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Saili (Tala Fou)

LFR 2026 : le bilan d’un pouvoir en faillite de vision (Par Moussa Niang)

LFR 2026 : le bilan d’un pouvoir en faillite de vision (Par Moussa Niang)
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Le Projet de loi de finances rectificative 2026 n'est pas un ajustement technique. C'est un aveu d'échec, chiffré noir sur blanc, du naufrage économique du régime Diomaye. Les chiffres accusent Recettes en chute de 6 188,8 à 5 848,7 milliards de FCFA. Déficit qui explose à 1 735,2 milliards, soit 7,6 % du PIB. Subvention énergétique gonflée à 790,3 milliards pendant que l'investissement, seul moteur d'avenir, est amputé de 555 milliards. Moins de recettes. Plus de dettes. Moins d'avenir. Voilà le bilan réel derrière les éléments de langage sur la « souveraineté ». La Vision 2050 : une coquille vide On nous a vendu un document-manifeste, une « boussole » censée guider le Sénégal vers l'émergence. Deux ans après, la boussole ne pointe nulle part. Aucun indicateur de transformation structurelle. Aucune montée en gamme de notre appareil productif. Aucune diversification réelle de l'économie. La Vision 2050 n'est plus un cap : c'est un alibi rhétorique, brandi à chaque échec pour habiller l'improvisation d'un vocabulaire de planification. Un plan qu'on cite mais qu'on ne réalise jamais n'est pas une vision, c'est un paravent. L'énergie : le gouffre qu'on refuse de nommer 790,3 milliards engloutis dans la subvention énergétique, une somme qui, à elle seule, illustre l'échec d'une politique énergétique sans stratégie ni maîtrise. On promettait la souveraineté énergétique, l'exploitation triomphante du pétrole et du gaz, la fin de la dépendance. Deux ans plus tard, le pays continue de saigner ses finances publiques pour maintenir artificiellement des prix, faute d'avoir bâti une production nationale capable de desserrer cet étau. Ce n'est pas de la souveraineté énergétique. C'est de la perfusion budgétaire permanente, la preuve que les ressources tant vantées n'ont, à ce jour, rapporté au Trésor public que des factures. Deux ans, zéro cap Aucune transformation industrielle. Aucune création d'emplois massifs. Aucun secteur privé national renforcé. Ce que le pouvoir déguise en « courage » et en « lucidité », les Sénégalais le nomment pour ce qu'il est : l'incompétence organisée en discours de gouvernance. L'aveu ultime Le régime parle désormais de « moins d'annonces, plus de réalisations ». Mais qui, sinon lui, a produit deux ans d'annonces sans lendemain, une Vision citée mais jamais incarnée, et un secteur énergétique qui coûte plus qu'il ne rapporte ? On ne rectifie pas un cap qu'on n'a jamais eu. On corrige une trajectoire, pas un vide. Ce que le Sénégal mérite Les Sénégalais n'ont que faire d'un pouvoir qui commente son propre échec avec des mots savants. Ils exigent des résultats, pas des rectificatifs, ni des visions qu'on ressort à chaque conférence de presse pour maquiller l'absence de plan. La LFR 2026 n'est pas une « étape de responsabilité » : c'est la facture d'une gouvernance sans boussole, payée, comme toujours, par le peuple. MOUSSA NIANG DÉLÉGUÉ NATIONAL À LA VIE POLITIQUE DE GUEM SA BOPP
2026-09-21 21:04:19

O au mea na e fai?

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