Suliane Favennec et Denis Pinson sont les réalisateurs du documentaire “Fenua Vice” projeté au Fifo en catégorie “Hors compétition”. Après avoir collaboré sur un premier film présenté au Festival en 2023, “Les oubliés de l’atome”, ils reviennent pour pointer du doigt les ravages liés à la méthamphétamine. La complémentarité c’est ce qui définit le binôme Suliane Favennec et Denis Pinson, réalisateurs de “Fenua Vice”. Suliane, journaliste indépendante depuis plus de 15 ans apporte au documentaire son œil avisé sur le fléau qu’est l’ice. Un sujet aussi épineux et difficile que nécessaire. Denis contribue avec la sensibilité à l’image qui lui est propre. Tous les deux sont têtus mais profondément différents. Suliane est une “warrior” qui n’hésite pas, s’il le faut, à défoncer deux ou trois portes pour atteindre ses objectifs. Denis, quant à lui, est plus discret. Tous deux sont néanmoins respectueux et à l’écoute de l’autre. Toutefois, quand Suliane s’affaire à aller vite et bien, le créateur d’Archipel production, aime prendre son temps pour analyser le monde qui l’entoure. Suliane est de nature directe et franche tandis que Denis est plus diplomate. Pour autant, le binôme fonctionne à merveille car tous les deux sont passionnés et résolument tournés vers l’humain. Tous deux décrivent leur nouveau film comme étant avant tout une aventure humaine. C’est, par ailleurs, ce qui les anime ainsi que l’amour pour le Fenua qui les a si bien accueillis. De leur collaboration sur “Fenua Vice”, ils gardent des souvenirs impérissables. Suliane relate : “Nous avons beaucoup de souvenir, et ce qui nous a le plus rapproché avec Denis – même si parfois nous n’avons pas la même vision des choses –, c’était lors des longs moments passés avec les personnages et dans le déplacement à Bora Bora où nous étions H24 ensemble pour tourner, imaginer et parler du film. Dans ce que nous avons vécu aussi sur place, avec les “persos”, les jeunes de Bora Bora. Cela restera un souvenir assez fort.” Denis, lui, se rappelle : “Il y a des moments marquants que j’ai vécus en intervention avec Charles [Renvoyé]. C’étaient des moments assez durs quand tu vas chez des familles où tu rencontres des personnes très touchées par ce fléau. Parfois, je n’ai même pas filmé tellement c’était poignant. En fait, tu le vis, tu écoutes et c’est assez dur.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
2026-02-10 03:31:00