeune fille. À la barre, le prévenu a reconnu certains gestes mais minimisé la répétition des violences. Le président lui a rappelé qu'il est question d'une trentaine de coups, alors que l'homme avait commencé l'audience en en évoquant qu’un seul. “Je regrette sincèrement à chaque fois”, a-t-il assuré. Mais lorsque les bleus sont trop présents, il tente de les faire disparaître avec des “mixtures chinoises” et ne veut pas se rendre au CHPF. Face aux accusations, le père a rejeté la faute sur sa fille, qu'il a décrite comme “manipulatrice” et “menteuse”. Il a également expliqué avoir lui-même été battu lorsqu'il était enfant : “Je ne connais que cette façon-là de lui faire comprendre.” Un comportement que l'expert psychologue a décrit comme celui d'un homme “égoïste” et “toxicomane” au vue de sa consommation d’ice révélée au tribunal. Le prévenu, lui, a affirmé avoir arrêté l'ice depuis juin 2025, après avoir “signé à la Croix Bleue”. “Un masque souriant” Les violences ont laissé des traces sur le corps de l'adolescente, mais aussi sur son état psychologique. Alors qu’elle est décrite dans le dossier comme ayant “un petit corps chétif”, l'expert a même estimé qu'elle “a un corps de 12 ans”. Aujourd'hui, la jeune fille présente une hypervigilance et un important retentissement psychologique. L'expert parle d'un “masque souriant”, derrière lequel se cache une véritable stratégie de survie. Elle vit désormais chez sa grand-mère mais elle continue de voir son père qui habite dans la même rue et de s'absenter de l'école. Pour l'expert, cette relation avec le père est particulièrement préoccupante. Il évoque un “syndrome de Stockholm”. L'avocate de la victime a estimé, de son côté, que le prévenu “ne semble pas avoir conscience de la gravité de ses actes”. De son côté, la défense a tenté de mettre en avant les difficultés de communication entre le père et sa fille. “Monsieur ne sait pas gérer ses crises et les problèmes de sa fille”, a estimé son avocate, évoquant “un manque de communication”. Au moment des réquisitions, le procureur a peiné à trouver ses mots pour qualifier le comportement du père envers sa fille. “Je ne crois pas que l'incarcération soit la solution”, a malgré tout estimé le procureur, qui a requis trois ans d'emprisonnement assortis d'un sursis probatoire complet pendant trois ans, avec une obligation de soins. Sur la question de l'autorité parentale, le magistrat a estimé que la question d’'un retrait pourrait se poser, mais n’a finalement pas formulé cette demande. “C'est compliqué de trancher et je ne formule pas cette demande aujourd'hui”, a-t-il dit. Le tribunal a finalement suivi les réquisitions. Le père a été condamné à trois ans d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, assortis d’une obligation de soins, de trouver un travail et de suivre un stage de responsabilité parentale. Il devra également indemniser sa fille à hauteur de 500 000 francs au titre du préjudice subi. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 04:28:00

​Les nodules polymétalliques, “un non-sens économique et un non-sens environnemental”
Tahiti, le 25 août 2026 - À la veille de son départ à Palau pour le Forum des îles du Pacifique (ce mercredi matin), le président du Pays, Moetai Brotherson, est revenu avec Tahiti Infos sur les grands dossiers qu’il souhaite exposer lors de son déplacement. Protection des océans, exploitation minière sous-marine, tirs chinois dans le Pacifique, Jeux du Pacifique en 2027. Tour d’horizon entre deux délibérations étudiées en conseil des ministres délocalisé mardi à Arue. Président, on va parler de tout sauf de l’assemblée parce que je crois qu’on vous a suffisamment interrogé sur la question. J’aimerais qu’on s’arrête sur votre déplacement à Palau demain matin et sur les problématiques que vous allez évoquer au Forum des îles du Pacifique. “Oui, et elles sont nombreuses. Évidemment, il y a tout ce qui concerne l'océan avec à la fois nos Aires marines protégées (AMP) et les enjeux autour d’elles, leur gestion, leur contrôle. On a déjà conclu avec un collectif d'ONG pour 1,5 milliard de francs, mais ça c'est pour faire des études principalement, pour déterminer les modèles de gestion et les moyens techniques et humains qu'il faut prévoir pour pouvoir faire une gestion effective de ces AMP. Au-delà des trois ans sur lesquels ce premier MOU (memorandum of understanding, NDLR) a été signé pour ces 15 millions de dollars, il faudra les mettre en œuvre. C'est l'objet des discussions que je vais avoir avec un collectif encore plus large d'ONG, à Palau.” Vous n'allez donc pas rencontrer que des chefs d'État de la zone Pacifique ? C'est élargi aussi au privé ? “Au Forum, il y a toujours un planning avec des rencontres, des plénières, des bilatérales également, des rencontres avec ce qu'on appelle les partenaires du dialogue, c'est-à-dire des pays qui ne sont pas membres du Forum, mais qui sont invités, comme la France, comme la Chine, comme Taïwan, comme les États-Unis. Et puis, il y a toujours des ONG qui sont là ou parfois même des entreprises qui viennent faire un peu de lobbying. À Tonga, je me souviens que l'entreprise de Metal Company était présente et venait faire la publicité des bienfaits de l'exploitation des fonds marins. (sourire) Au Forum, il y a plusieurs niveaux de rencontres, il y a plusieurs cercles. Et évidemment, en tant que leaders, nous avons accès à tous ces cercles. Donc, premier sujet, les AMP. C'est très important pour nous, puisque l'État, il faut rappeler, dans ses missions régaliennes, a la surveillance de la ZEE et la surveillance des pêches. Mais une AMP, ce n'est pas que ça. Une AMP, il faut pouvoir contrôler exactement l'activité qui est prévue ou qui s’y passe pour pouvoir éventuellement intervenir et faire de la prévention, faire du contrôle. Donc ça va au-delà des seules missions régaliennes de l'État. Je les ai interpellés d'ailleurs. Je pense que les moyens qui existent aujourd'hui ne seront pas suffisants à l'aune de la mise en place de ces AMP dans leurs missions régaliennes. Mais, c'est un autre débat. Nous, de notre côté, dans les compétences du Pays, il faut bien qu'on se donne les moyens, pas simplement sur le budget du Pays, donc sur les deniers publics. Si on peut trouver d'autres sources de financement, c'est mieux pour opérer ces missions de gestion et de contrôle des AMP.” Cette protection des AMP nous conduit immédiatement à la question de l’exploitation des fonds marins qui fait débat dans le Pacifique. “J'ai saisi à travers deux courriers le chef de l'État. Cette initiative américaine d'aller faire de l'exploitation dans cette poche qu'on appelle la poche du sud de Penrhyn, qui est une zone à la frontière des ZEE polynésiennes de Rarotonga et des Kiribati, est pour nous très préoccupante. Nous avons saisi le chef de l'État, le président Macron, pour avoir la position officielle de l'État concernant cette initiative, puisque, un peu comme Tchernobyl, un peu comme les essais nucléaires à l'époque, la pollution qui sera générée obligatoirement par l'exploitation des fonds marins au fond de l'océan ne connaît pas de frontières. Ça va venir se répandre joyeusement de notre côté dans notre ZEE.” Les représentants des États du Pacifique ne sont pas nécessairement tous d’accord sur cette question d’ailleurs ? “Non. Il y a à peu près, je dirais, une grosse moitié de pays qui sont contre l'exploitation des fonds marins, dont nous, bien entendu. Et puis il y a l'autre moitié qui a envie de se laisser tenter par le chant des sirènes. En premier chef, on retrouve malheureusement nos voisins les plus proches, les îles Cook, qui ont entamé depuis quatre ans maintenant une démarche assez méthodique. Exploration, évaluation du stock, évaluation de business plan possible et, en dernier, évaluation des dommages environnementaux prévisibles, avant de passer à la phase d'exploitation. Les îles Cook sont un peu en tête de pont sur ce dossier parmi les nations favorables. Il y a également Nauru, qui ne retient pas les leçons de l'histoire. Nous, notre préoccupation est de deux ordres. Il y a d'abord la question de l'exploitation envisagée dans les ZEE. Là, on est dans un sujet de souveraineté. Ce n'est pas moi qui vais aller dire au Premier ministre des îles Cook, ‘ne faites pas d'exploitation des fonds marins dans votre ZEE’. Ensuite, il y a la question de l'exploitation des fonds marins dans les zones internationales. Là, par contre, il faut qu'on arrive à avoir une position commune. C’est un non-sens économique puisqu'aujourd'hui, tous les minerais qui sont présents au fond de l'océan, on les trouve également en surface et que c'est beaucoup moins cher d'aller les chercher sur terre que d'aller chercher à 2 000 ou 2 600 m de fond. Le deuxième élément, c'est que les usages qu'on fait aujourd'hui de ces minerais peuvent être mis en cause du jour au lendemain. Tous les scientifiques s'accordent à dire que si on faisait un meilleur recyclage, il y aurait déjà suffisamment de minerais. Et ces minerais sont aujourd'hui principalement utilisés pour faire des batteries. C’est du green washing. C’est détruire l’océan pour produire une électricité moins polluante. Aujourd’hui, on a des batteries au sel qui sont en train d'être développées, qui sont non-polluantes, faciles à obtenir et ces nouvelles technologies peuvent, du jour au lendemain, rendre obsolète, finalement, tout le business model qu'on construit autour de l'exploitation de ces ressources marines. Pour moi, c'est un non-sens économique et un non-sens environnemental. Je suis issu d'un parti politique qui, historiquement, a lutté contre les essais nucléaires et contre la pollution et les dangers sanitaires que ça fait encore courir aux Polynésiens. Je ne peux pas concevoir, demain, qu'on soit politiquement ceux qui porteraient l'option d'aller détruire l'océan.” Dans les réunions préparatoires au Forum des îles du Pacifique, il avait été question de prendre une position commune sur les tirs chinois. C’est toujours d’actualité ? “Il y a effectivement dans l'agenda une réunion spéciale des leaders sur ce sujet. Il y aura des discussions dans ce qu'on appelle la retraite des leaders qui intervient complètement à la fin de l'agenda du Forum. Et c'est là qu'on décidera des termes exacts du communiqué. Il faut que tout le monde soit d'accord sur la rédaction à la virgule près. Le président de Palau est porteur d'un projet d'écriture dans ce communiqué qui viendrait marquer notre ferme opposition à ce type d'essai dans notre région. On va nous dire que ça a été fait dans les règles du droit international, c'est vrai. Il y a le droit, mais il y a aussi la morale, il y a les bonnes relations diplomatiques. Je pense que si on veut avoir des bonnes relations avec ses voisins, si petits soient-ils, on évite de leur tirer dessus.” Les Jeux du Pacifique, vous en discuterez sur place avec les délégations ? “On en discutera, et notamment sur un autre aspect qui a fait l'unanimité lors du précédent Forum aux îles Salomon, c'est celui des addictions et des drogues. Nous voulons des Jeux propres, on veut une société propre et indemne de ces fléaux.” Il y a aussi l'aspect sanitaire. On repense à l’épidémie de Zika qui a suivi l'organisation de la Coupe du monde de beach soccer. “Il va falloir contrôler ça aussi. Il y a un point d'attention particulier, effectivement, sur ce phénomène. On va avoir à peu près 4 500 invités du Pacifique qui vont venir nous rendre visite. Notre ministre de la Santé est sur le sujet, avec la DBS (Direction de la biosécurité, NDLR) également, pour éviter l'introduction de pestes végétales ou animales nouvelles, ou existantes d'ailleurs. Et nous avons, sur ce dossier spécifique de l'épidémiologie, on va dire, du contrôle de l'épidémiologie aux frontières, le soutien du Comité du Pacifique Sud. C'est un dossier qui est suivi de près. Je ferai une intervention, en tant que leader du pays hôte, pour rappeler à mes collègues, effectivement, de faire en sorte de bien rappeler à leur délégation de respecter toutes les obligations sanitaires. Vaccins, contrôles avant de prendre l'avion. Que tout ça puisse être fait dans les règles.”r tirer dessus Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 04:11:00

L’objectif est que “le Dory puisse prendre la mer et accomplir ses missions”
Tahiti le 25 août 2026 – L’armateur du Dory 2 est revenu ce mardi sur la panne du cargo-mixte. Finalement ce sont des mécaniciens du Fenua qui se sont occupés des réparations. Il espérait fortement quitter Tahiti ce mardi. Le président du Pays n’a pas voulu chercher de responsable aux déboires rencontrés par l’armateur et assure que l’objectif pour tous est que “le Dory puisse prendre la mer et accomplir ses missions” . Après les péripéties vécues par le Dory 2 avec son blocage plusieurs heures par les remorqueurs du port autonome dans la rade de Papeete, vendredi, puis le refus d’embarquer ses passagers au quai des paquebots, le coût de l’opération étant jugé confiscatoire, le navire flambant neuf a finalement été contraint de rester à quai à Papeete en raison d’une panne, alors qu’il devait en principe appareiller lundi après-midi pour sa tournée inaugurale d’une semaine aux Tuamotu-Ouest. “Il faut qu’on parte le plus tôt possible” Interviewé ce mardi matin l’armateur Eugène Degage explique que “le bateau a un problème sur deux des trois groupes électrogènes”. Un des deux groupes en panne a un “problème électrique qui a déjà été réglé”. Le second groupe a “une fuite sur un injecteur. On va le zapper et on va tourner avec les cinq autres [injecteurs]”. L’armateur tablait mardi sur un départ du navire dans la soirée : “ il faut qu’on parte le plus tôt possible, si c’est fini à 10 ou 11 heures le bateau s’en va” . Mais c’est sans compter le côté administratif. “Maintenant, il y a les affaires maritimes qui pourraient encore retarder le bateau”, peste-t-il. Pour ce qui est des réparations faîtes, finalement, par des mécaniciens du Fenua, l’armateur assure que cela n’a pas affecté la garantie du constructeur. Il explique qu’il ne faut pas “démonter” les machines. “C'est un peu compliqué la garantie, mais nous, on ne démonte rien. Il y a un problème électrique, on va juste boucher un injecteur.” Le but (...) c'est que le Dory puisse prendre la mer et accomplir ses missions” Interrogé, en marge du conseil des ministres délocalisé à Arue, le président du Pays Moetai Brotherson précise ne pas vouloir “entrer dans le détail de qui est responsable de quoi” et assure que l’objectif pour tous est que “le Dory puisse prendre la mer et accomplir ses missions. Ça, c'est notre but commun” . Il rappelle que cela doit se faire dans le strict “respect de la réglementation et de la loi” et que personne ne peut “enfreindre la loi” . Il y a “des considérations logistiques” à prendre en compte tout comme l’embarquement et le débarquement des passagers ou encore le fret. “I l y a eu des difficultés à se mettre en place, parce qu'il y avait un dialogue qui était parfois un peu incontrôlé .” Le président du Pays est également revenu sur le fait que le haut-commissariat ait refusé de prolonger le séjour des mécaniciens venus avec le Dory 2. Il avance qu’il y a eu “un problème de visa (...). Ce visa est arrivé à échéance. Le haut-commissaire, forcément, les a envoyés en dehors du territoire. Le Dory joue un peu de malchance” . Moetai Brotherson s’est également exprimé sur le bollard qui a été retiré à Manihi, par la commune, pour permettre au Dory 2 d’accoster. “Il faudra qu'on vérifie si ça a été fait comme il faut. Ça, c'est un autre sujet. Mais normalement, le Dory, s'il peut prendre la mer demain quand ses moteurs seront valides et que les mécanos seront revenus, il pourra faire le circuit complet qui est prévu, c'est ce que tout le monde espère .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 04:00:00

Campagne de lutte contre la filariose lymphatique
Tahiti le 25 août 2025. La ministre de la Santé a présenté une communication relative à la campagne de lutte contre la filariose lymphatique, qui se déploiera d'ici la fin de l'année 2026 à travers plusieurs actions. La filariose lymphatique, appelée localement le mariri, est une maladie parasitaire endémique en Polynésie française. Longtemps considérée en voie d'élimination grâce aux campagnes de traitement menées ces dernières décennies, elle connaît aujourd'hui une recrudescence préoccupante dans plusieurs archipels. Transmise par la piqûre d'un moustique infecté, la maladie peut provoquer, à terme, des gonflements chroniques des membres et dans les formes les plus graves, un éléphantiasis invalidant. Une personne infectée peut rester longtemps sans symptôme tout en continuant à transmettre le parasite. Après plusieurs décennies de campagnes de traitement ayant permis d'entrer dans une phase de vigilance, le nombre de cas repart à la hausse : 65 nouveaux cas en 2023, 50 en 2024, 51 en 2025 et déjà 40 au premier semestre 2026. La maladie touche principalement les Îles Sous-le-Vent, les Îles du Vent et les Marquises Sud, mais aucun archipel n'est épargné. Une enquête à Tahaa a montré qu'environ 8 % de la population de l'île était atteinte. Face à cette situation, la Direction de la santé (DS), en partenariat avec l'OMS, a déjà mené des campagnes de distribution à Huahine (2023-2024), Moorea (2024-2025) et dans la vallée de Puamau, Hiva Oa (2025). Plusieurs actions sont prévues l'année 2026 : Une enquête de prévalence à Raiatea en septembre 2026, une campagne de distribution à Tahaa du 12 au 24 octobre 2026, une deuxième campagne dans la vallée de Puamau, Hiva Oa du 8 au 13 novembre 2026, une enquête de prévalence à Tahiti, sous réserve du collectif budgétaire n° 3. Pour 2027, une deuxième campagne est prévue à Tahaa ainsi que des enquêtes de prévalence à Moorea, Huahine, Rikitea et Hiva Oa. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 03:35:00

​Édouard Gaide à la tête du Tahiti Cruise Club
Tahiti, le 25 août 2026 - Le Tahiti Cruise Club a élu la semaine dernière son nouveau président. Édouard Gaide sera chargé des relations avec les armateurs internationaux et les décideurs publics polynésiens, dans un contexte où l’activité de croisière connaît de très beaux jours. Depuis 2012, l’activité de la croisière a triplé en Polynésie française. Le secteur génère désormais plus de 20 milliards de francs de retombées par an sur le territoire, avec dès cette année une très forte progression, attendue et annoncée depuis deux ans, du nombre d’escales et de passagers. La semaine dernière, l’assemblée générale ordinaire du Tahiti Cruise Club a élu Édouard Gaide, à l’unanimité, en tant que président. Diplômé de l’École nationale supérieure maritime (ENSM), il a été depuis 2011 officier au sein de plusieurs armements, notamment en Polynésie pendant cinq ans à bord de l’Aranui, ou encore de navires de croisière des compagnies Scenic ou Swan Hellenic, avant de devenir en 2024 pilote maritime au sein de la station de pilotage Te Ara Tai. Ses missions seront la coordination des relations aux armateurs internationaux et aux décideurs publics polynésiens pour conseiller, recueillir les besoins ou recenser les difficultés, rapprocher les volontés et assurer la cohésion du plus grand nombre d’acteurs. Édouard Gaide sera d’abord épaulé par Ororiki Rickenbach, responsable du département croisière de Tahiti Nui Travel, élue en tant que secrétaire de l’association. Elle cumule une expérience de terrain pour l’organisation des activités dans les différentes escales, et une relation de plusieurs années avec différents responsables des compagnies de croisière internationale. L’équipe est complétée par Torea Colas, responsable marketing chez Air Tahiti Nui, en tant que trésorier du Tahiti Cruise Club, poste auquel il est reconduit depuis plus de dix ans maintenant. À l’occasion de cette élection, les données chiffrées sur le tourisme de croisière ont été présentées. En 2026, la destination affiche plusieurs records. D’abord 47 navires différents vont opérer cette année, de 25 compagnies différentes. Ponant, Variety Cruises, Windstar Cruises, Aranui Cruises et Silversea assurent conjointement près de 80 % des escales. Au total, l’ensemble des navires vont opérer près de 1 300 escales cette année, dont presque 90 % sur des navires de moins de 600 passagers, auxquelles s’ajoutent celles du Panorama 2 de Variety Cruises. Cela représente plus de 150 escales en têtes de ligne sur Tahiti (dont les passagers arrivent par avion pour séjourner en croisière, embarquent via le terminal de croisière de Papeete, réalisent leur séjour puis repartent par avion), ce qui constitue un record vraiment remarquable pour la destination. Les paquebots de plus de 2 000 passagers devraient totaliser seulement 3 % des escales cette année. La croissance pour 2027 devrait encore être conséquente, avant de se stabiliser ensuite jusqu’à la fin de la décennie. Le principal risque évoqué par les participants de l’assemblée générale concerne la capacité de la destination à ne pas décevoir les armateurs et les passagers, pour ne pas provoquer une contraction future. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 03:06:00

​Une formation pour un Pacifique sous tension
Tahiti, le 25 août 2026 - Câbles sous-marins, guerre de l’information, résilience des infrastructures critiques et intelligence stratégique : du 19 au 27 janvier 2027, Tahiti accueillera le 95 e cycle de formation d’Intelligence économique et stratégique (IES) de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Dans un vaste espace Pacifique en pleine mutation géopolitique, l'objectif est clair : armer les décideurs civils et militaires du Fenua face aux menaces émergentes. C’est dans ce cadre que Tahiti accueillera, du 19 au 27 janvier 2027, le 95e cycle de formation d’Intelligence économique et stratégique (IES) de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Organisée en étroite synergie avec l’Association des auditeurs de l’IHEDN en Polynésie française (AR28), cette session intensive de neuf jours s'adresse aux cadres des fonctions publiques, aux dirigeants d'entreprises privées ainsi qu'aux responsables institutionnels locaux. Le programme abordera les leviers contemporains de la sécurité économique et stratégique : cybersécurité et protection des données ; renseignement en sources ouvertes ; guerre de l'influence et désinformation ; ou encore sécurité des infrastructures critiques. Au-delà de l'apprentissage technique et des ateliers pratiques, l'IHEDN mise sur son ADN fondamental : la méthode interministérielle et le décloisonnement. En réunissant autour d'une même table des décideurs aux profils variés qui se croisent peu au quotidien, l'Institut entend bâtir une culture commune de la vigilance et de la gestion de crise. À l'issue de cette session, les lauréats intégreront le réseau très fermé des “auditeurs” de l'IHEDN, entretenu localement par l'association polynésienne afin de faire vivre ces réflexions stratégiques sur le long terme. Les candidatures s'effectuent directement en ligne sur la plateforme nationale de l'IHEDN. Ce cycle accueille au maximum 50 auditeurs. Aucun prérequis n’est exigé pour candidater, hormis une forte motivation pour les enjeux de défense nationale et le respect des conditions suivantes : s’inscrire sur le site internet et déposer un dossier de candidature au format numérique requis avant la date de clôture des inscriptions fixée pour chaque session. Les principaux critères pris en compte pour la sélection des candidats sont le parcours et l’expérience professionnels, l’intérêt avéré pour les enjeux de défense et de sécurité, notamment en matière de souveraineté économique et numérique, et la capacité à interagir et à s’intégrer. La participation coûte 1 530 euros pour le secteur privé et 1020 euros pour le secteur public. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 03:03:00

FO Justice prêt à bloquer Tatutu
Tahiti, le 25 août 2026 - Mobilisation générale des gardiens de prison. À l’appel du syndicat FO Justice, une manifestation est prévue à Papeari devant la prison de Tatutu, ce jeudi à 11h30. Le 18 juin dernier, les personnels du Centre de détention de Tatutu se sont mobilisés pour dénoncer un climat social dégradé et demander à la Direction générale de l’administration pénitentiaire (DGAP) des décisions fortes permettant d’apaiser durablement la situation et restaurer la confiance. Cette mobilisation avait été suivie d’une visioconférence avec Paris au cours de laquelle “des engagements ont été pris par la DGAP”, expliquent les gardiens dans un tract qui circule pour annoncer leur manifestation de jeudi. Ce jeudi, une nouvelle vidéoconférence sera tenue à 7 heure de matin, suivie de la manifestation de 11h30. “FO Justice y exigera désormais des réponses précises, des décisions concrètes et un calendrier de mise en œuvre des engagements pris.” Les demandes sont réitérées : “Respect des engagements de juin 2026 ; situation de la cheffe d’établissement ; et remise en place d’un climat social apaisé.” Quelle que soit l’issue de la visioconférence, FO Justice maintiendra son rassemblement devant la prison à 11h30. Si les réponses satisfont les représentants syndicaux, “le rassemblement prendra la forme d’un temps d’information et d’échanges”. Si les réponses apportées par Paris ne conviennent pas, FO Justice appellera “au blocage de l’établissement”. Il y a deux mois déjà, une première manifestation avait été lancée. La mobilité des fonctionnaires pénitentiaires polynésiens était alors au cœur du sujet. Cinq postes – un officier, un technicien et trois conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation étaient alors demandés en priorité pour des agents polynésiens officiant en métropole. Karl Manutahi, secrétaire territorial du syndicat FO Justice Polynésie, dénonçait alors ces affectations. Depuis 2025, les manifestations se succède à Tatutu, mettant aussi en avant des tensions avec la direction. “Les personnels attendent des décisions fortes de la DGAP afin d’apaiser durablement le climat social délétère et restaurer la confiance” , stipulait déjà FO Justice en juin dernier. Les revendications sont donc inchangées en cette fin du mois d’août. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 03:01:00

Le fonds environnemental sort des cartons
Tahiti, le 28 août 2026 – Créé il y a cinq ans et alimenté depuis 2022 par une taxe sur les extractions minières, matériaux de carrières et agrégats (TEM), le Fonds intergénérationnel en faveur de la protection de l'environnement (FIPE) devrait enfin voir son premier budget vendredi, doté de 20 millions de francs. Une mise en ordre comptable destinée à financer biodiversité et traitement des déchets. Mais le système, uniquement déclaratif et sans contrôle des volumes extraits, a notamment été pointé du doigt par les élus en commission : le texte n'a recueilli que deux voix pour et sept abstentions. Il aura fallu cinq ans pour que le FIPE commence véritablement à fonctionner. Créé par l'assemblée en octobre 2021, ce compte d'affectation spéciale devait permettre de flécher certaines recettes vers la protection de l'environnement. Sa principale ressource est la taxe sur les extractions minières et les matériaux issus des carrières (TEM), instaurée en 2019 et dont le produit est encaissé par le fonds depuis 2022. Pourtant, aucun budget n'avait encore été ouvert. C'est précisément l'objet du projet de délibération qui sera soumis vendredi aux représentants de Tarahoi, après le gros dossier très attendu du collectif 3. Il s'agira de doter “pour la première fois” le FIPE d'un budget de 20 millions de francs et de régulariser au passage les recettes déjà perçues. Au 31 juillet, 25 millions de francs avaient en réalité déjà été recouvrés au titre de la taxe. Vingt millions, soit 81 %, reviennent au Pays, tandis que cinq millions doivent être reversés aux communes ayant choisi d'appliquer le dispositif sur leur territoire, à savoir Punaauia, Teva i Uta et Ua Pou. Des recettes sans contrôle des volumes Les 20 millions inscrits au budget seront consacrés à la protection de l'environnement, avec 10 millions destinés à la gestion de la biodiversité et des ressources naturelles et autant à la prévention et au traitement des pollutions. Lors de son examen lundi 24 août par la commission de l'économie, des finances et du budget, il a été précisé que ces crédits étaient notamment destinés aux subventions accordées aux associations œuvrant contre les espèces envahissantes et au rapatriement vers Tahiti des déchets issus des îles. Mais les discussions ont surtout mis en lumière les limites du mécanisme qui alimente le fonds. Le produit de la TEM dépend en effet des quantités de minerais, matériaux ou agrégats extraites. Or le rapport relève “l'absence de contrôle des activités d'extraction de minerais ou de matériaux”, le dispositif reposant “uniquement sur un système déclaratif”. Les sanctions prévues en cas d'extractions non autorisées – contravention de grande voirie et sanctions pénales – ont également été abordées par les élus. Ces derniers ont par ailleurs évoqué la possibilité d'affecter au FIPE une partie des recettes de la taxe d'environnement pour le recyclage des véhicules (TERV). Une piste qui pourrait revenir dans les débats vendredi, alors qu'une refonte plus large de la fiscalité environnementale est en cours et devrait être présentée à l'assemblée en 2027. Pour l'heure, le premier budget du fonds n'a en tout cas pas fait l'unanimité : lundi, le texte n'a recueilli que deux voix favorables, contre sept abstentions en commission de l'économie. Un accueil pour le moins réservé qui, dans la configuration actuelle de l'assemblée, ne garantit pas encore son adoption en séance plénière vendredi. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 01:34:00

De Dunkerque à Tipaerui, la passerelle prend la mer
Tahiti, le 25 août 2026 – Trente-trois mètres de long, 36 tonnes et six semaines de voyage : la future passerelle de Tipaerui est en route pour Tahiti. Fabriquée à Grande-Synthe, dans le nord de la France, elle a quitté Dunkerque en pièces détachées pour traverser les océans. À son arrivée, elle viendra enjamber l'embouchure de la Tipaerui et prolonger la promenade du front de mer en direction de Auae. La future passerelle de Tipaerui a pris la mer. Alors que la Direction de l'équipement la montrait encore en cours de montage dans les ateliers de son fabricant au début du mois, l'ouvrage est désormais achevé et a quitté Dunkerque à destination de Tahiti. C'est à Grande-Synthe, dans les ateliers de BC MetalNord, qu'a été fabriquée cette passerelle aux allures de pirogue double. Une commande peu commune pour l'entreprise nordiste. “C'est une première pour BC MetalNord pour la partie port”, a expliqué Emmanuel Duriez, responsable des ouvrages d'art de l'entreprise, à nos confrères de La Voix du Nord . Il décrit une passerelle “très architecturée”, “assez inhabituelle dans le monde de l'ouvrage d'art”, dont la fabrication a nécessité une importante mobilisation des équipes. Le défi ne consistait pas seulement à construire l'ouvrage, mais aussi à lui faire traverser les océans. Une contrainte intégrée dès sa conception : la passerelle a été pensée “en kit pour pouvoir être conteneurisée et mise sur bateau”, explique Emmanuel Duriez. Des conteneurs “open top”, dépourvus de toit, ont ainsi été directement introduits dans l'atelier afin de permettre le chargement des différentes pièces par le dessus. Elles ont ensuite été protégées par des bâches réalisées sur mesure pour le transport. Six semaines de voyage en kit La structure est composée de deux grands ensembles. La partie basse constitue la structure principale de la passerelle, “ce qui fait qu'on peut passer dessus en toute sécurité”, détaille Emmanuel Duriez. Les arches supérieures remplissent quant à elles une fonction de garde-corps et de décoration. Une fois remonté à Tahiti, l'ensemble mesurera 33 mètres de long pour un poids total de 36 tonnes. Son voyage depuis Dunkerque doit durer environ six semaines. Coût annoncé par le fabricant pour la passerelle : 550 000 euros hors taxes, soit 65,6 millions de francs. À Tipaerui, le chantier a débuté en janvier. Cofinancé par le Pays et l'État dans le cadre du 3 e instrument financier (3IF), il s'inscrit dans le projet plus large d'aménagement du littoral de Papeete et doit prolonger le cheminement piéton existant entre la gare maritime et To'ata jusqu'au giratoire de Auae. Installée au-dessus de l'embouchure de la rivière Tipaerui, la passerelle permettra de poursuivre le cheminement le long du littoral en direction de Auae et de Faa'a. Dans un point d'étape publié le 6 août, la Direction de l'équipement faisait état de la réfection de l'espace réservé aux pêcheurs et de la reconstruction du mur de la piscine municipale côté mer. Les réseaux et les terrassements étaient alors en cours, tandis que la passerelle était encore “en atelier” et devait recevoir ses couches de peinture. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-26 01:29:00

Du retard et des craintes pour le Dory
Tahiti le 24 août 2026 – Le voyage inaugural du Dory 2 ne s’est pas du tout passé comme prévu. Le cargo-mixte était lundi encore, à l’heure où nous mettions sous presse, dans l’espoir d’appareiller dans la soirée avec plusieurs heures de retard. Et en dépit de sa capacité de 140 places passagers il n’a pu embarquer personnes. Les retards continuent pour le flambant neuf Dory 2, tout comme le bras de fer entre le Port autonome et l’armateur du cargo-mixte... Après le blocage imposé pendant 14 heures en rade de Papeete, vendredi, par les remorqueurs du port autonome, lundi le navire n’espérait larguer les amarres qu’en fin de soirée, avec plusieurs heures de retard, pour entamer sa tournée inaugurale vers les Tuamotu-Ouest. Et en dépit de ses 140 places pour des passagers, aucun n’a pu embarquer. La raison, explique Eugène Degage, c’est que “le Port va nous demander 600 000 francs pour aller au quai des paquebots. On ne peut pas payer, sauf à répercuter cela sur nos passagers donc cela veut dire qu’on sera obligé de faire payer les passagers pa’umotu (...). C'est inacceptable” . En effet, le Code international Ship and Port Security (ISPS) impose à tout navire de croisière l’obligation de respecter une procédure d’embarquement qui n’est aujourd’hui observée que par le terminal de croisière. Pour le Dory 2 ce serait 600 000 francs par semaine. Or la société maritime se fonde sur un rendement économique moyen de l’activité de transport de passagers estimé entre “ 100 000 et 200 000 francs. On aura une perte importante toutes les semaines. C’est pour cela qu’on refuse aujourd’hui de prendre les passagers” . L’objectif de sa compagnie maritime, justifie-t-il, est de permettre aux habitants des Tuamotu non seulement de naviguer “dans les meilleures conditions” avec en plus “40 kilos de fret gratuit” mais également de pouvoir bénéficier d’un “prix intéressant par rapport à l'aérien. Mais avec cette opération-là, on ne peut plus le faire, pour ne pas être perdant dans cette affaire. Et c'est bien dommage” . “Ils ont attendu que le Dory soit là pour appliquer cette règlementation” L’armateur reconnait que l’ISPS a été mis en place en 2004 et “encadre les mesures destinées à prévenir les actes de malveillance visant les navires et les installations portuaires sensibles”. Mais il ne comprend pas pourquoi ces mesures sont soudainement rendues obligatoires aujourd’hui. “O n a l’impression qu’ils ont attendu que le Dory soit là pour mettre en place cette règlementation .” Ce dernier a même proposé au haut-commissariat de mettre un poste de contrôle de 200 mètres carrés sur le quai du Dory “où la police de l’immigration et les douanes pourraient venir faire des contrôles” . Il se dit même prêt à “coopérer, à acheter un bureau ... Mais on ne peut pas payer à chaque touché plus de 600 000 francs et pas loin de 3 millions par mois” . Il ajoute aussi qu’un des objectifs du Dory “qui a coûté cher”, souligne-t-il , est “de donner un coup de main aux pensions de famille. Et voilà que le port nous bloque tout ça” . Le Dory 2, plaide-t-il aussi, est surtout là pour “cette population car ce sont des clients du Dory 1. Ils nous ont bien aidés et c'est un retour que je fais. Et mon désir le plus profond est que cela se règle”. Il n’a pas été facile de “ trouver un chantier qui est capable de construire un bateau pour les passagers parce que c'est contrôlé fortement par la commission centrale de sécurité. On a dépensé plus d'argent. Résultat : on ne peut pas prendre de passagers à cause d'une réglementation qui devait s'adapter. On est quand même loin de la France, loin de l’Europe” . Il dit ne pas comprendre “pourquoi il n’y a pas de dérogation” . “C’est un harcèlement” Eugène Degage se considère victime d’un “acharnement” du port autonome qui dure, dit-il, depuis de nombreuses années. Il fait référence notamment à un de ses bateaux de pêche qui était en dérive à 4 milles marins de la passe de Moorea : “I l a failli aller sur le récif et le port autonome a refusé de venir le remorquer .” Il évoque également une panne mécanique du Dory à la passe de Papeete “en plus à proximité du récif. Le remorqueur qui était sur la zone n’est pas intervenu. Ils ont prétexté qu’il fallait une autorisation de la métropole. Cet incident aurait pu causer des dommages matériels, environnementaux et surtout il aurait pu y avoir des blessés” . Alors, le blocage opéré par les remorqueurs du port pour barrer l’accès du Dory 2 à son quai de transbordement de Motu Uta, vendredi, il considère que c’est “un acte de piraterie. C'est la première fois que cela arrive au port autonome. Ils n'hésitent pas, sur les moyens pour me mettre à terre. Je ne comprends pas cet acharnement”. D’autant, explique-t-il, que le groupe Degage paie environ 65 millions de francs par an au port autonome pour les locations d’entrepôt, et les droits de quai. “ Ils sont en train de taper sur le plus gros client du port autonome, peut-être qu'ils ne sont pas contents de moi parce que je paie trop. Il y a peut-être de la jalousie car j’ai commencé avec le petit bateau et je suis monté, monté, monté” . Eugène Degage espère que le gouvernement prendra “des sanctions, il y a un dysfonctionnement de ce service qui n'est pas acceptable, ce n'est pas possible d'œuvrer de cette manière-là contre les intérêts des populations, contre les consommateurs” . “C’est la règlementation internationale qui l’exige” Selon nos informations, il n’a jamais été question pour le Pays et pour le port autonome d’empêcher le Dory de se mettre au terminal croisière où les passagers auraient pu embarquer sans problème. Question de normes de sûreté, on nous rappelle également que “ c’est la règlementation internationale qui l’exige et l'État oblige également le Pays à faire respecter les dispositions de l’ISPS”. Mais en dépit de l’applicabilité de ce code depuis 22 ans, l'État n'était “pas trop regardant” nous dit-on, notamment sur les navires qui font la tournée des îles avec peu de passagers embarqués. Mais ces choses changent. Selon nos informations, les plans de sûreté de la zone portuaire sont en cours de révision. “C’est une obligation” et cette règlementation doit être remise à jour régulièrement. Reste que concernant les tarifs, jugés confiscatoires par l’armateur, des procédures d’embarquement au terminal de croisière, début juillet le président du Pays Moetai Brotherson aurait demandé au port autonome de ne pas appliquer le prix fort pour le Dory. Sauf que cette disposition doit être délibérée et adoptée en conseil d’administration du port autonome. Et il ne s’est, à ce jour, toujours pas réuni à ce sujet. Contacté Eugène Degage assure ne pas être du tout au courant de tout cela. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-25 05:57:00

​Mouvement social à French bee
Tahiti, le 24 août 2026 - Le Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC-FO) et la CGT, représentant les hôtesses et stewards de la compagnie French bee, ont déposé en fin de semaine dernière un préavis de grève du 27 au 31 août 2026 inclus, explique un communiqué commun aux deux centrales syndicales. Mouvement social dans l’aérien. Cette fois-ci, c’est la compagnie French bee qui en fait les frais. En cause, “une dégradation continue des conditions de travail” avec “des plannings devenus trop instables, un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle de plus en plus difficile à préserver, une fatigue qui s’accumule et une rémunération qui ne suit plus les contraintes du métier et l’augmentation du coût de la vie” . La compagnie, qui n’a pas officiellement communiqué sur ce mouvement social, maintient pour l’instant ses vols, mais la Polynésie française pourrait être impactée. “Derrière ces revendications, il y a aujourd’hui un véritable mal-être et des salariés épuisés. La compagnie ne peut plus l’ignorer” , prévient l’intersyndicale. Les salariés expliquent dans le communiqué que les discussions sur les changements de planning, y compris les sollicitations lors des jours de repos, deviennent bien trop récurrentes et problématiques. “Les jours de repos et les congés doivent redevenir de vrais temps de repos. Les PNC ne peuvent pas être considérés comme disponibles en permanence pour pallier les difficultés d'organisation de la compagnie” , préviennent-ils. De ces problèmes d’organisation, et certainement ces problèmes d’effectifs, découle une fatigue qui touche désormais tous les personnels navigants avec des salaires qui, eux, ne décollent pas. “Une partie importante de notre rémunération dépend des heures de vol réalisées. Un PNC peut donc subir davantage de changements de planning et de contraintes tout en volant moins et, finalement, en gagnant moins” , poursuivent les syndicats. “Nous demandons une rémunération qui reconnaisse réellement l'expérience, les responsabilités, les contraintes du métier et l'évolution du coût de la vie.” “Des solutions existent encore pour éviter ce conflit. Sans avancées concrètes, la direction de la compagnie portera la responsabilité des perturbations qui pourraient affecter les passagers du 27 au 31 août 2026” , conclut le communiqué. Bertrand Prévost Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-25 04:24:00

Surf - Les Fidji, une étape synonyme de tournant au championnat
Tahiti, le 24 août 2026 - La huitième manche de la saison du Championship Tour devrait débuter, dès ce mardi, sur le spot de Cloudbreak aux Fidji. Quelques semaines après leurs éliminations prématurées à Teahupo’o, les trois surfeurs polynésiens au départ comptent bien aborder le sprint final afin de garder leur place au sein de l’élite mondiale. La deuxième partie de la saison du Championship Tour (CT) va officiellement être lancée. Après la Tahiti Pro, disputée il y a un peu plus d’une semaine, et avant l’épreuve en Amérique (11-20 septembre), les surfeurs font escale en plein milieu de leur triptyque aux Fidji (25 août au 4 septembre). Une étape primordiale pour nos trois représentants du Fenua : Kauli Vaast, Vahine Fierro et Tya Zebrowski. Le champion olympique, classé à la 13e place mondiale, retrouve à nouveau sur sa route Crosby Colapinto. Les deux hommes ne se quittent plus. En effet, il s’agit de leur troisième confrontation consécutive sur le CT. Point positif : le surfeur de Vairao a remporté les deux précédents duels face à l’Américain (n°20). Kauli Vaast, qui est bien parti pour finir “rookie” de l’année, souhaite surfer sur cette lancée et n’est plus très loin d’entrer au sein du Top 10 mondial. En cas de victoire, le Tahitien pourrait affronter le Brésilien Miguel Pupo au deuxième tour. Le récent lauréat de la Tahiti Pro Seth Moniz défiera le Français Marco Mignot pour son entrée en lice. Le temps presse pour Vahine Fierro Du côté des vahine, la première série de la compétition oppose Tya Zebrowski (n°18) à Yolanda Hopkins (n°17). La jeune Polynésienne n’a encore jamais surfé contre la Portugaise qui sort d’une belle semaine à Teahupo’o où elle a réalisé la meilleure performance de sa saison en atteignant les demi-finales. La surfeuse de Huahine, Vahine Fierro, doit quant à elle absolument réagir. La reine de Teahupo’o n’a plus gagné de série depuis trois étapes et n’a pas encore atteint le moindre quart de finale cette saison sur le CT. Même si tout est encore largement possible au classement, le temps presse. D’autant plus que seules les 16 premières mondiales passeront le “cut” d’ici les trois prochaines manches. Elle va tenter de se relancer contre l’Américaine Alyssa Spencer (n°15) qui n’est pas plus en réussite depuis sa demi-finale en Nouvelle-Zélande. Les hostilités devraient donc débuter, dès ce mardi, aux Fidji : “On prévoit des vagues de 2,5 à 3 mètres”, a déclaré Renato Hickel, vice-président des tournées et des compétitions de la WSL. La compétition sera lancée par le premier tour des hommes avant le début du tableau féminin dans la foulée. Programme : Premier tour hommes Heat 1 : Luke Thompson (RSA) vs. Matthew McGillivray (RSA) Heat 2 : Eli Hanneman (HAW) vs. Teo Degei (FJI) Heat 3 : Mateus Herdy (BRA) vs. Jarvis Earle (AUS) Heat 4 : Ramzi Boukhiam (MAR) vs. Oscar Berry (AUS) Premier tour femmes Heat 1 : Yolanda Hopkins (POR) vs. Tya Zebrowski (FRA) Heat 2 : Stephanie Gilmore (AUS) vs. Sally Fitzgibbons (AUS) Heat 3 : Alyssa Spencer (USA) vs. Vahine Fierro (FRA) Heat 4 : Anat Lelior (ISR) vs. Brisa Hennessy (CRC) Heat 5 : Bettylou Sakura Johnson (HAW) vs. Bella Kenworthy (USA) Heat 6 : Tyler Wright (AUS) vs. Francisca Veselko (POR) Heat 7 : Erin Brooks (CAN) vs. Sophie McCulloch (AUS) Heat 8 : Isabella Nichols (AUS) vs. Ulukilupetea Kurop (FJI) Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-25 03:47:00

Sénatoriales : le panachage fragilise le doublé du Tapura
Tahiti, le 24 août 2026 – À un peu plus d’un mois des sénatoriales, le Tapura part en position de force. Mais la règle du panachage pourrait rebattre les cartes : parmi les 734 grands électeurs appelés aux urnes le 27 septembre, chacun pourra voter pour deux candidats de son choix. Et si le Tapura paraît en mesure de réaliser le doublé, l’équation apparaît nettement plus serrée pour Édouard Fritch que pour Lana Tetuanui, laissant la porte ouverte à d'autres candidats en droit d'espérer décrocher le second siège au Sénat. Sur le papier, le scénario paraît écrit. Fort de ses résultats aux municipales et de son implantation dans les communes, le Tapura présente pour les sénatoriales du 27 septembre le tandem qui dispose du socle électoral le plus solide : Lana Tetuanui, candidate à un troisième mandat, et Édouard Fritch, qui ambitionne de retrouver le Parlement après avoir siégé à l’Assemblée nationale entre 2012 et 2014. Mais les sénatoriales ont cette particularité : on n’y élit pas un ticket. Même lorsqu’un parti présente deux candidats côte à côte, chacun concourt pour son propre compte. Et chaque grand électeur dispose de deux voix qu’il peut librement répartir entre des candidats de sensibilités différentes. C’est ce qu’on appelle le “panachage”. Une règle qui pourrait cette fois peser davantage dans les urnes. À quelques semaines du scrutin, un constat revient avec insistance chez les élus interrogés : Lana Tetuanui ferait largement consensus. La sénatrice sortante, qui a depuis longtemps fait des relations avec les communes l’un des piliers de son mandat, pourrait même recueillir des voix très au-delà du seul périmètre du Tapura. La situation apparaît nettement moins confortable pour Édouard Fritch. L’ancien président du Pays bénéficie certes de la force de frappe de son parti et du réseau d’élus municipaux issu des dernières élections. Mais son nom continue aussi de susciter davantage de réticences. Au point que, selon plusieurs remontées de terrain, son élection pourrait se jouer beaucoup plus près de la ligne. Lana devant, Fritch sous pression C’est précisément là que le panachage change la donne. Un grand électeur convaincu par Lana Tetuanui n’a aucune obligation de déposer également un bulletin Fritch. Il peut tout aussi bien associer son vote à celui de Steeve Hamblin, Teva Rohfritsch, Bruno Sandras, Temarama Varney ou l’un des autres candidats désormais engagés dans la course. Le risque pour le Tapura n’est donc pas nécessairement de voir ses électeurs tourner le dos à Lana Tetuanui. Il est de voir le deuxième siège au Palais du Luxembourg lui échapper. Selon nos informations, c’est notamment dans le sud de Tahiti que le jeu tournerait en défaveur d'Édouard Fritch. Plusieurs élus de Taiarapu-Est, Taiarapu-Ouest, Teva i Uta et Papara seraient davantage tentés de partager leurs suffrages entre Lana Tetuanui et... Steeve Hamblin. L’ancien ministre et chef d’entreprise se présente sans étiquette, en “candidat de la société civile”. Un positionnement qui peut lui permettre d’aller chercher des voix au-delà des clivages partisans. Il pourrait notamment tirer parti du flou qui entoure encore A Fano Ti'a. Le 5 août, Moetai Brotherson confirmait pourtant à Tahiti Infos que le parti aurait bien ses candidats aux sénatoriales : “Ils seront annoncés en temps et en heure”, assurait-il, précisant simplement que ce serait “avant la limite de dépôt des candidatures”. Autrement dit avant le 11 septembre. Mais pour l’heure, aucun nom n'a encore émergé et les prétendants ne semblent pas se bousculer au portillon. Si A Fano Ti'a devait finalement renoncer, ses grands électeurs n'en resteraient pas moins très courtisés. Du côté du Tavini, en revanche, l'incertitude est levée. Heinui Le Caill a confirmé vendredi à Tahiti Infos que le parti ne présenterait aucun candidat. Autant de voix qui pourraient, elles aussi, peser dans une bataille de plus en plus disputée pour le second siège. La bataille des deuxièmes voix Car la concurrence s'est encore renforcée ces derniers jours. Après plusieurs semaines de réflexion et de consultations auprès des élus communaux, Teva Rohfritsch a officiellement confirmé samedi qu’il briguerait un deuxième mandat. Élu en 2020 avec Lana Tetuanui sous les couleurs du Tapura, le sénateur sortant repart cette fois “sans étiquette”, avec comme suppléante Vaiana Tematua-Estall, nouvelle adjointe au maire de Papeete chargée notamment des finances. Après six années au Palais du Luxembourg, où il estime avoir fait “du bon job”, Teva Rohfritsch compte aussi sur son bilan pour tirer son épingle du jeu. Il courtise les grands électeurs avec un programme largement tourné vers la décentralisation et les communes, auxquelles il veut donner davantage de poids et de liberté d'action. Et Teva Rohfritsch est loin d'être le seul à vouloir se glisser dans la brèche. Les candidatures se multiplient entre Temarama Varney qui portera les couleurs de A Here ia Porinetia, Bruno Sandras celles du Amuitahira’a, Raimana Jordan pour Te Nati-RN, ou encore Jacky Bryant, sous la bannière de Heiura-Les Verts. Autant de noms susceptibles de grappiller quelques-unes de ces précieuses deuxièmes voix et de rendre les reports encore plus difficiles à anticiper. Un deuxième siège très convoité, donc, où rien ne semble encore joué. Au Tapura, les comptes ont évidemment été faits et le parti croit à son doublé. Mais entre un Édouard Fritch qui ne fait pas l'unanimité, un Teva Rohfritsch bien décidé à défendre son bilan et une offre électorale qui continue de s'étoffer, le président du Tapura s'avance vers un scrutin autrement plus serré que sa colistière. Le doublé, évident sur le papier, pourrait l'être beaucoup moins dans les urnes. 734 grands électeurs, mais qui vote ? Les deux sénateurs de Polynésie ne sont pas élus directement par la population. Le 27 septembre, 734 grands électeurs seront appelés aux urnes : les 57 représentants à l’assemblée de la Polynésie française, les trois députés, les deux sénateurs sortants et surtout 672 délégués issus des communes. Contrairement à une idée répandue, tous les conseillers municipaux ne sont pas automatiquement grands électeurs. Dans les communes de moins de 9 000 habitants, seul un nombre déterminé de délégués est désigné en fonction de la taille du conseil municipal. À partir de 9 000 habitants, tous les conseillers deviennent en principe grands électeurs de droit. Mais la Polynésie présente une particularité supplémentaire : les communes associées sont prises en compte séparément dans le calcul du collège sénatorial. C’est ce qui explique quelques situations étonnantes. Papeete, Punaauia et Faa’a comptent chacune 35 grands électeurs municipaux, Papara, Paea, Pirae, Arue et Mahina 33, tandis que Taiarapu-Est en désigne 32. À l’inverse, Moorea-Maiao, avec ses six communes associées, constitue le premier réservoir du Pays avec 58 grands électeurs, alors même que sa population est très inférieure à celle de Faa’a. La Polynésie élisant deux sénateurs, le scrutin est majoritaire à deux tours. Chaque grand électeur peut voter pour deux candidats, sans être tenu de respecter les tandems présentés par les partis. Toutes les combinaisons sont possibles. Au premier tour, la majorité absolue est requise : elle serait de 368 voix si les 734 grands électeurs participent au scrutin. Un candidat doit également recueillir les suffrages d’au moins un quart des inscrits, soit 184 voix. À défaut, un second tour est organisé le même jour, à la majorité relative. Les déclarations de candidature devront être déposées auprès du haut-commissariat entre le 7 et le 11 septembre à 18 heures. Ce n’est qu’à l’issue de cette période que l’on connaîtra officiellement tous les candidats appelés à se disputer les deux sièges. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-25 03:30:00

​IA et justice : “En tant que juriste, il faut vérifier”
Tahiti, le 24 août 2026 - Face aux promesses de l’intelligence artificielle, les professionnels du droit doivent aussi apprendre à en maîtriser les risques. À l’UPF, universitaires, avocats et magistrats échangent sur ses usages pendant deux jours. “L’IA fait des miracles.” On a tous déjà entendu ce genre de phrase. Plus souvent pour nous avoir réalisé une recette de cuisine en 3 secondes ou donnée des idées à propos de “comment s'habiller aujourd'hui”. Mais l’intelligence artificielle pourrait aussi servir dans la justice. Ce lundi matin, à l’Université de la Polynésie française (UPF), la question n’est plus vraiment de savoir s’il faut utiliser l’IA ou non, mais plutôt comment bien l’utiliser, sans en abuser dans le milieu du droit. “En tant que juriste, il faut vérifier”, martèle Géraldine Vial, maître de conférences à l’Université de Grenoble, qui enseigne aujourd’hui l’IA juridique dès la deuxième année de droit. Pour cette enseignante, la conférence qu’accueille l’UPF lundi et mardi est justement l’occasion de voir comment les professionnels du tribunal de Papeete utilisent ces nouveaux outils et de partager leurs propres expériences. Car si certains professionnels commencent à s’en servir, d’autres restent encore réticents. Pendant deux jours, universitaires et professionnels du droit se réunissent pour interroger les transformations causées par l’intelligence artificielle dans les métiers juridiques, la justice, mais aussi l’enseignement et la recherche en droit. Dans l’auditorium, avocats et magistrats sont installés aux côtés de représentants de la Direction générale des enseignements et de l’éducation, de la Socredo ou encore des services des contributions. Une trentaine de professionnels sont présents. Car l’IA est déjà là. Et avec elle, de nouvelles erreurs auxquelles les professionnels du droit doivent faire face. “Certaines lois sont totalement inventées par l’IA”, met en garde Géraldine Vial. L’outil peut aussi “inventer des décisions de justice” ou encore des textes qui n’existent tout simplement pas. Alors il faut se méfier surtout dans un domaine où chaque référence compte, le risque peut rapidement devenir problématique. Les magistrats, “les grands oubliés” “Les magistrats sont les grands oubliés de cette histoire”, rapporte Géraldine Vial. Mais pourquoi ? “Parce qu’ils n’ont pas le droit d’utiliser l’IA”, répond la professeure. La situation est d’autant plus compliquée que les magistrats doivent parfois vérifier, dans un temps très limité, des documents produits à la dernière minute. Un magistrat du parquet de Papeete, en a encore effectivement fait l’expérience récemment : “des conclusions m’ont été adressées où, vérification faite, les arrêts référencés n’existaient pas. ” Et le problème ne concerne pas seulement quelques lignes. “Nous savons que lorsque l’argumentation est pertinente, trois-quatre pages de démonstration claire suffisent. Contrairement à ce que pourraient penser les justiciables, quand des conclusions ‘fleuves’ de 30 à 50 pages sont fournies aux magistrats, c’est en général mauvais signe : il y a de fortes chances que le rédacteur cherche à noyer le poisson et que, pour cela, il tente de détourner le problème et de semer la confusion dans le flot d’écritures.” Il est vrai que lorsqu’un avocat produit plusieurs dizaines de pages de conclusions à l’audience sans les avoir communiquées avant, le magistrat peut se retrouver face à un véritable casse-tête. “Ça engorge la justice” Alors que les tribunaux doivent déjà faire face à un nombre croissant de procédures, disposer d’outils capables de leur simplifier la tâche devient un enjeu important. Mais encore faut-il que ces outils soient adaptés et sécurisés. “On cherche à obtenir un outil souverain, verrouillé et sécurisé”, expose Géraldine Vial. “On n’a pas encore aujourd’hui un outil juridique prêt.” Alors que l’on entend régulièrement que “la justice est lente”, l’intelligence artificielle pourrait paradoxalement contribuer à cette lenteur si les magistrats doivent passer davantage de temps à vérifier les documents qui leur sont soumis. Pour de nombreux praticiens du droit, une évolution de la procédure est nécessaire. “Il y a besoin d’une évolution de la législation pour que, sur des audiences orales, les pièces soient transmises aux magistrats en amont, pour que le président comme le procureur aient le temps de vérifier. Sinon ça engorge la justice. Il faut faire le tri et on perd du temps”, estime Géraldine Vial. Car le problème, encore une fois, c’est le temps. “Quand on est à l’audience et qu’on nous produit des conclusions qui font 30 pages, on est dans l’incapacité de discerner les fausses preuves”, poursuit-elle. L’enjeu n’est donc pas de savoir s’il faut bannir l’IA de la justice mais de trouver le bon équilibre entre l’utilisation de ces nouveaux outils et le contrôle humain indispensable. À l’université aussi, le message est clair : “On ne veut pas former des machines.” Même si “l’IA fait des miracles”, elle peut aussi inventer des lois, des décisions et des preuves. Et en matière de justice, la règle de toujours vérifier. ​Mardi 25 août Mardi 25 août, pour la deuxième journée de cette rencontre consacrée à l’IA dans la justice, universitaires et professionnels poursuivront leurs réflexions lors d’ateliers consacrés aux usages de l’intelligence artificielle dans les métiers de la justice, les formations juridiques et la recherche en droit. Parole à un magistrat du parquet de Papeete : “Il est de bonne justice que le juge ne soit pas trompé par de fausses preuves” Quels sont les principaux risques liés à l'utilisation de l'IA par les magistrats et les avocats ? “L'IA peut fabriquer de fausses informations, notamment de faux textes ou de fausses jurisprudences. Même un avocat peut se faire tromper en utilisant ces outils. Il faut donc toujours vérifier ce que l'IA produit.” Vous avez récemment trouvé des arrêts qui n'existaient pas dans des conclusions. Comment éviter ce type de situations ? “Il faut être très vigilant et prendre le temps de vérifier les références. Le problème, c'est lorsque des conclusions de plusieurs dizaines de pages sont déposées à l'audience. La loyauté des débats et la justesse de la décision du tribunal sont alors en jeu.” Faut-il faire évoluer les règles de procédure face à ces nouveaux risques ? “Nous avons vraiment besoin d'une évolution de la législation, notamment de la procédure pénale pour que les pièces soient transmises aux magistrats en amont, dans un délai permettant des vérifications, y compris donc lors des audiences orales devant le tribunal correctionnel ou la chambre des appels correctionnels. Cela permettrait d'avoir le temps de les examiner et de vérifier les informations qui nous sont soumises. Si elles sont réelles, ces informations devront être prises en compte par le tribunal mais si ce n’est pas le cas, il est essentiel que le tribunal puisse le savoir . Il est de bonne justice que le juge ne soit pas trompé par de fausses preuves ou par de fausses jurisprudences.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-25 03:28:00

Va’a - La razzia continue pour les rameurs du Fenua à Singapour
Tahiti, le 24 août 2026 - Au bout de près d’une semaine de compétition, la sélection tahitienne règne en maître aux championnats du monde de vitesse de va’a à Marina Bay (Singapour). Les rameurs polynésiens ont glané plus de 10 titres lors des dernières épreuves individuelles et en V12 avec à la clé plusieurs triplés. De quoi parfaitement lancer les hostilités avant le sprint final des courses en V6. Déjà largement en tête du tableau des médailles, la sélection tahitienne a engrangé 10 nouvelles médailles d’or lors des dernières épreuves, en V12 et en V1, des Mondiaux de vitesse de va’a à Singapour. Les deux courses reines en individuel, sur 500 mètres, ont été remportées par nos ‘aito Hotuiterai Poroi et Iloha Eychenne. “ J’ai vraiment eu chaud”, a avoué la désormais quadruple championne du monde au micro de TNTV . “J’ai dû tout donner sur les 100 derniers mètres et ça l’a fait ”, ajoute la représentante de l’équipe de France, Iloha Eychenne, qui retrouvera la tunique rouge et blanche de Tahiti en 2028. Sa future coéquipière, Hinatea Bernadino, est parvenue à se hisser sur la troisième marche du podium. De son côté, Hotuiterai Poroi avait du mal à cacher ses émotions : “ Je suis très content d’avoir réussi cet objectif. Je vais réaliser petit à petit ce que je viens de faire ”, a-t-il conclu lors d’une courte interview à Chris Prod . Il a devancé son compatriote Taoahere Teena tandis que Brice Punuataahitua et Charles Teinauri ont terminé respectivement 5e et 7e. "Cela a été un combat jusqu’au bout" Singapour a aussi souri aux rameurs polynésiens en V12. L’équipe de Shell Va’a a été sacrée, au bout du suspense, aux dépens du club Fugauvea (Wallis-et-Futuna). Une victoire obtenue pour seulement un dixième de seconde ! “ L’objectif était d’obtenir l’or. Ce n’était pas évident d’autant plus que l’équipe de Wallis a été très dangereuse et on avait un manque de fraîcheur à cause des séries en V1. Cela a été un combat jusqu’au bout ! On a essayé de gérer tout au long de la course avant d’accélérer à la fin pour faire la différence. Je tiens à remercier nos juniors qui nous ont permis de compléter l’effectif ”, insiste David Tepava. La formation OPT a échoué au pied du podium. Malheureusement, les vahine (Ihilani / Teva) se sont également retrouvées à la quatrième place de la compétition derrière les deux formations néo-zélandaises et le Canada. Le va'a tahitien a de beaux jours devant lui En plus de s’être illustrés pour certains dans les catégories seniors, les jeunes rameurs polynésiens ont marqué les esprits sur le plan d’eau de Marina Bay. Pierre Tevaearai, Moana Jeandel et Ray Kanzen ont signé, dans cet ordre, le premier triplé tahitien de l’édition 2026 en cadets (U16). “Je suis très fier de ma course, je félicite les copains. Je ne m'y attendais pas du tout ”, admet le nouveau champion du monde. Les cadettes ont réalisé une splendide course grâce notamment à Eileen Piha Tehaurei (2e) et Tuereni Teiho (3e), mais elles ont été impuissantes face à la démonstration de la Hawaiienne Iliau Makua. Kamalanie Teauroa et Vahinearii Teihoarii se sont emparées de la quatrième et la cinquième position. L’entente EDT / Hei Va’a Hoe a triomphé en V12 chez les U16 masculins tandis que les rameuses de Pirae et Mataiea ont glané la troisième place. Le festival s’est poursuivi en juniors. Nateahi Sommer et Maggy Marere repartent avec de l’or et du bronze grâce à leur performance en V1. Côté tane, cela sera du bronze et de l’argent pour Kainoa Frères et Taimarama Vandeven qui ont été renversés par le Néo-Zélandais Maia Campbell. Enfin, l’équipe d’Air Tahiti et Painapo a décroché le titre en V12 devant les deux formations néo-zélandaises. Les quadragénaires signent aussi un triplé ! Bien inspirés par la relève, les expérimentés rameurs polynésiens se sont également régalés. Vetea Toi, Florian Teaurai et Heiva Paie Amo sont montés sur le podium 100 % tahitien lors de l’épreuve individuelle des plus de 40 ans. “ Je n’ai pas vraiment les mots. Je suis fier de partager ce podium avec les copains ”, savoure Vetea Toi. Un doublé a aussi été réalisé par Karyl Maoni et Wilfred Ah-Min chez les quinquagénaires. Brigitte Langomazino s’est imposée en Master 70 et a remercié l’ensemble de sa famille ainsi que la Polynésie française. Il faut ajouter à cela les deux breloques en argent de Rudolph Bernadino (+70 ans) et Jean Chicou (+75 ans). Le doyen de la sélection tahitienne Manapamano Temaiana a franchi la ligne avec une belle sixième place. Le bilan est finalement complété à la suite des nouveaux succès de Tahiti en V12 (+40 ans), qui a tremblé jusqu’au sprint final contre une valeureuse équipe de Wallis-et-Futuna, et chez les femmes devant les Américaines (+50 ans). Au total, nos ‘aito possèdent donc désormais la bagatelle de 59 médailles dont 29 en or. La Nouvelle-Zélande est reléguée loin derrière avec 13 titres. La deuxième semaine de compétition mettra en scène exclusivement les équipages en V6. Les journées de mardi et mercredi seront principalement des séries tandis que les choses sérieuses débuteront dès jeudi à Singapour. Tableau des médailles 1er Tahiti : 29 médailles d'or, 17 en argent et 13 en bronze (59) 2e Nouvelle-Zélande : 13 en or, 17 en argent et 13 en bronze (43) 3e Hawaii : 10 en or, 7 en argent et 10 en bronze (23) 4e Etats-Unis : 6 en or, 5 en argent et 9 en bronze (20) 5e Canada : 3 en or, 6 en argent et 2 en bronze (10) Les podiums tahitiens Open hommes V1 1er Hotuiterai Poroi (TAH) 2e Taohere Teena (TAH) 3e Manutea Millon (NLZ) Open femmes V1 1re Iloha Eychenne (FRA) 2e Akayshia Williams (NLZ) 3e Hinatea Bernadino (TAH) Juniors 16 ans masculins V1 1er Pierre Tevaerai (TAH) 2e Moana Jeandel (TAH) 3e Kanzen Rey (TAH) Juniors 16 ans féminine V1 1ere Iliau Makua (HAW) 2e Eileen Piha Tehaurei (TAH) 3e Tuereni Teiho (TAH) Juniors 19 ans masculins V1 1er Maia Campbell (NLZ) 2e Kainoa Frères (TAH) 3e Taimarama Vandeven (TAH) Masters 75 ans hommes V1 1er Stewart Tempest (AUS) 2e Jean Chicou (TAH) 3e Mike Williams (AUS) Masters 40 ans hommes V1 1er Vetea Toi (TAH) 2e Florian Teaurai (TAH) 3e Heiva Paie Amo (TAH) Juniors femmes 19 ans V1 1re Nateahi Sommer (TAH) 2e Hinekahukura Brooking (NLZ) 3e Maggy Marere (TAH) Masters 70 ans femmes V1 1re Brigitte Langomazino (TAH) 2e Kat Ville (Canada) 3e Jane Toro (USA) Masters 70 ans hommes V1 1er Tim Dougherty (USA) 2e Rudolph Bernadino (TAH) 3e David Halpern (USA) Masters 50 ans hommes V1 1er Karyl Maoni (TAH) 2e Wilfred Ah-Min (TAH) 3e Justin Bloomfield (AUS) Open hommes V12 1er Shell Va’a (TAH) 2e Club Fugauvea (WLF) 3e Manukau - Vaka Manu (NLZ) Juniors U16 masculins V12 1er EDT / Hei Va'a Hoe (TAH) 2e Pineula - Balles Boom Pineula (NLZ) 3e Te Toki - Awhiowhio (NLZ) Masters 50 ans femmes V12 1re Punaruu / Ruahatu (TAH) 2e États-Unis 3e Nga Hoe Horo - Wahine Pukaha (NLZ) Masters 40 ans hommes V12 1er Tahiti 2e Wallis-et-Futuna 3e Nouvelle-Calédonie Juniors 19 ans féminines V12 1re Air Tahiti Va’a / Team Painapo (TAH) 2e Tirohanga - Hine Ipipiri (NLZ) 3e WDBWA - Nga Torea (NLZ) Juniors 16 ans féminines V12 1re 86 Kilohana Hoe Wa’a 31 (HAW) 2e Horouta - Puhi Kaiariki (NLZ) 3e Pirae Va’a / Mateiea Hoe (TAH Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-25 02:51:00

Des îles au Cesec, le plaidoyer pour les droits des baleines
Tahiti, le 24 août 2026 – Après deux semaines à sillonner les îles de la Société à bord du Resilience , à la rencontre des habitants et des élus, l’équipe de ‘Āvei Moana a conclu lundi son périple par une séance au Cesec. Une dernière escale très institutionnelle pour une démarche qui vise à faire reconnaître une personnalité juridique aux baleines et à étendre leur protection bien au-delà des eaux polynésiennes. L’occasion surtout de partager les réflexions menées au fil du voyage et de nourrir un débat qui reste désormais à traduire dans le droit. Après les habitants, les associations et les tāvana des îles de la Société, place aux institutions. Le périple polynésien du Resilience s’est achevé lundi au Cesec par une séance destinée à poursuivre la réflexion autour du projet ‘Āvei Moana. Dans la salle, plusieurs maires, parmi lesquels Rémy Brillant pour Papeete, Simplicio Lissant pour Punaauia ou Damas Teuira pour Mahina, mais aussi des représentants du Pays et le président de l’assemblée, Tony Géros. Car derrière la démarche scientifique et culturelle se dessine une question beaucoup plus juridique : jusqu’où la Polynésie est-elle prête à aller pour donner un véritable statut aux baleines ? “En Polynésie, on est au tout début”, reconnaît Tamatoa Bambridge, du Rāhui Center. L’objectif est pour l’heure de “provoquer un débat”. Reconnaître une personnalité juridique à la baleine ne revient pas pour autant, insiste-t-il, à en faire “un être humain”, mais à lui reconnaître des droits qui puissent être défendus. La Dr Mere Takoko, directrice du Pacific Whale Fund et cofondatrice du Moananui Sanctuary Trust, affiche déjà son ambition : elle souhaite que “la Polynésie française soit un des trois pays, avec la Nouvelle-Zélande et Tonga, à porter cette personnalité juridique des baleines”. La Polynésie ne part pas de zéro : elle dispose déjà d’un sanctuaire pour les mammifères marins, “un des plus avancés dans le monde”, selon Tamatoa Bambridge. L’enjeu est désormais de changer d’échelle. Des droits très concrets Le projet Te mana o te tohorā décline ainsi “huit tentacules” de protection. Les baleines auraient notamment le droit de vivre, de migrer et de préserver leur intégrité acoustique, tandis qu’un conseil de tutelle serait chargé de les représenter. Et qui dit personnalité morale dit aussi responsabilité en cas de dommages, avec l’idée d’un véritable “compte bancaire pour l’océan” destiné à recevoir les indemnisations. “Si elles ont la personnalité morale, c’est comme si on avait heurté une personne, entre guillemets, ce n’est pas comme si on avait heurté un bout de plastique”, illustre Tamatoa Bambridge. Le principe du pollueur-payeur pourrait ainsi s’appliquer aux grands senneurs susceptibles de blesser les cétacés ou de dégrader leur habitat. Une assurance environnementale élargie permettrait également de couvrir ce type de dommages. Mais comment faire respecter ces droits lorsque les baleines quittent les eaux polynésiennes ? “Les baleines ne connaissent ni nos frontières administratives, ni nos zones économiques exclusives”, rappelle Maina Bambridge. Le projet défend ainsi la création d’un sanctuaire de 12,5 millions de km2 et entend s’appuyer sur le traité international sur la haute mer pour protéger également les corridors situés hors des ZEE, notamment à travers l’idée d’un rāhui “mobile”. “Les voies migratoires ont toujours été partagées par nos peuples et nos baleines”, souligne de son côté Mere Takoko, également descendante de Paikea, le “chevaucheur de baleine”. Pour elle, il faut désormais “réveiller notre vision ancestrale” et marier savoirs traditionnels et connaissances scientifiques. Des îles jusqu’aux institutions C’est autour de ces propositions que le Resilience est allé à la rencontre des habitants et des élus ces deux dernières semaines à Tahiti, Moorea, Huahine, Raiatea, Bora Bora et Maupiti. Une démarche inspirée de celle des rāhui : écouter les populations et associer les tāvana avant de construire le dispositif. Le rendez-vous du Cesec devait donc servir de trait d’union entre cette consultation et une éventuelle traduction institutionnelle. Rien n’est encore écrit. Mais pour Maina Bambridge, cette dernière escale ne doit “pas être simplement la cérémonie qui clôt une partie du voyage”, mais “le point de départ d’une réflexion” plus large : comment transformer les aspirations recueillies dans les îles “en propositions concrètes” ? Le Resilience achève ainsi son périple dans les îles de la Société, avant de nouvelles actions annoncées en Polynésie en 2027 et 2028. Après avoir porté le débat d’île en île, ‘Āvei Moana aborde désormais une étape autrement plus délicate : convaincre les institutions polynésiennes de lui donner une traduction dans le droit. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-25 02:36:00

Cyclisme – Les Tahitiens prennent de l’expérience en Guyane
Tahiti, le 24 août 2026 - La sélection tahitienne de cyclisme, composée de Kahiri Endeler, Heiarii Manutahi, Rodrigue Lozinguez et Hitiarii Cassel, a participé au Tour de Guyane du 15 au 23 août. Le quatuor tahitien n’a pas joué les premiers rôles au classement général dans un contexte très relevé, mais le déplacement en Guyane lui a permis d’emmagasiner de l’expérience et de s’affûter en vue du Tour de Tahiti Nui qui aura lieu du 13 au 19 septembre. Invité par le Comité régional de cyclisme de Guyane, le cyclisme tahitien a vécu une grande première en participant à la 35e édition du Tour de Guyane du 15 au 23 août. Compte tenu de l’indisponibilité de certains coureurs et notamment de Taruia Krainer, le chef de file du cyclisme tahitien qui se remet d’un accident de la route, Kahiri Endeler, Heiarii Manutahi, Rodrigue Lozinguez et Hitiarii Cassel ont représenté les couleurs du Fenua. Kahiri Endeler, qui avait participé au Tour de Martinique quelques semaines auparavant, avait déjà une bonne idée de l’ampleur de la tâche qui attendait les Tahitiens et Hervé Arcarde, le cadre technique de la Fédération tahitienne de cyclisme qui entourait le groupe, connaissait bien lui aussi le Tour de Guyane pour y avoir participé à plusieurs reprises et y avoir gagné des étapes à l’époque où il courait sous les couleurs martiniquaises. Un podium d’étape pour Kahiri Endeler Peu habitués à courir au sein d’un peloton dense et à des étapes de longue distance, les Tahitiens, à l’exception de l’expérimenté Kahiri Endeler, le capitaine de route, sont rentrés dans un autre monde cycliste en prenant le départ du Tour à Cayenne au sein d’un peloton de 120 coureurs représentant une dizaine de nationalités et pour y découvrir la Guyane au long des 1 238 km du parcours. Dans ce contexte, difficile d’envisager que les couleurs tahitiennes pointent en tête de course. Aussi, la performance de Kahiri Endeler, qui est monté sur la 3e marche du podium lors de la 4e étape, a été remarquable. Le coureur de Tamarii Punaruu a aussi pris une belle 12e place lors du contre-la-montre de la 6e étape. Il a également figuré dans les classements finaux aux points et a fini 22e au classement général final à seulement 6’ 36’’ du vainqueur guadeloupéen, Damien Urcel. Un bilan plus qu’honorable. Rodrigue Lozinguez est aussi monté sur un podium, mais c’était au titre de la catégorie espoirs lors de la 1 re étape. Il a toujours été bien dans le rythme à l’exception de quelques coups de mou et s’il termine 40e au général, il a pris une bonne 12e place en catégorie espoirs qui réunissait 30 coureurs. Heiraii Manutahi (76e) et Hitiarii Cassel (82e) ont dans l’ensemble cherché à limiter la casse compte tenu du rythme élevé des étapes et ils ont eu le mérite de boucler le Tour de Guyane sachant que 24 coureurs ont abandonné sur les 110 au départ. Au classement par équipes, Tahiti termine 12e sur les 18 formations engagées. Kahiri Endeler a bien traduit le sentiment des coureurs tahitiens : “On est quand même assez fiers de nos performances car on ne court pas du tout dans un contexte aussi relevé à Tahiti et surtout sur un rythme aussi élevé. Le fait qu’on ait tous fini le Tour, c’est une belle performance d’ensemble.” Du vécu qui doit servir au cyclisme tahitien La Fédération tahitienne de cyclisme a œuvré financièrement et dans la préparation de sa sélection pour que Tahiti soit présent au Tour de Guyane et elle en espère bien évidemment des retombées à terme. C’est ce que confirme son cadre technique, Hervé Arcarde : “Le bilan est positif. On savait que ce serait dur pour nos coureurs, mais notre ambition, c’était d’abord que tous parviennent à terminer le Tour, ce qui n’était pas acquis au départ compte tenu du niveau relevé et de la répétition des efforts auxquels ils ne sont pas habitués et ils y sont parvenus, ce qui est déjà une satisfaction. Et puis on a fait un podium d’étape avec Kahiri, ce qui était une grosse performance. On a aussi fait un podium d’étape espoirs avec Rodrigue. On est donc parvenu ponctuellement à mettre les couleurs tahitiennes en avant, d’autant qu’au fil des étapes, les garçons ont été de plus en plus présents dans les attaques et les échappées. Tous ont pris de l’expérience et ont pu mieux situer leur niveau. J’espère qu’ils seront les porte-drapeaux dans les courses à Tahiti et que leur vécu en élèvera le niveau. On va accueillir les Championnats de France ultra-marins et les Jeux du Pacifique en 2027 et il faudra qu’on soit à la hauteur. Et puis j’espère aussi que cette participation au Tour de Guyane portera prochainement ses fruits au Tour de Tahiti Nui.” Celui-ci sera moins relevé que le Tour de Guyane avec toutefois une participation étrangère qui va lui donner du relief et on attend des coureurs tahitiens – et pas seulement de ceux qui étaient en Guyane – qu’ils fassent honneur au cyclisme du Fenua. Patrice Bastian ENCADRE Carlqvist Manate gagne le Grand Prix de Fei Pi La commune de Taravao a accueilli dimanche le Grand Prix de Fei Pi à l’occasion d’une course en circuit. Carlqvist Manate l’a emporté au sprint devant Gwenvael Ronsin-Hardy et Teremu Touatekina. Pendant que la sélection tahitienne bouclait son Tour de Guyane, 25 coureurs toutes catégories confondues étaient en lice dimanche matin à Taravao dans le cadre du Grand Prix de Fei Pi. Quinze tours de circuit soit 46,5 km étaient au programme des engagés et comme souvent dans les courses en circuit, ça s’est conclu au sprint. Carlqvist Manate (Pirae) s’y est montré le plus rapide pour s’imposer en 1 h 03’ 19’’ devant Gwenvael Ronsin-Hardy (VCBB) et Teremu Touatekina (VCBB), tous trois de la catégorie Open. Tavihauroa Lintz l’a emporté en Access, Dave Riaria en non-licenciés et Adelaïde Trejou en féminine, logique puisqu’elle était seule au départ. Prochaine épreuve, le Championnat de Polynésie du contre-la-montre individuel le samedi 5 septembre. PB Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-25 02:11:00

​Incident de sécurité chez un ancien prestataire de la Direction de la santé
Tahiti le 24 août 2024. La Direction de la santé a été informée d'un incident de cybersécurité survenu chez SYADEM, sous-traitant de l'éditeur EPICONCEPT, concernant un logiciel français de recueil de données personnelles. Un accès non autorisé, remontant à novembre 2025, a permis à un tiers de copier certaines données personnelles. L'incident est aujourd'hui résolu, et cet outil n'était plus utilisé par la Direction de la santé depuis 2023. Les données exposées sont : nom, prénom, date de naissance, sexe, ainsi que certaines coordonnées (courriel ou téléphone). Aucun numéro de DN ni aucune donnée bancaire n'est concerné. Des données de santé étaient également présentes mais chiffrées, donc inexploitables ; certaines informations relatives à la vaccination pourraient néanmoins être déduites du contexte. À ce jour, aucune utilisation frauduleuse de ces données n'a été constatée. La Direction de la santé a notifié la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), engagé une évaluation des risques et vérifié la mise en œuvre des mesures correctives par le sous-traitant, qui a renforcé ses contrôles d'accès et ses dispositifs de sécurité. Une information complète, incluant une foire aux questions, est disponible sur le site internet de la Direction de la santé. Par mesure de précaution, la population est invitée à rester vigilante face à toute sollicitation inhabituelle par courriel, SMS ou téléphone, et à ne jamais communiquer d'informations personnelles ou confidentielles en cas de doute sur l'identité de l'interlocuteur. La Direction de la santé ne demande jamais de mot de passe ni de code bancaire par ce biais. Tout message suspect peut être signalé sur cybermalveillance.gouv.fr. La protection des données personnelles demeure une priorité de la Direction de la santé, qui s'engage à informer le public de toute évolution significative de la situation. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-24 23:32:00

Les 30 propositions de Te Nati pour le Sénat
Tahiti, le 23 août 2026 - À près d’un mois du scrutin indirect des élections sénatoriales, le Te Nati-Rassemblement national, a publié ce week-end son programme pour le seul candidat présenté par le mouvement, Raimana Jordan, avec comme suppléante, Laiza Pautehea. Le Te Nati-Rassemblement national a préféré le numérique pour cette campagne des sénatoriales 2026. Par communiqué envoyé en fin de semaine par son président, Éric Minardi, le Te Nati - Rassemblement National Polynésien a dévoilé ses orientations. 30 propositions sont ainsi à découvrir sur le site du mouvement. Parmi elles, la lutte contre la vie chère et le soutien aux collectivités par “l’augmentation de la DGDE”, dotation de l’État – qui ne s’appelle plus ainsi depuis 15 ans et sa décomposition en DGA, 3IF et DTIC –, mais aussi la lutte contre les monopoles commerciaux, le renforcement de la Lodeom. Un volet environnemental est aussi développé avec la demande d’un plan national de prévention des populations menacées de déplacement à cause du changement climatique et un plan sur les énergies renouvelables. Côté Éducation, le Te Nati propose de porter au Sénat une demande de revalorisation des bourses étudiantes, le renforcement du SMA ou encore l’obtention de financement par l’État de postes d’enseignants spécialisés supplémentaires pour les élèves souffrant de TDAH, de troubles autistiques ou psychiques. Enfin, surfant sur ce qui fait l’ADN du Rassemblement National, la sécurité et le droit pénal, le Te Nati propose de porter à Paris des demandes de renforcement des effectifs de police et de gendarmerie, de faire appliquer les dispositions sur la responsabilité civile des parents de mineurs délinquants, le renforcement du code pénal pour durcir les sanctions contre les narco-trafiquants et le renforcement des sanctions pénales contre les actes de maltraitance animale. Ces propositions sont accompagnées par un courrier à l’attention des Grands électeurs qui participeront le mois prochain à l’élection des deux sénateurs polynésiens. Dans ce courrier, le Te Nati décline toutes ses propositions en onze points succincts. Vie chère, économie, social, santé, drogues, sécurité, secteur agricole, éducation, équité avec la métropole, indemnisation des maladies radio-induites et environnement. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-24 22:22:00

Padel - Cindy Abert et Mahealani Tang empilent les trophées
Tahiti, le 23 août 2026 - Le nouveau tournoi P500 de Pirae a été remporté, ce dimanche, par l’imbattable paire Cindy Abert - Mahealani Tang qui s’est imposée face à Alicia Ah Ram et Wailani Sangue en finale. Chez les hommes, Karl Yomes et Ridge Chung se sont adjugé le tournoi. Plus rien ne les arrête ! Quelques semaines après leur victoire sur le tournoi P250, Cindy Abert et Mahealani Tang ont remis ça, cette fois-ci, sur l’open 500 à Pirae. Les deux joueuses tête de série numéro 1 ont assumé leur statut tout au long du week-end. Pour preuve, elles ont seulement perdu un petit set (au premier tour) afin de s'adjuger la compétition et de continuer leur folle lancée. « On joue ensemble depuis le mois d’avril et c’est notre cinquième trophée », sourient les deux joueuses licenciées à Pirae. Après des larges victoires face à Querel Tatiana et Nonoha Poemana ainsi que Alicia Ah Ram et Wailani Sangue ( 6-3, 6-1), ce fut au tour de Heiava Samg Mouit et Flora Taruoura de subir la foudre. « Nous avons toujours la victoire en ligne de mire » La finale a été à sens unique. Cindy Abert et Mahealani Tang se sont emparées de la première manche sans trembler (6-2). Le deuxième set a été plus disputé, mais le résultat reste similaire (6-3). Elles visent un nouveau sacre, le week-end prochain, au tournoi P500 de l’AS Phénix : « Nous avons toujours la victoire en ligne de mire, mais il y a tout le temps de nouvelles adversaires et il faut rester concentrées du début à la fin ». La paire Alicia Ah Ram - Wailani Sangue est montée sur le podium à la suite de son succès face à Stéphanie Vallar - Temarama Alves. Une finale alléchante chez les hommes Coéquipiers d’un jour ennemis le lendemain. Partenaires lors de la dernière finale P500 à Pirae (défaite face à Julien Pes et Hugo Arnaud-Emery), Manoa Desvignes et Ridge Chung se sont retrouvés de l’autre côté du filet cette fois en finale du tableau masculin. Une opposition de style alléchante entre également le jeu en puissance de Karl Yomes et la finesse de Yohann Potron, qui est arrivé il y a seulement une semaine au Fenua pour accompagner le club de Phénix. Contrairement à la finale féminine, le duel a été très serré entre les deux paires qui se sont rendu coup pour coup dans la première manche. Aucune des équipes n’est parvenue à faire le break, il a donc fallu un super tie-break pour les départager. « C’était mon premier tournoi avec mon cousin » Tandis que la tension commençait à monter peu à peu, ce sont finalement Ridge Chung et Karl Yomes qui ont gagné le premier set et ont pris les commandes de la rencontre Malgré la réaction dans la deuxième manche de Manoa Desvignes et Yohann Potron, auteur d’un point qui a fait applaudir l’ensemble des spectateurs présents au complet de Padel de Pirae, leurs adversaires ont maîtrisé les points décisifs et ont finalement triomphé au bout de l’effort (7-5) « C’était notre premier tournoi avec mon cousin. On s’entraîne depuis seulement trois semaines ensemble » , précise Ridge Chung. Le podium est complété par Bruno Laitame et Jérémy Duchier qui se sont défaits de Julien Pes et Franck Douan en petite finale. Rendez-vous la semaine prochaine à Phénix pour une nouvelle compétition P500. Les résultats Hommes Finale Karl Yomes- Ridge Chung battent Yohann Potron - Manoa Desvignes 7-6, 7-5 Petite finale Bruno Laitame et Jérémy Duchier battent Julien Pes - Franck Douan Demi-finales Yohann Potron - Manoa Desvignes battent Bruno Laitame - Jérémy Duchier Karl Yomes- Ridge Chung battent Julien Pes - Franck Douan 6-3, 6-4 Femmes Finale Cindy Abert et Mahealani Tang battent Heiava Samg Mouit - Flora Taruoura 6-2, 6-3 Petite finale Alicia Ah Ram - Wailani Sangue battent Stéphanie Vallar - Temarama Alves Demi-finales Heiava Samg Mouit - Flora Taruoura battent Stéphanie Vallar - Temarama Alves 1-6, 7-5, 10-6 Cindy Abert - Mahealani Tang battent Alicia Ah Ram - Wailani Sangue 6-3, 6-1 Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-24 05:15:00

Course à pied – L’AS Tefana au palmarès de l’Ekiden marathon
Tahiti, le 23 août 2026 - La troisième édition des relais Ekiden Socredo (marathon) et Polynésienne des Eaux Half Ekiden (semi-marathon) organisée par La Fédération d’athlétisme de Polynésie française (FAPF) s’est déroulée samedi après-midi à la mairie de Punaauia et ses alentours et a généré un dense succès populaire avec près de 700 coureurs sur les deux épreuves. L’AS Tefana et ses six équipiers ont remporté le marathon en 2 h 36’ 49’’, le trio du VSOP XO s’imposant sur le semi-marathon en 1 h 11’ 43’’. Changement de décor et de période pour la troisième édition de l’Ekiden Tahiti par rapport aux deux précédentes éditions et pour les raisons évoquées plus loin par Joelle Lecroart à l’origine de l’organisation de cette épreuve sportive, localement, et coordonnatrice habituelle de l’événement. De plus en plus populaire à travers le monde avec des records officialisés sur chaque continent, l’Ekiden, concept originaire du Japon, se présente sous la forme d’un marathon (42,195 km) à courir par équipe de six relayeurs qui alternent entre 5 et 10 km individuellement. Et pour ceux qui rencontraient des difficultés à réunir six relayeurs, les organisateurs ont aussi proposé un semi-marathon (21,1 km) à parcourir par équipe de trois relayeurs. L’AS Tefana frôle le record tahitien Le départ de l’Ekiden Socredo marathon a été donné à 15 heures samedi à la mairie de Punaauia avec 63 équipes au départ soit 378 coureurs engagés. Le parcours était dessiné le long de la route des plaines avec une voie sécurisante pour les coureurs côté montagne en direction de Taravao et un demi-tour au bout de 2,5 km avant le retour vers la mairie soit une boucle de 5 km à couvrir une ou deux fois selon la distance affectée à chaque relayeur. L’équipe de l’AS Oire Punauaia athlétisme (Asopa) prenait immédiatement la tête, l’AS Tefana, l’AS Central Sport et Tamarii Punaruu, les autres favoris, suivant à l’issue du premier relais. L’Asopa creusait un temps un écart de près de trois minutes sur Tefana et Central, Tamarii Punaruu étant encore un peu plus loin derrière. Mais l’AS Tefana parvenait à grignoter son retard sur Asopa au fil des relais et si Jeremy Dulas s’élançait en tête sur le dernier relais de 7,195 km pour boucler la distance exacte d’un marathon, Teihoarii Tapatoa le sociétaire de Tefana revint sur lui comme une bombe et le passa dans le final pour donner la victoire à Tefana en 2 h 36’ 49’’ soit à 35 secondes du record local établi par Central en 2025. Asopa terminait 2 e en 2 h 37’ 03’’, Tamarii Punaruu complétant le podium en 2 h 42’ 33’’ avec trois petites secondes devant l’AS Central, le seul relais des ténors à compter des féminines. Le VSOP XO survole le semi-marathon Le succès de l’AS Tefana met en avant un club très actif au sein de l’athlétisme local comme l’a souligné Eddy Pang Fat, coureur de l’équipe vainqueure du marathon entouré de ses partenaires, Roonui Gatien, Tavihau Tehuitua, Tereva Tapatoa, Valentin Kok Tam et Tehoarii Tapatoa : “On faisait partie des équipes favorites mais on n’avait pas tous le même niveau d’entraînement dans notre équipe. Donc on n’était sûr de rien mais on était quand même confiants. Quand Asopa a creusé l’écart en tête avec près de trois minutes d’avance à un moment, on s’est dit que ça allait être dur de revenir mais qu’on n’allait rien lâcher. On a réussi à réduire l’écart au fil des relais et Tehoarii (Tapatoa) a fait un gros dernier relais pour nous offrir la victoire. L’Ekiden permet de mettre en valeur l’esprit d’équipe et la qualité des clubs et ça nous a permis de mettre en avant l’AS Tefana athlétisme aujourd’hui.” Le semi-marathon était lancé à 16 heures avec 106 équipes de trois coureurs et si l’Asopa y prenait aussi la tête, Damien Troquenet le 2 e relayeur du VSOP XO et partenaire de Axel Guillo et Donatien Tranet parcourait son 10 km sur un rythme très élevé et creusait des écarts énormes. Le VSOP XO remportait la course en 1 h 11’ 43’’ devant le trio des Moustachettes emmenée par Tutea Degage (1 h 20’ 51’’) et le Team Run Tefana (1 h 25’ 32’’). Un succès malgré les péripéties de programmation Longtemps incertain quant à son lieu et sa date de programmation, l’Ekiden 2026 a donc finalement eu lieu à Punaauia samedi alors que les deux précédentes éditions s’étaient déroulées sur le front de mer de Papeete en octobre/novembre. Mais l’équipe organisatrice avait tout lieu de se satisfaire de la tournée des événements samedi et les propos de Joëlle Lecroart, la coordinatrice de l’événement en témoigne : “On a changé le site de l’Ekiden parce que c’était compliqué de fixer des dates avec le Port autonome et la police municipale de Papeete et comme on avait déjà modifié une première fois la date, c’était plus compliqué de la changer encore. On a préféré changer le lieu, la mairie de Punaauia nous donnant son accord pour organiser l’Ekiden sur sa commune. Le cadre est tout à fait adapté pour un tel événement et le parcours sécurisant. On est très satisfaits de la participation avec près de 700 coureurs sur le marathon et le semi d’autant que le fait d’organiser notre événement au mois d’août n’est pas la meilleure période avec les vacances. On devrait d’ailleurs revenir à une date plus tardive en 2027. Comme chaque année, l’organisation est assez lourde et ça demande quelques mois de préparation mais ça se passe bien car on a des partenaires avec qui on a des conventions sur trois ans et je les remercie pour leur implication et leur soutien. Et puis satisfaction aussi avec les retours que j’ai aujourd’hui de la part des coureurs qui semblent apprécier le parcours et il y a eu en plus du suspense sur le marathon avec un public qui a mis l’ambiance.” La remise des différents podiums scratch, Challenges (entreprises, uniformes et club FAPF les plus représentés) et équipes féminines a clôturé l’Ekiden Tahiti 2026. L’édition 2027 aura lieu à n’en pas douter mais quand et où, l’équipe organisatrice va se pencher rapidement sur le sujet. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-24 02:28:00

“Modifier à nouveau le statut (...) pour libérer les communes”
Tahiti, le 22 août 2026 – Le sénateur sortant Teva Rohfritsch veut donner encore plus de pouvoir aux tāvana avec la décentralisation “pour libérer les communes (...) entravées dans leur exercice”. Pour ce qui est du financement il compte sur le Pays et l’État, à qui il demande surtout de ne pas “se cacher derrière l’autonomie pour na pas financer” . Comme l’a annoncé le sénateur sortant à Tahiti infos en juin dernier, il est candidat à sa propre succession. Une “candidature unique avec une suppléante” et sans étiquette politique. Teva Rohfritsch “souhaite être un sénateur libre. Libre mais attaché à [mon] territoire” . Samedi matin, il a présenté sa suppléante Vaiana-Tematua Estall. Il croit en ses chances pour le scrutin de fin septembre prochain. D’abord parce que selon lui lors des dernières municipales “aucun parti n’a vu la victoire” . Ensuite parce qu’il constate que de nombreux tāvana ont été élus sans le soutien d’un parti en place. Il défend le travail réalisé au cours de la mandature qui s’achève pour lui au Sénat. “ J’ai fait beaucoup de choses”, dit-il et assure avoir de “nouvelles propositions, avec un projet à proposer aux communes” . Samedi, en conférence de presse, il a tenu a précisé que le bilan avec lequel il se présente pour une réélection est le fruit d’un travail conjoint avec la sénatrice Lana Tetuanui. “ C'est cette complémentarité qui nous a été utile pendant 6 ans (...). Il faut reconnaître que c'est ce travail commun qui nous a permis d'obtenir tout ça .” Teva Rohfritsch assure “avec humilité” que “tous les chantiers que l'on avait annoncés avec Lana à l'époque, on les a ouverts, on les a tenus” : notamment la réforme du Code général des collectivités territoriales (CGCT). “ L'ordonnance est sortie au mois de juin, on va dire 60-65 % de ce qu'on a demandé a été obtenu (...). Je pense que 100 % des choses que nous avions annoncées ont été tenues .” “Libérer nos communes” Pour ce mandat à venir, le leitmotiv est : “Libérer nos communes”. Il souhaite “ aller plus loin que ce qu'on a fait avec Lana, avec la modification de l'article 43-2” qui permet notamment aux tāvana d’exercer des compétences du Pays. Ils ont tout de même l’obligation de transmettre la date et les modalités de ces événements au Pays, à l’assemblée de la Polynésie et au haut-commissariat et le délai ne peut être inférieur à six mois. Teva Rohfritsch estime donc que le travail n’est pas terminé et veut donner encore plus de pouvoir. “O n voit qu'il y a encore des obstacles administratifs, financiers et puis, on sent qu'il y a de la politique derrière.” Le sénateur sortant veut se faire le chantre d’une décentralisation qui “ne vise pas à diminuer le Pays, mais à aller un peu plus loin, permettre une capacité d'initiative générale des communes à l'échelle locale ou intercommunale”. Il est conscient que cela ne pourra fonctionner sans appui financier et que des “verrous juridiques” existent. Il assure que des propositions de loi dans ce sens sont “ prêtes pour pouvoir modifier à nouveau le statut, aller plus loin pour libérer les communes (...). Elles sont entravées dans leur exercice” . “Le parent pauvre de l'autonomie” Teva Rohfritsch assure que contrairement aux communes de métropole, celles du Fenua n'ont pas la compétence générale. “E lles ne peuvent pas agir quand il y a une catastrophe”. Mais, observe-t-il, “quand il y a un problème, quand il y a la Covid, quand les gens sont confinés à la maison, vers qui on s'est tourné ? Vers les maires”. Pour lui, “il faut sortir de cette hypocrisie”. Le pouvoir législatif sera toujours à l’assemblée de la Polynésie, rappelle-t-il . “Et pourquoi empêcherait-on les tāvana d'agir dans ces cadres juridiques qui existent dans le Pays ?” Et ce n’est pas tout, insiste Teva Rohfritsch, puisqu’il veut également prévoir des financements en concertation avec le Pays, mais aussi l'État. “Et le message que je souhaite porter à l'État (...) est : “Ne vous cachez pas derrière l'autonomie pour ne pas venir financer ce qui relève du service de proximité des citoyens français, européens, avec un passeport. Des citoyens qui votent aux élections nationales. C'est-à-dire que l'autonomie ne doit pas être une excuse.” Le sénateur sortant est également revenu sur le report à 2032 de l’obligation pour les communes d’assurer l’assainissement et de fournir à leurs administrés de l’eau potable, selon les normes OMS. “Il faut un plan Marshall autour de ça. Trop longtemps, on a laissé les communes face aux problèmes. C'est pour ça que je parle de les libérer aussi.” “En un mandat, ils ne pourront pas faire tout l'assainissement. C'est pour tout ça qu'il faut aller se battre au Parlement, auprès du gouvernement pour faire ouvrir les portes et trouver des solutions. Se battre, ce n'est pas juste réclamer, c'est proposer des idées”, plaide Teva Rohfritsch. Il a aussi profité de cette intervention médiatisée pour adresser un petit message au candidat du Tapura Édouard Fritch : “I l faut arrêter d'utiliser le Sénat pour préparer les élections de 2028 ou pour faire autre chose. Je lance ça comme ça, je crois qu'il faut élire des sénateurs qui veulent siéger au Sénat et qui tiennent leurs engagements .” Vaiana Tematua-Estall, suppléante et adjoint à Papeete Teva a “un véritable bilan” “J’ai longtemps milité et œuvré aux côtés de Teva Rohfritsch et Nicole Bouteau dans l'ombre. Ça a été formateur (...). Je suis sixième adjointe au maire de Papeete en charge des Finances, du Tourisme, de l'Insertion et de l'Emploi (...). L'importance de renouveler Teva dans ses fonctions, c'est avant tout l'expertise qu'il a (...). Nous sommes quasiment tous des nouveaux élus dans à peu près toutes les communes. On ne peut pas se permettre d'aller apprendre encore à Paris, de tisser un réseau avec les urgences que l'on a (...). À Papeete, capitale administrative, on a des dépenses de centralité qui sont malheureusement absorbées uniquement par la commune. On n'a pas de dotation supplémentaire ou spécifique liée au fait que l'on soit la capitale (...). Comme toutes les communes, c'est calculé sur la population résidente de Papeete. Donc, on est aux alentours de 26 000 habitants. Mais en journée, ce chiffre-là se voit triplé. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-24 00:04:00

Le Raymi “sous la responsabilité de l'État”
Tahiti le 22 août 2026 – Après la voie d’eau constatée sur l’épave du Raymi, au port de Papeete, le Pays assure que “juridiquement (...) le bateau est sous la responsabilité de l'État”, déjà sommé officiellement de réagir. Pour la fédération des associations de protection de l’environnement (Fape) “c e n'est quand même pas normal qu'on laisse un bateau dans ces conditions, dans le port”. Quinze jours après avoir décelé une voie d’eau sur le chalutier épave Raymi, la question des responsabilités est plus que jamais d’actualité. Rappelons que ce navire a été arraisonné et saisi en décembre 2024 par la Marine nationale au sud de la zone économique exclusive de la Polynésie française, avec plus de 500 kilogrammes de cocaïne à bord. Il est depuis maintenu à quai au port de Papeete. Le président de la fédération des associations de protection de l’environnement, Winiki Sage, se dit inquiet face à un navire aujourd’hui sur le point de “ couler” et déplore qu’il soit toujours à Fare Ute sans que rien n’ait été fait depuis deux ans, ni entretien ni solution de déplacement : “ on ne comprend pas pourquoi on arrive à cette situation. Alors on nous dit qu'il faut rechercher le propriétaire. Malgré tout ça, malgré ces difficultés administratives, ce n'est quand même pas normal qu'on laisse un bateau dans ces conditions, au port.” Et pour le président de la Fape en termes de responsabilités, la situation est claire : “c'est l'État et la douane qui devraient s'en occuper (...). Il y a déjà eu des interventions dans le passé, et ce n'est pas normal qu'on arrive à cette situation”. Le président de la Fape annonce vouloir interpeller l’État à ce sujet et en appelle à une solution rapide. “Il faut que tout le monde s'y mette parce que là, il s'agit quand même d'une pollution. Ce n'est pas juste un port, aujourd'hui c'est un espace de vie pour beaucoup de personnes. Il faut absolument qu'on prenne des mesures d'urgence et c’est ce que la fédération souhaite”, martèle Winiki Sage. De grands travaux d’agrandissement et d’approfondissement de la passe sont prévus pour sécuriser le passage des gros cargos, rappelle-t-il. Et selon lui il faut “profiter de tous ces travaux pour faire le ménage et pour retirer toutes ces épaves qui polluent aujourd'hui notre port” . Quant au devenir de ces épaves : “Je ne suis pas spécialiste, reconnait Winiki Sage, mais effectivement, dans certains pays, ils les récupèrent et puis ils les découpent. Je ne sais pas si c'est possible aujourd'hui (...). On verra ce que va nous proposer le port autonome et l'État (...). Pour nous, le plus important, c'est qu'il n'y ait pas de pollution .” “On a mis en demeure l'État plusieurs fois pour qu'il réagisse” Interrogé également à ce sujet, le ministre des Grands travaux, de l’Équipement, Jordy Chan, assure sans détour que “ juridiquement parlant ” le chalutier Raymi est “sous la responsabilité de l'État, puisque c'est l'État qui a saisi le navire en raison de la suspicion de trafic de drogue. Donc, depuis 2024, normalement, l'État est en charge du navire” . Le ministre de tutelle du port autonome assure que le Pays “a mis en demeure plusieurs fois [l’État] pour engager les procédures nécessaires à la déchéance de propriété et faire en sorte que le navire ne reste pas à quai et puisse être traité, et qu'il n'y ait pas risque qu'il coule, notamment. Maintenant, on attend une décision de l'État sur ce point-là” . Le Pays a pour l’instant pris “les devants pour sécuriser du mieux qu'on pouvait (...) même si ce n'était pas forcément notre obligation”, souligne le ministre . “Il fallait le faire parce que c'était nécessaire. Maintenant, c'est à l'État de de faire le nécessaire pour évacuer ce navire du port.” Le ministre Jordy Chan espère que, d’ici là, le chalutier “ ne coulera pas” . Le Pays a mis en demeure l'État “plusieurs fois pour qu'il réagisse. Le port a pris les devants pour essayer de faire en sorte que le Raymi ne coule pas. Mais si on ne réagit pas rapidement, cet accident pourrait survenir. Je pense que ce sera quand même désastreux pour le port” . Pour faire face aux urgences, il y a 15 jours le Port autonome est intervenu pour pomper les eaux qui s’étaient infiltrées dans le Raymi. Un barrage antipollution a été mis en place et un traitement des eaux polluées a été effectué. Selon nos informations, toutes ces opérations ont coûté au Pays une quinzaine de millions de francs qui ont été facturés à l'État. Ce navire saisi par les services de l’État est maintenu sous surveillance. Mais l’urgence se fait pressante. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-23 23:59:00

CBD : cinq variétés testées pour lancer une filière
Tahiti, le 23 août 2026 - La Polynésie s’apprête à tester concrètement la culture locale de CBD. Neuf producteurs ont été sélectionnés pour expérimenter cinq variétés et vérifier leur adaptation au climat polynésien. Depuis 2023, la culture locale de CBD en Polynésie en était surtout restée au stade des bruits de couloir. Cette fois, le projet devient un peu plus concret : les neuf producteurs sélectionnés par le Pays ont participé la semaine dernière à un séminaire consacrées à la réglementation, aux techniques de culture et surtout aux débouchés de cette filière en gestation. Cinq semences ont été retenues : trois proviennent des États-Unis et deux sont inscrites au catalogue européen. Chaque producteur doit recevoir 500 graines d'ici à la fin de l'année. L'objectif est d'enchaîner cinq cycles de production pour vérifier si ces variétés s'adaptent aux conditions locales. La question centrale reste celle du taux de THC. Pour être commercialisable dans le cadre prévu par le programme, la production devra rester sous le seuil réglementaire de 0,3 %. “On va faire plusieurs analyses à trois temps précis du cycle de floraison : au début, au milieu et en fin de floraison, donc à la récolte”, précise Tetia Peu, ingénieure agronome à la Direction de l'agriculture. Si une production dépasse le seuil autorisé, elle ne pourra pas être commercialisée et devra être détruite. Ces prélèvements doivent permettre de déterminer la période de récolte la plus adaptée pour rester sous le seuil autorisé. Les analyses seront réalisées par l'Institut Louis Malardé (ILM). Dans les archipels éloignés, la Direction de l'agriculture devant organiser les prélèvements, le prétraitement et l'acheminement des échantillons vers le laboratoire. Pour cette phase pilote, les producteurs disposent d'une liberté dans leurs méthodes de culture : terreau, compost, hydroponie ou aquaponie peuvent être utilisés. “Le but de cette phase pilote, c'est de sortir des données économiques, agronomiques. C'est de comparer les différents types de cultures pour pouvoir définir la plus rentable”, explique Philippe Cathelain, producteur pilote et gérant de sa propre société à Papara. "Le plus difficile sera de trouver un débouché à cette production” Pour la phase expérimentale, les semences et les analyses sont prises en charge par la Direction de l'agriculture. Le coût réel d'une installation reste en effet encore inconnu. Les producteurs peuvent bénéficier des aides agricoles existantes, notamment pour l'investissement et l'équipement. Pour Philippe Cathelain, la priorité est donnée à la production de fleurs destinées à l’extraction. Les premiers débouchés envisagés concernent les huiles et les produits cosmétiques. Le secteur thérapeutique pourrait représenter une perspective à plus long terme. Les autorités assurent que des discussions ont déjà été engagées avec des acteurs du secteur. Le ministre de l’Agriculture évoque notamment un contact avec le laboratoire Boiron, qui pourrait constituer un débouché pour la production polynésienne. L’objectif serait notamment d’exporter la matière première vers l’Hexagone, pour des usages liés au bien-être ou, à terme, au secteur pharmaceutique. Mais pour l’heure, la phase pilote doit d’abord permettre de vérifier la qualité et la stabilité des productions locales avant de parler de la rentabilité de la filière. Philippe Cathelain estime que le principal défi ne sera finalement pas de faire pousser les plantes, mais de trouver des débouchés à la production. “Le plus difficile n’est pas de cultiver. Le plus difficile sera de trouver un débouché à cette production.” Pour l'heure, les neuf producteurs avancent donc encore en terrain inconnu et si l'expérimentation est concluante, elle pourrait constituer la première étape vers la structuration d'une filière locale de CBD. Qu’en est-il du CBD thérapeutique ? “La phase pilote porte principalement sur la production de cannabis à faible teneur en THC et ses débouchés dans le bien-être et la cosmétique. Le cannabis à usage thérapeutique relève, lui, d'un cadre réglementaire beaucoup plus strict, notamment pour la fabrication de médicaments.” Le ministère de la Santé précise que le terme “cannabis thérapeutique” désigne, au sens réglementaire, un usage pharmaceutique : médicaments ou préparations magistrales. Ces produits devront-ils répondre à des exigences de qualité plus élevées que les produits de “bien-être” ? “Pour l'instant, le projet est en phase pilote : nous attendrons les résultats avant d'envisager la suite.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-23 23:55:00

Radar Météo : utile ... mais à l’aéroport
Tahiti, le 23 août – Les habitants ont bien compris que le radar météorologique est nécessaire pour la sécurité mais oppose “un refus unanime et catégorique” à son installation sur le littoral de Tema’e. Prêts à se lever et à mettre cette affaire au tribunal, les riverains proposent de l’installer sur le site de l’aéroport de Moorea. Le directeur interrégional de Météo-France, Philippe Frayssinet, son adjoint Frédéric Troc ainsi que trois des agents de cet établissement public de l’État se sont déplacés vendredi soir à Moorea pour la réunion d’information au sujet du projet d’installation d’un radar météorologique à Tema’e . Ce projet d’une antenne rotative abritée dans un large dôme protecteur sphérique fixé en haut d'une tour est vu d’un mauvais œil sur place. Surtout en bord de mer. Les émissaires de Météo-France ont été accueillis par le tāvana de Teavaro Rahiti Buchin ainsi que par une trentaine d’habitants. La réunion a duré plus de trois heures. La direction a expliqué de long en large la nécessité de disposer d’une telle installation de surveillance météo au Fenua. “On est tous concernés par les moyens d'améliorer la sécurité de la population.” Frédéric Troc a aussi expliqué que cet instrument d'observation et de prévision “à courte échéance (...) permet d'anticiper un certain nombre de phénomènes dangereux” tels que les fortes pluies, les dépressions ou encore les cyclones. Et, de facto, il sert à “protéger les populations” et sécurise tout ce qui est lié au transport aérien, maritime ou routier. À la fin des échanges, Rahiti Buchin s’est dit satisfait de cette présentation qui a donné l’opportunité aux “ résidents, essentiellement de Tema’e [de] poser toutes les questions” . Le tāvana a aussi précisé que tous sont d’accord sur la nécessité d'avoir un tel radar “sur le plan sécuritaire”. Mais c’est le site choisi qui pose un problème même s'il est présenté comme le “meilleur endroit technique possible” sur le littoral de la pointe Tema’e. Les habitants réprouvent son “impact environnemental” et proposent à Météo-France “d’étudier un éventuel plan B” : “implanter le radar à l’aéroport de Moorea .” Rahiti Buchin a aussi rappelé aux représentants de Météo-France que Tema’e “s'en prend déjà plein la figure depuis pas mal de temps. On bataille actuellement pour maintenir la plage publique de Tema’e, l'accès par le golf, l'autre accès au niveau du lac” . Et, selon le maire délégué de Teavaro, si de “bonnes choses se font” comme le bitumage de la route, il faut aussi penser à “préserver cette richesse, toute cette beauté” qui fait le patrimoine de Tema’e . “Refus unanime et catégorique” Quant à la présentation de Météo-France, Jody Grosmaire, représentant de la fédération Tahei auti ia Moorea a félicité l’exercice décliné “de façon sérieuse” avec “des éléments techniques”. Mais il constate que le radar météorologique prévoit de se développer sur une hauteur de 31 mètres avec un sphère de 6 mètres de diamètre à son sommet. “Et là, en termes paysager, il y a un impact qui n'est pas possible du tout sur la plage publique de Tema’e. Ça c'est clair et net.” Aussi, les résidents de Tema’e proposent-ils deux solutions de remplacement. “Déplacer le radar sur une partie du terrain de l'aérodrome de Moorea, ce serait le plan B, le plus crédible et celui qui serait porteur d’un consensus avec la population .” Sinon, ils proposent à Météo-France d’investir dans des supercalculateurs “comme certains sites privés qui nous donnent quand même des prévisions assez précises (...) .” Mais les habitants de Tema’e n’ignorent pas qu’en matière d’intérêt public cet arbitrage a également une dimension politique. La fédération Tahei auti ia Moorea rédige actuellement un courrier destiné au tāvana de Moorea-Maiao, Evans Haumani, “pour lui rappeler que dans le Plan général d’aménagement, il y a des articles qui peuvent défendre l'intérêt de la population” . Un second courrier est également en préparation à l’intention du président du Pays, Moetai Brotherson, “pour lui faire part du souhait qui est de trouver une alternative puisque, de toute manière, il y a eu un refus unanime et catégorique de l'ensemble des présents des résidents du Motu Tema’e” . Depuis 2021, rappelle-t-il, Tema’e est “ultrasensible” et il ne comprend pas pourquoi le Pays “a donné son accord à Météo-France“ : “On trouve ça un peu culotté. On a l'impression qu'il ne saisit pas réellement toutes les tensions qu'il y a aujourd'hui sur le motu .” La fédération menace de saisir la justice si le gouvernement persistait dans son soutien au projet. Progrès “sur la nécessité du radar” Ce qui est important pour le directeur interrégional de Météo-France c’est que “tout le monde a bien compris l'intérêt pour la sécurité des personnes et des biens, pour la sécurité aéronautique, pour la connaissance du climat. On a progressé au moins sur la nécessité du radar”. Philippe Frayssinet s’attendait à la réaction négative des usagers du site de Tema’e concernant l'impact visuel du radar. “C 'est pour ça qu'on est là pour en discuter ce soir et c'est important d'avoir cet avis” . Les propositions des habitants de Tema’e vont être “étudiées”, assure-t-il. Mais, plusieurs sites ont déjà été passés en revue avant d’arrêter le choix de Tema’e. “P our diverses raisons, ces options ont été fermées les unes après les autres. Maintenant. On se rend compte que Teavaro pourrait se fermer aussi. Donc, est-ce qu'il faut revenir sur d'anciens idées qui n'ont pas eu de suite ? C'est une question qu'on peut légitimement se poser .” Une chose est sûre pour le responsable de Météo-France : le site du mont Marau est “ définitivement fermé” car techniquement moins bien situé et d’un accès “trop difficile”. “Le mont Marau on ne reviendra pas dessus .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-23 23:10:00

Le Dory 2 : “il y a deux poids deux mesures”
Tahiti le 23 août 2026 – Débuts difficiles pour le Dory 2. Après avoir été bloqué pendant 14 heures par les remorqueurs du port autonome en rade de Papeete, vendredi, le cargo mixte a enfin pu se mettre à quai samedi matin, à Motu Uta devant son hangar pour y débuter les opérations de chargement du fret. L’armateur se démène pour pouvoir y embarquer jusqu’à 140 passagers, en dépit de l’obligation qui lui est opposée de procéder à ces opérations depuis le terminal de croisière. Vendredi vers 17 heures le Dory 2 quitte le quai de Papeete pour se rendre à Motu Uta et y débuter les opérations de chargement du fret en vue d’un appareillage lundi. Mais faute d’autorisation officielle pour se positionner à quai, deux remorqueurs du port autonome lui bloquent l’accès... jusqu’à samedi matin. Et le dénouement ne sera rendu possible que grâce à l’armateur du Maris-Stella. Le secrétaire général du groupe Degage, Christian Ratinassamy, ne cache pas son soulagement. “Il a eu la gentillesse de venir me voir ce matin, pour savoir, si on a eu une décision du Pays. Malheureusement, je lui ai répondu que je n'ai eu ni un coup de téléphone, ni rien.” C’est ainsi que l’armateur du Maris-Stella a décidé de déplacer son navire pour libérer la place à quai, avec l’accord de la capitainerie du port autonome. “Il m'a dit, ‘Vous allez pouvoir prendre notre place et embarquer votre fret ’.” Les hangars de stockage des deux compagnies sont en effet mitoyens, sur la digue de Motu Uta. “Deux poids deux mesures” Le caboteur flambant neuf doit appareiller à 14 heures, lundi, pour sa première rotation aux Tuamotu. Le navire peut accueillir jusqu’à 140 passagers. En principe, ils doivent embarquer au départ du terminal de croisière, à l’instar du Aranui. L’armateur se bat pour obtenir une dérogation. Car pour Christian Ratinassamy “ il y a bien, à la base, deux poids, deux mesures, puisqu'on nous impose d'aller au terminal de croisière, alors que le Tuhaa Pae continue aujourd'hui encore à embarquer ses passagers depuis Motu Uta” . Pas question pour le Dory 2 d’aller au terminal de croisière, insiste-t-il : “ payer 30 millions de prestations à l'année, on n'a pas les moyens. Cette charge n'a pas été budgétisée .” Une demande d’obtention du code International Ship and Port Security (ISPS) relative à la sûreté portuaire et maritime a été déposée par le Dory 2 auprès des services du haut-commissariat pour appuyer cette demande de dérogation. “ On a fait le nécessaire pour instruire un dossier pour avoir notre zone ISPS ici à Motu Uta, et répondre aux obligations de sûreté” et permettre l’embarquement de ses passagers depuis son quai . Il souligne aussi que les autres bateaux “n'ont pas encore fait les formalités. Nous sommes les premiers”. Dory 1, “source de tensions avec le port” Pour Christian Ratinassamy, la “source de tensions” liée au litige avec l’administration du port concernant l’immobilisation au quai de transit depuis plusieurs mois du Dory 1 explique cette attitude de l’établissement public. Mais il regrette cette situation. La justice a ordonné mi-juillet, sous astreinte, à l’armateur de retirer ce vieux navire et de libérer le quai de transit. Mais, “à un moment donné, il faut avancer. Il ne faut pas rester sur les passifs”, défend Christian Ratinassamy . En effet, rappelle-t-il, le groupe Degage a investi pour assurer la desserte des Tuamotu-Ouest avec, “ pour la population et pour la première fois, un cargo mixte. On continue à avancer, et les passifs se règlent avec le temps. On ne peut pas tout régler en une seule journée” . Le groupe a proposé “ différentes solutions” mais le port autonome “ n'a malheureusement donné aucun retour favorable à toutes nos propositions” . Il estime aujourd’hui être “devant un mur” alors qu’il a besoin du port pour résoudre certains problèmes “d’ordre logistique” . Face à cela et au silence du gouvernement, le secrétaire général du groupe Degage éprouve “un sentiment de frustration, d'injustice, et d'abandon de la population” . Contacté, le ministre en charge de l’Équipement n’a pas répondu à nos sollicitations. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-23 21:51:00

Va’a - Tahiti prend le large au classement des Mondiaux !
Tahiti, le 23 août 2026 - Les rameurs polynésiens figurent en tête au tableau des médailles des championnats du monde de vitesse de va’a à Singapour. Nos ‘aito ont pu compter une nouvelle fois sur les bonnes performances des athlètes en para ainsi que chez les juniors avant les épreuves en V12 et en individuelles. La sélection tahitienne trône en tête des championnats du monde de vitesse à Singapour. Au coude-à-coude avec la Nouvelle-Zélande avant le début du week-end, les rameurs du Fenua ont pu prendre le large grâce notamment à la délégation para-va’a qui a ramené à elle seule 20 médailles (10 d'or, 5 d'argent, 5 de bronze). Leur dernière journée en V1 (500 mètres) sur le plan d’eau de Marina Bay a confirmé la domination de nos ‘aito. L’enfant de Mataiea, Gervais Aumeran, a glané un nouveau titre en VL4 et repart des Mondiaux avec quatre breloques autour du cou. Il a devancé notamment son compatriote Christian Ti-Paon qui est monté sur la troisième marche du podium derrière le Néo-Zélandais Mii Pepe. Lysiane Teiri (VL2) a aussi décroché l’or. Déjà vainqueur sur le 250 mètres individuel, Atonia Maitia a signé un doublé en l’emportant cette fois sur le 500 mètres : “ J’ai trouvé de la stabilité sur la pirogue et j’ai pu ramer comme à l'entraînement. J’ai tant souffert et ça a payé ”, sourit le champion au micro de TNTV . Il a été imité par John Itchner qui s’est imposé face au Hawaiien Vic Allen dans la catégorie VLVI. “ Les para ont obtenu de très bons résultats cette année ”, conclut Patrick Viriamu après son succès chez les VL4 alors qu’Allgower Maruae a ramené l’argent. “Nous sommes venus chercher l’or et on l’a eu” Les épreuves du samedi ont été pour la grande majorité des séries. Tahiti a tout de même ajouté deux médailles à son compteur grâce aux rameurs de Tahitian Paddle / Mataiea Va'a qui ont triomphé, en V12, chez les U19 au nez et à la barbe des deux formations néo-zélandaises. “ On est très contents et fiers de nous ! Cela n’a pas été facile, car on était en retard au départ. Il a fallu se battre pour les rattraper. Nous sommes venus chercher l’or et on l’a eu ”, ont célébré les Polynésiens alors qu’ils étaient encore essoufflés. Toujours en V12, la formation du Fenua (Tamarii Taravao / Rautere), filait droit vers la première place, mais a craqué dans les derniers mètres : “ On a fait un très bon départ sauf qu’on s’est excités avant l’arrivée et nous avons fait n’importe quoi... Cela fait tout de même plaisir de repartir avec une médaille de bronze ”, relativise Louison Mati qui visait le titre en master 50 ans. Mission accomplie pour lui et ses onze partenaires de Rautere. L’équipage s’est imposé pour seulement trois petits centièmes devant le Canada. Un programme royal attend, lundi après-midi (horaires de Singapour), les rameurs. Au programme, 76 courses dont plus de 20 finales sont au menu avec notamment les épreuves en V1. Pas de quoi faire trembler la sélection tahitienne qui a déjà fait le break sur ses poursuivants au classement avec une avance de sept médailles d’or sur la Nouvelle-Zélande. Tableau des médailles 1er Tahiti : 18 médailles d'or, 9 en argent et 6 en bronze (33) 2e Nouvelle-Zélande : 11 en or, 11 en argent et 6 en bronze (28) 3e Hawaï : 5 en or, 6 en argent et 8 en bronze (19) 4e Etats-Unis : 4 en or, 3 en argent et 7 en bronze (14) 5e Brésil : 3 en or, 3 en argent et 1 en bronze (7) Résultats finales Vendredi Para-hommes VL1 1er Atonia Maitia (TAH) Para-hommes CI 1er Leon Hudson (NLZ) 2e Tutavake Ragivaru (TAH) Para-hommes VLVI 1er John Itchner (TAH) 2e Vic Allen (HAW) 3e Clary Ryan (USA) Para-femmes VL2 1ere Lysiane Teiri (TAH) Para-femmes VL4 1ere Melissa Warden (USA) 2e Amanda Freitas (BRE) 3e Heilani Tama (TAH) Para-hommes VL3 1er Gervais Aumeran (TAH) 2e Mii Pepe (NLZ) 3e Christian Ti-Paon (TAH) Para-hommes VL4 1er Patrick Viriamu (TAH) 2e Allgower Maruae (TAH) 3e Jonathan Jonvaux (NCL) Samedi Junior 19 ans masculins V12 500m 1er Tahitian Paddle / Mataiea Va'a (TAH) 2e Akarana - Taurea Va'a (NLZ) 3e Te Toki - Asoy Juniors (NLZ) Master 60 ans hommes V12 500m 1er Nga Hoe Horo - Poutama Waikuta (NLZ) 2e Team Tommy - Port Hacking OCC (AUS) 3e Tamarii Taravao / Rautere (TAH) Masters 50 ans hommes V12 500m 1er Rautere (TAH) 2e Canada 3e Hawaï Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-23 20:50:00

MMA - Les combattants font le show aux championnats de Polynésie
Tahiti, le 22 août 2026 - Le spectacle a été au rendez-vous, ce samedi, lors des championnats de Polynésie de MMA à Paea. Près d’une vingtaine de combattants ont eu l’occasion de briller et de glaner un titre dans les catégories allant de -66 à -120 kilos. Le club hôte de Te Aro s’est particulièrement illustré en remportant deux finales ainsi que les affrontements chez les juniors. Les centaines de spectateurs présents à la salle Manu Iti de Paea en ont eu plein leurs yeux. Dès 9 heures, ce samedi, l’octogone a vibré pour le grand retour des championnats de Polynésie de MMA. Une douzaine de combats se sont déroulés tout au long de la journée. Ce sont les poids lourds (-120 kg) qui ont eu l’honneur de lancer les hostilités. Le pensionnaire de Tefana judo, Ariimana Apeang, a parfaitement lancé sa compétition en battant dès la première reprise Teiva Raihau Raihau (Toahotu BJJ) grâce à un ground and pound. Il a été rejoint en finale par Hitinui Teai (Islander) qui a battu l’un des athlètes de Moorea, Teiva Raihau, à la décision. Les deux finalistes se sont livré un beau duel pour clore le spectacle. Malgré une bonne entame, Ariimana Apeang s’est fait surprendre par Hitinui Teai et a dû abandonner dès le premier round à la suite d’une soumission. “ Le plan était de le fatiguer pour qu’il commence à lâcher un peu ses coups et de partir sur un takedown afin de l’emporter au sol. J’avais vu lors de ses anciens affrontements qu’il avait moins d’expérience que moi sur cet aspect-là ”, confie le nouveau champion des poids lourds qui souhaite désormais monter dans la cage face à des adversaires internationaux. Le membre de Tefana judo garde de son côté le sourire : “ J’ai fait quelques erreurs en finale. C’est une belle expérience et je vais revenir plus fort ”. Te Aro MMA brille à domicile L’équipe de Keoni Terorotua, fondateur et entraîneur de Te Aro MMA, a su bonifier le soutien de son public à Paea. Tout d’abord, c’est Raihau Tariu qui a décroché le premier titre grâce à ses deux succès respectivement contre Nahei Teriitevaoparauri (Tefana judo) et Simon Augendre (Islander) dans la catégorie des -65,8 kilos. Dans la foulée, Kaimana Terorotua (Te Aro) a obtenu un nouveau sacre pour son club en s’imposant face à Taata Tamahia (Ke’a jiu-jitsu) chez les poids moyens (-84 kilos). Là encore, il n’aura fallu que quelques minutes pour qu’il parvienne à soumettre son adversaire alors qu’il évolue habituellement dans la catégorie inférieure des moins de 77 kg. “ Je suis content d'avoir eu un combat, car ce n’est pas toujours le cas à cause du manque de participants. C’est pour cela que j’ai accepté de passer en poids moyen ”, explique Kaimana Terorotua. S’il a rempli son premier objectif, le jeune combattant a déjà d’autres grandes ambitions avec en point d’orgue les Jeux du Pacifique où il vise une qualification en lutte. Le repos sera de courte durée pour certains d’entre eux. Dans quelques semaines, la plupart des licenciés de Te Aro revêtiront à nouveau leurs tenues de combat à l’occasion des Mondiaux de jiu-jitsu à Las Vegas. Le club de Paea a également pu compter sur ses jeunes pousses. Deux combats juniors hors championnats se sont déroulés entre les demi-finales et les finales de la compétition. Chez les U14, Hiripa Maiterai (Te Aro) est venu à bout de Raihono Tuteraihia (Islander) à la décision. Il a été imité par son coéquipier Revatua Tetauvira (Te Aro) qui a eu le dernier mot contre le représentant de Moora, Heiva Amaru, dans la catégorie des moins de 17 ans. “On préfère qu’ils combattent dans la cage plutôt que dans la rue” “ C’est pour les jeunes comme eux que nous avons décidé d’organiser ces championnats. On préfère qu’ils combattent dans la cage plutôt que dans la rue ”, ajoute le chef d’orchestre de la compétition, Keoni Terorotua, qui a bénéficié du soutien de la Fédération polynésienne de lutte, MMA, BJJ et disciplines associées. “ Les combattants ont eu l’occasion de s’exprimer et cela va nous permettre de mettre en place un classement ainsi que de repérer des pépites. ” Le dernier affrontement pour le titre des -93 kg a opposé Rama Tehei (Islander) et Ariirau Haapuea Belai (Moorea) qui ont défait Patrick Bardet (Te Aro) ainsi que Rua Bryan (Almost) en demi-finales. Le duel a été le seul des quatre finales à se dérouler jusqu'à son terme. Le combattant de l’île sœur s’est imposé et a empêché Tahiti de réaliser un Grand Chelem. Résultats Finales Heavyweight (-120kg) Hitinui Teai (Islander MMA) bat Ariimana Apeang (Tefana judo) Light Heavyweight (-93kg) Ariirau Haapuea Belai (Moorea MMA) bat Rama Tehei (Islander MMA) Middleweight (-84kg) Kaimana Terorotua (Te Aro MMA) bat Taata Tamahia (Kea jiu-jitsu)- Featherweight (-65,8kg) Raihau Tariu (Te Aro MMA) bat Simon Augendre (Islander MMA) Demi-finales Heavyweight (-120kg) Ariimana Apeang (Tefana judo) bat Teiva Raihau (Toahotu BJJ) Hitinui Teai (Islander MMA) bat Manatea Manoi (Moorea MMA) Light Heavyweight (-93kg) Rama Tehei (Islander MMA) bat Patrick Bardet (Te Aro MMA) Ariirau Haapuea Belai (Moorea MMA) bat Rua Bryan (Almost) Featherweight (-65,8 kg) Raihau Tariu (Te Aro MMA) bat Nahei Teriitevaoparauri (Tefana judo) Combats juniors U14 Hiripa Maiterai (TE ARO MMA) bat Raihono Tuteraihia (Islander MMA) U17 Revatua Tetauvira (Te Aro MMA) bat Heiva Amaru (Moorea MMA) Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-23 03:26:00

7 ans ferme pour avoir abusé de sa cousine et de sa demi-sœur : “Un calvaire pendant plus de 10 ans”
Tahiti, le 21 août 2026 – Un homme de 30 ans a été condamné jeudi en comparution immédiate à 7 ans de prison ferme pour avoir commis des violences sexuelles pendant plus de 10 ans sur sa cousine et sa demi-sœur, alors qu’elles étaient mineures. Les faits reprochés se sont déroulés sur une durée de dix ans. Deux jeunes filles, aujourd’hui âgées de 15 et 23 ans, accusent le même homme, un trentenaire corpulent, de violences sexuelles alors qu’elles étaient encore enfants. La première est sa cousine, dont il était aussi le parrain. La seconde est sa demi-sœur. Leurs récits ont permis aux enquêteurs de mettre au jour deux séries de faits, dont certaines périodes se chevauchent. Attouchements, gestes d’étranglement, actes humiliants et tentative de pénétration figurent parmi les faits reprochés au prévenu. Sa cousine, aujourd’hui âgée de 15 ans, décrit des violences qui auraient commencé alors qu’elle était encore une petite fille. Le prévenu venait la chercher à l’école et bénéficiait de la confiance de son entourage. Les faits ont été révélés en 2025, lorsque la première victime a commencé à parler de ce qu’elle avait subi. Les enquêteurs découvrent alors qu’une autre jeune fille, sa demi-sœur, semble aussi avoir aussi avoir été victime. Pour l’avocate des deux adolescentes, il s’agit d’un “dossier similaire à des dossiers d’assises”. Les faits jugés en comparution immédiate concernent ceux commis pendant la période où le prévenu était majeur et sont qualifiés d’agressions sexuelles incestueuses et d’atteintes sexuelles. Le dossier décrit un climat familial fait de silences, menaces, intimidation et humiliation. “Faire semblant de dormir”, porter plusieurs couches de vêtements ou encore trois culottes : autant de stratégies décrites par les victimes pour tenter d’échapper aux assauts de leur agresseur. “À l’époque, elles n’avaient pas la capacité de résister ou de s’en sortir”, souligne leur avocate. Le point de départ est cet anniversaire, alors que sa cousine, dont il est le parrain fête ses 8 ans. Le prévenu lui demande de le suivre dans la salle de bain en lui disant qu’il a un cadeau pour elle. Une fois à l’écart, il lui propose de jouer “à la maman et au papa”, baisse son pantalon et demande à la fillette de toucher son sexe. Les jours passent et les abus se poursuivent, notamment lorsqu’il se glisse dans son lit pour frotter son corps contre elle. Elle raconte aussi qu’un jour, il aurait baissé son short et tenté de pénétrer son sexe dans son vagin. “J’ai essayé en me mettant au-dessous et en dessus, mais j’ai pas réussi”, avoue le prévenu au tribunal. S’il certains gestes, il minimise largement les faits. À propos de l’une des deux victimes, il affirme : “J’ai caressé sa poitrine. Je n’ai rien fait d’autre.” ​ 8 ans requis Pour l’accusation, témoignent d’un système installé dans la durée. L’une des victimes décrit notamment une cinquantaine de fois où il lui aurait demandé de se changer devant lui. “Il l’a prise pour s’en servir comme un objet. C’était un calvaire pendant plus de 10 ans”, martèle l’avocate à propos de sa cliente aujourd’hui âgée de 23 ans. Pendant les cinq heures d’audience, le prévenu campe sur sa position et reste centré sur le peu qu’il reconnaît avoir fait. “Je te dis ce que j’ai fait. Je vais pas te dire ce que j’ai pas fait”, explique l’homme au physique corpulant, sans le moindre regard pour ses victimes, y compris lorsqu’elles témoignent à la barre. L’expertise psychiatrique du prévenu brosse un portrait particulièrement lourd. Le psychiatre évoque notamment un profil pervers et des actes relevant du sadisme. L’expert reconnait aussi un traumatisme “violent et important” chez les victimes. Le prévenu, chauffeur de personnes en situation de handicap depuis quelques années, conteste une large partie des faits qui lui sont reprochés. Pour expliquer son propre comportement, il évoque à son tour des violences sexuelles qu’il aurait subies lorsqu’il était enfant. Il raconte notamment avoir été agressé par un professeur alors qu’il était en CP. Il explique que cette expérience aurait nourri chez lui un désir de vengeance. “Si tu l’as vécu, pourquoi tu l’as refait ? C’était un petit bébé, ma petite cousine. J’ai essayé de comprendre, c’était son parrain”, a demandé sa demi-sœur à la barre alors très émue d’en parler pour la première fois en public. Pour l’avocate des deux victimes, le dossier est celui d’un “calvaire sur une grande période”. Lors de ses réquisitions, la procureure va dans son sens et insiste sur la tentative de pénétration et sur la répétition des agressions : “C’est une tentative de viol, il a agressé des enfants, il minimise et est dans le déni”, martèle la représentante du ministère public. Elle souligne aussi les actes de cunnilingus, aujourd’hui pénalement qualifiés, mais commis avant l’entrée en vigueur de cette qualification. “Il passe en dessous de la barre, encore une fois”, déplore-t-elle. La magistrate estime que les faits reprochés montrent une progression des violences et souligne les nombreux actes sexuels commis sur les victimes. Elle requiert une peine de 8 ans de prison, assortie d’un suivi sociojudiciaire de 7 ans, ainsi qu’une interdiction de contact avec les victimes. “On punit ces faits-là et on continuera à les punir !”, assure-t-elle. Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné le prévenu à 7 ans de prison ferme, assortis de 7 ans de suivi sociojudiciaire et d'une interdiction de contact avec les victimes. Il devra également verser 1,5 million de francs de dommages et intérêts à chacune d’elles. Une peine qui vient clore un dossier marqué par une décennie de violences sexuelles que refuse de reconnaitre le prévenu. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-22 00:43:00

Collectif 3 : le Tavini affine ses arbitrages
Tahiti, le 21 août 2026 – Le Tavini votera bien un troisième collectif budgétaire, mais entend encore en faire bouger les lignes. Ce vendredi, alors que son examen touche à sa fin en commission, le groupe travaille encore sur ses amendements et partage, avec le Tapura et Ahip, un gros point de blocage : le prêt de 8,5 milliards de francs à Air Tahiti Nui. Heinui Le Caill envisage d’ailleurs, si le calendrier le permet, de réunir à nouveau la direction de la compagnie devant l'ensemble des élus avant la séance plénière : les explications apportées en commission “n'ont pas suffi” et il attend désormais des réponses “plus précises”. “Pour le groupe Tavini, on va voter un collectif 3.” Heinui Le Caill l'affirme d'emblée vendredi matin, dans son bureau de l'assemblée. Mais pas question de donner un blanc-seing au gouvernement. Après avoir travaillé plus d'une semaine sur la première mouture de juin, le groupe a dû reprendre ses propositions de modification avec l'arrivée de la nouvelle copie. “On revoit encore nos futurs amendements”, explique le président de la commission de l'Économie, déterminé à “poser vraiment les questions les plus pointilleuses possibles” avant d'arrêter la position du groupe. Un dossier domine les interrogations : les 8,5 milliards que le Pays veut prêter à Air Tahiti Nui pour réaménager les cabines de ses quatre Boeing 787-9. “Sincèrement, ce n'est pas encore tranché.” L'audition du directeur général d'ATN n'a en tout cas pas suffi à lever les doutes: “Certains sont restés sur leur faim. Est-ce qu'il y a vraiment une urgence de 8,5 milliards ? Ou est-ce qu'on ne peut pas, à la rigueur, la moitié ?” Le Tavini entend soutenir la compagnie, “mais à quel niveau ? Jusqu'où ? Pas à n'importe quel prix”. Heinui Le Caill envisage donc, “lundi ou mardi” si le calendrier le permet, une nouvelle réunion d'information avec la direction d'ATN, ouverte à tous les élus. “Il faut vraiment qu'elle arrive à nous convaincre.” La commission doit achever vendredi l'examen du volet investissement, avant la convocation d'une session extraordinaire. “Fléchons-les ailleurs” Le Tavini veut aussi réorienter des crédits en faveur de la lutte contre la vie chère. Sur les sommes retirées de la continuité internationale des PPN, Heinui Le Caill propose : “Étendons la liste des PPN, baissons le prix des PPN.” Il veut également agir sur le fret dans les îles, où “le coût de la vie est tellement élevé”. Quant aux 500 millions retirés aux aides à l'emploi : “Fléchons-les ailleurs.” Des amendements sont également préparés pour certaines associations œuvrant dans le logement social ou la lutte contre les addictions. Heinui Le Caill soulève le cas du pôle de santé mentale : “Il a été inauguré, mais il n'y a pas de personnel. Il faut un budget de 140 millions.” Et d'insister : “Si c'est une priorité, il faut mettre les moyens.” Maurea Maamaatuaiahutapu évoque de son côté les “deux ambulances” dont aurait besoin l'hôpital de Taravao et réclame davantage de moyens pour les contrôles à la Depam (Direction polynésienne des affaires maritimes), à la DGAE (Direction générale des affaires économiques) ou à la DSFE (Direction des solidarités, de la famille et de l'égalité). Dans la même veine, Heinui Le Caill veut mesurer l'efficacité des dispositifs déjà votés : “On va exiger une évaluation”, assure-t-il. “On réfléchit à poser un amendement à ce sujet-là aussi.” Le Tavini doit désormais arrêter ses arbitrages après la commission, avant de mettre ses amendements en commun avec ceux du Tapura et d'Ahip. Une harmonisation qui devrait être facilitée par les débats de ces derniers jours : “On a à peu près les mêmes préoccupations”, conclut Heinui Le Caill. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-21 23:41:00

Le Dory 2 “ne pourra pas accoster” à Manihi
Tahiti, le 20 août 2026 – Le tout nouveau caboteur Dory 2, qui largue les amarres lundi pour son voyage inaugural, ne pourra pas accoster à Manihi jeudi prochain et probablement pendant les quatre ou cinq prochaines semaines. En cause : une bitte d’amarrage gênante. Si le Pays assure qu’il a été “prévenu un peu tardivement” , le tāvana de Manihi dément et se souvient avoir déjà été contacté par le Pays en avril-mai dernier concernant ce problème. Arrivé il y a deux semaines au Fenua, le caboteur Dory 2 “Heke Nui” doit entamer lundi sa première tournée vers les Tuamotu de l’ouest. Des escales à Tikehau, Fakarava, Rangiroa, Manihi et Ahe sont en principe sur sa route avant le voyage retour vers Papeete. Le navire de 71 mètres de long, pourra également assurer le transport de 140 passagers en plus des 1 400 tonnes de marchandises qu’il peut embarquer. Aux Tuamotu, près de 8 000 îliens sont concernés par cette activité de cabotage. “On se croirait sur un paquebot !” L’inauguration du navire a eu lieu mercredi soir en toute intimité. Seule la famille et les salariés étaient présents. Ce jeudi matin, la visite était ouverte aux médias de la place ainsi qu’au public. Mana’ura et Teruamanu qui s’occupent du soutage des ferries en ont profité, avec leurs collègues de travail, pour visiter ce navire flambant neuf, et ils n’ont pas été déçus. “ On se croirait sur un paquebot ! C'est plutôt pas mal surtout pour les personnes des îles qui veulent faire la traversée. Les fauteuils peuvent s’incliner jusqu’à être allongé, il y a un coin cinéma, un sun deck également sur lequel on peut bronzer. En tout cas ça donne vraiment envie.” Le ministre des Grands travaux, de l’équipement en charge des transports terrestres et maritimes, Jordy Chan, partage le point de vue de ces jeunes hommes. “ C'est un beau bateau. Il va permettre de renforcer la desserte sur les Tuamotu-Ouest avec une desserte de passagers très attendue par la population locale. En plus, il y a des aménagements qu'on n’a pas sur les autres bateaux comme le sun deck, le home cinéma... On a un bar aussi. Et les sièges sont très confortables. J'ai l'impression que c'est un bateau de croisière. Les clients vont être très satisfaits .” “On a été prévenu un peu tardivement” Mais le Dory 2 qui est censé faire escale jeudi de la semaine prochaine à 5H30 du matin à Manihi risque de voir ce motu et ses habitants de très loin puisqu’une bitte d’amarrage empêche le caboteur d’y accoster. Elle doit pourtant être retirée depuis plusieurs mois. “C'est un dossier sur lequel on travaille” assure le ministre qui précise cependant avoir été “prévenu un peu tardivement de la nécessité de retirer cette bitte d'amarrage pour pouvoir permettre au bateau d'accoster (...). On a lancé la procédure de consultation tout de suite après qu’on a eu cette information .” Il ajoute également avoir rencontré des “difficultés à faire passer le collectif 2 dont dépend le financement qui va servir à réaliser ces travaux. Donc il y a eu un peu de retard. Là, on a contractualisé le prestataire [...]. Normalement, ce sera fait au maximum mi-septembre. Mais on est encore en discussion avec le prestataire pour accélérer les travaux”. Le montant total de ce chantier s’élève à 5 millions de francs et le Pays assure avoir fait des consultations auprès de “personnes compétentes. C’est un quai, il faut qu’on s’assure que la structure n’ait pas ensuite des problèmes”. Toujours selon nos informations le prestataire doit se rendre à Manihi dès ce lundi pour commencer les travaux. “On a l'impression qu'on est oublié du monde” Le tāvana de Manihi, Herman Lancelle, confirme effectivement que le navire ne pourra pas faire escale sur son île “ à cause d'un bollard qu'il faut retirer”. “Nous sommes très embêtés car on attend ce bateau depuis de longs mois voire années”, déplore-t-il. L’élu a échangé avec le ministre ce jeudi matin : “I l nous a même dit que c'était fait alors que ce n'était pas fait. J'essaie de trouver des solutions par tous les moyens pour qu'on puisse avoir notre Dory à temps la semaine prochaine .” Le tāvana de Manihi réfute que le ministre ait été mis au courant “tardivement” de ce dossier puisque le navire “est déjà en construction depuis un certain nombre d'années. Il ne faut pas qu'on raconte n'importe quoi”. Pour lui ce problème pourrait “être réglé demain. On a les prestataires qu'il faut sur l'île (...). Ils ont pris un prestataire ailleurs. Pourquoi ne pas travailler avec les prestataires qu'il y a dans les îles ? Pourquoi faire appel à chaque fois à Tahiti ? Ont-ils plus de compétences que nous ? On peut le faire !” Il rappelle aussi que le Pays a fait “appel à la commune” en avril-mai dernier pour faire l’inventaire des “engins” dont ils peuvent disposer sur place et “comment on peut retirer cette bitte d'amarrage. Et puis après, on n'a plus eu de nouvelles (...). Et ce matin le ministre nous dit : ‘Ça y est, c'est fait’. Je dis non, ce n'est pas fait. Ça n'a pas été fait. Et pourquoi cela ? On n'a pas de réponse !” Le tāvana en réitère la proposition : les prestataires de Manihi peuvent travailler avec la société titulaire du marché : “I ls sont prêts à travailler en partenariat avec leur prestataire. Ils trouveront une solution plus rapidement pour que le Dory puisse faire escale chez nous .” “C'est toute la population de Manihi que vous allez bloquer (...). On a déjà de la marchandise dessus.” Le tāvana de Manihi ajoute que tout était prêt sur place pour accueillir le caboteur. “Et on nous dit que le Dory va arriver peut-être d'ici un mois et demi. Ça nous fait un froid d'un coup. On n'est pas contents du tout de cette réponse-là (...). On a l'impression qu'on est oublié du monde .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-21 21:19:00

Va’a - Tahiti et la Nouvelle-Zélande se livrent un duel sans merci
Tahiti, le 20 août 2026 - Les deux premières journées des championnats du monde de vitesse se sont déroulées sur le plan d’eau de Marina Bay à Singapour. La sélection tahitienne a engrangé de nombreux titres notamment en para-va’a et en V6 tandis que la Nouvelle-Zélande a dominé les épreuves en V12. Des résultats qui promettent un beau spectacle jusqu’au bout du week-end. Pluies de médailles, records du monde à la pelle, les rameurs du Fenua planent sur l’eau de Marina Bay à Singapour. Depuis mercredi, la sélection tahitienne ne cesse de repousser les limites de sa discipline à l’image de nos ‘aito en para-va’a. Les deux premières breloques en or sont à mettre au crédit des pagayeurs : Allgower Maruae, Christian Ti-Paon, Gervais Aumeran, Heilani Tama, Lysiane Teiri et Patrick Viriamu. Les six Polynésiens se sont imposés sur le 500 et le 1000 mètres mixte, avec un record du monde à la clé (5’12”), devant la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Le doyen de la délégation tahitienne, Manapamano Temaiana (83 ans), a décroché son 7e titre de champion du monde de vitesse en V1 (250 mètres) au nez et à la barbe des Canadiens John Roberts et Otto Erdelsky. Les seniors hommes et dames ont également marqué les esprits en signant les deux meilleures performances de l'histoire en V6 pendant les séries du 500 mètres. La Nouvelle-Zélande réagit Des prouesses qui ont parfaitement lancé les rangs polynésiens avant d’aborder, ce jeudi, le deuxième jour des hostilités avec notamment près d’une vingtaine de finales au programme. Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant de voir triompher un nouveau membre Rouge et Blanc. Dès les premières courses, Atonia Maitia (qui était le seul de sa catégorie qualifié) et Ragivaru Tutavake ont respectivement glané l’or ainsi que l’argent en para VL1 et CI (250 mètres). S’en est suivi un alléchant duel en V12. Au bout d’une ligne droite à couper le souffle, les coéquipiers de Brice Punuataahitua ont échoué à moins d’une seconde des Néo-Zélandais. “ On est un peu déçus ; Ils ont fait un meilleur départ que nous. On a réussi à revenir à leur hauteur, mais ils avaient encore un peu de jus... C’est ça qui a fait la différence ”, a réagi à chaud Heetini Owen au micro de Chris Prod. Le principal concurrent des Tahitiens est même parvenu à recoller au tableau des médailles grâce à ses succès chez les juniors masculins en V6 et V12 féminins, où les rameuses du Fenua ont terminé aux basques de leurs rivales. “ Ce n'est pas le vent qui nous a pénalisés, mais plutôt le fait de ne pas s'être entraînés beaucoup ensemble à Tahiti où on est plutôt focalisés sur le V6. Je pense qu’il faudra qu’on travaille plus sur le V12 pour les prochains Mondiaux. Il faut accepter cette deuxième place et se ressaisir pour la suite ”, s’est projeté l’équipe polynésienne sur l’antenne de TNTV. Tahiti tient la dragée haute en V6 ! Les Rouge et Blanc n’ont pas attendu longtemps pour récupérer leur trône. La finale du 1 500 mètres en V6 hommes a été une véritable démonstration des protégés de Philippe Bernadino qui l’ont emporté avec une avance de plus de 10 secondes face à la Nouvelle-Zélande. “ On est soulagés ! On avait à cœur de prendre notre revanche face aux Aotearoa après la défaite en finale du V12. Nous avons fait un beau travail d’équipe ”, savoure Hotuiterai Poroi. Les juniores féminines ont également défait la redoutable formation néo-zélandaise en finale du 1 000 mètres, en V6, pour seulement deux petites secondes. Elles ont été imitées par leurs ainées sur 1 500 mètres, toujours en V6, qui n’ont pas tremblé face au retour des Américaines. John Itchner est venu ajouter un nouveau sacre au compteur tahitien en para-va’a V1 (250 mètres). De très bon augure avant la suite de la compétition à Singapour, ce vendredi, ainsi qu’un week-end chargé avec près d’une vingtaine de nouvelles finales. Les résultats des finales des Polynésiens Mercredi : Para mixte V6 500m 1er - Tahiti 2e - Nouvelle-Zélande 3e Etats-Unis Para mixte V6 1000m 1er - Tahiti 2e Nouvelle-Zélande 3e États-Unis Masters +80 ans hommes V1 250m 1er - Manapamano Temaiana (TAH) 2e - John Roberts (CAN) 3e - Otto Erdelsky (CAN) Jeudi Élite hommes V12 500m 1er -Nouvelle-Zélande 2e - Tahiti 3e - Hawaï Élite femmes - V12 500m 1er Nouvelle-Zélande 2e Tahiti 3e États-Unis Élite junior hommes - V6 1000m 1er - Nouvelle-Zélande 2e - Nouvelle-Calédonie 3e - Australie 6e - Tahiti Élite hommes - V6 1500m 1er - Tahiti 2e - Nouvelle-Zélande 3e - Brésil Élite junior femmes - V6 1000m 1er - Tahiti 2e - Nouvelle-Zélande 3e - Hawaii Élite femmes - V6 1500m 1er - Tahiti 2e - États-Unis 3e - Nouvelle-Zélande Les finales para V1 sur 250 mètres Para hommes (VL1/VL2/CI) 1er Atonia Maitia (V1) 2e Ragivaru Tutavake (CI) Para hommes (VLVI) 1er - John Itchner (TAH) 2e - Vic Hallen (Haw) Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-21 05:30:00

Les conséquences d'un phénomène El Niño record pour le monde
Paris, le 20 août 2026 - Le phénomène climatique El Niño de cette année pourrait être le plus important jamais connu, menaçant de provoquer des conditions climatiques extrêmes sur le globe et de faire de 2027 l'année la plus chaude jamais enregistrée. Ce phénomène temporaire, renforcé par le réchauffement climatique d'origine humaine, donnera un aperçu des températures auxquelles le monde peut s'attendre de manière régulière à la fin des années 2030, d'après les experts. Qu'est-ce qu'El Niño ? El Niño est une variation naturelle du climat qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial. Il survient quand les vents d'est qui retiennent en temps normal les eaux chaudes dans l'ouest du Pacifique faiblissent temporairement, permettant à celles-ci de remonter à la surface et de se déplacer vers l'Est. Lorsque les températures en surface se maintiennent au-dessus de la normale pendant plusieurs mois, cela provoque plus de tempêtes au-dessus de la région, “ce qui a des répercussions sur toute l'atmosphère terrestre”, explique Emily Becker, climatologue à l'université de Miami. En conséquence, le climat devient plus chaud et sec dans certains endroits, et plus frais et humide dans d'autres. Certains effets du phénomène sont déjà visibles : la période de sécheresse longue et intense que connaît l'Indonésie a favorisé la propagation des incendies qui ont brûlé des centaines de milliers d'hectares. Avec des itérations plus fortes d'El Niño, “nous pouvons nous attendre à voir plus de ces conséquences”, estime auprès de l'AFP Michelle L'Heureux, une responsable au sein du centre de prévision climatique de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA). Ces répercussions ne sont toutefois pas garanties, ajoute-t-elle. Qu'attendre cette année ? Les températures à la surface de la mer dans la “région Niño 3.4”, une zone de référence dans le Pacifique, sont actuellement de 2,6°C au-dessus de la moyenne des 30 dernières années selon le réputé tableau de bord Climate Brink, qui s'appuie sur les relevés de la NOAA. Le tableau de bord agglomère aussi les prévisions, selon lesquelles le phénomène pourrait atteindre en novembre un pic à 3,9°C, bien au-dessus de l'anomalie de 3°C relevée en 2015, année record. Cela devrait faire de 2027 l'année la plus chaude jamais enregistrée, l'impact d'El Niño étant principalement ressenti l'année après sa survenance. Selon les calculs des climatologues Zeke Hausfather et Andrew Dessler, El Niño provoquerait une hausse moyenne des températures de 0,3°C en 2027 à l'échelle mondiale. “C'est comme un aperçu du futur”, explique à l'AFP M. Dessler, professeur à l'université A&M du Texas. Une telle hausse sur le long terme ne serait autrement attendue que pour 2037. Il précise toutefois que ce réchauffement se concentrera essentiellement dans le Pacifique équatorial. Mike McPhaden, chercheur au Laboratoire environnemental marin du Pacifique de la NOAA, donne des estimations similaires : “Ce n'est pas inconcevable que 2027 puisse se situer 1,7°C au-dessus des niveaux préindustriels”, assure-t-il à l'AFP. Il n'existe pas une seule manière de mesurer le phénomène El Niño. En février, la NOAA a adopté une nouvelle méthode pour le surveiller : le Relative Oceanic Nino Index (RONI), qui compare l'anomalie de température de la zone 3.4 au reste des tropiques, jugé “plus clair et plus fiable” par l'Agence. Selon cette classification, la NOAA estime qu'il y a 69 % de chances que le phénomène El Niño sera cette année le plus important depuis le début des relevés en 1950. Et le réchauffement climatique ? Les scientifiques s'accordent à dire que le changement climatique amplifie les effets d'El Niño. Notre atmosphère, réchauffée par les gaz à effet de serre, contient davantage d'humidité, ce qui peut rendre les pluies liées au phénomène plus extrêmes. À l'inverse, là où il provoque déjà la sécheresse, il peut assécher encore davantage les sols. Il n'existe en revanche pas de consensus quant à savoir si le changement climatique renforce El Niño en lui-même, même si des preuves en ce sens commencent à émerger. D'après Mike McPhaden, le réchauffement des mers tropicales rend les vents qui alimentent El Niño plus sensibles, ce qui, par convection, peut accélérer le développement du phénomène. Il s'appuie sur des indicateurs naturels des climats passés, des relevés météorologiques remontant jusqu'au XIXe siècle et des modèles climatiques pour étayer ses conclusions : sur le siècle dernier, les épisodes d'El Niño auraient augmenté d'environ 10 % en amplitude. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-21 04:35:00

L’OPH redresse ses finances
Tahiti, le 20 août 2026 - Trois ans après un coup de pouce providentiel du Pays d’un milliard de francs pour lui permettre de poursuivre ses missions, l’Office polynésien de l’habitat (OPH) annonce par communiqué avoir redressé ses comptes. Le budget 2025 serait, selon l’établissement public, en résultat positif, sans subvention d’équilibre. Réuni ce vendredi 14 août, le conseil d’administration de l’Office polynésien de l’habitat (OPH) a approuvé les comptes de l’exercice 2025. Alors qu’un retour à l’équilibre était initialement attendu pour 2026, l’établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) clôture finalement l’exercice 2025 sur un résultat positif. Une première depuis plusieurs années, et ce sans recourir à une subvention exceptionnelle du Pays. Ce résultat est présenté comme le fait d’une “transformation engagée depuis deux ans par l'ensemble des équipes de l'Office : réorganisation profonde de l'établissement, refonte des méthodes de travail, nouvelle gouvernance budgétaire”, explique l’OPH dans son communiqué. “Ce résultat, c’est celui de toute une équipe”, explique Marc Ah Tchoy, directeur général de l’Office dans la publication diffusée jeudi. “À tous les niveaux de l’Office, chacune et chacun s’est mobilisé pour rétablir une gestion rigoureuse et remettre l’OPH sur une trajectoire saine. (...) Nous pouvons être fiers de cette première étape, même si beaucoup reste à faire et que la situation demeure fragile”, poursuit le directeur général qui estime que pour “pouvoir agir concrètement, il fallait d’abord redonner à l’Office de la visibilité et des marges de manœuvre, alors que la question de la pérennité de son modèle économique n’avait jamais réellement été posée”. En deux ans, cet établissement public qui agit comme le principal opérateur public et bailleur social de la politique du logement en Polynésie française assure avoir reconstruit des fondations plus solides afin de pouvoir “à nouveau pleinement assumer les nombreuses missions qui lui sont confiées”. “Nos activités sont loin d’être simples, mais notre objectif reste de construire rapidement plus de logements, de mieux entretenir notre parc et de débloquer l’accession à la propriété”, conclut Mike Ah Tchoy. Beaucoup d’économies, quelques recettes L’OPH, pour donner suite à plusieurs actions dans sa feuille de route 2024-2028, a pris de l’avance dans son planning de redressement. + 282 millions de francs en clôture de l’exercice de l’année dernière, et un résultat net positif de + 218 millions de francs, “sans recourir à une subvention d’équilibre du Pays”, s’enorgueillit l’Office, qui pourrait être un des seuls Epic du Pays à ne pas dépendre du budget de la collectivité pour pouvoir survivre. Pour y parvenir, l’OPH assure avoir fait des économies au niveau de ses charges (3,28 milliards de francs contre 4,65 milliards de francs en 2023), réduit sa masse salariale (55,7 % de son budget contre 58,3 % en 2024) et mieux géré ses dépenses de fonctionnement grâce “notamment à la nouvelle méthode d’élaboration de notre EPRD basée sur des budgets par service et par direction”. L’établissement public explique aussi, pour témoigner du redressement de ses comptes, avoir augmenté ses recettes “tout en gardant à l’esprit que nous demeurons fortement dépendants des budgets votés par le Pays en début d’année en faveur du logement social”. De plus, le réajustement des forfaits Fare, validé en juillet 2025, devrait faire sentir son plein impact à partir de l’exercice 2026. En complément de ses recettes, la livraison des nouvelles résidences Faatiamai, La Dorsale et Teavaava porte les loyers quittancés à 1,43 milliard de francs par an, contre 1,37 milliard en 2024. Reste désormais à l’OPH à maintenir le rythme. Les économies réalisées plus l’augmentation des recettes lui permettent d’être excédentaire sur une année. Les années suivantes seront-elles identiques, une fois ces économies faites ? Cela reste à démontrer. “L'Office se donne aujourd'hui les moyens de poursuivre cette trajectoire et de remplir pleinement sa mission de service public et de préparer les prochaines étapes de son développement, au service du logement des Polynésiens”, annonce en communiqué cette communication de l’OPH. En juin 2026, le collectif budgétaire confirmait la poursuite du soutien au logement social, avec plus de 8 milliards de francs consacrés à l'Office polynésien de l'habitat. L’année dernière déjà, l’OPH affichait un résultat d’exploitation excédentaire de 735,9 millions de francs, grâce à la subvention exceptionnelle de 1,138 milliard de francs du Pays, débloquée en fin d’année pour permettre à l’établissement de régler ses fournisseurs et d’éviter l’asphyxie de sa trésorerie. Sans ce soutien, le résultat net serait resté négatif et la situation comparable à celle de 2023, marquée par l’accumulation des impayés et une trésorerie exsangue. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-21 04:09:00

​Le CRT de Motu Uta en proie aux flammes, le tri compromis
Tahiti, le 20 août 2026 - Des heures de fumées et de l’inquiétude. À 4 h 30, jeudi matin, le Centre de traitement et de recyclage (CTR) de Motu Uta a pris feu. Pour une raison qu’il reste encore à définir précisément, l’entrepôt où sont traités les déchets issus des bacs verts (cartons, papiers, plastiques et canettes propres), venait de s’embraser. Jeudi après-midi, l’hypothèse d’une batterie de téléphone portable ou de cigarette électronique était avancée après les premières constatations sur place. La collecte des bacs verts pourrait être fortement perturbée ces prochaines semaines. Un incendie s’est déclaré à 4 h 30, jeudi matin, au Centre de traitement et de recyclage (CTR) de Motu Uta. Dépêchés sur place, les pompiers de Papeete, Pirae, Faa’a et Punaauia se sont très vite confrontés à un feu alimenté par les déchets inflammables entreposés dans le hangar. L’un d’entre eux a d’ailleurs été légèrement blessé. Pendant de longues heures, presque toute la journée, les lances à eau se sont heurtées à la férocité des flammes. Si vers 11 heures, le site était considéré comme sécurisé, il a fallu encore de nombreuses interventions pour éteindre les foyers potentiels résiduels. Au début de l’incendie, c’est tout Motu Uta qui a été fermé le temps que les pompiers puissent intervenir sans être gênés, le temps aussi que les premières grosses fumées se dissipent. Vers 6 heures, seule la circulation était restreinte aux abords de l’usine de traitement contrôlée par Fenua Ma. Inquiétude sur les bacs verts Le directeur général de Fenua Ma, Benoît Layrle, qui par deux fois déjà avait dû faire face à des départs de feu, n’avait jamais vu cela. “L’origine vient du vrac du bac vert collecté mercredi dans les communes” , expliquait-il jeudi matin. “La partie centre de tri, où les hommes trient à la main les catégories de déchets, est celle qui a pris feu et elle est totalement inutilisable.” Ces bacs verts sont composés pour la plupart de cartons et de papiers. “Près de 80 % de papier et de carton et 10 % de bouteilles en plastique”, explique Benoît Layrle. “Donc ça brûle extrêmement bien, malheureusement.” Jeudi après-midi, une fois le feu éteint, l’ampleur des dégâts se faisait jour. La chaîne de tri des déchets issus des bacs verts était consumée par le feu. “On se laisse encore un ou deux jours pour faire le point, mais je ne vois pas comment ou va pouvoir réceptionner les déchets des poubelles vertes sur les deux ou trois semaines qui arrivent” , explique Benoît Layrle. “La chaîne de tri est hors service complètement.” Des pièces pourront peut-être être récupérées, mais sa remise en route normale risque de prendre quelques mois. La solution serait, en attente d’une reprise d’activité normale, de nettoyer le hangar et de reprendre une activité de tri qui serait basée uniquement sur la collecte des cartons et du papier. Cette reprise d’activité “sommaire pendant quelques semaines” permettrait alors aux salariés de conserver leur emploi le temps que la nouvelle chaîne de tri soit mise en place, et de poursuivre 80 % de l’activité de l’entreprise, le tout, bien entendu, si les usagers respectent scrupuleusement le tri et ne mettent que des déchets cartons et papiers dans les bacs verts. Fenua Ma communiquera précisément dans les jours qui viennent ses consignes aux communes et aux administrés. Les bacs gris préservés Seule satisfaction alors que le feu sévissait encore, la partie de transfert des ordures ménagères vers le centre de Paihoro n’a pas été touchée. “Ça veut dire que le bac gris pourra continuer de fonctionner normalement” , poursuit le directeur général. De même, la structure du bâtiment semble n’avoir pas trop souffert. Des experts étaient déjà sur place jeudi pour la contrôler et vérifier si elle était apte à recevoir les employés de l’entreprise pour une reprise partielle de l’activité du centre dans les prochaines semaines. Cet incendie est le troisième sur ce site. Les deux premiers étaient déjà liés à des déchets jetés dans des bacs verts. “On a eu, il y a quelques années, une alerte : un départ de feu causé, effectivement, par des batteries de téléphone portable dans du bac vert. C’était en fin de journée et ça avait été tout de suite identifié” , poursuit le directeur général. En 2018, un autre incendie de même ampleur avait touché la partie transfert de déchets. Là encore, des batteries avaient mis le feu au stockage. “À l’époque, il avait surtout mis le feu aux tôles” , conclut Benoît Layrle qui s’inquiétait ce jeudi du temps qu’allait prendre la remise en route de la chaîne de tri des bacs verts du Fenua. Cette fois-ci, les premières constatations conduisent encore vers un feu provenant d’une batterie. Un déchet qui n’avait rien à faire dans un bac vert. Pas de pollution La fumée noire dégagée dès le départ du feu a pu être impressionnante. Mais côté sécurité sanitaire, Fenua Ma indiquait jeudi que toutes les mesures étaient prises. L’eau des lances à incendies des pompiers était collectée directement par des bacs prévus à cet effet. Par précaution aussi, un barrage anti-pollution a été déployé dans le lagon qui jouxte le CRT. Quant à la fumée, “elle est blanche, on voit que c’est l’eau des pompiers. Le niveau de pollution aérienne est assez faible, il n’y a pas de panache noir et les pneumatiques n’ont pas pris feu”, rassurait Fenua Ma. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-21 04:02:00

Sénatoriales : Teva Rohfritsch repart pour un second mandat
Tahiti, le 20 août 2026 - Le doute est désormais levé. Après plusieurs semaines de réflexion et de consultations auprès des élus communaux, Teva Rohfritsch sera bien candidat à sa propre succession aux élections sénatoriales du 27 septembre. Élu en 2020 sous les couleurs du Tapura mais désormais privé du soutien de son ancien parti, il a même commencé à battre campagne. Mercredi soir, il était à Paea pour une première rencontre avec les grands électeurs. Une candidature qu'il doit officiellement présenter ce samedi. Il avait promis de prendre sa décision après avoir consulté les tāvana. C'est désormais chose faite. À un peu plus d'un mois du scrutin, Teva Rohfritsch repart à la conquête de son siège au palais du Luxembourg. La campagne a même déjà commencé sur le terrain. Mercredi soir, le sénateur sortant était à Paea, dans la commune dirigée par Tepuaraurii Teriitahi, pour rencontrer les grands électeurs appelés aux urnes le 27 septembre. Un premier rendez-vous avant la présentation officielle de sa candidature prévue ce samedi en conférence de presse. Le choix met fin à plusieurs semaines d'incertitude. Élu en 2020 avec Lana Tetuanui sous la bannière du Tapura, Teva Rohfritsch ne bénéficiera cette fois d'aucun appareil comparable. En avril, son ancien parti avait décidé de reconduire Lana Tetuanui mais de réserver le second ticket à l'un de ses propres adhérents. Une manière de privilégier la fidélité au parti après le départ de Rohfritsch du Tapura en septembre 2022 et la création, quelques mois plus tard, de son parti Ia Ora te Nuna'a. Le pari d'une candidature sans étiquette Le sénateur sortant s'était alors dit “surpris et déçu”, reprochant au Tapura de “se replier sur lui-même”. “Je pense que j'ai fait le job”, faisait-il également valoir en défendant son bilan de six années passées au Sénat aux côtés de Lana Tetuanui. Il maintenait alors sa candidature. Depuis, le paysage s'est précisé : le parti rouge et blanc a finalement choisi d'aligner Édouard Fritch aux côtés de Lana Tetuanui. Début juillet, Teva Rohfritsch avait pourtant remis sa candidature en balance. “Je prendrai ma décision d'être ou pas candidat”, expliquait-il alors à nos confrères de Radio 1. Le sénateur disait vouloir faire le tour des communes et consulter les maires pou r “savoir si cette candidature a du sens”, dans un camp autonomiste de nouveau dispersé après l'expérience de ‘Amui Tātou créé à l’occasion des élections législatives anticipées. Il posait déjà les conditions d'un éventuel nouveau départ : une candidature “sans étiquette”, en tant que sénateur sortant, avec l'espoir d'être porté au-delà de son seul mouvement politique. La réflexion est donc terminée. En entrant à son tour officiellement en campagne, Teva Rohfritsch ajoute une candidature de poids dans une élection où le Tapura, fort de ses résultats aux municipales, part en position de force. Mais avec le panachage, chacun des 734 grands électeurs pourra choisir librement deux candidats : ce qui laisse au sénateur sortant une carte à jouer pour conserver son siège. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-21 04:00:00

​Un chantier inédit à Vaihiria
Tahiti, le 20 août 2026 - Remplacer 320 mètres de conduite forcée dans une gorge étroite et escarpée avant la saison cyclonique, c’est le défi que c’est lancé Marama Nui dans la vallée de Vaihiria pour sécuriser la production hydroélectrique, ainsi que l’ensemble de la zone située en aval du célèbre lac. Pour ce “chantier du siècle” à un peu plus d’un milliard de francs, l’entreprise mobilise deux outils exploités pour la première fois au Fenua : une pelle-araignée et un téléphérique de chantier, tout en s’appuyant sur l’expertise d’une société pyrénéenne. À une bonne trentaine de minutes en voiture, dans la haute vallée de Vaihiria à Mataiea, Marama Nui, filiale d’EDT, procède actuellement au remplacement de 320 mètres de conduite forcée entre le lac Vaihiria, en amont, et la centrale de Vaihiria 3, en aval. Mis en service en 1984, cet ouvrage produit 4 GWh par an, un chiffre qui monte à 15 GWh à l’échelle de la vallée, soit l’équivalent d’un quart de la consommation du Secosud. Un imprévu a toutefois impacté sa durabilité : en 1998, le lac a débordé et la conduite, initialement enterrée, est devenue aérienne. Exposée à divers aléas, elle s’abimée au fil du temps. Suite à des problèmes fonciers, ce n’est qu’en 2020 que des études ont été engagées pour procéder au remplacement de la portion concernée. Et c’est une femme qui pilote ce chantier en faveur des énergies renouvelables. “Fin 2024, on a commencé tout ce qui est approvisionnement. 2025 a été la grosse année d’installation du blondin. Et à partir de mars 2026, on a commencé le remplacement de la conduite forcée” , explique Rebecca Wong Fat-Derval, cheffe de projets hydroélectriques chez Marama Nui. “L’objectif, c’est de finir avant la saison cyclonique au vu des prévisions météorologiques par rapport à El Niño. Le planning est calé pour une remise en service en novembre, si tout va bien. À fin août, on a bien avancé : plus de la moitié de la conduite forcée est installée et les terrassements sont quasiment tous terminés” , poursuit l’ingénieure au sujet ce chantier, probablement le plus complexe de sa carrière. ​Pelle-araignée et téléphérique En cause : la configuration du site au cœur d’une gorge étroite et escarpée, particulièrement difficile d’accès. Pour surmonter ces contraintes d’accès, Marama Nui mobilise deux outils exploités pour la première fois en Polynésie : une pelle-araignée, équipée de quatre pieds mobiles, et un blondin, téléphérique dédié au transport de matériels et matériaux comme les tuyaux en acier de 70 centimètres de diamètre ou du béton prêt à couler. Ancrages, pylônes et câblages, il a été implanté par Mécamont Hydro, entreprise des Hautes-Pyrénées spécialisée dans le transport par câble et les ouvrages hydroélectriques. Là encore, il s’agit d’une première, en partenariat avec Marama Nui, maître d’ouvrage. “On est habitué à travailler dans des endroits montagneux avec des conditions climatiques difficiles. En Polynésie, on a découvert un autre environnement chaud et humide, avec une végétation et un terrain différents. C’est énormément d’adaptation. Pour nous aussi, c’est un chantier compliqué” , reconnaît Mathieu Balansac, conducteur de travaux chez Mécamont Hydro, intervenu sur différents chantiers à l’international et basé à Tahiti depuis 2025. “Localement, on a formé plusieurs personnes pour la conduite du blondin, mais aussi des soudeurs et des chaudronniers pour les techniques spécifiques au montage de ce genre d’ouvrage” , précise-t-il concernant le partage de savoir-faire. En moyenne, une vingtaine de personnes interviennent quotidiennement sur site en comptant les entreprises locales de construction en sous-traitance. ​Sécurité renforcée La coactivité fait aussi partie des défis de ce chantier, tant d’un point de vue de la coordination entre les différents corps de métiers que de la sécurité de tous. “On est très vigilant” , assure Rebecca Wong Fat-Derval. Exercice d’évacuation avec les pompiers de Teva i Uta, briefing de sécurité chaque matin, tableau de présence, plusieurs procédures sont mises en œuvre. Pour le grand public, des restrictions temporaires d’accès restent d’actualité entre le lac et la centrale : actuellement, une fermeture de 7 h 30 à 16 heures est en vigueur ; du 31 août au 29 septembre, la piste sera totalement fermée ; puis ce sera le retour à une fermeture en journée uniquement, jusqu’à la fin du chantier. Une dérogation dans le cadre de la course Xterra Transtahitienne, le 5 septembre prochain, est en discussion. ​1,1 milliard de francs 1,1 milliard de francs, c’est le coût de cette opération financée par la concession : après plusieurs mois de discussion avec le Pays, le prix de vente de l’électricité “historiquement bas” à Vaihiria a été augmenté pour financer ces travaux, compensé par une baisse dans la vallée de Papeno’o, “sans incidence pour les clients”. Au-delà des enjeux de production hydroélectrique, il s’agit aussi de sécuriser la zone située en contrebas du lac pour éviter d’avoir un jour à évacuer 1 700 habitants. Pour rappel, cette retenue d’eau s’est formée suite à un éboulement naturel, il y a plusieurs siècles. En cas de fortes pluies, sa profondeur maximale peut atteindre 36 mètres avant débordement. Sous surveillance constante, le lac ne peut être vidangé qu’au moyen de la conduite forcée. “C’est un chantier incontournable : il permet de garantir et d’améliorer la sécurité du lac Vaihiria. Pour Marama Nui, c’est le chantier du siècle. On fait régulièrement des gros chantiers de réhabilitation de nos barrages autour du même montant, mais qui durent entre cinq et dix ans. Là, la particularité, c’est vraiment le calendrier avec la saison cyclonique comme date butoir” , souligne Yann Wolff, directeur général délégué de Marama Nui. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-21 03:03:00

Foot - Tahiti et Moorea adoptent une nouvelle “Super Ligue”
Tahiti, le 20 août 2026 - Le comité exécutif de la Fédération tahitienne de football (FTF) a officialisé quelques changements dans l’organisation des championnats seniors de Tahiti et de Moorea. Une nouvelle compétition dénommée la “Super Ligue” sera mise en place à la fin de la saison et offrira au vainqueur une place qualificative à la Ligue des champions de l’OFC. Tic-tac, tic-tac... Le compte à rebours de la nouvelle saison de football défile à grandes enjambées sur les pelouses du Fenua. À moins d’un mois de la reprise des championnats, le comité exécutif de la Fédération tahitienne de football (FTF) s’est réuni afin de discuter notamment du “ renforcement ” de la structuration de la Ligue de Tahiti et de Moorea. Deux décisions majeures ont été retenues à l’issue de cette réunion. Tout d’abord, l’ensemble des clubs des deux îles évolueront dans leur proche championnat. Il n’y aura donc plus d’équipes de Moorea engagées au sein de la Ligue 1 de Tahiti. Un changement qui n’est pas vraiment une nouveauté, rappelle Naea Bennett, directeur sportif opérationnel de la FTF : “Les différentes ligues, de Moorea ou encore des Marquises, organisent elles-mêmes leurs propres championnats avec l’accord de la Fédération. À un moment donné, on a autorisé exceptionnellement certaines formations de Moorea à participer contre les équipes de Tahiti. Mais cela a entraîné quelques soucis logistiques .” Qu'est-ce que la “Super Ligue” ? La grosse nouveauté annoncée est l’instauration d’une toute nouvelle compétition : la “Super Ligue”. Ce tournoi opposera les deux meilleurs clubs de Moorea et de Tahiti avec, à la clé, une qualification pour la Ligue des champions de l’OFC remise au vainqueur. Une opportunité en or pour les joueurs de l’île Sœur : “ Ce format nous donne une chance de participer à la Coupe d’Océanie alors qu’avant, c’était presque impossible pour une équipe de Moorea de se qualifier ”, insiste le président de la Ligue de Moorea, Pare Salmon. Le projet a donc séduit une grande majorité des votants, d’autant plus qu’un prize money sera remis aux quatre participants. Un cocktail qui a fait pencher la balance et offre un “nouveau challenge ” aux effectifs de Moorea. “ Cela va les aider à monter leur niveau et les motiver. C’est aussi une récompense ”, explique Naea Bennett. Un calendrier très chargé La Ligue de Tahiti sera donc divisée en deux phases cette saison. Dans un premier temps, les 17 clubs s'affronteront tous lors de la phase de “ brassage ”. Les huit meilleures formations gagneront leur place en Ligue 1 et se disputeront ensuite le titre tandis que les clubs restants seront reversés en Ligue 2. “On s’est rendu compte qu’il n’y avait pas assez de participants en deuxième division pour organiser un championnat convenable sur toute une saison. Nous avons donc pris la décision d’organiser deux phases afin de garder un nombre sérieux de clubs et leur donner de l’envie ”, précise l’ancien sélectionneur et capitaine des Tiki Toa. Il faudra donc organiser la bagatelle de 16 journées de championnat d’ici la fin de l’année pour obtenir le classement final de la première phase. Un calendrier chargé digne des plus grands championnats professionnels avec parfois plusieurs rencontres lors d’une même semaine. Les hostilités débuteront le week-end des 12 et 13 septembre. Huit clubs seront sur la ligne de départ à Moorea pour succéder à l’AS Tohie’a tandis que l’AS Tefana remettra son titre en jeu à Tahiti. Liste des 17 clubs de Tahiti Arue - Tefana - Vénus - Olympic Mahina - Mataiea - Manu Ura - Papara FC - Excelsior - Dragon - Papeno’o - Pirae - Jeunes Tahitiens - Central Sport - Pueu - Tamarii Punaruu - Taiarapu FC - Vaiete ​Les 8 équipes de Moorea Tiare Tahiti - Mira - Tapuhute - Tiare Anani - Tiare Hinano - Tearaa - Temanava - Tohie’a FC Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-21 00:30:00

“On ne sort pas des collectifs par plaisir”
Tahiti, le 20 août 2026 – Suspendus mercredi à 18 h 30, les travaux sur le collectif 3 reprendront vendredi à 8 h 30, après la commission permanente de ce jeudi. Au lendemain d'une première journée dominée par les 8,5 milliards destinés à Air Tahiti Nui, Warren Dexter défend les arbitrages du gouvernement, à commencer par ce prêt qui offre au Pays l'occasion de “faire des petits” avec sa trésorerie. Il reconnaît en revanche un rendement fiscal insuffisant pour financer le FPSU (fonds pour la protection sociale universelle) et assure que, sauf nouvel imprévu, il ne devrait pas y avoir de collectif 4 d'ici la fin de l'année. Reste à composer avec les amendements que l'opposition affûte pour la plénière. Entretien. Sur la méthode, d'abord, vous avez présenté ce collectif en urgence au mois de juin, vous l'avez retiré sept semaines plus tard pour déposer une nouvelle copie budgétaire alourdie de 2 milliards et demi. Aujourd'hui, avec le recul, est-ce que la première version avait été insuffisamment préparée ou est-ce que vous avez intégré les dispositions d'un collectif 4 qui était déjà dans les tuyaux ? Disons qu'effectivement, déjà, il y avait une incompréhension sur la première version qui avait été déposée en juin. On pensait que ça avait été retiré des travaux de l'Assemblée, mais en fait, ça a été retiré de l’ordre du jour d'une commission. Donc, ce n'était pas tout à fait pareil. Il y avait une incompréhension. Quand on a reçu la convocation à la commission la semaine dernière ou il y a deux semaines de ça, on était surpris. On a dit « oh mince, la première version n'a pas été retirée ». Donc, on a demandé le retrait parce qu'on était sur le point de présenter une nouvelle version. Cette nouvelle version, ce sont effectivement des nouvelles urgences qui sont apparues. Le câble de secours Manatua en Indonésie a cassé, c'est à Tonga, je crois. Donc, c'est urgent de réparer. Il y a effectivement ATN qui nous a demandé de soutenir pour les rénovations de cabines. Ça, je pense que personne ne conteste la nécessité de rénover ces cabines. Mais après, effectivement, on peut discuter sur les modalités de financement. Je pense que ce sera encore le gros sujet de la séance plénière sur ce collectif. Et puis, il y a aussi des rendements fiscaux qui ne sont pas au rendez-vous pour le FPSU. Clairement, sur la réforme que j'avais faite sur l'IRCM (impôt sur le revenu des capitaux mobiliers) l'année dernière, on n'a pas eu le rendement escompté. Et donc, du coup, c'est grave parce que la partie CST abonde en fait le FPSU à hauteur de 1,7 milliard. Et là, on n'a fait que 500 millions. Donc, il fallait absolument trouver des ressources supplémentaires au titre de ce nouveau collectif 3 pour combler le trou, entre guillemets, dans le FPSU. Hier en commission, vous avez consacré plus de 4 heures à ATN. Les travaux ont été suspendus à 18h30 pour reprendre vendredi matin. Tepuaraurii Teriitahi, a évoqué l'idée d'un amendement pour sortir ce fameux prêt de 8,5 milliards du collectif 3 et pour le mettre dans un texte à part. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que c'est faisable ? Déjà, il faut qu'on s'entende très vite sur ce qu'on fait pour le financement de ces rénovations de cabine. Parce qu'en fait, le prestataire de service qui avait été mandaté pour ce dossier, avait préconisé la vente de 2 avions, et avec le produit de la vente, financer ces rénovations de cabine. Nous, on n'était pas d'accord. Parce qu'on dit, déjà, la compagnie a 2 avions en location. En avoir 4, c'est un peu comme vendre des bijoux de famille, donc on a refusé ce scénario-là. Du coup, qu'est-ce qu'on fait si on garde les 2 avions ? Il se trouve qu'aujourd'hui, ATN n'est plus bankable parce qu'ils ont des difficultés financières. Même avec la garantie du pays, la DBF (direction du budget et des finances) me dit qu'ils n'auraient pas pu avoir le prêt, en tout cas, pour 8,5 milliards. C’est pourquoi on n'avait que cette solution de prêter. Le pays prête à ATN à ce niveau-là. Une garantie d'emprunt ou un montage mixte, ce n'était pas possible ? Non, ça ne marche pas. Apparemment, les banques n'auraient pas suivi. Alors, moi, j'ai été surpris après par la proposition du président Fritch hier en commission qui parlait d'une subvention d'alternative au prêt. Moi, je préfère le prêt parce qu'on nous reproche d'avoir trop d'argent en caisse, ces fameux 40 milliards, donc, on propose d'en prêter 8,5, mais qui vont produire des intérêts. Vous savez qu'aujourd'hui, le statut nous interdit de placer cette trésorerie du pays. Donc par ce biais-là, on a l'opportunité de faire des petits, des intérêts sur cet argent prêté. Dans ce collectif, on parle de 10 ou 15 ans avec un premier décaissement de 300 millions en 2026, puis des décaissements en 2027-2028. Mais il n'y a rien de plus précis. Quel échéancier ? Quelle durée ? Quel taux ? Alors là, c'est à discuter. Effectivement, les deux scénarios de prêt, c'est un amortissement sur 10 ans ou sur 15 ans. Et le taux d'intérêt sera de 5 %. Au niveau des banques, ce n'est pas loin de 4 %. Donc il y a un gap énorme. C'est aussi une manière de donner un coup de pouce à ATN. Et encore une fois, c'est plus intéressant qu'une subvention, parce que ça nous rapporte quand même, en cumul, sur 10 ans, pas loin d'un milliard de produits. Quid si ATN ne parvient pas à l’équilibre escompté en 2029 ? Je suis parfaitement en phase avec le Président. On a toute confiance en Lionel Guérin. Il sait de quoi il parle, il connaît son sujet, donc nous, on lui fait confiance. Peut-être qu'il est un peu trop ambitieux à dire qu'il serait à l'équilibre en 2029, mais je suis persuadé qu'avec lui, la compagnie ne va pas se casser la figure. C'est certain. Il prend les bonnes décisions. Moetai Broderson, justement, avait annoncé il y a plusieurs mois l'arrivée d'un nouvel actionnaire éventuellement au capital d'ATN, dans le cadre de la “réinvention“ de la compagnie. Où en est-on ? En fait, la seule fois où j'ai entendu parler de ça, c'était encore à l'époque de Philippe Marie (prédécesseur de Lionel Guérin), où il y a eu des discussions avec Cathay Airlines. C'est une grande compagnie asiatique, je crois, et il était question qu’ils rentrent dans le capital, et finalement, ça ne s'est jamais fait. Après, je n'ai plus eu de nouvelles, peut-être qu'il y a d'autres pistes, mais je ne sais pas. Sur les arbitrages, vous avez retiré 500 millions aux aides à l'emploi, en expliquant qu'il y avait suffisamment d'argent pour couvrir les besoins. Combien reste-t-il concrètement aujourd'hui, et quelle consommation vous prévoyez d'ici décembre, à peu près ? Je ne saurais pas dire, mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'effectivement, pour financer ce collectif 3, on a repris, le milliard supplémentaire aux mesures d'aide à l'emploi qu’on avait inscrit au collectif 1, en anticipant sur le fait qu'il y aurait peut-être, avec la crise en Iran, une crise économique, donc on voulait anticiper. Pareil pour les mesures de vie chère, on a augmenté l'enveloppe de prise en charge du fret international sur les PPN à hauteur de 1,5 milliard, et en définitive, cet argent n'a pas servi, que ce soit pour l'emploi, parce qu'on n'a pas eu besoin, et également pour la prise en charge du fret. Donc on reprend cet argent pour financer ce collectif 3 et d'autres actions. Sur les 2 milliards récupérés sur le FIGD (fonds d’investissement et de garantie de la dette) pour financer l'investissement, sans nouvel emprunt bancaire, jusqu'où comptez-vous puiser dans ce fonds ? Et quel niveau estimez-vous indispensable de conserver, pour qu'il puisse continuer à jouer son rôle de garantie de la dette ? En fait, c'est difficile à dire. Ça dépend de la perception qu'ont les bailleurs de fonds par rapport à ce fonds qui est en fait une garantie de remboursement pour eux. On avait 7,2 milliards, donc on en prend 2,4, il en reste 4,8. Est-ce que puiser davantage dans les prochains budgets, ce serait possible par rapport à la confiance des bailleurs de fonds ? Je ne sais pas. Là, franchement, je ne peux pas donner la réponse en l’état. Moi, j'ai envie de dire que pour l'instant, la situation financière du pays se porte bien, donc c'est facile d'avoir la confiance des bailleurs de fonds. Ce FIGD constitue un facteur de confiance supplémentaire. Est-ce que le fait de le supprimer complètement rendrait difficile de contracter de nouveaux prêts ? Ça, je ne peux pas le dire en l’état. En tout cas, ça aurait peut-être aussi un impact sur la note de la Polynésie... Oui, effectivement, ça pourrait jouer défavorablement sur la note de la Polynésie si on venait à vider complètement ce fonds. Le moratoire des hydrocarbures a réduit fortement les recettes affectées. Là, vous remettez 1,1 milliard au FRPH (fonds de régulation des prix des hydrocarbures). Jusqu'à quand le pays peut-il continuer à absorber le coût de ce bouclier ? En fait, c'est 1,1 milliard qu'on met au FPPH (fonds de péréquation des prix des hydrocarbures) : la prise en charge du carburant vers les îles pour que le prix à la pompe dans les îles soit au même prix qu’à Tahiti. Parce que dans ce FPPH, on n'avait pas assez de réserve pour financer ce manque à gagner fiscal. Par contre, dans la partie FRPH, on a assez de réserves pour absorber le manque à gagner, il n'y a pas de souci. On sait que le ROB (rapport d’orientation budgétaire) et le DOB (débat d’orientation budgétaire) doivent arriver en octobre et novembre, et le budget primitif en décembre. Est-ce la dernière modification pour 2026 avant de préparer 2027 ou faut-il s'attendre à un dernier collectif ? Tant qu'il n'y a pas de nouveaux imprévus ou de nouvelles urgences, je dirais qu'il n'y aura pas de collectif 4. C'est par rapport à ça, on ne sort pas des collectifs par plaisir. Déjà là, on sort des collectifs pour épuiser les résultats de l'exercice précédent, parce qu'on a l'obligation d'utiliser ce résultat pour financer des actions nouvelles. Là, c'est bon, on a tout utilisé. Maintenant, si on a des urgences nouvelles, il va falloir trouver des ressources supplémentaires pour les financer, mais je n'espère pas, et je ne pense pas qu'on aura un collectif 4 d'ici la fin de l'année. Sur les Jeux du Pacifique, 300 millions ont été rajoutés entre la première copie de juin et celle-ci – on est passés de 1,4 milliard à 1,7 - est-ce que ça va suffire à apaiser les craintes des uns et des autres ? La ministre des Sports a été interrogée là-dessus hier, elle a été confiante. Puis moi c'est mon intérêt aussi, c'est-à-dire qu’effectivement, même le président Fritch l'a évoqué, on a mis en place des milliards supplémentaires pour une exécution sur les quatre mois restant de l'année. J'espère que cet argent va vraiment être liquidé, parce que les reports de crédit, ce n'est jamais confortable pour le ministre des Finances. Dernière question, cette fois sur l'ambiance et sur la perspective de la séance plénière. Les débats ont-ils été plus apaisés en commission ? Les élus comme le gouvernement sont-ils plus réceptifs et y a-t-il moyen de trouver un consensus, de travailler ensemble pour faire adopter ce texte sans qu'il soit trop raturé ? Je ne suis pas assez politique pour donner une réponse fiable, en tout cas, c'était très cordial hier. Il y a eu plein de questions, mais je trouvais que c'était globalement constructif. Après, en séance plénière, ça peut être autre chose, comme c'est filmé, il y a la population, des fois ça peut être un spectacle... On s'attend à ce qu'il y ait des amendements, d’ailleurs je suis un peu déçu, je pensais qu'il y en aurait en commission, pour nous permettre de mieux les travailler. Donc en plénière, ça va être un peu plus compliqué, parce qu'on va devoir examiner dans le rush les amendements, parce que quand on nous dit par exemple qu'il faut qu'on trouve la recette en face d’une dépense, ça veut dire qu'il faut supprimer sans doute des actions qu’on a proposées de notre côté, pour maintenir les équilibres budgétaires. Parce que si tu t'amuses à présenter un budget amendé au haut-commissariat en déséquilibre, tu peux être sûr qu'on aura un recours. En tout cas, j'espère qu'au niveau politique, ça va se calmer, parce que si on reste dans des situations de tension comme ça, ce n'est pas bon pour mon économie, je n'aime pas. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-20 21:09:00

​Procès Meta : certains outils de sécurité étaient “conçus pour échouer”, accuse un ex-ingénieur du groupe
AFP, le 19 août 2026 - Certains outils censés protéger les adolescents sur Instagram ont été “conçus pour échouer”, a affirmé mercredi l'ancien ingénieur de Meta Arturo Bejar, premier témoin du grand procès fédéral où une coalition d'États américains accuse le géant des réseaux sociaux d'avoir menti sur leur dangerosité. Meta s'opposait vivement à la comparution, devant le tribunal fédéral d'Oakland (Californie), d’ Arturo Bejar , ancien responsable de la sécurité des utilisateurs chez Facebook (2009-2015) et ex-consultant (2019-2021). Mais la juge a rejeté cette tentative, selon elle “désespérée”, d'écarter un “témoin solide”. Le groupe de Menlo Park, déjà condamné deux fois cette année aux États-Unis, cherche à éviter une refonte forcée de Facebook et Instagram ainsi qu'une amende salée : la Californie, le New Jersey, le Colorado et le Kentucky – en éclaireurs d'une coalition de 29 procureurs généraux – réclament près de 200 milliards de dollars, selon un chiffrage provisoire. Au lendemain de l'ouverture des débats, la juge Yvonne Gonzalez Rogers a sermonné les deux camps sur leurs multiples objections tardives et répétées. Et rappelé l'enjeu du procès : “L'allégation est que Meta a menti et a affirmé faussement que ces fonctionnalités n'étaient pas addictives”. Pour tenter de le démontrer au jury, les procureurs généraux ont convoqué Arturo Bejar comme premier témoin. La voix de l'ingénieur, qui a déjà témoigné au Congrès américain et dans plusieurs tribunaux, est devenue centrale dans le vaste contentieux qui oppose des familles, des établissements scolaires et des États à Meta, mais aussi à TikTok, Snapchat et YouTube, accusés d'être responsables d'une crise de santé mentale chez les jeunes Américains. Courriel à Zuckerberg D'une voix calme, barbe blanche taillée, Arturo Bejar a décrit patiemment au jury comment les fonctions censées lutter contre l'usage excessif des réseaux sociaux ont été “conçues pour échouer”, car fondées sur l'initiative des utilisateurs : “C'est comme s'il fallait activer l'airbag chaque fois qu'on monte en voiture”. Presque personne n'active le rappel “faire une pause” ou le “mode silencieux”, censé couper les notifications nocturnes, a-t-il expliqué : un outil efficace bloquerait l'accès un quart d'heure, afficherait le temps passé et aiderait l'adolescent à se fixer une limite. “Les notifications sont construites et conçues pour faire revenir les gens, pour qu'ils passent plus de temps et rapportent plus de revenus”, a résumé le témoin, “elles ne sont pas conçues pour la santé mentale ni pour la sécurité de la personne”. L'accusation a exhibé le courriel qu'il a adressé le 5 octobre 2021 à Mark Zuckerberg et trois autres dirigeants, le jour où la lanceuse d'alerte Frances Haugen, à l'origine des “Facebook Files”, livrait son témoignage historique devant le Sénat américain. Arturo Bejar, qui n'obtiendra pas de réponse, y écrivait qu'environ la moitié des utilisateurs d'Instagram rapportaient une “expérience négative” sur la semaine écoulée. Sur 10 000 personnes concernées, une centaine effectuait un signalement, et deux obtenaient un retrait de contenu, soit 0,02 %. “Temps passé” L'entreprise, qui revendique désormais 3,6 milliards d'utilisateurs quotidiens, mesurait les performances, et donc les rémunérations, sur le nombre d'utilisateurs et leur temps passé en ligne, a encore raconté Arturo Bejar : “Tous les chemins mènent au temps passé dans le produit”, “la sécurité venait toujours après”. En 2021, Mark Zuckerberg conteste en public que son groupe privilégie le profit sur la sécurité. “C'est tellement faux”, s'émeut pour la première fois Arturo Bejar. D'autant que le groupe aurait pu faire mieux, selon lui : “Quand Mark décide que quelque chose est prioritaire, les montagnes bougent en quelques mois.” Le contre-interrogatoire, mené par l'avocat de Meta Brian Stekloff, a cherché à cantonner le témoin à ses six premières années dans l'entreprise, quand il disposait, a-t-il reconnu, du soutien de la direction et des moyens qu'il réclamait. Meta était “engagé pour le profit et soutenait la sécurité”, a concédé Arturo Bejar, qui défendait encore publiquement le groupe en 2018 en travaillant même avec son service de presse pour répondre aux journalistes. La défense de Meta conteste tout mensonge, affirmant avoir reconnu publiquement que certains jeunes avaient un “usage problématique” des réseaux sociaux, mais que la responsabilité des concepteurs et l'addiction aux plateformes ne sont pas scientifiquement établies. Les huit jurés rendront un verdict consultatif fin septembre ou début octobre, avant que la juge, connue pour avoir sanctionné Apple et arbitré le procès d'Elon Musk contre OpenAI, ne tranche seule. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-20 04:40:00

​Australie : la défense de la tueuse aux champignons argue en appel d'un vice de procédure
AFP, le 19 août 2026 - Les avocats de l'Australienne Erin Patterson, condamnée pour un triple meurtre aux champignons vénéneux et se disant victime d'“erreurs judiciaires”, ont soutenu mercredi lors de son procès en appel que le jury de première instance ne s'était pas convenablement isolé. Pendant deux jours, trois juges de la cour d'appel de Melbourne examinent deux recours : d'un côté, la tentative de Mme Patterson de faire annuler sa peine d'emprisonnement à perpétuité avec possibilité de libération conditionnelle après 33 ans. De l'autre, une demande du parquet pour une peine plus sévère. Erin Patterson a été reconnue coupable par un jury de 12 personnes d'avoir mortellement empoisonné en 2023 trois membres de sa belle-famille en leur servant un bœuf Wellington, une spécialité anglaise, aux amanites phalloïdes. Les parents de son époux dont elle est séparée, Don et Gail Patterson, ainsi que la tante de celui-ci, Heather Wilkinson, ont succombé à l'hôpital dans les jours suivants. Erin Patterson, 51 ans, a également été reconnue coupable de tentative de meurtre sur l'oncle de son mari, le pasteur Ian, seul survivant de ce repas organisé chez elle à Leongatha, village du sud-est de l' Australie . Le mari, Simon, avait décliné l'invitation. Le procès d'Erin Patterson en première instance, jusqu'à sa condamnation en septembre 2025, a captivé les médias du monde entier. Les auditions ont démarré à 10 h 15 (0 h 15 GMT). Selon des images du diffuseur public ABC, elle est apparue en direct vidéo depuis la prison de haute sécurité où elle est incarcérée, le Dame Phyllis Frost Centre, située dans la banlieue ouest de Melbourne. Elle portait un pull bleu. “Manquement fondamental” Son avocat Richard Edney a argué que des jurés de première instance avaient séjourné dans le même hôtel qu'un témoin et que des membres de l'accusation lors des délibérations, ce qui représente un “manquement fondamental” dans le processus judiciaire. Il a toutefois reconnu ne disposer d'aucune preuve établissant que le jury avait communiqué avec autrui. Veronika Drago, autre avocate d'Erin Patterson, a soutenu que des éléments de preuve acceptés par la cour, relatifs à des antennes-relais et des signalements de champignons vénéneux, ne pouvaient être considérés comme fiables. La quinquagénaire avoir été victime de plusieurs “graves erreurs judiciaires”. La défense a en outre accusé le parquet d'un contre-interrogatoire “injuste et oppressif” au cours du procès en première instance. Avant de débattre au fond, le cas échéant, les juges de la cour d'appel devront déterminer si les motifs invoqués justifient d'accorder à Mme Patterson l'autorisation de contester sa condamnation. De son côté, le parquet a fait appel de la peine infligée à Erin Patterson, trouvant la période de sûreté de 33 ans fixée par le juge “manifestement insuffisante”. Selon le parquet, le juge a vu sa décision “influencée” par la forte possibilité que Mme Patterson soit placée à l'isolement pendant des années. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-20 04:38:00

Le radar météo refait débat à Moorea
Tahiti, le 19 août 2026 - Le projet d’installation du radar de Météo-France à Tema’e est de retour. Le tāvana de Te’avaro a demandé la tenue d’une réunion d’information avec la population car pas question pour lui de la mettre “devant le fait accompli ”. “ On veut concevoir conjointement notre développement (...) On propose une nouvelle vision ”, dit-il. Le projet de Météo-France d’installer un radar météorologique à Tema’e à Moorea refait surface. Une réunion publique est prévue ce vendredi soir à 17 heures à la mairie de Te’avaro et les habitants, notamment de Tema’e, sont invités à y participer. Ce projet date de deux ans. Le radar devrait être installé sur un terrain appartenant au Pays qui accueille déjà deux antennes relais téléphoniques. “On va avoir comme une espèce de parc à radars et antennes sur la pointe de Tema’e ”, déplore le maire de Te’avaro. À cette époque déjà, les habitants de la commune s’étaient interrogés quant à l’impact visuel mais également sur les conséquences sanitaires de ce radar. Ce projet s’est également invité à Tarahoi, puisqu’en 2024, Édouard Fritch avait interpellé le président du Pays Moetai Brotherson sur ce sujet. En effet, sur un montant total de 300 millions de francs, le Pays avait participé au même titre que l’État à hauteur de 93 millions francs pour le financement de ce matériel, alors même, avait souligné l’élu, qu’il s’agit d’un établissement public de l’État. Moetai Brotherson avait alors rappelé que les conséquences des intempéries avaient coûté près d’un milliard de francs au Pays en termes d’indemnisations. Ce radar servira justement à détecter les fortes pluies et anticiper ainsi les risques. “Je ne vois pas du tout l'intérêt de ce projet pour notre population” Le tāvana de Te’avaro, Rahiti Buchin, avait déjà participé l’an dernier à une des présentations du projet en tant que président de la fédération Tāhei ‘auti ia Moorea. Il explique que déjà à cette époque, ils “avaient beaucoup de questionnements parce qu'il y a quand même un gros impact visuel. Et puis, par rapport à toutes ces antennes, on se pose toujours aussi la question de la santé” . Il avait d’ailleurs déjà invité Météo-France à présenter son projet à la population car “c'est elle qui va être la première impactée visuellement mais aussi éventuellement au niveau de la santé” . Rahiti Buchin explique ensuite qu’il y a quelques semaines, Météo-France a une nouvelle fois présenté son projet, cette fois-ci aux tāvana concernés. “Nous étions présents et j'ai refait la même demande, et personnellement, je ne vois pas du tout l'intérêt de ce projet pour notre population, concernant la nécessité qui est mis en mise en avant par rapport aux objectifs de Météo-France. Je suis le maire de cette commune et j’aimerais bien qu'ils le présentent à la population pour qu’elle puisse prendre sa décision en toute connaissance de cause. Il y a déjà beaucoup de réticences” . Selon ses dires, les tāvana de Paopao, Christiane Kelley, et de Haapiti, Benoît Tarahu, aimeraient, eux aussi, que “pour tout gros projet prévu dans nos communes, les promoteurs viennent vraiment le présenter à la population pour que ça soit fait vraiment en toute transparence” . Rahiti Buchin a d’ailleurs demandé que cette réunion publique se tienne également en reo. “Ce n'est pas mon projet, ni celui de la mairie, ni celui de Moorea. C'est à eux de présenter leur projet et de se donner les moyens de pouvoir le présenter, de pouvoir le vulgariser et surtout de le présenter dans notre langue pour que ça soit accessible .” Pas question de mettre la population “devant le fait accompli” Le tāvana de Te’avaro Rahiti Buchin explique que l’une des raisons pour lesquelles sa liste s’est présentéé aux dernières municipales, c’est que les associations de protection de l’environnement, et lui en tant que président de la fédération Tāhei ‘auti ia Moorea, “reprochaient aux promoteurs, au Pays et à la commune, de mettre la population devant le fait d'accompli, c'est-à-dire qu'on fait une enquête, le permis a déjà été attribué, l'étude a été faite, et à un moment donné, on fait une pseudo-consultation, on demande l’avis de la population alors que toutes les décisions ont déjà été prises. Nous, on propose une nouvelle vision, une nouvelle démarche”. Il assure que Christiane Kelley, Benoît Tarahu et lui ont eu la même démarche avec le ministre de l’Équipement, Jordy Chan, pour ce qui est de l’aménagement du quai de Vaiare. Ce dernier leur a d’ailleurs promis qu’il ferait une présentation à la population. “On ne peut plus supporter le fait d’être là et d’assister à des constructions sans comprendre et sans avoir pu poser des questions .” Il rappelle d’ailleurs que ce manque de concertation avec la population, la fédération Tāhei ‘auti ia Moorea l’a dénoncé à plusieurs reprises. “On veut concevoir conjointement notre développement car notre démarche montre que quand on consulte la population d’abord, cela lui fait plaisir et cela permet aussi de recueillir des idées très intéressantes. Et lorsqu’elles sont prises en compte, les projets se mettent en place sans qu’il y ait, au dernier moment, des levées de boucliers ou des manifestations .” D’après le tāvana de Te’avaro, Météo-France était sur le point de déposer son permis de construire car “ils veulent répondre à un appel à projets, parce que ce projet-là coûte de l'argent” . Rahiti Buchin leur a déconseillé de le faire car “ si la population venait à l’apprendre alors que la réunion ne s'est pas encore tenue, cela ne va pas passer” . Il leur a rappelé qu’il leur a adressé cette demande de réunion il y a un an déjà, “donc si elle se fait que maintenant, ce n'est pas de notre faute et s'ils sont pris par le temps, ce n'est pas notre problème” . Enfin, il insiste sur le fait que “la petite commune de Te’avaro subit déjà bien assez la pression industrielle. On a la zone industrielle, on a la pression aussi des grands projets. Donc on a besoin d'un peu plus de verdure et de calme” . Rahiti Buchin invite donc la population de Moorea, mais surtout celle de Te’avaro, à participer à cette réunion publique de présentation du projet de Météo-France. “ Surtout, posez toutes les questions qui vous turlupinent un peu par rapport à ce projet et dans le respect mutuel pour qu'ensuite, on puisse prendre une décision commune. Mon avis final sera celui de la population de Te’avaro”, insiste-t-il. Contacté Météo-France n'a pas souhaité s'exprimer. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-20 03:37:00

​Une charte de bonne conduite à Teahupo’o
Tahiti, le 19 août 2026 – Formalisé par la commune de Taiarapu-Ouest en concertation avec les prestataires nautiques, un “pacte de bonne conduite” a été signé début août par la plupart des capitaines. L’objectif est d’apaiser les relations à terre et sur l’eau, mais aussi de renforcer la sécurité face à une fréquentation touristique croissante aux abords de la célèbre vague. La vague de Teahupo’o est régulièrement le théâtre de sessions de surf spectaculaires. Entre l’avènement des réseaux sociaux et, plus récemment, les Jeux olympiques, l’attractivité du spot s’est renforcée ces dernières années. Une pression touristique et médiatique qui va avec son lot de tensions, voire d’incidents. Le dernier en date, fin mai, à l’aube de la saison de la houle de sud-ouest, a marqué les esprits : la concentration de bateaux avait poussé l’un d’entre eux dans le souffle de la vague et une collision avait été évitée de peu avec un surfeur. ​Sécurité et courtoisie Face à ces enjeux de sécurité et plus largement de courtoisie, la commune de Taiarapu-Ouest a formalisé un “pacte de bonne conduite” en concertation avec les prestataires nautiques. Signée par la plupart des capitaines, cette charte met en parallèle “une opportunité de développement” économique, social et sportif qui expose le site à “des risques accrus” en matière de sécurité et de préservation de l’écosystème, l’objectif étant d’aboutir à une “cohabitation harmonieuse” entre les différents usagers du site – capitaines et touristes, mais aussi surfeurs, photographes, vidéastes, coachs et autres professionnels, également cités. Les engagements concernent le respect des limitations de vitesse, des distances de sécurité ou encore des capacités d’accueil propres à chaque embarcation, mais aussi de s’abstenir de couper la trajectoire d’une vague surfée. “La sécurité des personnes prime sur toute autre considération” , est-il rappelé. Le respect de l’environnement et de la dimension culturelle des lieux est aussi mentionné. Si ce document n’a pas vocation à se substituer aux réglementations en vigueur, il rappelle certaines mesures élémentaires et fixe une ligne de conduite commune. Pour le maire délégué de Teahupo’o, lui-même prestataire nautique de métier, il y avait urgence. “Il faut respecter une marge de sécurité pour ne pas se retrouver en danger en cas de panne, ce que certains prestataires n’avaient pas l’habitude de prendre en compte. L’idée, c’est tout simplement d’avoir une bonne entente sur le spot. On veut éviter que l’accès à la vague soit un jour interdit” , remarque Milton Parker, concernant le plan d’eau. À terre, les “rabatteurs” ne sont plus autorisés : ils sont remplacés par trois “accueillants” chargés d’orienter équitablement les visiteurs de passage au PK 0 et à la pointe selon les bateaux présents. “L’objectif, c’est d’éviter les conflits, car il y a eu des bagarres encore récemment à cause de ça. Des touristes sont aussi venus se plaindre de harcèlement à la mairie. La commune ne veut plus de ces pratiques : on veut un climat apaisé et une belle image de Teahupo’o” , poursuit le tāvana. “C’était nécessaire !” Pour les signataires interrogés, cette charte vient combler l’absence de cadre clair en dehors des périodes de compétition. “On fonctionne uniquement sur réservations, donc on n’est pas directement concernés par les problèmes à terre, mais globalement, c’est une bonne chose aussi sur l’eau. Il fallait cette charte pour que ce soit mieux encadré. C’était nécessaire ! Notre crainte, si les débordements devaient continuer, c’est que le spot soit fermé et que notre activité soit menacée” , confie la femme d’un capitaine. Prêts à embarquer, un pilote et son assistant saluent également l’initiative, tout en émettant quelques réserves sur son application au quotidien. “C’est bien pour la sécurité des touristes. Maintenant, il faut vraiment s’assurer que tout le monde respecte les règles, car on sait que ce sont toujours les mêmes qui font les marioles. On ne veut pas en arriver aux mains : ça donne une mauvaise réputation aux taxi-boats. On est tous là pour travailler” , remarquent-ils, favorables à plus de contrôles. Un autre capitaine comptant parmi les anciens espère pouvoir aller de l’avant. “Ça fait du bien de crever l’abcès pour ne pas perdre notre métier. Au bout de trois réunions, on a établi une charte qui pourra être améliorée selon les retours de chacun. Il faut bien commencer par quelque chose pour tendre vers plus de sérénité. Je pense que ça peut apaiser la situation, en tous cas je veux y croire !” , glisse-t-il. Il conclut en résumant la situation avec sagesse : “On ne risque pas la vie des gens pour 4.000 francs... On n’est pas non plus là pour gêner les surfeurs, car ce sont eux qui performent sur les vagues.” ​Quel suivi ? En cas de manquement grave ou réitéré, un rappel à l’ordre pourra être formulé par la commune, qui se réserve aussi le droit de signaler les faits aux autorités compétentes. Des réunions annuelles, sous forme de bilan, doivent permettre de faire remonter d’éventuelles difficultés pour enrichir la charte, le cas échéant. D’autres échanges avec le Pays et l’État seraient envisagés par la commune pour affiner certains points, notamment en matière de surveillance et de verbalisation en cas d’infraction. À Teahupo’o, la demande d’une adaptation des arrêtés d’interdiction de navigation par forte houle concernant le cas particulier des professionnels (surfeurs de gros, photographes et vidéastes spécialisés) refait également surface à chaque vigilance majeure. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-20 02:36:00

Deux têtes d’alligators protégées découvertes dans les bagages d’une voyageuse
Tahiti le 19 août 2026. C'est une saisie peu banale qu'on eu à opérer les agents des douanes jeudi soir à l'aéroport de Tahiti-Faa'a. Les agents de la Brigade de Surveillance Extérieure (BSE) des douanes de l’aéroport de Tahiti-Faa'a ont découvert le jeudi soir deux têtes d’alligators du Mississippi (Alligator mississippiensis) transportées sans autorisation. Dans le cadre des contrôles menés sur le flux des passagers internationaux à l'aéroport de Tahiti-Faa'a, les douaniers ont procédé à l'inspection d'un bagage non réclamé en provenance de Los Angeles (USA). L’ouverture du bagage, réalisée en présence des agents du service litige bagage, a permis de découvrir une boîte en plastique contenant deux têtes d’alligators conservées. Auditionnée le lendemain à son arrivée, la propriétaire du bagage a déclaré qu'il s'agissait d'un souvenir acheté par un proche sur le territoire américain, ce dernier ignorant la réglementation stricte entourant le transport de telles espèces. L’alligator du Mississippi est une espèce protégée au titre de la Convention de Washington (CITES), figurant à son annexe II. À ce titre, tout mouvement international (commercial ou personnel) de spécimens de cette espèce — qu'ils soient vivants, morts ou sous forme de trophées et souvenirs — est strictement encadré et soumis à la présentation obligatoire d'un permis CITES. En l'absence de tout justificatif légal présentée au moment du contrôle, une pénalité douanière a été prononcée à l’encontre de la propriétaire du bagage et les deux têtes d’alligators ont été saisies. Cette découverte illustre la vigilance permanente exercée par la douane aux frontières aériennes et maritimes. Au-delà de ses missions fiscales et sécuritaires, la douane est le premier rempart contre le commerce illégal de la faune et de la flore sauvages. Le trafic d'espèces menacées constitue l'une des activités criminelles transfrontalières les plus préjudiciables à la biodiversité mondiale. La douane réaffirme sa détermination à faire respecter la réglementation internationale afin de préserver le patrimoine naturel mondial et insulaire. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-20 02:26:00

Collectif 3, ATN passe son grand oral à Tarahoi
Tahiti, le 19 août 2026 – Quatre heures de débats et toujours pas d'article premier. L'examen du collectif 3 a été largement monopolisé mercredi matin par Air Tahiti Nui et son prêt de 8,5 milliards de francs. Son directeur général, Lionel Guérin, est venu défendre devant les élus le réaménagement des cabines des quatre Dreamliner, censé générer jusqu'à 4 milliards de chiffre d'affaires supplémentaire par an et contribuer au retour à l'équilibre de la compagnie à l'horizon 2029. À la pause déjeuner, la démonstration était encore loin d'avoir convaincu. À midi, l'article premier était toujours intact. Réunis depuis 8 h 30 ce mercredi en commission de l'Économie, les élus ont consacré l'essentiel de leur matinée à une seule mesure du collectif : les 8,5 milliards de francs que le Pays veut prêter à Air Tahiti Nui pour réaménager les cabines de ses quatre Boeing 787-9. Beaucoup de questions, et pas encore toutes les réponses. Le directeur général d'ATN, Lionel Guérin, est venu défendre un investissement présenté comme l'un des leviers du retour à l'équilibre de la compagnie. Selon les chiffres projetés aux élus, le passage de 30 à 38 sièges en classe affaires sur chacun des quatre appareils permettrait de générer entre 3,5 et 4 milliards de francs de chiffre d'affaires supplémentaire par an. Les avions doivent être réaménagés d'ici fin 2028, ATN visant l'équilibre dès 2029. Mais ces chiffres n'ont pas suffi à lever les doutes. “Nous ne sommes pas contre ce prêt mais nous avons besoin qu'on nous explique” , insiste Nicole Sanquer, réclamant davantage de données sur les recettes des classes économique et affaires et s'interrogeant sur l'investissement dans des appareils dont ATN n'a pas encore la pleine propriété. “ Deux avions sont en location jusqu'en 2031. C'est quand même un coût de 2 milliards par avion” , souligne-t-elle, évoquant d'autres pistes : “Pourquoi pas étudier l'option de louer un avion plus adapté et plus moderne au lieu d'investir dans un avion qui ne nous appartient pas ?” “Ni le lieu, ni le moment” Même scepticisme du côté du Tapura, mais avec une différence de fond. Tepuaraurii Teriitahi conteste le principe même du mécanisme : “Ça veut dire que le Pays se transforme en banquier”, relève-t-elle, soulignant que le dispositif permettrait notamment à ATN de bénéficier d'un taux plus avantageux alors que la compagnie n'est, selon elle, “pas bankable ” auprès des banques . Elle critique aussi la méthode, rappelant que les élus réclamaient depuis longtemps une présentation de la stratégie d'ATN : “Mais ce n'est ni le lieu, ni le moment. On n'a même pas encore entamé l'article 1 er et on est en train de nous faire toute la stratégie en deux minutes d'Air Tahiti Nui.” Les projections présentées par Lionel Guérin ne la convainquent pas davantage. Si elle reconnaît que les sièges affaires sont les plus rémunérateurs, Tepuaraurii Teriitahi juge “un peu difficile à avaler” que huit places supplémentaires par appareil puissent contribuer dans de telles proportions au redressement annoncé. Les élus n'entendent pas pour autant bloquer un collectif comportant des mesures jugées urgentes. Faute d'être convaincue sur ATN, Tepuaraurii Teriitahi envisage donc de sortir les 8,5 milliards du texte : “Je pense que ça fait partie des amendements qui devraient être présentés, de demander à mettre à part Air Tahiti Nui et pourquoi pas que ça fasse l'objet d'un autre collectif indépendant de celui-là.” Les élus n'ont par ailleurs pas obtenu de réponse sur le “plan D” de la compagnie si le prêt était refusé. Après une pause déjeuner d'à peine une heure, les élus ont finalement attaqué l'examen des articles vers 14 heures. “À cette allure, on en a pour quatre jours” , prévient Tepuaraurii Teriitahi. “On a des questions à poser, on veut des réponses [...] et on prendra le temps qu'il faut.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-20 01:54:00

​Teva i Uta se mobilise pour Tahiti 2027
Tahiti, le 19 août 2026 – Recruter 4.500 volontaires, c’est l’autre gros chantier des Jeux du Pacifique de Tahiti 2027. Sur le site de Teva i Uta, ils seront 200 : la soirée “After Vol” organisée mardi à Mataiea a donné un aperçu de l’état d’esprit de l’événement, motivant de nouvelles recrues à rejoindre “la plus grande équipe des Jeux” . Animée par l’humoriste Maud, la quatrième “After Vol” organisée mardi soir dans la salle d’une église de Mataiea a rassemblé une centaine de personnes, plus une soixantaine “sur le live” . Un rendez-vous mensuel, festif et connecté, amené à sillonner les communes de Tahiti, Moorea et Raiatea dans le cadre de l’autre gros challenge des Jeux du Pacifique de Tahiti 2027, en marge des chantiers : mobiliser 4.500 volontaires – autant que les athlètes – pour la réussite des 352 épreuves du 24 juillet au 7 août 2027. Accueil, accréditation, logistique, animation, santé ou encore environnement, les missions sont nombreuses et variées. Faire grimper le compteur “L’idée, c’est de pouvoir les fédérer et les fidéliser sur le long terme. On met en place des événements dans ce but, aussi pour créer du lien entre l’équipe organisatrice, les volontaires et les partenaires. Ça permet d’apprendre à les connaître et de les valoriser. Nous avons 11 départements et chacun nos missions : en fonction des compétences et des centres d’intérêt des volontaires, on cherche aussi à les répartir judicieusement” , explique Uratua Alves, chargée de valorisation au département des volontaires. Actuellement, le compteur affiche 1.300 volontaires acceptés sur 1.500 inscrits, dont plusieurs passionnés ne résidant pas au Fenua, mais prêts à faire le voyage. “Il est toujours temps de s’inscrire et j’invite la population à se manifester à partir de 18 ans, ou de 16 ans pour ceux qui sont licenciés d’une fédération sportive. C’est un rendez-vous historique : ça fait 32 ans que nous n’avons pas accueilli les Jeux !” , rappelle Hereiti Krainer, cheffe de projet en gestion des volontaires. Le comité organisateur (COJ) peut compter sur le soutien du maire de Teva i Uta, qui a prêché en faveur du programme dans la continuité de la Journée olympique du 20 juin dernier, à Mataiea. “Nous accueillerons les épreuves d’haltérophilie et de force athlétique à la salle Nuutafaratea. Nous sommes honorés d’avoir été choisis, de même que notre cantine avec 500 repas par jour à base de produits locaux. Pour réussir les Jeux, ils doivent être festifs et populaires pour marquer les esprits. À Teva i Uta, on veut que ces Jeux soient mémorables. On nous annonce 200 bénévoles à recruter et nous ferons tout pour être au rendez-vous. Levons-nous, élus, parents, jeunes des quartiers et des églises, c’est accessible à tous !” , encourage Tearii Alpha. ​Volontaires confirmés et nouvelles recrues Ces soirées sont habituellement réservées aux volontaires, comme Thierry Jeanguyot, venu de la commune voisine de Papara, qui accueillera le surf, le golf et le tir à l’arc. Son inscription, dès l’ouverture de la plateforme en ligne , a été une évidence : “Je fais partie d’autres associations, comme Te Mana o te moana qui œuvre en faveur de la protection des tortues marines. Je suis retraité, donc j’ai du temps à donner, et le sport m’a toujours attiré. Par le passé, j’ai aidé avec plaisir des amis organisateurs de courses à pied. Quel que soit l’événement, on a toujours besoin de petites mains. C’est un super moment à vivre en équipe : on commence déjà à créer des liens et c’est vraiment intergénérationnel.” Entre les présentations officielles et les activités ludiques, Antonina et Maimiti Fanaura, venues s’informer, ont été convaincues. “Ce soir, on a pris la décision de s’inscrire pour apporter notre pierre à l’édifice” , confient la mère et sa fille, toutes les deux impliquées dans l’association culturelle Faaravaianuu de Teva i Uta. Et ce ne sera pas une première pour Antonina : “J’ai déjà été volontaire lors des Jeux du Pacifique de 1995 à Aorai Tini Hau. J’avais quelque chose comme 27 ans : j’étais chargée de guider les athlètes et nous devions parler anglais. J’en garde de très bons souvenirs ! Je réalise que c’était un privilège et ça me motive à me mobiliser pour la deuxième fois en sachant que Teva i Uta accueillera des épreuves.” Pour sa fille de 38 ans, “le faire ensemble, ce serait génial !” Cette soirée a aussi été l’occasion d’annoncer le coup d’envoi des formations en ligne ce mois-ci, lesquelles seront complétées par des modules spécifiques début 2027. Selon le calendrier prévisionnel, les missions des volontaires devraient être attribuées d’ici décembre et les plannings courant mars. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-20 01:35:00

L’école de pirogue à voile d'Arue ne veut pas quitter le motu
Tahiti, le 19 août 2026 - Ils étaient une dizaine à se rassembler ce mercredi, à 12 h 30, sur le motu de Arue pour soutenir la seule école de pirogue à voile traditionnelle de Tahiti, aujourd'hui menacée d'expulsion du site au 1er octobre. L'école conteste son départ, déjà annoncé, et espère encore pouvoir rester sur le motu. L'école de pirogue à voile de Arue ne vogue plus sur un long fleuve tranquille. L'unique structure qui fait naviguer sur les embarcations traditionnelles des scolaires, des associations, des habitants des quartiers, des personnes en situation de handicap ou encore des particuliers est dans l'incertitude. Elle devra quitter ses locaux du motu de Arue au 1er octobre et ne trouve pas de solutions pour entreposer son matériel ailleurs. “Pour moi, la pirogue à voile, c'est l'image de Arue”, se désole une habitante de la commune. Même inquiétude pour Niuhiti Buillard, ancien enseignant de sport, qui parle de “non-sens”. “On perd notre langue, le vocabulaire, la culture. C'est complètement opposé à la politique culturelle du Pays. On parle de lutte contre l'oisiveté, l'ice, etc., mais c'est grâce à ce genre d'association qu'on lutte contre tout ça”, estime-t-il. Le désaccord porte sur ce qui été demandé lors d'une réunion organisée le 29 avril dernier. Ce jour-là, une rencontre entre la tāvana Teura Iriti, un adjoint, un agent communal et Tamatoa Perez, de Tahiti Va'a, fait état auprès de Teiva Véronique-Gatata, président de l'école de pirogue à voile traditionnelle de Arue , d'un “éventuel départ du motu”. Selon le moniteur de navigation traditionnelle, cette rencontre ne constituait pas une demande formelle de cessation immédiate de l'activité. Quelques jours plus tard, le 4 mai, l'école, connue sous le nom d'O'Sea Va'a Tā'ie, avait donc adressé un long courrier à Teura Iriti pour défendre son maintien sur le motu et détailler son activité depuis son installation en 2020. 1 200 formations par an, plus de 200 classes encadrées... Dans ce courrier, l'école se dit alors prête à revoir son organisation pour répondre aux préoccupations de la commune : réduire l'espace occupé, réorganiser le stockage des va'a, participer davantage aux événements communaux ou encore transmettre régulièrement un bilan de ses activités. Pour information, l'école compte une activité importante : 1 200 formations par an, plus de 200 classes encadrées, plus de 50 groupes de loisirs, des interventions auprès de jeunes, des actions sociales et des partenariats avec plusieurs établissements de la commune. Elle emploie également un capitaine et trois personnes à temps partiel. Pour Teiva Véronique-Gatata, un départ du motu pourrait compromettre la poursuite de l'école. Le dossier évolue le 24 juillet. Tahiti Va'a, gestionnaire de la parcelle où se trouve l’école de navigation traditionnelle, lui transmet un mail de la mairie annonçant la modification de la convention d’occupation de cette parcelle. Tahiti Va'a demande à l’école de “prendre ses dispositions” et de quitter les lieux avant le 1er octobre. ​ “C'est dans notre politique de réaménager le motu” “Ce n'est pas ciblé, ce n'est pas pour être méchants”, assure de son côté la tāvana Teura Iriti. Elle ajoute que toutes les associations qui occupaient jusqu'ici des espaces sur le motu ont été prévenues par la commune et ont quitté les lieux. Une interrogation demeure : la demande de départ était-elle claire dès la première réunion ? Teiva Véronique-Gatata affirme ne pas avoir compris qu'il devait immédiatement cesser son activité. La mairie, elle, assure que la demande avait bien été formulée lors de cette rencontre. “On les a préparés”, affirme la tāvana. La commune confirme que la récupération des locaux répond à “des besoins prioritaires”. Ceux-ci doivent être “temporairement fermés pour travaux” à partir du mois d'octobre, pour des raisons de sécurité. Reste la question de l’éventuel relogement de l’école. La mairie de Arue ne dispose, selon la tāvana, d'aucune solution sur le territoire communal. “C'est dans notre politique de réaménager le motu. Les locaux serviront aussi pour le Comité des Jeux du Pacifique, mais pas uniquement”, explique la tāvana. Cette réponse clarifie la position de la mairie : “Après octobre, il faudra entreposer les pirogues dans d'autres communes. Je veux bien leur donner un ou deux mois de plus, mais ensuite il faudra libérer l'espace. Arue est une commune très petite, on n'a pas de place pour eux malheureusement”, déplore Teura Iriti. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-20 01:13:00

L’Office mineurs toujours en attente d’effectif
Tahiti, le 18 août 2026 - Le syndicat Un1té-FO réagit à la note de Gérald Darmanin transmise au ministre de l’Intérieur fin juillet et révélée la semaine dernière. Il déplore le fait que l’Office mineurs, créé il y a deux ans, “n'a jamais été pourvu en effectif” alors même que l’Ofmin nationale était prêt à “former sept policiers pour travailler uniquement sur cette thématique” . Pour le syndicat, l’Ofmin “doit voir le jour, sans plus attendre”, afin de “lutter plus efficacement contre les violences faites aux mineurs (...). Le 29 juillet dernier, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a envoyé au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, une note dans laquelle il pointe du doigt les défaillances relatives aux nombreuses procédures liées aux violences sexuelles sur les mineurs. Dans cette note, il met à mal les officiers de police judiciaire (OPJ) du Fenua considérant que leur niveau de compétence est “nettement inférieur à celui de métropole, voire très inférieur pour ce qui est de la police nationale à Papeete” . Il souligne de “g raves problèmes de qualité et de respect des instructions par les services, en particulier à la direction territoriale, c onstituée en totalité d'agents de recrutement local manquant d'expérience et ne profitant pas d'actions de formation continue régulières” . Le secrétaire territorial adjoint du syndicat Un1té-FO et également investigateur en cybercriminalité à la Direction territoriale de la police nationale (DTPN), Timi Hapaitaha, assure que la lutte contre les violences faites aux enfants “redevient la priorité nationale” suite à l’affaire Lyhanna. Il rappelle qu’en novembre 2024, plusieurs antennes de l’Office mineurs (Ofmin) comme à Marseille, Mayotte, Evry, Nouméa ou encore en Polynésie ont été créées. L’Ofmin est chargé de diriger et de coordonner la lutte contre toutes les infractions les plus graves commises à l’encontre des mineurs. L’ancienne cheffe du pôle stratégie de l’Ofmin, Véronique Béchu, s’est même rendue au Fenua en décembre 2024. “Elle a fait un constat, celui de former sept policiers pour travailler uniquement sur cette thématique. Et quand on parle de l'affaire Lyhanna, on parle de pédocriminalité, de harcèlement et de cyberharcèlement .” Sauf qu’à ce jour, “l'Ofmin n'a jamais été pourvu en effectif”, déplore le syndicaliste alors même que l’Ofmin nationale avait proposé de former des policiers . “On manque d'effectifs formés (...) dû à un manque de vision ou de volonté politique” “Notre syndicat Un1té-FO a fait plusieurs relances auprès de notre hiérarchie”, assure Timi Hapaitaha. Même la venue en août 2025 du commandant des outre-mer de la police nationale, Jean-Baptiste Dulion, n’a rien changé alors que celui-ci avait promis l’ouverture de cet Office. Pour l’investigateur en cybercriminalité, l’Ofmin “doit voir le jour sans plus attendre. Cela nous permettra de lutter plus efficacement contre les violences faites aux mineurs” . Ce dernier fait “le même constat” que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin . “Effectivement, on manque d'effectifs formés, mais ce n'est pas du fait des OPJ. C'est plutôt un manque de vision ou de volonté politique” . Il ajoute qu’il y a des fonctionnaires de la police qui veulent travailler sur ces thématiques car “ ils sont bien conscients des réalités du terrain” . Mais il rappelle que les violences faites aux mineurs n’étaient pas “une priorité. Je ne blâme pas la hiérarchie, il y a tellement de priorités. L'urgence, c'était la lutte contre l'ice et la cocaïne. Et quand on parlait de ces thématiques-là, on n'avait pas d'écho et on avait l'impression de parler dans le vide. On avait même l'impression de faire découvrir des thématiques à notre hiérarchie. Et parfois, on se demandait s'ils avaient réellement conscience des dangers.” Rappelons qu’au Fenua, ils sont seulement deux officiers spécialisés dans la cybercriminalité. “Ce n’est pas suffisant, on travaille sur toutes les infractions commises à partir des technologies de l'information, typiquement le téléphone (...) et la plupart des infractions commises en stupéfiants et en pédocriminalité impliquent forcément l'usage d'un téléphone portable” . “L'affaire Lyhanna, un mal pour un bien” Le syndicaliste considère que “l’affaire de Lyhanna, c'est un mal pour un bien. La hiérarchie s’est rendue compte qu'on n'est pas du tout éloigné du sujet. On a même été épinglé par ce rapport de M. Darmanin, ce n'est pas pour rien, c'est qu'il y a vraiment un sujet” . Le secrétaire territorial adjoint de Un1té- FO rappelle que le procureur général avait, lors de la rentrée solennelle du tribunal de première instance et de la cour d’appel en janvier dernier, mis l’accent sur les violences sexuelles sur mineurs. “Aujourd'hui, on se rejoint tous, mieux vaut tard que jamais (...). Les thématiques sont liées. Les jeunes qui se sentent mal vont vers les stupéfiants et les réseaux sociaux facilitent tout ça.” Timi Hapaitaha estime qu’il est “urgent de prendre les choses en main (...). Il faut arrêter de toujours stigmatiser les officiers de police judiciaire, ils font du mieux qu'ils peuvent. S'il faut les former, il faut les envoyer dès à présent, mais ne surtout pas dire qu'ils ont un niveau inférieur à ceux de métropole, c’est faux” . Il ajoute que depuis une dizaine d’années, l’effectif est composé d’un tiers d’officiers de police judiciaire de métropole. “ Et franchement, on n'a pas constaté un niveau supérieur au nôtre. Peut-être équivalent et parfois même bien inférieur au nôtre.” Il regrette que sur les treize collègues métropolitains qui vont arriver d’ici peu, un seul va être dédié à cette thématique-là. Il rappelle qu’il y a des Polynésiens en métropole qui attendent leur retour, “c'est l'occasion de les faire revenir car ils connaissent mieux la société polynésienne que nos collègues métropolitains” . Il a même l’impression que cette note de Darmanin a surtout pour objectif de justifier la venue de métropolitains au Fenua. “Si ce n'est pas le cas, en tout cas, ça en a le goût, ça en a l'odeur et ça y ressemble fortement.” Pour le syndicaliste, débat devrait plutôt porter sur “la réalité du terrain car il y a vraiment un problème lié à la pédocriminalité et à la cyberpédocriminalité en Polynésie, c'est ça qui est important” . Concernant les “stocks”, c’est-à-dire les dossiers en souffrance, évoqués par le ministre de la Justice, Timi Hapaitaha indique que les statistiques sont un élément important pour certains managers. “Quand il y a des stocks en souffrance, forcément, ils vont prioriser l'abattage et au plus haut niveau de l'État, ils étaient au courant de ce stock (...). Cet abattage sera forcément au détriment de la qualité et on peut potentiellement passer à côté d'une affaire Lyhanna car ce n’est pas la spécialité de certains enquêteurs” . Il ajoute que ces policiers pourront même être poursuivis en justice “ pour ne pas avoir bien fait leur travail alors qu'à l'origine, ce n'est pas leur spécialité” . “ Des pédocriminels adolescents (...) c'est généralisé” Concernant les pédocriminels, pour le syndicaliste, ils sont de plus en plus jeunes. “On n’est plus sur des papis de 50 ou de 60 ans. On a aujourd'hui des jeunes de 20 ans et même des adolescents pédocriminels. Ces comportements, ils les voient sur les réseaux sociaux et ils les reproduisent.” Il souligne le côté “néfaste” des réseaux sociaux. “Tous ces phénomènes-là, malheureusement, existent en Polynésie et ce n'est pas un épiphénomène. C'est généralisé.” Autre phénomène en vogue, “ la sextortion (...). C'est une pratique courante chez nos jeunes de 12, 13 ou 14 ans d'envoyer des ‘nudes’ à son copain. Le copain lui dit ‘je t'aime, ne t'inquiète pas, je ne vais jamais publier’ et quand ils se séparent, il les publie. Et ces comportements sont normalisés.” Le syndicaliste souligne que ces jeunes sont ensuite victimes de chantage lorsque des pédocriminels obtiennent ces photos ou ces vidéos. “Ils disent à nos enfants, ‘si jamais tu en parles, je diffuse ça à tes parents et à toute ta liste d'amis’, et les enfants n'en parlent pas autour d'eux, ils se renferment. Et on fait tout de suite le lien entre des enfants qui sont pris dans ce genre de pièges et la consommation de stupéfiants, ça va de pair, les sujets s'imbriquent les uns dans les autres” . Pour Timi Hapaitaha, il n’y a que grâce aux pressions sur les dirigeants que l’ “on arrivera à épargner nos enfants (...). Il est grand temps de passer à la vitesse supérieure parce que sinon, les choses vont être de plus en plus graves. On n'aura que nos yeux pour pleurer, malheureusement.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-19 02:51:00

L’Office mineurs toujours en attente d’effectifs
Tahiti, le 18 août 2026 - Le syndicat Un1té-FO réagit à la note de Gérald Darmanin transmise au ministre de l’Intérieur fin juillet et révélée la semaine dernière. Il déplore le fait que l’Office mineurs, créé il y a deux ans, “n'a jamais été pourvu en effectifs” alors même que l’Ofmin nationale était prêt à “former sept policiers pour travailler uniquement sur cette thématique” . Pour le syndicat, l’Ofmin “doit voir le jour, sans plus attendre”, afin de “lutter plus efficacement contre les violences faites aux mineurs (...). Le 29 juillet dernier, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a envoyé au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, une note dans laquelle il pointe du doigt les défaillances relatives aux nombreuses procédures liées aux violences sexuelles sur les mineurs. Dans cette note, il met à mal les officiers de police judiciaire (OPJ) du Fenua considérant que leur niveau de compétence est “nettement inférieur à celui de métropole, voire très inférieur pour ce qui est de la police nationale à Papeete” . Il souligne de “g raves problèmes de qualité et de respect des instructions par les services, en particulier à la direction territoriale, c onstituée en totalité d'agents de recrutement local manquant d'expérience et ne profitant pas d'actions de formation continue régulières” . Le secrétaire territorial adjoint du syndicat Un1té-FO et également investigateur en cybercriminalité à la Direction territoriale de la police nationale (DTPN), Timi Hapaitaha, assure que la lutte contre les violences faites aux enfants “redevient la priorité nationale” suite à l’affaire Lyhanna. Il rappelle qu’en novembre 2024, plusieurs antennes de l’Office mineurs (Ofmin) comme à Marseille, Mayotte, Evry, Nouméa ou encore en Polynésie ont été créées. L’Ofmin est chargé de diriger et de coordonner la lutte contre toutes les infractions les plus graves commises à l’encontre des mineurs. L’ancienne cheffe du pôle stratégie de l’Ofmin, Véronique Béchu, s’est même rendue au Fenua en décembre 2024. “Elle a fait un constat, celui de former sept policiers pour travailler uniquement sur cette thématique. Et quand on parle de l'affaire Lyhanna, on parle de pédocriminalité, de harcèlement et de cyberharcèlement .” Sauf qu’à ce jour, “l'Ofmin n'a jamais été pourvu en effectifs”, déplore le syndicaliste alors même que l’Ofmin nationale avait proposé de former des policiers . “On manque d'effectifs formés (...) dû à un manque de vision ou de volonté politique” “Notre syndicat Un1té-FO a fait plusieurs relances auprès de notre hiérarchie”, assure Timi Hapaitaha. Même la venue en août 2025 du commandant des outre-mer de la police nationale, Jean-Baptiste Dulion, n’a rien changé alors que celui-ci avait promis l’ouverture de cet Office. Pour l’investigateur en cybercriminalité, l’Ofmin “doit voir le jour sans plus attendre. Cela nous permettra de lutter plus efficacement contre les violences faites aux mineurs” . Ce dernier fait “le même constat” que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin . “Effectivement, on manque d'effectifs formés, mais ce n'est pas du fait des OPJ. C'est plutôt un manque de vision ou de volonté politique” . Il ajoute qu’il y a des fonctionnaires de la police qui veulent travailler sur ces thématiques car “ ils sont bien conscients des réalités du terrain” . Mais il rappelle que les violences faites aux mineurs n’étaient pas “une priorité. Je ne blâme pas la hiérarchie, il y a tellement de priorités. L'urgence, c'était la lutte contre l'ice et la cocaïne. Et quand on parlait de ces thématiques-là, on n'avait pas d'écho et on avait l'impression de parler dans le vide. On avait même l'impression de faire découvrir des thématiques à notre hiérarchie. Et parfois, on se demandait s'ils avaient réellement conscience des dangers.” Rappelons qu’au Fenua, ils sont seulement deux officiers spécialisés dans la cybercriminalité. “Ce n’est pas suffisant, on travaille sur toutes les infractions commises à partir des technologies de l'information, typiquement le téléphone (...) et la plupart des infractions commises en stupéfiants et en pédocriminalité impliquent forcément l'usage d'un téléphone portable” . “L'affaire Lyhanna, un mal pour un bien” Le syndicaliste considère que “l’affaire de Lyhanna, c'est un mal pour un bien. La hiérarchie s’est rendue compte qu'on n'est pas du tout éloigné du sujet. On a même été épinglé par ce rapport de M. Darmanin, ce n'est pas pour rien, c'est qu'il y a vraiment un sujet” . Le secrétaire territorial adjoint de Un1té- FO rappelle que le procureur général avait, lors de la rentrée solennelle du tribunal de première instance et de la cour d’appel en janvier dernier, mis l’accent sur les violences sexuelles sur mineurs. “Aujourd'hui, on se rejoint tous, mieux vaut tard que jamais (...). Les thématiques sont liées. Les jeunes qui se sentent mal vont vers les stupéfiants et les réseaux sociaux facilitent tout ça.” Timi Hapaitaha estime qu’il est “urgent de prendre les choses en main (...). Il faut arrêter de toujours stigmatiser les officiers de police judiciaire, ils font du mieux qu'ils peuvent. S'il faut les former, il faut les envoyer dès à présent, mais ne surtout pas dire qu'ils ont un niveau inférieur à ceux de métropole, c’est faux” . Il ajoute que depuis une dizaine d’années, l’effectif est composé d’un tiers d’officiers de police judiciaire de métropole. “ Et franchement, on n'a pas constaté un niveau supérieur au nôtre. Peut-être équivalent et parfois même bien inférieur au nôtre.” Il regrette que sur les treize collègues métropolitains qui vont arriver d’ici peu, un seul va être dédié à cette thématique-là. Il rappelle qu’il y a des Polynésiens en métropole qui attendent leur retour, “c'est l'occasion de les faire revenir car ils connaissent mieux la société polynésienne que nos collègues métropolitains” . Il a même l’impression que cette note de Darmanin a surtout pour objectif de justifier la venue de métropolitains au Fenua. “Si ce n'est pas le cas, en tout cas, ça en a le goût, ça en a l'odeur et ça y ressemble fortement.” Pour le syndicaliste, débat devrait plutôt porter sur “la réalité du terrain car il y a vraiment un problème lié à la pédocriminalité et à la cyberpédocriminalité en Polynésie, c'est ça qui est important” . Concernant les “stocks”, c’est-à-dire les dossiers en souffrance, évoqués par le ministre de la Justice, Timi Hapaitaha indique que les statistiques sont un élément important pour certains managers. “Quand il y a des stocks en souffrance, forcément, ils vont prioriser l'abattage et au plus haut niveau de l'État, ils étaient au courant de ce stock (...). Cet abattage sera forcément au détriment de la qualité et on peut potentiellement passer à côté d'une affaire Lyhanna car ce n’est pas la spécialité de certains enquêteurs” . Il ajoute que ces policiers pourront même être poursuivis en justice “ pour ne pas avoir bien fait leur travail alors qu'à l'origine, ce n'est pas leur spécialité” . “ Des pédocriminels adolescents (...) c'est généralisé” Concernant les pédocriminels, pour le syndicaliste, ils sont de plus en plus jeunes. “On n’est plus sur des papis de 50 ou de 60 ans. On a aujourd'hui des jeunes de 20 ans et même des adolescents pédocriminels. Ces comportements, ils les voient sur les réseaux sociaux et ils les reproduisent.” Il souligne le côté “néfaste” des réseaux sociaux. “Tous ces phénomènes-là, malheureusement, existent en Polynésie et ce n'est pas un épiphénomène. C'est généralisé.” Autre phénomène en vogue, “ la sextortion (...). C'est une pratique courante chez nos jeunes de 12, 13 ou 14 ans d'envoyer des ‘nudes’ à son copain. Le copain lui dit ‘je t'aime, ne t'inquiète pas, je ne vais jamais publier’ et quand ils se séparent, il les publie. Et ces comportements sont normalisés.” Le syndicaliste souligne que ces jeunes sont ensuite victimes de chantage lorsque des pédocriminels obtiennent ces photos ou ces vidéos. “Ils disent à nos enfants, ‘si jamais tu en parles, je diffuse ça à tes parents et à toute ta liste d'amis’, et les enfants n'en parlent pas autour d'eux, ils se renferment. Et on fait tout de suite le lien entre des enfants qui sont pris dans ce genre de pièges et la consommation de stupéfiants, ça va de pair, les sujets s'imbriquent les uns dans les autres” . Pour Timi Hapaitaha, il n’y a que grâce aux pressions sur les dirigeants que l’ “on arrivera à épargner nos enfants (...). Il est grand temps de passer à la vitesse supérieure parce que sinon, les choses vont être de plus en plus graves. On n'aura que nos yeux pour pleurer, malheureusement.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-19 02:51:00

Photovoltaïque : un nouveau label pour gagner du temps
Tahiti, le 18 août 2026 - Plus de 4 500 installations photovoltaïques sont déjà raccordées au réseau public de distribution sur l'île de Tahiti. Face à cette progression, les professionnels du secteur étaient réunis à la CCISM pour présenter un dispositif qui doit permettre de mieux encadrer la filière : le label “Installateur photovoltaïque”. Une convention a été signée ce mardi. Alors que l'énergie solaire est celle qui se développe le plus rapidement ses dernières années en Polynésie, le label “Installateur photovoltaïque” doit permettre de professionnaliser les entreprises du secteur et de faciliter les démarches de raccordement au réseau public de distribution. L'objectif : faciliter la vie des installateurs comme celle des clients tout en garantissant la qualité et la sécurité des installations. “On a besoin d'experts. On a un déficit sur certaines compétences”, reconnaît la présidente de la CCISM, Terainui Hamblin Ellacott. Concrètement, le dispositif repose sur un parcours de labellisation comprenant une formation, le dépôt d'un dossier, son instruction avant une éventuelle attribution du label. Les entreprises devront pouvoir justifier des compétences techniques de leurs salariés et présenter des références d'installations réalisées. Derrière ce label, l'enjeu est très concret : réduire les délais et le coût des raccordements. “C'est de pouvoir accélérer le raccordement des installations sur le réseau EDT et de baisser ce coût-là”, résume Jimmy Wong, directeur général de Sunzil Polynésie. Aujourd'hui, les délais d'intervention peuvent parfois ralentir la mise en service des installations. “La demande est soutenue, mais l'EDT a souvent des délais, des emplois du temps, et ça peut rallonger le délai de mise en service, peut-être jusqu'à un mois dans certains cas”, constate-t-il. “Le fait que ce soit l'installateur labellisé qui le fasse évite une intervention d'un agent technique de l'EDT et permettra de baisser un peu le prix de l'installation”, avance le porte-parole de Synergie solaire Polynésie. La labellisation reste pour l'instant basée sur le volontariat et le dispositif ne vise toutefois pas à exclure les entreprises qui ne seraient pas labellisées. “L'idée, c'est qu'il y ait le maximum de gens qui soient labellisés” La formation, mise en place en partenariat avec EDT, a déjà permis de former 13 professionnels issus de quatre entreprises au mois d'août. Le parcours comprend 16 heures de formation théorique, assurées avec un intervenant spécialisé dans l'assistance et le conseil technique en électricité, ainsi que quatre heures de pratique avec EDT. Une nouvelle session doit accueillir 15 participants début octobre. Aujourd'hui, une vingtaine de prestataires réaliseraient des installations photovoltaïques mais aucune exigence particulière de qualification n'est actuellement imposée pour exercer cette activité. Pour les professionnels du secteur, l'enjeu est donc d'anticiper une croissance qui ne devrait pas faiblir. Le label doit ainsi contribuer à améliorer la qualité des installations, mais aussi la sécurité des habitations. “Le but, c'est d'aller vers plus de qualitatif vis-à-vis de la sécurité globale des habitations”, ajoute-t-il. L’objectif partagé par tous est aussi “que tous les installateurs soient formés”, explique Jimmy Wong. “C'est une démarche sur la base du volontariat. L'idée, c'est qu'il y ait le maximum de gens qui soient labellisés.” La formation représente toutefois un coût pour les entreprises. Celles qui souhaitent y inscrire leurs salariés peuvent toutefois bénéficier d’un accompagnement financier du Fonds paritaire de gestion, sous réserve de remplir les conditions d'éligibilité. Le secteur du photovoltaïque se dit rassuré par l'abandon du projet de loi qui devait freiner l'autoconsommation. “Pour le moment, on est toujours là. Si le gouvernement ne change pas de politique, ça va aller en croissant”, conclut le directeur général de Sunzil. ​Thierry Dugué, gérant d’une EURL et bureau de contrôle agréé Selon vous, qu'implique cette labellisation ? “L’objectif est de vérifier la conformité aux normes des installations photovoltaïques. Dans l’idéal, il faudrait que davantage d’installations soient contrôlées, notamment pour éviter des dangers pour les personnes et pour les biens.” Quel est le principal risque sur une installation photovoltaïque qui n’est pas conforme ? “Le risque le plus important, c’est l’incendie. C’est notamment ce qui s’est produit en métropole. Ici aussi, il peut y avoir des débuts d’incendie. On en voit, même si on n’est pas au même niveau qu’en métropole. Il y a parfois des installations un peu complexes à gérer.” Est-ce que vous pensez que les contrôles doivent être renforcés dans les années à venir ? “Oui, l’idéal serait d’en faire davantage. Le problème, c’est que ce n’est pas obligatoire aujourd’hui. La formation permet d’acquérir les bases nécessaires et de mieux vérifier les installations. L’enjeu serait de former davantage de personnes et de multiplier les contrôles, pour s’assurer que les installations photovoltaïques respectent bien les normes. Cela permettrait de limiter les risques.” Sur quoi porte la formation ? “Il y a 16 heures de théorie. On revient notamment sur les règles de base de l’électricité appliquées au photovoltaïque, avec un accent particulier sur la protection des personnes et la prévention des incendies. On s'appuie principalement sur les normes obligatoires et sur la réglementation. La partie pratique est réalisée par EDT. Elle concerne notamment le test de découplage. Mais avant cela, il faut que les installateurs aient acquis les connaissances nécessaires. Lors de la dernière formation, la plupart avaient déjà de l’expérience dans l’installation photovoltaïque. Il leur manquait parfois quelques petites bases ou certains rappels. La formation apporte donc un complément intéressant.” Est-ce que vous souhaiteriez que cette formation soit davantage prise en charge à l’avenir ? “Oui, l’idéal serait qu’il puisse y avoir une aide du Pays ou un dispositif permettant aux entreprises de financer cette formation. Il y a énormément d’installateurs en Polynésie. Cela concerne particulièrement les patentés. Ce sont souvent des personnes qui travaillent seules. Elles n’ont pas forcément une entreprise derrière elles pour financer la formation et elles n’ont pas non plus accès aux mêmes dispositifs de financement.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-19 02:21:00

Menaces de mort à Papara : 6 mois ferme pour avoir “fait peur à tout le quartier”
Tahiti, le 18 août 2026 - Un homme de 43 ans, auteur d'une altercation avec sa voisine, avec la gendarmerie et la police municipale, a été jugé ce lundi pour menaces de mort. Les faits remontent à mercredi dernier. Dans une servitude de Papara, l’homme, sous tutelle depuis plusieurs années, sort sur le pas de la porte de sa maison, puis dans la rue avec un couteau, détaille la présidente à l’audience de comparution immédiate, lundi, reprenant le déroulé des faits. La situation dégénère lorsque deux gendarmes et quatre policiers municipaux arrivent sur place. L'homme les menace de mort : “Je vais vous planter. Je vais vous découper” , poursuite la présidente du tribunal, toujours dans son rappel des faits. Les images de la caméra-piéton d’une gendarme sont versées au dossier en guise de preuves. “Vous vous rendez compte que vous avez fait peur à tout le quartier ? On peut faire n’importe quoi avec un couteau. Qu’est-ce qui ne vous a pas plu pour que vous vous énerviez comme ça ?”, demande la présidente déconcertée. La réponse est pour le moins déroutante : “J'ai entendu un petit bruit. C’était Mamie.” Mamie, c’est sa voisine, âgée de 80 ans. “J’étais dans mes études” Cet habitant de Papara reproche en effet à sa voisine de “déterrer des taros et de taper la pelle dans la brouette” et de faire ainsi trop de bruit. La présidente redemande : “Pourquoi cela vous a-t-il autant énervé ?” “J’étais dans mes études , répond le prévenu. À ce moment, il explique qu’il était plongé dans des calculs et des opérations qu'il “prenait très au sérieux”. La personnalité psychiatrique du prévenu est abordée à l’audience. Sa tutrice estime qu’il n’a probablement pas pris son traitement, ce jour-là. À plusieurs reprises, l’homme semble d’ailleurs avoir du mal à se concentrer. “Je ne comprends pas de quoi on est en train de parler”, avoue-t-il à un moment. Lui, de son côté, met ce dérapage problématique sur le compte de sa consommation de café : “C'est à cause du café. Je devrais boire moins de café.” La voisine, “Mamie”, s’est constituée partie civile. Elle réclame 20 000 francs de dommages et intérêts. Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné le quadragénaire à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis probatoire. Il devra également indemniser les victimes et est soumis à une interdiction de contact avec elles ainsi qu'à une interdiction de détenir une arme. Il est en outre maintenu en détention, où il se trouve depuis le 14 août. Pour les différentes victimes, les indemnités comprennent notamment 20 000 francs de préjudice moral et 54 950 francs de préjudice matériel pour “Mamie”, soit 74 950 francs au total. Les autres parties civiles, les agents des forces de l'ordre, ont obtenu de 10 000 à 15 000 francs au titre du préjudice moral. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-19 01:47:00

Julien Anton, pour la science, et l’art
Tahiti, le 18 août 2026 - Après avoir terminé deuxième au concours de photographe de l’année dans la catégorie Beaux-arts en 2024, Julien Anton est à nouveau sélectionné par Oceanographic Magazine , cette fois-ci dans la catégorie reine, Wildlife. Son cliché d’hippocampes réalisé à Moorea célèbre autant l’art que la nature. Julien, c’est une nouvelle aventure qui s’annonce. Tu es une nouvelle fois sélectionné pour une photo. “Alors c'est Oceanographic Magazine qui chapeaute un petit peu tout ça, mais c'est surtout en partenariat avec le musée océanographique de Londres. En fait, c'est le même concours qu’il y a deux ans, qu'ils ont modifié, celui sur lequel j'avais figuré deuxième pour la photo de l'œil d’un requin. Là, c'est la catégorie ultime. La catégorie Wildlife, donc vie sauvage, qui est la catégorie, disons, la plus prestigieuse et principale du concours. Ils ont officiellement communiqué le nom des finalistes et j’en fais partie. Mes prédécesseurs dans cette catégorie étaient la légende Laurent Ballesta et l'autre légende Ben Thouard. Donc, c'est un honneur et une chance de figurer parmi ces gens-là, qui sont des grands noms de la photo mondiale depuis longtemps.” Cette photo, c’est ton travail, et le Fenua que tu mets en avant. “C'est très appréciable de valoriser le patrimoine polynésien sur ce genre d'événements. C'est vraiment un concours extrêmement prestigieux. Je suis parmi les dix au niveau mondial sur la catégorie, parmi peut-être 10 000 ou 15 000 photos à peu près en compétition. Laurent Ballesta, ça reste la personne qui a, pour moi, démocratisé la photo en plongée. Mes parents comprennent, au bout de 20 ans, ce que je fais sous l'eau avec un appareil photo et autant de matériel (rires). Ils voient mes reportages à la télé, mes photos.” Que deviennent les photos après le concours ? “Les images vont être exposées au Musée de Londres. Il y a aussi deux expositions aux États-Unis, deux expositions sur tous les musées océanographiques et maritimes, et également en Australie. C'est quand même une belle visibilité pour la Polynésie. Et le but – une fois encore, c'est exactement ce pour quoi je fais des images ici – c’est participer à la science, faire avance en tout cas, et immortaliser. C’est aussi pour sensibiliser les jeunes, aider le gouvernement, la Diren et l'Unoc l'année dernière.” Est-ce que tu peux raconter l'histoire de cette photo, de ces hippocampes ? “Il y avait, il y a quelques années, donc 15 ou 20 ans, des hippocampes en Polynésie. Il y en a toujours, la preuve, mais il est difficile de les observer. Pour faire cette photo, il faut faire beaucoup de plongées, dans une eau peu profonde, mais ça demande beaucoup de temps. Ils se cachent très bien dans les herbiers, dans les algues. Il faut pouvoir passer des heures dans 5-6 mètres d'eau. Et puis, à un moment donné, je vois cet adulte. Il doit faire 5 centimètres à peu près, et je vois arriver des bricoles qui brillent un petit peu à côté, mais d’un demi-centimètre. C’étaient les bébés. Il y en avait trois ou quatre qui tournaient. Timidement, sans vouloir trop mettre de lumière pour ne pas les déranger, pour ne pas que les animaux paniquent, ou pour attirer des prédateurs, j’ai pu les photographier. Cette photo a beaucoup plus d'histoire, parce qu'il y a quand même vraiment la volonté d'aller chercher ces animaux-là, ce n'est pas juste une rencontre fortuite, c'est vraiment un choix délibéré de partir à cette rencontre. Je suis content de les avoir vus, de les avoir immortalisés. Ils sont là et, a priori, vont bien, puisqu'il y a des bébés. En dehors de ce concours, quelle est ton actualité ? “En fait, il y a une partie où je suis guide et moniteur de plongée, et une partie où je travaille justement dans la photo et le multimédia. Je travaille avec des organismes comme l'Office des requins de Polynésie ; il y a également l'Iremp (Institut pour la recherche sur les écosystèmes mésophotiques et profonds, NDLR), l'association Te mana o te moana pour documenter les naissances de tortues. Il y a également des missions pour la Diren, pour le gouvernement, sur justement d'ailleurs des études sur certains facteurs de la Polynésie, en rapport avec les pêcheurs également, en rapport avec la biologie marine. Oceania pour les baleines. Tout ça, je peux le faire grâce à la Diren, Seafrogs, Lumix, Bigblue lights, Miti Kingdom qui m’aident beaucoup. J'essaie de m'investir, d'impliquer les enfants là-dedans, parce que oui, le changement est en cours. Il y a quand même des choses à faire en termes d'éducation, donc c'est aussi l'idée de pouvoir amener tout ça sur la scène internationale, et de montrer, même si c'est au travers d’une seule image, la beauté de la nature. Il y a des lois qui évoluent, on a le sanctuaire, l’aire marine protégée. On est en pleine saison des baleines, mais je veux dire, on voit des baleines, on voit des orques pygmées, on voit des globicéphales, on voit des dauphins de Risso, on voit des baleines de Minke. C'est le signe que toutes ces mesures de protection marchent. La nature est résiliente et toutes ces mesures fonctionnent. On voit qu’autour de Tahiti, les espèces reviennent énormément, sur les motu. À notre échelle, on a un impact. On travaille localement, internationalement, il y a des études, des projets d'études, même sur les requins, liés avec des instituts australiens, etc. Des projets sur lesquels je serai amené à travailler.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-19 01:00:00

​Rappel de l’aide à la continuité territoriale
Tahiti, le 18 août 2026 - Le haut-commissariat rappelle les modalités d’obtention de l’aide à la continuité territoriale. L’aide à la continuité territoriale est une aide financière de l’État destinée à faciliter la mobilité des résidents de Polynésie française vers la France hexagonale. Elle consiste en une prise en charge forfaitaire de 111 575 francs par voyageur, applicable pour un billet d’avion aller/retour au départ de la Polynésie française. L’attribution de cette aide est soumise à conditions de résidence (être un résident habituel de Polynésie française, avec au moins six mois de résidence sur le territoire) et de ressources (le quotient familial annuel du foyer ne doit pas dépasser 2 147 971 francs). L’aide à la continuité territoriale peut être accordée une fois tous les quatre ans. Ainsi, un délai de carence de trois années pleines doit être respecté entre deux aides, à l’exception de certains publics spécifiques, notamment les doctorants, les acteurs et artistes culturels ainsi que les jeunes espoirs sportifs. Par ailleurs, une aide à la continuité territoriale peut être également accordée au second accompagnant d’un enfant âgé de moins de 16 ans évacué pour des raisons sanitaires, lorsque le premier accompagnant bénéficie d’une prise en charge par la Caisse de prévoyance sociale. En 2025, 3 320 personnes ont bénéficié de l’aide à la continuité territoriale en Polynésie française. À ce chiffre s’ajoutent 860 bénéficiaires des passeports mobilité destinés notamment aux études, aux concours, aux stages et à la formation professionnelle. Avant de déposer une demande, les usagers peuvent vérifier leur éligibilité grâce au simulateur disponible sur le site internet des services de l’État en Polynésie française : www.polynesie-francaise.gouv.fr/Demarches/Aides-au-transport . Pour tout renseignement, les agents du Pôle de la continuité territoriale accueillent les usagers du lundi au vendredi, de 7 h 30 à 12 heures, sans rendez-vous et les mardis et mercredis après-midi, de 13 h 30 à 15 heures, sur rendez-vous. Une permanence téléphonique est également assurée du lundi au vendredi, de 13 h 30 à 15 h 30. Les demandes peuvent être adressées par courriel à : continuite-territoriale@polynesie-francaise.gouv.fr . Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-19 00:59:00

Un bac pro “Pont - Machine” au lycée d’Opunohu
Tahiti, le 18 août 2026 - À l’occasion de la rentrée 2026, le lycée agricole d’Opunohu accueille la première promotion de bac professionnel polyvalent “Pont - Machine” en Polynésie française. Baptisée “Tava’e Raioaoa”, cette promotion compte 24 élèves qui débutent une formation de trois ans aux métiers de la navigation et de la mécanique navale. L’ouverture du bac professionnel polyvalent “Pont - Machine” est un objectif prioritaire de la feuille de route économie bleue durable de la Polynésie française. Cette formation initiale a été validée en comité interministériel de la mer par le gouvernement français en 2025. En juin dernier, le haut-commissaire de la République en Polynésie française et le président de la Polynésie française ont signé conjointement la convention-cadre de mise en place, en présence de Catherine Chabaud, ministre de la Mer et de la Pêche. C’est en présence du ministre de l’Agriculture, des Ressources marines et de l’Environnement de la Polynésie française, de la directrice du service d’État des affaires maritimes et du directeur du campus des métiers et des qualifications maritimes que le directeur du lycée agricole d’Opunohu a lancé le premier bac professionnel polyvalent “Pont - Machine”. Vingt-quatre élèves ont été sélectionnés pour constituer cette première promotion baptisée du nom du marin pêcheur Tava’e, en hommage à cette personnalité du monde maritime. À cette occasion, la fille de Tava’e, Caren Raioaoa, a souhaité adresser un message aux élèves : “Portez ce nom avec fierté, mais surtout faites-en ce que vous voulez qu’il représente pour vous. Que “Tava’e” vous rappelle qu’en mer, comme dans la vie, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Il faudra parfois vous adapter, apprendre, recommencer, garder votre cap et surtout ne pas renoncer lorsque les choses deviennent difficiles. Vous êtes la première promotion de cette filière. Cela signifie aussi que vous ouvrez la voie à ceux qui viendront après vous. J’espère de tout cœur que la promotion Tava’e fera honneur à cette filière, à ses enseignants, à son lycée et aux métiers de la mer qu’elle aura choisi de représenter.” Formation maritime qualifiante et exigeante s’étalant sur une durée de trois ans, elle permettra aux jeunes élèves de sortir du lycée avec un brevet de marin au commerce, de capitaine 200 et de mécanicien 750 kw, délivrés par le service d’État des affaires maritimes. Ces jeunes pourront faire le choix de travailler directement après le bac à bord des navires de commerce ou militaires, de poursuivre leur formation initiale post-bac en France hexagonale à l’École supérieure de la marine marchande ou de poursuivre en formation professionnelle maritime continue en Polynésie française au Centre des métiers de la mer. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-19 00:57:00

​Première étape pour le Mā’ohi Pass
Tahiti, le 18 août 2026 - C’est une aide financière en faveur de la pratique sportive qui est attendue depuis janvier : le Mā’ohi Pass, cousin polynésien du Pass’Sport, devrait finalement être mis en œuvre d’ici septembre. Il s’agira d’une phase transitoire, nécessaire à la finalisation du cadre juridique de la loi du Pays, qui sera présentée avant la fin de l’année pour une entrée en vigueur début 2027. Les détails de cette première étape seront communiqués dans les prochains jours par le ministère et la direction de la Jeunesse et des Sports. À l’heure des inscriptions aux différentes activités sportives, c’est une information qui devrait intéresser les clubs et bon nombre de familles. Suite à l’engouement pour le Pass’Sport – dispositif national en faveur de la pratique sportive stoppé dans son élan en 2025, faute de crédits –, le Pays a souhaité prendre le relais à travers la création du Mā’ohi Pass. Annoncé pour janvier 2026 par l’ancien ministre des Sports et de la Jeunesse, Kainuu Temauri, le dispositif se fait toutefois attendre. “On a rencontré des difficultés via le véhicule juridique, au niveau de la réglementation et de sa mise en place. C’est un dispositif que les associations aiment bien, parce que sa mise en œuvre est simple, donc on essaie de se calquer dessus : une loi du Pays est en cours d’élaboration pour pouvoir modifier les dispositifs financiers typés sport et mettre en place le bon cadre juridique. On finit de peaufiner le texte cette semaine pour pouvoir le présenter au Cesec, puis en commission et à l’assemblée d’ici la fin de l’année. C’est l’objectif” , explique Fanauatea Gatien, directeur de la Jeunesse et des Sports (DJS). ​Toujours 15 000 francs Tout l’enjeu est désormais de ne pas louper le coche cette année. “La ministre, Vanina Pommier, tient absolument à ce que les usagers puissent bénéficier de ce soutien dès cette rentrée. On a trouvé une solution temporaire et transitoire à travers une subvention de fonctionnement. On finalise les accords avec la CPS pour les attestations, comme précédemment. À partir de septembre, on va se focaliser sur les disciplines dont le calendrier suit l’année scolaire. En parallèle, on espère faire passer la loi du Pays pour une effectivité début 2027, ce qui permettra aux disciplines calées sur l’année civile de bénéficier aussi du dispositif” , précise le chef de service. L’aide allouée aux jeunes pratiquants serait toujours plafonnée à 15 000 francs, à raison de 65 bénéficiaires maximum par club pour rester sous le seuil du million de francs. Les critères d’éligibilité détaillés seront communiqués dans les prochains jours à l’intention des fédérations, des associations et du grand public. Pour l’heure, les écoles de ‘ori Tahiti, qui ne dépendent pas du même ministère, ne seraient pas intégrées. Pour mémoire, près de 5 000 enfants et adolescents issus de familles modestes ou moyennes avaient bénéficié du Pass’Sport pour la saison 2024-2025 pour un budget global de 60 millions de francs. Un coup de pouce en faveur de l’insertion sportive et sociale qui avait été réparti entre 202 associations et 32 disciplines. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-19 00:16:00

MMA - Les championnats de Polynésie sont de retour à Paea
Tahiti, le 18 août 2026 - La Fédération polynésienne de lutte, MMA, BJJ et disciplines associées organise, ce week-end, les championnats de Polynésie de “Mixed Martial Arts”. Une douzaine de combats, allant des catégories juniors à seniors, seront de la partie à la salle Manu Iti de Paea. Une belle occasion pour les athlètes amateurs du Fenua de briller et de voir l’étendue de leurs progrès. L’octogone s’apprête à vibrer, à nouveau, au Fenua. Plusieurs années après leur première édition, les championnats de Polynésie de MMA font leur grand retour, ce samedi, à la salle Manu Iti de Paea. L’endroit même qui avait suscité une polémique, l’année dernière, à la suite de l’annulation de la soirée de l’Octo Fighting League décidée par l’ancien maire, Antony Géros. Organisée sous l’égide de la Fédération polynésienne de lutte, MMA, BJJ et disciplines associées, la compétition a vu le jour grâce à un homme en particulier : Keoni Terorotua. Le combattant professionnel est au four et au moulin depuis plusieurs semaines : “ On est dans le rush pour tout peaufiner ”, confie le fondateur du club Te Aro. “ C’est beaucoup de stress, car je fais cela pour la première fois. Il y a pas mal de choses à faire entre les installations, la pesée et la programmation des affrontements... Mais je tenais à ce qu’on refasse un tel événement cette année. ” Une récompense pour les combattants amateurs Une douzaine d’affrontements sont prévus pour cette occasion. Les catégories seniors se disputeront plusieurs titres polynésiens allant des -66 kg jusqu'à +120 kg. D’autres combats hors championnats seront également au programme tandis que les juniors (18 à 21 ans) vont se défier chez les -66 kg. Une chance en or pour les pratiquants d’observer leurs progrès : “ C’est important d’organiser ces championnats pour proposer quelque chose aux jeunes et mettre en place un classement. Cela permettra à la Fédération de détecter nos meilleurs talents qui s’entraînent durement tout au long de l’année ”, insiste Keoni Terorotua qui se rendra en Nouvelle-Zélande le mois prochain pour disputer son prochain duel. Parmi tous ces athlètes amateurs, on retrouve son frère, Kimani Terorotua. À seulement 18 ans, il montera, ce week-end, déjà pour la troisième fois de sa carrière dans la cage et compte bien suivre les pas de sa famille : “ Cela fait cinq ans que je pratique le MMA pour faire comme mes frères et savoir me défendre. J’ai revu mes derniers combats afin de peaufiner ma préparation et de montrer une belle performance face à mon prochain adversaire ”. “Je veux prouver que tout le monde est capable de réaliser ses rêves” Des combattants issus de nombreux clubs tahitiens, à l’image d’Islander MMA ou bien du dojo Tefana, seront de la partie avec notamment Riimana Apeang. “ Je pratique cette discipline pour me canaliser et montrer mon talent dans ce sport. J’essaie de perfectionner mon cardio et l’objectif est de montrer une belle performance et pourquoi pas de faire un K.-O. (rires). ” Raihau Tariu tentera, lui, d’obtenir la ceinture “ devant son public ” dans la catégorie des -66 kg. Un autre nom a aussi été dévoilé par l’organisation. Taata Tamahia combattra pour le titre de Champion de Polynésie 2026 chez les -84 kg. “ Je veux prouver que tout le monde est capable de réaliser ses rêves si on y croit assez fort. ” Certains membres du club de MMA de Moorea seront également présents pour ce rendez-vous. Le reste des oppositions ainsi que le calendrier complet de la journée n’ont pas encore été révélés par la Fédération qui souhaite garder le suspense jusqu’à la veille des championnats. Jusqu’à 400 spectateurs sont donc attendus, samedi 22 août, à Paea. La carte du tournoi débutera dès 9 heures. Les places sont disponibles en prévente dans les différents magasins Nike du Fenua au prix de 2 000 francs. Il sera également possible de prendre son billet directement sur place le jour J à un tarif de 3 000 francs. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-18 17:00:00

Panne d’internet : la direction de l’OPT recadrée
Tahiti, le 17 août 2026 – Après des dysfonctionnements impactant internet dimanche et lundi, le président du Pays “ déplore comme l’ensemble des Polynésiens le défaut de communication” de l’Office des postes et télécommunications (OPT) et a “ trouvé très désagréable d’apprendre par le Facebook de Vodafone qu’il y avait un problème sur Honotua” . Pour Vodafone “ le mot d'ordre c'est de toujours informer” . Depuis dimanche 21 heures, le réseau internet au Fenua subi des perturbations, et les abonnés de Onati, Vodafone et Ora étaient privés d’internet. Ce n’est qu'après des heures de silence, que lundi en fin de matinée que les abonnés de Vini reçoivent enfin un SMS indiquant que la société rencontre des problèmes. Vers 10 h 30 les médias reçoivent un communiqué indiquant, cette fois-ci, que “une amélioration a été constatée” . Les abonnés de Vodafone, de leur côté, avaient reçu dès 4 heures du matin un SMS leur expliquant que ces problèmes d’internet étaient dus “à l’ouragan à Hawaii qui affecte Honotua. Nous vous tenons informés de l’évolution” et aussi par Facebook dans la nuit de dimanche à lundi. Ce n’est pas la première fois que l’opérateur historique, le groupe Office des postes et télécommunication (OPT), est critiqué pour son manque de communication. Le 6 août dernier, le Pacific News Service avait révélé l’existence d’une “défaillance technique” sur le câble sous-marin Manatua. Toujours selon le Pacific News , le directeur général de la Samoa Submarine Cable Company, Pepe Christian Fruean, a indiqué que le Consortium Manatua créé en 2017 composé de quatre opérateurs du Pacifique était tombé d’accord pour “ mobiliser le navire spécialisé” et mettre en place “le soutien technique nécessaire” pour que ce câble de secours soit remis en service dans les plus brefs délais. “Cette défaillance technique” est passée sous silence du côté de l’OPT. Elle est cependant confirmée dans le projet de collectif budgétaire numéro 3 du gouvernement. Une enveloppe de 250 millions de francs y est en effet prévue pour “réparer” le câble Manatua. “Si ce n’est pas voté (...) on va revenir aux signaux de fumée” Contacté le président du Pays Moetai Brotherson affirme ne pas pouvoir “se substituer ni à la direction générale ni à la com de l’OPT, ce n’est pas mon rôle. Je déplore comme l’ensemble des Polynésiens ce défaut de communication qui a eu lieu autour de cela. J’ai trouvé très désagréable d’apprendre par le Facebook de Vodafone qu’il y avait un problème sur Honotua, ce n’est pas normal”. Le président du Pays appelle l’opérateur historique à “remédier” à cela. Il explique que pour le câble Manatua “le problème a été identifié il y a quelques semaines et a été inscrit à l’ordre du jour du conseil d’administration de l’OPT puis dans le collectif” . Il ajoute que ce câble nécessite “une intervention (...) c’est l’objet des 250 millions ajoutés au collectif 3” . Moetai Brotherson précise aussi que si cela n’est pas voté au collectif “il n’y aura pas de réparation de Manatua et dès lors qu’on aura un problème avec Honotua on sera exposé aux mêmes problèmes que ceux qu'on a vécu ce matin. Et si Honotua demain est coupé et Manatua pas réparé entre-temps, on va revenir aux signaux de fumée”. Concernant le câble Honotua, “la bonne nouvelle” assure le président du Pays c’est que “dans la partie sous-marine, le câble n'est pas du tout endommagé, en revanche, ce sont les équipements terrestres qui ont subi des défaillances, notamment des défaillances en termes de fourniture d'énergie suite aux grosses intempéries qu'il y a eu il y a 4 mois, et là encore, avec l'ouragan Lala, il y a eu des grosses pannes d'électricité qui ont affecté les équipements terrestres utilisés par Honotua” . “On va attendre que le câble Bulikula, qui est le câble qui va nous relier à Fidji, soit opérationnel. À ce moment-là, on n'aura plus de problème de backup”, indique Moetai Brotherson. Moetai Brotherson a saisi le ministre de tutelle, Warren Dexter, ainsi que la direction de l’OPT pour qu’ils se rapprochent du prestataire à Hawaii “pour s’assurer que les équipements terrestres soient mieux sécurisés. Et la deuxième chose c’est qu’ils améliorent aussi leur communication” . Il précise également que le texte relatif aux opérateurs satellitaire comme Starlink va bientôt soumis à Tarahoi et que le gouvernement a tenu compte “des critiques et remarques qui avaient été formulées par l'assemblée. Et on va les représenter. On espère que cette fois-ci, ces textes trouveront un public plus réceptif. En l'absence de ces deux textes, on ne peut autoriser, de manière encadrée, aucune opération satellitaire” . “ Manatua pas suffisant pour supporter l'ensemble du trafic” Contacté Vodafone indique ne pas avoir été prévenu par Onati de ces “perturbations (...). On l'a découvert comme l'ensemble des usagers. On a un service qui fonctionne 24 heures sur 24 et qui a vu qu'il y avait un problème Internet. On a contacté Onati (...). Mais c'est vrai qu'on n'est pratiquement jamais prévenu en cas de panne”, regrette le directeur technique de Vodafone, Philippe Wrzecionek. Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir fait remonter cette information à plusieurs reprises et “depuis longtemps”, ajoute-t-il. “Quand on se rend compte qu'il y a un problème, on fait deux choses en même temps. Un : on prévient nos abonnés, par SMS, du problème, même si c'est en cours d'investigation. Et deux : on cherche à savoir avec Onati quelle est la source du problème”. Concernant la panne de Manatua, Philippe Wrzecionek assure avoir découvert cela : “On tombe des nues, surtout qu’il est en panne depuis deux semaines pratiquement, c'est choquant que les Polynésiens aient un système internet qui est censé reposer sur deux câbles. Et qu'en fait un câble soit en panne et qu'on ne le sache pas. ” Il compte se rapprocher de Onati pour “comprendre le pourquoi de la panne et surtout pourquoi on n'a pas été mis au courant (...) et comment ça peut être amélioré”. Il pointe du doigt le fait que l’OPT bénéficie “des centaines de millions voire des milliards de francs” de fonds publics pour Honotua et Natitua et “on paie cher en back-up un câble qui n'est pas fonctionnel. En plus, on le découvre par nous-mêmes ou par nos clients et jamais par Onati (...). Ils ne sont pas capables de mettre un câble de secours qui fonctionne et qui est dimensionné pour l'ensemble de la population polynésienne et des besoins actuels et futurs” . “Le mot d'ordre : informer, informer, informer” De son côté, le Directeur général de PMT-Vodafone, Patrick Moux, considère ce manque de communication de l’OPT comme “inadmissible” : “Ça ne permet pas d'entretenir une relation client-fournisseur parce que je reste le client d'Onati. Et après on dit que c'est moi le méchant alors qu'on les paye très cher.” Il raconte qu’à 22 heures dimanche, lorsqu’il a été informé du problème, il a ordonné à ses équipes d’informer les abonnés Vodafone “même si ça ne marche pas, vous utilisez le SMS. Comme quand on a des perturbations, il faut informer les clients. Le mot d'ordre c'est toujours d'informer, d'informer, d'informer. On n'aime pas être dans le noir ; ils veulent comprendre. Donc je ne comprends pas cette mentalité qu'on peut avoir à Onati (...). Ça ça me révolte et cela ne peut pas rester, entre guillemets, impuni car c'est à répétition qu'on a ces problèmes-là avec le câble” . Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-18 04:48:00

L'OFC Pro League se prépare pour sa deuxième saison
Tahiti, le 17 août 2026 - L'OFC Pro League se prépare pour sa deuxième saison. Les huit clubs de la première édition (2026) ont tous reçu l'approbation de leur demande de licence pour 2027 de la part du comité exécutif de l'OFC, réuni cette semaine aux Fidji. L’approbation des licences des clubs est une étape importante qui constitue une base solide pour la croissance continue de l'OFC Pro League. Les huit clubs de la première édition ont démontré leur capacité à satisfaire aux exigences minimales définies dans le règlement des licences de club de la Ligue professionnelle de l'OFC et ont donc de nouveau obtenu l’approbation du comité exécutif de l’OFC. La toute première édition de la Ligue professionnelle de l'OFC (OFC Pro League) s’était déroulée de janvier à mai 2026. Les huit clubs engagés dans la compétition étaient Auckland FC (Nouvelle-Zélande), South Island United / Christchurch United (Nouvelle-Zélande), South Melbourne FC (Australie), Tahiti United FC (Tahiti / Polynésie française), Bula FC (Fidji), Solomon Kings FC (îles Salomon), Hekari United FC (Papouasie Nouvelle-Guinée), Vanuatu FC / Vanuatu United (Vanuatu). L'octroi des licences est un élément essentiel du cadre de l'OFC Pro League. Il permet aux clubs participants de développer les structures, la gouvernance et les normes nécessaires pour évoluer au niveau professionnel. Suite à l'approbation de leurs demandes, les huit clubs entament la prochaine étape du processus afin de confirmer leur participation. Des conditions supplémentaires devront être remplies avant la finalisation du processus, en vue de la saison 2027. Le directeur de l'OFC Pro League, Stuart Larman, a déclaré que l'approbation des huit candidatures témoignait de l'engagement des clubs à bâtir un football professionnel plus solide en Océanie. “Le passage à la saison 2 est une étape importante pour l'OFC Pro League et pour le développement continu du football professionnel dans la région”, a-t-il affirmé. “L'approbation des huit clubs à ce stade reflète leur engagement à respecter les normes requises pour évoluer à ce niveau. Il ne s'agit pas seulement de se préparer pour une nouvelle saison, mais de construire des clubs indépendants, solides et pérennes, capables de contribuer à l'avenir du football en Océanie.” “Nous sommes impatients de travailler en étroite collaboration avec les clubs afin qu'ils remplissent les dernières conditions de participation et se préparent à ce qui promet d'être un nouveau chapitre passionnant pour la Ligue.” La deuxième saison s'appuiera sur les bases posées lors de la première édition, remportée par Auckland FC, offrant ainsi aux clubs et aux joueurs une plateforme pour concourir au plus haut niveau du football interclubs en Océanie, conformément à la vision du comité exécutif de l'OFC. Les dates, les pays hôtes et les lieux des matchs de la saison 2 seront communiqués prochainement. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-18 04:36:00

​Ice, cocaïne et violences à “observer de près”
Tahiti, le 17 août 2026 - Après trois ans en Polynésie française, la procureure de la République, Solène Belaouar, va quitter son poste prochainement pour rejoindre la Direction des affaires criminelles et des grâces à Paris. Avec Tahiti Infos , elle revient sur les enseignements de ce passage au Fenua, sur l’application de la justice et les points de vigilance que le Pays doit conserver en matière de trafic de stupéfiants et de violences intrafamiliales et sur les enfants. Trois ans après votre arrivée en Polynésie, vous vous apprêtez à prendre de nouvelles fonctions à Paris. Que pouvez-vous tirer comme bilan, peut-être de votre action, mais aussi de la situation judiciaire en Polynésie française ? “Effectivement, trois ans et c'est déjà l'heure du bilan. La Polynésie est un ressort hors normes, c'est vraiment une expérience à mon avis incomparable pour un procureur. Parce que c'est la même justice, c'est le même code de procédure pénale, c'est la même organisation judiciaire, mais évidemment avec une géographie hors normes et dans un territoire autonome. Donc à l'heure du bilan, je dirais que j'y ai vraiment découvert une situation qui demandait un investissement particulier pour que la justice soit efficace et bien rendue.” Ses spécificités sont-elles entendues à Paris ? “La commission d'enquête parlementaire sur l'accès à la justice a pris la Polynésie en exemple, en disant que c'était effectivement une manière de s'adapter qui était efficace. Donc ça, je pense que ça restera quelque chose qui est vraiment très marquant pour moi comme expérience de procureur. Après, sur cette période, une autre chose qui m'a marquée, puisque ça a accompagné tout mon mandat, c'est le développement de la procédure pénale numérique.” On évoque ce sujet un jour de panne d’internet... “Oui, un jour de coupure électrique, de coupure d'internet, on a une illustration du fait que ce développement de la procédure pénale numérique doit s'accompagner aussi de solutions en cas de difficultés techniques. Mais la procédure pénale numérique, dans ce territoire, c'est aussi une grande chance, parce qu'on peut aller à l'autre bout du monde. J'ai fait signer des justiciables sur un pad électronique aux Gambier. Et on se dit, j'apporte toute la modernité et toute la valeur de la justice pénale française jusqu'au bout du territoire de la Polynésie.” La délinquance en Polynésie française reste un sujet majeur de préoccupation. “On a une diversification des réseaux en matière de trafic de stupéfiants qui nous oblige, l'État, avec les forces de sécurité intérieure, à nous adapter pour répondre au mieux à ces phénomènes-là. Et en matière de lutte contre les violences intrafamiliales, on a quand même une libération de la parole continue, même s'il y a encore trop de silence. Je pense qu'il y a une vraie libération de la parole qui s'est créée depuis des années sur les violences dans le couple. Ça reste à mon avis plus compliqué pour ce qui concerne les violences sur les enfants. Et ça va être d'ailleurs à mon avis un axe fort de mon successeur dans la suite de l'affaire Lyhanna en métropole et de ce qui a été demandé aux parquets dans la suite immédiate de cette affaire.” Le rapport de M. Darmanin était quand même assez sévère sur les OPJ en Polynésie française. Mais cette sévérité, finalement, elle vient des constatations qui lui ont été envoyées, notamment sur le manque d'enquêteurs et peut-être aussi leur manque de formation. Vous partagez ces conclusions ? “C'est un constat qui est national. En revanche, ce qui est davantage propre à la Polynésie, même si ça se retrouve ailleurs, c'est qu'on a un recrutement qui est essentiellement local. Et ensuite, ces effectifs-là ne sont pas mobiles. Bien souvent, ils font toute leur carrière au même endroit. Tout est fait par les hiérarchies police ou gendarmerie pour apporter ici un maximum de formation continue. Mais il est évident que ces gens-là ne bénéficient pas autant des formations qui sont dispensées en métropole. Et il n'y a pas beaucoup de renouvellement. Et le manque de renouvellement, ça n'apporte pas les mêmes idées, les mêmes échanges de pratiques qu'on peut rencontrer dans d'autres endroits.” Il y a encore eu des saisies d'ice ce week-end. Il faut s'en inquiéter, cela veut dire aussi plus de trafics ? “C'est toujours la question. Est-ce que si on saisit plus, c'est parce qu'on cherche mieux ou est-ce que c'est parce qu'il y a plus de choses qui passent ? On pense collectivement qu'il y a sans doute un peu des deux. Un indicateur aussi, c'est la baisse du prix du produit sur le territoire qui laisse penser qu'effectivement, il est en plus grande circulation. Ça, ça reste aussi un point d'attention sérieux pour l'avenir, pour l'ice mais aussi la cocaïne.” La cocaïne, c'était auparavant un produit en transit. Il se trouve que la saisie de plus petites quantités laisse penser que c'est pour la consommation locale. “Oui, tout à fait. Ça pose question. Et ce sera quelque chose à observer de très près dans les mois et années à venir.” Sur les dossiers sur lesquels vous avez travaillé, il y en a qui vous ont particulièrement marquée sur ces trois dernières années ? “Je ne peux pas ne pas penser au décès de la petite Hayden, par exemple, ou au drame de Afaahiti. Ce sont avant tout des drames humains. Forcément, ça marque et ça touche les hommes et les femmes, y compris les professionnels de justice. Après, je repense aussi à des choses qui sont quand même des succès de la justice pénale, que ce soient des démantèlements de trafics de stupéfiants. Je pense aussi pour changer de domaine à ce qui a pu être fait en matière environnementale, avec des procédures assez emblématiques en matière de lutte contre les trafics illégaux de déchets. J'ai beaucoup apprécié de travailler avec le Pays sur certains sujets qui se sont parfaitement bien déroulés. Je pense notamment aux Jeux olympiques, à l’épreuve de surf. J'y pense d'autant plus que je pensais initialement m'occuper des Jeux du Pacifique dans la foulée. Et puis je pense aussi à tout ce qui a été initié cette dernière année sur la lutte contre le blanchiment, où il y a vraiment eu une impulsion donnée par le Pays, où on voit vraiment que le Pays et l'État vont dans le même sens.” À Paris, vous garderez un œil sur la Polynésie ? “Oui. Alors non seulement parce que c’est un territoire qui va continuer à m'intéresser. Et puis en plus, les fonctions que j'aurai en tant qu'adjointe à la Direction des affaires criminelles et des grâces font que je continuerai nécessairement à suivre ce qui se passe en Polynésie, puisque cette direction a pour rôle justement de coordonner l'action de tous les procureurs et tous les procureurs généraux, et de mettre en œuvre la politique pénale nationale dans ces territoires. Donc de toute façon, j'aurai un intérêt à la fois professionnel et personnel pour ce qui continuera à se passer sur ce territoire.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-18 04:26:00

Acquérir les gestes pour sauver des vies
Tahiti, le 17 août 2026 - Ils sont originaires de Rimatara, Nuku Hiva, Makemo, Maupiti et Tahiti : 14 nouveaux pompiers volontaires et professionnels suivent la formation Premiers secours en équipe (PSE) 1 et 2 organisée jusqu’à la fin du mois à Taravao. Des nouvelles recrues qui partagent une même vocation, celle de venir en aide à la population de leur île ou de leur commune. Ambiance studieuse, ce lundi, au parc Teaputa de Taravao, où a été donné le coup d’envoi de la formation Premiers secours en équipe (PSE) de niveau 1 et 2, obligatoire pour les pompiers volontaires et professionnels. Via le Centre de gestion et de formation (CGF), trois instructeurs ont pour mission de transmettre leurs compétences et leur expérience : Giovanni Gil, chef du centre d’incendie et de secours de Taiarapu-Est, Georges Buchin, chef adjoint à Faa’a, et Vaiana Harrys, pompier à Paea. Face à eux, 14 nouvelles recrues issues des casernes de Rimatara, Nuku Hiva, Makemo, Maupiti, Teva i Uta et Faa’a. “On est là pour deux semaines jusqu’au 28 août. La formation se déroule en deux phases : on va leur apprendre les gestes de premiers secours et, après validation, ce sera avec tout le matériel qui compose l’ambulance. On fait à la fois de la théorie et de la pratique pour l’apprentissage, puis des mises en situation pour les évaluer” , explique Giovanni Gil au sujet de cette formation indispensable, à la fois pour assurer les interventions à bord d’un véhicule médicalisé et pour accéder aux formations incendie. “Le secours à personne, c’est 80 % de nos interventions” , rappelle le référent. ​“Être opérationnel” Dégagement d’urgence, obstruction des voies aériennes, hémorragie, perte de connaissance, brancardage... Voici un petit aperçu des nombreuses notions à acquérir, tout en étant capable de s’adapter à chaque situation. Un challenge que Teremu Lai est prêt à relever, suite à une reconversion professionnelle. “On apprend les bases qui vont nous suivre tout au long de notre carrière. Mon objectif, c’est d’être pleinement opérationnel : être au cœur de l’action et me sentir utile en portant assistance aux gens, ça fait partie de mes valeurs. Le métier de pompier m’a toujours intéressé” , confie le jeune homme de 30 ans, qui a récemment rejoint les rangs des pompiers professionnels de Faa’a. Autre jeune engagé dans cette démarche, Ahini Apini, 31 ans, est doublement au service de la population de son île, étant à la fois pompier volontaire et premier adjoint au maire de Rimatara, aux Australes, suite à un déclic : “C’est ma première formation. Il y a deux ou trois ans, j’étais en France avec ma femme, notre petit n’avait pas encore deux ans et il a commencé à s’étouffer en mangeant. Par chance, j’ai réussi à le secourir, mais je sais qu’il existe des gestes bien précis et c’est ce qui m’a motivé à intégrer la caserne. C’est un métier stressant, mais très motivant quand on sait qu’on peut sauver des vies.” En moyenne, deux sessions similaires sont organisées chaque année selon les besoins formulés par les casernes du Fenua. Concernant la lutte contre les incendies, la prochaine formation est fixée courant septembre. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-18 03:08:00

​Ice : trois ans de prison ferme pour un trafic à Moorea
Tahiti, le 17 août 2026 - Deux jeunes hommes en tee-shirt noir, bien apprêtés, sont entendus à la barre du tribunal de Papeete ce lundi. Ils comparaissent pour un trafic d’ice organisé entre Moorea et Tahiti. Au terme de l’audience, ils sont condamnés à un et trois ans de prison ferme. Une vingtaine de clients a été identifiée et les enquêteurs estiment à 62 grammes la quantité d’ice écoulée ou destinée à l’être sur l’île sœur, pour une valeur d’environ cinq millions de francs. Les gendarmes de la brigade de recherches de Faa’a, épaulés par la brigade territoriale de Moorea et les unités de la compagnie des Îles du Vent, avaient mis les téléphones des prévenus sur écoute en avril. Les commandes passées l’étaient sans langage codé. En reconstituant les transactions, les enquêteurs sont remontés jusqu’aux deux hommes qui se trouvent aujourd’hui devant le tribunal. Depuis leur incarcération, ils ont reconnu les faits. “C’est à cause de ma situation. Ma mère est malade, c’est pour aider ma maman”, a défendu l’un des deux prévenus. Agé de 26 ans, il a déjà été condamné dans une affaire de violences où la victime avait eu à subir 21 jours d’Incapacité totale de Travail (ITT). Pour le parquet, le trafic dépasse largement la simple revente occasionnelle. Il aurait également permis aux deux hommes de disposer d’un train de vie difficilement compatible avec leur situation professionnelle. Le jeune homme déjà condamné indique ne plus avoir d’emploi depuis quatre ans et raconte avoir des petits boulots dans le bâtiment ou la pêche. C’est son train de vie qui l’a trahi. Deux scooters, un TMAX et un NMAX, ont été saisis. “Ça ce n’est pas pour les soins de votre maman”, a observé la présidente du tribunal. ​“Vous êtes prêts à jouer avec la santé des autres” Le prévenu est resté silencieux lorsqu’il était interrogé sur le rôle de sa compagne dans le trafic. Les écoutes téléphoniques montrent pourtant qu’elle aurait géré une partie des appels des clients. À l’audience, il a pourtant demandé pardon et expliqué vouloir rentrer chez lui pour retrouver ses enfants de quatre et sept ans, présents dans les couloirs du tribunal avec le fils de sept ans du second mis en cause. Ce dernier aussi a demandé pardon à la barre, lundi. “Vous êtes prêts à jouer avec la santé des autres”, leur a reproché le substitut du procureur. Le représentant du ministère public estime que les prévenus ont choisi de tirer profit d’un trafic très lucratif au risque de participer à une “catastrophe sanitaire”. Il a requis deux ans de prison, dont un an avec sursis simple, pour le prévenu sans antécédent, avec maintien en détention. Pour le second, récidiviste, il a demandé deux ans de prison ferme, également avec maintien en détention. La défense a tenté d’attirer l’attention du tribunal sur leurs situations familiales respectives “et leur volonté de répondre aux besoins de la famille”. Les deux avocats se sont accordés pour demander au tribunal de leur donner une dernière chance avec une peine assortie d’un sursis probatoire. “Je pense que vous pouvez lui faire confiance. Il cherchera du travail”, à plaidé l’un d’eux pour le compte de son client. Le tribunal a finalement décidé de condamner les deux hommes à des peines de prison ferme : un an et demi de prison ferme et 18 mois de sursis probatoire pour l’un et trois ans de prison ferme dont un an assorti d’un sursis probatoire pour le prévenu récidiviste. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-18 02:56:00

Collectif 3, Tarahoi sort son stylo rouge
Tahiti, le 17 août 2026 – À deux jours de son examen en commission de l'Économie, le troisième collectif budgétaire ne semble avoir aucune chance de sortir intact de Tarahoi. Tapura comme Ahip annoncent déjà des amendements, tandis que le Tavini doit arrêter sa position mardi. Si les critiques divergent, notamment sur le prêt de 8,5 milliards à Air Tahiti Nui, les trois groupes désormais majoritaires à l'assemblée devraient chercher à coordonner leurs amendements avant la séance plénière. Pas question de tout bloquer, mais encore moins de signer un chèque en blanc au gouvernement. Le collectif 3 n'est pas encore arrivé en commission qu'il est déjà promis à quelques coups de crayon. Après avoir passé le week-end à décortiquer l a nouvelle mouture transmise mercredi par le gouvernement , les groupes de l'assemblée préparent désormais leurs amendements. La commission de l'Économie doit se réunir mercredi matin. Pour connaître la position du Tavini, il faudra patienter jusqu’à mardi : Heinui Le Caill nous a confié préférer attendre la réunion de son groupe prévue ce jour-là avant de s'exprimer. Tapura et Ahip ont, eux, déjà commencé à dévoiler leurs intentions. Et si Édouard Fritch et Nicole Sanquer ne portent pas exactement le même regard sur les 34,5 milliards mis sur la table par le gouvernement, ils se rejoignent sur un point : le texte ne passera pas en l'état. Pour le président du Tapura, le changement de copie intervenu entre juin et août illustre d'abord une méthode qu'il juge erratique . “On a la démonstration qu'on fait du grand n'importe quoi” , attaque Édouard Fritch, qui décrit un collectif fait de “bricolage” et d' “improvisation”. À ses yeux, le gouvernement utilise un budget modificatif pour engager des choix qui auraient dû être anticipés et discutés dans le cadre du budget initial. ATN : deux regards sur les 8,5 milliards C'est notamment le cas du prêt de 8,5 milliards destiné à Air Tahiti Nui pour refaire les cabines de ses quatre Dreamliner, principale nouveauté de la copie transmise mercredi. Pour Édouard Fritch, le problème tient déjà au principe même du dispositif. “On va jouer la banque, le Pays devient la banque” , raille l'ancien président, qui conteste également le choix des priorités. “Ce budget est loin des préoccupations des Polynésiens”, estime-t-il, pointant notamment les 500 millions retirés aux aides à l'emploi alors qu' “il y a encore aujourd'hui des gens qui n'ont pas de boulot”. Pour lui, le collectif va “totalement à contresens des besoins de la population”. Nicole Sanquer ne fait pas la même lecture du mécanisme retenu par le gouvernement. Contrairement aux aides directes accordées jusqu'ici à la compagnie, souligne la présidente d'Ahip, il s'agit cette fois d'un prêt appelé à être remboursé. Une option dont elle comprend la logique : “On voit qu'ATN a des difficultés à obtenir des prêts bancaires, donc c'est une solution proposée par le gouvernement.” C'est davantage le montant de 8,5 milliards qui l'interpelle, ainsi que la capacité de la compagnie à le rembourser au regard de sa situation financière. Elle s'interroge notamment sur l'opportunité d'engager une telle somme pour refaire les cabines de certains appareils alors qu' “ATN n'en est pas encore propriétaire”. Et au-delà du financement, elle revient sur les annonces faites autour de l'avenir de la compagnie, notamment l'arrivée d'un nouveau partenaire. “La fameuse réinvention d'ATN, on l'attend toujours.” À chacun ses priorités Sur les Jeux, Édouard Fritch s'arrête sur les 300 millions supplémentaires inscrits dans l'enseignement. Il affirme avoir été informé qu'ils seraient destinés “au logement des sportifs au lycée Diadème et au lycée Paul-Gauguin” . Mais il peine à voir comment : “Les enfants sont à l'école. Ils occupent les dortoirs. Est-ce qu'il y a des vacances exceptionnelles qui sont prévues au mois de décembre ?” Et de s'interroger : “Est-ce que c'est du bluff ? Est-ce qu'on annonce un chiffre pour dire : voilà, il faut voter ce collectif ?” Sur ce point, Nicole Sanquer pose là aussi un diagnostic différent. Pour Ahip, les Jeux ne sont aujourd'hui “pas menacés par un manque de crédits, mais plutôt par la lenteur administrative” dans la mise en œuvre des chantiers. Elle rappelle que plusieurs autorisations budgétaires existent déjà et que le collectif vient notamment abonder les crédits de paiement permettant de poursuivre les travaux. Les priorités ne seront ainsi pas forcément les mêmes d'un groupe à l'autre. Édouard Fritch veut notamment remettre sur la table les cantines du primaire. Il chiffre à 1,5 milliard de francs par an la prise en charge des repas des quelque 30.000 élèves concernés et estime que “c'est une urgence qu'il faut faire passer maintenant”. Édouard Fritch revient aussi sur l'un des enjeux de fond du collectif : les conséquences budgétaires du moratoire sur la fiscalité des hydrocarbures, dont le manque à gagner est désormais évalué à 4,5 milliards de francs. Mais il regrette de ne pas y trouver davantage de mesures directement destinées aux ménages : “Il n'y a aucune augmentation des allocations familiales, il n'y a aucun avantage direct qui puisse concerner les familles qui souffrent aujourd'hui.” Nicole Sanquer pointe, elle, la baisse des recettes fiscales que le Pays doit justement compenser en abondant le Fonds pour la protection sociale universelle (FPSU) à hauteur de 2,5 milliards de francs. Elle relève notamment le recul des recettes liées au tabac et au vapotage, mais aussi une baisse de 1,5 milliard de francs sur les revenus de capitaux mobiliers. Autant d'évolutions qu'elle entend regarder de près en commission. Trois groupes et des amendements à accorder Même réserve sur le nouveau scanner de Taravao. L'équipement est nécessaire, reconnaît en substance le président du Tapura, mais l'urgence est selon lui ailleurs : dans les moyens de fonctionnement promis à l'hôpital de Taravao, qu'il dit ne pas retrouver dans ce collectif. Un constat qui rejoint en partie celui de Nicole Sanquer, également attentive aux moyens consacrés à la santé. Ahip compte d’ailleurs proposer un amendement en faveur de la Fédération de lutte contre les addictions, qui peine, selon sa présidente, à obtenir sa subvention pour l'année prochaine. Le nouveau rapport de force à Tarahoi change surtout la donne. “La majorité est plutôt à l'opposition, les amendements sont sûrs de passer”, résume Nicole Sanquer. Encore faudra-t-il accorder les violons. Édouard Fritch indique qu'une réunion pourrait se tenir entre les trois groupes après la commission de mercredi et avant la plénière, afin de confronter leurs propositions et d'éviter les doublons. “ Ce n'est pas la peine qu'on propose trois amendements sur le même sujet” , souligne-t-il. Pas question pour autant de tout rejeter. “On ne veut pas non plus tout bloquer”, assure Édouard Fritch. Nicole Sanquer fait le même constat : le collectif comporte des mesures urgentes et “il est compliqué de le rejeter”. Mais avec les amendements annoncés par le Tapura et Ahip, auxquels viendront s'ajouter ceux que le Tavini doit encore arrêter, le gouvernement n'a plus la main sur sa copie, qui, de toute façon, ne passera pas telle quelle. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-18 02:02:00

Beach/Green volley – Clôture et récompenses à la pointe Vénus
Tahiti, le 17 août 2026 - La troisième et dernière étape du tournoi de beach volley et green volley organisée par la Fédération tahitienne de volley-ball (FTVB) s’est déroulée samedi sur le site de la pointe Vénus à Mahina. Les vainqueurs du jour ont été honorés ainsi que les lauréats du classement général des trois étapes qui ont été récompensés par un prize money. Instauré par la Fédération tahitienne de volley-ball pour permettre à ses licenciés de continuer à jouer pendant la trêve des compétitions officielles, le tournoi de beach volley et green volley qui avait débuté le 18 juillet au parc Aorai Tini Hau et qui s’était poursuivi le 1 er août à la pointe Vénus a connu son épilogue samedi, toujours sur la plage de la pointe Vénus. La participation a été un peu moins dense samedi que lors des deux premières étapes, peut-être parce que les équipes qui n’avaient plus d’espoir de bien figurer au classement général final des trois étapes avaient décidé de faire l’impasse. Mais la journée a encore été attractive sportivement avec des matchs d’un niveau élevé dans les phases finales. Un palmarès qui fait honneur au tournoi Les trois étapes du tournoi fédéral ont mis en scène des pratiquants de niveau bien divers avec toutefois nombre de présélectionnés pour les Jeux du Pacifique 2027 en beach et en indoor. Ceux-ci ont logiquement dominé la compétition et le palmarès final du tournoi a vraiment belle allure. Ainsi, en beach-volley féminin, victoire samedi du duo Lokelani Vero/Taiana Tere en finale face aux sœurs Tauraa, Vainui et Kawelani. Lokelani Vero et Taiana Tere, deux joueuses emblématiques du volley féminin tahitien et qui devraient être au rendez-vous des Jeux du Pacifique dans la sélection en salle, se sont imposées dans leur tableau au classement général final. Le palmarès a également du prestige en beach-volley hommes. Nohoarii Paofai, ancien joueur de haut niveau en France en indoor, et Jérémie Paraue, un fidèle de la sélection tahitienne depuis des années, ont remporté le tournoi 3 samedi en battant (21-19) Manuarii Roopinia et Raihau Mare en finale. Mais c’est bien la paire Miki Foster et Torii Teiheiura, vainqueure des deux premières étapes, qui s’impose au classement général. Enfin, en green volley, succès samedi et au général du quatuor mixte composé de Hanalei Pecheret, Natura Rey, Kimhi Roomataaroa et Terooarii Foster, quatre jeunes volleyeurs de très bon niveau. Regroupement des présélections mercredi et jeudi Le tournoi organisé par la FTVB a été une réussite, comme l’a souligné Danny Huaa, organisatrice de l’événement et membre du bureau fédéral de la FTVB : “Malgré quelques petits imprévus, le tournoi s’est très bien passé lors des trois étapes. On voulait occuper les joueurs lors de la trêve et cette initiative s’est avérée positive. On a notamment enregistré la participation de ceux qui sont retenus en présélection pour les Jeux du Pacifique et c’est très bien car ils sont restés en activité. Ce type de tournoi organisé pendant les vacances était une première mais compte tenu de son succès, on va renouveler l’expérience. On a eu une bonne participation avec en moyenne sur chaque tournoi une trentaine d’équipes hommes et femmes en beach et une quinzaine en green. Je tiens à remercier le bureau fédéral de la Fédération tahitienne de volley-ball et les sponsors qui ont été nombreux pour nous soutenir, le public et les joueurs qui ont contribué à rendre les tournois intéressants en niveau de jeu.” Les présélectionnés en beach-volley et en salle pour les Jeux du Pacifique 2027 vont être sollicités cette semaine avec un regroupement dans la salle de Pirae réservé mercredi aux féminines et jeudi aux hommes. Notons que la sélection féminine de beach-volley pour les Jeux est déjà connue et qu’elle sera composée de Kahaia Tauraa, joueuse professionnelle en France en indoor, et de Vaikehu Teikihuhavanaka qui partira prochainement en France pour y poursuivre sa carrière de volleyeuse. Il reste deux paires présélectionnées chez les messieurs, le choix devant se faire entre les duos Christophe Ariitai/Rautini Cary et Raihau/Olivier. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-18 00:55:00

Vol à la station de Teahupo’o et autres incivilités
Tahiti, le 17 août 2026 – La station-service de la marina de Teahupo’o a été cambriolée dans la nuit de samedi à dimanche. Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie par la gérance, qui a lancé un appel à témoins sur les réseaux sociaux. Des intrusions qui concernent aussi des prestataires nautiques amarrés à quai, comme nous l’a confié l’un d’entre eux tout en appelant au respect de ces différents outils de travail. La station Pacific de la marina de Teahupo’o a été cambriolée dans la nuit de samedi à dimanche. Malgré la présence d’un rideau de protection, le ou les auteurs du vol se seraient introduits dans la petite boutique par une fenêtre latérale. Les billets du fond de caisse ont été dérobés, ainsi que des paquets de cigarettes et des briquets. La marchandise alimentaire ne serait pas concernée. Une plainte a été déposée à la gendarmerie ; des agents étaient d’ailleurs sur place dimanche matin pour constater les faits et relever des empreintes. La gérance a lancé un appel à témoins sur les réseaux sociaux , ce lundi. Une affaire qui est sans incidence sur le fonctionnement de l’établissement, qui continue à servir ses clients en carburant et autres denrées. ​Amarres défaites, nourriture et urine à bord Un renforcement de la vidéosurveillance est toutefois prévu, d’autant que la marina fait face à diverses incivilités. Parmi les professionnels entendus par les gendarmes dans le cadre de l’enquête, un prestataire nautique a fait remonter plusieurs intrusions et comportements problématiques : “Ce n’est pas la première fois qu’on a des visites et des vols sur les bateaux. Par chance, ce ne sont pas de grosses dégradations : c’est ce qu’on craint le plus, car c’est notre outil de travail. Des gens se permettent de monter à bord la nuit... J’ai déjà retrouvé les amarres défaites et mal refaites, ce qui aurait pu envoyer mon bateau sur les rochers. Ça vient manger et uriner à bord, se mettre à l’aise sur les banquettes. Au bout d’un moment, j’en ai eu marre et j’ai installé une caméra” . Il en appelle au respect des embarcations comme des infrastructures rénovées dans le cadre des épreuves de surf des Jeux olympiques de Paris 2024. “Nous qui sortons tous les jours, c’est une aubaine et on en est très content” , conclut le capitaine. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-17 20:21:00

Mineurs non accompagnés : un service qui devient obligatoire sur le Vaearai
Tahiti, le 16 août 2026 - Le Vaearai a mis en place un nouveau service relatif à la prise en charge des mineurs non accompagnés entre Tahiti et Moorea. Un service obligatoire pour les enfants de 8 à 16 ans pour éviter que les parents “laissent leurs enfants traverser seuls sans nous prévenir” . Désormais, l’accès au bateau sera refusé aux mineurs non accompagnés car “si jamais il y a un souci, qui est responsable ? On ne connaît même pas leur identité des enfants ni celle des parents” . Le Vaearai propose désormais un nouveau service, la prise en charge des “Unaccompanied Minors” (UM), autrement dit des mineurs non accompagnés. Un service qui existe d’ailleurs depuis de nombreuses années au niveau des transports aériens et qui permet aux enfants voyageant seuls d’être encadrés. Ce nouveau service de la compagnie maritime assurant la navette entre Tahiti et Moorea est d’ailleurs obligatoire pour les enfants de 8 à 16 ans. En dessous de 8 ans, un enfant ne peut donc pas voyager sans accompagnateur. La directrice administrative et financière du Vaearai, Patricia Lichon, assure que la mise en place de ce service permet aux parents ou aux grands-parents “de faire traverser leurs enfants en les faisant accompagner et encadrer par le personnel du bateau, surtout pendant les vacances ou les week-ends quand les parents ont besoin d'envoyer les enfants, par exemple, chez les grands-parents ou alors quand les parents séparés ont besoin d'envoyer leurs enfants chez leur ex-conjoint”. “Déclarer l'identité de l'enfant et de la personne qui doit l’accueillir” La démarche est relativement simple, explique Patricia Lichon, vous vous présentez au guichet puis vous demandez à bénéficier du service UM. “Les responsables de l’enfant doivent ensuite remplir un papier pour la décharge de la responsabilité, déclarer l'identité de l'enfant, l'identité de la personne qui doit l’accueillir de l'autre côté, que ce soit à Moorea ou à Tahiti, et doivent payer bien sûr un supplément. Et selon le type de service qu'ils veulent, les enfants peuvent aussi avoir un goûter pendant la traversée. Donc cela permet aux parents de laisser l’enfant à l'embarquement où il est pris en charge par le personnel du bateau. À l'arrivée, il est confié à la personne qui est déclarée comme étant la personne qui doit venir le chercher .” Le service de la prise en charge des UM existe depuis le mois de mai dernier mais la compagnie ne l’avait “pas vraiment mis en avant ou alors peut-être que ça n'a pas été vraiment remarqué par les personnes”, assure la directrice administrative et financière du Vaearai. Elle ajoute que ce service a pris de l’ampleur en juillet dernier. Patricia Lichon explique en effet que la compagnie a récemment rencontré quelques petits soucis avec notamment “un jeune qui voulait fuguer. Heureusement qu’on a réussi à le retrouver à temps. Les agents sont vigilants de ce côté-là, on ne veut pas avoir de soucis avec les enfants ou les parents .” Elle rappelle tout de même que les lycéens scolarisés dans les établissements scolaires à Tahiti ne sont pas concernés par ce dispositif puisque ces derniers “bénéficient d'une prise en charge par la Direction de l’éducation et des enseignements et ces enfants-là sont identifiés. À chaque rentrée, nous recevons une liste de la DGEE avec le nom de tous les élèves. Et lorsqu'ils se présentent, on leur donne une carte d’abonnement avec leur photo dessus. Donc, ces jeunes sont déjà identifiés, il n'y a pas de problème .” “Les parents laissaient leurs enfants traverser tout seuls sans nous prévenir” Ce service UM a surtout été mis en place par la compagnie maritime “parce que nous avons remarqué qu'il y avait des parents qui amenaient leurs enfants, ils les installaient à bord, puis ils repartaient et laissaient les enfants traverser tout seuls sans nous prévenir”, indique Patricia Lichon. Elle ajoute que de tels agissements ne sont pas acceptables de la part des parents “parce que s'il arrivait quelque chose aux enfants, nous n'avons même pas l'identité de l'enfant ni celle des parents car ils le font en douce et ça, ce n'est pas bien ni pour l’enfant ni pour nous” . Car se pose également la question de la responsabilité en cas de problème. Désormais, avec la mise en place de ce dispositif, la société “ sait à qui (elle) a affaire. Les enfants ou jeunes qui auront été déclarés par les parents pourront embarquer et pour ceux qui n’auront pas été déclarés, l’accès au bateau leur sera refusé”, précise Patricia Lichon. Patricia Lichon précise que ce service relatif aux mineurs non accompagnés concerne les enfants à partir de 8 ans jusqu’à 16 ans. “ Cela fait partie des conditions de transport, donc jusqu'à 16 ans, les enfants ne voyagent pas tout seuls. Et c'est valable uniquement pour les traversées entre Tahiti et Moorea. On ne l'a pas fait pour les autres dessertes .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-17 03:41:00

Tahiti et ses îles en bateau et à vélo
Tahiti, le 16 août 2026 - Ce dimanche matin, le Star Breeze a fait escale à Vairao, dernière étape d’une croisière cycliste commencée aux îles Sous-le-Vent. À quai, 260 visiteurs internationaux ont enfourché leurs vélos pour rejoindre Papeete par la côte est. “C’est paradisiaque !” , nous a confié un couple de Canadiens, conquis par ce tourisme sportif. Dimanche matin sportif, à Vairao. Les 260 croisiéristes du Star Breeze ont débarqué avec casques et vélos pour la dernière étape d’un périple initié lundi 10 août à Raiatea, en passant par Taha’a, Bora Bora et Huahine, pour revenir à Tahiti par la Presqu’île. Âgés de 20 à 80 ans, ces touristes sont majoritairement des séniors originaires des États-Unis, de Hawai’i, du Canada et de la Nouvelle-Zélande. Organisée par Santana Adventures avec le soutien de Tahiti Tourisme et du Vélo Club de Tahiti (VCT) dans la continuité de la Ronde tahitienne, cette croisière cycliste en est à sa septième édition depuis 2018 et le succès ne se dément pas. “C’est une croisière qu’on organise tous les deux ans. Elle est quasi pleine : c’est une destination que les gens affectionnent” , explique Benoît Rivals, président du VCT. “Ce n’est pas une course, ils vont à leur rythme et ils s’arrêtent comme ils veulent. On a un binôme à vélo qui les suit et deux binômes véhiculés pour palier d’éventuels incidents mécaniques. C’est un concept intéressant qui allie sport, découverte et tourisme, car ce sont des visiteurs qui participent à l’économie des îles visitées.” Un point important pour les élus municipaux et le comité du tourisme de Taiarapu-Ouest (CTTO), venus saluer les croisiéristes et échanger à ce sujet avec les organisateurs. “On a discuté avec Bill McCready pour voir s’ils ne pourraient pas rester un peu plus longtemps au sud de Tahiti la prochaine fois pour qu’on puisse leur organiser un bel accueil et leur proposer des visites en lien avec les acteurs économiques locaux” , confie Bernadette Wasna, présidente du CTTO. Après avoir mis le cap sur Taravao, les cyclotouristes ont rejoint Papeete par la côte est pour les derniers 70 kilomètres de ce circuit touristique pas comme les autres. Caroline et Christian, croisiéristes québécois : “Un défi sportif et conjugal” “C’est notre première croisière vélo et notre première fois en Polynésie. C’est paradisiaque ! Vous avez un très beau pays et la croisière est très bien organisée. C’est agréable de découvrir une nouvelle île chaque jour. Les routes sont belles et les gens sont très gentils. On a opté pour cette formule, car le vélo fait partie de nos activités de couple. C’est pratique : ça permet de se déplacer de façon autonome et d’explorer à notre rythme. Le vélo en tandem, c’est un défi sportif et conjugal (rires) !” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-17 00:17:00

Va’a - Hitiroa Masingue s’impose au Mémorial Tainuiatea
Le club Team OPT a organisé samedi le Mémorial Tainuiatea, une course V1 marathon qui honorait la mémoire de Tainuiatea Vairaaroa, ancien rameur du club tragiquement décédé en 2014 dans un accident routier. Hitiroa Masingue l’a emporté en seniors hommes, le Team OPT réalisant un doublé avec la deuxième place de Tutearii Hoatua. Depuis 2014 et à l’exception de 2024 où l’événement n’avait pu trouver sa place dans le calendrier fédéral, le Team OPT organise chaque année le Mémorial Tainuiatea en mémoire de Tainuiatea Vairaaroa, l’un de ses rameurs décédé d’un accident de moto. Les organisateurs et en premier lieu Maheanuu Pihatarioe, le nouveau président du Team OPT depuis le mois de février, craignaient que la participation soit beaucoup moins importante que lors des éditons passées compte tenu du départ de la sélection tahitienne aux Championnats du monde va’a à Singapour, mais Maheanuu Pihatarioe a été rassuré par le volume d’inscriptions et une participation conséquente : “On était bien conscient qu’avec l’absence des rameurs qui sont partis aux Championnats du monde, on aurait peut-être une participation moins importante que d’habitude. On est quand même satisfait de la participation avec environ 280 engagés sur toutes les courses et il y avait un beau plateau en seniors hommes avec plusieurs ténors de la discipline. Au niveau de l’organisation, pas de soucis, on est bien rôdé depuis 2014 et l’organisation du premier Mémorial. Ce fut une journée qui a encore fait honneur à Tainuiatea qui reste toujours dans nos mémoires car c’était un rameur emblématique du Team OPT.” Hitiroa Masingue prend sa revanche Il manquait certes quelques ténors dans les courses cadets, juniors, seniors et vétérans, samedi lors du Mémorial, une partie de l’élite tahitienne étant en effet présente à Singapour pour y participer aux Championnats du monde de vitesse, mais il restait quand même du beau monde comme ce fut le cas en seniors et vétérans hommes 40 ans lorsque la course était lancée sur le coup de 13 heures de la plage de Taaone avec un peloton d’une centaine de rameurs. Direction la pointe Vénus puis retour vers la passe de Taaone avec un final dans le lagon pour rejoindre la ligne d’arrivée fixée devant le complexe OPT de Pirae après 21 km de course. Les favoris se dégageaient logiquement dès le début de course, le peloton de tête commençant à se réduire après le demi-tour de la pointe Vénus. Un trio creusait l’écart en se montrant le plus performant dans le surf de la descente vers la passe de Taaone, Hitiroa Masingue, Tutearii Hoatua et Keoni Sulpice abordant le final dans le lagon côte à côte. Hitiroa Masingue, deuxième de l’épreuve en 2025, finissait le plus fort pour boucler son parcours en 1 h 48’ 13’’ et ajoutait ainsi un succès à son palmarès et à celui du Team OPT : “On a formé un paquet d’une dizaine de rameurs en début de course avec les favoris. Il fallait gérer ses efforts dans la remontée et j’ai ensuite bien négocié le surf au retour pour revenir sur les rameurs détachés et on s’est retrouvé à trois en rentrant dans le lagon à la baie de Taaone. J’étais bien dans le final et ça m’a permis d’aller chercher la victoire. C’est une première cette saison car je n’avais encore rien gagné en V1. Il n’y avait pas toute l’élite mais il y avait quand même une solide concurrence. Les conditions étaient bonnes aujourd’hui pour que ce soit une belle course et puis on avait envie de faire le maximum pour honorer Tainui, surtout nous, rameurs de l’OPT.” Une riche journée de va’a Tutearii Hoatua, également du Team OPT, prenait la deuxième place au finish en 1 h 48’ 36’’ et quatre secondes devant Keoni Sulpice, sociétaire de Shell Va’a. Narai Atger, le vainqueur de l’édition 2025, terminait au pied du podium. En vétéran 40 ans, succès de Vairotoarii Depierre en 1 h 50’ 42’’ devant Georges Cronsteadt (1 h 51’ 00’’) et Lonomahiki Teururai 1 h 52’ 59’’). Auparavant, les arrivées devant le complexe OPT s’étaient enchaînées depuis le matin avec les courses jeunes et celles des juniors hommes et femmes, seniors dames et vétérans 50-60 ans hommes et femmes dont la distance proposée était de 14 km. À noter les victoires de Mahana Noble de Manu Ura en juniors femmes en 1 h 33’ 20’’, de Teahuragi Mariteragi (EDT Va’a) en 1 h 12’ 08’’ en juniors hommes et de Marguerite Temaiana (Paea Va’a) en 1 h 26’ 16’’ en seniors femmes et qui s’imposait également en vétérans 50 ans. La remise des prix bouclait une belle journée de va’a qui a fait honneur à Tainuiatea Vairaaora tant au niveau de l’organisation que du volume de participation et du spectacle assuré sur l’eau par les participants. On va maintenant suivre avec attention les performances de la sélection et des clubs tahitiens lors Championnats du monde de vitesse qui débuteront jeudi à Singapour mais mercredi pour Tahiti compte tenu du décalage horaire. Patrice Bastian Les podiums Seniors hommes (21 km) 1. Hitiroa Masingue (Team OPT) 1 h 48’ 13’’ 2. Tutearii Hoatua (Team OPT) 1 h 48’ 36’’ 3. Keoni Sulpice (Shell Va’a) 1 h 48’ 40’’ Vétérans hommes 40 ans (21 km) 1. Vairotoarii Depierre (Vini Va’a) 1 h 50’ 42 2. Georges Cronsteadt (Mataiea Va’a) 1 h 51’ 00’’ 3. Lonomahiki Teururai (EDT Va’a) 1 h 52’ 59’’ Juniors hommes (14 km) 1. Teahuragi Mariteragi (EDT Va’a) 1 h 12’ 08’’ 2. Heiva Tuhiri Chevalier (Papara Toa Va’a) 1 h 16’ 27’’ 3. Atitioroi Tetauira (Team OPT) 1 h 17’ 48’’ Seniors femmes (14 km) 1. Marguerite Temaiana (Paea Va’a) 1 h 26’ 16’’ 2. Ranitea Mamatui (Offck) 1 h 27’ 17’’ 3. Vaiani Tepuhiarii (Team OPT) 1 h 32’ 16’’ Juniors femmes (14 km) 1. Mahana Noble (Manu Ura) 1 h 33’ 20’’ 2. Tehani Teaotea (Mahine Va’a) 1 h 37’ 24’’ 3. Taputea Fenuaiti (Ihilani Va’a) 1 h 40’ 30’’ Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-16 23:49:00

La tempête Lala provoque d'importantes coupures d'électricité à Hawaï
Honolulu, États-Unis, le 16 août 2026. L'ouragan Lala a provoqué dimanche de vastes coupures d'électricité à Hawaï après avoir charrié des pluies torrentielles et des vents violents sur cet archipel américain du Pacifique. Plus de 220.000 foyers et commerces étaient sans électricité à 20H00 GMT, selon le site spécialisé poweroutage.us, tandis que les autorités ont mis en garde contre le risque d'inondations. Un temps ouragan de catégorie 1 (la plus basse sur l'échelle Saffer-Simpson), Lala a été rétrogradé en tempête tropicale dimanche par le Centre national des ouragans (NHC). Lors d'une conférence de presse dimanche, le gouverneur Josh Green a indiqué que les autorités tentaient encore de déterminer si la tempête avait fait des morts. "De nombreuses personnes sont allées à l'hôpital pour des accidents mineurs, mais il est incroyable que nous ayons eu aussi peu de décès", a déclaré l'élu. Le maire de la capitale Honolulu, Rick Blangiardi, a cependant averti à ses côtés que "de nombreux décès arrivent souvent après" le passage d'une tempête, notamment en raison des lignes électriques arrachées, sur lesquelles les personnes peuvent s'électrocuter. Arbres arrachés Dans les rues d'Honolulu, sur l'île d'Oahu, des ouvriers ont oeuvré dimanche pour déblayer de la chaussée des arbres arrachés, pouvait-on constater sur des images de l'AFP. Après avoir atteint son pic d'intensité samedi soir près de Grande Île, la plus au sud de l'archipel, la tempête s'est éloignée au cours de la journée. Mais "Lala continuera d'affecter Hawaï à travers le week-end. D'importantes précipitations, des vents forts, des vagues dangereuses et des inondations par endroits sont attendus", ont averti les services météo américains (NWS). Des précipitations de l'ordre de 76 à 89 cm de pluie étaient attendues sur Grande Île. Avec 210.000 habitants, Grande île est la deuxième plus peuplée de l'archipel, loin derrière celle d'Oahu, qui abrite plus d'un million de personnes. L'ouragan Lala a envoyé de "fortes bandes de pluie" sur les côtes samedi après-midi, au moment où les habitants se préparaient à l'arrivée de la tempête, ont précisé les autorités, qui ont mis en garde contre des crues soudaines. "Menace grave" Il est rare que les ouragans atteignent Hawaï. Au cours de l'histoire moderne, deux ouragans ont touché ce territoire américain du Pacifique: Dot en 1959 et Iniki en 1992. Ce dernier avait fait six morts et des dégâts représentant des milliards de dollars. Face à la menace, le gouverneur Josh Green avait proclamé jeudi l'état d'urgence, une mesure administrative facilitant la préparation des secours et des mesures à déclencher en cas de destructions. "La tempête tropicale Lala représente une menace grave pour notre Etat, en particulier pour l'île d'Hawaï — et nous agissons dès maintenant pour garantir que les ressources soient disponibles là où elles sont nécessaires", avait déclaré le gouverneur dans un communiqué. "J'exhorte chacun à sécuriser son domicile, rassembler les fournitures essentielles, revoir le plan d'urgence familial et suivre les mises à jour provenant de sources officielles fiables", avait-il ajouté. Particulièrement fort cette année, le phénomène El Niño réchauffe le Pacifique équatorial et augmente la probabilité de cyclones. Les météorologues s'attendent à une saison des ouragans bien plus active que la moyenne dans la région. Les scientifiques avertissent régulièrement que le changement climatique, causé par la dépendance de l'humanité aux énergies fossiles, augmente la fréquence et l'intensité des événements extrêmes. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-16 21:42:00

La course Vaimato pulvérise son record de participants
Tahiti, le 16 août 2026 - La course organisée par l’Athletic club d’Excelsior a réuni, samedi soir, près de 250 participants sur les routes de Arue. Le nouveau format en duo proposé par l’organisation, sur une distance de 6 ou 12 kilomètres, n’est pas étranger au succès de la deuxième édition de l’épreuve sous l'appellation “Vaimato”. Si la course à pied est un sport individuel, la Vaimato a redéfini les règles de la discipline le temps d’une journée. Au point de rendez-vous à la mairie de Arue, samedi soir, plusieurs dizaines de duos ont franchi la ligne d’arrivée main dans la main. C’est le cas de Florian et Julie qui ont été séduits par le nouveau modèle de la course : “ C’est un format qu’on n’a pas trop vu en Métropole et qu’on aime bien tous les deux. Cela nous a donc attirés. ” Malgré un plan de course “ pas du tout respecté ”, le tandem mixte a terminé à la deuxième place du 6 km juste derrière Johann Lamberty et Eddy Desolier. Une “bonne surprise” pour le duo qui a découvert les aléas de ce format : “ Il faut réussir à s’adapter, car au début on part seul et à la moitié de la boucle on est rejoint par notre partenaire .” Le 12 km en équipe a été remporté par Mathieu Gourvellec et Marc-Antoine Blondeau (Asopa - Oire Punaauia Athlétisme). Wenceslas Loquet et Stéphane Gicquel (Central Sport) ainsi que Chloé Andres et Lukas Widmann complètent le podium. Cécile Gilroy : “On n’a jamais eu autant de monde” Au total, près de 250 coureurs se sont inscrits à la Vaimato. Un record historique pour la course qui se déroule à Arue depuis une dizaine d'années (l’épreuve portait un autre nom avant 2025). “ À l’origine, nous avions prévu 150 dossards, mais on était déjà sold out dix jours avant le début de la compétition ! On n'a jamais vu autant de monde et je pense que le format en duo a eu un rôle clé ”, assure la présidente de l’Athletic club d’Excelsior et de la Fédération d'athlétisme de Polynésie française, Cécile Gilroy. Les épreuves individuelles étaient également de la partie. Le pensionnaire de l’AS Tefana Eddy Pang-Fat a décroché sa première victoire à Arue, sur l’épreuve reine du 12 km, avec un chrono de 46 minutes et 25 secondes. “ J’avais déjà terminé 3e et 2e ici lors des précédentes éditions. Il manquait quelques têtes d’affiche au départ cette année aussi. J’ai un gros week-end, car j’enchaîne demain (dimanche, NDLR) sur la swimrun ”, sourit le nouveau lauréat qui sera aussi attendu la semaine prochaine à l’Ekiden. Une bonne mise en jambes avant l’Ekiden Ronan Pouliquen (Asopa) et Pierre Lesly ont terminé au coude-à-coude pour se départager respectivement les deuxième et troisième places. Le 6 km a quant à lui été bouclé en premier par Killian Barracosa (Tamarii Punaruu) en 20 minutes et 50 secondes. ll a devancé Pacome Sergent et Thomas Slimani (Asopa). Tous les niveaux étaient représentés et une cinquantaine de bénévoles ont assuré le bon déroulement de la course tout au long du parcours. “ On a fait une belle édition et on est vraiment content. Il y a juste la sono qui a lâché, mais sinon tout s’est bien passé (rires) ”, récapitule Joëlle Lecroart, vice-présidente du club et organisatrice de l’événement. Elle sera également aux manettes, le week-end prochain, de la nouvelle édition de l’Ekiden. Les podiums 12 km individuel : 1er Eddy Pang-Fat (AS Tefana) 2e Ronan Pouliquen (Asopa) 3e Pierre Lesly 6 km individuel : 1er Killian Barracosa (Tamarii Punaruu) 2e Pacome Sergent 3e Thomas Slimani (Asopa) 12 km duo : 1er : Mathieu Gourvellec et Marc-Antoine Blondeau (Asopa) 2e : Wenceslas Loquet et Stéphane Gicquel (Central Sport) 3e : Chloé Andres et Lukas Widmann 6 km duo : 1er : Johann Lamberty et Eddy Desolier 2e : Florian Marie et Julie D. 3e : Marie Renaudie et Meryam Douidi Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-16 20:05:00

Vénus quitte la Ligue des champions avec les honneurs
Tahiti, le 16 août 2026 - Déjà éliminés avant leur dernier match, les joueurs de l’AS Vénus ont terminé leur campagne de Ligue des champions de l’OFC par une courte défaite contre le favoris de la compétition Auckland. L’équipe tahitienne repart donc bredouille des Fidji avec trois revers en autant de rencontres, mais peut se satisfaire des performances de ses jeunes éléments. L’AS Vénus a “ tout donné" , mais face à l’ogre néo-zélandais d’Auckland, cela n’a pas suffi. Battus respectivement par Tiga Sport (0-1) et Central Coast (0-3) et donc déjà éliminés de la Ligue des champions, les hommes de Vateanui Tehau avaient à cœur de repartir des Fidji sur une bonne note. Le match a parfaitement débuté pour la formation polynésienne qui a ouvert le score dès la sixième minute à la suite d’une passe en profondeur millimétrée du capitaine Roonui Tehau vers Moeava Kaiha. L'attaquant a pris de vitesse la défense d'Auckland City avant de conclure tranquillement. Le club de Mahina a même doublé la mise vingt minutes plus tard grâce à un débordement de Germain Haewegen conclu par Mathis Lacan. “ On aurait pu être menés 4 à 0 à la mi-temps ”, résume l’entraîneur tchèque, Rudy Mozr. Vateanui Tehau : “Je suis fier de l’équipe et de nos jeunes joueurs” Mais l’équipe d’Auckland, invaincue en Ligue des champions de l’OFC depuis 2019, a réduit son déficit avec une frappe puissante signée de l’homme du match, Michal Doudera, avant d’égaliser par l’intermédiaire de Christian Gray sur corner. Cependant, une erreur défensive fructifiée par Haewegen a permis à l’AS Vénus de reprendre l'avantage dans le dernier quart d’heure du match (3-2, 77e). C’est d’ailleurs la première fois depuis 2013 qu’Auckland concède trois réalisations dans une rencontre de LDC. La dernière équipe à avoir réalisé cette prouesse était... L’AS Dragon. Une joie de courte durée puisque les champions ont fait preuve de caractère en égalisant à la 84e minute avant d'annihiler les efforts tahitiens dans le temps additionnel (3-4). “ Bien sûr qu’on voulait bien finir comme nous étions déjà éliminés (...) C’est peut-être pour cela qu’on a aussi bien joué. Je suis fier de l’équipe et de nos jeunes joueurs qui ont eu l’occasion de rentrer et de participer à la Ligue des champions ”, conclut le tacticien polynésien Vateanui Tehau. Une troisième défaite en autant de sorties pour l’AS Vénus avant de reprendre la saison de Ligue 1 tandis que plusieurs joueurs ayant pris part à la campagne océanienne seront attendus sur les bancs de Tahiti United pour la reprise de l’OFC Pro League. AS Vénus : 3 (Moeava KAIHA 6′, Mathis LACAN 26′, Germain HAEWEGENE 77′) Auckland City FC : 4 (Michal DOUDERA 45+4′, Christian GRAY 54′, Ryan WATSON 84′, Matt ELLIS 90+1′) Classement Poule A 1er Auckland (9 points) 2e Central Coast (6 point). 3eTiga Sport (3 points) 4e AS Vénus (0 point) Poule B 1er Galaxy FC (9 points) 2e Rewa FC (6 point) 3e Lae city FC (3 points) 4e Tupapa Maraerenga (0 point) Demi-finales Auckland vs Rewa FC Galaxy FC vs Central Coast Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-16 17:00:00

Beach soccer - La route des Tiki Toa vers le Mondial est connue
Tahiti, le 15 août 2026 - La sélection tahitienne de beach soccer connait désormais son programme. Les joueurs de Raimana Li Fung Kuee, qui participeront aux qualifications de l’OFC pour se qualifier une nouvelle fois au Mondial, lanceront leur tournoi face à la Nouvelle-Calédonie. Les Polynésiens pourront cette année bénéficier du soutien du public du Fenua, car la compétition se déroulera du 22 au 31 octobre sur le sable tahitien. Tahiti veut garder sa couronne ! Vainqueurs des précédentes éditions de l’OFC Nations Cup à l’image de leur dernier sacre face aux Îles Salomon en 2024, les Polynésiens veulent à nouveau triompher cette année afin d’obtenir leur billet pour la prochaine édition de la Coupe du monde de beach soccer. Nos ‘aito pourront compter sur un soutien de choix, car les qualifications de la zone du Pacifique se dérouleront sur la sable tahitien. Plus précisément à Aorai Tini Hau. Les hommes de Raimana Li Fung Kuee commenceront leur quête d’un cinquième sacre océanien, le jeudi 22 octobre (16 heures), face à la Nouvelle-Calédonie. Ils défieront ensuite respectivement les Îles Salomon, Vanuatu et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. À l’issue de cette phase, les deux meilleures équipes se retrouveront pour la grande finale, le samedi 31 octobre (16 heures). Une défaite serait rédhibitoire, puisque seul le champion obtiendra le précieux sésame pour le Mondial où nos Tiki Toa ont déjà atteint deux fois la finale en 2015 (défaite contre le Portugal) et 2017 (défaite face au Brésil). Le calendrier des Tiki Toa Jeudi 22 octobre (16h) : Tahiti – Nouvelle-Calédonie Samedi 24 octobre (16h) : Tahiti - Îles Salomon Lundi 26 octobre (16h) : Tahiti – Vanuatu Mardi 27 octobre (16h) : Tahiti – Papouasie-Nouvelle-Guinée Samedi 31 octobre (16h) : Finale du tournoi Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-16 00:15:00

La Fédération tahitienne de football prend la défense de Gianni Infantino !
Tahiti, le 15 août 2026 - La FTF a réaffirmé, ce samedi, son soutien au président de la FIFA Gianni Infantino dans un long communiqué. Elle explique notamment les raisons de sa position et les bénéfices concrets que la politique menée par la FIFA depuis 2016 a apportés au football tahitien et, plus largement, au football océanien. Le communiqué de la Fédération tahitienne de football : "Dans le contexte de la crise que traverse actuellement la gouvernance du football international et face aux différentes critiques et attaques dont fait l’objet le Président de la FIFA, Monsieur Gianni INFANTINO, la Fédération Tahitienne de Football (FTF) souhaite réaffirmer publiquement et sans ambiguïté son soutien à sa personne ainsi qu’à la vision qu’il porte pour le développement du football mondial. La FTF considère qu’il est important, dans ce contexte, de rappeler les raisons de sa position et les bénéfices concrets que la politique menée par la FIFA depuis 2016 a apportés au football tahitien et, plus largement, au football océanien. Une crise née autour du projet FIFA Forward Enterprise La FTF est attentive aux débats qui traversent actuellement la communauté internationale du football. La controverse récente trouve notamment son origine dans le projet FIFA Forward Enterprise (FFE), présenté par le Président de la FIFA à la fin du mois de juillet 2026. Ce projet visait à créer une nouvelle structure destinée à valoriser les droits commerciaux de la FIFA et à permettre, notamment, l’apport de capitaux privés afin d’accroître les capacités de financement des programmes de développement du football. Ce projet a suscité d’importantes réactions et de profondes divergences au sein de la famille du football international, certaines Confédérations ayant notamment exprimé des préoccupations concernant la gouvernance, la transparence et les modalités de consultation des Associations Membres. La Fédération Tahitienne de Football prend acte de ces préoccupations et considère que les débats sur l’avenir du football mondial doivent naturellement pouvoir s’exprimer dans un cadre démocratique, transparent et respectueux de l’ensemble des Associations Membres. Elle relève également que Monsieur Gianni INFANTINO a finalement décidé de retirer ce projet, considérant que les divisions qu’il avait suscitées n’étaient plus compatibles avec l’objectif premier de renforcer et d’unir le football mondial. Pour la FTF, cette décision démontre précisément l’importance accordée au dialogue et à la préservation de l’unité de la famille du football. La Fédération Tahitienne de Football estime qu’une controverse portant sur un projet particulier ne doit pas conduire à occulter l’ensemble du bilan et des avancées enregistrées au cours des dernières années. Une gouvernance fondée sur l’équité entre les Associations Membres Depuis son élection à la présidence de la FIFA, Monsieur Gianni INFANTINO a défendu une vision du football mondial fondée sur une plus grande équité entre les Associations Membres et sur une meilleure représentation des différentes régions du monde. Pour une fédération insulaire et océanienne comme la Fédération Tahitienne de Football, cette évolution revêt une importance particulière. La FTF bénéficie, au même titre que les autres Associations Membres, des programmes de développement de la FIFA, qui constituent un soutien essentiel à la structuration du football, au développement des infrastructures, à la formation, aux compétitions et à l’accompagnement des sélections nationales. Le principe selon lequel chaque Association Membre dispose d’une voix lors du Congrès de la FIFA constitue également, pour la FTF, un élément fondamental de la gouvernance démocratique du football international. La voix de la Fédération Tahitienne de Football compte ainsi autant que celle des fédérations représentant les nations les plus importantes du football mondial. Cette égalité institutionnelle et démocratique constitue un principe auquel la FTF est profondément attachée. Des résultats concrets pour le développement du football tahitien Au-delà des principes, la Fédération Tahitienne de Football souhaite rappeler les résultats très concrets de la politique de développement mise en œuvre par la FIFA. Les programmes de développement de la FIFA ont permis à la FTF de renforcer progressivement ses structures, ses infrastructures, ses compétitions et ses dispositifs de formation. La création de l’Académie de la Fédération Tahitienne de Football constitue à cet égard une réalisation majeure. La reconnaissance de cette Académie par la FIFA dans le cadre du FIFA Talent Development Schemereprésente un véritable milestone pour le football tahitien. Elle vient reconnaître le travail engagé par la FTF dans les domaines de la détection, de la formation et de l’accompagnement des jeunes talents et permet à notre Fédération de bénéficier d’un accompagnement spécifique de la FIFA dans le développement de sa filière de formation. Pour une fédération insulaire située au cœur du Pacifique, cette reconnaissance constitue une avancée significative et illustre concrètement les possibilités offertes par les politiques de développement de la FIFA aux Associations Membres de toutes les régions du monde. La FTF considère que cette politique contribue à réduire les écarts entre les différentes régions du football mondial et permet aux fédérations océaniennes de disposer de moyens et d’opportunités qu’elles ne pourraient mobiliser seules. Le développement et la reconnaissance du football océanien La Fédération Tahitienne de Football salue également les évolutions intervenues sous la présidence de Gianni INFANTINO en faveur du développement du football océanien. L’Océanie a longtemps été confrontée à des contraintes particulières liées à son insularité, à l’éloignement géographique, à la dispersion de ses populations et aux coûts importants liés à l’organisation des compétitions et aux déplacements internationaux. Le renforcement des programmes de développement et l’évolution de la représentation de l’OFC dans les compétitions internationales ont permis d’accroître les possibilités offertes aux Associations Membres de notre Confédération. Ces évolutions contribuent à renforcer la compétitivité, la visibilité et la reconnaissance du football océanien sur la scène internationale. La FTF considère que cette dynamique doit se poursuivre afin de permettre aux générations futures de joueurs et de joueuses de bénéficier de conditions de formation et de développement toujours meilleures. Le choix de la FTF : défendre l’unité et poursuivre le développement La Fédération Tahitienne de Football considère que les débats actuels sur la gouvernance de la FIFA sont légitimes et qu’ils doivent pouvoir se poursuivre dans un esprit de dialogue, de respect et de transparence. Elle estime toutefois qu’il convient de distinguer les désaccords qui peuvent légitimement porter sur certains projets ou certaines décisions de l’appréciation globale de l’action menée depuis plusieurs années en faveur du développement du football mondial. Pour la FTF, le bilan des programmes de développement de la FIFA, l’attention portée aux Associations Membres de toutes tailles, le renforcement du football dans les régions historiquement moins représentées et, pour Tahiti, la création et la reconnaissance de son Académie constituent des éléments particulièrement importants. La Fédération Tahitienne de Football réaffirme donc son attachement à une vision d’un football mondial ouvert, équitable, solidaire et inclusif, dans lequel chaque Association Membre, quelle que soit sa taille, son poids économique ou sa situation géographique, bénéficie de la même considération et puisse disposer des moyens nécessaires à son développement. Dans ce contexte, et en considération de son expérience directe des programmes et dispositifs de développement de la FIFA, la Fédération Tahitienne de Football réaffirme son soutien à Monsieur Gianni INFANTINO pour sa candidature à la présidence de la FIFA et souhaite la poursuite de la politique engagée en faveur du développement et de l’unité du football mondial." Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-15 23:23:00

​Économie : l’heure du bilan à Teahupo’o
Tahiti, le 15 août 2026 - Au-delà des performances sportives, que représente la Tahiti Pro pour l’économie locale ? C’est la question que nous avons posée aux forains, au rendez-vous de la compétition internationale de surf depuis 1997, ainsi qu’à Pascal Luciani, représentant de la WSL à Tahiti. Lancée dès le samedi 8 août, la Outerknown Tahiti Pro s’est achevée ce jeudi 13 août. Sur la vague de Teahupo’o, le froid et la pluie ont largement dominé l’événement qui s’est tout de même terminé sous un grand soleil. Avec davantage d’athlètes et des séries parfois rallongées, la compétition s’est enchaînée sur six journées plus ou moins denses pour s’adapter aux conditions, plus un jour d’entraînement. Sur le plan sportif, le manager de la World Surf League (WSL) à Tahiti, Pascal Luciani, salue “de belles prestations malgré la perte de bons éléments” , autrement dit l’absence de surfeurs polynésiens sur le podium. On retiendra l’exploit de la jeune trialiste de tout juste 14 ans, Kelia Gallina, qui s’est illustrée en se hissant jusqu’en quarts de finale. La journée de clôture a été particulièrement dynamique sur le plan d’eau comme à terre, avec des activités traditionnelles, un concert et la retransmission des finales sur écran géant. Ce vendredi, l’heure était au démontage progressif des infrastructures temporaires et au bilan, notamment pour les familles de forains de Teahupo’o qui avaient fait le pari d’investir la plage du PK 0 dès les Trials, début juillet. “Ça va, on a pu faire des bénéfices, mais le mauvais temps des derniers jours n’a pas aidé. Compétition ou pas, il y a toujours des touristes qui passent, donc on arrive à tourner” , confie Georges Tauhiro. “On peut aussi compter sur les locaux en soirée. On a connu mieux, mais ça reste positif” , ajoute Lesta Parker. La date de fermeture des baraques est maintenue au mardi 18 août. Bateaux, hébergement, sécurité, restauration... Économiquement, la compétition mobilise de nombreux prestataires, notamment à Taiarapu-Ouest, comme nous l’a précisé Pascal Luciani en guise de vue d’ensemble. “On loue sept bateaux pour les besoins de la compétition : le broadcast, les médias, les athlètes, les VIP, le beach-marshall, la tour des juges, etc. Ça ne comprend pas tous les taxi-boats qui amènent les spectateurs. On a une équipe de 14 Waterpatrols pour gérer la sécurité, plus les secouristes et l’équipe médicale. Pour héberger les officiels, on loue une quinzaine de maisons. En parallèle, les anciens athlètes ont leurs habitudes chez les habitants et les nouveaux ont aussi des contacts. Midi et soir, ce sont pratiquement 150 repas qui sont commandés pour l’organisation” , résume-t-il. À cela s’ajoutent la promotion et communication, le son et lumière, les transports terrestres ou encore la location des terrains à la pointe. En 2025, les retombées directes de l’événement ont été estimées à 63 millions de francs rien qu’à Teahupo’o. Cette même année, la visibilité pour la Polynésie française s’était chiffrée à 1 300 articles de presse à travers 27 pays, 131 millions de vues sur les vidéos de la compétition et 209 millions de réactions de la part des internautes. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-15 16:28:00

Air Tahiti défend son modèle et réclame plus d’aides du Pays
Tahiti, le 14 août 2026 - Il n’y avait pas foule au Cesec ce vendredi. Après le vote de l’avis sur le texte relatif au statut des comptables libéraux, quelques membres de l’institution sont restés pour écouter la présentation d’Air Tahiti. Derrière cet exposé, le message était clair : la compagnie aérienne interîles veut faire entendre sa différence dans un secteur où la concurrence s’est installée, alors que les obligations de desserte restent lourdes. Elle entend aussi obtenir un traitement qu’elle juge plus équitable face aux nouveaux opérateurs. “Air Tahiti, c’est toujours en retard”, “c’est cher”, “ça vit au crochet du budget du Pays”. Le directeur général de la compagnie aérienne interîles, Édouard Wong Fat, a lui-même commencé sa présentation au Cesec, vendredi, par ces critiques régulièrement entendues. Il a voulu expliquer ce qui se cache derrière les tarifs, les retards et les effectifs affichés. Air Tahiti compte 446 salariés, mais son activité dépasse largement le transport de passagers. Maintenance, assistance en escale, Air Archipel, tour-opérateur et autres structures du groupe s’y ajoutent. L’assistance en escale représente à elle seule environ 700 personnes, soit 400 équivalents temps plein. Dans certaines îles peu desservies, des agents ne travaillent que quelques heures par mois. Cette organisation découle du maillage du territoire : la compagnie dessert 48 îles dans les cinq archipels. Les vols multi-îles sont fréquents et parfois peu remplis. “Quand on dit qu’on va chercher quatre passagers, c’est vraiment qu’on va chercher quatre passagers” , résume Édouard Wong Fat. Sur les lignes en concurrence libre, qui représentent environ 90 % du trafic, Air Tahiti dit se battre principalement sur les prix et le remplissage. Mais les 34 îles relevant de la délégation de service public (DSP) répondent à une autre logique. Même lorsqu’elles ne comptent que quelques centaines d’habitants, elles doivent conserver une desserte régulière. “Si demain, la puissance délégante me dit qu’il faut deux vols par semaine, j’y vais” , assure le directeur général, tout en rappelant que ces vols sont opérés aux risques et périls de la compagnie. Reste la question du financement. Si le Pays souhaite davantage de vols ou des tarifs plus bas vers les îles isolées, qui doit en supporter le coût ? La rémunération annuelle liée à la DSP atteint environ 1,2 milliard de francs. Près de 70 % proviendraient des taxes payées par les passagers sur les billets domestiques, contre environ 300 millions directement financés par le Pays. La précédente DSP aurait par ailleurs coûté quelque 217 millions de francs à la compagnie sur cinq ans. Prolongées d’un an, les deux DSP arriveront à échéance le 30 juin 2027. Leur renouvellement sera donc déterminant, alors que le futur schéma directeur du transport aérien domestique doit encore être défini. Air Tahiti demande notamment à bénéficier des mêmes dispositifs de défiscalisation, de financement ou de prêts que les autres opérateurs, dans un contexte marqué par le développement d’Air Moana et les dispositifs publics dont la compagnie a bénéficié. “Je ne suis pas contre la concurrence” , insiste Édouard Wong Fat. Ce qu’il conteste, c’est “un traitement différent pour des missions” différentes. Des ambitions pour les prochaines années Au-delà de la défense de son modèle, Air Tahiti a aussi présenté des pistes de développement. La compagnie envisage la création de deux salons privés, à Faa’a et à Bora Bora, ainsi que le développement d’une offre “all business”. Plus urgente pour l’entreprise, la formation d’un pilote représente aujourd’hui environ 200 millions de francs en intégrant notamment les déplacements nécessaires pour les séances de simulateur. La compagnie mise donc sur le développement de la maintenance aéronautique locale. Air Tahiti travaille avec Air Formation pour former des mécaniciens aéronautiques, une profession dont elle souligne la pénurie mondiale. Elle souhaite par ailleurs acquérir un simulateur ATR destiné à la formation. Un investissement qui permettrait de réduire les déplacements des pilotes vers les centres de simulation extérieurs. Sur le papier, la population polynésienne évolue peu. Côté tourisme, Air Tahiti estime que la croissance reste limitée. La compagnie ne voit donc pas, à court ou moyen terme, de relais de croissance suffisamment importants pour permettre au marché d’absorber facilement de nouveaux opérateurs. Dans ce contexte, Air Tahiti défend un modèle qui repose sur une péréquation entre les destinations : les lignes les plus fréquentées contribuent à financer indirectement les dessertes plus éloignées. Les touristes paient également davantage que les résidents, soit 20 % de plus. Édouard Wong Fat a aussi voulu se justifier sur les retards, régulièrement reprochés à la compagnie. Air Tahiti fonctionne avec des temps d’escale très courts, parfois autour de 20 minutes. “Un fauteuil roulant, une civière, un chargement plus long ou quelques minutes perdues à chaque escale peuvent rapidement se transformer en une heure de retard en fin de journée.” Air Archipel, qui assure une grande partie des évacuations sanitaires, ajoute une contrainte. Lorsqu’elle est appelée, l’équipe doit pouvoir décoller dans les 45 minutes. Les avions doivent aussi pouvoir être aménagés pour transporter notamment des civières. “Quand on nous appelle le matin pour nous dire qu’il y a une évacuation, c’est une heure et demie de préparation”, explique Édouard Wong Fat. Une évacuation peut donc décaler les vols prévus ensuite. Le directeur général a ainsi voulu remettre les retards dans le contexte du fonctionnement de la compagnie, entre rotations serrées, contraintes techniques et évacuations sanitaires. Comptables libéraux : la proposition de loi modificative approuvée par le Cesec La proposition de loi du Pays, portant modification de la règlementation de l’exercice de la profession de comptable libéral et instituant la Chambre des comptables libéraux de la Polynésie française, a recueilli un large soutien du Cesec, vendredi. “Quand un texte va dans le bon sens, il faut le dire”, résume un membre de l’institution. Le vote est sans appel : l’avis favorable a recueilli 35 voix pour et une abstention. Le Cesec partage ainsi l’objectif de sécuriser juridiquement l’exercice de la profession et notamment de mieux protéger les professionnels régulièrement agréés depuis 2018, tout en assurant la continuité des services rendus aux entreprises polynésiennes. Dans son avis, l’institution formule toutefois plusieurs recommandations pour améliorer le texte. Elle propose notamment de fixer à 30 millions de francs de chiffre d’affaires annuel, contre 200 millions aujourd’hui, le seuil de désignation d’un commissaire aux comptes, en l’adaptant aux spécificités de la profession de comptable libéral. Le Cesec demande également de réduire à trois ans la durée d’expérience professionnelle nécessaire pour obtenir l’agrément, de permettre la prise en compte d’une expérience de comptable salarié en entreprise et de préciser que la condition de diplôme peut être remplie par la validation des acquis de l’expérience (VAE). Autre évolution souhaitée : remplacer la condition d’avoir acquis son expérience professionnelle “en Polynésie française” par une condition de cinq années de résidence effective sur le territoire, cumulées sur l’ensemble de la vie du candidat, sans exigence de continuité. Un avis donc largement favorable, assorti de plusieurs ajustements destinés, selon le Cesec, à rendre la réforme plus cohérente et plus efficace pour les professionnels concernés. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-15 02:17:00

​Une rentrée solidaire à Taiarapu-Ouest
Tahiti, le 14 août 2026 - L’opération “Tu donnes, tu prends” a attiré de nombreuses familles dans le besoin, ce vendredi, à la salle omnisports de Toahotu. Des économies non négligeables sur les vêtements que la commune de Taiarapu-Ouest souhaiterait étendre aux jouets et autres objets essentiels du quotidien avant les prochaines fêtes de fin d’année. Le succès de l’opération Grati Horo’a, organisée la semaine dernière à l’école de Teahupo’o, a inspiré une nouvelle journée solidaire, ce vendredi. Rendez-vous était donné par la commune de Taiarapu-Ouest dès 8 heures à la salle omnisports de Toahotu pour réunir en un même lieu des personnes souhaitant donner des vêtements, des jouets, de la vaisselle et des équipements scolaires, et des familles modestes, voire démunies. “Tu donnes, tu prends” , c’était l’intitulé de cette action sociale sans aucune transaction financière qui a attiré des dizaines de personnes dès l’ouverture grâce à la générosité de plusieurs habitants et élus. “Ça répond à un besoin, car on est bien conscient que certaines familles survivent. Cette opération est utile pour les uns, mais permet aussi à ceux qui ne savent pas quoi faire d’un trop-plein d’affaires de faire de la place et une bonne action au passage. C’est une première : l’idée, c’est que chacun prenne ce dont il a besoin pour laisser aux autres la possibilité d’en profiter” , souligne le maire de Taiarapu-Ouest, Faana Taputu. ​“Ça nous aide carrément” Touchée par l’initiative, Tina a trouvé son bonheur et rempli l’équivalent d’un sac de courses. “Je suis venue chercher des vêtements pour mes enfants, mes nièces, mon papa, pour toute la famille. Ça nous aide carrément, surtout pour les familles qui sont dans le besoin. Chez nous, il y a deux salaires pour faire vivre neuf personnes et ce n’est pas évident... Au magasin, c’est devenu trop cher, donc tous ces dons, ça permet de limiter les frais. C’est un vrai coup de pouce !” , salue-t-elle. Des économies qui sont aussi les bienvenues pour Nahema, venue avec sa petite dernière en poussette : “J’ai trouvé du linge pour mes deux filles d’un an et demi et 11 ans, et même pour moi. On s’entraide dans le quartier quand nos enfants grandissent, mais ce type d’opération gratuite, c’est vraiment intéressant. On est aussi à la recherche de draps, de couvertures et de serviettes, mais c’est plus difficile à trouver”. Affairée au rangement, Gretta Tixier, troisième adjointe au maire, encourage les familles à participer, d’autant que la commune souhaite pérenniser, voire étendre cette action. “On a l’intention d’organiser ce rendez-vous deux fois par an, avant la rentrée scolaire et avant les fêtes de fin d’année. On invite toutes les personnes qui souhaitent contribuer à garder leurs affaires pour le jour J. L’idée, ce serait de proposer cette opération dans les trois sections pour que ça puisse profiter au plus grand nombre” , conclut l’élue. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-15 00:17:00

Seth Moniz et Erin Brooks créent la sensation en remportant la Tahiti Pro
Tahiti, le 13 août 2026 - Au bout de six jours de compétitions intenses, la passe de Hava’e a sacré deux nouveaux surfeurs au palmarès de la Tahiti Pro. La Canadienne Erin Brooks a décroché le Graal chez les femmes tandis que le Hawaiien Seth Moniz a brisé tous les pronostics pour obtenir son tout premier succès au sein du Championship Tour. La dernière représentante polynésienne Kelia Gallina s’est inclinée avec les honneurs en quarts de finale à Teahupo’o. Un nouveau vent de fraîcheur surfe sur les vagues tahitiennes. À l’image de la jeune Kelia Gallina, qui vient de fêter ses 14 ans et a atteint les quarts de finale cette année à Teahupo’o, deux nouveaux noms ont marqué de leur empreinte l’édition 2026 de la Tahiti Pro. À commencer par Erin Brooks. La Canadienne âgée de 19 ans a décroché son premier sacre en Polynésie à la suite d’une finale à couper le souffle contre l’Israélienne Anat Lelior. Pourtant dos au mur à un peu plus de dix minutes de la sirène, la “rookie” de l’année a tout renversé en quelques instants grâce à deux tubes notés à plus de 8 points pour l’emporter sur le fil (17.20 contre 16.33). Un résultat qui récompense son parcours du combattant où elle a notamment éliminé : Tya Zebrowski, Carissa Moore, la tenante du titre Molly Picklum, et Isabella Nichols. “ C’est fou ! Je suis aux anges ”, sourit Erin Brooks qui est remontée aux portes du Top 10 grâce à son succès. “ Je n’ai pas eu ma meilleure année sur le circuit, mais tout s’est aligné cette semaine. J’ai prié pour avoir ces deux vagues en finale ”, ajoute la Canadienne qui a décroché sa deuxième victoire au sein de l’élite mondiale après un succès en 2024 à la Fidji Pro. Malgré sa défaite, la finaliste Anat Lelior a savouré l’instant présent sur le podium de la cérémonie de clôture et a eu du mal à cacher ses émotions : “ C’était ma première finale à ce niveau de la compétition. J’ai encore beaucoup à apprendre. Merci à tous et vivement la suite ”, conclut l’Israélienne qui a stoppé le conte de fée de Kelia Gallina au début de la matinée, jeudi. “Miss Teahupo’o”, qui participait pour la deuxième fois d’affilée à cette épreuve, aura tout de même créé quelque chose de “ dingue” en éliminant respectivement la championne olympique Caroline Marks ainsi que la double championne du monde Tyler Wright. Cette victoire “signifie tout pour moi” ! Un autre surfeur a découvert les sommets de la WSL. Même s’il a été sacré “rookie” de l’année en 2019, Seth Moniz n’avait encore jamais triomphé sur le Championship Tour. C’est désormais chose faite pour le Hawaiien qui a sorti le grand jeu tout au long de la semaine à Tahiti. “ Cela signifie tout pour moi ! Cette saison a été très dure, c’était une situation délicate. J’avais besoin d’un résultat comme celui-là. Toute la semaine, j’ai eu le sentiment que j’allais gagner et je l’ai fait ”, célèbre le nouveau lauréat de la Tahiti Pro. Un miracle venu de nulle part lorsqu’on regarde de plus près ses performances depuis le début de la saison. Lors des six premières étapes, le protégé de Doug Silva n’avait jamais dépassé le deuxième tour (16es de finale). Au bord de l’élimination dès son entrée en lice face à un certain Eimeo Czermak, Seth Moniz est monté en puissance tour après tour jusqu’à arriver en finale. Déjà vaincu à ce stade de la compétition par Kelly Slater devant son public à Pipeline, le Hawaiien s’est démené pour renverser un autre Américain en la personne de Griffin Colapinto. Le Californien semblait se diriger vers la victoire grâce à un bon début de manche, mais Seth Moniz est revenu des enfers en signant deux tubes stratosphériques afin d’obtenir un total de 18.17. Il n’est d’ailleurs pas passé loin de percuter les spectateurs présents sur leur planche de surf aux toutes premières loges de l’action et a eu le droit à un véritable bain de foule. “ Tout le monde a commencé à m'éclabousser [sourires]”, se remémore le surfeur hawaiien qui a également partagé quelques anecdotes croustillantes : “Après mon duel face à Yago Dora, nous avons bu une bière avec Griffin et on s’est dit qu’on allait se retrouver en finale [rires]. C’est un grand adversaire et je pense que si je n’avais pas eu la priorité sur ma dernière tentative il aurait obtenu un “perfect” 10 ”. En seulement une manche, Seth Moniz a plus que doublé son nombre de points et fait un bond de géant au classement en passant de la 31e à la 19e place. “ C’est une performance qui récompense des années de travail. Certains des meilleurs surfeurs au monde n’ont jamais remporté une telle compétition. Il a réalisé quelque chose de grand ”, insiste son entraîneur Doug Silva. Cap sur la deuxième partie de saison De son côté, l’aîné des frères Colapinto, battu l’an dernier en finale par Jack Robinson, regrette “ des erreurs ” qui lui ont coûté cher. Il échoue, à nouveau, à une marche du Graal L’Américain pourra se consoler en se disant qu’il a pris sa revanche contre l’Australien, cette année à Teahupo’o. Éliminés en demi-finale, Italo Ferreira et Ramzi Boukhiam peuvent repartir de Teahupo’o avec le sourire aux lèvres. Le Brésilien a réalisé un grand coup au classement général où il reprend les commandes devant l’Italien Leonardo Fiovaranti. Le Marocain s’est quant à lui totalement relancé dans la lutte pour le maintien au sein du CT. La fin de la Tahiti Pro marque aussi le début de la deuxième partie de la saison du Championship Tour. L’élite du surf mondial se rendra bientôt aux Fidji (25 août au 4 septembre) avant de partir aux États-Unis (11 au 20 septembre). Il restera ensuite quatre étapes respectivement au Portugal, Philippines, Émirats arabes unis et enfin Hawaii pour le clou du spectacle. Des prochaines manches décisives pour nos trois représentants du Fenua (Kauli Vaast, Vahine Fierro et Tya Zebrowski) afin de conserver leur rang au CT. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-14 06:10:00

“Je voulais essayer une fois pour voir si ça pouvait passer” : deux agents de sûreté de l'aéroport jugés pour avoir importé de l’ice
Tahiti, le 13 août 2026 - Ils travaillent tous les deux dans la sûreté aéroportuaire et connaissent donc les contrôles et les rouages d’un aéroport. Leurs casiers sont vierges. Pourtant, le 27 juin dernier, à leur retour de Los Angeles, les douaniers découvrent une quantité de méthamphétamine dissimulée dans leurs bagages. Jugés ce jeudi à Papeete, ils ont été condamnés respectivement à 24 mois de prison, dont 18 ferme et six avec sursis probatoire pour l’un, et neuf mois de prison avec sursis pour l’autre. Comment deux agents chargés de la sûreté d’un aéroport ont-ils pu prendre la décision de faire entrer de l’ice en Polynésie ? À la barre, les deux prévenus donnent quasiment la même version des faits. Ils étaient partis ensemble aux États-Unis pour un voyage présenté comme familial. Au retour, les douaniers découvrent pourtant de l’ice dans leurs bagages, dissimulée au milieu du linge et de vêtements pour bébé. Mais, comme ils l’ont défendu à la barre, pour leurs deux avocats, il s’agit d’un acte “non prémédité et simplement opportuniste”. Le premier apparaît particulièrement stressé à l’audience. Les mains derrière le dos, le regard souvent baissé, il explique être consommateur d’ice depuis plusieurs années. “Je suis addict, Monsieur”, reconnaît celui qui consomme depuis plus de dix ans et qui cachait jusque-là son addiction à sa femme. Selon les déclarations des deux mis en cause, c’est leur coprévenu qui aurait acheté les 105 grammes d’ice à Los Angeles. Une partie devait ensuite être acheminée jusqu’en Polynésie puis revendue. Pour l’un, l’argent devait servir à rembourser ses dettes et à préparer l’arrivée de son futur enfant, attendu dans quelques semaines. Pour l’autre, il devait surtout permettre de financer sa consommation. “Durant la semaine qu’on passe ensemble, je le vois ranger de l’ice dans sa valise. J’en ai pris une partie avec moi”, raconte le premier. Il affirme avoir agi avant tout pour sa propre consommation. Il détenait 20 grammes sur les 105 saisis par la douane. ​11,5 millions de francs à rembourser À noter que les 105 grammes auraient été achetés environ 500 dollars aux États-Unis, alors que la même quantité peut représenter l’équivalent de près de 500 000 francs en revente en Polynésie. Les deux hommes auraient donc pu multiplier par 10 le prix d’achat. “Je voulais essayer une fois pour voir si ça pouvait passer”, tente alors de se justifier le prévenu auquel est attribué l’achat de la totalité de la drogue. Une déclaration qui fait rire jaune dans le prétoire. Pour le représentant des douanes, cette circonstance justifie une réponse particulièrement ferme. D’autant que les deux prévenus travaillent dans la sûreté aéroportuaire. Ils connaissent les méthodes de contrôle et disposent, dans le cadre de leur activité professionnelle, d’un accès particulier aux zones de l’aéroport. Les douanes sollicitent une amende de 11,5 millions de francs et la confiscation des scellés. La procureure insiste, elle aussi, sur la profession des deux prévenus et sur ce qu’elle analyse comme un véritable “appât du gain”. Pour l’un des hommes, l’enjeu familial est également évoqué : il doit devenir père pour la première fois dans deux semaines. L’autre vient de devenir père pour la deuxième fois. Mais pour la représentante du ministère public, ces circonstances ne peuvent justifier l’importation de drogue : “Je trouve déplorable l’appât du gain alors que l’ice détruit des familles.” Elle requiert 30 mois de prison, dont six avec sursis, contre celui auquel est reprochée la plus grosse quantité. Pour le second, elle demande 24 mois de prison, dont six avec sursis. Le prévenu considéré comme le principal importateur, celui qui avait transporté la plus grande quantité de méthamphétamine, a finalement été condamné à 24 mois de prison, dont 18 mois ferme et six mois assortis d’un sursis probatoire. Son coprévenu écope quant à lui de neuf mois avec sursis probatoire. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-14 04:34:00

​L’OFC prend position contre Infantino
Tahiti le 13 août 2018. À l'issue de sa réunion du 12 août, le Comité exécutif de la Confédération océanienne de football (OFC) a examiné les récents développements concernant la proposition FIFA Forward Enterprise (FFE) et s'est positionnée contre le projet de Gianni Infantino, le patron de la FIFA. La Nouvelle-Zélande va plus loin en lui retirant sa confiance. Le Comité exécutif de l'OFC, salue à cette occasion la décision de la FIFA de retirer sa proposition FFE et son engagement à réexaminer les enjeux liés à ce projet. Une prise de position qui intervient bien après celle de l’UEFA (Europe), de la CONCACAF (Amérique du Nord) et de l’AFC (Asie). "La bonne gouvernance, la transparence et le respect des processus institutionnels établis sont fondamentaux pour une administration efficace et un développement durable du football" , rappelle l’OFC. "Ces principes sont essentiels à tous les niveaux du jeu et doivent être respectés de manière constante par tous les acteurs du football." Le communiqué est nettement moins saignant que ceux envoyés par les autres confédérations continentales, expliquant que l’OFC demeure "attachée à un dialogue constructif et à une collaboration étroite avec ses associations membres, la FIFA, les autres confédérations et tous les acteurs du football, afin de garantir que le football continue de prospérer dans le monde entier." ​La Fédération Néo-zélandaise de Football retire son soutien à Infantino Le même jour, la Fédération néo-zélandaise de football a annoncé retirer son soutien au patron de la Fifa Gianni Infantino et a appelé à un examen indépendant de son projet décrié, puis avorté, d'ouvrir la Fifa à des investisseurs privés. "Après mûre réflexion, la NZF estime que certaines décisions et actions au sein de la Fifa ont contribué à une rupture de la confiance et à une aggravation des divisions au sein du football international" , a déclaré l'association, avant d'ajouter : "Un examen indépendant est nécessaire pour rétablir la confiance". "Ce moment représente une occasion pour toutes les associations membres de la Fifa de plaider en faveur d'une gouvernance renforcée, d'une plus grande responsabilité et d'une plus grande transparence, qui sont fondamentales pour maintenir la confiance dans la gestion du football mondial" , a encore estimé l'association. Le citoyen suisse, candidat à sa propre succession à la tête de la Fifa, est embourbé dans une crise depuis la divulgation de son projet contesté et finalement abandonné d'ouverture de la Fifa à des investisseurs privés. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-14 03:48:00

​Zone biomarine : les lots bientôt remis aux aquaculteurs
Tahiti, le 13 août 2026 - Entre terrassement et équipements mutualisés, la première phase de travaux d’aménagement assurée par le Pays s’achève sur la zone biomarine de Faratea. Un point d’étape s’est tenu ce jeudi en présence des porteurs de projets souhaitant investir dans le développement de la production de crevettes, de bénitiers, d’holothuries et d’huîtres de roche. La signature des baux devrait intervenir entre fin octobre et début novembre en vue de l’installation des fermes, pour une mise en service progressive entre 2028 et 2031 selon les défis propres à chaque filière. Trois ans après la pose symbolique de la première pierre et dix ans après l’ébauche du projet, les travaux à la charge du Pays s’achèvent du côté de la zone biomarine Aruhotu de Faratea pour un montant de 3,4 milliards de francs. Les 33 hectares ont été terrassés et sont désormais traversés par un réseau routier. Les différentes canalisations nécessaires au pompage et au rejet d’eau de mer sont en place ; l’une des deux stations de pompage qui permettront d’alimenter le lotissement a d’ailleurs été testée ce jeudi matin. “C’est un projet innovant : ce sera la première zone aquacole multi-trophique au monde, c’est-à-dire avec plusieurs espèces” , rappelle le ministre des Ressources marines, Taivini Teai, au sujet de cette “étape majeure dans le développement de l’aquaculture polynésienne” , qui repose sur “la mutualisation d’infrastructures techniques essentielles” . Quatre investisseurs privés sont toujours dans la course pour développer la production de crevettes (Aquapac), de bénitiers (Tahiti Marine Aquaculture), d’holothuries (Tahiti Marine Products) et d’huîtres de roche (Ostrea) à des fins alimentaires, de cosmétologie ou encore d’aquariophilie pour un total de huit lots. “Certains ont revu leur copie et réduit leur surface d’exploitation, mais on sait, quand on a fait le premier appel à candidatures, qu’on a d’autres porteurs de projets pour des algues, des crevettes et d’autres espèces” , indique le ministre, tout en précisant qu’un lot ferait l’objet d’un nouvel appel à projets. “Soutenir ces entreprises” Si certaines filières sont associées à des perspectives de développement dans les îles avec des débouchés à l’export comme le rori ou le pāhua, le lotissement aquacole de Faratea table aussi sur “une montée en puissance de la production de crevettes” pour le marché local. Le défi étant de surmonter l’impact du virus Taura depuis 2023 : sans incidence sur la santé humaine, il fragilise les larves et plus globalement la production. “On a reçu avec le président, il y a moins de deux semaines, le syndicat des crevetticulteurs. (...) Toutes les mesures sont prises par la DRM et à l’écloserie. On ne parle pas d’éradication. Dans d’autres régions du monde, ce virus est présent dans les exploitations crevetticoles. On sait que les crevettes peuvent développer une immunisation contre ce virus, et c’est surtout au stade juvénile que l’attention est portée pour faire en sorte (...) de retrouver les rendements que les sociétés avaient auparavant” , précise Taivini Teai au sujet de cette filière historique. La signature des baux devrait intervenir entre fin octobre et début novembre. Chaque entreprise est tenue de présenter un avant-projet et de réaliser une étude d’impact sur l’environnement. La seconde phase des travaux dédiée à l’installation des fermes est annoncée pour début 2027. Elle sera suivie par une ingénieure aquacole de la Direction des ressources marines (DRM). “On est toujours à l’écoute de nos porteurs de projets. C’était l’objet de la réunion, en particulier par rapport à leur bail : certains ont des demandes qui ne sont pas les mêmes que d’autres, selon les volumes de production et les espèces. (...) Il est important de soutenir ces entreprises qui souhaitent toutes monter en production” , conclut le ministre. Le coup d’envoi des premières productions est envisagé fin 2028. Une mise en route progressive qui devrait conduire à une exploitation complète de la zone biomarine d’ici cinq ans, en 2031, associée à la création de 80 à 100 emplois directs. Interviews : à chaque filière, ses défis Kahaia Bu-Luc, responsable des opérations stratégiques de Tahiti Marine Group (holothuries) : “Il y a plusieurs enjeux” “Nous sommes spécialisés dans la reproduction des rori tītī blancs et noirs. On est très fier de nous investir dans la zone biomarine, qui est la vitrine aquacole du Pacifique. Il y a des changements de foncier qui sont encore en discussion et des investissements qui sont conséquents, mais on est conscient de cette opportunité qui nous est donnée par le Pays. Aujourd’hui, on est à l’Ifremer, on maîtrise notre cycle de reproduction larvaire et on est prêt à augmenter nos capacités de production. Il y a plusieurs enjeux, comme le fait qu’on est soumis à la CITES : toute la commercialisation de nos espèces est réglementée, ce qui freine le commerce international. Mais on sait que des choses sont mises en place pour d’autres espèces, comme le bénitier, donc on avance avec ces exemples en tête.” Teva Siu, gérant d’Aquapac et Sopomer (crevettes) : “Produire 200 tonnes supplémentaires” “Nos deux fermes ont été créées en 1980 et 1986. J’aurai un lot de 7,8 hectares pour environ 3,5 hectares de bassins. Après plusieurs années, le lotissement est pratiquement terminé : on a quelques réserves techniques, mais on peut toujours trouver des solutions. On fait aussi face au virus Taura détecté récemment, ce qui explique notre chute de résultats de moitié depuis trois ans. On est confiant, la filière va se remettre sur les rails, mais ça va nous demander du temps. Vu nos dernières réunions, ce gouvernement semble vraiment prêt à aider la filière. L’objectif, c’est d’atteindre à nouveau 145 tonnes comme en 2021 et de produire autour de 200 tonnes supplémentaires à Faratea, car la demande locale est grande. Et on envisage des productions secondaires pour compenser d’autres éventuels impacts sur les crevettes.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-14 03:12:00

Etat d'urgence à Hawaï, menacé par une tempête tropicale
États-Unis, le 12 août 2026. L'archipel américain d'Hawaï a déclaré l'état d'urgence jeudi, pour se préparer à la tempête tropicale Lala, qui risque d'engendrer ce week-end des vents très violents, des inondations et des glissements de terrain. Née dans le Pacifique, la tempête gagne actuellement en force et pourrait "devenir un cyclone alors qu'elle approche de la Grande Ile d'Hawaï", selon les services météorologiques américains (NWS). Le vent devrait souffler à 85km/h, avec des rafales plus violentes encore et la tempête pourrait déverser jusqu'à 60 cm de pluie par endroits sur l'île. Face à cette menace, le gouverneur Josh Green a proclamé l'état d'urgence, une mesure administrative pour faciliter la préparation des secours et des mesures à déclencher en cas de destructions. "La tempête tropicale Lala représente une menace grave pour notre État, en particulier pour l'île d'Hawaï — et nous agissons dès maintenant pour garantir que les ressources soient disponibles là où elles sont nécessaires", a déclaré l'élu démocrate dans un communiqué. "J'exhorte chacun à sécuriser son domicile, rassembler les fournitures essentielles, revoir le plan d'urgence familial et suivre les mises à jour provenant de sources officielles fiables", a-t-il ajouté. Avec 210.000 habitants, l'île d'Hawaï est la deuxième plus peuplée de l'archipel, loin derrière celle d'Oahu, qui abrite plus d'un million de personnes. La trajectoire de la tempête n'est pas encore fixée, mais elle devrait rester au large des côtes. La dernière tempête tropicale qui a frappé l'archipel de plein fouet remonte à 2018. Nommée Olivia, elle avait touché Maui et provoqué des crues qui avaient emporté maisons et véhicules dans certains endroits de l'île, selon un rapport de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA). Particulièrement fort cette année, le phénomène El Niño réchauffe le Pacifique équatorial et augmente la probabilité de cyclones. Les météorologues s'attendent à une saison des ouragans bien plus active que la moyenne dans la région. Les scientifiques avertissent régulièrement que le changement climatique, causé par la dépendance de l'humanité aux énergies fossiles, augmente la fréquence et l'intensité des événements extrêmes. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-14 02:04:00

Collectif 3 : une nouvelle copie à 34,5 milliards et un prêt XXL pour ATN
Tahiti, le 13 août 2026 – Le 3 ème collectif budgétaire que les élus s'apprêtaient à amender n'existe plus. À sa place, le gouvernement leur demande d'examiner en urgence une nouvelle mouture qui a grossi de 2,5 milliards de francs et rebat plusieurs cartes, des aides à l'emploi aux Jeux du Pacifique. Mais surtout, elle ouvre la voie à un prêt de 8,5 milliards à Air Tahiti Nui pour refaire ses cabines. De quoi promettre de nouveaux débats musclés à Tarahoi. Sept semaines auront suffi à faire sérieusement grossir la copie. Déposé le 25 juin à l'assemblée et présenté dès l'origine comme urgent par le gouvernement, le troisième collectif budgétaire avait finalement attendu dans les tiroirs de Tarahoi. Jusqu'à ce que Tavini, Tapura et Ahip décident la semaine dernière de prendre Moetai Brotherson au mot : les trois formations avaient commencé à préparer leurs amendements et la commission de l'Économie devait examiner le texte mardi, avec en ligne de mire une session extraordinaire dès le 17 août. Mais entre-temps, le gouvernement a retiré sa copie. Adoptée mercredi en conseil des ministres et transmise dans la foulée à l'assemblée, la nouvelle mouture “se substitue” officiellement à celle du 25 juin. Et comme pour la précédente, le président du Pays demande son inscription “à l'ordre du jour prioritaire”. Aux élus désormais de reprendre leurs calculs : le collectif passe de 32,05 à 34,56 milliards de francs, avec un peu plus de 15 milliards de crédits supplémentaires en fonctionnement et 19,5 milliards en investissement. Cette rallonge de 2,5 milliards repose largement sur deux nouvelles marges de manœuvre. Le gouvernement augmente de 500 millions son prélèvement sur le Fonds d'investissement et de garantie de la dette (FIGD), qui passe d'environ 1,9 à 2,4 milliards. Un choix que Moetai Brotherson avait lui-même annoncé la semaine dernière, en expliquant vouloir davantage mobiliser ce fonds pour financer les investissements du Pays. Mais surtout, le collectif récupère 2 milliards sur le FDLC, “en raison de la non mise en œuvre du dispositif Tama'a Maitai et de la moindre réalisation du dispositif de continuité internationale applicable aux produits de première nécessité”. Le premier, rejeté à Tarahoi, n'a donc jamais vu le jour et le second est bien entré en vigueur le 1 er mars, mais a moins consommé de crédits que prévu. 500 millions de moins pour l'emploi, 8,5 milliards pour ATN Dans l'autre sens, 500 millions sont retirés des aides à l'emploi. Là encore, le gouvernement assume le redéploiement : les crédits encore disponibles seraient “suffisants pour couvrir les besoins”, indique le document budgétaire. Ils sont basculés vers l'investissement, tout comme les 200 millions déjà prélevés dans la première version sur l'Aide au paiement des loyers (APL) au profit des aides à l'amélioration de l'habitat insalubre. Mais c’est ailleurs que la nouvelle copie risque de faire le plus débat. Ce collectif 3 remanié ouvre en effet une autorisation de programme de 8,5 milliards de francs en faveur d'Air Tahiti Nui. Objectif : permettre à la compagnie au tiare de refaire intégralement les cabines de ses quatre Boeing 787-9 Dreamliner, notamment pour “renforcer son offre en classe affaires et améliorer ses recettes face à la concurrence”. Le gouvernement dit avoir étudié deux solutions : vendre les deux appareils détenus par ATN avant de les reprendre en location, ou prêter directement l'argent à la compagnie. La première option aurait présenté “ un coût très élevé sur dix ans” et laissé ATN sans aucun avion en propre, justifie l’exécutif, qui a donc opté pour un prêt. Ces 8,5 milliards ne seront toutefois pas déboursés cette année. 300 millions sont inscrits en 2026 pour permettre la commande des sièges, le reste devant être versé par tranches en 2027 et 2028. Mais l'autorisation donnée au Pays porte bien sur l'ensemble du prêt. De quoi remettre au centre des débats le soutien public à la compagnie au tiare, régulièrement pointé du doigt à Tarahoi. Les Jeux passent de 1,4 à 1,7 milliard Autre évolution qui ne devrait pas échapper aux élus : 300 millions supplémentaires sont désormais mobilisés pour les Jeux du Pacifique 2027. Dans la copie de juin, le gouvernement évaluait les crédits de paiement consacrés à leur préparation à 1,4 milliard de francs. Ils atteignent désormais 1,7 milliard, dont 1,3 milliard consacré notamment aux équipements et infrastructures sportives – complexes de Punaruu, Pater ou Fautaua, bassins de natation et équipements des clubs et fédérations – et 300 millions restent inscrits dans l'enseignement pour des opérations également liées aux Jeux. L'ajout intervient en plein bras de fer politique sur la préparation des Jeux. La semaine dernière, après la visite particulièrement tendue du Pacific Games Council, le Tavini avait accusé Moetai Brotherson d' “impréparation manifeste” et contesté son argument selon lequel plusieurs chantiers restaient suspendus à l'adoption du collectif budgétaire. La nouvelle copie apporte donc bien davantage d'argent aux Jeux, sans clore pour autant le débat sur les crédits déjà disponibles et ceux qui restent réellement indispensables à la tenue de l'événement. Le reste du texte mêle actualisation des besoins et dépenses apparues depuis juin. 250 millions sont notamment ajoutés à la subvention de l'OPT pour réparer le câble Manatua après sa défaillance du début du mois. Le collectif prévoit également 2,5 milliards pour le Fonds pour la protection sociale universelle (FPSU), afin de compenser les effets de la baisse des recettes fiscales liée au moratoire sur les hydrocarbures, ainsi que 137 millions de subventions dans le domaine de la vie sociale, dont 60 millions pour les Jeux des archipels de Hao. Des ajustements sans grand chambardement Autre ajustement plus discret : à effectifs inchangés, la facture baisse. L'enveloppe supplémentaire consacrée au personnel passe de 424 à 245 millions, soit près de 180 millions de moins. Dans les deux cas, pourtant, le jeu des créations et suppressions aboutit au même résultat : 53 postes supplémentaires. Une économie bienvenue, mais que le document n'explique pas et sur laquelle le ministre des Finances sera sans doute interrogé par les élus. Côté investissement, pas de grand chambardement par rapport à la copie transmise en juin. Les crédits de paiement progressent de quelque 470 millions pour atteindre 19,5 milliards. Parmi les rares enveloppes réellement renforcées, près de 135 millions supplémentaires vont aux réseaux et équipements structurants, notamment pour ajuster les crédits consacrés à plusieurs opérations routières. Une chose, en revanche, n'a pas changé : l'arithmétique politique. Le gouvernement ne dispose toujours pas à lui seul des voix nécessaires pour faire adopter son collectif. Tavini, Tapura et Ahip, qui avaient déjà préparé leurs amendements sur une première copie désormais caduque, vont donc devoir se replonger dans les chiffres. Et cette fois, ils ont 2,5 milliards supplémentaires et un prêt de 8,5 milliards à ATN à arbitrer. Autant dire que ça promet d'être sportif à Tarahoi. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 23:47:00

​Léger recul d’activité dans l’hôtellerie au premier semestre
Tahiti, le 13 août 2026 – Le secteur de l’hôtellerie enregistre un recul d’activité au premier semestre 2026. En juin, le nombre de chambres vendues diminue de 4 % sur un an, malgré un taux de remplissage et des revenus moyens en hausse. Des résultats contrastés selon les archipels et les clientèles, relève l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF). L’hôtellerie polynésienne affiche des résultats en demi-teinte en juin 2026. Selon la dernière Enquête de fréquentation hôtelière (EFH) publiée par l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), les ventes dans les hôtels internationaux reculent de 4 % sur un an. Le mouvement concerne l’ensemble des archipels et les principales clientèles. En juin, 76 358 chambres étaient proposées à la location, soit 5,6 % de moins qu’un an plus tôt. Au total, 54 481 chambres ont été louées, contre 56 961 en juin 2025, soit une baisse de 4 %. Dans le détail, la zone nord-américaine, premier marché émetteur avec 41 % des chambres louées, est en recul de 5 %. La clientèle originaire de l’Hexagone, qui pèse pour 25 % de la clientèle hotellière, diminue de 6 %. La clientèle locale connaît, elle, une baisse plus marquée de 18 %. Paradoxe : les indicateurs de gestion progressent sur le seul mois de juin. Le coefficient moyen de remplissage atteint 71,3 %, soit 1,2 point de plus qu’en juin 2025. Moins de chambres disponibles Cette amélioration des indicateurs s’explique par le recul de l’offre. Avec moins de chambres proposées à la location, les établissements parviennent à afficher un meilleur taux de remplissage malgré une baisse du nombre de chambres effectivement vendues. Sur les six premiers mois de l’année, la tendance est moins favorable. Le coefficient moyen de remplissage s’établit à 62,1 %, en baisse de 2,3 points par rapport au premier semestre 2025. Les chiffres varient selon les archipels. Les Îles du Vent concentrent 56 % des chambres louées en juin, devant Bora Bora et les autres îles Sous-le-Vent. Bora Bora représente à elle seule 34 % des chambres louées dans les Îles Sous-le-Vent. Du côté des catégories d’hôtels, le haut de gamme reste dominant. Les établissements classés Luxe, correspondant aux hôtels 4 et 5 étoiles, représentent 64 % des chambres louées. Le Grand Tourisme, qui regroupe les hôtels 3 étoiles, pèse 29 %, tandis que la catégorie Tourisme, correspondant aux hôtels 2 étoiles, représente 7 %. Les établissements transmettent notamment leurs données sur leur ouverture, l’origine géographique de leurs clients, le nombre de chambres proposées et vendues ainsi que les recettes liées à l’hébergement. En juin, malgré une fréquentation en recul en volume, les hôtels ont donc réussi à maintenir, voire améliorer, plusieurs de leurs indicateurs économiques. Mais avec un premier semestre marqué par un taux de remplissage en baisse, les chiffres de l’ISPF montrent un début d’année plus contrasté pour l’hôtellerie internationale en Polynésie française. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 22:37:00

Kauli et Kelly arrêtent, Kelia continue
Tahiti, le 12 août 2026 - Les 8es de finale de la Tahiti Pro ont été cruelles pour le champion olympique Kauli Vaast et la légende du surf Kelly Slater qui ont tous les deux éliminés ce mercredi. En revanche, la jeune Kelia Gallina a réussi à sortir son épingle du jeu et s’offre un quart de finale dans la passe de Hava’e. Le spot de Teahupo’o a très certainement dit “au revoir” à la légende Kelly Slater, qui venait surfer une dernière fois sur la Tahiti Pro à 54 ans grâce à une wild card. L’homme qui murmure à l’oreille des vagues n’a pu se sortir du piège tendu par Jack Robinson, poussant l’Américain à réaliser un combo impossible à 7 minutes de la fin de sa série. L'Australien de 28 ans n’a pas tremblé face au King en prenant les rares bonnes vagues qui se sont présentées lors de leur passage à l’eau. Avec un tube d’entrée et un 9.17, Jack Robinson n’a jamais été inquiété face à la légende qui finissait son heat en conquérant, mais aussi pour le plaisir de goûter à ces derniers instants de compétition. Mais avant que le plus âgé de la compétition ne prenne la porte de sortie, c’est la plus jeune, Kelia Gallina, qui s’offrait un second cadeau d’anniversaire pour ses 14 ans. Face à la championne olympique, Caroline Marks, la jeune Polynésienne s’est imposée de peu, 8.27 contre 5.50, là encore dans une série où la mâchoire de la passe de Hava’e a brillé par son manque de vagues concrètes, et dans des conditions rendues très difficiles par la pluie et le vent. Kelia se qualifie donc pour les quarts de finale où elle affrontera Anat Lelior. Ce jeudi pourraient être envoyées toutes les séries jusqu’aux finales pour inscrire deux nouveaux noms de vainqueurs à Teahupo’o. Des finales que ne verra pas Kauli Vaast, battu pour seulement 34 centièmes. Le champion olympique 2024 est tombé sur un très bon Alan Cleland. En atteignant les 8 es de finale de ce Tahiti Pro, Kauli Vaast grapille une place au classement WCT et pointe désormais à la 13 e place. Une place qu’il conservera sauf si le Mexicain Cleland devait remporter l’édition de Teahupo’o 2026. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 05:08:00

L’AS Vénus à terre en une mi-temps
Tahiti, le 12 août 2026 - Deuxième journée de la Ligue des Champions de l’OFC pour l’AS Vénus, et deuxième défaite. Rapidement menés 3-0 en première mi-temps, ce mercredi, les joueurs de Mahina n’ont jamais réussi à revenir dans le match. Sur un terrain qui ressemblait plus à un champ de pommes de terre qu’à un réel terrain de football, l’AS Vénus n’a pas existé bien longtemps pour ce deuxième match de la Ligue des Champions de l’OFC. Après sa courte défaite face au tenant du titre, l'Auckland City FC, lundi, l'équipe des îles Salomon avait à cœur de se racheter et l'a fait avec brio, dominant la rencontre de bout en bout. C'est pourtant l'AS Vénus qui s'est procuré la première occasion franche. Mana Teniau, libre de tout marquage à l'entrée de la surface, a vu sa frappe du plat du pied passer de peu au-dessus de la barre. Les malchanceux ont vite été punis, le Central Coast ouvrant le score. Sur un corner de Rafa Le'ai, la tête du capitaine Javin Wae a permis à Barrie Limoki de reprendre le ballon de loin, malgré la densité de la défense adverse. Le'ai aurait dû doubler la mise face au but, mais le gardien Tetahio Teriinohopuaiterai a repoussé sa tentative alors qu'il aurait peut-être dû faire une passe en retrait à un coéquipier. Il s’est rattrapé peu après, profitant d'une passe millimétrée de Prince Tahunipue pour glisser le ballon au fond des filets et porter le score à 2-0 en moins de 20 minutes. Cinq minutes plus tard, leur troisième but était quasiment une copie conforme du premier. Le corner de Le'ai, de nouveau dévié de la tête par Wae, a été victorieusement repris par Bobby Leslie à quelques mètres du but, l'AS Vénus peinant à contenir les attaques aériennes. Central Coast a quelque peu levé la pression en seconde période, mais est resté dangereux en contre-attaque. Rafa Le'ai était un véritable poison pour la défense de l'AS Vénus, et les espaces se sont progressivement créés tandis que les Tahitiens cherchaient à revenir dans le match. Les hommes de Vateanui Tehau ont rarement paru dangereux, leurs coups de pied arrêtés étant leur meilleure occasion. La domination aérienne et la taille de Central Coast rendaient cependant difficile de véritablement inquiéter le gardien Erick Wanega. Sautant les lignes, redoublant les passes, les joueurs des Salomon n’ont rien eu à faire de plus que de gérer la fin d’un match que Vénus, dans le dernier quart d’heure, avait laissé filer. La preuve sur cette contre-attaque dans les arrêts de jeu, alors que l’attaque salomonaise se présentait à cinq contre trois défenseurs aux portes de la surface de réparation des Polynésiens. Le'ai aurait dû inscrire son deuxième but et le quatrième de Central Coast, mais sa frappe du gauche est passée à côté du poteau droit de Teriinohopuaiterai. Les joueurs de Mahina joueront un dernier match, pour l’honneur, face à Auckland avant de quitter la compétition. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 05:07:00

Journée portes ouvertes et nouveautés de la rentrée 2026 au Conservatoire de Tahiti
Tahiti, le 12 août 2026 – Le Conservatoire artistique de la Polynésie - Te Fare ‘Upa Rau a ouvert ses portes au public ce mercredi. L’occasion pour les enfants et leurs parents de découvrir l’ensemble des disciplines proposées parmi lesquelles une nouveauté : l'éveil culturel polynésien. “C'est par ici le ‘ukulele !”, lance l'une des employées du Conservatoire artistique de la Polynésie française. Ce mercredi, l’établissement a ouvert ses portes au public et les familles étaient nombreuses à déambuler dans les nombreuses pièces qui se transformeront bientôt en salles de cours. Entre guitare traditionnelle, percussions, 'ori Tahiti et une nouvelle discipline, l'éveil culturel polynésien, il y avait de quoi trouver son bonheur. Dans les différents espaces, les enfants découvrent les disciplines avant la rentrée. Entre les professeurs chargés des initiations au 'ori Tahiti, comme Meari U, et Poerani Ebb, qui porte la nouvelle discipline d'éveil culturel polynésien, l'envie est là et la motivation aussi. Dans les salles à l'étage, une autre initiation se prépare. Avant les cours d'art traditionnel, les élèves commencent par un travail autour de la langue tahitienne et des sonorités. Pendant une heure sur les deux heures de cours, cette étape permet de travailler la prononciation et le vocabulaire avant de passer notamment aux hīmene. Pour cette initiation, c'est Mike Tessier, maire de Papara, bien connu des habitués du Conservatoire, qui prend les commandes. Dans la salle, une dizaine de participants se prêtent à l'exercice. Pour les nouveaux, certaines prononciations ne sont pas évidentes. “Si vous savez dire cheval en anglais, horse, vous savez prononcer le h”, dit-il avec un sourire. L'exercice est réussi pour le petit groupe. Premiers cours lundi 24 août Les initiations ne durent qu'une dizaine de minutes, mais suffisamment pour donner envie de poursuivre. Les enfants sont nombreux à profiter de cette journée. Certains sont encore très jeunes. La rentrée approche, mais pour l'instant, l'heure est encore au jeu et à la découverte. L'engouement pour les arts traditionnels se confirme d'ailleurs dans les chiffres. Sur les quelque 2 000 élèves inscrits au Conservatoire, entre arts classiques, arts traditionnels et arts de la scène, près de 70 % pratiquent une discipline traditionnelle. Cette année, plus d'une trentaine de galas et de concerts sont également inscrits au programme événementiel des différents départements et ensembles. Cette journée portes ouvertes est un premier moment de rencontre avant trois jours consacrés aux échanges entre parents et professeurs, les mercredi 19, jeudi 20 et vendredi 21 août. Ces rendez-vous permettront notamment de valider les inscriptions, de choisir les disciplines et les horaires de cours, mais aussi de régler les frais de scolarité et de récupérer la carte d'accès aux cours. Les cours, eux, débuteront le lundi 24 août. Une date à retenir pour les futurs élèves du Conservatoire. Poerani Ebb, éducatrice Montessori de formation et nouvelle professeure d'éveil culturel polynésien : “Prendre l’essentiel de notre culture polynésienne et permettre à l’enfant de la découvrir de manière sensorielle” Quel est votre parcours ? “Je suis éducatrice Montessori. Depuis dix ans, je cherche à combiner la méthode Montessori avec la culture polynésienne. J’essaie de prendre l’essentiel de notre culture polynésienne et de travailler avec cette proposition éducative qui permet vraiment à l’enfant de découvrir les choses de manière sensorielle : toucher, sentir, observer.” Comment va se dérouler un cours ? “Ce qui va se passer au Conservatoire, c’est une conception pédagogique, une innovation pédagogique même, je dirais. L’idée est de commencer les cours par une observation de ce qu’il y a autour de soi. Je vais inviter les enfants, petit à petit, à travailler l’observation. À partir du milieu de l’année, l’objectif sera que les dix à quinze premières minutes du cours soient consacrées à cette observation. Ils pourront aller s’asseoir partout où ils veulent dans le Conservatoire, sur leur tabouret, et observer ce qu’ils voient. Ils vont donc voir, par eux-mêmes, que tous les mercredis à 14 heures, les choses évoluent. S’ils sont assis devant un arbre, par exemple, ils pourront constater les changements : à un moment, toutes les feuilles sont vertes, puis elles changent, ou bien apparaissent des fleurs. Cette année, le thème du Conservatoire est “le cycle du temps”. C’est de cette manière que je vais aborder le cours : les enfants vont expérimenter eux-mêmes le temps.” Dix minutes d’observation, c’est beaucoup pour un enfant... “Déjà pour nous, ce n’est pas si simple, mais pour les enfants non plus. Ils vont expérimenter ce que signifient réellement dix minutes. Et surtout, ils vont voir tout au long de l’année ce qui se passe dans leur environnement. Une fois qu’ils ont terminé leur observation, on revient dans le cours. On va regarder ce qu’ils ont vu, ce qui a retenu leur attention. On va prendre comme matière première ce qu’ils auront vu, ramassé et expérimenté dehors. Ensuite, en classe, on va voir ce qu’on peut faire et ce qu’on peut découvrir à partir de cela.” La culture polynésienne aura-t-elle toujours une place dans ces apprentissages ? “Bien sûr. Ici, on va présenter les sciences, faire de la botanique, de la zoologie, de la cosmogonie, mais aussi travailler sur l’organisation sociale. Il y a toujours une part consacrée à la langue. Lorsqu’on découvre quelque chose, je vais toujours essayer de rattacher le vocabulaire qui correspond à ce que l’on vient de découvrir. Certains enfants ont déjà ce vocabulaire. Cela nous permet aussi de fixer les apprentissages, ce qu’ils ont appris et ce qu’ils ont compris.” À quels enfants s’adresse cette nouvelle discipline ? “Je vais accueillir les enfants à partir de 4-5 ans, jusqu’à 10-11 ans.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 04:41:00

​Autisme : la Polynésie se dote d'un plan d’action
Tahiti, le 12 août 2026 - Après dix mois de concertation et d’état des lieux, le gouvernement présente son premier plan d’action consacré à l’autisme. Objectif : mieux informer, former davantage les professionnels, améliorer la prise en charge et surtout renforcer la coordination entre les différents acteurs. Les chiffres de l’autisme permettent aujourd'hui de mesurer l’ampleur des besoins... Une étude réalisée durant dix mois recense 508 mineurs suivis par les structures publiques spécialisées. Elle avance également une estimation indicative d’environ 820 jeunes de moins de 20 ans potentiellement concernés. Pour Nathalie Salmon-Hudry, déléguée interministérielle au Handicap et à l’Inclusion, les familles sont confrontées à un parcours du combattant. Elle raconte avoir reçu dans son bureau plusieurs parents venus parler de leur enfant atteint d’un trouble du spectre autistique (TSA). Des parents qu’elle décrit comme “démunis”, certains arrivant en larmes avec la même question : “Comment agir ?” Communication, formation, inclusion scolaire, accès aux soins et accompagnement des familles... Autant d'objectifs du nouveau plan d’action du gouvernement consacré à l’autisme pour aider ces parents à répondre à cette question. Il s’agit de “mieux coordonner les dispositifs et les adapter aux besoins des jeunes âgés de moins de 20 ans avec un trouble du spectre de l’autisme”. “Ce handicap évolue et il faut adapter les mesures mises en œuvre”, posent comme première pierre les différents ministres ce mercredi lors de la conférence de presse organisée à la présidence. ​ Santé, éducation, emploi Après l'enjeu de la détection d’un TSA vient celui de l’inclusion scolaire. En Polynésie française, 154 accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), soit 143 équivalents temps plein, interviennent actuellement auprès des élèves en milieu scolaire. Depuis l’an dernier, une unité d’enseignement autisme (UEEA) a notamment ouvert à Paea. Elle accueille dix enfants, qui partagent leur temps entre le milieu scolaire et un accompagnement médico-social. Le dispositif affiche déjà complet. “On fait le pari d’inclure les élèves dans les classes, parmi les autres enfants”, explique Emmanuelle Prelois, inspectrice de l’Éducation nationale. Mais cette inclusion ne peut pas être pensée de la même manière pour tous. Le spectre de l’autisme recouvre des situations très différentes, allant de jeunes ayant besoin d’un plateau technique médico-social important à ceux qui peuvent suivre une scolarité ordinaire avec peu ou pas d’accompagnement. Du côté de la santé, la ministre souhaite revoir les aides à la prise en charge et renforcer l’intégration du TSA au sein du pôle de santé mentale, avec notamment des psychiatres formés à l’autisme. ​ Et dans les îles? La question de l’accès aux soins se pose avec encore plus d’acuité dans les îles éloignées. La télémédecine fait partie des pistes envisagées, avec la nécessité de former les professionnels à la téléconsultation. Le manque de personnel et le turn-over constituent également des difficultés récurrentes. La ministre de l’Emploi, Vannina Crolas, évoque la mise en place de formations avec “un retour au Fenua obligatoire”. Pour le gouvernement, l’un des principaux enseignements de ces dix mois de travail reste la nécessité de mieux faire travailler ensemble les institutions, les professionnels, les associations et surtout les familles. L'épisode survenu ce mardi à Moorea l’a encore illustré. À Teavaro, le nom d’un garçon présentant un trouble du spectre de l’autisme ne figurait pas sur les listes de rentrée. Après un message largement relayé sur les réseaux sociaux, la situation s’est débloquée et l’enfant a finalement pu faire sa rentrée ce mercredi. Ce premier plan 2026-2029 s’inscrit dans une volonté plus large de prise en compte des handicaps et troubles invisibles. D’autres plans d’action pourraient suivre, notamment autour du trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), des troubles spécifiques du langage et des troubles du neurodéveloppement. Pratique : La présentation officielle du plan autisme 2026-2029 est prévue vendredi 14 août, à 8 heures, à la présidence de la Polynésie française. Elle réunira les services du Pays, les professionnels, les associations et les familles concernées. Le grand public est également invité. INTERVIEW : Emmanuelle Prelois, inspectrice de l’Éducation nationale : “La coordination, c’est pour moi vraiment le point fort” Le choix du gouvernement est-il de privilégier l’inclusion plutôt que de développer les places en institut d’insertion médico-éducatif (IIME) ? “Oui. Il y a deux IIME sur le territoire et nous faisons plutôt le pari d’inclure les élèves dans les classes, parmi les autres enfants. Mais l’image du spectre est importante parce qu’elle correspond à la grande diversité des situations. Certains jeunes ont besoin d’un établissement médico-social avec un plateau technique et la présence régulière d’éducateurs, d’ergothérapeutes ou d’orthophonistes. D’autres peuvent être scolarisés en milieu ordinaire avec un accompagnement adapté.” Une unité d'enseignement élémentaire autisme (UEEA), autrement dit une classe spécialisée implantée au sein d'une école ordinaire, a justement ouvert l’an dernier. Comment fonctionne-t-elle ? “L’UEEA de Paea accueille dix enfants. Ils partagent leur temps entre le milieu scolaire et le dispositif spécialisé. C’est une réponse pour des enfants qui ont encore besoin d’un plateau technique important mais qui commencent déjà à être en milieu scolaire.” Peut-elle être étendue ? “Oui, si les besoins augmentent. La commission chargée d’évaluer les situations notifie les besoins des élèves. Aujourd’hui, environ dix élèves sont notifiés pour l’UEEA. Si demain nous en avons quinze ou seize, il faudra réfléchir à la création d’un autre dispositif. Mais cela prend du temps : il faut travailler avec les professionnels spécialisés, trouver un lieu, éventuellement une école et associer la mairie. La mise en place peut prendre environ un an.” La formation des enseignants et des accompagnants d'élèves en situation de handicap ( AESH) fait-elle partie des enjeux du plan ? “Oui. Il existe déjà des formations et un accompagnement par des enseignants itinérants spécialisés dans l’autisme, qui interviennent régulièrement dans les écoles pour travailler avec l’élève, l’enseignant et l’AESH. Mais certaines formations restent aujourd’hui organisées de manière ponctuelle ou sur la base du volontariat. Le plan doit permettre de mettre les choses à plat et de voir ce que l’on souhaite généraliser.” Qu’est-ce que ce plan vous inspire de bon? “Je suis vraiment contente de la concertation et de la coordination. La coordination, c’est pour moi vraiment le point fort. ” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 04:34:00

“Partir, c’est financièrement (...) et psychologigquement difficile”
Tahiti, le 12 août 2026 –Les lauréats polynésiens du Capes sont souvent affectés en métropole pour le stage nécessaire avant leur titularisation. En 2025, sur les 75 lauréats reçus au concours, 36 ont dû partir en France. Et il en est pour qui “ partir c’est financièrement difficile” . Une circulaire du ministère de l’Éducation nationale stipule pourtant que l’académie “doit” affecter en Polynésie française les fonctionnaires stagiaires qui ont enseigné au Fenua au moins 18 mois au cours des trois dernières années. Mais ministère de l’Éducation précise cependant qu’une “annexe” indique que cette affectation n’est obligatoire qu’ “au regard des possibilités” . Après avoir enseigné pendant près de dix ans, et vérifié que des postes de professeure de mathématiques étaient disponibles au Fenua, la fille d’Elma s’inscrit au Capes et réussit avec brio le concours. Pour son stage obligatoire, elle demande par courrier à la Direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE), ainsi qu’à l’ancien ministre de l’Éducation, la possibilité à rester au Fenua. La demande de la nouvelle lauréate est appuyée par son représentant syndical, également par courrier et par email. Mais leurs requêtes restent lettres mortes. Quelques mois plus tard, elle apprend qu’elle est affectée à Marseille. “ C'est malheureux, déplore Elma, car elle aura des problèmes financiers en métropole. On n’a pas de famille là-bas. Il lui faudra trouver un logement, un moyen de locomotion car il y a aussi la distance à prendre en compte entre son établissement et son lieu de formation .” Elle dit ne pas comprendre cette affectation puisqu’un médiateur de l’Éducation nationale, en poste notamment à Marseille, avec qui sa fille était en relation, lui a envoyé une note de service datant du 18 avril 2025 en lui disant : “ S ervez-vous de cette circulaire, votre académie doit vous trouver un poste .” Le document précise “ les procédures de nomination et d’affectation des lauréats des concours de recrutement des personnels enseignants ou d’éducation du second degré” . Elle concerne la Polynésie française, Wallis-et-Futuna et Saint-Pierre-et-Miquelon. “On doit lui trouver un poste en Polynésie” Cette circulaire précise en effet que les lauréats qui “justifient d’une expérience professionnelle d’enseignement d’au moins 18 mois au cours des trois dernières années (hors PsyEN) bénéficient d’un maintien de droit dans l’académie où ils exerçaient en tant que contractuels” . Quand Elma prend connaissance de cette disposition, “ça m’a rassurée”, avoue-t-elle : “ ma fille et certainement d'autres lauréats rentrent dans ce critère-là et on doit leur trouver des postes en Polynésie de plein droit.” Sauf que sa joie sera de courte durée. Localement, le ministère de l’Éducation lui fait valoir une “ annexe” de cette circulaire qui précise que l’affectation demandée “de plein droit” localement n’est possible qu’“ au regard des possibilités” . Pour Elma cette réserve “ fait grief aux lauréats du Capes et c’est une discrimination à leur encontre car une annexe ne donne que les modalités”, estime-t-elle. “Certains refusent de partir car financièrement c’est difficile” Elma s’interroge également sur la “disponibilité réelle des postes” . Avec sa fille elles ont vu qu’il y avait au moins six postes disponibles en mathématiques qui, malheureusement, ne le sont plus aujourd’hui car ils sont occupés par “un stagiaire en renouvellement ou un contractuel (...). Après on vient dire qu'il n'y a pas de poste en maths : il y a quelque chose qui ne va pas” . Elma fait notamment référence à une précision faite par l’actuelle ministre de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao, au secrétaire territorial du Snetaa-Fo, Maheanuu Routhier. La ministre y rappelle que les affectations sont de la “ compétence exclusive de l’administration centrale” et que le Pays ne peut pas “modifier ou déroger” . Elle y souligne également que “aucun professeur stagiaire” de mathématiques ne sera “accueilli (...) faute de poste vacant” et qu’aucune mise à disposition ne sera acceptée car tous sont occupés de manière “pérenne par des enseignants titulaires”, limitant ainsi “très fortement les possibilités d’accueil à court terme” . Elma regrette que les institutions du Pays et de l’État contraignent les stagiaires à partir. “ Mais avec quel argent ? Avec quel moyen ?”, interroge-t-elle. Une affectation en métropole représente “énormément de dépenses ” pour le logement et parfois même à l’achat d’une voiture pour faire les trajets entre l’établissement scolaire et le lieu de formation. Et régulièrement “payer des nuits d’hôtel, parce que quand ils finissent le soir il n’y a plus de train. Et le lendemain, il faut être en poste devant les élèves”. Pour cette mère, avec toutes ces contraintes “certains stagiaires refusent même de partir car financièrement, c'est difficile (...). Il y en a qui partent puis reviennent pour les mêmes raisons et perdent ainsi le bénéfice d’un emploi de plusieurs années”. Aussi estime-t-elle que les institutions auraient dû faire le nécessaire pour que ces stagiaires fassent leur stage au Fenua, leur évitant ainsi “ tous ces problèmes financiers et de logement. Cela les aurait aussi aidés à réussir leur formation. Mais il semble que l’on préfère un contractuel qui est moins payé à une stagiaire. On profite un peu d’eux”, accuse-t-elle. Pas étonnant qu’il y ait des jeunes qui craquent” Au-delà des problèmes financiers, Elma insiste surtout sur les conséquences psychologiques de telles situations. Effectivement, tout comme la fille d’Elma, beaucoup de nouveaux lauréats du Capes ont exercé dans l’enseignement depuis de nombreuses années avant de décrocher le sésame du Capes... mais ils n’ont pas les moyens de partir et “n’ont d’autres choix que d’abandonner. Ce n’est pas étonnant qu’il y ait des jeunes qui craquent, qui reviennent écœurés et décrochent du système et de la société avec les problèmes qu’on connaît et qui arrivent ensuite”, regrette Elma. D’autant, ajoute-t-elle, que leur retour au Fenua n’est pour certains pas toujours garanti puisque de plus en plus de poste sont occupés par des Polynésiens. “Psychologiquement pour certains c’est trop. Ils ont tellement rêvé, travaillé pour décrocher ce concours et au bout d’un moment ce n’est plus possible (...) alors que pendant des années on les a reconnus comme de bons enseignants. Puis on les fait partir. On les abandonne sans aucun soutien, ni matériel, ni psychologique.” Un abandon souvent vécu par les stagiaires comme “une véritable rupture, une meurtrissure et l’effondrement d’une vocation” . Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 04:10:00

Pour une agriculture raisonnée et responsable
Tahiti, le 12 août 2026 - Entre conseils techniques et expérience de labellisation, l’association Repair de Nouvelle-Calédonie a visité trois exploitations du sud de Tahiti à l’invitation du Syndicat des agriculteurs de Polynésie. Pour “réarmer” l’agriculture locale, ce dernier reste opposé à la loi sur les pesticides tout en souhaitant remettre en avant l’idée d’un cahier des charges pour “rassurer” les consommateurs. Quoi de mieux que des visites sur le terrain pour appréhender les enjeux agricoles ? Ce mercredi, trois exploitations de la Presqu’île ont été passées à la loupe par deux représentants de l’association Repair (Réseau professionnel pour une agriculture innovante et responsable) de Nouvelle-Calédonie, à l’invitation du Syndicat des agriculteurs de Polynésie (SAP). Venus participer au salon Tech & Bio Pacifique à Moorea, ils ont assisté aux échanges et partagé leur expérience au sujet de l’aménagement des pentes et des atouts de la lutte biologique face aux ravageurs. Des échanges qui ne manquent pas d’inspirer le jeune syndicat. “L’objectif général de notre réseau, c’est le progrès technique et environnemental en agriculture à travers l’accompagnement personnalisé de proximité sur les exploitations agricoles, mais aussi collectif, et l’accompagnement vers le label ‘agriculture responsable’, qui est un label officiel en Nouvelle-Calédonie qui permet de mettre en valeur les pratiques respectueuses de l’environnement en agriculture. C’est un label qui ne remplace pas l’agriculture biologique, mais qui permet de valoriser des modes de production qui sont dans une démarche d’amélioration continue en faveur de l’environnement” , explique Julie Deffieux, directrice de l’association Repair NC, accompagnée de François Coupry, conseiller technique en agroécologie. ​Des équilibres écologiques L’accompagnement était au cœur des échanges pour “évaluer et rétablir les équilibres écologiques” dans le système de production des exploitations. Une démarche qui a convaincu Ken Lin, agriculteur de Taravao de 31 ans, qui fait face à des rendements en baisse sur l’exploitation familiale de 13 hectares . “Je suis agréablement surpris par leur professionnalisme : ils m’ont apporté beaucoup de soutien technique en une seule fois. C’est très intéressant ! On a surtout parlé des traitements et des cycles de reproduction des insectes nuisibles. Ce sont des problèmes que je rencontre principalement sur les légumes-fruits et certains arbres fruitiers. Pour les aubergines, par exemple, on est aux alentours de 250 kg par cueillette, soit 500 kg la semaine, et là on se retrouve à produire à peine 40 ou 50 kg” , constate le jeune maraîcher, qui impute ce fléchissement à un manque de soutien technique et au changement climatique. “À l’époque, mon grand-père produisait à peu près cinq fois plus qu’aujourd’hui. On voit une nette différence. On a beaucoup plus de difficultés.” Face aux menaces qui pèsent sur l’agriculture locale, le SAP évoque la nécessité d’un “réarmement” . La récente interdiction de certains pesticides reste au cœur du débat. “On n’a plus les mêmes armes comparé aux exportateurs de Nouvelle-Zélande, d’Australie et des États-Unis. On a un effondrement de la production notamment sur les choux, la vanille, les agrumes, les pastèques ou les melons. Il n’y a pas d’alternative actuellement, c’est pour ça qu’on a demandé le moratoire. Le projet de loi pesticides va passer le 18 août à l’assemblée de la Polynésie, mais il ne résout pas du tout les problématiques soulevées lors du séminaire, puisqu’il y a un grand besoin de support technique et de formation” , précise Gilles Yau, membre du syndicat au nom d’Agritech. ​Vers un label ? En parallèle, la perspective d’une labellisation propre à l’agriculture raisonnée en Polynésie française refait surface, inspirée par l’expérience calédonienne. “Il faut ressortir ce dossier qui a déjà été initié il y a dix ans avec la DAG sur un cahier des charges, c’est-à-dire la définition de ce qu’est un label ou une marque, et comment la développer pour rassurer les consommateurs vis-à-vis des produits locaux qui sont beaucoup plus naturels que les produits importés” , poursuit Gilles Yau. Le SAP souhaite aller de l’avant sur le sujet avec les services concernés du Pays “pour voir l’avenir de façon plus sereine” , en sachant que le vieillissement des agriculteurs et la pression foncière s’ajoutent à la liste des défis à relever. L’appel à des fonds nationaux, comme France 2030, voire européens, serait également envisagé. Malgré certaines divergences d’approche, la directrice de Repair NC perçoit un élan positif : “Les agriculteurs s’organisent et se réunissent pour échanger. On a aussi rencontré un groupement de producteurs en agriculture biologique. (...) Le partage d’expérience, c’est déjà un premier levier de progrès technique. Ce qu’on promeut en Nouvelle-Calédonie, c’est justement que les organisations professionnelles soient soutenues par les pouvoirs publics, parce que c’est la structuration de la profession qui va permettre le développement du secteur agricole.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 03:05:00

Takapoto veut sa part de tourisme
Tahiti, le 12 août 2026 - Bruno Tuteirihia, gérant de pension de famille à Takapoto, déplore de voir son atoll ne pas se développer, faute de rotations suffisantes pour proposer la destination aux touristes. “Promouvoir un tourisme de qualité”, “mieux réparti au sein des archipels”, “respectueux des populations et des ressources” et “fondé sur les identités et les valeurs polynésiennes”, construire le “tourisme de demain” : Les propos du président du Pays, et ministre du Tourisme, Moetai Brotherson, en juin dernier lors du lancement de la stratégie touristique 2027-2035, certains professionnels les réécoutent avec scepticisme. À Takapoto, où une seule rotation aérienne par semaine est proposée, et où le bateau ne passe que tous les quinze jours, il est difficile de se projeter dans le tourisme. Alors que la Délégation de service public sur la desserte aérienne de ces îles n’a été reconduite que d’une année pour Air Tahiti, ce qui ne laisse guère de visibilité sur les réservations, et que le salon du Tourisme arrive à grands pas, Bruno Tuteirihia, gérant de la pension Ohavana Lodge à Takapoto, fait part de son désappointement quant à la stratégie touristique du Pays qui n’aide pas, selon lui, au désenclavement de ces atolls, ni au maintien de la population pour y vivre. “Tous les ans, on vient au salon de tourisme. Le problème, c’est qu’il n’y a qu’un seul vol par semaine”, explique le gérant de cette pension depuis quatre ans. “Cette année, on n’ira pas : Payer le vol, l’hébergement, louer une voiture, pour des gens qui veulent passer trois ou quatre jours, ce n’est pas la peine avec un vol par semaine.” Pour Bruno Tuteirihia, les problèmes de développement ne sont pas uniquement le fait d’une pauvre fréquence de vols par la compagnie Air Tahiti, ils sont surtout la conséquence d’un manque de cohérence politique. Un discours pour développer les pensions de famille dans les atolls d’une main, et de l’autre, une délégation de service public qui n’impose pas plus de rotations dans ces archipels. “J'ai ramené tous mes enfants à Takapoto, pour créer un emploi pour eux. Aujourd'hui, ils sont revenus à Moorea, parce qu'il n'y a qu’un seul vol par semaine. Dans l’année, seuls une trentaine de touristes sont venus”, explique-t-il amère, alors que Tatakoto possède selon lui plusieurs pensions de famille pour héberger les touristes, locaux comme étrangers. “Donnons les moyens aux hébergements de ceux qui veulent vivre décemment, aux prestataires d'activité de vivre décemment”, martèle Mélinda Bodin, présidente de la Fédération des pensions de famille. “Prenez l’exemple de Mataiva. Ils sont passés à deux rotations par semaine, le jeudi et le dimanche. Et depuis, le tourisme a fait un bond là-bas. Les trois pensions vivent très bien, elles ont même investi dans des bateaux pour les visites. Les gens sont super contents.” La présidente de la fédération de professionnels de la petite hôtellerie prend l’atoll de Niau en contre-exemple : “Il y avait deux pensions, mais avec un seul vol par semaine... La seconde qui venait d’ouvrir est déjà fermée.” “J'ai investi plus de 5 millions de francs”, poursuit Bruno Tuteirihia. “5 millions de francs pour faire les aménagements, acheter le bateau ; mais on est un atoll sans tourisme.” Sur place pourtant, outre la magie du lagon, des parties de pêche sont proposées, des visites des artisans locaux, et même la nurserie de nacre peut être visitée pour comprendre la base de la culture de la perle noire de Polynésie. “On voulait développer tout ça à Takapoto. Là, c'est impossible”, regrette le propriétaire de la pension. “On a des touristes pour toutes nos îles”, estime pourtant Melinda Bodin. “Il suffit que ce soit bien fait et surtout que le touriste puisse y arriver. On veut que nos îles puissent bien vivre. Que notre population, nos familles, puissent retourner chez eux et vivre décemment.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 02:21:00

​Violences sexuelles sur mineurs - Paris s’intéresse aux loupés d’enquêtes
Tahiti, le 12 août 2026 - Dossiers “fantômes”, enquêtes à l'abandon ou perdues, manque d'effectifs... Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a transmis à son homologue de l'Intérieur une note qui détaille des défaillances majeures dans la prise en compte des violences sexuelles faites aux enfants. La Direction de la police à Papeete est elle-aussi durement épinglée. Dans le courrier de douze pages daté du 29 juillet, révélé par Le Monde et que Tahiti Infos a pu consulter, le garde des Sceaux synthétise à l’attention de Laurent Nuñez les remontées d'informations établies par les parquets généraux sur ces contentieux devenus la priorité de son ministère depuis la vague d'indignation provoquée par l'affaire Lyhanna. Il en ressort une litanie de dysfonctionnements “d'ordre structurel” , écrit M. Darmanin, qui tiennent à la question des moyens, de la formation, des outils et du pilotage, mais pas “à la volonté des personnels de terrain” . Principale défaillance découverte par les procureurs : un gigantesque “stock fantôme” , des dossiers non répertoriés par la justice faute de lui avoir été transmis. Le stock révèle l'écart entre le nombre de procédures dont les parquets ont connaissance et celles détenues par les services d’enquêteurs. “Des compétences très inférieures dans la police nationale” À Tahiti, le constat émis par le ministère de l’Intérieur n’est pas des plus flatteurs. “Les échanges avec les FSI [Forces de sécurité intérieures, NDLR], en particulier la hiérarchie, ont été très fluides.” En revanche, “Le niveau de compétence des OPJ est nettement inférieur à celui de métropole, voire très inférieur pour ce qui est de la police nationale à Papeete”. “Graves problèmes de qualité et de respect des instructions par les services, en particulier à la direction territoriale, constituée en totalité d'agents de recrutement local manquant d'expérience et ne profitant pas d'actions de formation continue régulières.” Une note qui ne va pas plaire aux différents officiers de police judiciaire, qui marque aussi deux points. Ces manquements seraient liés à un manque de formation, mais aussi à la qualité du recrutement en local. Récemment, le procureur général Benet-Chambelan, nous recevait dans son bureau pour parler du manque d’effectif “criant” chez les OPJ en Polynésie française et des conséquences que cela avait sur le traitement des dossiers. Il mettait alors en avant non pas le manque de formation et de compétence des OPJ, mais le manque de moyens humains. “On manque d'OPJ partout et malheureusement, la Polynésie ne fait pas exception. Déjà à Tahiti, Moorea, et Raiatea, c'est compliqué. Mais quand, en plus, on part dans des îles où il y a deux gendarmes, là c'est encore plus compliqué. Et puis je n'ose même pas penser à toutes les îles où la gendarmerie n'est pas sur place.” Sans enfoncer le corps des enquêteurs, il avait dressé le constat d’une Polynésie sous-dotée en moyens humains et matériels pour gérer au mieux les enquêtes en cours. “La gendarmerie, elle a eu, depuis 2021, 64 % d'augmentation de sa délinquance, évidemment avec des effectifs, égaux. (...) Je me mets à la place des OPJ, je ne leur ai pas jeté la pierre ; mais je me dis que c'est quand même très, très compliqué. Alors évidemment, moi je suis tout à fait choqué de ça, et je comprends que les concitoyens trouvent ça intolérable – je l'entends tout à fait –, et ça ne me satisfait pas.” Si aucune pierre n’a été jetée, le rapport est quand même bien lourd et fait tout aussi mal. “Purement et simplement perdues” À Nîmes, par exemple, les procureurs ont découvert 1.275 procédures “fantômes” , 905 à Caen, tandis qu'à Agen, “un nombre important de procédures en cours” n'a “donné lieu à aucune information du parquet”. À Melun, “de très nombreuses procédures [ont été] laissées sans investigation pendant des mois, voire des années, alors même que l'auteur était souvent désigné ou aisément identifiable”. Les “écarts entre extractions de données effectuées par les tribunaux judiciaires et la réalité des services sont systématiques”, relève le ministre. Ailleurs, à Bourges, une quinzaine de procédures ont été “purement et simplement perdues”. C'est 17 à Angers, six à Annecy, 23 “non localisées” à Paris... Au vu des défaillances identifiées, Gérald Darmanin suggère au ministre de l'Intérieur une rencontre le 3 septembre afin “d'engager un échange constructif avec l'ensemble des services”. Les chantiers mis en lumière par les parquets généraux sont nombreux. Le manque d'effectifs est le plus criant, avec un “sous-dimensionnement parfois extrême” pour un enjeu théoriquement prioritaire : “Cinq OPJ (officiers de police judiciaire) et un APJ (agent de police judiciaire) au groupe de protection des familles du Mans pour plus de 4.000 procédures” . “Flux qui explosent” Le manque d'intérêt de certains commissariats ou gendarmeries, où la “hiérarchie [faisait] manifestement primer des priorités locales, notamment d'ordre public”, a également été pointé. Les ministres qui se sont succédé place Beauvau, dont Gérald Darmanin, sont “les responsables” des difficultés des services d'enquête, estime Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, “pas mes pauvres collègues qui ont un ordinateur qui s'allume une fois sur deux”, “300 procédures à gauche, 300 procédures à droite”, “des horaires de dingues” et “sont essorés”. Les deux responsables syndicaux dénoncent une succession de réformes de la police qui “déstabilise le système”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 01:57:00

​Pas de pins maritimes pour les pompiers polynésiens
Tahiti le 12 août 2026. C’est une belle reconnaissance qui a été offerte en fin de semaine aux pompiers polynésiens partis en métropole pour aider leurs collègues à lutter contre les feux de forêts qui se sont multipliés. Mais le symbole de cette reconnaissance ne pourra pas venir au Fenua. Peu avant d’être mobilisés sur un autre terrain de lutte contre les incendies, les sapeurs-pompiers polynésiens ont été mis à l’honneur par la mairie du Porge, commune la plus touchée par les mégafeux qui ont sévi ces dernières semaines. Le maire du Porge leur a offert à chacun un pin maritime, pour qu’ils puissent en replanter une partie en Polynésie et créer un lien entre les deux territoires. "Ils sont venus nous aider, nous secourir dans ce drame que nous venons de vivre. Ils repartent avec des pins maritimes. Ils vont planter chez eux un bout du Porge. Ils vont reconstruire sur leur territoire une partie de nos forêts comme ça on sera toujours auprès d’eux et notre souvenir sera toujours présent" , expliquait la gorge nouée le maire du Porge, Martial Zaninetti. Ce que le maire de la commune ignorait, c’est qu’on ne peut se permettre de ramener n’importe quoi en espèce végétale au Fenua. Contactée, la Direction de la biosécurité confirmait ce mercredi que les pompiers n’allaient pas pouvoir revenir avec leur présent. "C’est vrai que nous sommes désolés" , explique-t-on à la Biosécurité, "mais dès que l’on a eu vent de ce cadeau de pin maritime, on leur a envoyé un message en disant que ce n’était pas la peine de revenir avec et qu’ils peuvent les laisser sur place. Ils seront contrôlés à leur retour à Tahiti." Le Porge et la Polynésie aura malgré tout noué une forte amitié dans ces moment difficile, en espérant que les pins maritimes laissés sur place par nos sapeur-pompiers serviront à reboiser leur région. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-13 01:51:00

Un an ferme pour avoir violé une touriste aux Marquises
Tahiti, le 11 août 2026 - Trois ans après les faits, une affaire de viol était jugée ce mardi au tribunal correctionnel de Papeete. La plaignante, aujourd’hui âgée de 33 ans, a été entendue en visioconférence depuis la métropole, où elle est repartie après son voyage. Alors que les faits ont été requalifiés en agression sexuelle au cours de la procédure, pour la procureure, il s’agit “bien d’un viol”. À l’issue de l’audience, le prévenu a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de prison dont quatre avec sursis, avec une demande d’aménagement sous bracelet électronique. Les faits examinés ce mardi par le tribunal correctionnel de Papeete remontent au 14 juillet 2023, sur l’île de Nuku Hiva. Cela fait alors un mois que la plaignante, une jeune femme à l’époque âgée de 30 ans, est en Polynésie. Grande voyageuse et photographe, elle a décidé de venir au Fenua. À quelques jours de son retour, elle ne pense pas une seconde qu’elle sera victime d’un viol, après un “road trip” jusque-là ponctué de belles rencontres. Ce jour-là, elle rencontre le prévenu à la fête du 14-Juillet de Taiohae. La soirée a bien commencé autour de bières et d’alcool fort. L’homme lui propose une balade à cheval. Comme chaque année, un défilé de chevaux a lieu dans le village. Elle aime les chevaux, lui en a un, les deux parlent équitation et elle accepte de monter à cheval avec lui. À la fin de la balade, ils partagent le ma’a dans la maison qu’il squatte. Une maison où il n’y a rien d’autre qu’un sommier et un matelas. Il est alors deux heures du matin. C’est alors que la plaignante sent que quelque chose cloche. Elle envoie un message à un ami pour venir la chercher. Mais l’ami ne vient pas. D’après ses déclarations, c’est là que le prévenu l’embrasse, mais elle le repousse. Il lui enlève aussitôt son pantalon. Elle le repousse encore. Il l’emmène sur le lit et lui tient les bras. Bloquée, elle est ensuite pénétrée de force. Ce n’est que quatre heures plus tard, après s’être endormie “traumatisée” à ses côtés, qu’elle réussit à s’enfuir et que son ami finit par venir la récupérer. Elle se rend ensuite à la gendarmerie de Nuku Hiva pour porter plainte. Chez le médecin, le certificat médical fait état de bleus aux jambes, aux fesses, “un peu partout”. Son état de stress post-traumatique est également relevé. Un arrêt de travail de 15 jours lui est prescrit. ​“Il a fallu cette affaire pour que vous compreniez que ce n’est pas bien” Le prévenu, alors âgé de 35 ans, a reconnu avoir touché “son corps”, “ses seins”, puis lui avoir “léché le sexe"”. Il a aussi admis qu’elle l’a repoussé. Et surtout, qu’“elle a dit non”... Ce mardi, à l’audience, la présidente du tribunal l’a alors confronté aux constatations médicales : “On a tous vu les bleus à l’arrière des fesses et dans le dos, comment elle se les est faits à votre avis ?” Mais le prévenu est resté sur ses positions. Comme pour la question du pantalon : “Elle a enlevé son pantalon seule, elle s’est mise en culotte”, a repris le prévenu. La victime a alors dû reprendre un peu de courage, difficile à trouver, pour le contredire : “C’est pas vrai.” La magistrate est aussi revenue sur deux mots prononcés par la victime alors que son agresseur était en train de la pénétrer : “Baise-moi.” “Après avoir lutté longtemps, c’était devenu sa solution, une tentative pour que son agresseur s’arrête”, a décrit l’avocate de la jeune femme. Mais c’est cette phrase qui aurait poussé le parquet à requalifier l’affaire en agression sexuelle. Pour l’avocate, ce n’est pas un signe de consentement, mais une tentative de trouver une porte de sortie. Comme si elle devait encore se justifier, la jeune femme a raconté ce qu’il s’est passé “dans sa tête”. “On a l’impression que je me suis endormie comme la belle au bois dormant, mais mon cerveau, il a disjoncté, j’ai fait un black-out en fait”, a-t-elle confié, la larme au coin de l’œil. Elle pensait que le lendemain matin, elle aurait “plus d’énergie pour s’enfuir”. “C’est pesant”, a-t-elle raconté trois ans après. “J’en ai jamais parlé à ma famille, ça m’isole beaucoup, je garde tout ça en moi.” Il y a “beaucoup de honte”. La honte “d’avoir suivi quelqu’un comme ça”. “J’ai perdu un bout de moi là-bas”, a poursuivi la victime, les yeux remplis de larmes, comme ils l’ont souvent été au cours de l’audience. Elle a aussi expliqué avoir peur de ne plus pouvoir faire confiance : “Il m’a invitée à manger, maintenant je ne vais pas quand on m’invite, je réfléchis à deux fois. Et ça fait peur d’être une femme et qu’on puisse pas voyager tranquillement...” À la barre, le prévenu est resté silencieux un moment lorsque la présidente du tribunal lui a demandé ce qu’il pense aujourd’hui de ses actes. Avec beaucoup de pédagogie, elle l’a interrogé : “Pourquoi, lorsque la victime vous dit non, vous le faites quand même ?” Suite à quoi il a baissé la tête en guise de réponse. Après un long moment, l’homme a fini par lâcher : “C’est pas bien, faut plus refaire”, puis : “Je ne suis pas content de moi.” Toujours avec la même pédagogie, sans hausser le ton, la présidente lui a asséné : “Il a fallu cette affaire pour que vous compreniez que ce n’est pas bien.” Sept ans ferme requis Pour l’avocate de la partie civile, le dossier a “beaucoup traîné”. “Cette jeune fille s’est littéralement fait violer, séquestrer”, a-t-elle estimé. “Elle a eu peur pour sa vie.” La procureure est allée dans son sens : “À la base, il s’agit bien d’un viol” avant de requérir sept ans de prison ferme, avec mandat de dépôt et suivi socio-judiciaire. De son côté, l’avocate de la défense a insisté sur la nécessité d’une peine moins sévère et proposé une peine mixte, car le prévenu est actuellement inséré et travaille sur un chantier. À l’issue de l’audience, le prévenu a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de prison dont quatre avec sursis, avec une demande d’aménagement sous bracelet électronique pour la partie ferme. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-12 04:27:00

Ça passe pour Kelia Gallina à Teahupo’o
Tahiti, le 11 août 2026 - Après deux journées consacrées aux hommes, les femmes sont à leur tour entrées dans la passe de Hava’e, ce mardi, pour la troisième année consécutive après le retour du surf féminin à Teahupo’o sur le tour professionnel. Si nos deux représentantes dans le WCT, Vahine Fierro et Tya Zebrowski, ont toutes les deux été éliminées, l’aventure continue pour la plus jeune surfeuse invitée sur la compétition, Kelia Gallina, tout juste 14 ans. Mardi matin au Fenua, alors que les jeunes filles de 14 ans reprenaient le chemin de l’école, Kelia Gallina, elle, était à l’eau à Teahupo’o, face à la mâchoire de la passe de Hava’e, avec le gratin du surf féminin mondial devant elle. En possession de sa wild card après avoir remporté les trials le mois dernier, la jeune Tahitienne ne s’est pas laissé impressionner face à Tyler Wright. Double championne du monde, sœur d’un des top surfeurs planétaires, Owen Wright, l’Australienne a dû s’incliner de quelques dixièmes de points face à Kelia Gellina qui va s’offrir un deuxième tour, probablement dès ce mercredi, face à l’Américaine Caroline Marks, troisième du dernier Tahiti Pro en 2025 et actuelle 8 e surfeuse au classement mondial. Déjà fini pour Vahine Fierro et Tya Zebrowski La chance n’a pas souri aux deux autres Polynésiennes engagées. Vahine Fierro, vainqueure à Teahupo’o en 2024, n’a pu rééditer son exploit et reste scotchée au fond du classement mondial (21 e sur 23) dans une saison qu’elle peine à faire décoller. Espérons que le prochain contest à Fidji lui permettra de rebondir. Vahine Fierro s’est inclinée de peu face à l’Australienne Isabella Nichols qui, sur les dernières minutes, a réussi à sortir un combo (4.17 + 4.60), battant le 7.13 de Vahine. Enfin, Tya Zebrowski, pour sa première sur la gauche de Hava’e, n’a pas pesé bien lourd face à l’expérience d’Erin Brooks, rookie of the year 2025, en quête d’un vrai résultat cette année après n’avoir accédé qu’à des seconds tours. Tya Zebrowski reste pour l’instant 15 e du classement mondial, mais est désormais menacée par Anat Lelior, Erin Brooks, Yolanda Hopkins et Brisa Hennessy. À noter que cette première journée à Teahupo’o a vu tomber dès le premier tour deux des favorites, Sally Fitzgibbons et l’ancienne championne du monde Stéphanie Gilmore. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-12 04:19:00

​Mieux comprendre l’épilepsie
Tahiti, le 11 août 2026 - Dans le cadre de leurs réunions thématiques, la Cotorep et la DSFE ont tenu une séance d’information mardi sur le thème de l’épilepsie. L’épilepsie, une maladie peu connue, surtout pour les services administratifs qui peinent encore aujourd’hui à orienter les personnes qui en souffrent vers les bons services. Comprendre la maladie, et surtout permettre aux personnes atteintes d’épilepsie d’être orientées vers le Sefi avec le statut Cotorep ou de bénéficier d’une allocation, c’était l’objet de la rencontre mardi matin entre les services de la Cotorep, la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité (DSFE), le docteur Charles Behr, neurologue spécialiste de l’épilepsie, et Nohaura Rurua, présidente de la délégation Épilepsie France en Polynésie française. L’épilepsie ne se résume pas à sa seule forme visible, et parfois impressionnante, constatée lors des crises. La réunion de mardi avait pour but de sensibiliser aux conséquences parfois invisibles qu’elle peut avoir sur la vie sociale, professionnelle et l’autonomie des personnes concernées. “Très souvent, nous avons des difficultés pour pouvoir orienter les personnes ou pour pouvoir tout simplement leur attribuer une allocation ou un statut de travailleur handicapé” , expliquait Albert Hugues, psychologue à Te Hotu. Un statut difficile à délivrer Souvent, alors que doit être traité le dossier d’une personne épileptique, la commission peine à statuer. Il est donc difficile de donner un statut à cette personne pour le travail, que ce soit en reconnaissance travailleur handicapé, ou une invalidité potentielle si c'est trop difficile pour cette personne de travailler. L’éternelle question de la bonne personne dans la bonne case d’un point de vue administratif est évidemment moins complexe pour une personne en invalidité physique que pour une personne en invalidité neurologique. “Les patients épileptiques sont très variés dans l'expression de leur maladie et le handicap réel que cause la maladie est parfois difficile à résumer aux éléments dont on tient compte dans l'attribution d'un degré de handicap” , complète le docteur Charles Behr. “ C'est-à-dire que, par exemple, si on se focalise simplement sur crise ou pas crise, ou le nombre de crises, on va sous-estimer potentiellement le handicap chez des patients qui ont des répercussions plus psychologiques ou intellectuelles ou même sociologiques, sociales, du fait de leur maladie.” L’épilepsie, très longtemps mal comprise, est aujourd’hui mieux prise en charge. Désormais, c’est aux institutions d’être formées pour accompagner au mieux les personnes qui en souffrent. “Les causes peuvent être très variées” , poursuit le docteur Behr. “Ça peut être une cause génétique avec un cerveau qui apparaît strictement normal à l'IRM. Ça peut être une cause beaucoup plus évidente avec une cicatrice sur ce cerveau qui peut être liée à tout ce que vous pouvez imaginer, un AVC, une tumeur, une infection, une souffrance néonatale, etc. Et puis après, il y a le moment où la crise arrive chez une personne épileptique. Pourquoi est-ce que la crise arrive ? Le plus souvent, il n'y a pas de raison.” “La partie émergée de l’iceberg” 1 500 personnes sont reconnues épileptiques en Polynésie française. D’autres personnes, non référencées, en seraient aussi victimes. Un problème pour ces dernières qui peinent à trouver ou conserver un emploi. “Je suis heureuse que cette réunion puisse se tenir” , conclut Nohaura Rurua, présidente de la délégation Épilepsie France en Polynésie française. “ Beaucoup de gens qui en sont atteints me disent que cela ne sert à rien de monter des dossiers Cotorep parce qu’ils sont refusés. Aujourd’hui, on travaille pour qu’il y ait une meilleure prise en compte.” “La crise, encore une fois, c'est la partie émergée de l'iceberg” , complète le docteur Charles Behr. “C'est la partie qui se voit le plus, mais ce n'est pas la partie forcément la plus handicapante. Un cerveau qui crise, c'est un cerveau qui dysfonctionne, et même en dehors des crises. D'où la complexité pour l'administration de recenser les personnes dans les bonnes cases. L'importance de faire ce travail d'information auprès des gens qui ont la charge d'évaluer les handicaps pour qu'on ne s'en limite pas à ‘Ah ben voilà, ce patient-là, depuis qu'il a un traitement, il ne fait presque plus de crise, donc c'est apte à travailler’.” “Ce n’est pas si simple” , accentue Nohaura Rurua. “On doit faire attention à ne pas faire de crise et ça rajoute du stress.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-12 03:33:00

​58 nouveaux DCP déployés en 2026
Tahiti, le 11 août 2026 - Des Tuamotu aux Australes en passant par les îles de la Société, 34 nouveaux dispositifs de concentration de poissons (DCP) ont été implantés par la Direction des ressources marines (DRM) au premier semestre 2026. D’ici la fin de l’année, 24 ancrages supplémentaires sont programmés aux Marquises, à Tahiti et aux îles Sous-le-Vent. Associée à des opérations de maintenance, cette campagne de renforcement du réseau s’inscrit dans le cadre du soutien à la pêche côtière. Le premier semestre 2026 a été “très positif” pour l’ancrage et l’entretien des dispositifs de concentration de poissons (DCP) au Fenua, annonce la Direction des ressources marines (DRM) sur sa page Facebook et son site internet. Mis à la disposition des pêcheurs côtiers, les DCP sont des “équipements indispensables” qui contribuent à soutenir l’activité en améliorant les rendements de capture d’espèces pélagiques (thons, bonites, thazards, mahi mahi, espadons), tout en sécurisant les sorties en mer. Les équipes de la DRM ont mené des missions ciblées dans plusieurs archipels, “une campagne d’envergure au service des professionnels et du développement économique de nos îles” qui est passée par l’ancrage, le renouvellement et la maintenance de nombreux DCP. ​Cap sur la Société, les Australes et les Tuamotu Au total, ce sont 34 nouveaux dispositifs qui sont venus enrichir le réseau polynésien sur la première moitié de l’année dans le cadre d’un partenariat entre la DRM, les communes concernées et les professionnels du secteur. Plusieurs zones stratégiques ont été consolidées dans les îles de la Société avec deux nouveaux DCP à Tahiti (Vairao et Hava’e), trois à Moorea (Haapiti, Tiahura, Papaū), un à Tetiaroa et un à Tupai (Haari Hoe), tandis que le DCP de Maiao a bénéficié d’une inspection et d’un entretien complet. Aux Australes, six nouveaux DCP ont été implantés à Tubuai, Raivavae, Rapa et Rimatara, tandis que les cinq dispositifs existants à Tubuai et Rurutu ont été contrôlés et entretenus pour prolonger leur durée de vie. Aux Tuamotu de l’Ouest, malgré des conditions météo difficiles, une “tournée marathon” de trois semaines a abouti au déploiement de 21 nouveaux DCP au large de 14 atolls, soit trois à Faaite, deux à Ahe, Manihi, Raraka, Apataki et Arutua, et un à Tikehau, Mataiva, Rangiroa, Takaroa, Kauehi, Katiu, Fakarava et Niau. ​Et bientôt les Marquises Un vaste programme qui doit se poursuivre au second semestre avec 24 nouveaux DCP planifiés : 16 aux Marquises, quatre à Tahiti et quatre aux îles Sous-le-Vent. Pour le Pays, il s’agit “de soutenir les communautés isolées, de garantir des conditions de travail optimales aux pêcheurs et de promouvoir une gestion durable de la ressource”. À ce jour, 108 DCP sont répartis dans les cinq archipels pour un investissement de 1,2 à 1,8 million de francs par unité (matériel et pose). Par mesure de sécurité, il est interdit de s’approcher à moins de 100 mètres d’un DCP, sous peine de sanctions. ​Localisation des DCP Rendez-vous dans l’onglet Cartes thématiques sur le site www.ressources-marines.gov.pf pour accéder à la position des DCP en Polynésie française. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-12 01:56:00

Cumul d'activités des fonctionnaires : le Cesec ne cautionne pas le projet
Tahiti, le 11 août 2026 - Un fonctionnaire pourra-t-il demain, en plus de ses 39 heures, vendre ses légumes, aller à la pêche, faire du petit bricolage ou louer un meublé de tourisme ? Le gouvernement veut largement ouvrir les possibilités de cumul d'activités dans la fonction publique. Une réforme qui a provoqué mardi une levée de boucliers au Cesec, inquiet notamment de la concurrence avec le privé et de l'absence d'étude d'impact. À l'issue de vifs débats, le projet d'avis préparé en commission a été rejeté par 29 voix contre, trois pour et cinq abstentions. Conséquence inattendue : le Cesec ne rendra finalement aucun avis. “Je ne comprends même pas comment on arrive à débattre d'un sujet comme celui-là.” Christophe Plée n'aura pas attendu longtemps pour ouvrir les hostilités mardi matin au Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec). Dans le viseur du représentant de la CPME, un projet de loi du Pays qui entend dépoussiérer une réglementation vieille de plus de trente ans et surtout sécuriser juridiquement des pratiques qui existent déjà, parfois en dehors des clous. Agriculture, pêche, enseignement, services à la personne, petit bricolage ou encore location saisonnière : le champ d’activités annexes serait largement ouvert, le plus souvent avec l'autorisation préalable de l'administration. Et c'est justement l'étendue de cette liste qui chiffonne une bonne partie du Cesec. “Les activités désormais ouvertes au cumul correspondent précisément à des marchés sur lesquels interviennent aujourd'hui de très nombreuses TPE”, s'est inquiétée Florence Drollet pour le Medef. À l'origine de la réforme, il y a pourtant une revendication bien connue. Lors des mouvements sociaux de 2024 et 2025, les syndicats de la fonction publique réclamaient une amélioration du pouvoir d'achat, avec en toile de fond le bras de fer engagé avec le gouvernement sur la revalorisation du point d'indice. Le cumul d'activités s'est alors imposé comme l'une des pistes permettant aux agents, notamment les moins rémunérés, de compléter leurs revenus. “On vient au secours du gouvernement” Mais le texte va finalement beaucoup plus loin : il ouvre cette possibilité à tous les fonctionnaires, y compris les mieux payés. “Cette ouverture me reste un peu en travers de la gorge” , a résumé Martine Nesa. Pour Lucie Tiffenat, le nœud du problème est ailleurs et le gouvernement se trompe de réponse : “La vraie problématique de ce dossier aujourd'hui, c'est d'augmenter le salaire des fonctionnaires.” Louis Provost est encore plus frontal : “On vient au secours du gouvernement qui n'est pas capable de prendre de décision pour augmenter le point d'indice des fonctionnaires, c'est tout, et donc on nous propose cette solution de facilité !” Christophe Plée, lui, revient à la concurrence avec le privé. “On est en train de dire à des gens qui ont la sécurité de l'emploi : si vous avez besoin de travailler en plus, il n'y a pas de problème, on va tout ouvrir”, claque-t-il, avant d'imaginer un jeune tentant de se lancer face à un fonctionnaire déjà installé : “Lui, la banque, elle lui a prêté parce qu'il est fonctionnaire. J'hallucine quand je vois ça. Vous n'êtes pas dans la même Polynésie que nous.” Sa conclusion est sans appel : “C'est de l'inégalité de traitement entre le secteur privé et le secteur public.” “Le beurre et l'argent du beurre” “Tu n'es pas le seul à halluciner. J'hallucine aussi” , lui répond Maeva Wane. “J'ai l'impression qu'on veut le beurre et l'argent du beurre.” Elle refuse elle aussi de voir des fonctionnaires disposant de “la garantie de l'emploi, du salaire” venir “piquer le boulot” de ceux qui arrivent sur le marché du travail. Florence Drollet réclame, elle, des chiffres. “Il me semble qu'on n'a pas mesuré les conséquences économiques de cette réforme.” Combien de demandes de cumul aujourd'hui ? Combien sont refusées ? Combien d'agents seraient concernés ? “De cela nous n'avons rien.” Le projet d'avis le reconnaît lui-même : aucune étude d'impact économique n'a été présentée, pas plus que le nombre d'agents susceptibles de bénéficier du dispositif. Même le mot “accessoire” fait bondir Patrick Galenon : agriculture, pêche ou services à la personne “font vivre des milliers de personnes”. Ancien chef du service de la pêche, il interroge : “J'étais au service des pêcheurs. Pourquoi j'irais concurrencer les pêcheurs ?” Moana Maamaatuaiahutapu rappelle de son côté qu'on ne s'improvise pas professionnel : “Je ne pense pas qu'un fonctionnaire, du jour au lendemain, puisse monter sur un thonier et faire une campagne de 13-14 jours.” Seul ou presque à apporter une nuance, Marotea Vitrac rappelle que poissons et produits agricoles sont déjà vendus en bord de route par des travailleurs du privé comme par des agents publics, sans réel encadrement. Une “concurrence déloyale” , reconnaît-il, mais qui existe déjà et qui, précisément pour cette raison, “mérite d'être appréhendée”. Un avis trop prudent pour la plénière Quelques voix tentent néanmoins de défendre le principe de la réforme. Karel Luciani, corapporteur, rappelle que la réglementation date de 1995 et que les pratiques existent déjà : “Je trouve que c'est courageux pour un gouvernement de s'atteler à ce dossier-là.” Félix Fong souligne que le cumul est déjà permis, sous conditions, dans la fonction publique d'État. Mais même lui appelle à un texte “bien encadré pour éviter des dérapages”. Marotea Vitrac assume, lui, la prudence du projet d'avis préparé en commission : “C'est une façon de botter en touche.” Faute de consensus, le document avait en effet choisi de ne se prononcer ni pour ni contre le projet. Une position qui résiste mal à la plénière : le projet d'avis est balayé par 29 voix contre, trois pour et cinq abstentions. Faute d'amendement proposant un avis défavorable, le Cesec n'enverra donc aucun avis à l'assemblée. Un moindre mal pour Christophe Plée, qui préfère encore laisser Tarahoi sans avis du Cesec plutôt que de lui transmettre un document susceptible de laisser croire que l'institution cautionne le projet. ​29 voix contre... et aucun avis Mardi, les représentants de la société civile devaient se prononcer sur le projet d'avis préparé par la commission Éducation-Emploi, conclu par la formule neutre “Tel est l'avis du Cesec”. Pour rendre formellement un avis défavorable, encore aurait-il fallu qu'un amendement en ce sens soit déposé avant la plénière. Ce qui n'a pas été fait. En rejetant le document par 29 voix contre, trois pour et cinq abstentions, le Cesec se retrouve donc sans avis à transmettre à l'assemblée. Et il est désormais trop tard pour renvoyer le texte en commission et élaborer un nouvel avis, la saisine du gouvernement arrivant à échéance mercredi. La présidente du Cesec, Maiana Bambridge, va maintenant informer le gouvernement de la situation par courrier et lui demander s'il souhaite saisir à nouveau l'institution sur le même projet de loi du Pays. Libre à lui de le faire ou non : les textes relatifs à la fonction publique ne sont pas soumis à une consultation obligatoire du Cesec. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-12 00:21:00

​Une rentrée “rythmée” à Vairao
Tahiti, le 11 août 2026 – C’est avec un tamure marathon réunissant élèves, parents et enseignants que l’école Potii de Vairao a donné le coup d’envoi de l’année scolaire, ce mardi matin. À la fois sportive et culturelle, cette entrée en matière visait à fédérer l’ensemble de la communauté éducative autrement que par de longs discours. C’est parti pour une nouvelle année scolaire ! Ce mardi matin, les établissements du premier et second degré ont rouvert leurs portes aux élèves. Du côté de l’école Potii de Vairao, à Taiarapu-Ouest, l’accueil était festif avec des ballons à l’entrée et de la musique dans la cour. Une dynamique qui ne s’est pas arrêtée là... Après une présentation du règlement intérieur et de l’emploi du temps en classe avec leurs enseignants, les 360 élèves de l’élémentaire et de la maternelle ont été réunis sous le préau – à l’exception des STP et primo-entrants de SP accueillis progressivement à partir de mercredi. Pas de longs discours, juste quelques mots de bienvenue et d’encouragement avant de donner le coup d’envoi d’un tamure marathon animé avec enthousiasme par un maître et une maîtresse, en français et en tahitien. Dédramatiser et fédérer Certains enfants, parents et enseignants avaient joué le jeu en apportant leurs pāreu, tandis que d’autres se sont laissé entrainer dans la danse, comme Jessie, venue accompagner sa fille : “C’est super, à refaire ! D’habitude, la rentrée se fait en chanson, mais là, c’est un peu plus fun pour nous comme pour nos enfants” . Une initiative soutenue par Pierre Chin Meun, inspecteur de l’Éducation nationale en charge de la circonscription pédagogique de Taiarapu et des Australes, en tournée dans les écoles : “C’est original, pourquoi pas ! C’est une façon de fédérer les parents d’élèves. On a besoin d’eux pour accompagner l’apprentissage. C’est une école où le taux d’absentéisme était assez fort, mais qui diminue progressivement. Ça se ressent au niveau des résultats d’évaluations avec une montée en performance”. Ces quelques minutes dans une ambiance à la fois culturelle et sportive, mais surtout conviviale, ont dédramatisé la rentrée et donné le ton de l’année. “On voulait vraiment proposer quelque chose de différent cette année pour encourager les parents à participer et se retrouver tous ensemble. Le message, c’est de souhaiter la bienvenue à tout le monde et de rappeler qu’à l’école, il y a les fondamentaux comme la lecture et les mathématiques, mais c’est aussi le plaisir d’apprendre et un lieu où l’on crée du lien dans un cadre sécurisant” , explique la directrice, Odile Bernadino, qui espère mobiliser les parents tout au long de l’année. Après avoir tenté les réunions de rentrée dans les quartiers, une autre stratégie est mise en œuvre : “Il n’y aura pas d’assemblée générale, on fera des réunions en effectif réduit par pallier pour permettre aux parents de s’exprimer plus facilement”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-11 20:43:00

3 kilos de drogues dans des colis : le procès du trafiquant renvoyé
Tahiti, le 10 août 2026 - 1,92 kilo d’ice et 1,04 kilo de cocaïne avaient été découverts vendredi au fret de l’aéroport de Tahiti-Faa’a dans trois colis en provenance des États-Unis. Le réceptionneur présumé, âgé de 28 ans et déjà condamné pour importation, devait comparaître ce lundi devant le tribunal de Papeete. L’audience a finalement été renvoyée au 28 septembre le temps de poursuivre les investigations. La saisie réalisée vendredi par les douanes est présentée comme l’une des plus importantes de ces dernières années. Les stupéfiants – près de deux kilos d’ice et un kilo de cocaïne – étaient dissimulés dans des colis en provenance des États-Unis, cachés dans du matériel industriel. Les douaniers avaient ciblé trois colis suspects dans les locaux de transit de l’aéroport. Ils avaient vu juste. À l’intérieur, une pompe à eau et deux compresseurs. Mais aussi, soigneusement cachés dans le matériel, de l’ice et de la cocaïne. Pour réceptionner les colis, un jeune homme avait été recruté. Il n’aura finalement pas eu le temps de repartir avec la marchandise puisqu’il a été interpellé directement à l’aéroport de Faa’a. La valeur du butin est estimée à 170 millions de francs pour la méthamphétamine et 26 millions pour la cocaïne. À 28 ans, le réceptionneur n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il s’est déjà retrouvé devant la justice pour une affaire de stupéfiants. En février 2023, il avait été condamné pour l’importation de buvards de LSD. À l’époque, dix mois d’emprisonnement avaient été prononcés, entièrement assortis d’un sursis probatoire. ​5 millions de francs promis Ce lundi 10 août, il comparaît donc à nouveau devant le tribunal correctionnel de Papeete mais demande un délai pour préparer sa défense. Le procès est donc renvoyé. Le tribunal s’attarde malgré tout sur sa personnalité. Derrière le prévenu se dessine le parcours d’un homme plutôt studieux, diplômé d’un bac scientifique et d’un cursus à l’université en métropole. Brancardier un temps, puis apiculteur, père d’un garçon et aujourd’hui séparé de sa compagne, il dit s’occuper de sa mère malade à Taha’a. La question de sa consommation de stupéfiants est également abordée. Le prévenu reconnaît consommer du paka et jusqu’à 5 grammes d’ice par semaine. Une consommation que le tribunal met en regard de sa situation personnelle : “Un prêt étudiant à rembourser et une maman malade”. Au cours de ses premières auditions, il a d’abord coopéré avec les enquêteurs, avant de choisir de garder le silence. Un changement d’attitude qui interroge le président du tribunal. En ce qui concerne son implication dans le trafic de stupéfiants, le prévenu a expliqué pendant sa détention avoir été “contacté par quelqu’un qu’il ne connaît pas”. Il affirme ne pas savoir ce qu’il devait réceptionner et raconte qu’on lui avait promis 5 millions de francs pour mener à bien la transaction. L’affaire est finalement renvoyée au 28 septembre, le temps de permettre de nouvelles investigations. En attendant, le jeune homme reste en détention jusqu’à la nouvelle audience. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-11 04:47:00

Teahupo’o a vécu une journée à couper le souffle
Tahiti, le 10 août 2026 - Le spectacle a été au rendez-vous, ce lundi, lors des onze dernières séries du deuxième tour masculin de la Tahiti Pro à Teahupo’o. De nombreux duels de haute volée ont rythmé la journée à l’image de la manche entre Kelly Slater et Gabriel Medina. L’Américain Griffin Colapinto a également créé la sensation en signant une vague parfaite. Le dernier représentant du Fenua Kauli Vaast lancera les hostilités, ce mardi matin, face au Mexicain Alan Cleland. Le show est définitivement lancé à Tahiti. Après deux journées écourtées à cause des conditions dantesques, les surfeurs du Championship Tour ont pu se mesurer à la mythique vague de Teahupo’o tout au long de la journée, ce lundi. Un menu chargé était au programme avec les onze dernières séries du deuxième tour masculin ainsi que le duel tant attendu entre Kelly Slater et Gabriel Medina. Le remake de la finale 2014 a tourné cette fois-ci à l'avantage de l’Américain. Du haut de ses 54 ans, le quintuple vainqueur de la Tahiti Pro n’a laissé aucune chance au triple champion du monde Gabriel Medina. Kelly Slater a en effet réalisé une nouvelle prestation XXL en signant deux tubes notés au-dessus de 9 points pour obtenir un total de 19.06. “On était tous les deux au bord des larmes” Le Brésilien, double vainqueur à Teahupo'o, a tenté de résister, mais échoue avec un score de 16.10. Insuffisant face au “Goat” de la discipline. “ C’était une série spéciale et très émotionnelle. On était tous les deux au bord des larmes à la fin ”, confie Kelly Slater après sa victoire au micro de la WSL. Le Californien, qui dispute peut-être sa dernière compétition au Fenua, devra se défaire du tenant du titre australien Jack Robinson, vainqueur de son compatriote Callum Robson, en huitièmes de finale. “J e peux gagner cette compétition, je dois juste battre Jack avant (rires). Toutes les prochaines séries seront des finales dans ma tête, car chaque manche pourrait être ma dernière à Tahiti. Si je gagne, peut-être que je reviendrai. ” Griffin Colapinto puissance 10 Un autre surfeur du pays de l’Oncle Sam a marqué les esprits. Opposé à l’Indonésien Rio Waida, Griffin Colapinto a pris son envol et signé “ la meilleure série de sa vie ”. Tandis que son adversaire venait de faire une bonne entrée en matière avec une vague notée à 8, l’Américain a commencé son show en obtenant le premier 10/10 de l’édition 2026 de la Tahiti Pro. L'aîné des frères Colapinto n’en est pas resté là. À une minute de la sirène, le Californien a retrouvé un nouveau tube proche de la perfection pour scorer un total de 19.60. Exceptionnel. “ C’est fou ! Tout s’est aligné dans cette série. J’ai l’impression que j’avais toujours raté le coche avec ses vagues. Je suis très, très reconnaissant ”, peine à réaliser Griffin Colapinto qui détient désormais le meilleur score de l’année sur le CT. Il affrontera le Brésilien Miguel Pupo au troisième tour. Le numéro 1 tombe d’entrée La première compétition en jaune de Leonardo Fioravanti s’est terminée prématurément. Propulsé pour la première fois de sa carrière numéro 1 mondial grâce à son sacre au Salvador et sa finale au Brésil, l’Italien a été renversé par son “ pote ”, le Marocain Ramzi Boukhiam, au terme d’une série splendide (15.67 contre 13.50). “ Leonardo est mon meilleur ami donc c’était un peu particulier. Il m’a dit qu’il était ravi pour moi. C'était une belle bataille ”, conclut avec le sourire aux lèvres Ramzi Boukhiam au micro de la WSL. Le Brésilien Italo Ferreira, qui a facilement dominé le Sud-Africain Luke Thompson (9.17 à 1.87), un peu plus tôt dans la matinée, a signé un grand coup au classement général du Championship Tour où il reprend provisoirement la tête. Un autre Brésilien, João Chianca, a brillé avec un tube noté 9.50. Malgré la réaction de l’Australien Morgan Cibilic, auteur d’un total de 15.90, le surfeur originaire de Rio de Janeiro avait déjà fait le plus dur en obtenant une autre vague à plus de 8 points. Le face-à-face entre les deux Australiens, Ethan Ewing et Joel Vaughan, a été remporté – comme lors de leur précédente confrontation – par le premier cité grâce notamment à une vague notée au-dessus des 8 unités. L’Américain Jake Marshall, un des grands outsiders de la Tahiti Pro à la suite de son triomphe à l’US Open, a été éliminé dès son entrée en lice par l’Australien Liam O’Brien (9.33 contre 7.83). Le Japonais Kanoa Igarashi, classé dans le Top 10 du CT depuis le début de la saison, a vécu une manche très compliquée face au Brésilien Alejo Muniz qui l’a emporté à la faveur d’un premier essai chiffré à 6.50. Enfin, Cole Houshmand a été impuissant contre George Pittar. Kauli Vaast dans les starting-blocks La suite de la compétition est prévue, si les conditions le permettent, ce mardi matin aux alentours de 8 heures. Le dernier représentant polynésien Kauli Vaast lancera les huitièmes de finale face au Mexicain Alan Cleland, classé au 23e rang mondial. Place ensuite à un duel 100 % hawaiien entre la wild card Seth Moniz et Barron Mamiya. Le nouveau leader du CT se frottera au Japonais Connor O’Leary tandis que Ramzi Boukhiam tentera de continuer l’aventure contre João Chianca. Sans oublier le nouvel affrontement au sommet entre Kelly Slater et Jack Robinson. Les hine patientent toujours et pourraient commencer la compétition en milieu de semaine. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-11 03:51:00

Des stars au Fenua pour nos jeunes
Tahiti le 10 août 2026 – Une vingtaine de jeunes bénéficient depuis lundi de l’expérience d’acteurs et de producteurs reconnus du Pacifique pendant une semaine dans le cadre d’ateliers d’acting organisés par l’Ican. Des membres de l’International Cultural Arts Network (Ican), tel que Cliff Curtis, Wes Leclay ou encore Branscomb Richmond sont actuellement au Fenua pour initier et surtout former une vingtaine de stagiaires, choisi parmi la centaine de candidats. Les célébrités du cinéma ont été accueillies, lundi matin à la Maison de la culture sur un ’ōrero déclamé par un agent de Te Fare Tauhiti Nui, Hitiura Mervin. Selon le président du Pays, Moetai Brotherson, à la fin de leur formation, les stagiaires ont l’opportunité d’être “transformés : vous serez quelqu’un de plus grand, de meilleur. C’est en tout cas l’objectif (...). Apprenez auprès de ces maîtres de leur art, dépassez vos propres attentes et soyez simplement la meilleure version de vous-même” . “Ne laissez pas les autres vous raconter vos histoires” Brian Keaulana a été producteur de la série “Chief Of War” et connaît très bien Jason Momoa puisque c’est son cousin. “Je l'ai amené dans l'industrie du cinéma, et il nous a fait devenir des producteurs, pas parce qu'on est lié, mais parce que j'y ai travaillé pendant 40 ans (...). Beaucoup de ce que nous faisons à la maison, c'est différent de ce que fait Hollywood.” À Hawaii, précise-t-il, il faut des autorisations pour tourner un film. “ Il faut demander aux anciens, avant. Il faut essayer de donner à la communauté plutôt que de prendre.” Lors d’un voyage à Aotearoa, ce groupe de professionnels du cinéma ont appris beaucoup de choses car, “ ils sont vraiment dirigés culturellement, dans l'industrie du cinéma” contrairement à Hawaii. De retour chez eux ils décident de mettre en place l'International Cultural Arts Network (Ican). “Nos Hawaiiens sont venus nous aider à entraîner nos gens et les élever (...). Ils travaillent partout maintenant dans Jumanji, dans Protecting Jared, dans les films Netflix.” Brian Keaulana insiste sur ce principe à l’adresse des stagiaires : “Vous devez avoir votre connaissance indigène, vos histoires. Racontez vos histoires ! Ecrivez de l'intérieur à l'extérieur. Il ne faut pas que quelqu'un de la France, raconte votre histoire. Ne laissez pas les autres raconter vos histoires.” Il leur conseille de se concentrer sur les faiblesses, “ écoutez : il ne faut plus avoir d’égo. Soyez humble (...). Nous naviguons avec les étoiles, donc observez, écoutez, retournez à l'époque de nos tupuna” . “Le vaisseau de nos talents on va le voir au travers des histoires que nous choisissons de raconter” L’acteur et producteur Maori, Cliff Curtis, qui connait aussi le Fenua, voudrait que le Pacifique soit connecté. “C'est une façon pour nous de se connecter avec la culture et de partager nos rêves, nos idées, pour raconter nos propres histoires .” Il conseille surtout “de lire, d’être ouvert, de travailler, d’être aidant et connecté, gentils et respectueux” . Pour lui tous ces conseils doivent aider les stagiaires à “développer [leur] ambition, et apprendre sur le monde” . Pour lui, le Pacifique doit “créer notre propre voie (...) . Et cela va nous donner la possibilité d'explorer qui nous sommes, de grandir et de développer nos talents. Chacun, acteurs, écrivains, directeurs, producteurs, caméraman, ou techniciens, contribue à cette histoire”. Branscomb Richmond estime, quant à lui, que “beaucoup de gens attendent” d’avoir cette opportunité. Mais “dans le cinéma en Amérique, pour la personne brune, c'est difficile. Ils mettent la peinture brune sur le popaa et c'est le popaa qui va jouer le Polynésien, l'Indien, le Chinois, etc.”. West Leclay rappelle que lorsqu’il a débuté dans le cinéma, il n’avait personne pour lui “ apprendre ce qu'il faut faire pour entrer dans le monde du cinéma. J'ai perdu beaucoup de temps à chercher dans quelle direction aller”. Et aux “élus” sélectionnés pour l’atelier d’acting, il a rappelé lundi matin qu’il y avait plus de 100 candidats. “C ’est vous qui avez été choisis, peut-être pour le talent, l'expérience (...) mais prenez au sérieux cette opportunité” . À Hawaii, si on manque une classe on est immédiatement remplacé, a-t-il souligné. “On peut vous apprendre mais si vous ne faites pas le travail pour vous-même, ça ne sert à rien.” Il a aussi rappelé que le cinéma “c'est un life style, pas un job” . Toutes les opportunités qu’il a eues c’est “grâce à la culture, grâce à la danse” et comme “ Tahiti m'a beaucoup donné et je veux aujourd’hui partager avec vous” . Puatea Ellis : “Il va falloir travailler pas mal sur soi” “Lorsqu’on m’a appris que j’avais été sélectionnée, j’ai eu un gros stress dans le ventre et puis en même temps je me dis : ‘Allez go !’ Et puis j'aime bien les challenges (...). Je pense qu’ils m’ont sélectionnée car j'ai une expérience, peut-être qu'ils ont besoin de personnes pour faire des images de stunts [cascades, NDLR] ou de doublages. Ça c'est ce qui m'intéresserait le plus. Mais après si c'est pour être devant la caméra, il va falloir travailler pas mal sur soi, surtout sur la honte, il faut assurer le français et ça va être dur parce qu'on a un sacré accent ici, en tahitien ça pourrait passer, peut-être en anglais aussi, why not, on verra (...). J'ai aucune idée de ce qui va se passer pendant la formation (...). Je suis là pour l'aventure. Et là je tremble en fait .” Maud Teraiamano : “La vie est une compétition” “J'ai vu la vidéo sur le projet Ican. Je me suis dit : ‘Pourquoi pas saisir l'occasion ?’ J'ai fait un peu de scène et je voulais découvrir un autre monde : le cinéma (...). C'est vraiment une occasion de montrer de quoi je suis capable et surtout d'apprendre avec les meilleurs. En plus ce sont des Polynésiens (...). Oui, il faut toucher à tout lorsqu’on est dans le cinéma, on ne peut pas se contenter d'une seule activité. C'est ça qui va faire qu'on apprend et qu’on progresse. Et oui la vie, c'est une compétition. Et en plus on pourra avoir une vision sur tous les métiers du cinéma et comprendre comment chacun fonctionne. Et comme on dit, il faut travailler ensemble, mais pour travailler ensemble, il faut comprendre comment les autres travaillent. De base, je suis humoriste (...). Et j'ai envie d'aller au-delà de l'humour, connaître d'autres émotions, connaître de quoi je suis capable. Je sais que je suis capable de faire rire les gens, mais est-ce que je suis capable de faire pleurer les gens? Est-ce que je suis capable de faire ressentir de la colère chez les gens ? Je veux faire ressentir aux autres d'autres sentiments, d'autres émotions que je n'ai pas l'habitude de transmettre.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-11 03:25:00

​Tech & Bio Pacifique 2026 : “C’est un accélérateur”
Moorea, le 9 août 2026 - Le Tech & Bio Pacifique 2026 a réuni pendant trois jours à Opunohu des acteurs du monde de l’agriculture venus de plusieurs États et territoires du Pacifique. Démonstrations, échanges de compétences et solutions concrètes étaient au programme pour améliorer les pratiques agricoles. Plus de mille personnes ont participé à cette première édition au Fenua. Le lycée agricole de Opunohu accueillait de jeudi à samedi le Tech & Bio Pacifique 2026. Pendant trois jours, des agriculteurs, techniciens et représentants d’organismes agricoles de plusieurs États et territoires du Pacifique ont présenté des techniques de production, d’élevage, de transformation et de valorisation des matières organiques. L’événement a été organisé par la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL) pour le compte la Fédération des Chambres d’agriculture et de la pêche du Pacifique (FED-CAPP). Créée en 2025 par la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna, cette fédération vise notamment à faciliter les échanges de compétences entre les trois territoires. Avec un enjeu clair : “Pour nous, territoires du Pacifique, c'est de faire en sorte de mettre en œuvre des solutions qui soient pratiques, techniques et réplicables sur les exploitations agricoles”, explique Jean-Christophe Niautou, président de la Chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie et co-président de la FED-CAPP. “Des démonstrations concrètes” En plus des conférences, les visiteurs ont pu assister à des démonstrations sur le désherbage mécanique, l’élevage, le maraîchage, la lutte biologique contre les mouches des fruits, l’utilisation du compost ou encore l’agro-transformation. “On n'est pas dans un symposium, dans une grande réunion où des experts internationaux se réunissent et parlent pendant plusieurs jours et chacun rentre chez soi. Non, là on est sur le terrain, sur l'exploitation, on fait des démonstrations concrètes”, assure Jean-Christophe. La coopération entre territoires était l’un des principaux intérêts du rendez-vous. La Polynésie peut notamment partager son expérience dans l’agro-transformation. La Nouvelle-Calédonie dispose de compétences dans certaines techniques d’élevage et de maraîchage. Wallis-et-Futuna apporte également ses propres pratiques. “Cette coopération permet d’éviter de refaire les mêmes expérimentations dans chaque territoire. Si chacun veut à chaque fois réinventer la roue dans son pays et refaire les mêmes essais, on perd du temps. Donc là, c'est un accélérateur”, insiste le président de la Chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie. Les démonstrations ont été assurées notamment par des agents du Lycée agricole de Opunohu, de la Direction de l’agriculture (DAG), de la CAPL, de la Chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie et de la CCIMA de Wallis-et-Futuna. La Communauté du Pacifique (CPS), POETCOM , spécialisé dans l’agriculture biologique dans le Pacifique, le SPG Bio Fetia, Valorga, en Nouvelle-Calédonie, et Technival, en Polynésie, étaient également présents. Le Tech & Bio ne concerne pas uniquement l’agriculture biologique. Pour Bertrand Chareyron, de la Chambre d’agriculture de la Drôme, le salon présente des techniques qui peuvent être utilisées par différents types d’exploitations. “L'objectif de ce salon, c'est de montrer qu'il existe plusieurs techniques alternatives à l'utilisation des produits phytosanitaires, pour développer des techniques innovantes, plus respectueuses de l'environnement et surtout qui permettent de mieux rémunérer l'agriculteur. L’agro-transformation occupait une place importante dans cette édition. Transformer les produits agricoles localement permet de créer davantage de valeur pour les producteurs”, explique Bertrand Chareyron. Autonomie alimentaire Derrière les techniques présentées à Opunohu, l’enjeu de l’autonomie alimentaire était également présent. Pour Jean-Christophe Niautou, les territoires insulaires doivent augmenter leur production locale. “Quand on a un taux de couverture alimentaire de 20 à 30 %, et même moins encore à Wallis-et-Futuna, je pense qu'on n'a pas le choix. Les crises répétées internationales que nous vivons nous montrent que, de toute façon, tôt ou tard, on n'aura pas le choix. Il faut qu'on revienne à des systèmes qui nous permettent de produire localement, et de manger locale”, estime-t-il. “On préfère parler de sécurité alimentaire. Au cas où ton pays est fermé, parce qu'on est insulaire, il faut qu'on ait au moins une alimentation suffisante pour assurer la sécurité alimentaire de la population. C'est ça, notre objectif.” Jean-Christophe Niautou plaide pour que tous les systèmes agricoles visent cet objectif : “Quand vous avez un territoire comme la Polynésie ou la Calédonie où on ne produit que 20 à 30 % de ce qu’on consomme, il faut toutes les agricultures. Il ne faut pas les opposer. Il faut augmenter la production quel que soit le système de production.” Les organisateurs dressent un bilan positif de ce salon, avec plus de 1.000 personnes ayant participé aux trois journées, dont de nombreux agriculteurs polynésiens venus des îles. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-10 03:01:00

L’AS Vénus perd très gros d’entrée en Ligue des champions
Tahiti, le 9 août 2026 - L’AS Vénus s’est inclinée sur le fil, ce dimanche, face aux Calédoniens de Tiga sport (0-1) pour ses retrouvailles avec la Ligue des champions de l’OFC. Cette défaite est un énorme coup dur pour les hommes de Vateanui Tehau qui sont quasiment condamnés de remporter leurs deux prochains matchs pour espérer se qualifier dans le dernier carré de la compétition aux Fidji. " Dominer, ce n’est pas gagner. ” Malgré leurs nombreuses occasions, les joueurs de l’AS Vénus n’ont pas su briser le verrou de Tiga sport. Pire encore, les coéquipiers du capitaine Roonui Tehauont ont même craqué dans les derniers instants de la rencontre, sous la chaleur du stade Churchill Park aux Fidji, en concédant l’unique but de la partie signé Jean-Yves Saiko qui a marqué de la tête grâce à la suite d’un centre millimétré (88e). “ On a eu plein de situations, eux ils mettent leur seule action au fond... Nous n’avons pas été efficaces devant le but, c’est comme ça, c’est ça le football. On doit travailler sur cet aspect-là pour les prochains matchs ”, conclut le tacticien polynésien au micro de l’OFC juste après le coup de sifflet final. Son homologue de Tiga sport, Léonardo Lopez, tout comme Shene Welepane, élu homme du match, ont salué la performance des Tahitiens : “ On est heureux et fiers de notre match. C’était un gros combat face à cette équipe de Vénus qui a proposé un bon jeu et du rythme. Je leur souhaite le meilleur pour la suite de la compétition.” L’AS Vénus condamnée à l’exploit Ce résultat est presque déjà rédhibitoire pour nos ‘aito dans la course au dernier carré de la Ligue des champions. Avant le début de la compétition, Vateanui Tehau expliquait qu’il “ fallait gagner deux matchs pour finir dans les deux premiers du groupe et se qualifier en demi-finales ”. La défaite contre la formation calédonienne signifie donc qu’il faudra à tout prix obtenir un bon résultat contre l’ogre néo-zélandais d’Auckland lors du dernier match de la phase de groupes. Avant cela, le club de Mahina devra s’imposer, ce mercredi (17h) face à Central Coast, représentant des Îles Salomon, s’il souhaite garder un espoir de rejoindre à nouveau la finale comme lors de leur dernière apparition en Ligue des champions. Dans l’autre poule, l’équipe hôte fidjienne du Rewa FC a été dominée devant son public par la formation du Vanuatu, le Galaxy FC (1-4). Le Lae city FC (Papouasie-Nouvelle-Guinée) s’est imposé sur le même score contre Tupapa Maraerenga (Îles Cook). Classement Poule A 1er Tiga sport (3 points) 2e Auckland (0 point) 3e Central Coast (0 point). 4e AS Vénus (0 point) Poule B 1er Lae city FC (3 points) 2e Galaxy FC (3 points) 3e Rewa FC (0 point) 4e Tupapa Maraerenga (0 point) Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-10 02:59:00

Jeux du Pacifique 2027 - La parole aux acteurs
Tahiti, le 9 août 2026 - Le Comité olympique de Polynésie française (COPF) a reçu samedi au Pearl Beach Resort de Arue 46 athlètes représentant les différentes fédérations impliquées dans les Jeux du Pacifique 2027. La réunion s’articulait autour d’échanges et de débats entre les athlètes qui seront les principaux acteurs du grandiose spectacle sportif qui va marquer la vie du Fenua du 24 juillet au 7 août 2027. Les Jeux du Pacifique 2027 ont particulièrement été d’actualité la semaine dernière avec la visite des sites et, vendredi, l’assemblée générale du Pacific Games Council (PGC), cette actualité se poursuivant samedi au Pearl Beach Resort de Arue avec une réunion réservée aux athlètes tahitiens qui seront en action aux Jeux du Pacifique 2027. L’objet de la réunion était clair : Athlète JP 2027, votre parole compte. Éric Zorgnotti, directeur technique du COPF nous a confirmé sa volonté d’impliquer toujours plus les athlètes : “J’ai déjà fait une réunion au mois de juin avec les cadres techniques et les élus sur le sujet de l’environnement sain et performant ; et aujourd’hui j’ai souhaité la présence d’une partie des athlètes pour que, déjà, ils apprennent à se connaître entre disciplines différentes et ensuite pour qu’ils travaillent sur certaines thématiques. C’est une première dans le but d’impliquer les athlètes dans la préparation des Jeux au-delà de l’aspect uniquement sportif. Et puis je voulais aussi les rassurer en leur disant que les Jeux auront bien lieu à Tahiti en 2027 et qu’ils ne doutent pas par rapport aux commentaires négatifs qu’ils peuvent entendre.” Réussir ensemble Au programme, des échanges et débats portant sur l’esprit d’équipe, la performance et la mise en place d’un environnement sain et performant. Des définitions sur le sujet ont déjà été établies ; mais il a été proposé aux athlètes samedi de suggérer leur propre définition au travers de dix commandements. Tous ont travaillé en groupe avec application. Jade Popov, représentante du judo, a souligné l’intérêt de la réunion : “Je trouve que cette rencontre est très instructive car, pour ma part, j’ai appris plein de choses sur le fonctionnement du COPF qu’on ne voit pas vraiment sur le terrain. Mais après l’intervention d’Éric Zorgnotti, je sais que le COPF travaille beaucoup pour que les athlètes bénéficient des meilleures conditions de préparation. Et puis nous impliquer dans des sujets de discussion c’est valorisant et motivant pour les athlètes.” Naël Roux, représentant de la natation, confirme : “Cette réunion est intéressante car elle nous met un peu plus en phase avec les Jeux du Pacifique en plaçant les athlètes au cœur de discussions.” Réussir ensemble, c’est bien le leitmotiv du COPF pour que Tahiti gagne les Jeux du Pacifique en 2027 ce qui serait une grande première. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-10 02:27:00

“Combien de Jeux ont-ils organisé”, le PGC riposte face au Tavini et Vanuatu
Tahiti, le 9 août 2026 - Les délégations des 24 pays participants aux prochains Jeux du Pacifique et des membres du Pacific Games Council ont, tout au long de la semaine à Tahiti, pu observer l’avancée des différents chantiers à moins d’un an du début de la compétition. Le président du PGC, Vidhya Lakhan, et du COPF, Louis Provost, ont assuré que tout serait prêt dans les temps et ont également répondu aux critiques du Tavini ainsi que du représentant du Vanuatu. La semaine “ bien remplie ” du Pacific Games Council (PGC) s’est terminée dans la fête, ce week-end, lors d’un concert sur le motu de l’InterContinental où l’hymne des prochains jeux du Pacifique a été dévoilé à moins d’un an du début de la compétition (24 juillet au 7 août 2027). Visites sur les sites, repérage des lieux d’hébergement et des problématiques liées aux transports... le déplacement des délégations des 22 pays membres ainsi que de l’Australie et la Nouvelle-Zélande n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Si le président du PGC, Vidhya Lakhan, est “ satisfait de la situation ” et salue des “ échanges enrichissants qui s’achèvent sur une très bonne note ”, quelques critiques ont émaillé la visite des instances à Tahiti. “Tout ce qui est combat politique, ce n'est pas notre problème” La première : le coup de gueule du représentant du Vanuatu qui s’est dit “ choqué ” lors de la réunion sur le site des prochaines épreuves de natation qui se dérouleront à Mama’o, objet de beaucoup de remous ces derniers mois. Puis ce fut au tour du Tavini de monter au créneau en dénonçant, dans un communiqué particulièrement virulent, une “ préparation de l’échec ” en accusant le gouvernement de “ se noyer dans son incompétence ”. La réponse du conseil s’est transformée en une série de questions : “ Quelle est leur expérience ? Combien de Jeux ont-ils organisé ? Quelles sont leurs idées ? C’est facile de critiquer depuis l'extérieur. Toutes les compétitions que nous avons organisées ont été un succès. Nous livrerons les installations à temps et nous aurons les Jeux à Tahiti !” La piscine “ devrait arriver au début de l’année 2027 ”, précise la présidente du Comité d'organisation des Jeux (COJ) du Pacifique, Noëlline Parker. Le président du Comité olympique de la Polynésie française (COPF), Louis Provost, à l’origine du dossier de candidature pour les Jeux 2027, a également remis les pendules à l’heure. “ J'ai proposé un dossier à la discrétion des membres du PGA [Pacific Games Associations] avec des structures sur lesquelles nous nous sommes penchés pour les réaliser. Si c'est devenu un cauchemar, ce n'est pas de notre fait, mais au départ on n'a pas vendu du rêve pour obtenir la candidature ! Tout ce qui était dans ce dossier était consistant avec un budget (...) On ne va pas s’arrêter à une installation [la piscine] qui fait couler d'encre, et de salive de la part des spécialistes de Facebook. Tout ce qui est combat politique, ce n'est pas notre problème. Cela m’agace, parce qu’en fait ceux qui parlent sont assis au bord de l'eau et tirent un peu sur la cigarette. Nous on est dans la réalité, on sait ce qu'on veut et ce qu'on va avoir ! ” Une porte de sortie trouvée pour le squash ? Le dirigeant est ensuite revenu sur la situation de la Fédération tahitienne de squash qui risque de se retrouver dos au mur à la suite de l’annonce de la fermeture des courts de l’AS Phénix, d’ici la fin du mois, alors que la nouvelle salle à Pirae ne sera pas opérationnelle avant le début de l’année prochaine : “ Vous connaissez le président de l'AS Phénix [Alain Siu, NDLR], lui, c'est moi et après les autres. On lui avait peut-être promis des subventions pour construire ses terrains de tennis. Sauf que ça ne peut pas se réaliser tout simplement parce que les permis de construire déposés n'étaient pas valables. Il a fallu qu'ils les refassent, mais on ne peut pas attendre et puis vous connaissez son caractère donc il est resté enfermé dans sa coquille.On lui a demandé de faire preuve de patriotisme, car c'est la seule salle de squash qu'il y a sur le territoire en attendant la réalisation du bâtiment à Pirae. La frustration a fait qu'il a donné trois mois au squash pour sortir, mais c’est trop court et forcément ils se retrouvent à la rue. Je pense qu'on a peut-être trouvé une solution pour qu’ils puissent tout de même continuer à s'entraîner .” Le cas de l’athlétisme, où les délégations se sont rendues à Hitia’a afin d'observer le projet de la future piste, a aussi été mis sur la table. Quelques interrogations subsistent encore sur l’entraînement des athlètes, surtout en lancer, pendant la compétition. Il y a quelques jours sur l’antenne de Polynésie la 1ère, l’entraîneur d’athlétisme Karl De Brath prévenait que le Fenua “ ne peut pas espérer de médailles : faut pas rêver ”, à cause de conditions loin d’être “ optimales ”. “ C'est vrai que certaines Fédérations ont effectivement cette difficulté par rapport aux terrains d'entraînement. Il faut savoir que pour les lancers, il y a une aire qui est prévue par la fédération d'athlétisme. Les structures sont donc présente s”, répond le président du COPF. Appel à “l’unité” et au “soutien de la nation” Les questions logistiques ont également été abordées avec notamment celle des transports et des solutions mises en place pour le déplacement des athlètes face aux nombreux bouchons. “ On est capables d'avoir des motards de la gendarmerie pour accompagner le bus de l'équipe de France, je pense qu'en Polynésie, on peut aussi avoir les moyens mis par les dispositions de l'État pour dégager la route et que les gens puissent arriver à temps. Mais il y a d'autres solutions ”, confie Louis Provost tandis que Noëlline Parker est consciente du “ challenge ” et rappelle l'existence d’un département consacré aux transports. La présidente du COJ et le dirigeant du PGC ont ensuite appelé à “l ’unité ” et au “ rassemblement” autour des Jeux du Pacifique : “Il nous faut le soutien de toute la nation ”, insiste Vidhya Lakhan tandis que des événements sont prévus pour faire monter l’engouement et fédérer toute la population polynésienne autour de cet événement. Les chefs de missions se réuniront, en mars 2027, pour faire le point à quelques mois du début de la compétition. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-09 23:23:00

“Combien de Jeux ont-ils organisés”, le PGC riposte face au Tavini et Vanuatu
Tahiti, le 9 août 2026 - Les délégations des 24 pays participants aux prochains Jeux du Pacifique et des membres du Pacific Games Council ont, tout au long de la semaine à Tahiti, pu observer l’avancée des différents chantiers à moins d’un an du début de la compétition. Le président du PGC, Vidhya Lakhan, et du COPF, Louis Provost, ont assuré que tout serait prêt dans les temps et ont également répondu aux critiques du Tavini ainsi que du représentant du Vanuatu. La semaine “ bien remplie ” du Pacific Games Council (PGC) s’est terminée dans la fête, ce week-end, lors d’un concert sur le motu de l’InterContinental où l’hymne des prochains jeux du Pacifique a été dévoilé à moins d’un an du début de la compétition (24 juillet au 7 août 2027). Visites sur les sites, repérage des lieux d’hébergement et des problématiques liées aux transports... le déplacement des délégations des 22 pays membres ainsi que de l’Australie et la Nouvelle-Zélande n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Si le président du PGC, Vidhya Lakhan, est “ satisfait de la situation ” et salue des “ échanges enrichissants qui s’achèvent sur une très bonne note ”, quelques critiques ont émaillé la visite des instances à Tahiti. “Tout ce qui est combat politique, ce n'est pas notre problème” La première : le coup de gueule du représentant du Vanuatu qui s’est dit “ choqué ” lors de la réunion sur le site des prochaines épreuves de natation qui se dérouleront à Mama’o, objet de beaucoup de remous ces derniers mois. Puis ce fut au tour du Tavini de monter au créneau en dénonçant, dans un communiqué particulièrement virulent, une “ préparation de l’échec ” en accusant le gouvernement de “ se noyer dans son incompétence ”. La réponse du conseil s’est transformée en une série de questions : “ Quelle est leur expérience ? Combien de Jeux ont-ils organisé ? Quelles sont leurs idées ? C’est facile de critiquer depuis l'extérieur. Toutes les compétitions que nous avons organisées ont été un succès. Nous livrerons les installations à temps et nous aurons les Jeux à Tahiti !” La piscine “ devrait arriver au début de l’année 2027 ”, précise la présidente du Comité d'organisation des Jeux (COJ) du Pacifique, Noëlline Parker. Le président du Comité olympique de la Polynésie française (COPF), Louis Provost, à l’origine du dossier de candidature pour les Jeux 2027, a également remis les pendules à l’heure. “ J'ai proposé un dossier à la discrétion des membres du PGA [Pacific Games Associations] avec des structures sur lesquelles nous nous sommes penchés pour les réaliser. Si c'est devenu un cauchemar, ce n'est pas de notre fait, mais au départ on n'a pas vendu du rêve pour obtenir la candidature ! Tout ce qui était dans ce dossier était consistant avec un budget (...) On ne va pas s’arrêter à une installation [la piscine] qui fait couler d'encre, et de salive de la part des spécialistes de Facebook. Tout ce qui est combat politique, ce n'est pas notre problème. Cela m’agace, parce qu’en fait ceux qui parlent sont assis au bord de l'eau et tirent un peu sur la cigarette. Nous on est dans la réalité, on sait ce qu'on veut et ce qu'on va avoir ! ” Une porte de sortie trouvée pour le squash ? Le dirigeant est ensuite revenu sur la situation de la Fédération tahitienne de squash qui risque de se retrouver dos au mur à la suite de l’annonce de la fermeture des courts de l’AS Phénix, d’ici la fin du mois, alors que la nouvelle salle à Pirae ne sera pas opérationnelle avant le début de l’année prochaine : “ Vous connaissez le président de l'AS Phénix [Alain Siu, NDLR], lui, c'est moi et après les autres. On lui avait peut-être promis des subventions pour construire ses terrains de tennis. Sauf que ça ne peut pas se réaliser tout simplement parce que les permis de construire déposés n'étaient pas valables. Il a fallu qu'ils les refassent, mais on ne peut pas attendre et puis vous connaissez son caractère donc il est resté enfermé dans sa coquille.On lui a demandé de faire preuve de patriotisme, car c'est la seule salle de squash qu'il y a sur le territoire en attendant la réalisation du bâtiment à Pirae. La frustration a fait qu'il a donné trois mois au squash pour sortir, mais c’est trop court et forcément ils se retrouvent à la rue. Je pense qu'on a peut-être trouvé une solution pour qu’ils puissent tout de même continuer à s'entraîner .” Le cas de l’athlétisme, où les délégations se sont rendues à Hitia’a afin d'observer le projet de la future piste, a aussi été mis sur la table. Quelques interrogations subsistent encore sur l’entraînement des athlètes, surtout en lancer, pendant la compétition. Il y a quelques jours sur l’antenne de Polynésie la 1ère, l’entraîneur d’athlétisme Karl De Brath prévenait que le Fenua “ ne peut pas espérer de médailles : faut pas rêver ”, à cause de conditions loin d’être “ optimales ”. “ C'est vrai que certaines Fédérations ont effectivement cette difficulté par rapport aux terrains d'entraînement. Il faut savoir que pour les lancers, il y a une aire qui est prévue par la fédération d'athlétisme. Les structures sont donc présente s”, répond le président du COPF. Appel à “l’unité” et au “soutien de la nation” Les questions logistiques ont également été abordées avec notamment celle des transports et des solutions mises en place pour le déplacement des athlètes face aux nombreux bouchons. “ On est capables d'avoir des motards de la gendarmerie pour accompagner le bus de l'équipe de France, je pense qu'en Polynésie, on peut aussi avoir les moyens mis par les dispositions de l'État pour dégager la route et que les gens puissent arriver à temps. Mais il y a d'autres solutions ”, confie Louis Provost tandis que Noëlline Parker est consciente du “ challenge ” et rappelle l'existence d’un département consacré aux transports. La présidente du COJ et le dirigeant du PGC ont ensuite appelé à “l ’unité ” et au “ rassemblement” autour des Jeux du Pacifique : “Il nous faut le soutien de toute la nation ”, insiste Vidhya Lakhan tandis que des événements sont prévus pour faire monter l’engouement et fédérer toute la population polynésienne autour de cet événement. Les chefs de missions se réuniront, en mars 2027, pour faire le point à quelques mois du début de la compétition. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-09 23:23:00

Le Français Marco Mignot prend la porte d’entrée à Teahupo’o
Tahiti, le 9 août 2026 - La deuxième journée de la Tahiti Pro a encore été écourtée, ce dimanche, à cause des conditions météos à Teahupo’o où seulement trois nouvelles séries du deuxième tour masculin se sont déroulées. Le Français Marco Mignot a été éliminé dès son entrée en lice par le Hawaïen Barron Mamiya. Le duel entre Kelly Slater et Gabriel Medina est repoussé tandis que le tableau féminin n’a toujours pas débuté. Comme prévu, la houle a pris de l’ampleur durant la nuit, générant des vagues de plus de trois mètres à Teahupo’o. Si le mara'amu a été plus faible que prévu, ce dimanche matin, il a finalement basculé après les trois premières séries et a forcé les organisateurs à placer l’épreuve de nouveau en attente, dans l’espoir de conditions plus propres avant de définitivement stopper les hostilités pour la journée. La première série de la journée a tout de même offert un beau spectacle. Le Hawaïen Seth Moniz, bourreau d’Eimeo Czermak la veille, a renversé le Brésilien Yago Dora et s’est qualifié pour les huitièmes de finale : “ C'était vraiment difficile. Quand les vagues sont aussi grosses et dangereuses, l'esprit de compétition s'estompe un peu. On reste compétitifs, mais c'est surtout une question de survie et de trouver la bonne vague. On est encore au début de la compétition, je vais rester concentré et m'attaquer à la prochaine bête. Sur ce Tour, tout le monde peut gagner un titre mondial et en a le potentiel, alors c'est le jeu ”, a confié Seth Moniz au micro de la WSL qui affrontera son compatriote Barron Hamiwa au prochain tour. Un double champion du monde en moins Le Hawaïen a quant à lui pris le dessus sur le Français Marco Mignot. Après deux vagues consécutives en début d'échange, dont une sortie d'un puissant tube notée 7,17, Barron Hamiwa a eu du mal à trouver une deuxième vague. Se battant avec acharnement pour trouver la moindre opportunité, il a finalement décroché un score d’1,90 dans un tube rapide en fin de match pour s’imposer. Lors de la troisième et dernière série de la journée, le Japonais Connor O'Leary a éliminé le double champion du monde Filipe Toledo (Brésil) dans un match au score extrêmement bas, où les deux surfeurs ont peiné à trouver des vagues convenables. O'Leary a réussi à obtenir un score suffisant sur les vagues plus faciles orientées au sud pour se qualifier pour le troisième tour. Il y affrontera le vainqueur de la prochaine série, la sixième, qui opposera le champion du monde 2019, Italo Ferreira (Brésil), a un “rookie” du Championship Tour 2026, le Sud-Africain Luke Thompson. Le prochain point sur la situation aura lieu demain matin à 7h pour un éventuel début des 11 séries restantes du deuxième tour masculin où le duel tant attendu entre Kelly Slater et Gabriel Medina pourrait donc avoir lieu. Les résultats du jour Seth Moniz (15.97) bat Yago Dora (14.33). Barron Mamiya (9.07) bat Marco Mignot (7.84). Connor O'Leary (4.06) bat Filipe Toledo (1.63). Valentin Fleury avec communiqué Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-09 22:52:00

“On ne va pas tuer un Polynésien pour prendre son poste”
Tahiti, le 9 août 2026 – Le commissaire paritaire et syndicaliste de l’Unsa a ouvert son cœur sur le départ imminent, pour la métropole, de certains stagiaires reçus aux concours de l’Éducation nationale. Depuis plusieurs années le syndicat accompagne les jeunes stagiaires dans leur parcours professionnel. Leur crédo : “être l’allié au quotidien” . “Notre crédo c’est d’être l’allié au quotidien”, assure le syndicaliste de l’Unsa et commissaire de l’Éducation nationale Martial Chang. Depuis plus dix ans, le syndicat aide les jeunes enseignants à franchir les différents “jalons importants” de leur parcours professionnel, notamment en termes de “ positionnement pour le mouvement du personnel, au niveau national, et sur les mises à disposition en Polynésie ” . Et pour les affectations des Polynésiens au Fenua, certaines matières sont très demandées. “On va se retrouver entre nous et c'est normal” Les mathématiques, l’anglais, l’espagnol, l’électrotechnique ou encore l’éco-gestion sont des disciplines “ en tension”, localement, lorsqu’elles ne sont pas déjà “saturées”, constate-t-il. En cause : des filières très demandées pour lesquelles le niveau de réussite des élèves enseignants est important. Et “ cela amène une diminution drastique des postes à pourvoir ”, avec une évolution très prévisible, à terme : “ On va se retrouver entre nous et c'est normal .” Martial Chang rappelle que de plus en plus de Polynésiens doivent partir en France hexagonale pour l’année de stage bouclant leur cycle de formation, et “de plus en plus se retrouvent affectés en France car il n'y a plus de postes ici” . Il constate aussi que, dans ces conditions, certains jeunes renoncent même à finaliser leur cursus. “Depuis 4 ou 5 ans on a des refus de concours, et des abandons (...). Un lauréat a refusé le concours car il n’y avait aucun poste en Polynésie”, note le syndicaliste Martial Chang en évoquant d’autres lauréats qui, après avoir été affecté en métropole, se mettent en disponibilité pour rester au Fenua. Mais, observe-t-il aussi, la saturation locale des filières n’est pas toujours la cause du problème. En électronique, par exemple, “ on n'a que des expats alors qu’il y a quatre postes (...). Alors il faut arrêter de dire, qu’il y a trop de popaa. Non il faut faire un choix éclairé et passer ces concours-là !” Il suggère même que l’Institut national supérieur du professorat et de l’Éducation (l'INSPÉ), dont l’antenne locale est basée à Punaauia, fasse connaître les disciplines qui “n’attirent pas” les Polynésiens pour diminuer la venue de Métropolitains. Il regrette que “notre population confonde le fait qu'on réussisse le concours et qu'on ait un poste, sauf qu'on ne va pas tuer un Polynésien pour prendre son poste donc ceux qui arrivent doivent attendre qu'une place se libère” . Quant à la fermeture des formations dont les postes sont saturés le syndicaliste dit être “partagé” et explique que c’est un concours national et qu’il peut être passé dans n’importe quelle académie. “L'État met les moyens pour que ces formations se maintiennent. Il faut juste que nos jeunes aient conscience qu'on passe un concours national. S'il y a de la place en Polynésie, tant mieux. S'il n'y en a pas, il faut prendre son mal en patience .” Cela étant, Martial Tchang relève aussi que “l’ institution n'est pas toujours bienveillante. Elle est même aveugle parfois car elle suit des directives de gestion qui doivent être impartiales” . Ainsi, lorsque l’institution “abandonne un enseignant, ce dernier va se retrouver seul, va se désengager, se retrouver démuni par rapport à l'administration” . C’est alors que le syndicat prend le relai en les conseillant. Il regrette aussi que “l’apparence soit importante alors que pour nous ce n'est pas l'essentiel. Si on est en accord avec ce qui nous est demandé par l'institution pour la partie pédagogique, on fait bien son boulot, on n'a rien à se reprocher”. Pour lui, la pédagogie par projet a “ses bons et ses mauvais côtés” . Pour certains professeurs cela leur permet de “raviver un peu l’envie d'enseigner” . Un contractuel mieux payé qu’un titulaire Martial Chang évoque en outre la réforme qui permet aux élèves de niveau Bac+3 de passer le concours externe du Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (Capes) normalement réservé au Bac+5 : “ Nous avons beaucoup de réussite au concours du Capes Bac+3”. Mais cette “orientation” du ministère de l'Éducation nationale visant à doper les recrutements, “car au national, le métier d'enseignant n'attire pas”, a une conséquence : “ un enseignant entrant dans le métier, gagne moins qu'un contractuel”. Au Fenua le salaire est indexé, bien que ce principe demeure, mais en métropole cela se traduit par un revenu mensuel de 238 500 francs pour un contractuel alors qu’un titulaire en première année émarge, lui, à 222 500 francs. Pour lui, cela pose la question de la vision à terme du secteur de l’Éducation : investir dans “une formation de qualité des jeunes stagiaires” sur lesquels “on peut compter pendant 43 ans” ou miser “ sur des contractuels qui seront jetables au bout de 5 ans, pour éviter de les cédéiser” ? Contrairement à la métropole la Polynésie a, en effet, “ la possibilité d'avoir un vivier important de Polynésiens qui veulent passer ces concours. On a les compétences, on a l'envie, malheureusement il faut que les places se libèrent. Et pour que les places se libèrent, soit on en crée, ce qui n'est pas possible dans tous les secteurs, soit on a des collègues qui partent à la retraite” . “Tous les ans, il y a plus d'une centaine de demande de CIMM” “Tous les ans, il y a plus d'une centaine de demande de CIMM [Centre des intérêts matériels et moraux, NDLR]. Nos stagiaires feront leur demande d'ici deux mois. Ils sont Polynésiens, ils ont le droit de rester en Polynésie (...). Certains vont même jusqu'au tribunal administratif parce qu'on ne les reconnaît pas. Nous avons des cas flagrants où les CIMM sont bien précis. Et d'autres où il y a absence de biens matériaux et moraux et qui ont quand même le CIMM. Nous avons alerté l’État et le Pays sur cet état de fait : certains obtiennent le CIMM sans avoir aucune attache au pays, juste par la scolarisation de leurs enfants (...). Et on est dans l'optique où le Pays ne veut pas se retrouver avec une injonction de donner un poste à un CIMM qui n'est pas Polynésien et qui n'a aucune attache avec la Polynésie. Quand on a nos Polynésiens qui présentent leurs dossiers de reconnaissance CIMM et qui ne sont pas validés du premier coup, on se pose des questions. Là aussi nous accompagnons les stagiaires à bien faire leurs dossiers (...) et donner tous les principaux éléments, scolarité, généalogie et s'ils ont des terres ou s'ils sont propriétaires (...). La convention État-Pays, qui doit être remaniée suite à la charte de l'Éducation va en tenir compte, puisque derrière on ne veut pas se retrouver avec des CIMM qui ne sont pas Polynésiens, et qui occupent des postes de Polynésiens (...). Cela dit, aucun syndicat n'intervient dans l'attribution des CIMM, dans quelque commission que ce soit .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-09 21:03:00

Congés maladies des agents municipaux : la Cosac réclame une réforme
Tahiti, le 9 août 2026 - La réforme qui réduit à 90 % le maintien du traitement pendant les premiers mois d’un congé maladie ordinaire continue de susciter des critiques. En Polynésie française, la Confédération syndicale des agents communaux (Cosac) ne demande plus l’annulation d’un texte impossible à remettre en cause, mais veut obtenir une adaptation du dispositif. Dans son viseur : la situation des agents victimes d’affections graves, notamment les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Depuis le 1 er mars 2025, les fonctionnaires communaux placés en congé de maladie ordinaire ne perçoivent plus l’intégralité de leur traitement pendant les trois premiers mois, mais 90 % de leur revenu indiciaire. Cette évolution découle de l’article 189 de la loi de finances pour 2025, qui modifie les règles applicables aux agents publics. Le dispositif prévoit cependant une exception lorsqu’un état de santé résulte d’une maladie contractée ou d’un accident survenu dans l’exercice ou à l’occasion des fonctions, l’agent conserve l’intégralité de son traitement jusqu’à sa reprise ou sa retraite. Les accidents de service et maladies professionnelles restent donc protégés à 100 %. C’est cette différence de traitement que dénonce la Cosac. “On a vu sur un an les impacts de cette réforme”, déclare Ramona Avaeoru Wong Kai, vice-présidente de la Cosac. Pour le syndicat, certaines pathologies lourdes peuvent entraîner une longue période de récupération sans pour autant entrer dans les catégories ouvrant droit au maintien intégral de la rémunération. L’exemple mis en avant est celui des accidents vasculaires cérébraux (AVC). La Cosac estime qu’un agent victime d’un tel problème de santé peut avoir besoin de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois, avant de retrouver pleinement ses capacités. Pourtant, sauf reconnaissance d’une imputabilité au service, son arrêt relève du régime de la maladie ordinaire et entraîne une perte de rémunération. C'est précisément cette période initiale que vise la Cosac. Dans les faits, un agent victime d'un AVC est d'abord placé en congé de maladie ordinaire, et ce n'est qu'après reconnaissance par le comité médical qu'il peut basculer en congé de longue maladie (CLM), au régime plus protecteur. Entre les deux, l'agent reste soumis aux 90 % du traitement, parfois pendant plusieurs semaines. "C'est sur cette période transitoire que l'on souhaite obtenir un alignement sur le régime des accidents de travail" , explique Ramona Avaeoru Wong Kai, qui plaide pour un maintien à 100 % dès le départ pour ce type d'affection grave et soudaine, le temps que la reconnaissance en CLM soit statuée. La Cosac cite un second cas de figure obéissant à la même mécanique : les arrêts d'origine psychologique liés à un harcèlement, quelle qu'en soit la forme. Là aussi, l'agent est d'abord placé en congé de maladie ordinaire à 90 %, et ce n'est qu'après saisine du conseil médical du CGF, reconnaissance en longue maladie et validation, que l'arrêt est rémunéré à 100 %. "C'est la même injustice que pour les AVC : la gravité de la situation est réelle dès le départ, mais l'agent subit la baisse de traitement pendant tout le temps que dure la procédure de reconnaissance" , souligne Ramona Avaeoru Wong Kai. “Nous ne cotisons pas à la sécurité sociale mais bien à la CPS” Au-delà des affections graves et soudaines, la Cosac pointe un autre effet pervers de la réforme : son impact disproportionné sur les agents des catégories C et D. "Une baisse de 10 % du traitement n'a pas le même poids selon le niveau de rémunération" , expose Ramona Avaeoru Wong Kai. Pour les agents des catégories les moins rémunérées, cette perte de revenu peut suffire à dissuader un arrêt de travail pourtant justifié médicalement, et pousser certains à venir travailler malades plutôt que de se soigner. Un phénomène de “présentéisme” que la Cosac juge contre-productif au regard même de l'objectif affiché de la réforme, qui visait à limiter les arrêts maladie de courte durée en incitant à une reprise rapide du travail. D'un côté, la syndicaliste estime “qu'il y a du plus et du moins”. Du plus parce que cette disposition est susceptible de “faire baisser le nombre d'arrêts maladies” , notamment ceux de complaisance ; mais elle trouve cette loi majoritairement injuste : “un agent victime d’un problème de santé grave, qui n’est pas lié à son travail, se retrouve moins bien protégé qu’un agent victime d’un accident professionnel” , constate-t-elle. Avant l’entrée en vigueur du texte, le gouvernement de la Polynésie française avait rendu un avis défavorable sur le projet de décret. Dans son avis n° 2355 CM du 18 décembre 2024, signé par le président Moetai Brotherson, le conseil des ministres estimait notamment que la baisse de rémunération, aggravée par le gel du point d'indice et la suppression de la GIPA, créait une inégalité de traitement avec le secteur privé, pouvait encourager le “présentéisme” et la propagation des maladies, et compliquerait la gestion des remplacements dans un contexte où les personnels se sentent déjà fragilisés par d'autres réformes récentes, comme l'extinction programmée de l'ITR. Cet avis n'a pourtant pas été suivi. Dans un courrier adressé le 2 avril 2025 au ministre des Outre-mer Manuel Valls, la sénatrice de la Polynésie française Lana Tetuanui a alerté sur "la brutalité" de l'application du texte, réalisée selon elle sans dialogue avec les instances locales, dont les organisations syndicales. Elle y relève que ni l'avis défavorable du Pays, ni celui du Conseil supérieur de la fonction publique des communes de la Polynésie française, n'ont été retenus. La Cosac et les instances représentatives de la fonction publique communale avaient également alerté sur les conséquences de cette réforme pour les agents. "Nous ne cotisons pas à la sécurité sociale mais bien à la CPS, et cela concerne toutes les catégories : A, B, C comme D" , rappelle Ramona Avaeoru Wong Kai qui soutient une réforme de l'article 189 de la loi de finances. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-09 20:55:00

Kauli Vaast et Kelly Slater se qualifient dans des conditions dantesques
Tahiti, le 8 août 2026 - La première journée de la Tahiti Pro s’est déroulée dans des conditions particulièrement difficiles, ce samedi, sur la célèbre vague de Teahupo’o. Sous une pluie ininterrompue, le froid et un vent agité, Kauli Vaast ou encore Kelly Slater ont réussi à se qualifier pour le prochain tour tandis que Eimeo Zcermak a été éliminé sur le fil par Seth Moniz. Les surfeuses à l’image de Vahine Fierro, Tya Zebrowski et Kelia Gallina devront encore patienter avant de pouvoir débuter la compétition. “ Je n’ai jamais vu ça en 15 ans ! ” Face au déluge, au froid et au redoutable souffle polynésien... Les surfeurs, les reporters et les spectateurs présents sur la mythique vague de Teahupo’o ont vécu une journée qu’ils n’oublieront peut-être pas de sitôt. Pour preuve, seulement six séries du tableau masculin ont été effectuées et les surfeuses sont restées à quai sur décision de l’organisation. Le lancement de la Tahiti Pro 2026 a pourtant été donné, ce samedi matin, dès 8 heures, avec les deux premières séries de cette édition remportées par le Marocain Ramzi Boukhiam et le Sud-Africain Luke Thompson respectivement face à Oscar Berry (Australie) ainsi que Matthew McGillivray (Afrique du Sud). Mais c’est surtout l’entrée en lice de notre ‘aito Eimeo Czermak qui a définitivement lancé les hostilités. Le natif de Raiatea, qualifié pour la première fois sur une étape du Championship Tour grâce à sa victoire lors des derniers Trials à Teahupo’o, a enfin eu l’occasion de montrer tout son talent devant les yeux du monde entier. Une défaite cruelle Loin d’être frigorifié par les conditions météo et l’enjeu, le Polynésien a parfaitement commencé sa série en signant la première vague au-dessus de 7 points de la journée. Une performance suffisante pour faire la course en tête durant une grande partie de son duel face à Seth Moniz. Cependant, le Hawaïen, qui participe pour la sixième fois à la Tahiti Pro où il avait notamment atteint les demi-finales en 2019 (défaite face au vainqueur Owen Wright), est expérimenté... Et cela s’est avéré. À quelques minutes de la sirène, Seth Moniz a surgi de nulle part afin de reprendre les rênes de la manche grâce à une vague surfée avec plein de sang froid et récompensée de 8 unités. Malgré la réponse d’Eimeo Zcermak dans la foulée, son deuxième score de 7,17 points est synonyme d’élimination (14.50 contre 14.17). Un scénario cruel pour sa grande première. Mais notre représentant du Fenua repart tout de même la tête haute et reviendra à coup sûr prendre sa revanche, ici même, très bientôt. Kauli Vaast : “Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu aussi froid. Le champion olympique a remporté la “ belle ” contre Crosby Colapinto. Battu par l’Américain l’an passé à Teahupo’o, Kauli Vaast avait déjà pris sa revanche lors de la dernière étape du CT à Rio et à maintenant l’avantage face au Californien. Comme le surfeur de Vairao l’avait prédit, il fallait être prêt à performer “ peu importe le nombre de vagues ”. Cela tombe bien, il n’en aura fallu que deux au Tahitien pour se qualifier en huitièmes de finale. Après un début de manche statique pendant de longues minutes, le “rookie” a ouvert son compteur avec un score de 5,50 unités avant de réveiller la foule grâce à une tentative tout en maîtrise jugée à 8 points. Crosby Colapinto, auteur d’une vague chiffrée à 6,83 unités, devait obtenir un deuxième essai similaire lors de sa dernière tentative. Mais c’était sans compter sur la présence dans son sillage de Kauli Vaast : " Il y avait des vagues à la fin, mais j’avais la priorité et j’ai essayé de le gêner ", explique-il quelques minutes après sa qualification. “ Au final, ça passe. C’est allé en ma faveur et j’ai eu mes deux vagues. Les conditions n’étaient vraiment pas faciles, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu aussi froid. Je vais rentrer au chaud devant netflix parce que là ça caille trop ”, conclut avec le sourire le Polynésien qui est toujours ravi de surfer “ à la maison ” devant son public. Il a également adressé un petit message à Eimeo Czermak : “ On aurait bien aimé aller le plus loin possible avec tous les Tahitiens jusqu’en finale. C’était son premier CT et il avait bien mérité sa victoire sur les Trials. Ce n’est que le début et je pense qu’il va gagner (un jour) cette compétition ”. Kauli Vaast connaît d’ores et déjà son prochain adversaire au troisième tour. Il s'agit d’Alan Cleland. Le Mexicain, classé à la 23e place mondiale, s’est imposé contre la tête de série numéro 6 en la personne du Brésilien Samuel Pupo, qui n’a pas réussi à scorer une deuxième vague lors de sa manche. Le huitième de finale entre les deux hommes sera inédit car Kauli Vaast et Alan Cleland ne se sont encore jamais affrontés sur le Championship Tour. Kelly Slater en taille patron Si certains en doutaient encore, le “King” est toujours de la partie. À 54 ans, la légende Kelly Slater, sacrée 11 fois champion du monde et vainqueur de cinq titres à Teahupo’o, a été le patron de cette journée inaugurale. Opposé au Haïween Eli Hanneman, qui faisait son baptême du feu dans la mâchoire de Hava'e, l’Américain a survolé sa série en réalisant la meilleure performance avec une vague notée à 9 points grâce à un tube en “backhand’ sans les mains sur le rail. Il a ainsi signé un excellent total de 16,23 points, un score quasi identique à la moyenne de 16,20 unités qu'il a su maintenir au cours de ses vingt participations à Tahiti. « C'est un peu comme faire du vélo, mais on oublie à quel point c’est impressionnant à Teahupo’o », a déclaré Kelly Slater au micro de la WSL. « Il faut savoir se remettre en selle ici. Je ne dirais pas que j'ai commencé doucement, mais je suis clairement monté en puissance. Chaque vague était un peu plus grosse et meilleure que la précédente. Je n'ai rien à prouver ici, mais quand on enfile le lycra et qu'on part au large, il faut avoir le sentiment d'avoir quelque chose à prouver, surtout dans des vagues pareilles. J'ai aussi abordé la session en essayant d'être détendu et vraiment dans l'instant présent." " Quand on n'évolue pas en permanence dans l'univers de la compétition, ce n'est pas facile de garder cet état d'esprit. J'ai eu l'impression de me reconcentrer pleinement durant cette série », conclut Kelly Slater qui a fait le déplacement en Polynésie avec sa famille, dont sa dernière petite fille : “ J'ai vécu beaucoup de moments forts ici au fil des ans, mais je pense que gagner avec mes enfants présents serait le summum. c'est juste génial de les avoir avec moi dans un endroit qui a tant compté pour moi au fil des années ”. Le plus dur reste à venir pour le quinquagénaire qui affrontera le triple champion du monde et double vainqueur de l’épreuve, Gabriel Mediana, au deuxième tour. Le Brésilien avait d’ailleurs battu le Floridien lors de la finale en 2014 pour s’adjuger son premier titre à Teahupo’o. Si les conditions le permettent, le duel ainsi que l’ensemble des séries du deuxième tour masculin devraient se dérouler à partir de demain matin. Il faudra encore patienter pour voir Vahine Fierro, Kelia Gallina et Tya Zebrowski entrer en action puisque le tableau féminin ne débutera pas avant lundi au plus tôt. Les résultats Premier tour Ramzi Boukhiam (8.17) bat Oscar Berry (3.93). Luke Thompson (5.50) bat Matthew McGillivray (0.77). Seth Moniz (14.50) bat Eimeo Czermak (14.17). Kelly Slater (16.23) bat Eli Hanneman (4.53). Deuxième tour Kauli Vaast (13.50) bat Crosby Colapinto (10.16). Alan Cleland (6.00) bat Samuel Pupo (5.00). Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-09 06:11:00

À la Maison de la culture, chacun cherche son cours
Tahiti, le 8 août 2026 – À deux jours de la rentrée scolaire, il était aussi question samedi de choisir ses activités pour l'année. Te Fare Tauhiti Nui ouvrait ses portes au public pour faire découvrir les cours proposés tout au long de l'année. Du théâtre au pilates en passant par les arts plastiques ou les langues, il y en avait pour tous les goûts. Avec, pour cette rentrée, le retour très attendu du ‘ori tahiti à la Maison de la culture et, dès l'ouverture, un intérêt déjà marqué pour les cours de reo tahiti. À peine arrivée, Rutia, 27 ans, prend la direction du stand de reo tahiti. « Je suis venue que pour ça. » Elle suit déjà des cours depuis deux ans mais veut désormais se perfectionner. « Je comprends, mais j'ai du mal à répondre. » Pour son amie Pahoa, 30 ans, la difficulté vient aussi du manque de pratique : "On n'a pas l'opportunité de pratiquer chez nous. Donc, ça fait qu'on ne progresse pas vraiment au niveau de la communication". Pour Pahoa, l'enjeu dépasse aussi le simple loisir. Elle prépare le concours de professeur des écoles, qui comporte une épreuve de tahitien. Une raison supplémentaire de renouer avec une langue qu'elle estime indispensable à son futur métier : "Il est important quand même pour nous [...] de parler le tahitien". Dès les premières minutes de la matinée, le stand consacré au reo tahiti était d'ailleurs l'un des plus sollicités. Un peu plus loin, Leslie et sa fille Thaïs, 5 ans, sont au contraire venues sans programme précis. Elles connaissaient surtout la médiathèque et les ateliers ponctuels pour enfants. "On ne savait pas qu'il y avait tous ces ateliers proposés au cours de la semaine", reconnaît la maman, séduite notamment par une démonstration de ‘ori tahiti. Une discipline qui fait son retour cette année à la Maison de la culture, avec Tainatea, enseignante de l'école Manohiva. "C'était magnifique" , sourit Leslie, qui avait déjà prévu d'inscrire sa fille à la danse... mais n'avait pas pensé à la Maison de la culture. Yoga, pilates, aquarelle, théâtre, anglais, ‘ukulele, échecs... il restait ensuite à faire son choix. Avec un argument supplémentaire : des tarifs fixés à 12 000 francs le semestre pour les moins de 10 ans, 16 000 pour les 11-15 ans et 21 000 au-delà. C'est d'ailleurs ce qui a attiré Camille, 25 ans, venue se renseigner notamment sur le pilates. Après avoir comparé les prix à Tahiti, elle est catégorique : « Pour des cours à ce prix-là, tu ne trouves pas... » Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-08 22:11:00

​Outerknown Tahiti Pro – Les surfeurs entrent dans la danse
Tahiti, le 7 août 2026 – Retour en images sur la cérémonie d’ouverture de la Tahiti Pro, qui s’est tenue ce vendredi après-midi à Teahupo’o. Le premier call en vu du lancement de la compétition est prévu demain, samedi, à 7 heures. Cinq surfeurs polynésiens sont en lice : Kauli Vaast, Vahine Fierro et Tya Zebrowski, déjà engagés sur le circuit mondial, rejoints par Eimeo Czermak et Kelia Gallina, vainqueurs des Trials. Fa’aitoito ! C’est un art dont seul Teahupo’o a le secret : ce vendredi après-midi, la pluie s’est interrompue pour laisser place à la cérémonie d’ouverture de la Outerknown Tahiti Pro en présence de la ministre des Sports, Vanina Pommier, des élus de Taiarapu-Ouest, des représentants de la World Surf League (WSL) et de la Fédération tahitienne de surf (FTS), mais aussi des surfeurs, couronnés par le comité du tourisme, et de la population. Les percussions des Tamari’i Vairao ont résonné depuis la pointe Fare Mahora, entre les montagnes du Fenua ‘Aihere et la tour des juges, face à la puissante mâchoire de la passe Hava’e qui promet, cette année encore, d’être à la hauteur avec une houle en approche. Mais avant de rivaliser sur les vagues, c’est en rythme que les surfeurs sont entrés dans la danse, fidèles à la tradition ! Le ‘ori Tahiti était décidément à l’honneur : accompagnée de ses dauphines, Miss Tahiti 2026, Leia Diard, a improvisé un ‘aparima qui restera dans les annales de l’événement. Les remerciements et les encouragements ont ponctué les discours, notamment à l’égard des cinq Polynésiens en lice : Kauli Vaast, Vahine Fierro et Tya Zebrowski, déjà engagés sur le circuit mondial, et Eimeo Czermak et Kelia Gallina, vainqueurs des Trials début juillet. Cette édition est marquée par le retour du grand champion de l’étape, l’Américain Kelly Slater, titulaire d’une wild card. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-08 03:41:00

Saisie record de près de 3 kg de drogues
Tahiti, le 7 août 2026 – 1,92 kilo de méthamphétamine et 1,04 kilo de cocaïne : les douanes ont réalisé une saisie record dans trois colis expédiés des États-Unis et dissimulés dans du matériel industriel. Selon le parquet, il s'agit de "la plus importante saisie de produits stupéfiants réalisée dans le fret aérien" . Interpellé alors qu'il venait récupérer les colis, leur destinataire, âgé de 28 ans et déjà connu de la justice, a été placé en détention provisoire. Il sera jugé lundi 10 août en comparution immédiate. Près de trois kilos de stupéfiants dans trois colis. Vendredi 31 juillet, les agents des douanes ont ciblé un envoi en provenance des États-Unis avant de procéder à son contrôle. À l'intérieur du matériel industriel qui composait la cargaison, ils ont découvert 1,92 kilo de méthamphétamine et 1,04 kilo de cocaïne. Des quantités qui constituent un double record. Dans un communiqué publié vendredi, la procureure de la République, Solène Belaouar, précise qu'il s'agit de "la plus importante saisie de produits stupéfiants réalisée dans le fret aérien", mais également de "la plus importante saisie de cocaïne destinée exclusivement au marché polynésien" jamais opérée par les services douaniers. L'enquête s'est poursuivie jusqu'au lundi 3 août, avec l'interpellation du destinataire des colis alors qu'il venait récupérer la marchandise. Âgé de 28 ans et déjà connu de la justice pour des infractions à la législation sur les stupéfiants, il a été remis, sur instruction du parquet, aux gendarmes de la section de recherches de Papeete, chargés de poursuivre les investigations. Déféré vendredi, le suspect doit être jugé lundi 10 août en comparution immédiate pour "importation et complicité d'acquisition de stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs et usage illicite de stupéfiants" , le tout en état de récidive légale. Dans l'attente de son procès, il a été placé en détention provisoire. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 22:20:00

​Trois jours en mode “Tautira Life”
Tahiti, le 7 août 2026 – Artisanat, agriculture, pêche, tourisme et bonnes affaires, la première édition de l’événement Tautira Life se tient ce week-end dans les jardins de la mairie. Des dizaines d’exposants sont réunis pour “animer Tautira” en marge d’un programme d’activités sportives et culturelles, dont les prestations des groupes de chant et de danse du district primés au Heiva i Tahiti. Tandis que la Saga s’apprête à lever l’ancre au terme de cinq semaines de vacances solidaires, un autre événement a ouvert ses portes ce vendredi dans les jardins de la mairie de Tautira, métamorphosés pour l’occasion. Plusieurs dizaines d’exposants du secteur sont réunis entre créations artisanales, plantes, produits locaux, buvettes et bonnes affaires qui tombent à pic avant la rentrée. Véhicules, bateaux et outillages, quelques grandes enseignes se joignent à l’initiative dans une démarche de proximité. Un espace “salon du tourisme” regroupe également plusieurs hébergeurs et prestataires d’activités implantés à Tautira. “L’idée est partie de l’envie de faire profiter la population de Tautira de la danse et du hīmene, car nombreux sont ceux qui n’ont pas pu voir nos deux troupes au Heiva i Tahiti. Puis on s’est dit que ce serait l’occasion de proposer tout un week-end d’animations gratuites et de ventes pour bien préparer la rentrée. On veut animer le village !” , confie le maire délégué, Arnold Toheira. ​Stands et animations En complément de la partie exposition, plusieurs activités sportives et prestations culturelles sont prévues en commençant par une soirée projection, ce vendredi. Ce samedi, place aux sports traditionnels, à un concours de pêche et à une initiation de va’a et de bras de fer, suivis de la soirée Heiva dès 18 heures ; une scène et des tribunes ont été implantées spécialement pour l’occasion avec le soutien du Pays, côté mer. Le dernier jour, rendez-vous est donné dès 5 heures pour le traditionnel “café du dimanche” , suivi d’une séance de tai chi, des prestations de deux écoles de danse et d’une bringue populaire. Quelques surprises sont aussi de la partie, comme la visite de plusieurs mascottes pour le plus grand bonheur des enfants – probablement une première au bout de l’île. “C'est une bonne opportunité, ça fait bouger Tautira” , se réjouit l’un des exposants. Même enthousiasme du côté des visiteurs, venus nombreux pour l’ouverture, comme Eva et ses enfants : “Ça change ! On va profiter des animations. Ça fait plaisir et ça permet de revoir des connaissances”. Si cette première édition est concluante, l’initiative pourrait être reconduite plusieurs fois par an. D’autres animations se profilent jusqu’à la fin de l’année pour les matahiapo, Halloween et la parade de Noël. ​Plus d’infos Programme et infos sur la page Facebook : Tautira section commune Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 20:42:00

Tahiti 2027 : le Tavini charge Brotherson
Tahiti, le 7 août 2026 – "La préparation de l'échec" . Au lendemain d'une visite des sites des Jeux du Pacifique qui a fait apparaître de sérieuses inquiétudes, notamment à Mama’o, le Tavini passe à l'offensive. Dans un communiqué au vitriol publié jeudi soir, le parti accuse Moetai Brotherson d' "impréparation manifeste" et conteste surtout son argument selon lequel certains chantiers resteraient suspendus à l'adoption du troisième collectif budgétaire. Quelques heures seulement après l a visite des infrastructures destinées à accueillir Tahiti 2027 par le Pacific Games Council (PGC) et les représentants des délégations océaniennes, le Tavini Huiratira a dégainé un communiqué particulièrement virulent contre le gouvernement. Le parti s'appuie notamment sur les inquiétudes apparues à Mama’o, où doivent être installés les deux bassins destinés aux épreuves de natation. Jeudi, plusieurs représentants océaniens avaient ouvertement exprimé leurs doutes sur le projet et son calendrier, tandis que le représentant du Vanuatu avait dénoncé l'abandon du centre aquatique initialement présenté dans le dossier de candidature polynésien. Pour le Tavini, ces inquiétudes traduiraient "l'absence d'avancée concrète dans la préparation des Jeux". Le parti affirme également que le président du PGC, Vidhya Lakhan, aurait fait part de sa déception lors de sa rencontre avec l’exécutif et y voit désormais "la crainte d'une non tenue des Jeux, pour cause d'impréparation manifeste de l'actuel gouvernement". Mais c'est surtout sur la question budgétaire que le Tavini attaque Moetai Brotherson. Selon le communiqué, le président du Pays aurait expliqué à la délégation que certains chantiers étaient encore en attente de financements, inscrits dans le troisième collectif budgétaire qui doit prochainement être transmis à l'assemblée. Géros renvoie la balle à Brotherson Une présentation que son ancien parti conteste frontalement. Lorsqu'il a reçu à son tour la délégation du PGC à Tarahoi, Antony Géros a assuré que "les financements des infrastructures avaient déjà été votés par l'APF" et que ceux prévus dans le collectif n°3 "n'empêchaient en rien l'actuel gouvernement de mener les travaux". Le sujet est d'autant plus sensible que les Jeux figurent précisément parmi les principaux arbitrages du collectif actuellement préparé par le gouvernement. Jeudi, au lendemain de la réunion organisée par Moetai Brotherson, Teave Chaumette-Boudouani expliquait que l'exécutif entendait désormais aller "à l'essentiel" , en privilégiant les équipements indispensables plutôt que certains aménagements annexes. Le Tavini, qui avait refusé de participer à cette concertation, rejette donc par avance l'idée que le sort des infrastructures de Tahiti 2027 puisse dépendre de ce nouveau texte. Et ne ménage pas Moetai Brotherson : "Le monde sportif assiste au naufrage en direct de ce qui doit être une réussite polynésienne" , écrit-il, accusant encore le gouvernement de "se noyer dans son incompétence". Une manière aussi de prévenir le président du Pays avant l'arrivée du collectif à Tarahoi : si les Jeux prennent du retard, le Tavini n'entend manifestement pas en porter la responsabilité. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 18:45:00

Au cœur de la Saga (5/5) – Heivini Le Gléau : “Tellement à dire et à montrer”
Tahiti, le 7 août 2026 – Cette année, la Saga jette l’ancre à Tautira du 5 juillet au 9 août. Pendant ces cinq semaines de vacances tournées vers la navigation pour 720 enfants de Tahiti et des îles, nous vous embarquons aux côtés de quelques-unes des nombreuses personnes qui contribuent à la réussite de cette initiative solidaire. Aujourd’hui, rencontre avec Heivini Le Gléau, à la fois l’œil et la plume de la Saga, qui relaie sur les réseaux sociaux le quotidien des enfants et des encadrants sur terre, en mer et vu du ciel. Immortaliser la Saga, c’est la mission de Heivini Le Gléau depuis un peu plus de trois ans. Chaque année, pendant plusieurs mois, le jeune homme de 34 ans devient le community manager de l’événement, gérant à la fois les photos et vidéos sur site, puis le montage et l’édition, et enfin les publications sur Facebook et Instagram. C’est d’ailleurs au retour d’une matinée sur l’eau qu’il a répondu à nos questions sur la base nautique du parc Teafa de Tautira. S’il a déjà accompagné la Saga à Huahine, Bora Bora, Papeari et Tautira, Heivini Le Gléau est avant tout originaire de Taravao. Après une licence à l’Isepp, il a suivi un master en communication à l’université catholique de l’Ouest, à Angers. Après avoir travaillé dans plusieurs entreprises et enseigné au Fenua, il a créé, avec sa compagne, sa propre entreprise, Kotaha. Aussi à l’aise sur terre que sous l’eau avec son caisson ou dans les airs en tant que télépilote de drone, il est sollicité à la fois par la Fédération tahitienne de surf et pour des mariages. Embarquement en 2023 à Huahine C’est par un heureux hasard qu’il a rejoint l’aventure de la Saga. “Avant, j’étais un peu comme tout le monde. On voit passer quelques infos à la télé et on aperçoit les voiles au loin pendant les vacances, mais on ne sait pas tout ce qui s’y passe vraiment” , se souvient Heivini Le Gléau. “C’est grâce à un ami, John Teipoarii, qui travaille chez Matarai et qui se chargeait des vidéos ‘highlight’. La dernière semaine, il n’était pas disponible et il m’a proposé de prendre le relais. J’ai fait une semaine à la Saga Huahine. C’est là que tout a démarré : au lieu d’une courte vidéo, j’ai fait un petit documentaire de 17 minutes avec beaucoup d’interviews. À la fin, Tina et Doudou m’ont demandé si je pouvais continuer l’aventure et je suis toujours là aujourd’hui !” Le jeune homme confie avoir “pris une claque” en réalisant l’ampleur du dispositif de la Saga. Au-delà des images, il s’est donc donné pour mission de partager le quotidien des enfants, mais aussi de toutes les personnes qui s’occupent d’eux. “À Bora Bora, j’ai découvert la Saga en profondeur : qui sont ces jeunes, d’où viennent-ils, quelle est leur histoire, qui les accompagnent, qu’est-ce que ça représente pour eux ? Ils sont là pour s’amuser, mais apprendre à les connaître, c’est apprendre à connaître la Saga” , remarque-t-il. Son objectif est clair : “Montrer la joie que la Saga procure à ces enfants et les liens qui se créent. Il y a quand même un gros staff derrière... Mis à part les moniteurs qui font un travail remarquable, il y a les animateurs, la direction du centre de vacances et de l’école de voile de Arue : tous ces gens qui travaillent dans l’ombre pendant des mois pour offrir à 720 enfants une semaine de bonheur. Ce ne sont pas des blagues : ça se voit sur leur visage qu’ils sont heureux et plus ouverts. Il y a tellement de choses à dire et à montrer !” Immortaliser la Saga Entre la vie en communauté à terre et les groupes bien distincts en mer, les jours et les semaines se suivent et ne se ressemblent pas à la Saga. Le programme s’adapte aux conditions météorologiques, avec quelques incontournables pour le chargé de communication de l’équipe. “Généralement, le lundi, je fais les photos des douze groupes et des photos d’ambiance. Les enfants sont un peu timides au début, moins à la fin de la semaine” , confie-t-il. Après avoir testé l’option de la discrétion, il opte désormais pour le contact direct qui n’efface pas les sourires, bien au contraire : “Ils n’ont pas le droit aux téléphones sur le site, donc les seuls souvenirs qu’ils ont, ce sont mes photos et vidéos.” Il garde aussi en mémoire sa première grande conversation avec Henri Cornette de Saint-Cyr, dit Doudou, le fondateur de la Saga, qui s’était livré sur ses motivations face aux traumatismes vécus par certains enfants. “Que ce soit à Tahiti ou dans les îles, on se rend compte que tous les enfants n’ont pas la même chance dans la vie. Beaucoup d’entre eux ne sont pas là pour rien... Il y a beaucoup à faire pour tous ces enfants et la Saga y contribue” , confie avec émotion Heivini Le Gléau, lui-même papa de deux enfants. Embarqué dans la Saga, le jeune homme est d’autant plus déterminé à faire avancer le navire. Une mission qui passe aussi par un réseau de partenaires publics et privés, de généreux donateurs qu’ils ne faut pas oublier. “La Saga vit grâce à ces partenariats. Ils sont une centaine, donc pour qu’ils puissent avoir des retours concrets, j’ai mis en place un dossier de sponsoring selon le niveau de parrainage” , explique le community manager, conscient que ses textes, photos et vidéos peuvent aussi toucher de futurs bienfaiteurs : “J’encourage la population et les entreprises à s’informer sur le vrai fond de la Saga. Des dossiers sont prêts et il ne faut pas hésiter à devenir parrain ou partenaire. Pareil lors des ventes de tee-shirts et les collectes de goûters, vous pouvez contribuer directement, y compris en donnant quelques heures de votre temps en devenant bénévole. Ensemble, on peut faire de grandes choses : chaque geste, petit ou grand, apporte du bonheur à des enfants.” Des souvenirs mémorables Heivini Le Gléau a des milliers de souvenirs en mémoire. Cette année, à Tautira, il a notamment été touché par l’histoire de Kelly, jeune fille sourde et muette, interviewée avec le soutien de son accompagnatrice pour la traduction. “Je me suis rendu compte que c’était une pipelette ! Ce qui était encore plus incroyable, c’est que les enfants de son groupe, comme son amie Leia, ont appris la langue des signes. L’inclusion s’est faite dans le sens inverse, et c’était... waouh ! C’est cette magie de la Saga que je cherche à partager” , confie-t-il. Autre temps fort en 2024, à Bora Bora, où la Saga a laissé son empreinte dans le lagon grâce à une prise de vue aérienne mémorable. “Le beach capitain m’a dit qu’il avait envie de faire une photo incroyable. J’ai suivi direct : il voulait écrire ‘I love Saga’. Il a managé toutes les équipes sur l’eau et c’était prêt en moins d’une heure. J’ai posté la photo le soir-même et ça a été un grand succès. On l’a même imprimée pour Doudou pour son départ à la retraite. Ça m’a marqué, avec tous les enfants d’un coup !” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 15:09:00

Heivini Le Gléau : “Tellement à dire et à montrer”
Tahiti, le 7 août 2026 – Cette année, la Saga jette l’ancre à Tautira du 5 juillet au 9 août. Pendant ces cinq semaines de vacances tournées vers la navigation pour 720 enfants de Tahiti et des îles, nous vous embarquons aux côtés de quelques-unes des nombreuses personnes qui contribuent à la réussite de cette initiative solidaire. Aujourd’hui, rencontre avec Heivini Le Gléau, à la fois l’œil et la plume de la Saga, qui relaie sur les réseaux sociaux le quotidien des enfants et des encadrants sur terre, en mer et vu du ciel. Immortaliser la Saga, c’est la mission de Heivini Le Gléau depuis un peu plus de trois ans. Chaque année, pendant plusieurs mois, le jeune homme de 34 ans devient le community manager de l’événement, gérant à la fois les photos et vidéos sur site, puis le montage et l’édition, et enfin les publications sur Facebook et Instagram. C’est d’ailleurs au retour d’une matinée sur l’eau qu’il a répondu à nos questions sur la base nautique du parc Teafa de Tautira. S’il a déjà accompagné la Saga à Huahine, Bora Bora, Papeari et Tautira, Heivini Le Gléau est avant tout originaire de Taravao. Après une licence à l’Isepp, il a suivi un master en communication à l’université catholique de l’Ouest, à Angers. Après avoir travaillé dans plusieurs entreprises et enseigné au Fenua, il a créé, avec sa compagne, sa propre entreprise, Kotaha. Aussi à l’aise sur terre que sous l’eau avec son caisson ou dans les airs en tant que télépilote de drone, il est sollicité à la fois par la Fédération tahitienne de surf et pour des mariages. Embarquement en 2023 à Huahine C’est par un heureux hasard qu’il a rejoint l’aventure de la Saga. “Avant, j’étais un peu comme tout le monde. On voit passer quelques infos à la télé et on aperçoit les voiles au loin pendant les vacances, mais on ne sait pas tout ce qui s’y passe vraiment” , se souvient Heivini Le Gléau. “C’est grâce à un ami, John Teipoarii, qui travaille chez Matarai et qui se chargeait des vidéos ‘highlight’. La dernière semaine, il n’était pas disponible et il m’a proposé de prendre le relais. J’ai fait une semaine à la Saga Huahine. C’est là que tout a démarré : au lieu d’une courte vidéo, j’ai fait un petit documentaire de 17 minutes avec beaucoup d’interviews. À la fin, Tina et Doudou m’ont demandé si je pouvais continuer l’aventure et je suis toujours là aujourd’hui !” Le jeune homme confie avoir “pris une claque” en réalisant l’ampleur du dispositif de la Saga. Au-delà des images, il s’est donc donné pour mission de partager le quotidien des enfants, mais aussi de toutes les personnes qui s’occupent d’eux. “À Bora Bora, j’ai découvert la Saga en profondeur : qui sont ces jeunes, d’où viennent-ils, quelle est leur histoire, qui les accompagnent, qu’est-ce que ça représente pour eux ? Ils sont là pour s’amuser, mais apprendre à les connaître, c’est apprendre à connaître la Saga” , remarque-t-il. Son objectif est clair : “Montrer la joie que la Saga procure à ces enfants et les liens qui se créent. Il y a quand même un gros staff derrière... Mis à part les moniteurs qui font un travail remarquable, il y a les animateurs, la direction du centre de vacances et de l’école de voile de Arue : tous ces gens qui travaillent dans l’ombre pendant des mois pour offrir à 720 enfants une semaine de bonheur. Ce ne sont pas des blagues : ça se voit sur leur visage qu’ils sont heureux et plus ouverts. Il y a tellement de choses à dire et à montrer !” Immortaliser la Saga Entre la vie en communauté à terre et les groupes bien distincts en mer, les jours et les semaines se suivent et ne se ressemblent pas à la Saga. Le programme s’adapte aux conditions météorologiques, avec quelques incontournables pour le chargé de communication de l’équipe. “Généralement, le lundi, je fais les photos des douze groupes et des photos d’ambiance. Les enfants sont un peu timides au début, moins à la fin de la semaine” , confie-t-il. Après avoir testé l’option de la discrétion, il opte désormais pour le contact direct qui n’efface pas les sourires, bien au contraire : “Ils n’ont pas le droit aux téléphones sur le site, donc les seuls souvenirs qu’ils ont, ce sont mes photos et vidéos.” Il garde aussi en mémoire sa première grande conversation avec Henri Cornette de Saint-Cyr, dit Doudou, le fondateur de la Saga, qui s’était livré sur ses motivations face aux traumatismes vécus par certains enfants. “Que ce soit à Tahiti ou dans les îles, on se rend compte que tous les enfants n’ont pas la même chance dans la vie. Beaucoup d’entre eux ne sont pas là pour rien... Il y a beaucoup à faire pour tous ces enfants et la Saga y contribue” , confie avec émotion Heivini Le Gléau, lui-même papa de deux enfants. Embarqué dans la Saga, le jeune homme est d’autant plus déterminé à faire avancer le navire. Une mission qui passe aussi par un réseau de partenaires publics et privés, de généreux donateurs qu’ils ne faut pas oublier. “La Saga vit grâce à ces partenariats. Ils sont une centaine, donc pour qu’ils puissent avoir des retours concrets, j’ai mis en place un dossier de sponsoring selon le niveau de parrainage” , explique le community manager, conscient que ses textes, photos et vidéos peuvent aussi toucher de futurs bienfaiteurs : “J’encourage la population et les entreprises à s’informer sur le vrai fond de la Saga. Des dossiers sont prêts et il ne faut pas hésiter à devenir parrain ou partenaire. Pareil lors des ventes de tee-shirts et les collectes de goûters, vous pouvez contribuer directement, y compris en donnant quelques heures de votre temps en devenant bénévole. Ensemble, on peut faire de grandes choses : chaque geste, petit ou grand, apporte du bonheur à des enfants.” Des souvenirs mémorables Heivini Le Gléau a des milliers de souvenirs en mémoire. Cette année, à Tautira, il a notamment été touché par l’histoire de Kelly, jeune fille sourde et muette, interviewée avec le soutien de son accompagnatrice pour la traduction. “Je me suis rendu compte que c’était une pipelette ! Ce qui était encore plus incroyable, c’est que les enfants de son groupe, comme son amie Leia, ont appris la langue des signes. L’inclusion s’est faite dans le sens inverse, et c’était... waouh ! C’est cette magie de la Saga que je cherche à partager” , confie-t-il. Autre temps fort en 2024, à Bora Bora, où la Saga a laissé son empreinte dans le lagon grâce à une prise de vue aérienne mémorable. “Le beach capitain m’a dit qu’il avait envie de faire une photo incroyable. J’ai suivi direct : il voulait écrire ‘I love Saga’. Il a managé toutes les équipes sur l’eau et c’était prêt en moins d’une heure. J’ai posté la photo le soir-même et ça a été un grand succès. On l’a même imprimée pour Doudou pour son départ à la retraite. Ça m’a marqué, avec tous les enfants d’un coup !” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 15:09:00

Cinq artistes en route pour trois mois à Paris
Tahiti, le 6 août 2026 – Les cinq lauréats à l’appel à candidature pour le “Firi Anoihi – le lien par l’art” ont été présentés à la presse. Artistes visuels au sculpteur-graveur performeur, styliste, couturier modéliste ou encore créatrice contemporaine inspirée du patrimoine sont les élus et vont vivre trois mois intenses à la cité internationale des arts à Paris. Pour la sixième édition de “Firi Anoihi – le lien par l’art” cinq artistes ont été sélectionnés et vont vivre une expérience de trois mois, du 3 septembre au 27 novembre prochains, en résidence à la Cité internationale des arts de Paris. Ces artistes ne seront pas lâchés dans la nature, ils bénéficieront d’un “accompagnement sur-mesure, de rencontres mensuelles et d’entretiens individuels avec des artistes et des professionnels de la culture” . La sélection de ces artistes s’est surtout intéressée à “l’originalité et la qualité du projet de recherche et de création” , à “la lisibilité du parcours artistique et la présentation du portefolio” avec une attention pour “la contribution au rayonnement artistique de la Polynésie” qu’ils peuvent apporter. Pour la ministre de la culture, Samantha Bonet-Tirao, ce programme permet à nos artistes d’être “accompagnés dans ce bel élan et de découvrir ce qui existe au-delà de nos frontières” . Rappelons que la cité des arts de Paris accueille plus de 300 artistes par mois venus du monde entier. “Des artistes qui ont su croiser héritage, tradition, modernité et créativité” La ministre a rappelé que la culture “ce sont les traditions mais c'est aussi l'art, le design et la créativité (...). Nous avons des talents, et évidemment que nous avons aussi des artistes qui ont su croiser héritage, tradition, modernité et créativité” . À leur retour, fort de cette expérience, ils devront la partager avec les élèves et également les associations : “ il faut que cela soit un projet pédagogique pour assurer la transmission. L'idée c'est de sensibiliser un maximum de jeunes, notamment originaires des archipels.” L’État est également partenaires de ce projet de résidence d’artistes et le chef de la mission aux affaires culturelles, Paul Léandri, a rappelé que l’État prend en charge “les bourses” de deux des cinq artistes, tandis que les trois autres sont pris en charge par le Pays. “ Si on peut faire plus, on fera plus, (...) parce qu'un artiste a effectivement besoin du soutien de toutes les institutions culturelles .” Parcours différents pour une même quête identitaire Les artistes sont originaires de Tahiti, des Marquises, de Kauehi ou encore d’Île de France. Ils ont chacun une ou plusieurs spécialités et cela va de styliste couturier et modéliste, créatrice contemporaine inspirée du patrimoine, artiste visuel ou encore sculpteur-graveur performeur. Mauike est autodidacte. Cinq ans après avoir débuté, c’est la consécration. : “ j'ai eu l'opportunité d'habiller l'actrice qui est montée sur les marches de Cannes en 2022, Pahoa Magahafanau .” Un an plus tard il remporte le premier prix au concours de designers. Pour Jennyfer Faremiro, artiste plasticienne, ce programme est l’“ opportunité d'une vie”. Elle compte “explorer les réserves des musées qui contiennent notre histoire. Je voulais voir aussi comment nos ancêtres, à leur époque et avec leurs moyens, avaient réussi à pousser la matière et la technique. Je compte revenir et mettre en pratique tout ce que j'ai pu voir .” Sophie a développé “la peinture sur tissu. C'est du tissu qui a une mémoire, un vécu, ce tissu appartenait à ma grand-mère qui est décédée et j'ai voulu retranscrire des figures emblématiques d'ici (...) ça a été un travail de mémoire, pour ma part, et de reconnexion”. Pour Tode, architecte, ingénieur de formation, le “déclic” s’est produit lors d’un stage à Barcelone, à la Sagrada Famìlia : “J 'ai travaillé avec des sculpteurs sur l'œuvre de Gaudi (...) je me suis rendu compte que l'art pouvait englober toutes les démarches à la fois techniques, architecturales et qu'il ne fallait pas cloisonner tous ces domaines .” Enfin, Warren, originaire de Hiva-Oa, explique que c’est son père, enseignant au centre des jeunes adolescents pendant plus de 15 ans, également sculpteur, qui lui a transmis son savoir “qui lui vient d'un grand maître marquisien malheureusement inconnu (...). J'aurais tellement voulu le voir mais ce n'est pas grave, il vit toujours à travers mon père et à travers moi et ma descendance” . “Ils contribuent à leur manière à être des bâtisseurs du Pays” Après avoir partagé leur parcours ou encore leurs expériences, la ministre de la Culture en charge de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao, assure que ces artistes lui font beaucoup penser à la circulaire d’orientation de l’Éducation qu’elle a présenté aux enseignants et cadres de l’Éducation, tout au long de cette semaine. “Je fais le lien parce qu'en fait, on a de la formation dans leur parcours de vie. Tous ont dans leur domaine en fonction de leur appétence, de leur engouement, et de leur quête personnelle et parfois très spirituelle, découvert chez eux quelque chose d'extraordinaire qu'ils ont souhaité développer. Et c'est ça la réussite aujourd'hui. Ils contribuent à leur manière à être des bâtisseurs du Pays .” Pour elle, l’art permet d’être perpétuellement en recherche “de soi-même, de matière, de découvertes, de rencontres qui permettent de voir plus loin, d'élargir la vision du Fenua dans nos archipels mais aussi à l'extérieur où on rencontre des cultures qui vont permettre de façonner l'esprit et la créativité” . Une démarche, dit-elle, que le gouvernement souhaite grandement “soutenir” que cela soit dans le domaine de la culture ou de l'éducation. “La beauté réside d'abord dans le regard, dans la pensée qui crée, et dans le geste qui façonne .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 04:20:00

Sourires et crispations lors de la visite des sites des Jeux du Pacifique
Tahiti, le 6 août 2026 - Le Pacific Game Council est en Polynésie française cette semaine pour étudier l’avancée des travaux avant les Jeux 2027. Les sourires du matin avec la découverte des travaux de la piste d’athlétisme à Hitia’a se sont mués en crispations l’après-midi lors de la visite du site de Mama’o qui accueillera, on l’espère, la natation. Le Pacific Game Council (PGC) est en Polynésie française depuis lundi pour observer les préparatifs des prochains Jeux du Pacifique au Fenua en 2027. Discussions avec le gouvernement, les présidents de fédération et le comité olympique de la Polynésie française ainsi que visite des sites étaient au programme avant une assemblée générale de clôture ce vendredi, qui sera suivie d’une très courte conférence de presse avant un concert donné sur le motu de l’InterContinental Tahiti. Ce jeudi, pour les membres du conseil et les différents représentants des délégations du Pacifique, c’était journée bus, avec une visite du projet de piste d’athlétisme à Hitia’a, un passage par Mahina pour voir la salle de sport où sera accueilli le taekwondo, et le terrain de football où se joueront certains matchs, puis direction Mama’o pour le chantier le moins avancé jusqu’à présent, celui des épreuves de natation, pour finir à Punaauia. Le matin, l’athlétisme était au programme avec la visite de l’avancée des travaux de la future piste. Pour l’instant, un ovale de gravier se présente au PGC, mais les infrastructures prennent forme rapidement. Les bâtiments, avec vestiaires, et la salle de sport où s’échaufferont les athlètes sont déjà sortis de terre. Pour accueillir les 400 athlètes, la centaine d’officiels et le public, ne reste que la piste, qui va voir le jour rapidement. Le tartan sera prochainement posé, viendront les sautoirs (perche, hauteur, longueur), la cage pour les lancers (marteau, poids et disque) et le bassin du steeple-chase. Quelques interrogations subsistent encore sur l’entraînement des athlètes, surtout en lancers, pendant la compétition. En son centre, le terrain est amené à se transformer en terrain de football, où le club de Pueu pourrait élire domicile pour ses rencontres. Les bassins à remous Évidemment, c’est du côté de la présentation du site de natation que les questions des membres du PGC ont été les plus nombreuses. Le site, qui va accueillir deux bassins (dix couloirs de 50 mètres et un bassin de 25 mètres pour l’échauffement), a provoqué quelques moues dubitatives, principalement de la part des représentants des délégations des autres pays. La ministre des Sports, Vanina Pommier, a défendu le site, mais aussi le timing. Un timing serré, qui ne laissera pas la place à l’organisation d’un mini-événement préparatoire, ni même à un stage de prise de connaissance du site par les athlètes. Et pour cause, le dernier coup de pinceau devrait être passé la veille de l’organisation des premières compétitions. Le site n’accueillera finalement qu’une seule tribune pour les supporters, qui sera montée en même temps que les bassins en acier inoxydable. Aujourd’hui, le site n’est que parking, gravier et terrain de jeux pour les enfants. Le Pays a un an pour tout transformer. S’il y parvient, ce sera peut-être l’homologation d’un premier record avant même le début des Jeux. Les nombreuses questions de la délégation ont tourné sur la faisabilité du projet en temps et en heure, la structure des bassins et le chronométrage. La ministre des Sports a souhaité rassurer tout le monde, parlant de bassins identiques à ceux fournis pour les Jeux olympiques à Paris, qui seront montés par l’entreprise même qui est en train de les concevoir. “On a douze mois pour réaliser les travaux, et c’est le pire scénario que nous nous sommes donné. J’espère bien qu’ils seront livrés avant. En revanche, il ne sera pas possible d’organiser de mini-compétition pour tester in situ, ni de faire de reconnaissance.” Les représentants de Palau, Papouasie Nouvelle-Guinée, Nauru et Vanuatu ont quitté le site en grimaçant, peu convaincus par le projet et les délais présentés. Le Vanuatu pousse un coup de gueule Lors de la réunion sur le site des prochaines épreuves de natation, la sortie du représentant du Vanuatu n’est pas passée inaperçue. “Je suis choqué” , a-t-il lancé, glaçant, face aux visages souriants du ministère, du Comité olympique de la Polynésie française et du Comité d’organisation des Jeux. “Le Vanuatu a perdu l’organisation des Jeux du Pacifique face à la Polynésie justement parce qu’il avait été présenté un ambitieux projet à 2,6 milliards de francs pour le pôle natation. Et là, qu’est-ce qu’on a ? Deux bassins en inox, sans infrastructures pérennes. Quand vous aurez payé les études, les aménagements, l’implantation des bassins puis leur déménagement après la compétition, le projet natation vous aura coûté plus cher que le projet initial. Le Vanuatu s’est fait flouer sur ces Jeux par un projet qui ne verra jamais le jour et qui ne servira pas la population.” En effet, l'attribution de l'organisation des XVIII es Jeux du Pacifique à la Polynésie française face au Vanuatu, votée le 6 novembre 2021 par le Conseil des Jeux du Pacifique (PGC), s'est jouée sur plusieurs points décisifs. Le soutien politique unanime et des garanties financières du Pays complétées par le soutien de l’État pour supporter les coûts d’investissement, alors que le Vanuatu s'appuyait grandement sur des soutiens extérieurs (notamment chinois), mais aussi sur les garanties d'infrastructures pérennes dynamiques, surfant sur l’expérience “Paris 2024”. Le centre aquatique était la pierre angulaire du projet polynésien. Une pierre qui s’est effritée de mois en mois et que les délégations étrangères jugent désormais d’un mauvais œil. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 03:43:00

Cyclisme - Une sélection tahitienne au Tour de Guyane
Tahiti, le 6 août 2026 - Un quatuor composé de Kahiri Endeler, Heiarii Manutahi, Rodrigue Lozinguez et Hitiarii Cassel participera au Tour de Guyane programmé du 15 au 23 août. C’est une première pour le cyclisme tahitien qui a été invité par le Comité régional de cyclisme de Guyane. Le déplacement s’inscrit dans le cadre de la préparation du Tour Tahiti Nui 2026 qui aura lieu du 13 au 19 septembre. Le cyclisme tahitien va vivre deux grandes échéances sportives en quelques semaines. Une sélection tahitienne va prendre la direction de Cayenne lundi pour participer au Tour de Guyane qui précéde de trois semaines le lancement de la 30e édition du Tour Tahiti Nui. La sélection tahitienne en partance pour la Guyane sera composée de deux coureurs expérimentés, Kahiri Endeler et Heiarii Manutahi, et de deux jeunes espoirs, Rodrigue Lozinguez et Hitiarii Cassel. Six coureurs étaient prévus au départ, mais Mehdi Gabrillargues, Teva Poulain, Teremu Touatekina et Toareva Parker ont décliné leur sélection pour raisons professionnelles ou privées et puis il y a le forfait de Taruia Krainer qui a aussi changé la donne. Ce dernier a gravement été blessé à l’entraînement le 20 juillet lorsqu’il a été percuté par une voiture. Taruia Krainer se remet doucement de ses blessures mais il est out pour le reste de la saison. Composer avec l’absence de Taruia Krainer Numéro 1 incontesté localement, Taruia Krainer va beaucoup manquer à la sélection tahitienne en Guyane, mais Hervé Arcade le cadre technique de la Fédération tahitienne de cyclisme qui accompagnera le groupe a œuvré ces dernières semaines pour remettre la sélection tahitienne en confiance : “Le Tour de Guyane comme ceux de Guadeloupe et de Martinique est d’un niveau assez relevé. Il est particulier car il est relativement plat et ça se joue généralement à quelques secondes au général. Le rythme y est souvent décousu en fonction de la longueur des étapes. Il faut donc y être solide physiquement et psychologiquement. Les coureurs ont été traumatisés par l’accident de Taruia qui devait être notre leader et il a fallu les remobiliser et les remettre en confiance et je pense qu’ils sont près, maintenant, pour aborder le Tour de Guyane dans de bonnes dispositions. Le premier objectif de notre sélection, c’est de se faire connaître du cyclisme antillais et cela passera par de bons résultats et un podium d’étape serait déjà une belle performance. Au général ça s’annonce plus compliqué, compte tenu du niveau. Le déplacement sera aussi l’occasion de commencer à créer un collectif et une dynamique en vue des échéances 2027 et bien sûr des Jeux du Pacifique.” Des distances inhabituelles pour les coureurs tahitiens La 35e édition du Tour de Guyane se déroulera sur neuf jours pour un total de 1.237 km avec départ et arrivée à Cayenne. Comme l’a souligné Hervé Arcade, l’épreuve se déroulera pour l’essentiel sur du plat ce qui n’est pas forcément à l’avantage des Tahitiens dont beaucoup apprécient les parcours vallonnés. Les étapes seront longues dans l’ensemble, l’une d’entre elle dépassant les 160 km. Un exercice auquel les coureurs tahitiens ne sont pas habitués. Mais les sélectionnés ont suivi une intense préparation depuis quelques semaines, collectivement et individuellement, et ils ont un kilométrage élevé dans les jambes ce qui devrait leur permettre de suivre le rythme des étapes en Guyane. Dix-sept équipes seront au départ à Cayenne, le peloton ayant une vraie dimension internationale avec des coureurs antillais, savoyards, hollandais, canadiens, britanniques, belges et tahitiens. Le plateau est relevé et ce sera un très bon test pour les coureurs du Fenua en vue des nombreuses et marquantes échéances qui les attendent entre la fin de saison 2026 et celle de 2027 avec bien sûr les Jeux du Pacifique en ligne de mire. Confiance et ambition Le plateau est certes relevé, mais ça n’inhibe nullement les coureurs tahitiens qui ont bien l’intention de jouer un rôle intéressant sur le sol guyanais. Kahiri Endeler qui a récemment effectué deux séjours en Martinique pour y participer à des courses locales tiendra le rôle de capitaine de route au Tour de Guyane, compte tenu de sa solide expérience dans des épreuves nationales et international. Il mesure bien l’ampleur de la tâche mais est convaincu que l’équipe tahitienne a du potentiel pour se faire remarquer : “ On a perdu un coureur majeur avec l’accident de Taruia Krainer qui dominait la saison localement, mais on reste tous bien concentrés pour être compétitifs au Tour de Guyane. Lors du Tour de Martinique, j’ai pu juger du niveau de certains coureurs qui seront présents en Guyane et ça s’annonce relevé car d’autres sélections venues de France et d’autres pays seront également présentes. Mais on connait nos qualités. On ne va pas en Guyane juste pour participer et on y aura des ambitions d’autant que l’on a fait une bonne préparation. On est prêts mais c’est sur le terrain qu’il faudra le démontrer. On ne se refuse rien et pourquoi pas décrocher une victoire d’étape et bien se placer au général.” Le Championnat de Polynésie du contre-la-montre par équipe, qui a lieu samedi à Tiarei, permettra de mieux situer l’état de forme de Kahiri Endeler (Tamarii Punaruu), Heiarii Manutahi (VC Bora Bora), Hitiarii Cassel (AS Pirae) et Rodrigue Lozinguez (Tamarii Punaruu) qui disputeront l’épreuve avec leur club. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 01:59:00

Kauli Vaast ne vise rien d’autre que “la victoire” à Teahupo’o !
Tahiti, le 6 août 2026 - Déjà couronné champion olympique sur la mythique vague de Teahupo’o, le surfeur de Vairao a l’occasion d’écrire une nouvelle page de son histoire en devenant le premier représentant masculin du Fenua à inscrire son nom au palmarès de la compétition, cette fois-ci, sur le Championship Tour. Son défi commence dès ce week-end où il affronte l’Américain Crosby Colapinto. Il est de retour “à la maison ”. Qualifié pour la première fois de sa carrière au sein du Championship Tour (CT), Kauli Vaast découvre cette année le rythme effréné du calendrier mondial composé de 13 étapes : “ J’ai eu beaucoup de compétitions depuis le début de la saison (en avril en Australie, NDLR). Ça ne s’est même jamais arrêté avec également les Challenger Series... C’est cool d’être revenu à Tahiti pour un mois et demi ”, sourit le surfeur de Vairao. Depuis plusieurs semaines, le Polynésien a pu évidemment s’entraîner à Teahupo’o, mais surtout se ressourcer auprès de ses proches. Un élément sine qua non pour le champion olympique afin de poursuivre son rêve au sein de l’élite de la WSL. Teahupo’o, plus qu’un tournant dans sa saison ? À bientôt 25 ans, Kauli Vaast commence à monter en puissance depuis plusieurs étapes. Battu au premier tour lors de trois des quatre premières manches, le “rookie” sort de deux prestations abouties respectivement au Salvador et au Brésil où il s’est hissé en quarts de finale. Des résultats qui lui permettent de toquer aux portes du Top 10 à la mi-saison. “ Je suis très heureux pour l’instant d’être 14e mondial même s’il y a eu des étapes frustrantes. Cela me motive pour le reste de la compétition. ” À l’aube de la septième manche du championnat à Teahupo’o (8 au 18 août), la vague tahitienne pourrait être “ décisive ” et mettre sur orbite notre ‘aito avant la deuxième partie de l’exercice 2026, estime le représentant de la WSL en Polynésie, Pascal Luciani, sur l’antenne de nos confrères de Radio 1. “ C’est une vague qu’il connaît bien, qu’il maîtrise et où il a déjà fait ses preuves en devenant champion olympique. Il a aussi démontré sur les éditions précédentes qu’on pouvait compter sur lui puisqu’il a fait de bons résultats en tant que wild card. Je crois qu’il a énormément progressé et beaucoup estiment qu’il a totalement sa place parmi l’élite mondiale. Maintenant, il faut juste qu’il fasse des résultats, qu’il s’entraîne bien et qu’il soit focalisé sur ses compétitions, son entraînement et sur le fait de gagner. ” “Je n’ai aucune personne qui me fait plus peur que d’autres” L’an dernier, Kauli Vaast a atteint les quarts de finale de la Tahiti Pro où il s’est incliné face à Crosby Colapinto. Comme un clin d'œil, le représentant du Fenua retrouvera l’Américain lors de son entrée en lice au deuxième tour. Cependant, le Tahitien a déjà pu prendre sa revanche à l’occasion de la dernière manche du CT, à Rio, où il s’est imposé contre le Californien. C’est donc la “belle” qui se profile ce week-end. Si l’issue est favorable au surfeur de Vairao, il défiera certainement au tour suivant Samuel Pupo – le petit frère de Miguel vainqueur ici même en 2022 en finale face à Kauli Vaast –, qui devra toutefois se défaire du Mexicain Alan Cleland avant cela. Le Brésilien, classé aux portes du Top 5, figure pour l’instant devant le Tahitien au classement du CT. Cependant, les compteurs sont remis à zéro à Teahupo’o où le surfeur de Vairao n’a peur de personne, pas même du retour du “King” Kelly Slater qu’il a déjà battu sur ses vagues. “ Kelly, il sera toujours là ! À 54 ans, il peut encore nous faire des surprises. J’ai eu la chance de faire un ‘heat’ avec lui en demi-finale (2022). C’est une légende avec ses 11 titres de champion du monde et il mérite d’être présent même s’il est là parce qu’il a eu la wild card de son sponsor (Outerknown, NDLR). ” " Tous les surfeurs du Championship Tour sont performants et possèdent énormément d’expérience. Mais voilà, je n’ai aucune personne qui me fait plus peur que d’autres ”, assure le champion olympique qui vise également le titre de “Rookie of the Year”, remporté l’année dernière par le Français Marco Mignot. Entrer encore plus son nom dans l’histoire Mais son principal objectif reste de performer dès cette semaine. Si les conditions sont compliquées, prévient Tya Zebrowski, avec, entre autres, “ le pire vent possible ”, Kauli Vaast est prêt à performer quels que soient les aléas. “ Peu importe le nombre de vagues que tu prends ou contre qui tu es, il faut tout faire pour l’emporter ! Chaque série est comme une finale ”, insiste-il. “ Je vise la victoire, surtout que je suis à la maison, c’est ce qu’il y a de plus important et c’est ce qu’on cherche tous en tant que compétiteurs. ” Un avis partagé par Pascal Luciani : “Les compétitions de surf dépendent beaucoup des conditions météorologiques. Il y a parfois aussi un élément de chance. Mais quand on arrive à ce niveau-là (Championship Tour, NDLR), généralement, quand on veut se classer, on met tous les moyens et on fait ce qu’il faut, quelles que soient les conditions ”. Un succès permettrait à Kauli Vaast de graver à nouveau son nom dans le marbre du surf tahitien en devenant le premier représentant du Fenua à remporter l’épreuve du Championship Tour à Teahupo’o chez les hommes, puisque Vahine Fierro a décroché le titre chez les femmes en 2024. Un premier grand pas vers le titre de rookie de l’année avant de rêver dans les années à venir de devenir champion du monde ? La première partie de l’histoire s’écrit dès cette semaine pour Kauli Vaast. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 01:53:00

Collectif 3 : le dialogue est resté à sens unique
Tahiti, le 6 août 2026 – “On est payés pour ça”. C'est au nom de cette conviction que la représentante non inscrite Teave Chaumette-Boudouani a choisi, avec le maire de Rangiroa, Tahuhu Maraeura (Tapura), de répondre à l'invitation de Moetai Brotherson, malgré le boycott des principaux groupes politiques. Venue pour travailler et tenter de dépasser les querelles de Tarahoi, elle regrette néanmoins avoir surtout assisté à une présentation technique du troisième collectif budgétaire. Une réunion qui ne dissipe ni ses interrogations sur le texte, ni les incertitudes sur son adoption. Pour Teave Chaumette-Boudouani, la décision de répondre à l'invitation du président du Pays allait presque de soi. À ses yeux, les querelles politiques ne doivent pas empêcher les élus d’effectuer leur travail. Alors que les principaux groupes avaient choisi de boycotter la réunion, elle assume d'avoir privilégié le dialogue. “Pour une fois qu'il veut communiquer, je ne peux pas lui fermer la porte. On sent quand même, au niveau du peuple, une attente. Ce n'est pas en fermant les portes qu'on pourra dialoguer.” Avec Tahuhu Maraeura, maire de Rangiroa et seul élu Tapura à avoir fait le déplacement, elle est donc restée plus de trois heures à la présidence. “Ils ont fait l'effort de le faire”, reconnaît-elle. Mais l'exercice l'a laissée sur sa faim. Le dialogue annoncé s'est vite transformé en présentation technique du collectif. Le président du Pays avait expliqué vouloir recueillir les propositions des différents groupes avant de finaliser son troisième collectif budgétaire. Dans les faits, le gouvernement a surtout déroulé une présentation ministère par ministère d'un texte déjà remanié. Beaucoup de chiffres, quelques réaffectations de crédits et une longue revue des différents portefeuilles : un exercice finalement très proche de celui qui se déroule habituellement en commission de l'Économie. À une différence près : aucun document budgétaire n'avait été remis aux deux élus présents. “On a été plus en mode attentif”, résume Teave Chaumette-Boudouani. “Ce n'est pas facile de commenter ou de poser des questions quand on n'a pas été préparé.” À ses yeux, la réunion a davantage ressemblé à “un pré-conseil des ministres” qu'à une véritable concertation destinée à enrichir le texte. “J'aurais préféré que tout le monde vienne. Ça manquait de discussion. On est restés sur nos dossiers respectifs. On était VIP : on était deux”, sourit-elle. Un calendrier encore flou Sur le fond, elle n'a pas perçu de changement majeur par rapport au projet transmis le 24 juin. “Ça reste un collectif. Ils mettent des pansements un peu partout. Je n'ai pas vu de cap. On n'est pas en train de refaire le monde. On était plutôt à compléter le monde.” Les principaux arbitrages semblent surtout porter sur les Jeux du Pacifique, avec une volonté affichée d'aller “à l'essentiel” en privilégiant les équipements indispensables plutôt que les aménagements annexes. Autre élément qui interroge : le calendrier. Mercredi, Moetai Brotherson assurait à Tahiti Infos que le collectif serait transmis à l'assemblée dès mercredi prochain. Or, selon Teave Chaumette-Boudouani, plusieurs ministres ont laissé entendre durant la réunion que le texte n'était pas encore totalement finalisé. Elle cite notamment la ministre des Sports, tandis que le ministre des Finances Warren Dexter aurait, lui-même, évoqué une transmission “plutôt à la fin du mois”. Au-delà du contenu du collectif, cette réunion n'a surtout pas modifié les rapports de force à Tarahoi. Les départs annoncés de Tevahiarii Teraiarue et Ernest Teagai du groupe Tavini ne sont toujours pas officialisés par l'assemblée. Sur le site de Tarahoi, les équilibres restent donc inchangés, avec un Tavini à 22 élus, A Fano Ti'a à 15. Une fois ces mouvements enregistrés, le gouvernement pourrait théoriquement s'appuyer sur 17 élus d'A Fano Ti'a. En y ajoutant les deux élus qui ont répondu à l'invitation de Moetai Brotherson – Teave Chaumette-Boudouani et Tahuhu Maraeura, seul représentant du Tapura à avoir déjà voté en faveur du précédent collectif budgétaire –, l'exécutif atteindrait 19 voix pour faire voter son collectif budgétaire. Un chiffre encore très éloigné de la majorité absolue de 29 représentants. L'équation politique reste entière Au-delà des étiquettes politiques, les élus des archipels ont souvent une approche plus pragmatique des collectifs budgétaires. Tahuhu Maraeura avait déjà justifié son vote en faveur du précédent collectif par la nécessité de sécuriser les crédits destinés aux communes des Tuamotu. Ernest Teagai avait lui aussi expliqué sa rupture avec le Tavini par sa volonté de défendre les intérêts de Tatakoto. Sans l'avoir formulé publiquement dans les mêmes termes, Tevahiarii Teraiarue, élu de Tahaa, se retrouve confronté à la même réalité : pour ces représentants des îles, les considérations politiques pèsent souvent moins lourd que le risque de voir les projets de leur commune retardés. Dans ces conditions, l'adoption du collectif dépendra moins de ces quelques soutiens supplémentaires que de l'attitude des deux principaux groupes de l'assemblée. Si le Tavini choisissait de s'abstenir, comme lors du précédent collectif, tandis que le Tapura votait contre, le texte pourrait être adopté. En revanche, si Tavini et Tapura votaient, tous deux, contre, il serait de nouveau rejeté. Enfin, même dans l'hypothèse d'une abstention du Tapura et d'un vote contre du Tavini, le gouvernement resterait encore à une voix de la majorité. Autrement dit, malgré la main tendue de Moetai Brotherson, ce troisième collectif dépendra toujours moins des deux élus venus dialoguer que du choix stratégique que feront, le moment venu, le Tavini et le Tapura. Faute de majorité, le président du Pays pourra toutefois, comme pour le précédent collectif budgétaire, recourir à l'article 156-1 de la loi organique – le "49.3 polynésien" – en engageant la responsabilité de son gouvernement sur le texte. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 01:51:00

Jouer au foot pour décrocher un emploi
Tahiti, le 6 août 2026 – “Ça va être le début de leur futur projet familial. Tout commence par là” , s'enthousiasme Tetiamana Marmouyet, employé communal à Faa'a et éducateur sportif à l'AS Tefana. Sur le stade Louis Ganivet de Faa'a, les passes s'enchaînent et les rires avec, mais derrière le foot se cache un objectif très sérieux : trouver un emploi. “J'ai pas de défenseur, là !”, lance le gardien dans le dernier match de la matinée. Sur le terrain, impossible de savoir qui est employeur et qui est candidat. Disséminés dans des équipes de demandeurs d'emploi, il y a sept recruteurs. L'idée est simple : laisser tomber les codes du recrutement traditionnel pour découvrir les personnalités de chacun tout en jouant au football. Les entreprises présentes recherchent principalement des profils dans le transport, la logistique et la maintenance, les troisième et quatrième secteurs qui ont le plus recruté en Polynésie en 2025. Au total, 25 jeunes de Faa'a et des communes voisines, âgés de 18 à 28 ans et titulaires du permis de conduire, ont participé à cette première édition du job dating spécial foot, organisée par le Service de l'emploi de la formation et de l'insertion professionnelles (Sefi), la mairie de Faa'a et l'AS Tefana. Parmi eux, une jeune femme de 23 ans, originaire de Vairao et installée à Faa'a depuis trois ans. Employée en CDI à temps partiel dans une enseigne d'articles de sport, avec un contrat de 28 heures hebdomadaires, elle espère décrocher un poste à temps plein à la mairie de Faa'a. “Ça serait un beau travail, au service de la commune et des jeunes. J'aimerais montrer à mes cousins et cousines qu'on peut se battre pour réussir”, sourie-t-elle. Quelques mètres plus loin, Joshua Ter Inoue, 21 ans, est lui aussi venu avec un but bien précis : trouver un poste de technicien du froid. Sans emploi depuis avril, après une expérience dans le secteur du tourisme, il a découvert l'événement le matin-même grâce à un appel l'invitant à venir déposer son CV tout en participant aux activités sportives. “J'espère repartir avec un contrat en main et le signer”, confie le jeune homme. En amont, certains participants avaient bénéficié d'une présélection ainsi que d'ateliers de préparation aux entretiens d'embauche qui se sont tenus dans l'après-midi. ​ “Donner confiance” À l'origine de cette initiative, Edgar Chung, conseiller emploi au Sefi et ancien joueur de l'AS Tefana a été sollicité pour imaginer ce nouvel outil d'insertion. Il a pu compter sur le soutien de la mairie de Faa'a, qui a mis à disposition les installations sportives, les équipements et le repas commun du midi. Lors de cette journée, les recruteurs examinent autrement les candidats. Ils misent sur le sport pour révéler des qualités humaines. Ce que les employeurs regardent : l'esprit d'équipe, la communication, la motivation ou encore la capacité à s'intégrer dans un collectif. Sur le terrain, Tetiamana Marmouyet et son regard bienveillant raconte : “J'ai reconnu trois demandeurs d'emploi grâce à nos interventions sur la commune. On est dans notre rôle d'éducateur : accompagner et donner confiance.” L'ambiance est détendue, c'est certain. “Il y a une bonne énergie. Tout le monde a le sourire. Je vois bien que, pour certains, c'est la première fois qu'ils touchent un ballon. Ils ne connaissent pas cette pratique, mais ils ont d'autres spécialités sportives.” Tous croisent désormais les doigts pour que cette matinée débouche sur un emploi. ​Un premier foot dating qui pourrait faire des émules Ce n'est pas le premier job dating s’appuyant sur un sport d’équipe, puisque l'an dernier, 55 demandeurs d'emploi avaient tenté leur chance à Mataiea, où les opportunités d'emploi sont plus faibles. Un succès dont les élus ne cachent pas vouloir s'inspirer alors que le marché de l’emploi polynésien montre des signes encourageants, avec un chômage en recul à 6,7 %. Séduit par le concept, la première adjointe au maire de Faa'a, Ella Tokoragi, souhaite inscrire ce projet dans la durée, avec une nouvelle édition déjà envisagée fin novembre, cette fois sur le plan d'eau de Faa'a, avec des entretiens organisés à bord de pirogues. L'objectif sera également d'élargir le nombre d'entreprises participantes en associant les principaux employeurs de la commune. “Au sein de la ville, on veut accompagner ce genre d'initiatives qui sont différentes des recrutements traditionnels que l'on peut avoir dans un bureau, entre quatre murs, face à un employeur.” Les organisateurs dresseront prochainement le bilan de cette première édition afin d'améliorer le dispositif. Le conseiller emploi au Sefi, Edgar Chung, imagine déjà exporter le concept dans d'autres communes, comme Pirae ou Punaauia, dès le mois d'octobre. La ministre de l'Emploi est d'ailleurs venue dès 8 heures saluer les organisateurs et encourager cette initiative, qui pourrait bien ouvrir une nouvelle voie vers l'insertion professionnelle des jeunes. ​Interview de Tiare Heaatea, secrétaire aux ressources humaines chez Pacific Gestion et Développement “Je travaille dans une société qui fait partie du groupe Brapac basée à Arue. On nous a expliqué que ce job dating était davantage axé sur les métiers de la maintenance, de la logistique et du transport. Je suis donc surtout venue représenter Pacific Drink, qui est une société industrielle. Je recherche principalement des techniciens de maintenance et des chefs d'équipe. Pour les chefs d'équipe, le terrain permet de voir qui a un tempérament de leader. Il y en a que je trouve un peu timides, d'autres qui manquent de communication. À l'inverse, certains sont très collectifs, on voit qu'ils ont une bonne cohésion d'équipe. D'autres encore se font remarquer par leur façon de communiquer ou de gérer le jeu. C'est quand même innovant. Ça change des quatre murs d'un entretien d'embauche. Je pense que ça fait moins peur aux candidats. Ils sont moins intimidés et, au final, on découvre davantage leur vraie personnalité à travers le jeu. Bon, après, le foot, ce n'est pas mon truc [rires]. Je n'avais jamais joué, mais les encadrants sportifs sont vraiment super. Ils sont très professionnels. J'espère que ce type de journée sera renouvelé. C'est une très bonne initiative, plutôt que de se limiter à des recrutements en ligne.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 01:45:00

Surf avec les pros à Teahupo’o
Tahiti, le 6 août 2026 - À la veille de l’ouverture de la Outerknown Tahiti Pro, 25 enfants de Taiarapu-Ouest ont bénéficié d’une session d’initiation au surf dans la rivière du PK 0. Organisée par la WSL et la FTS en partenariat avec une école de surf, cette matinée a reçu le soutien des champions Kauli Vaast, Eimeo Czermak et Vahine Fierro, qui a offert cinq de ses planches de compétition pour encourager les jeunes à “apprendre, tomber et relever des défis”. “On fléchit, on est dans le tube !” Ce jeudi matin, 25 enfants de Taiarapu-Ouest ont bénéficié d’une session d’initiation au surf dans le cadre d’un partenariat entre la World Surf League (WSL), la Fédération tahitienne de surf (FTS) et Heke surf school. Tandis que les meilleurs surfeurs de la planète se préparent à affronter la vague de la passe de Hava’e, c’est à l’embouchure de la rivière du PK 0 que les plus jeunes ont été coachés pendant deux heures par Manake’i Kahiha et son équipe. “On aurait aimé les emmener dans les vagues, mais on privilégie la sécurité pour cette initiation. On fait un maximum d’activités ludiques pour faire découvrir aux enfants le matériel, la rame, le take-off... Ça se passe super bien : ils sont à 100 % !”, explique le surfeur, passé du côté de la transmission en ouvrant récemment sa propre école de surf à la Presqu’île. “ Il n’y a pas si longtemps, on était tous à leur place à regarder les surfeurs professionnels avec des étoiles dans les yeux. Aujourd’hui, ce sont les pros qui les regardent.” ​“Apprendre, tomber et relever des défis” Effectivement, les enfants n’étaient pas peu fiers de se jeter à l’eau en présence de Kauli Vaast, Eimeo Czermak et Vahine Fierro. “Si j’étais à leur place, j’aurais aimé que les champions qui performent à Teahupo’o et qui représentent la Polynésie viennent nous voir. C’est une forme de respect pour ces jeunes et c’est hyper motivant de les regarder se donner à fond. On est là pour leur dire que c’est possible et qu’il y a peut-être parmi eux de futurs champions ou de futures championnes !” , confie Kauli Vaast, sacré champion olympique au même endroit il y a tout juste deux ans. Au rendez-vous à chaque forte houle, Eimeo Czermak, vainqueur des Trials, se souvient de ses débuts : “Tout ça me rappelle de bons souvenirs. Je jouais tous les jours dans cette rivière quand j’étais jeune. Avec mes collègues, on a fait nos premiers airs ici. Ça fait plaisir de voir tous ces enfants s’intéresser au surf : c’est la prochaine génération !” Première Polynésienne à intégrer le circuit professionnel, Vahine Fierro profite de cette occasion pour associer le sport à la prévention. “J’aimerais inspirer plusieurs de ces enfants à continuer à surfer ou à faire du sport tous les jours. Ça fait du bien au corps et à la tête ! C’est une habitude que j’ai grâce à mes parents qui m’emmenaient faire du surf, des randonnées ou du skate après l’école pour se défouler. Je me revois plus jeune en train d’apprendre, de tomber et de relever des défis. Le sport, c’est se surpasser et s’amuser : c’est un bon rappel pour nous avant la compétition” , remarque-t-elle. Au terme de cette matinée bien remplie, les participants ont reçu un diplôme, une casquette et une affiche dédicacée. Tirés au sort, les plus chanceux sont également repartis avec l’un des deux lycras et l’une des cinq planches de compétition offerts par Vahine Fierro. ​Minarii, supportrice : “Une chance pour nos enfants” “Je suis venue avec mes deux enfants et mes deux nièces, âgés de 8 à 13 ans. C’est génial ! On est le berceau du surf à Tahiti et faire un stage de surf au PK 0 de Teahupo’o, c’est une chance pour nos enfants. Ils sont heureux : ils n’attendaient que ça. Ils sont encadrés par plusieurs coachs et, l’apothéose, en présence de deux surfeurs locaux et olympiques. C’est le rêve : à refaire !” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 00:52:00

L’AS Vénus veut retrouver les sommets de la Ligue des champions
Tahiti, le 6 août 2026 - L’AS Vénus fait son retour en Ligue des champions de l’OFC (9 au 22 août). Les joueurs de Vateanui Tehau font leur entrée en lice, ce week-end, face aux Calédoniens de l’AS Tiga et espèrent, quatre ans après leur dernière apparition, retrouver à nouveau la finale de la compétition voire d’écrire l’histoire du football tahitien en devenant la première équipe du Fenua à repartir avec ce trophée. Un club tahitien peut-il enfin remporter la Ligue des champions de l’OFC ? C’est l’objectif de l’AS Vénus qui se rend aux Fidji afin de participer à la 25e édition de la compétition du 9 au 22 août. Quatre ans après leur dernière apparition où ils s’étaient inclinés en finale contre Auckland (3-0), les coéquipiers de Roonui Tehau ont l’occasion de devenir la première équipe du Fenua à remporter le tournoi, puisque Pirae (2006 et 2024) et Tefana (2012) avaient également échoué sur la dernière marche contre l’ogre néo-zélandais, 13 fois vainqueur du trophée. “Nous essayerons de rééditer notre parcours jusqu'en finale” L’AS Vénus s’est qualifiée grâce à son 11e titre obtenu en Ligue 1, l’an dernier, (Tefana a été sacré cette saison) sous les ordres d’un certain Samuel Garcia qui a depuis laissé sa place pour prendre les rênes de Tahiti United au sein de l’OFC Pro League. Son ancien adjoint, Vateanui Tehau, a repris le flambeau et dirige depuis plus d’un mois la préparation de ses troupes en vue de la prochaine grande échéance aux Fidji : “ C’est une compétition très importante car elle nous permet d’apprendre et d’engranger de la confiance”, explique le nouveau tacticien. “C’est notre sixième participation et nous essayerons de rééditer notre parcours jusqu'en finale comme en 2022, voire de l’emporter ! Au football, tout est possible. ” Un absent de marque Il pourra s’appuyer sur un collectif renforcé par l’arrivée de huit joueurs expérimentés ayant déjà goûté à l’OFC Pro League avec Tahiti United en début d'année : Roonui Tehau, Germain Haewegene, Pothin Poma, Mauri Heitaa, Kalï Lenoir, Kevin Barbe, Mana Teniau et Manuarii Shan. Cinq joueurs de l’équipe ont également été sélectionnés en équipe nationale tahitienne, tandis que six autres ont participé à la dernière campagne de la Ligue des champions masculine de l’OFC en 2022 à l’image du capitaine Roonui Tehau. “ Son rôle est d’organiser notre milieu de terrain et de donner des conseils aux nouveaux joueurs qui découvrent la Ligue des champions ”, précise son père Vateanui Tehau. Malheureusement, les Tahitiens sont privés de leur numéro 10 Teaonui Tehau, international avec les Tiki Toa, qui n’a pas pu faire le déplacement à cause de son travail. De nombreuses retrouvailles Le tirage au sort n’a pas verni nos ‘aito qui se retrouvent notamment face à la redoutable formation d’Auckland dès la phase de poules. Avant cela, l’AS Vénus lancera, ce dimanche (14 heures), son tournoi contre l’AS Tiga sport de Nouvelle-Calédonie puis défiera la formation de Central Coast FC, représentante des îles Salomon. Le calcul est simple, “nous devons gagner deux matchs pour finir dans les deux premiers du groupe et rejoindre le dernier carré ”. Les Polynésiens pourront notamment s’appuyer sur leurs dernières confrontations face à Tiga et Central, qu’ils avaient battus lors de leur précédente campagne en 2022, tandis qu’il faudra réaliser l’exploit contre Auckland pour ne serait-ce qu’arracher un match nul. L’autre poule est composée du club hôte fidjien, le Rewa FC, ainsi que du Lae City FC (Papouasie Nouvelle-Guinée), le Galaxy FC (Vanuatu) et Tupapa Maraerenga FC (îles Cook). Ne pas rejoindre les demi-finales serait une véritable contre-performance pour nos représentants du Fenua qui ont toujours réussi à se qualifier pour la phase finale hormis en 2018 et 2020. Mais l’AS Vénus possède les atouts nécessaires pour réaliser un beau parcours et, pourquoi pas, devenir à jamais les premiers Tahitiens à graver leur nom au palmarès de la Ligue des champions de l’OFC. Germain Haewegene, attaquant de Vénus : “Je suis confiant pour notre équipe” “La préparation se passe bien. On s'entraîne depuis un mois et demi. Grâce à notre expérience acquise lors de l’OFC Pro League, nous les pros, on est là pour motiver nos jeunes éléments à donner le meilleur d’eux et qu’ils apprennent de nous. Je suis confiant pour notre équipe. Notre objectif est d’aller en finale et de, pourquoi pas, l'emporter ! On va donner le meilleur de nous-mêmes.” Le calendrier de L'AS Vénus Dimanche 9 août à 14 heures AS Vénus - AS Tiga Sport Mercredi 12 août à 17 heures AS Vénus - Central Coast Samedi 15 août à 14 heures AS Vénus - Auckland City Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-07 00:21:00

Le Forum des îles du Pacifique débattra du tir de missile de la Chine
Tahiti le 6 août 2026. Le récent tir d'essai d'un missile mené par la Chine et son influence grandissante dans le Pacifique seront au coeur de la rencontre annuelle des plus hauts diplomates de la région, vendredi dans la capitale des Fidji. La Chine avait annoncé début juillet avoir procédé depuis un sous-marin nucléaire au tir d'essai d'un "missile stratégique" équipé d'une ogive d'entraînement, qui s'était abattu dans le Pacifique. Ce lancement était intervenu quelques heures après la signature par l'Australie et les îles Fidji d'un important traité de défense, un accord perçu comme une manière pour Canberra de contenir l'influence chinoise croissante dans le Pacifique Sud. Le tir a été condamné par plusieurs acteurs clés de la région, mais le Forum des îles du Pacifique n'a pas encore rédigé de réaction officielle. Les hauts diplomates des 18 Etats membres de cette organisation internationale s'y pencheront vendredi à Suva. Les membres pro-Pékin du Forum - Kiribati, Nauru et Vanuatu - ne semblent guère enclins à critiquer l'un de leurs principaux partenaires. La réunion pourrait donc déboucher sur une déclaration officielle édulcorée, soulignant la nécessité d'assurer la sécurité régionale, mais sans faire mention ni de l'essai, ni de la Chine. La réunion des ministres des Affaires étrangères précède une réunion plénière des chefs d'Etat et de gouvernement qui se tiendra aux Palaos en septembre. Les Palaos comptent parmi les rares pays au monde à entretenir des relations diplomatiques avec Taïwan, démocratie autonome que Pékin considère comme faisant partie de son territoire. Les diplomates réunis à Suva doivent aussi débattre de la composition régionale du Forum du Pacifique, déterminant qui pourra participer à la réunion de septembre. L'an dernier la réunion plénière s'était tenue à Honiara aux îles Salomon, alliées de Pékin, qui avaient interdit à la plupart des acteurs non-membres, dont Taïwan, d'assister comme d'ordinaire aux réunions du Forum. Le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, Winston Peters, avait condamné cette décision, y voyant une ingérence des "étrangers" dans les affaires du Pacifique. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-06 21:54:00

​De la résistance dans la lutte contre le plastique
Tahiti, le 5 août 2026 - Depuis le 1 er juillet dernier, il est interdit de vendre des denrées alimentaires dans des contenants ou récipients alimentaires en plastique (même partiel) ou aluminium à usage unique. La loi votée le 6 septembre 2024 et modifiée par l’arrêté n°618 CM du 5 mai 2025 aurait dû permettre aux magasins, fournisseurs de plats à emporter et autres roulottes de s’organiser pour se mettre en conformité. Ce n’est hélas pas le cas partout. Si les barquettes en plastique semblent commencer à disparaître, celles en carton continuent d’être recouvertes copieusement de cellophane, ce qui contrevient directement à la loi. “Les contenants alimentaires jetables sont interdits depuis juillet 2026 et là, on ne comprend pas ce qu'il se passe, en fait” , déplore Moea Pereyre, co-responsable du collectif Nana Sac Plastique. “Les habitudes ont du mal à changer et on a encore des contenants jetables en plastique ou en aluminium.” En plus de ces résidus du passé, les barquettes en polystyrène continuent à fleurir sur les étalages des grandes surfaces. Et quand ces dernières sont en carton, elles sont recouvertes de plusieurs tours de cellophane. Un contournement de la loi ? Non, une infraction puisqu’il est précisé dans le texte de loi applicable depuis le 1 er juillet que les contenants alimentaires, avec ou sans couvercle, doivent être proposés sans plastique. “Et la cellophane, c’est un couvercle” , rappelle Moea Pereyre. De nombreuses irrégularités Il suffit de faire un tour dans quelques magasins pour relever le nombre effarant d’irrégularités. Dans cette grande surface de la côte ouest, du sashimi local vendu en barquettes en polystyrène recouvertes de film alimentaire. À côté, des plats préparés, proposés dans des boîtes en carton, mais entourées de cellophane pour que la sauce ne coule pas. À quelques mètres, un rayon propose des plats chauds à emporter. La boîte est en carton, et à nouveau fermée par de la cellophane par les employés sur place. Enfin, dans tous les rayons viennoiserie des magasins visités, pas un seul ne propose de lots de pains au chocolat, de croissants ou de pains au raisin dans autre chose que des barquettes en plastique. Le collectif Nana Sac Plastique comprend que le changement ne se fera pas en une fois. “C'est un vrai changement dans le comportement, dans notre façon de consommer” , poursuit Moea Pereyre. “Les plats en carton peuvent être gênants dans le sens où quand tu as un plat en sauce, le carton absorbe la sauce et du coup, le plat est moins bon. La deuxième chose, c'est qu'on ne voit plus ce qu'on achète si le couvercle est en carton. Mais quand on achète des pâtes dans une boîte, on ne voit pas les pâtes non plus ! En vrai, c'est parce qu'on a des habitudes qui sont à modifier.” Dans les roulottes, petit à petit, les mœurs changent aussi. La vaisselle réutilisable a fait son apparition, mais à l’heure d’emporter le restant de chao men pour le petit-déjeuner du lendemain, si l’on n’a pas amené son contenant avec soi, c’est en barquette en carton que le plat est proposé, là encore enroulé de cellophane, alors que le couvercle lui aussi devrait être en carton. Des sanctions prévues par la loi Les habitudes seront encore longues à changer. Les consommateurs doivent désormais s’habituer à se promener avec leurs propres contenants, mais surtout, les grandes surfaces et autres roulottes doivent elles aussi se mettre à la page. Et pour elles, le temps presse. Depuis le début d’année, il est obligatoire de servir les repas et boissons consommés sur place dans de la vaisselle réemployable, y compris en roulotte ou sur les stands. Depuis le 1er juillet, il est interdit de proposer des contenants ou récipients alimentaires en plastique ou aluminium à usage unique. Au 1er janvier 2027, les emballages plastique pour fruits et légumes non transformés seront interdits alors que le film alimentaire verra sa fin le 1er janvier 2028. Si la Direction de l’environnement a les moyens des ambitions du Pays en la matière, les sanctions pourraient tomber rapidement. Jusqu’à 300 000 francs d’amende pour une personne physique et 1,5 million de francs pour une personne morale. Après une mise en demeure ignorée, les contrevenants pourraient être sanctionnés jusqu’à deux ans d’emprisonnement et près de 12 millions de francs d’amende. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-06 04:42:00

“Un apprentissage, c'est une déchirure”
Tahiti, le 5 août 2026 - Les fonctionnaires stagiaires de l’Éducation ont été accueillis ce mercredi à l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation pour la traditionnelle réunion d’accueil. Certains devront quitter le Fenua pour faire leur stage en métropole, voire y enseigner quelques années car les postes sont “tendus” . Le vice-recteur est clair : “Ce n'est pas eux qui décident de leur affectation” . Il leur demande de sortir de leur “zone de confort” et rappelle qu’en France, certains ont “les mêmes problématiques” . Les lauréats aux concours du premier et second degré de l’Éducation étaient accueillis ce mercredi à l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation de la Polynésie. Si certains d’entre eux devront partir en métropole pour effectuer leur année de stage et peut-être même y enseigner pendant quelques années car il n’y plus de postes vacants en Polynésie, d’autres ont été affectés au Fenua. C’est le cas de Rainuiatea Smith, qui sera conseillère principale d’éducation (CPE) stagiaire au lycée Paul-Gauguin. “Je suis contente (...) puisque j'y étais élève il y a une dizaine d'années et c'était mon objectif quand je suis sortie du lycée de revenir à Gauguin pour y travailler .” Rainuiatea Smith voulait au départ être professeure d’anglais puis, au fil des années et des expériences acquises, elle a préféré “accompagner et guider les élèves au-delà de l'enseignement, c'est pour ça que je me suis reconvertie vers le métier de CPE”. Stéphanie Wong, elle, est professeure stagiaire en sciences de la vie et de la terre (SVT). Elle aussi est affectée en Polynésie pour son stage, mais il n’est pas certain qu’il y ait ensuite un poste disponible. Elle sera alors dans l’obligation de partir en métropole. “Je ne suis pas fermée à l'idée et ça va dépendre aussi de ce qu'on va me dire, c’est-à-dire est-ce qu'il y a possibilité de revenir à court terme, surtout qu'il y a des départs, bientôt, en SVT et je compte sur ça aussi, mais je sais que ce n'est pas gagné non plus .” “Un enseignant est un ingénieur de très haut niveau qui s'occupe de la nature humaine” Pour le vice-recteur, André Canvel, ces derniers doivent faire preuve de “lucidité”. “Vous êtes d'abord et avant tout des fonctionnaires de l'État français et non pas des fonctionnaires du Pays polynésien”, leur a-t-il dit. “Et ce n'est pas eux qui décident de leur affectation, mais c'est l'État” . Un rappel “fondamental”, assure-t-il. Il ajoute qu’“ un fonctionnaire, par définition, ne touche pas un salaire, mais un traitement” . Et de ce fait, il n’est donc “pas propriétaire de son emploi. L'emploi, c'est l'État qui le décide et c'est l'État qui lui délivre” . Il conçoit que le fonctionnaire ait des droits, mais il a “aussi un certain nombre d'obligations” . Au-delà de toutes ces obligations, le vice-recteur assure que ces jeunes doivent aussi faire preuve de “maturité” et qualifie leur métier de “plus beau des métiers parce que finalement, la seule façon de transformer une société, c'est son école” . Il souligne la complexité de ce métier où il faut sans cesse “se renouveler, se transformer car les générations ne se ressemblent pas. Et par conséquent, un enseignant est un ingénieur de très haut niveau qui s'occupe de la nature humaine”. Sortir de “sa zone de confort” Interrogé sur les inquiétudes de certains fonctionnaires stagiaires d’être affectés en métropole, le vice-recteur André Canvel assure que “c’est tendu” au niveau des postes d’affectation en Polynésie. Il rappelle que cette peur n’est pas propre aux Polynésiens. “Un jeune du Tarn-et-Garonne qui vous dit qu'il va être affecté à Créteil ou à Lille ou à Nancy vit la même souffrance (...). Il a les mêmes problématiques d'adaptation, d'acclimatation, les mêmes problématiques de trouver un logement, de se refaire des amitiés, de se refaire des relations sociales. C'est la même chose partout. Et ce n'est pas la distance qui fait l'éloignement. C'est la représentation qu'on se fait de la distance .” André Canvel a longtemps travaillé dans l'académie de Créteil et estime que ceux qui s’investissent dans le milieu associatif ou sportif du quartier, “ en règle générale, ne quittent pas Créteil alors qu'ils étaient arrivés en ayant vraiment le sentiment de tout abandonner. Donc c'est une question d'ouverture (...). Pour être crédible, il faut aussi avoir vécu cette déchirure. Un apprentissage, c'est une déchirure” . En effet, le vice-recteur ne peut concevoir le fait que ces fonctionnaires stagiaires puissent demander à leurs élèves d’accepter le changement alors qu’ils “se contentent d'être dans leur zone de confort. C’est à l’enseignant de vivre cette expérience afin d’accompagner ses élèves dans leurs propres apprentissages” “Tous nos stagiaires feront leur demande de CIMM” Depuis plusieurs années, les membres de l’Unsa, syndicat majoritaire dans l’Éducation, sont présents pour accueillir les fonctionnaires stagiaires. C’était encore le cas ce mercredi. “Nous tenons à accompagner nos jeunes pour qu'ils soient un peu plus apaisés sur l’avenir qui va se profiler avec plusieurs jalons importants, notamment en termes de positionnement pour le mouvement ”, précise Martial Chang. Il ajoute qu’il y a plus d’une centaine de demandes de centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) qui sont faites chaque année, dont les Polynésiens stagiaires de l’Éducation. “Tous nos stagiaires feront leur demande de CIMM d'ici deux mois à peu près. Ils sont Polynésiens, ils ont le droit de rester en Polynésie.” Il précise que certains saisissent le tribunal car “ nous avons des cas flagrants où il y a absence d’intérêts matériels et moraux et qui ont quand même le CIMM”. Martial Chang explique avoir saisi les autorités de l’État et du Pays ainsi que les élus sur ce sujet. “Il y a eu très peu de deuxième séjour, c’est-à-dire une deuxième demande de mise à disposition validée et acceptée par la DGEE. Cela veut dire que l'offre de demande de mise à disposition a été bien épluchée. Ou alors que des consignes ont été données pour qu’il n'y ait pas de deuxième séjour. Sauf cas particulier où on n'a pas de postulant.” Martial Chang rappelle qu’aucun syndicat n'intervient pour l’attribution des CIMM. “C’est une décision de la direction des ressources humaines à Paris, les documents sont transmis au haut-commissaire qui les transmet ensuite au vice-rectorat .” Il ajoute que dans le premier degré les postes sont protégés. “Il n'y a pas de possibilité pour les professeurs des écoles du national d'entrer en Polynésie sauf ceux de l'éducation spécialisée car nous n’en n'avons pas donc on les fait venir de métropole.” Rainuiatea Smith, CPE stagiaire au lycée Paul-Gauguin : “J'en ai pleuré parce que c'était vraiment un objectif de vie” “Je me suis connectée à 3 heures du matin parce que c'est à l’heure française. Et quand j’ai vu mon nom, j'ai sauté de joie et je crois que j'ai dû réveiller mes voisins. J'en ai pleuré car c'était vraiment un objectif de vie et là où j'ai encore plus explosé de joie, c'était de savoir que j'étais affectée en Polynésie. Mon but, c'était de servir la jeunesse polynésienne. Bien sûr, la jeunesse en soi si j'étais en métropole, mais l'objectif premier, c'était la Polynésie, servir nos jeunes ici. C'est l'un des concours les plus difficiles parce qu’on est au niveau de cadre supérieur et ce qui a été le plus compliqué, ce sont les oraux car on part en France. Et il a fallu jongler entre mon métier qui était celui d'enseigner, en même temps préparer mon départ et préparer mes épreuves. Et c'est pour ça que ma réussite, j'en suis très fière parce que j'ai réussi à combiner tout ça en si peu de temps (...). Ce n'est pas un parcours facile, mais quand on y arrive, c'est d'autant plus gratifiant et ce qui sera encore plus gratifiant, c'est de voir ces jeunes réussir professionnellement et s'épanouir aussi personnellement.” Stéphanie Wong, professeure stagiaire en sciences de la vie et de la terre : “Tous ces efforts ont payé” “Cela n'a pas été facile de passer ce concours, j'ai été suivie, j'ai investi, j'ai eu un formateur en métropole, j'avais avec lui un suivi hebdomadaire, j'avais besoin de ça pour avoir un cadre. Et en plus de ça, j'ai un petit garçon d'un an. En parallèle, j'étais aussi contractuelle, dans un collège-lycée privé en ville. Cela a été un gros challenge cette année mais en même temps je suis fière de moi et tous ces efforts ont payé (...). Je suis affectée ici, dans deux établissements, dans un collège et un lycée, pour cette année de stage, mais pour la suite ce n’est pas gagné. Je sais que les postes en SVT sont presque fermés, il n'y a presque plus de postes. L'inspectrice Mathilda nous a déjà prévenus, même bien avant de passer le concours donc je suis au courant de la situation quant aux postes qui sont disponibles en SVT ici. Je sais qu'il y a des heures par-ci, par-là, j'ai tenté et j'ai réussi. Et quand j'ai reçu la réponse, j'étais contente, parce que je peux rester ici avec mon fils et mon chéri. Pour le moment, je veux me concentrer sur mon année de stage, je prends les choses comme elles viennent, et puis après, on verra.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-06 04:34:00

​Collectif 3 : L'invitation de Brotherson ne réunit que deux élus
Tahiti, le 5 août 2026 – La main tendue n'a guère trouvé preneur. Après le boycott du Tavini lundi, ni le Tapura ni Ahip n'ont répondu mercredi à l'invitation de Moetai Brotherson, estimant que le débat sur le troisième collectif budgétaire devait se tenir à l'assemblée et non à la présidence. Le président du Pays souhaitait recueillir les propositions des différents groupes politiques avant l'examen du texte en commission de l'Économie. Seuls l'élue non inscrite Teave Chaumette-Boudouani et le maire de Rangiroa, Tahuhu Maraeura – unique représentant du Tapura à avoir voté en faveur du précédent collectif budgétaire – ont fait le déplacement. Ils ont assisté à une présentation, ministère par ministère, d'un texte remanié depuis la première version transmise le 24 juin, qui sera adressé à Tarahoi mercredi prochain. Interview avec le président du Pays. Monsieur le président, on a vu passer Teave Chaumette-Boudouani, non inscrite, et Tahuhu Maraeura, seul élu du Tapura à s'être déplacé. Les autres ne sont pas venus (Tapura et Ahip), comme le Tavini lundi. Comment vous réagissez à ce refus de l'opposition ? “Je voudrais d'abord remercier ceux qui sont venus. Je pense qu'ils n'ont pas perdu leur temps. Il faudrait leur demander directement ce qu'ils ont pensé des explications, des textes qu'ils ont eus. L'objectif pour nous – on le dit depuis le début – c'est de partager un maximum d'informations avant la commission de l’économie et des finances, à laquelle ne participent pas pratiquement tous les élus, mais simplement ceux qui sont membres de la commission... et encore. Donc c'est ce qu'on a fait. D'abord, le ministre de l'Économie et des Finances en charge du Budget a expliqué l'économie générale de ce collectif 3, les principes, et ensuite chaque ministre est venu expliquer ce qu'il avait inscrit et les principes qui ont prévalus, notamment d'aller à l'essentiel, de ne rien mettre de superflu, d'inscrire que des CP [crédits de paiement, NDLR] que l'on est sûr de pouvoir consommer dans l'année. ” Oui, finalement, c'est un exercice qui a lieu en général en commission législative de l’assemblée. C'est ce qui se passe au collectif et au budget primitif. Chaque ministre décline un petit peu sa partie... “En général, c'est ce qui se passe, sauf qu'on a vu ce qui s'est passé pour le collectif 2. Il y a eu une unanimité lors du passage en commission qu'on n'a pas retrouvé en séance. Donc on devait éviter ce genre de, je ne veux pas dire de dysfonctionnement, mais de décalage en essayant d'anticiper.” Mais l'idée, quand vous aviez proposé ces réunions aux différents groupes politiques, vous l'aviez dit, sauf erreur de ma part, que vous souhaitiez aussi recueillir leurs idées, leurs propositions. Donc là, ça ne devient finalement qu'une présentation de votre part ? “Non, non. Après chaque intervention des ministres, ils posent des questions. Ils font des propositions parfois, pas tout le temps, et pas sur tous les sujets non plus. Je crois que chaque représentant, en fonction de sa localisation d'élections, a évidemment un tropisme. Quand on vient des Tuamotu, on est très préoccupé par les sujets des Tuamotu. Et en fonction, je pense, des commissions dans lesquelles ils siègent, ils ont aussi des intérêts particuliers. Teavae, par exemple, est très attachée à tout ce qui est questions de santé. Et puis également, peut-être de manière un peu plus surprenante, tout ce qui concerne la cybersécurité. Elle avait posé d'ailleurs une question orale à ce sujet un peu plus tôt dans l'année. Donc voilà. Chacun, en fonction de ses centres d'intérêt, intervient et fait des propositions.” Pour en revenir au collectif, le document que vous présentez aujourd'hui, est-ce celui qui avait été transmis à l'assemblée le 24 juin dernier ? Ou est-ce que vous l'avez déjà amendé et que c'est cette nouvelle version que vous présentez aujourd'hui ? “Justement, c'est aussi l'intérêt pour certains de venir. C'est ce qu'on a précisé à Heinui Le Caill [Tavini, NDLR], qui est président de la commission des finances. C'est ce que le ministre Warren Dexter lui a précisé. C'est que le collectif 3 qui va être transmis mercredi prochain à l'assemblée est différent de celui qui avait été transmis lors de l'examen du collectif 2.” Qu'est-ce qui change ? “Il y a quelques petites choses qui changent, notamment au niveau des recettes, puisqu'on a intégré un prélèvement sur le FIGD, le Fonds de garantie de la dette. Puisqu'aujourd'hui, vous le savez, la note de la Polynésie a été rehaussée et notre solvabilité n'est absolument plus mise en cause. On peut venir prélever dans ce fonds qui n'est pas simplement un fonds de garantie de la dette, mais également un fonds d'investissement. On peut venir augmenter le niveau des recettes de ce collectif, pas simplement fonctionner sur les excédents budgétaires, mais aussi sur ce fonds, sur ce FIGD.” Est-ce que vous avez pris des mesures pour faire “plaisir” aux critiques de l'opposition ? On a entendu Nuihau Laurey encore récemment à Polynésie La 1 ère regretter notamment la situation de Taravao en matière de santé. Est-ce qu'il y a des choses concrètes dans ce collectif là-dessus ou pas ? “Alors nous, on n'est pas là pour faire plaisir, pour répondre aux caprices. On est là pour réfléchir entre adultes responsables. Chacun, chaque groupe à l'assemblée, a évidemment sa vision de la politique, sa vision de l'économie. Nuihau a la sienne et je la respecte, c'est la sienne. C'est un ultralibéral qui se soigne – de son propre aveu –, mais c'est un ultralibéral. On a des divergences sur la manière de mener la politique. Nous, tant que les demandes nous paraissent raisonnables, on peut les prendre en compte. Quand elles nous paraissent déraisonnables, comme celle qui consisterait à construire un hôpital à Taravao, on ne peut pas y donner suite.” Quelles demandes sont raisonnables et auxquelles vous auriez répondu dans ce collectif ? “Écoutez, nous, parfois, on peut venir nous dire, par exemple, et on peut l’entendre, qu'il faudrait plus de dispositifs pour lutter contre la cherté de la vie. On est preneur de toutes les bonnes propositions. C'est un sujet sur lequel il est facile d'avoir de fausses bonnes idées et très difficile d'avoir de vraies idées.” Dernière question. Vous l'avez dit, ça sera transmis à l'assemblée mercredi prochain avec la commission qui suivra. Est-ce que, lors de cette commission – puisqu’ils ont boycotté la réunion d'aujourd'hui – si des propositions sont faites, êtes-vous disposé à amender votre collectif avant le passage en séance plénière ? “On examinera toutes les propositions qui seront faites en commission. On espère qu'un maximum de représentants, au moins ceux qui ne sont pas venus à ces réunions préalables, viendront en commission et pas simplement ceux qui sont membres de la commission. On examinera toutes les demandes qui seront présentées, surtout si elles sont étayées, si elles sont structurées, et pas simplement des vœux pieux ou des plans sur la comète.” Pour terminer sur un autre sujet, le temps file, on est déjà début août. Présenterez-vous bien des candidats A fano ti’a aux sénatoriales ? “Depuis la création du parti et du groupe à l'assemblée, on avait déjà annoncé qu'on aurait des candidats aux sénatoriales. Ils seront annoncés en temps et en heure.” C'est-à-dire ? “C'est-à-dire avant la limite de dépôt des candidatures.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-06 03:17:00

Engouement pour le “Machu Picchu tahitien”
Tahiti, le 5 août 2026 – À Papeari, le barrage de Titaaviri 2 attire un nombre croissant de visiteurs. Sur les réseaux sociaux, l’ouvrage de production d’énergie hydroélectrique de Marama Nui est surnommé le “Machu Picchu tahitien” en raison de son architecture en terrasses, mais la comparaison avec la célèbre cité des Incas s’arrête là. Ce regain d’intérêt est associé à un appel à la vigilance, matérialisé le mois dernier par la pose de panneaux d’information pour permettre aux randonneurs de profiter de ce cadre naturel préservé en toute sécurité, tout en respectant les infrastructures industrielles. Le week-end et pendant les vacances scolaires, le parking situé à l’entrée de la vallée de Titaaviri fait régulièrement le plein. Ce mercredi matin, une cinquantaine de personnes étaient engagées sur le sentier à la faveur du beau temps. Originaire de Papeari, Temehau avait prévu les baskets et le sac à dos avec tout le nécessaire. “Mon grand-père venait souvent piquer les chevrettes. L’objectif aujourd’hui, avec les enfants qui sont petits, c’est d’aller jusqu’au bain du roi” , nous a indiqué la jeune femme. Débutants ou avertis, la plupart des randonneurs s’aventurent en groupe, entre amis ou en famille. “Je suis déjà venue quatre ou cinq fois. La première fois, c’était en 2015. On est en pleine nature, mais c’est très accessible” , apprécie une marcheuse accompagnée de trois autres personnes. Nous avons aussi croisé Vaihere et son fils Hitiarii, résidents de Papara : “On a découvert ce superbe paysage sur les réseaux sociaux et ça nous a donné envie !” Un barrage de 1989 En effet, depuis quelques temps, l’architecture de l’ouvrage hydroélectrique positionné en fond de vallée attire un nombre croissant de visiteurs. Il est surnommé le “Machu Picchu tahitien” en raison de sa constitution en terrasses, mais la comparaison avec le célèbre sanctuaire péruvien classé au patrimoine mondial de l’Unesco s’arrête là. Mis en service en 1989, le site n’a rien d’un vestige ancestral. “C’est le barrage de Titaaviri 2, qui a ses cousins à Hitia’a, Papeno’o, Vaihiria et Vaite. Les barrages de Marama Nui sont faits sur le même principe : ce sont des barrages en remblai. Les matériaux sont empilés marche par marche avec de gros enrochements en aval pour éviter que les fortes pluies ne viennent raviner l’ouvrage” , résume Yann Wolff, directeur général délégué de Marama Nui, filiale d’EDT. Sur la partie droite de l’édifice, le déversoir de crue est bétonné pour résister à l’érosion. D’une hauteur de 24 mètres pour une capacité de stockage de 400.000 m 3 , Titaaviri 2 fait partie des cinq plus grands barrages de Tahiti : “Quand il est plein, on a une semaine de fonctionnement des turbines et avec 3 mégawatts, on peut alimenter Taiarapu-Ouest.” ​Accès piéton Pour y accéder, compter trois à six heures de marche selon l’allure pour parcourir environ 18 km aller-retour, essentiellement à plat. À l’arrivée, le barrage niché dans un cirque naturel, entre de majestueuses montagnes et des cascades ruisselantes, a effectivement une aura particulière. Fermé aux véhicules, l’accès à la vallée – dont la partie basse appartient à Tahiti Agrégats, et la partie haute à Marama Nui – se fait à pied ou à vélo. “L’idée, c’est de laisser l’accès aux marcheurs et aux amoureux de la nature tout en garantissant au maximum leur sécurité. Ce n’est pas simple, car on est en milieu tropical, dans une vallée torrentielle, où sont implantés des ouvrages de type industriels, donc le challenge, c’est de réussir à cohabiter” , souligne Yann Wolff. À titre d’exemple, les dix-huit mois de travaux qui se profilent sur une station de transfert d’énergie par pompage nécessiteront un balisage de chantier spécifique, voire des fermetures ponctuelles qui seront communiquées en amont. ​“Passer des messages de sécurité” “Depuis 25 ans, j’ai toujours vu des gens se balader ici, mais c’étaient quelques riverains. Aujourd’hui, le week-end, ça m’arrive de croiser 200 personnes” , témoigne le directeur général délégué de Marama Nui, Yann Wolff. Une affluence prise au sérieux par le maire de Teva i Uta, Tearii Alpha, interrogé sur le sujet il y a plusieurs semaines suite à un communiqué publié début mai, en pleine vigilance orange pour fortes pluies. “On est préoccupés par le comportement de certains visiteurs qui ne connaissent pas nos vallées et qui s’y aventurent en période de pluie, voire de vigilance, ce qui met nos pompiers en danger alors que le risque était prévisible. Les rivières montent très vite et ce sont des zones où les télécommunications ne sont pas bonnes” , rappelle le tāvana. Sur une large partie de la randonnée, le réseau est effectivement aux abonnés absents. En complément de la charte du randonneur réalisée par un collectif d’associations, des panneaux d’information en français, tahitien et anglais, semblables à ceux de la vallée de Papeno’o, ont été implantés courant juillet à des emplacements stratégiques (gués dangereux, voie de secours en cas de crue, accès réglementés, chutes de pierre) dans le cadre d’un partenariat entre Marama Nui, Tahiti Agrégats et la commune de Teva i Uta. “On souhaite passer des messages de sécurité aux gens. Les riverains connaissent les risques, mais depuis quatre ou cinq ans, on a une population de plus en plus urbaine et touristique, y compris des étrangers, qui n’ont pas les codes de la vallée et qui n’ont pas forcément conscience des risques. La pluviométrie peut être très élevée, donc il faut regarder la météo avant de venir. Il faut savoir renoncer ! Marama Nui porte régulièrement assistance à des promeneurs, mais pour l’instant, il n’y a rien eu de grave et c’est l’objectif, car je trouve que c’est l’un des plus beaux endroits de Tahiti” , conclut Yann Wolff. Nuisances sonores et déchets, un appel au respect des lieux est aussi lancé, de même que des infrastructures industrielles. Si le mur au sommet du barrage commence à se couvrir d’inscriptions, certains visiteurs seraient également tentés de glisser le long du liner d’étanchéité... Des incivilités qui ne sont pas les bienvenues. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-06 02:23:00

​Cinq variétés de cannabis, sans effet stupéfiant, homologuées pour la culture en Polynésie française
Tahiti le 5 août 2026. Le ministre de l'Agriculture, des Ressources marines, de l'Environnement a présenté un arrêté portant homologation du catalogue des variétés de cannabis dépourvu de propriétés stupéfiantes autorisées à la culture en Polynésie française. Ce texte s'inscrit dans le cadre fixé par la loi du pays n° 2024-19 du 23 août 2024, qui réglemente certaines activités relatives au cannabis dépourvu de propriétés stupéfiantes et les médicaments contenant du cannabis ou des cannabinoïdes. Il s'applique dans le cadre du programme pilote actuellement engagé par la Direction de l'agriculture (DAG). Seules les variétés inscrites à ce catalogue officiel peuvent être importées et cultivées sur le territoire. Cette exigence vise à garantir la sécurité sanitaire des cultures, à s'assurer du respect du seuil réglementaire de concentration en tétrahydrocannabinol (THC), fixé à moins de 0,3 %, soit un taux trop faible pour produire des effets stupéfiants et à structurer le développement encadré d'une nouvelle filière économique locale, dans le cadre d'un programme pilote conduit par la Direction de l'agriculture (DAG). Cinq variétés ont été soumises à un dossier technique détaillé (origine, caractéristiques agronomiques, profil cannabinoïde, qualité semencière) et ont reçu un avis favorable de la Commission sur le cannabis, instance paritaire réunissant les services du Pays et les représentants des professionnels du secteur, lors de sa séance du 25 février 2026. Les variétés sélectionnées sont le ACDC (USA), Mountain Mango (USA), Painted Lady (USA), Midwest (Europe) et Enectarol (Europe) Toutes ces variétés respectent le seuil réglementaire de THC, attesté par des certificats d'analyse délivrés par des laboratoires accrédités et présentent des caractéristiques compatibles avec le climat polynésien (chaleur, forte humidité, pression fongique). Ce catalogue constitue la référence réglementaire pour la culture de ces variétés en Polynésie française et pourra être actualisé périodiquement, selon la procédure d'inscription, de modification ou de radiation prévue par la réglementation en vigueur. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-06 02:15:00

​Whale watching : rejet de la requête en référé de la SARL Full Full
Tahiti, le 5 août 2026 - Le tribunal administratif de Papeete a rejeté, ce mercredi, la requête en référé-liberté déposée par la société Full Full, spécialisée dans l’activité de whale watching, autrement dit d'observation des baleines encadrée. La société demandait la suspension de la décision de la Direction de l’environnement lui refusant une dérogation pour exercer son activité d’approche et d’observation des baleines. L'entreprise SARL Full Full estimait que ce refus portait une “atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’entreprendre” et mettait en péril “sa survie économique”. Le juge des référés a toutefois considéré que les pièces produites ne permettaient pas d'établir que l'activité d'observation des baleines représentait une part suffisamment déterminante de son chiffre d'affaires pour caractériser une situation d'extrême urgence. Il a également estimé que la société ne démontrait pas que la perte de cette activité entraînerait, à très brève échéance, sa liquidation. En outre, “Aucun document versé au dossier, notamment pas la liasse fiscale relative à l’année 2025, qui fait état d’un chiffre d’affaires net de 14,7 millions de francs Pacifique, ne permet de distinguer la part de ce chiffre d’affaires provenant des prestations d’approche des baleines durant la saison concernée de celle liée aux autres activités proposées par l’entreprise le reste de l’année”, constate le juge qui estime que “l'entreprise requérante ne justifie pas se trouver dans une situation qui remplit la condition d'extrême urgence”. La requête a donc été rejetée. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-06 01:18:00

Les comptes du Port confortent le pari Air Moana
Tahiti, le 5 août 2026 - Examiné ce mercredi par la commission de l'Équipement de l'assemblée, le compte financier 2025 du Port autonome confirme la solide santé financière de l'établissement. Ses 667 millions de bénéfice net et sa trésorerie de plus de 3,6 milliards de francs éclairent la récente décision de mobiliser 225 millions de francs, via la défiscalisation, pour financer deux futurs ATR d'Air Moana. Reste désormais à savoir si ce montage résistera au contrôle de légalité de l'État. Le calendrier donne à l'exercice un relief particulier. Quelques jours après avoir validé un apport de 225 millions de francs au financement de deux nouveaux ATR d'Air Moana via un montage de défiscalisation, le Port autonome de Papeete présente ce mercredi son compte financier 2025 devant la commission de l'Équipement de l'assemblée. Deux dossiers distincts, mais étroitement liés. Car si la participation à Air Moana ne figure évidemment pas dans ces comptes – elle ne pourra, au mieux, apparaître qu'en 2026 –, les résultats financiers expliquent pourquoi le conseil d'administration a considéré que l'établissement pouvait supporter une telle opération. Le résultat de fonctionnement atteint ainsi 667,3 millions de francs, certes en léger recul par rapport aux 699,6 millions de 2024, mais il reste à un niveau très élevé. Après avoir acquitté 489 millions de francs d'impôt sur les sociétés, le Port conserve un bénéfice conséquent qui vient alimenter ses réserves. Sa trésorerie progresse encore pour atteindre 3,63 milliards de francs, tandis que son fonds de roulement dépasse désormais 7,5 milliards. Ces chiffres donnent un éclairage concret aux explications avancées par la direction du Port lors de l'adoption de la délibération. L'établissement expliquait alors disposer d'un bénéfice imposable suffisant pour mener une opération de défiscalisation de cette ampleur sans remettre en cause l'équilibre de ses finances. La taxe de péage au cœur des critiques C'est précisément cette solidité financière qui nourrit aujourd'hui le débat politique. Opposé au montage retenu, Nuihau Laurey estime que le Port sort de son rôle en finançant une compagnie aérienne, d'autant que ses principales ressources proviennent des activités portuaires et de la taxe de péage acquittée sur les marchandises importées. “Ce sont les consommateurs polynésiens qui paient cette taxe de péage. Aujourd'hui, on détourne une partie de ces recettes pour financer Air Moana” , faisait notamment valoir le représentant d'Ahip dans une vidéo publiée sur les réseaux fin juillet. Le compte financier confirme effectivement le poids de cette ressource. En 2025, la taxe de péage a rapporté 2,298 milliards de francs, un niveau quasiment stable par rapport à l'année précédente malgré une légère baisse de 1,7 %. Elle demeure l'une des principales recettes de l'établissement. Pour autant, le document montre également que ces recettes servent d'abord à financer un vaste programme d'investissements. Plus de 2 milliards de francs ont été engagés en 2025, notamment pour la reconstruction des quais, l'aménagement de la passe de Papeete, le terminal international ou encore les infrastructures de cabotage. Le fonds de roulement, en constante progression, est d'ailleurs présenté comme l'un des leviers permettant de poursuivre ce schéma directeur d'investissements jusqu'en 2032. L'État a désormais la main Ces comptes ne tranchent évidemment pas le débat sur l'opportunité du soutien à Air Moana. Ils montrent simplement que le Port dispose d'une situation financière particulièrement solide, compatible avec le montage présenté par son conseil d'administration. Un argument qui est toutefois loin de convaincre ses opposants. “Est-ce que c'est la mission du Port autonome de financer de nouveaux avions ? Bien évidemment non”, faisait valoir Nuihau Laurey, estimant que le Port était appelé à “remplacer le Pays” dans le financement de la compagnie. Reste désormais la question juridique. Saisi par Ahip, le haut-commissariat dispose jusqu'à la fin du mois de septembre pour décider si cette participation respecte bien les missions d'un établissement public portuaire. Une question qui ne fait d'ailleurs pas seulement débat dans les rangs de l'opposition : selon nos informations, la Direction du budget et des finances (DBF) avait, elle aussi, exprimé des réserves sur la solidité juridique du montage avant son adoption par le conseil d'administration du Port. Le Port en quatre chiffres 667 millions de francs Le bénéfice net dégagé en 2025. 489 millions de francs L'impôt sur les sociétés acquitté en 2025. Ce niveau de bénéfice imposable explique pourquoi le Port a pu envisager une opération de défiscalisation de 225 millions de francs. La question est désormais de savoir si ce montage est juridiquement autorisé. 3,6 milliards de francs La trésorerie disponible au 31 décembre 2025. 7,5 milliards de francs Le fonds de roulement de l'établissement. Il doit notamment permettre de financer les grands chantiers du Port, comme la restructuration des quais de cabotage, l'aménagement de la passe de Papeete, le développement du terminal de commerce international ou encore la zone de réparation navale. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-06 00:50:00

Le Salon de la rentrée ouvre ses portes jeudi à Mama'o
Tahiti, le 5 août 2026 - Le Salon de la rentrée de DB Tahiti ouvre ses portes ce jeudi 6 août au parc expo de Mama'o. Jusqu'au dimanche 9 août, de 8 h 30 à 17 h 30, il réunira 157 exposants, contre 130 l'an dernier. Le site de Mama'o a l'habitude d'accueillir les salons. À quelques jours de la rentrée scolaire, prévue le mardi 11 août en Polynésie française, les visiteurs du Salon de la rentrée, qui s’ouvre ce jeudi au parc expo, pourront profiter d'opportunités de shopping et de bons plans pour bien s'équiper. Multimédia, mobilier, textile, accessoires, beauté et bien-être seront au rendez-vous, tout comme un food court pour la restauration. Le salon fera aussi la part belle au sport et aux loisirs. Démonstrations, initiations, loisirs créatifs, jeux et ateliers rythmeront les quatre jours de l'événement. Dans le pavillon dédié, clubs, fédérations et associations présenteront leurs activités et prendront les inscriptions pour la rentrée. Le salon accueille cette année 157 exposants. Parmi les nouveaux figurent notamment Marine Marcus, qui présentera ses œuvres originales, Tahiti Miti Tours & Scuba Cool pour préparer ses prochaines sorties en mer ou ses plongées, KE'A Jiu Jitsu pour découvrir cette discipline, ainsi que Diffusion Pédagogique de Polynésie, qui proposera livres, fournitures et outils pédagogiques pour bien préparer la rentrée. Art, évasion, sport, éducation... il y en aura une nouvelle fois pour toutes les passions. Et l'organisation promet encore quelques surprises, avec de nouveaux exposants dévoilés chaque jour. Ce salon est également une excellente opportunité pour s’inscrire en avance aux cours, ateliers ou abonnements annuels. C’est l’occasion de comparer les offres, de poser vos questions aux professionnels et de trouver la formule adaptée à vos envies et à votre emploi du temps. Le Salon de la rentrée existe depuis une vingtaine d’années. Il est très attendu des habitants de Tahiti comme des exposants. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 23:44:00

​“Je suis écœurée”, la SARL Full Full se voit déjà liquider sa société
Tahiti, le 4 août 2026 – “Cette erreur dans le dossier, ça me coûte ma société.” À la sortie d’une audience de référés peu prometteuse, mardi, la gérante de la SARL Full Full basée à Moorea ne cache pas sa déception. Son entreprise conteste le refus de la Polynésie française de lui accorder une dérogation pour l’activité d’approche et d’observation des baleines, estimant que cette décision menace sa survie économique. La société affirme que l’activité de whale watching, autrement dit d'observation des baleines encadrée, pèse pour 80 % dans son chiffre d’affaires. L’an dernier, elle a enregistré 12 clients par jour pendant environ 120 jours. Selon elle, sans l’agrément que lui refuse le Pays, c’est l’équilibre financier de l’entreprise qui est en péril. Une décision est attendue mercredi ; mais elle a peu d’espoir. “Je suis écœurée” , a-t-elle déclaré à l’issue de l’audience, dénonçant les conséquences d’une procédure qui, selon elle, l’a privée d’une place dans le classement des candidats. “D'année en année, on est obligés de construire notre économie et les touristes réservent un an à l’avance, en Polynésie, que ce soit pour les hôtels ou pour n'importe quelle activité” , explique la prestataire qui estime à plus de 10 millions de francs son manque à gagner. À l’audience, la présidente du tribunal a demandé à l’entreprise de préciser l’impact réel de cette activité sur ses revenus. “Vous auriez pu me produire ce que vous avez fait en 2025 par rapport à la saison des baleines et hors saison”, a-t-elle reproché. A l'issue de l'audience la cheffe d'entreprise a promis qu'elle joindrait les pièces justificatives au dossier le soir-même : “Je peux clairement prouver que mon chiffre d'affaires est lié à l'activité des baleines”, a-t-elle martelé. ​ La question de la liberté d’entreprendre La SARL Full Full avait déposé sa demande pour être inscrite dans le nouveau dispositif encadrant l’approche des baleines le 26 juin à 8h04. Selon son avocat Me Édouard Varrod, une erreur dans le dossier a entraîné une demande de régularisation... quatre jours plus tard. C’est ce délai qui aurait fait perdre à l’entreprise sa position dans l’ordre d’attribution des dérogations. Il estime que cette différence de traitement porte “atteinte à la liberté d’entreprendre”. L’administration assure que les dossiers ont été traités selon le principe du “premier arrivé, premier instruit” et explique que les différences observées résultent des étapes d’instruction et des vérifications nécessaires. La Polynésie française défend de son côté un dispositif nécessaire pour encadrer une activité en forte croissance. Son représentant a souligné que “les baleines viennent en paix pour mettre bas et s’occuper de leurs petits” . Le juge des référés doit déterminer si la procédure a porté une atteinte à la liberté d’entreprendre de la société. La décision est attendue ce mercredi. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 04:50:00

Le 12 août, on éteint les lumières pour les oiseaux
Tahiti, le 4 août 2026 - Le 12 août, à l'occasion de la nouvelle lune, la Société d'ornithologie de Polynésie (SOP Manu), en partenariat avec Le JT Vert, lance la première édition de “Fetū 'avei'a - La nuit des oiseaux marins”. L'objectif : inviter le grand public, les entreprises, les communes et les institutions à réduire, pendant quelques heures, les éclairages non essentiels afin d'aider les jeunes oiseaux marins à rejoindre l'océan. Chaque nuit, de jeunes oiseaux marins de la famille des pétrels quittent leurs terriers situés dans les reliefs du Fenua pour effectuer leur premier envol vers l'océan. Ce phénomène a lieu toute l'année, avec un pic entre août et octobre pour le pétrel de Tahiti. Naturellement guidés par le reflet de la lune et des étoiles sur la mer, ces jeunes oiseaux sont aujourd'hui perturbés par les éclairages artificiels. Attirés par les lumières des habitations, des routes, des infrastructures ou de l'éclairage public, beaucoup s'échouent au sol sans pouvoir reprendre leur envol. Afin de leur venir en aide, la Société d'ornithologie de Polynésie (SOP Manu), en partenariat avec Le JT Vert, lance la première édition de “Fetū 'avei'a - La nuit des oiseaux marins”. Celle-ci est organisée le 12 août, lors de la nouvelle lune – mutu dans le calendrier polynésien –, l'une des nuits les plus sombres de l'année, particulièrement favorable au premier envol des jeunes pétrels. Le principe est simple : éteindre ou réduire, pendant quelques heures, les éclairages non essentiels afin de redonner aux oiseaux leurs repères naturels. Le nom Fetū 'avei'a fait référence aux étoiles, qui servent de guide dans la nuit. Depuis toujours, le ciel nocturne est un repère pour la navigation, qu'elle soit humaine ou animale. Pour les jeunes oiseaux marins, les étoiles représentent le chemin vers l'océan. Cette campagne invite ainsi chaque Polynésien à leur rendre cette nuit dont ils ont besoin, par un geste simple, symbolique et collectif. “Levez les yeux vers les étoiles” Comme Earth Hour, “Fetū 'avei'a - La nuit des oiseaux marins” a vocation à devenir un rendez-vous annuel dédié à la protection des oiseaux marins en Polynésie. Les communes, institutions, entreprises et associations sont, elles aussi, invitées à participer en réduisant ou en éteignant, lorsque cela est possible et sans compromettre les impératifs de sécurité, les éclairages non indispensables durant la soirée du 12 août. Une attention particulière est demandée pour les éclairages extérieurs, décoratifs, les enseignes et les bâtiments publics. Elles sont encouragées à sensibiliser leurs collaborateurs et à relayer la campagne sur leurs supports de communication. Une campagne digitale accompagnera cette mobilisation. Elle sera complétée par une série de publications destinées aux enfants, réalisées avec Le JT Vert Kids, afin que les plus jeunes deviennent eux aussi les ambassadeurs de cette nuit particulière. Le 12 août, “levez les yeux vers les étoiles”, demande la SOP Manu, et “pensez aux centaines de jeunes oiseaux marins qui effectueront leur premier voyage vers l'océan”. Avec communiqué Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 04:38:00

“Ici je grandis, demain je bâtis”
Tahiti, le 4 août 2026 – “Donner du sens à l’école” en travaillant avec “toute la communauté éducative” et remettre “l’ambition” au cœur de la réussite des élèves : c’est le message adressé par la ministre de l’Éducation et le vice-recteur aux chefs d’établissements scolaires, inspecteurs et cadres de l’Éducation. “Ici je grandis, demain je bâtis” est la devise de la ministre de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao. Elle souhaite que la communauté éducative la fasse sienne. Elle affirme avoir été inspirée par les états généraux de la charte de l'Éducation qui l’ont convaincue que “sur l'ensemble de nos territoires – parce que chaque archipel est différent – on a ce qu'il faut pour réussir” . L’école ne peut plus être réduite à “juste avoir de bons résultats, de bons diplômes” dit-elle. Il faut apprendre aux élèves “à faire des choix, comparer, analyser des situations (...) et prendre les bonnes décisions (...) et leur dire que ce qu'ils vont faire servira à quelque pour notre Pays, mais aussi pour ailleurs”. * “L'école n'appartient pas à un ministre, mais à un peuple” Pour la réunion de rentrée avec les cadres de l’éducation, qui s’est tenue dans les locaux de la DGEE mardi matin, la ministre n’a pas souhaité exposer la traditionnelle lettre de rentrée : “ C'est une liste de dispositifs et de mesures. Je n'ai pas voulu faire ainsi, j'ai voulu donner un cap, et à partir de là, donner l'initiative aux équipes de s'appuyer sur ce qui existe, et de faire en fonction de leurs besoins et des aspirations des élèves .” Aussi, plutôt qu’une “politique descendante” préfère-t-elle favoriser le “ bottom-up pour répondre à une ambition, à une intention, qui doit servir l'intérêt général” afin d’installer “ un véritable projet de société” . Cette circulaire d’orientation est prévue pour les deux prochaines années “le temps d'éducation est différent de celui de l'administration”, rappelle la ministre. Il faut laisser aux équipes éducatives le temps de mettre en place les orientations fixées, dit-elle, “tout en permettant à l'institution d’évaluer les résultats obtenus” . Elle sait que c’est un “défi” de faire passer “un message clair”. Et pour réussir, dit-elle, il faut s’appuyer sur tout le personnel, notamment non-enseignant : “ Chacun a un rôle essentiel dans la réussite scolaire”. Quant aux enseignants, il leur est suggéré de davantage s'appuyer sur les réussites que sur les difficultés afin de faire progresser tous les élèves, quels que soient leur parcours ou leur environnement familial.* “Oubliez vos égos” Le nouveau vice-recteur, André Canvel, a d’abord félicité la ministre pour le travail qui a été effectué. “Nous avons l'essence même d'une politique éducative sous les yeux qui est en train de se déployer dans ce magnifique territoire” . Le haut-fonctionnaire s’est aussi adressé aux cadres de l’éducation sans ménagement. Il a rappelé la chance d’être au Fenua pour pouvoir “travailler à échelle humaine (...) ici nous n'avons pas le choix” . Il regrette que le travail collectif, le travail en équipe demeure “ à l'état de concept”. Son vœu, pendant sa mission en Polynésie, “ c'est de passer du concept à l'acte. Ça veut dire qu’il faut accepter dans les collaborations de perdre une partie de soi-même ; accepter de se tromper ; accepter de reconnaître que l'autre en sait peut-être un peu plus ; accepter que ce n'est pas parce qu'on a telle ou telle mission d'inspection, de direction, de gestion administrative qu'on a la capacité d'être un expert dans son domaine. Un expert dans aucun domaine, la seule expertise, c'est le collectif. Je me battrai pour l'esprit collectif et uniquement pour cela” . “O ubliez vos égos, oubliez vos états d'âme, oubliez vos appartenances politiques, oubliez vos convictions qui ressemblent parfois un peu à un miroir aux alouettes”, a-t-il lancé à l’assistance . Et de poursuivre : le Fenua n’est pas “une carte postale. On ne vient pas en Polynésie pour se poser dans une carte postale. On vient en Polynésie pour essayer de comprendre de ce qu'il y a au verso de la carte postale. Je vous rappelle, au verso, il n'y a rien d'écrit, il faut l'écrire et c'est à nous de l'écrire” . Le vice-recteur a annoncé que l’organisation des établissements sera évaluée et a prévenu que cette évaluation pourra “être très agréable, parce que les résultats ne sont peut-être pas nécessairement là où vous les attendiez” . André Canvel assure d’ailleurs avoir été “meurtri” par les mauvais résultats du DNB : “ c'est proprement insupportable (...) de se planter comme on s'est planté.” Il a pour objectif de “reconquérir les 14 % perdus. Il va falloir arrêter de se voiler la face sur la question de l'évaluation des compétences des élèves”. Le vice-recteur en a profité pour rappeler le mot-clé de la politique éducative du Pays : “C'est l'ambition et il ne faut pas que ce soit un vœu pieux. C'est une responsabilité qui nous engage (...). Il faudra accepter la discussion et il faudra aussi accepter de revisiter un certain nombre d'éléments de votre politique” . Il a d’ores et déjà prévenu qu’il sera “extrêmement exigeant sur cette question-là” . Ingrid Neveling Angia principale au collège de Tipaerui "Avoir une vision commune, c'est là l'objectif pour le chef d'établissement que je suis" “Le discours de la ministre me parle complètement car on est sur des enfants qui ne sont pas tout neufs quand ils arrivent au collège. Ils ont leur construction comme a précisé Mme la ministre, ils viennent parfois de leurs îles très éloignées. Et je peux mesurer le chemin, particulièrement pour les enfants des Australes que je connais bien par mon mari. Et donc, effectivement, bâtir son destin, bâtir son orientation et puis se dire, ‘Qu'est-ce que je vais apporter à mon pays ? Est-ce que je vais en sortir ? Est-ce que je vais y rester ?’ Ce sont des choix, il n'y a pas de mauvais choix. Mais tout ce qu'elle a dit, en ces quelques mots, signifie tout le parcours de l'enfant, de sa petite enfance jusqu'à sa vie de jeune lycéenne. Ce n'est pas facile de transmettre cela aux enseignants parce que l'éducation, la richesse de l'éducation c'est qu'on a des courants de pensée différents. Et comme a dit M. le vice-recteur, il faut qu'on arrive à mettre nos égos de côté et être ensemble, faire unité. Et à partir de là, avoir en tout cas une vision commune. C'est là l'objectif pour le chef d'établissement que je suis .” Hiriata Marae, principale adjointe au collège de Arue "Pour pouvoir voir la réussite des élèves, le travail en équipe est très important" “Cela fait du bien de revenir, même si ces années en métropole ont été deux belles années, mais ça fait du bien de pouvoir revenir et servir le pays. Il est vrai que pour pouvoir voir la réussite des élèves, le travail en équipe est très important. Donc, il va falloir travailler ensemble avec tous les partenaires associés. Et la devise de la ministre me rappelle mon parcours : l'école m'a beaucoup aidée à grandir et à bâtir mon avenir. Donc, je suis reconnaissante de faire partie de cette équipe qui pourrait aider nos élèves, nos enfants du Fenua, à pouvoir bâtir l'avenir de notre pays. C'est très très important que ce soit nos enfants qui puissent être l'avenir de notre Fenua .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 04:27:00

​Retrait d’épaves maritimes des lagons
Tahiti, le 4 août 2026 - Le retrait de douze épaves et navires abandonnés sur le domaine public maritime de neuf îles de Polynésie française réparties entre les archipels de la Société, des Tuamotu et des Marquises a débuté. Le Pays a entamé les opérations de retrait de douze épaves et navires abandonnés dans les lagons des îles de Tahiti, Moorea, Huahine, Raiatea, Aratika, Napuka, Ahe, Fakarava et Ua Pou. Ces opérations de retrait complexes, financées par le Pays à hauteur de 100 millions de francs, ont débuté à Raiatea à la mi-juillet et devraient se terminer à Ua Pou en novembre prochain. Les navires abandonnés seront entièrement dépollués puis évacués, sans aucun rejet en mer, avec un traitement des déchets assuré par des filières adaptées et conformes à la réglementation en vigueur. Il convient néanmoins de rappeler qu'en toutes circonstances, les propriétaires de ces bateaux restent responsables de leurs biens et sont tenus de prendre en charge les frais liés au traitement, au retrait ou au démantèlement de leurs navires. Afin de renforcer la responsabilisation des propriétaires, le gouvernement compte proposer d’instaurer une obligation d’assurance spécifique couvrant le renflouement des navires circulant dans les eaux territoriales de la Polynésie française. Le ministre des Grands travaux et de l’Équipement, en charge des transports terrestres et maritimes et de la décentralisation, se réjouit du démarrage de cette opération de nettoyage qui contribue à la sécurité des navigants, à la protection des écosystèmes marins et à la réduction de la pollution visuelle de notre patrimoine naturel. Il réaffirme ainsi la volonté de la Polynésie française d’agir concrètement pour la préservation durable de ses lagons, au bénéfice des habitants, des usagers de la mer et des générations futures. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 04:03:00

​La stratégie touristique 2035 en construction
Tahiti, le 4 août 2026 - Dans la continuité de la stratégie Fāri'ira'a Manihini 2027, la Polynésie française engage une nouvelle étape avec Tourisme au Fenua – 'A feruri tātou, une démarche de concertation destinée à élaborer la stratégie touristique 2027-2035. Le Pays travaille à sa stratégie touristique 2027-2035. Il a, à cet effet, lancé une démarche de concertation, portée par le Service du tourisme, en partenariat avec Tahiti Tourisme, et accompagnée par le groupement EY – My Hononui. Elle vise à construire une vision partagée du tourisme à l'horizon 2035, en associant les professionnels du tourisme, les institutions, les communes, les associations et les habitants des cinq archipels. Depuis son lancement, les premières concertations ont débuté dans quelques archipels. Les premiers échanges mettent en lumière la diversité des réalités et des ambitions des territoires, qui viendront alimenter la future stratégie touristique 2027-2035. Au fil des prochains mois, Tahiti Tourisme partagera les grandes étapes de cette démarche, les temps forts de la concertation ainsi que les actualités qui accompagneront sa construction. Pour construire une stratégie touristique partagée et adaptée aux réalités du territoire, la démarche s'organise en trois grandes étapes complémentaires. Ensemble, elles permettront de bâtir une vision commune du tourisme au Fenua à l'horizon 2035 : le diagnostic, la concertation et la vision 2035. Afin de construire une stratégie en phase avec les réalités de chaque territoire, la concertation est menée au plus près du terrain. Des rencontres sont organisées dans les cinq archipels afin de recueillir les attentes, les expériences et les propositions des acteurs locaux (élus, professionnels du tourisme, associations et habitants). Les premières réunions se sont déroulées à Makatea, Fatu Hiva, Raivavae et Hao. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 03:59:00

Méningocoque : surveillance renforcée après un cas diagnostiqué à Tahiti
Tahiti le 4 août 2026. Le ministère de la Santé informe qu’un cas d’infection invasive à méningocoque a été diagnostiqué chez une personne résidente de Tahiti. La patiente est hospitalisée au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) et son état est stable. Par mesure de précaution, la délivrance d’un traitement préventif a été organisé pour les personnes ayant été en contact étroit avec le patient, conformément aux recommandations sanitaires en vigueur. À ce jour, aucun autre cas n’a été signalé, et les autorités sanitaires poursuivent leur surveillance renforcée. Il s’agit du sixième cas d’infection invasive à méningocoque signalé en 2026. Pour rappel, le méningocoque est une bactérie qui se transmet par voie aérienne, lors de contacts rapprochés (toux, éternuements, transfert de salive et de crachats). L’infection invasive à méningocoque peut provoquer des méningites dans 30 à 60% des cas et des septicémies dans 20 à 30% des cas. Bien que rare, la maladie peut évoluer rapidement et entraîner des complications graves si elle n’est pas prise en charge à temps. Les symptômes peuvent inclure une forte fièvre, des maux de tête intenses, une raideur de la nuque, une sensibilité à la lumière et une grande fatigue. En cas de septicémie, ces signes peuvent être accompagnés d’une apparition de tâches rouges ou violacées sur la peau. En cas de symptômes, il est essentiel de consulter sans tarder un médecin, notamment chez les jeunes enfants et les personnes fragiles. Pour toute information complémentaire, contactez le Bureau de la veille sanitaire et de l’observation (BVSO) de l’ARASS : Courriel : veille.sanitaire@administration.gov.pf Téléphone : 40 48 82 01 Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 03:55:00

​Manu Chao au Hoa Music Fest 2026
Tahiti, le 4 août 2026 - La Brasserie Hoa organise son édition 2026 du Hoa Music Fest Tahiti qui se déroulera le samedi 24 octobre, de 13 à 22 heures au parc Vairai à Punaauia, avec Manu Chao en tête d’affiche. Lors d’une journée de concerts, la scène polynésienne et des artistes de renommée internationale seront présents au parc Vairai pour une nouvelle édition du Hoa Music Fest. Cette édition sera portée par Manu Chao, tête d'affiche du festival, mais aussi Pierpoljak, habitué des séjours au Fenua, ainsi que Julienne Magnevasoa qui ouvrira pour Manu Chao. Les artistes polynésiens Pepena et Eto seront aussi de la partie, tout comme DJ Atomi. Manu Chao est l'une des figures incontournables de la scène rock, reggae et world music. Fils de parents espagnols exilés, il fonde à la fin des années 1980 le mythique groupe Mano Negra, qui connaîtra un immense succès en Europe et en Amérique latine. Après la séparation du groupe, il entame une carrière solo couronnée de succès avec des albums devenus cultes comme Clandestino, Proxima Estacion Esperanza ou encore La Radiolina . Depuis 30 ans, Manu Chao rassemble des générations de fans grâce à une musique festive, métissée et engagée, mêlant rock, reggae, ska, salsa, cumbia et sonorités latino-américaines. Juliette Magnevasoa, qui ouvrira pour Manu Chao, est une chanteuse, auteure, compositrice et guitariste franco-malgache. Elle s'impose comme l'une des nouvelles voix de la scène chanson-folk francophone. Après près de dix années au sein du duo Pauline & Juliette, elle poursuit une carrière solo remarquée, portée par une musique sensible où se mêlent chanson française, folk et influences malgaches. Billeterie Prévente : 5 000 francs Sur place : 6 000 francs (dans la limite des places disponibles) Billets à retirer à la Brasserie Hoa et à la boutique Nesian (Taravao et Papeete) Billets en ligne sur http://www.hoaevent.com/.../hoa-music-fest-2026.../register Interdit aux mineurs non accompagnés Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 03:51:00

“Ça sera incroyable”, Tya Zebrowski se confie avant ses débuts à Teahupo’o
Tahiti, le 4 août 2026 - Tya Zebrowski dispute à seulement 15 ans sa première saison au sein de l’élite de la WSL. La jeune surfeuse polynésienne disputera pour la première fois, ce week-end, une manche du Championship Tour à Teahupo’o (8 au 18 août). Malgré la pression et la concurrence, la prodige est parvenue à se hisser en finale lors de la dernière étape du circuit à Rio et espère surfer sur son élan pour continuer à briser les records. C omment te sens-tu à quelques jours de la Tahiti Pro ? “Je me sens un peu stressée parce que je n’ai jamais fait de compétition à Teahupo’o. Je suis toujours un peu nerveuse vu que c’est la première fois. Mais je pense que ça va être une expérience incroyable parce que c'est à la maison, il y a tout Tahiti derrière nous. Et puis Teahupo’o, c'est une vague mythique pour moi et être dedans, ça sera incroyable !” C'est un peu le paradoxe parce que tu connais cette vague par cœur, mais là, c'est la première fois en compétition. C'est dur de faire abstraction de tout ça... “J'essaie de ne pas trop y penser parce qu'après, mon mental se mélange et des fois, ça me joue un peu des mauvais tours. Mon but, c'est juste de me concentrer sur la compétition et d'essayer d'être au meilleur niveau possible avant que ça arrive. Pour une première fois, c'est quand même assez difficile, mais c'est à la maison. Je me suis toujours sentie bien ici, donc je pense que ça ira (sourire).” Tu sors d'une superbe performance à Rio grâce à ta finale. Est-ce que tu penses avoir eu un déclic ? “C'est sûr que le Brésil m'a fait énormément de bien parce j’ai perdu au premier ou deuxième tour dans les quatre ou cinq compétitions. Ça m'a mis un peu “down” parce que c'est toujours un peu dur de commencer une saison comme ça et, surtout, je n'avais pas trop l'habitude car j’avais un peu tout gagné aux QS et Challenger Series. Je m'étais qualifiée au CT, donc en vrai, j'étais assez confiante. Je pense qu'à chaque compétition, il y a toujours un petit déclic pour m'améliorer. Surtout que le Championship Tour est d’un tout autre niveau par rapport aux autres compétitions. Le niveau est vraiment au-dessus ! Ça fait un gros changement au niveau du surf et du mental. Ça a été dur de s'adapter. Mais petit à petit, je me suis à chaque fois améliorée. J'espère que ça va continuer comme ça et que je vais peut-être faire mieux à Teahupo’o.” Est-ce que cela change tes objectifs ? Car désormais, le Top 10 n’est plus si loin. “Oui, je suis contente d'être 15e pour l'instant. Parce que c'est quand même assez difficile de garder un rythme sur le circuit face aux meilleures surfeuses au monde. Certaines sont parties faire les Challenger Series comme Vahine Fierro qui est sur le CT également... Je trouve que pour le mental, ça peut être un inconvénient. Donc je suis satisfaite d’avoir pu remonter au classement.” Qu’est-ce que serait pour toi une bonne semaine sur cette compétition ? “S'amuser pour ma première fois à Teahupo’o ! J'espère qu’on aura des changements de conditions. Car pour l'instant, ça va être des vagues de 4 mètres avec le pire vent qu'on peut avoir ici... Je vais essayer de faire de bonnes séries et d’atteindre les phases finales.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 03:18:00

Les pompiers du Fenua en renfort en Gironde
Tahiti, le 4 août 2026 - Hébergés dans un lycée à La Brède avec des collègues européens, les 20 sapeurs-pompiers polynésiens partis apporter leur aide pour lutter contre les incendies dans l’Hexagone ont pris la relève sur le terrain dès ce mardi “pour noyer les fumeroles” et “éviter les reprises de feu” . “ C’est difficile de regarder toute cette forêt dévastée par les incendies” , témoigne le responsable du détachement, Gaston Tunoa. Partis le vendredi 31 juillet au soir avec le soutien du Pays et de la compagnie Air Tahiti Nui, ils sont arrivés le dimanche 2 août au matin dans l’Hexagone. Les 20 sapeurs-pompiers polynésiens engagés dans une mission solidaire vis-à-vis des incendies qui sévissent sur le territoire national ont été reçus dans les Yvelines par des référents locaux. Affectés tous ensemble en Gironde comme en 2022, ils se sont rendus sur place dès lundi au terme d’un peu plus de six heures de route. Hébergés au lycée de La Sauque, dans la commune de La Brède, ils côtoient des renforts européens, soit 90 pompiers d’Ukraine, de Lituanie et de Yougoslavie. Venus avec leur bonne humeur et leurs ‘ukulele, les pompiers polynésiens sont surtout là pour prêter main-forte sur le terrain, comme nous l’a indiqué Gaston Tunoa, responsable de la délégation, au terme de leur première journée, ce mardi : “Aujourd’hui, on a travaillé avec des pompiers de Dordogne venus avec leurs camions-citernes, qu’on a remplis dans un étang. Notre mission, c’est de protéger pour éviter la propagation et noyer les fumeroles des feux de tourbes avec les lances à eau pour atteindre au moins 1,50 mètre de profondeur, car ce type de feux peut s’étendre sous terre sur plus d’un kilomètre. L’objectif, c’est d’éviter les reprises de feu, car aujourd’hui, il y avait au moins une trentaine de reprises de fumeroles dans le secteur” . “Prendre la relève” Sur place, les premiers échanges émouvants ont déjà eu lieu. “On a traversé la France pour venir ici. C’est difficile de regarder toute cette forêt dévastée par les incendies... On a rencontré des sinistrés en larmes parce qu’ils étaient toujours interdits de rentrer chez eux. Ils ont peur de découvrir leur maison brûlée. On a aussi croisé des pompiers de Gironde qui nous ont remerciés pour notre présence. C’est notre objectif de prendre la relève pour leur permettre de récupérer” , indique Gaston Tunoa, chargé de veiller sur la sécurité de son détachement. Il adresse, à ce titre, une pensée particulière aux familles et aux communes de Tahiti et des îles pour leur soutien. Ce mardi, la Gironde a été rétrogradée de la vigilance rouge à orange pour les feux de forêt. La mobilisation reste de mise dans cette région lourdement impactée par les incendies, de surcroît en cette période de sécheresse et de vagues de chaleur. Les pompiers polynésiens ont encore fort à faire sur place avant leur retour au Fenua qui devrait intervenir le mardi 18 août. Leur engagement, au même titre que leurs confrères de Nouvelle-Calédonie, de La Réunion et de Mayotte, a déjà été salué par la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou : “Ce geste de fraternité honore nos territoires. Il prendra toute sa place dans le dispositif de lutte contre les feux coordonné par le ministère de l’Intérieur”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 02:18:00

Les mairies à pied d’œuvre avant la rentrée
Tahiti, le 4 août 2026 - Dans une semaine, les élèves retrouveront le chemin de l’école. À l’approche de la rentrée scolaire, les agents communaux finalisent le nettoyage, la peinture et les réparations pour accueillir les enfants et les enseignants dans de bonnes conditions, comme nous l’avons constaté à Taiarapu-Ouest. Tandis que les enfants profitent de leurs derniers jours de vacances, la rentrée se prépare dans les écoles. Du côté de Taiarapu-Ouest, les cours, tondues et ratissées, sont parées pour la récréation. À Toahotu, les agents du service technique communal finalisaient les derniers travaux d’entretien à l’école Toerefau, ce mardi. “J’ai profité des vacances pour bien nettoyer les classes et signaler d’éventuelles dégradations sur le mobilier. Tout est prêt pour le retour des élèves et des enseignants” , confirme une tatie polyvalente. À la cantine, les bancs ont été repeints, de même que l’arrière-cuisine où les plats en provenance de la cuisine centrale sont réceptionnés. “Je suis contente de reprendre le travail dans un espace tout propre” , se réjouit la cantinière, Velma. Des réparations sur certains climatiseurs et ventilateurs étaient encore au programme, de même que la réception de nouvelles nappes et le passage du nettoyeur haute-pression sur tout le sol, jusqu’au décompte des assiettes pour s’assurer que tout est fin prêt pour le service. “Répondre aux demandes des directeurs” L’école Potii et le CJA de Vairao avaient été repeints récemment, mais ce n’était pas le cas de l’école Ahototeina de Teahupo’o. “On a profité des vacances pour repeindre les salles de classe, et c’est en cours pour une partie de l’extérieur et la cantine. On a réparé certains systèmes de fermeture et aussi de la robinetterie dans les sanitaires” , explique Albert Faatau, chef des travaux sur place. Ces différents chantiers sont suivis par les élus, dont le maire, Faana Taputu : “On fait en sorte de répondre aux demandes des directeurs et des enseignants. Il faut améliorer l’état de nos écoles pour donner envie à nos enfants de venir” . Si la façade de l’école de Toahotu n’a pas encore été rafraîchie, c’est parce qu’elle devrait faire l’objet d’un projet spécifique entre septembre et octobre en lien avec la présence de militaires dans le cadre d’un exercice et de la mission solidaire Tā’amura’a. Des renforts qui seront les bienvenus, de même qu’une vingtaine de volontaires en service civique attendus dès le mois prochain dans les domaines de l’éducation et de l’environnement. Ancien, le groupe scolaire Toerefau-Haitama fait par ailleurs l’objet d’un projet de reconstruction de longue date au plateau des ananas, dans l’attente d’une éventuelle prise en charge de la sécurisation et de la construction d’une route d’accès en bonne et due forme par le Pays. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-08-05 01:58:00

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