Gardiennage au Sénégal : Le gouvernement passe à l’offensive, ce qui va désormais changer
*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="d1158000-c4ac-49c7-bb30-a522d737569a" data-testid="conversation-turn-14" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant">Le processus de modernisation du secteur de la sécurité privée au Sénégal franchit une étape décisive. Le gouvernement a officiellement déposé à l’Assemblée nationale un ensemble de projets de loi et de décrets destinés à restructurer en profondeur l’activité du gardiennage. Cette initiative, issue d’un dialogue tripartite associant l’État, le patronat et les organisations syndicales, vise à doter le secteur d’un cadre juridique rénové et adapté aux défis sécuritaires actuels.Longtemps annoncée, notamment depuis la première alternance politique, la réforme globale du gardiennage entre désormais dans sa phase parlementaire. Les textes transmis aux députés ambitionnent de transformer un secteur en pleine expansion, qui emploie aujourd’hui des milliers de Sénégalais. L’objectif affiché est d’assainir l’environnement professionnel, de renforcer la régulation et d’améliorer les conditions d’exercice des acteurs concernés.Le dispositif législatif s’articule autour de cinq axes majeurs. Le premier concerne l’organisation de l’activité, avec un projet de loi fixant les nouvelles règles d’exercice, de fonctionnement et de structuration des entreprises de sécurité privée. Le deuxième pilier prévoit la création d’un organe de régulation, notamment un Conseil de régulation des activités privées de sécurité, chargé de superviser et de contrôler le secteur.La professionnalisation des agents constitue le troisième axe central. Les textes envisagent l’instauration de conditions plus strictes d’accès à la formation, ainsi que des critères encadrant la délivrance, la suspension ou le retrait de la carte professionnelle. Le quatrième pilier porte sur l’encadrement de l’armement. Un décret spécifique devrait fixer les conditions d’acquisition et d’utilisation des armes par les entreprises privées, afin d’éviter tout usage abusif ou non conforme.Enfin, le transport de fonds fera l’objet d’une réglementation détaillée. Il s’agira de sécuriser les transferts de valeurs et de biens privés à travers des normes précises, adaptées aux exigences contemporaines en matière de sûreté.Les partenaires sociaux saluent la démarche adoptée par les autorités. Par la voix de son secrétaire général, Doudou Keïta, le Synatracom/Unsas a mis en avant le caractère participatif du processus, soulignant qu’il résulte d’une concertation tripartite entre le gouvernement, les employeurs et les représentants des travailleurs.Dans un contexte marqué par des menaces sécuritaires multiformes, cette réforme répond, selon ses promoteurs, à une nécessité d’ordre et de structuration. Pour les organisations syndicales, elle constitue une évolution majeure susceptible d’assainir durablement un secteur longtemps confronté à des insuffisances réglementaires.L’adoption des textes par l’Assemblée nationale ne représentera toutefois qu’une étape. Les acteurs du secteur insistent sur l’importance d’une vulgarisation efficace des nouvelles dispositions, en cohérence avec la Convention collective nationale. L’enjeu final demeure l’alignement des activités de prévention et de sécurité sur les standards du droit du travail et les impératifs sécuritaires du Sénégal contemporain.
2026-02-07 20:16:38