Développement urbain : Le projet de développement durable et inclusif des villes secondaires renforce ses relais sociaux à Korhogo
L’Unité de coordination du Projet de Développement durable et inclusif des villes secondaires (UCD-PDDIVS) a organisé, du 9 au 11 mars 2026 à Korhogo, un atelier de renforcement des capacités à l’intention des ONG partenaires chargées de la mise en œuvre des aspects sociaux du projet dans les villes bénéficiaires.Cette session de formation a réuni huit organisations sélectionnées pour accompagner les communautés dans le cadre de l’exécution du projet. L’objectif était d’harmoniser les approches techniques et opérationnelles afin d’assurer une application cohérente et efficace des exigences sociales du PDDIVS sur le terrain.Le projet vise notamment à améliorer l’accès des populations aux infrastructures urbaines résilientes au changement climatique, telles que les voiries, les systèmes de drainage, la gestion des déchets, l’accès à l’eau potable et aux équipements sociaux. Il ambitionne également de renforcer les capacités locales pour une planification urbaine participative prenant en compte les risques climatiques.Renforcer la sensibilisation et prévenir les risques sociauxSelon Moïse Kouamé, formateur et spécialiste en genre et inclusion sociale au sein du projet, cette formation a permis de préparer les ONG à mieux accompagner les communautés sur les questions sociales liées à la mise en œuvre du PDDIVS.« Il s’agissait pour nous de former les ONG afin qu’elles puissent mieux sensibiliser les populations sur plusieurs thématiques essentielles, notamment le mécanisme de gestion des plaintes, la prévention des violences basées sur le genre (VBG), ainsi que les risques d’exploitation et d’abus sexuels susceptibles de survenir dans le cadre des activités du projet », a-t-il expliqué.Il a par ailleurs souligné que les interactions entre les travailleurs du projet et les communautés locales peuvent parfois engendrer des situations de violences, notamment des violences basées sur le genre. D’où l’importance de renforcer les actions de sensibilisation et d’information afin de prévenir de tels risques.Dans le cadre de leur mission, les ONG partenaires auront également la responsabilité d’informer les communautés sur les procédures à suivre en cas de difficultés liées au projet, notamment les personnes ou structures à contacter ainsi que les mécanismes de gestion des plaintes mis en place.Leur intervention s’articulera autour de trois axes principaux. Il s’agira d’abord de mener des activités d’animation communautaire afin de favoriser l’appropriation des infrastructures par les populations. Ensuite, elles sensibiliseront les communautés sur le mécanisme de gestion des plaintes et sur les risques liés aux violences basées sur le genre. Enfin, elles accompagneront les personnes affectées par le projet (PAP), notamment les plus vulnérables identifiées dans le cadre des Plans d’action de réinstallation (PAR), en les aidant à obtenir les documents administratifs nécessaires pour accéder à leurs compensations.Des ONG au cœur de l’appropriation du projet par les populationsPour sa part, Simplice Tra Bi, spécialiste en suivi-évaluation du projet, a souligné l’importance de cette formation pour garantir un accompagnement efficace des communautés. « Ces acteurs vont travailler en étroite collaboration avec les populations afin de faciliter l’appropriation des infrastructures et de renforcer la sensibilisation autour des activités du projet », a-t-il indiqué.Il a rappelé que le PDDIVS repose sur une approche participative permettant aux populations de contribuer à l’identification de leurs besoins et de participer activement aux actions de développement. S’agissant du mécanisme de gestion des plaintes, il a précisé que des requêtes sont enregistrées régulièrement et concernent plusieurs aspects liés à la mise en œuvre du projet.Au cours de l’atelier, plusieurs modules ont été abordés, notamment les techniques d’animation communautaire et d’engagement des parties prenantes, la cartographie des acteurs locaux, ainsi que les méthodes de communication sociale et de visibilité du projet.Les participants ont également été formés sur la prévention et la réponse aux violences basées sur le genre, à l’exploitation et aux abus sexuels, ainsi que sur l’accompagnement social des bénéficiaires vulnérables dans le cadre des Plans d’action de réinstallation et l’utilisation du système GEMS pour l’enregistrement et le suivi des plaintes.L’atelier a par ailleurs traité de la gestion administrative et financière des activités des ONG, incluant les procédures de validation des livrables, la facturation et la rédaction des rapports. Un accent particulier a été mis sur l’accompagnement des personnes vulnérables affectées par le projet, notamment à travers l’appui aux démarches administratives telles que l’obtention de pièces d’identité, l’ouverture de comptes bancaires ou mobiles et l’accès aux services sociaux.À travers cette initiative, le PDDIVS entend renforcer les capacités de ses ONG partenaires afin d’assurer une meilleure animation communautaire, une mobilisation efficace des parties prenantes et une gestion rigoureuse des plaintes dans les différentes villes bénéficiaires du projet.Une correspondance particulière de TC à Korhogo
2026-03-12 07:16:00