La «troisième guerre du Golfe» en cours suscite d’autant plus d’inquiétudes que les solutions semblent hors de portée de la majorité. En 1932, Paul Nizan signait «Les Chiens de garde», en entrevoyant le danger à venir face à un désarroi grandissant. Nous voilà prévenus Une inquiétude se diffuse à travers l’Occident: y aura-t-il assez de fuel dans les moteurs d’avion pour partir en vacances cet été? Ne nous fions pas aux apparences, la question n’est ni frivole ni superficielle. C’est un signal d’alarme. L’indice qu’une crise de civilisation pourrait bien être en train de s’installer. La «troisième guerre du Golfe» a servi de détonateur fatal, en faisant exploser toutes les vulnérabilités et les contradictions latentes de notre modèle de société: énergétiques, militaires, géopolitiques, économiques, démocratiques et en fin de compte morales, peut-être bien. Le crépuscule des Etats du Golfe, hier encore vitrines clinquantes du bien-être et de la mondialisation heureuse, prend force de symbole. Sur les étals des boutiques d’aéroport, le chocolat de Dubaï se brade à 75% de son prix d’origine. Chez nous, un dangereux sentiment d’impuissance prédomine: notre monde va peut-être s’écrouler sous les coups de boutoir d’une crise énergétique et d’une troisième guerre mondiale, sans qu’on ait songé à nous demander notre avis. Nous ne pouvons rien y faire. Juste regarder et attendre. Voir plus
2026-04-21 18:19:41