Washington voudrait désormais peser directement sur la réorganisation du secteur minier mondial. En réunissant des dizaines de pays autour des minéraux stratégiques, les États-Unis affichent une ambition claire : refaçonner les circuits d’approvisionnement essentiels aux économies du futur.Organisée au département d’État, la table ronde ministérielle consacrée aux ressources critiques a rassemblé 54 pays partenaires ainsi que l’Union européenne. Selon Kinshasa, cette mobilisation inédite traduit l’élévation des minerais au rang d’enjeu de sécurité nationale, bien au-delà de leur simple valeur commerciale.Dans cette nouvelle configuration, la République démocratique du Congo s’est imposée comme un acteur central. La participation du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, accompagné du conseiller principal du chef de l’État, Jean-Marie Kanda Ntumba, a illustré la place stratégique de Kinshasa dans la vision américaine.À l’inverse, l’absence du Rwanda n’est pas passée inaperçue. Elle reflèterait l’évolution des critères d’adhésion aux nouvelles alliances minières, désormais fondées sur la traçabilité, la gouvernance des ressources et la cohérence géopoliti
2026-02-07 00:00:00