Les propos de M. Isaac Jean-Claude Tshilumbayi sur une éventuelle prolongation du pouvoir au-delà de 2028 exigent une réfutation ferme. Au-delà du débat politicien, c’est l’État de droit en RDC qui est en jeu. Or, ses arguments ne résistent pas à l’analyse. I. Sur le plan constitutionnel : la souveraineté du peuple n’est pas négociable Affirmer que l’absence d’élections en 2028 relèverait d’un « fonctionnement normal des institutions » est juridiquement infondé. Toute Constitution démocratique repose sur un principe cardinal : la périodicité du suffrage. Le peuple délègue le pouvoir, il ne l’aliène pas. L’article prévoyant le maintien du président en fonction jusqu’à l’installation de son successeur est une clause de sauvegarde contre la vacance du pouvoir, non un blanc-seing pour une prolongation politique. C’est une disposition d’exception, d’interprétation stricte. En droit public, l’esprit du texte prime sur la lettre : on ne peut détourner une règle de continuité pour pérenniser un mandat. II. L’insécurité ne saurait récompenser l’échec Ériger l’insécurité en motif de report électoral revient à inverser la respo
2026-04-25 00:00:00